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MALADIES INFECTIEUSES - PART 10 ppt

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• L'arthrose n'est plus considérée par les experts médicaux comme une maladie inéluctable mais qui se développe, comme les maladies cardio-vascu- laires, à partir des facteurs de risque

Trang 1

Pour lever ces obstacles et offrir les services dont ils ont besoin, il est important de s’attarder à mieux connaỵtre leur réalité et réfléchir à l’adap- tation de nos services

1) Ces jeunes ne consultent pas, à moins d’y être vraiment obligés Lors de ces visites, certains d’entre eux peuvent être accompagnés d’un adulte : travailleur de rue, intervenant commu- nautaire, policier ou encore ambulancier Ces personnes soutiennent le jeune dans ses démarches actuelles et futures pour que la rue

ne soit qu’un espace de transition et non un domicile fixe.

2) Afin de bénéficier de certains services, palement les services de santé, il faut fournir des papiers que les jeunes de la rue n’ont pas nécessairement C’est la même chose pour le fonctionnement des services avec rendez-vous qui

princi-ne correspond pas à leur mode de vie, ceux-ci n’ayant ni agenda, ni téléphone et ayant souvent perdu la notion du temps.

3) La recherche quotidienne de réponses à leurs besoins essentiels (trouver un lit à chaque jour, des repas, des vêtements, etc.) dans un contexte

ó leurs moyens sont extrêmement réduits (déplacements à pied, recherche de téléphone gratuit) exige beaucoup plus de temps et d’énergie qu’on ne pourrait l’imaginer Cet aspect complexifie leurs relations avec l’organisation des services.

Consultent-ils?

De par leurs conditions et leur style de vie, ces

jeunes risquent de contracter des infections

transmissibles sexuellement ainsi que des

infections transmissibles par le sang On

cons-tate également l’ampleur des problèmes de

santé mentale et physique qui les affectent

ainsi que les possibilités de consommation

inquiétante d’alcool et de drogues Malgré ces

situations susceptibles de les amener à la

cli-nique ou à l’urgence, plusieurs tardent à consulter.

Interrogés sur leurs rapports aux services, ils

identifient certaines barrières institutionnelles

qui en freinent, selon eux, l’accessibilité.

Les barrières institutionnelles

sont entre autres:

• les heures d’ouverture,

• l’exigence de posséder une carte

d’assurance-maladie,

• la disponibilité et les attitudes du personnel.

Des études soulèvent aussi certaines barrières

individuelles à l’accessibilité aux services telles :

• l’organisation personnelle des jeunes,

et lui proposer des avenues pour faire d’autres choix L’entrevue Savoir- Vouloir-Pouvoir (SVP) et l’orientation vers des ressources répondant aux divers besoins de ces jeunes sont deux gestes faciles à poser et qui sont susceptibles de produire des résultats positifs Si chaque inter- venant de la santé et des services sociaux met ses habiletés profession- nelles et personnelles au service des jeunes, le passage à la rue constituera

un espace de vie transitoire et non un chemin vers l’itinérance.

L’omnipraticien, en plus de tenir compte de la réalité de la vie dans la rue, doit

faire preuve de tolérance et de souplesse, un geste important pour créer un lien

significatif avec le jeune Une telle relation se construit délicatement et exige du

temps.

Les jeunes de la rue ont besoin de rencontrer un médecin « correct », c’est à dire

qui ne porte pas de jugement sur leur façon de vivre, qui les respecte et prend le

temps de leur expliquer la maladie, l’évolution de celle-ci, le traitement et les

effets secondaires des médicaments Le fait que plusieurs d’entre eux aient été

victimes ou exploités les rend circonspects face aux professionnels de la santé,

d’ó l’importance de tenter de développer un lien de confiance avec eux.

Établir une relation significative et assurer un suivi

Prévenir l’itinérance

Source: Images de rue.

Bien qu’ils puissent paraỵtre de

« mauvais clients » leurs besoins sont réels et demandent souvent des interventions rapides.

Ne vaut-il pas mieux les recevoir que de les envoyer ailleurs, sans savoir ce qui

leur adviendra?

P r é v e n t i o n e n p r a t i q u e m é d i c a l e , S e p t e m b r e 2 0 0 2

Trang 2

Le modèle SVP consiste en une tripe évaluation faite systématiquement au cours de chacune des consultations : est-ce que le jeune sait (S), veut (V), peut (P) utiliser les ressources et les services proposés pour prévenir son arrivée dans la rue, le soutenir pendant ses périodes d’errance et favoriser sa sortie de la rue Cette méthode se divise donc en trois phases.

Phase 1 : (S) Est-ce que le jeune sait? (Objectif : évaluer les connaissances)

L’entrevue s’amorce par une période de vérification des connaissances, et celles-ci sont complétées, corrigées ou transmises de nouveau, au besoin Cette première phase suppose uneécoute empathique, l’utilisation de termes communs compréhensibles pour le jeune, une attitude ouverte et sans jugement Les éléments de connaissances à évaluer ont trait aux risquesassociés au mode de vie de la rue, tels les difficultés de santé mentale, les idéations suicidaires, l’abus d’alcool et de drogues, la transmission du VIH/Sida et des ITS, ainsi que d’autresmaladies infectieuses

Phase 2 : (V) Est-ce que le jeune veut? (Objectif : évaluer la motivation)

La motivation du jeune vient avec la qualité des liens d’aide Afin de favoriser une relation de confiance, il importe de ne pas trop mettre l’accent sur « la motivation à changer », quipeut être perçu comme un jugement de valeur Il est important de vérifier les attitudes du jeune face aux risques de santé associés à la rue

Les attitudes à vérifier et à renforcer sont :

• La croyance que les services de santé et les ressources communautaires peuvent l’aider

• La perception qu’il a en lui les capacités pour s’en sortir

• La croyance que la confidentialité professionnelle est respectée

• La croyance que son passage à la rue est transitoire, et non une trajectoire de vie

Si son attitude est favorable, il doit se sentir capable de réaliser ce qui lui est proposé Il doit croire en ses capacités d’adopter et de maintenir un certain comportement S’il a déjàvécu un sentiment d’échec, il doit sentir qu’une aide est disponible ou qu’une autre orientation lui est offerte

Phase 3 : (P) Est-ce que le jeune peut? (Objectif : évaluer l’applicabilité de la solution)

Il s’agit maintenant d’évaluer la possibilité réelle du jeune de réaliser les recommandations et d’entreprendre des démarches d’aide Pour ce faire, il faut vérifier, pour tous lesobstacles potentiels, les habiletés, la possibilité d’assumer les cỏts, la disponibilité, en se rappelant qu’un seul obstacle peut suffire à empêcher une démarche d’aide

À explorer avec le jeune :

• La capacité financière de payer les médicaments ou d’utiliser les ressources proposées

• La disponibilité du soutien familial pour les démarches de réinsertion

• Les contraintes d’horaire et de distance géographique

• Les délais d’attente pour accéder aux ressources médicales et de désintoxication

L’application du modèle Savoir-Vouloir-Pouvoir (SVP) à chacune des consultations permettra de suivre l’évolution du jeune, tout en respectant son rythme d’apprentissage

Note : Il est utopique de penser pouvoir réaliser le modèle SVP dès la première rencontre avec le jeune Il nécessite d’abord l’établissement d’un lien de confiance pour y arriver graduellement

Inspiré de : Forget G., Bilodeau A., Tétreault J., Beauregard D., Dr Gagné M (1994), S’exprimer pour une sexualité responsable, guide d’animation, Ministère de la Santé et des Services sociaux.

3

L’attitude du professionnel de la santé peut changer bien des choses…

Un jeune se présente

pour une consultation.

A-t-il sur lui sa carte

d’assurance-maladie?

Répondre à son motif

de consultation et, si possible, dépister les maladies infectieuses.

Le jeune est-il accompagné?

Si le jeune y consent, informer l’accompa- gnant, le tenir au courant de la situation.

Lors de ce second rendez-vous, pour- suivre l’investigation

à l’aide du canevas d’entrevue SVP.

Trang 3

Association des Médecins Omnipraticiens

de Montréal

Un bulletin de la Direction de santé publique

de Montréal-Centre publié avec la collaboration del’Association des médecins omnipraticiens de Montréal dans le cadre du programme Prévention en pratique médicalecoordonné par le docteur Jean Cloutier

Ce numéro est une réalisation de l’unité Écologie humaine et sociale

Responsable de l’unité : Marie-Claire Laurendeau Rédacteur en chef : DrSerge Nault

Édition : Yves Laplante Infographie : Manon Girard Rédacteurs : Gilles Forget, Mireille Desrochers Collaborateurs : Laurence Barraud, DrAnne Bruneau,

Dr Manon Duchesne, DrNancy Haley

1301, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H2L 1M3Téléphone : (514) 528-2400

http://www.santepub-mtl.qc.ca

Courriel : jcloutie@santepub-mtl.qc.ca

Dépơt légal – 3 e trimestre 2002 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN : 1481-3734

Ressources générales

Urgence psychosociale du CLSC du quartier

Consulter l’Association des CLSC et des CHSLD du

Équipe Jeunes de la rue

Consultations médicales et psychologiques

sans carte d’assurance-maladie, 14 à 25 ans,

sans rendez-vous (lundi au vendredi 13 h à 17 h)

Chez POPS

(514) 526-POPS

1662, Ontario Est

Consultations médicales et psychologiques

sans carte d’assurance-maladie

Centre de jour 16-25 ans

(lundi, mardi et jeudi 10 h à 17 h, mercredi et

Accueil sans rendez-vous des moins de 21 ans

(lundi au jeudi 9 h à 21 h, vendredi 9 h à 20 h)

Carrefour Jeunesse Emploi (CJE) du quartier

Consulter le Réseau des CJE du Québec (514) 393-9155

Réinsertion scolaire

Commission scolaire de Montréal

(514) 596-6000

Programme de réinsertion scolaire pour les jeunes

Commission scolaire English Montreal,

C.R.A.N Centre de recherche et d’aide pour narcomanes de Montréal

(514) 527-6939

Programme de méthadone Soutien aux médecins pour le suivi des patients hérọnomanes

Hơpital Général Juif

Centre de médecine familiale Herzl Édifice Sir Mortimer B Davis (514) 340-8273

Pour de plus amples informations sur les jeunes de la rue,

consulter les bulletins de réflexion Freiner la marginalisation, un effort collectif,

de la Direction de santé publique de Montréal-Centre réalisé grâce au soutien de

STRATÉGIE NATIONALE SUR LA SÉCURITÉ COMMUNAUTAIRE ET LA PRÉVENTION DU CRIME

Pour recevoir des exemplaires : Danielle Fortin, (514) 528-2400 poste 3395,

Trang 4

Si réponse inadéquate

ou intolérance

OUI

S e p t e m b r e 2 0 0 4 • D i r e c t i o n d e s a n t é p u b l i q u e d e M o n t r é a l

Source : Choquette D, Bessette L, et le groupe CURATA.

Traitement de l'arthrose: arbre décisionnel Version 2003 en cours de révision

A - FACTEURS DE RISQUE DE COMPLICATIONS DIGESTIVES

(perforation, obstruction, saignement)

• Âge > 65 ans

• ATCD d’ulcères peptiques non compliqués

• ATCD de complications digestives

(perforation, obstruction, saignement)

• Prise de corticostérọdes

• Prise d’anticoagulant

• Prise d’autres AINS incluant l’A.A.S à petite dose

• ATCD maladie cardiovasculaire

B - AINS ET INSUFFISANCE RÉNALE

Calculer la Clairance de créatinine (ml/min) :

(140-âge) x poids (kg) x 1,2 (x 0,85 si femme)

S Cr (umol/l)

Si Cl créatinine < 30 ml/min, éviter AINS

Si Cl créatinine 30-60 ml/min, surveillance

Suivi biologique :

Électrolytes, urée et créatinine q 5-7 jours x 2 lorsqu’on initie le

traitement et q 3 mois par la suite Si augmentation de la dose

d’AINS, reprendre la même séquence de contrơles

C - AINS ET INSUFFISANCE CARDIAQUE

Si de la rétention hydrosodée, risque de décompensation

car-diaque chez les patients avec dysfonction ventriculaire gauche

sévère

• + L’insuffisance est sévère + le risque est élevé

• Informer le patient de surveiller les signes et symptơmes

suivants : →dyspnée, apparition d’œdème, →poids

Traitement de l’arthrose : Arbre décisionnel

Modalités non pharmacologiques (enseignement, diète, physio/ergothérapie)Utiliser l’acétaminophène jusqu’à une dose maximale (1 gm QID)

Application d’un AINS topiqueInjection intra-articulaire si possible (corticostérọdes ou viscosuppléance)

Si réponse inadéquate

Facteurs de risque de complications digestives(perforation-obstruction-saignement) – Tableau A Utiliser un COXIB

ATCD d’ulcères compliqués,

d’anticoagulant ou âge ≥ 75 ans

Favoriser l’utilisation d’un AINS

Si réponse inadéquate

ou intolérance

Utiliser un autre AINSnon-sélectif ou un COXIB

Utiliser un AINS non-sélectif

R x

Réévaluer régulièrement l’indication et les risques associés au traitement avec un AINS (Tableau E),

la T.A (Tableau D), les fonctions cardiaque (Tableau C) et rénale (Tableau B)

Réévaluer régulièrement le traitement

D - AINS ET TENSION ARTÉRIELLE

• Prise de TA q 7 jours x 2 puis q 3 mois

E - ÉVALUATION DU RISQUE GASTRO-INTESTINAL ET CARDIAQUE

Bas Moyen Élevé

Bas AINS Coxib Coxib + GP

Adapté de : C Baigent, C Patrono Selective cyclooxygenase 2 inhibitors, aspirin,

and cardiovascular disease Arthritis and Rheumatism 2003 48 : 12-20

révention

en pratique médicale

Gastro-intestinal

Association des Médecins Omnipraticiens

de Montréal

Un bulletin de la Direction de santé publique

de Montréal publié avec la collaboration del’Association des médecins omnipraticiens de Montréaldans le cadre du programme Prévention en pratique médicalecoordonné par le docteur Jean Cloutier

Ce numéro est une réalisation de l’unité Santé au travail

et santé environnementale

Responsable d’unité : DrLouis Drouin

Rédacteur en chef : DrLouis Patry

Édition : Deborah Bonney Infographie : Julie Milette Auteurs : DrMichel Rossignol, DrLouis Patry, DrMartineBallargeon, Ghislaine Tougas, Direction de santé publique

de Montréal

Collaboration spéciale : La Société d’arthrite, Division du

Québec et les Docteurs Monique Camerlain, rhumatologueconseil, Centre hospitaler de l’Université de Sherbrooke etÉric Rich, Professeur adjoint de rhumatologie, HơpitalNotre-Dame du CHUM, Université de Montréal

1301, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H2L 1M3Téléphone : (514) 528-2400

http://www.santepub-mtl.qc.ca courriel: jcloutie@santepub-mtl.qc.ca

ISSN : 1481-3734 (version imprimée) ISSN : 1712-2937 (version en ligne) Dépơt légal — Bibliothèque nationale du Québec, 2004 Dépơt légal — Bibliothèque nationale du Canada, 2004 Numéro de convention : 40005583

• L’approche devrait comprendre tion des patients et la réduction du poids lorsque appropriée.

l’éduca-• Individualiser selon l’âge, les morbidités (cardiaques et autres limitant

co-la tolérance à l’exercice) et l’excès

de poids.

• Les exercices doivent être réalisés sous

la supervision d’une personne qualifiée

au moins au début.

• Le niveau doit tenir compte de la lité articulaire, du degré de douleur et de

stabi-la présence de signes infstabi-lammatoires.

• Choisir et varier les exercices selon le niveau d’activité et de motivation.

Références

1 Lagacé C, et collab., Impact de l’arthrite sur les Canadiens dans : L’arthrite au

Canada : une bataille à gagner Ottawa : Santé Canada, 2003 PDF téléchargeable à :

http://www.hc-sc.gc.ca/pphb-dgspsp/publicat/ac/index_f.html

2 Felson DT, « Osteoarthritis: New Insights: Part I: The Disease and Its Risk

Factors » Annals of Internal Medecine, vol 133, N° 8, octobre 2000, p 635-646.

PDF téléchargeable à : http://www.annals.org/content/vol133/issue8/index.shtml

3 Lievense AM, Bierma-Zeinstra SM, Verhagen AP, Bernsen RM, Verhaar JA, Koes BW « Influence of sporting activities on the development of osteoarthritis

of the hip: a systematic review » Arthritis & Rheumatism 2003; 49(2):228-236.

4 Maetzel A, Makela M, Hawker G, Bombardier C « Osteoarthritis of the hip and knee and mechanical occupational exposure — a systematic overview of the

evidence » Journal of Rheumatology 1997; 24(8):1599-1607.

5 Camerlain M « La douleur chronique et l’arthrite: comment y remédier ? »

Le Clinicien 2002; nov :73-81

http://www.scacommunications/journals/leclinicien/archive.html

6 Stucki G, Sangha O, Stucki S, Michel BA, Tyndall A, Dick W, Theiler R.

«Comparison of the WOMAC (Western Ontario and McMaster Universities) osteoarthritis index and a self-report format of the self-administered

Lequesne-Algofunctional index in patients with knee and hip osteoarthritis.»

Un défi nouveau pour le médecin

L’Organisation mondiale de la santé estime que 10 % de la population mondiale

de plus de 60 ans est atteinte d’arthrose d’une façon cliniquement significative, faisant de ce problème de santé un des plus fréquents Au Québec, l’arthrose occupe le tout premier rang avec 12 % des Québécois qui s’en disent affectés, une augmentation de près de 2 % depuis 1987 Outre les problèmes de la colonne vertébrale, l’arthrose touche, en ordre décroissant, les articulations du genou, de la hanche et de la main.

L’arthrose se manifeste cliniquement deux fois plus fréquemment chez les femmes et sa prévalence augmente avec l’âge Toutefois, les auteurs d’un rap- port canadien sur le sujet concluent : « Alors que l’arthrite (arthrose) est fréquemment perçue comme une maladie de la vieillesse, près de trois sujets sur cinq ayant signalé souffrir d’arthrite ou de rhumatisme en 2000 avaient en réa- lité moins de 65 ans ».1

Les conséquences de l’arthrose sont majeures Elle limite la mobilité à la marche chez plus du tiers des patients et les activités quotidiennes chez près de la moitié Après le cancer, l’arthrose est la cause la plus fréquente de douleurs chroniques Elle est aussi une cause importante de perturbations du sommeil,

de dépression et de baisse de la qualité de vie Les personnes arthrosiques rapportent deux fois plus d’absences au travail pour cause de maladie et ces absences sont plus longues.

Le bilan des connaissances actuelles nous indique que l’arthrose est causée, dans un nombre non négligeable de cas, par des facteurs de risque qui sont modifiables Aujourd’hui, avec la majorité des patients qui sont jeunes et actifs,

la prévention prend une importance nouvelle et les pratiques cliniques tives deviennent prioritaires Le médecin de première ligne est appelé, dans les années à venir, à jouer un rơle accru de conseiller auprès de ses patients.

préven-Faits saillants

• L'arthrose est la première cause d'incapacité et de perte de qualité de

la vie en Amérique du Nord.

• L'arthrose n’est plus considérée comme une maladie de la vieillesse avec trois patients sur cinq ayant signalé le début de leurs problèmes avant l'âge de 65 ans

• L'arthrose n'est plus considérée par les experts médicaux comme une maladie inéluctable mais qui se développe, comme les maladies cardio-vascu- laires, à partir des facteurs de risque dont certains sont modifiables.

• L'obésité, l'inactivité physique et les stress articulaires au travail ou dans

la pratique sportive de haut niveau, sont les trois facteurs modifiables principaux sur lesquels le clinicien et son patient peuvent agir

• La pratique d'une activité physique régulière selon la tolérance est un élé- ment clé dans la prévention des inca- pacités et pertes de qualité de la vie chez les patients arthrosiques

• L'élimination des stress articulaires

au travail ou dans les sports de haut niveau est recommandée dans la mesure ó ces stress produisent les signes et symptơmes, particulière- ment pendant les épisodes aigus et chez les jeunes sujets.

Les facteurs de risque

La conférence de consensus du National Institute of Health sur l’arthrose concluait

en 2000 que l’arthrose ne doit plus être considérée comme une maladie du vieil- lissement mais comme une maladie qui se développe en fonction de facteurs de risque dont certains peuvent être modifiés.2

Il importe donc d’agir dès les premières manifestations cliniques.

Non modifiables

Les facteurs de risque non modifiables comprennent, en premier lieu, l’âge et le sexe Chez les femmes, le risque est deux fois supérieur, surtout après la ménopause Pour les deux sexes, la préva- lence augmente jusqu’à la septième décennie et atteint un plateau Cette aug- mentation est en grande partie expliquée

Un défi nouveau pour le médecin

Les facteurs de risque

Faits saillants

Trang 5

2 P r é v e n t i o n e n p r a t i q u e m é d i c a l e , S e p t e m b r e 2 0 0 4

Tableau 1

Facteurs de risque de l’arthrose

Facteurs non modifiables Description

Statut oestrogénique Augmentation avec l’âge

Race noire plus à risque Biomarqueurs

Nodules d’Heberden

Inactivité physique : Moins d’une session par semaine d’activité

physique de moins de 20 à 30 minutes

Pratique sportive de haut niveau

par la nature chronique de l’arthrose.

Mais ne nous y trompons pas, c’est

pen-dant la vie active qu’apparaỵt l’arthrose

dans la majorité des cas Comme autre

facteur non modifiable mentionnons la

génétique qui peut comprendre des

élé-ments raciaux, anatomiques et

biochi-miques qui sont sans application pratique

pour la prévention en première ligne.

Enfin, il y a plusieurs maladies

ostéoarti-culaires et les antécédents de traumatismes

articulaires qui peuvent s’accompagner

d’arthrose Pour les traumatismes,

le médecin de famille doit informer son

patient arthrosique du risque encouru

s’il pratique un sport l’exposant à des

traumatismes.

Modifiables

Les facteurs de risque modifiables incluent

l’obésité, l’inactivité physique et le stress

articulaire au travail et dans certaines

pra-tiques sportives de haut niveau.

L’obésité, qui résulte de deux facteurs liés

aux habitudes de vie, l’alimentation et

l’inactivité physique, joue un très grand

rơle dans le développement de l’arthrose,

non seulement de la hanche et du genou

mais aussi de la main par un effet

sys-témique qui est mal connu On sait aussi

que la réduction du poids chez les

arthrosiques obèses modifie favorablement l’évolution naturelle de la maladie Le risque d’arthrose est surtout observé chez les personnes dont l’indice de poids cor-porel est supérieur à 27 kg/m2, soit un poids de 180 livres pour une personne de taille moyenne (5 pieds et 8 pouces).

L’inactivité physique peut aussi être asso-ciée à l’arthrose du genou indépendam-ment de l’obésité, par un effet de faiblesse musculaire du quadriceps En résumé, pour les habitudes de vie, la réduction du poids

et la promotion de l’activité physique sont deux éléments clés et synergiques dans la prévention de l’arthrose.

Arthrose, travail et sport

Les stress biomécaniques imposés aux arti-culations dans certains types d’emplois et de pratique sportive de haut niveau contribuent

à l’apparition et à l’aggravation de l’arthrose (tableau 2)3,4 Il importe de signaler que les connaissances scientifiques sur le sujet confirment que ce sont les activités de travail ou de sport pratiquées profession-nellement qui sont associées à l’arthrose

et non la pratique ludique d’une activité même si c’est de façon régulière.

L’hypothèse courante pour expliquer la contribution du travail et du sport dans l’arthrose est l’accumulation au cours de

la vie de microtraumatismes qui favorisent

une réponse inflammatoire ou immunitaire chronique En corollaire de cette hypothèse,

le développement et l’aggravation de l’arthrose peuvent être évités si la fréquence des microtraumatismes peut être réduite

Même si les éléments de preuve sont suf-fisants pour lier l’arthrose aux stress articu-laires en milieu de travail, on ne connaỵt pas précisément la nature de ces stress.

Pour la main et le poignet, ils seraient principalement associés à la répétition de mouvements particulièrement lorsque le rythme de travail est imposé de façon rigide Pour le genou et la hanche, le travail de force comme la manutention d’objets lourds, le maintien prolongé de la posture à genou et l’exposition aux vibra-tions du corps entier contribueraient au développement de l’arthrose.

Le défi du médecin

Comme clinicien, l’anamnèse détaillée des signes et symptơmes articulaires récurrents

ou chroniques revêt une grande importance pour la prévention parce que c’est ainsi

Tableau 2

Arthrose, travail et sport

Si on exclut les problèmes d’arthrose

de la colonne vertébrale, des preuves scientifiques existent pour lier arthrose

et travail, ou arthrose et sport.

Des exemples de métiers ayant démontré un excès d’arthrose :

• Cultivateurs (hanche)

• Poseurs de planchers et de revêtements (genou)

• Travailleurs de chantier naval (genou)

• Bûcherons (non spécifié)

• Mineurs (genou)

• Préposés à l’entretien ménager (non spécifié)

• Chauffeurs de camions (non spécifié) Des exemples de sports professionnels ayant démontré un excès d’arthrose :

• Course de fond (niveau compétitif) (hanche)

• Soccer professionnel (hanche)

• Danseurs de ballet (hanche)

3

P r é v e n t i o n e n p r a t i q u e m é d i c a l e , S e p t e m b r e 2 0 0 4

Fiche 1

Anamèse des facteurs de risque d’arthrose

Localisation de l’arthrose :

Âge au début des symptơmes : Taille et poids :

Antécédent de blessure, maladie ou difformité articulaire :

Type de travail et horaires de travail :

Activité sportive professionnelle ou compétitive :

Pratique d’activité physique régulière :

Au travail

Dans les sports

et loisirs

Tâche(s)/

mouvement(s)

Nature des signes/symptơmes

Articulation(s) affectée(s)

Durée du problème

Anamnèse des stress articulaires qui produisent les signes et les symptơmes au travail ou dans les sports

(Séances d’un minimum de 20 à 30 minutes, au moins deux ou trois fois par semaine sur une période continue d’au moins trois mois dans la dernière année.)

* Cette fiche est disponible en format PDF sur le site Internet de la Direction de santé publique : www.santepub-mtl.qc.ca/Publication/pdfppm/ppmsept04fiche.pdf

qu’on pourra identifier avec le patient des sources de stress articulaire La fiche ci-dessus résume les éléments d’anamnèse qui aident à identifier chez un patient les facteurs modifiables et non modifiables associés à l’arthrose Dans les cas ó le clinicien identifie des tâches ou des mou-vements qui reproduisent les signes et les symptơmes, soit au travail ou dans les sports, il convient de conseiller au patient d’éviter ces stress au moins pendant les épisodes aigus Par ailleurs, un patient arthrosique doit être encouragé à poursui-vre toutes ses activités normales de travail

et de loisir dans la mesure ó ces activités n’induisent pas de douleur.

Soigner c’est

prévenir

prévenir c’est aussi soigner! La raison de consultation du malade arthrosique est généralement la douleur, la raideur et les difficultés fonctionnelles dans la vie de tous les jours Le premier défi posé par l’arthrose est le contrơle de la douleur qui est souvent persistante Une évaluation du patient, à l’aide d’une échelle du statut fonctionnel (voir encart) permet de faire un choix judicieux des traitements pharmacologiques et non pharma-cologiques Le programme québécois CURATA (Concertation pour une utilisation raisonnée des anti-inflammatoires dans le traitement de l’arthrose) vient en aide au médecin traitant en proposant un arbre décisionnel pour relever ce défi thérapeu-tique (voir encart) 7 Toutefois, comme il n’existe pas de traitement médical curatif de l’arthrose, la prévention doit aussi être considérée comme une façon de soigner à long terme Bouger tout en protégeant l’arti-c u l a t i o n t o u l’arti-c h é e , v o i l à l’arti-c e q u e l e médecin doit expliquer à son patient ainsi que la complémentarité de ces deux principes Pour bien conseiller son patient, le médecin doit connaỵtre les facteurs de risque en cause et identifier les stress biomécaniques qui semblent associés aux signes et symptơmes (fiche d’anamnèse) En questionnant bien son patient, le médecin qui identifie une source de stress articulaire au travail peut faire une recommandation pour réduire ce stress temporairement ou l’éliminer si les signes et symptơmes sont récurrents ou chroniques Plus cette recommandation sera précise, plus elle sera applicable Un régime personnalisé d’exercices, enseigné et suivi au début par des profes-sionnels du domaine, fait partie des recommandations nord-américaines et européennes pour la prise en charge du patient arthrosique.8Le recours à des pro-fessionnels qualifiés aide le patient à respecter le principe de protection articu-laire tout en maintenant ses activités le plus normalement possible Les modalités d’application de ces recommandations sont fondées sur le rơle central de l’omni-praticien en raison de sa connaissance du patient, de son état général, de sa motiva-tion, de l’évolution de sa maladie et de la présence de facteurs de risque modifiables et non modifiables Soigner c’est prévenir

prévenir c’est aussi soigner! Exploration de l’incapacité fonctionnelle Indice de Lequesne • Coxarthrose 1 Douleur ou gène • La nuit ? Non 0

Seulement en remuant ou selon la posture 1

Même immobile 2

• Lors du dérouillage matinal ? Moins d’une minute 0

Pendant 1 à 15 min 1

Pendant plus de 15 min 2

• Lors de la station debout une demi-heure ? Non 0

Oui 1

• Lorsque vous marchez ? Non 0

Seulement après une certaine distance 1

Très rapidement et de façon croissante 2

• Votre hanche vous gêne-t-elle lorsque vous restez assis longtemps (2 heures) et avant de vous relever ? Non 0

Oui 1

2 Périmètre de marche maximal Aucune limitation 0

Limite mais supérieur à 1 km 1

Environ 1 km (environ 15 min) 2

500 à 900 m (environ 8 à 15 min) 3

300 à 500 m 4

100 à 300 m 5

Moins de 100 m 6

Une canne ou une béquille nécessaire +1

Deux cannes ou deux béquilles nécessaires +2

3 Difficultés dans la vie quotidienne ( Cotation : 0 = Néant; 0,5 = Petite; 1 = Moyenne; 1,5 = Grande; 2 = Impossibilité) Mettre vos chaussures ? 0 à 2 Ramasser un objet à terre ? 0 à 2 Monter ou descendre un étage ? 0 à 2 Sortir d’une voiture ou d’un fauteuil profond ? 0 à 2 *Score obtenu : Indice de Lequesne • Gonarthrose 1 Douleur ou gène • La nuit ? Non 0

Seulement en remuant ou selon la posture 1

Même immobile 2

• Lors du dérouillage matinal ? Moins d’une minute 0

Pendant 1 à 15 min 1

Pendant plus de 15 min 2

• Lors de la station debout une demi-heure ? Non 0

Oui 1

• Lorsque vous marchez ? Non 0

Seulement après une certaine distance 1

Très rapidement et de façon croissante 2

• Pour vous relevez d’un siège sans l’aide des bras ? Non 0

Oui 1

2 Périmètre de marche maximal Aucune limitation 0

Limite mais supérieur à 1 km 1

Environ 1 km (environ 15 min) 2

500 à 900 m (environ 8 à 15 min) 3

300 à 500 m 4

100 à 300 m 5

Moins de 100 m 6

Une canne ou une béquille nécessaire +1

Deux cannes ou deux béquilles nécessaires +2

3 Difficultés dans la vie quotidienne ( Cotation : 0 = Néant; 0,5 = Petite; 1 = Moyenne; 1,5 = Grande; 2 = Impossibilité)

Monter un étage ? 0 à 2 Descendre un étage ? 0 à 2 Vous accroupir ? 0 à 2 Marcher en terrain irrégulier ? 0 à 2

*Score obtenu :

* On peut considérer une gonarthrose/coxarthrose cliniquement significative à partir de 6 à 8 points (1-4 = minime; 5-7 = moyenne; 8-10 = importante; 11 ou plus = très importante)

S e p t e m b r e 2 0 0 4 • D i r e c t i o n d e s a n t é p u b l i q u e d e M o n t r é a l

Trang 6

2 P r é v e n t i o n e n p r a t i q u e m é d i c a l e , S e p t e m b r e 2 0 0 4

Tableau 1

Facteurs de risque de l’arthrose

Facteurs non modifiables Description

Statut oestrogénique Augmentation avec l’âge

Race noire plus à risque Biomarqueurs

Nodules d’Heberden

Inactivité physique : Moins d’une session par semaine d’activité

physique de moins de 20 à 30 minutes

Pratique sportive de haut niveau

par la nature chronique de l’arthrose.

Mais ne nous y trompons pas, c’est

pen-dant la vie active qu’apparaỵt l’arthrose

dans la majorité des cas Comme autre

facteur non modifiable mentionnons la

génétique qui peut comprendre des

élé-ments raciaux, anatomiques et

biochi-miques qui sont sans application pratique

pour la prévention en première ligne.

Enfin, il y a plusieurs maladies

ostéoarti-culaires et les antécédents de traumatismes

articulaires qui peuvent s’accompagner

d’arthrose Pour les traumatismes,

le médecin de famille doit informer son

patient arthrosique du risque encourru

s’il pratique un sport l’exposant à des

traumatismes.

Modifiables

Les facteurs de risque modifiables incluent

l’obésité, l’inactivité physique et le stress

articulaire au travail et dans certaines

pra-tiques sportives de haut niveau.

L’obésité, qui résulte de deux facteurs liés

aux habitudes de vie, l’alimentation et

l’inactivité physique, joue un très grand

rơle dans le développement de l’arthrose,

non seulement de la hanche et du genou

mais aussi de la main par un effet

sys-témique qui est mal connu On sait aussi

que la réduction du poids chez les

arthrosiques obèses modifie favorablement l’évolution naturelle de la maladie Le risque d’arthrose est surtout observé chez les personnes dont l’indice de poids cor-porel est supérieur à 27 kg/m2, soit un poids de 180 livres pour une personne de taille moyenne (5 pieds et 8 pouces).

L’inactivité physique peut aussi être asso-ciée à l’arthrose du genou indépendam-ment de l’obésité, par un effet de faiblesse musculaire du quadriceps En résumé, pour les habitudes de vie, la réduction du poids

et la promotion de l’activité physique sont deux éléments clés et synergiques dans la prévention de l’arthrose.

Arthrose, travail et sport

Les stress biomécaniques imposés aux arti-culations dans certains types d’emplois et de pratique sportive de haut niveau contribuent

à l’apparition et à l’aggravation de l’arthrose (tableau 2)3,4 Il importe de signaler que les connaissances scientifiques sur le sujet confirment que ce sont les activités de travail ou de sport pratiquées profession-nellement qui sont associées à l’arthrose

et non la pratique ludique d’une activité même si c’est de façon régulière.

L’hypothèse courante pour expliquer la contribution du travail et du sport dans l’arthrose est l’accumulation au cours de

la vie de microtraumatismes qui favorisent

une réponse inflammatoire ou immunitaire chronique En corollaire de cette hypothèse,

le développement et l’aggravation de l’arthrose peuvent être évités si la fréquence des microtraumatismes peut être réduite

Même si les éléments de preuve sont suf-fisants pour lier l’arthrose aux stress articu-laires en milieu de travail, on ne connaỵt pas précisément la nature de ces stress.

Pour la main et le poignet, ils seraient principalement associés à la répétition de mouvements particulièrement lorsque le rythme de travail est imposé de façon rigide Pour le genou et la hanche, le travail de force comme la manutention d’objets lourds, le maintien prolongé de la posture à genou et l’exposition aux vibra-tions du corps entier contribueraient au développement de l’arthrose.

Le défi du médecin

Comme clinicien, l’anamnèse détaillée des signes et symptơmes articulaires récurrents

ou chroniques revêt une grande importance pour la prévention parce que c’est ainsi

Tableau 2

Arthrose, travail et sport

Si on exclut les problèmes d’arthrose

de la colonne vertébrale, des preuves scientifiques existent pour lier arthrose

et travail, ou arthrose et sport.

Des exemples de métiers ayant démontré un excès d’arthrose :

• Cultivateurs (hanche)

• Poseurs de planchers et de revêtements (genou)

• Travailleurs de chantier naval (genou)

• Bûcherons (non spécifié)

• Mineurs (genou)

• Préposés à l’entretien ménager (non spécifié)

• Chauffeurs de camions (non spécifié) Des exemples de sports professionnels ayant démontré un excès d’arthrose :

• Course de fond (niveau compétitif) (hanche)

• Soccer professionnel (hanche)

• Danseurs de ballet (hanche)

3

P r é v e n t i o n e n p r a t i q u e m é d i c a l e , S e p t e m b r e 2 0 0 4

Fiche 1

Anamnèse des facteurs de risque d’arthrose

Localisation de l’arthrose :

Âge au début des symptơmes : Taille et poids :

Antécédent de blessure, maladie ou difformité articulaire :

Type de travail et horaires de travail :

Activité sportive professionnelle ou compétitive :

Pratique d’activité physique régulière :

Au travail

Dans les sports

et loisirs

Tâche(s)/

mouvement(s)

Nature des signes/symptơmes

Articulation(s) affectée(s)

Durée du problème

Anamnèse des stress articulaires qui produisent les signes et les symptơmes au travail ou dans les sports

(Séances d’un minimum de 20 à 30 minutes, au moins deux ou trois fois par semaine sur une période continue d’au moins trois mois dans la dernière année.)

* Cette fiche est disponible en format PDF sur le site Internet de la Direction de santé publique : www.santepub-mtl.qc.ca/Publication/pdfppm/ppmsept04fiche.pdf

qu’on pourra identifier avec le patient des sources de stress articulaire La fiche ci-dessus résume les éléments d’anamnèse qui aident à identifier chez un patient les facteurs modifiables et non modifiables associés à l’arthrose Dans les cas ó le clinicien identifie des tâches ou des mou-vements qui reproduisent les signes et les symptơmes, soit au travail ou dans les sports, il convient de conseiller au patient d’éviter ces stress au moins pendant les épisodes aigus Par ailleurs, un patient arthrosique doit être encouragé à poursui-vre toutes ses activités normales de travail

et de loisir dans la mesure ó ces activités n’induisent pas de douleur.

Soigner c’est

prévenir

prévenir c’est aussi soigner! La raison de consultation du malade arthrosique est généralement la douleur, la raideur et les difficultés fonctionnelles dans la vie de tous les jours Le premier défi posé par l’arthrose est le contrơle de la douleur qui est souvent persistante Une évaluation du patient, à l’aide d’une échelle du statut fonctionnel (voir encart) permet de faire un choix judicieux des traitements pharmacologiques et non pharma-cologiques Le programme québécois CURATA (Concertation pour une utilisation raisonnée des anti-inflammatoires dans le traitement de l’arthrose) vient en aide au médecin traitant en proposant un arbre décisionnel pour relever ce défi thérapeu-tique (voir encart) 7 Toutefois, comme il n’existe pas de traitement médical curatif de l’arthrose, la prévention doit aussi être considérée comme une façon de soigner à long terme Bouger tout en protégeant l’arti-c u l a t i o n t o u l’arti-c h é e , v o i l à l’arti-c e q u e l e médecin doit expliquer à son patient ainsi que la complémentarité de ces deux principes Pour bien conseiller son patient, le médecin doit connaỵtre les facteurs de risque en cause et identifier les stress biomécaniques qui semblent associés aux signes et symptơmes (fiche d’anamnèse) En questionnant bien son patient, le médecin qui identifie une source de stress articulaire au travail peut faire une recommandation pour réduire ce stress temporairement ou l’éliminer si les signes et symptơmes sont récurrents ou chroniques Plus cette recommandation sera précise, plus elle sera applicable Un régime personnalisé d’exercices, enseigné et suivi au début par des profes-sionnels du domaine, fait partie des recommandations nord-américaines et européennes pour la prise en charge du patient arthrosique.8Le recours à des pro-fessionnels qualifiés aide le patient à respecter le principe de protection articu-laire tout en maintenant ses activités le plus normalement possible Les modalités d’application de ces recommandations sont fondées sur le rơle central de l’omni-praticien en raison de sa connaissance du patient, de son état général, de sa motiva-tion, de l’évolution de sa maladie et de la présence de facteurs de risque modifiables et non modifiables Soigner c’est prévenir

prévenir c’est aussi soigner! Exploration de l’incapacité fonctionnelle Indice de Lequesne • Coxarthrose 1 Douleur ou gène • La nuit ? Non 0

Seulement en remuant ou selon la posture 1

Même immobile 2

• Lors du dérouillage matinal ? Moins d’une minute 0

Pendant 1 à 15 min 1

Pendant plus de 15 min 2

• Lors de la station debout une demi-heure ? Non 0

Oui 1

• Lorsque vous marchez ? Non 0

Seulement après une certaine distance 1

Très rapidement et de façon croissante 2

• Votre hanche vous gêne-t-elle lorsque vous restez assis longtemps (2 heures) et avant de vous relever ? Non 0

Oui 1

2 Périmètre de marche maximal Aucune limitation 0

Limite mais supérieur à 1 km 1

Environ 1 km (environ 15 min) 2

500 à 900 m (environ 8 à 15 min) 3

300 à 500 m 4

100 à 300 m 5

Moins de 100 m 6

Une canne ou une béquille nécessaire +1

Deux cannes ou deux béquilles nécessaires +2

3 Difficultés dans la vie quotidienne ( Cotation : 0 = Néant; 0,5 = Petite; 1 = Moyenne; 1,5 = Grande; 2 = Impossibilité) Mettre vos chaussures ? 0 à 2 Ramasser un objet à terre ? 0 à 2 Monter ou descendre un étage ? 0 à 2 Sortir d’une voiture ou d’un fauteuil profond ? 0 à 2 *Score obtenu : Indice de Lequesne • Gonarthrose 1 Douleur ou gène • La nuit ? Non 0

Seulement en remuant ou selon la posture 1

Même immobile 2

• Lors du dérouillage matinal ? Moins d’une minute 0

Pendant 1 à 15 min 1

Pendant plus de 15 min 2

• Lors de la station debout une demi-heure ? Non 0

Oui 1

• Lorsque vous marchez ? Non 0

Seulement après une certaine distance 1

Très rapidement et de façon croissante 2

• Pour vous relevez d’un siège sans l’aide des bras ? Non 0

Oui 1

2 Périmètre de marche maximal Aucune limitation 0

Limite mais supérieur à 1 km 1

Environ 1 km (environ 15 min) 2

500 à 900 m (environ 8 à 15 min) 3

300 à 500 m 4

100 à 300 m 5

Moins de 100 m 6

Une canne ou une béquille nécessaire +1

Deux cannes ou deux béquilles nécessaires +2

3 Difficultés dans la vie quotidienne ( Cotation : 0 = Néant; 0,5 = Petite; 1 = Moyenne; 1,5 = Grande; 2 = Impossibilité)

Monter un étage ? 0 à 2 Descendre un étage ? 0 à 2 Vous accroupir ? 0 à 2 Marcher en terrain irrégulier ? 0 à 2

*Score obtenu :

* On peut considérer une gonarthrose/coxarthrose cliniquement significative à partir de 6 à 8 points (1-4 = minime; 5-7 = moyenne; 8-10 = importante; 11 ou plus = très importante)

S e p t e m b r e 2 0 0 4 • D i r e c t i o n d e s a n t é p u b l i q u e d e M o n t r é a l

Trang 7

Si réponse inadéquate

ou intolérance

OUI

S e p t e m b r e 2 0 0 4 • D i r e c t i o n d e s a n t é p u b l i q u e d e M o n t r é a l

Source : Choquette D, Bessette L, et le groupe CURATA.

Traitement de l'arthrose: arbre décisionnel Version 2003 en cours de révision

A - FACTEURS DE RISQUE DE COMPLICATIONS DIGESTIVES

(perforation, obstruction, saignement)

• Âge > 65 ans

• ATCD d’ulcères peptiques non compliqués

• ATCD de complications digestives

(perforation, obstruction, saignement)

• Prise de corticostérọdes

• Prise d’anticoagulant

• Prise d’autres AINS incluant l’A.A.S à petite dose

• ATCD maladie cardiovasculaire

B - AINS ET INSUFFISANCE RÉNALE

Calculer la Clairance de créatinine (ml/min) :

(140-âge) x poids (kg) x 1,2 (x 0,85 si femme)

S Cr (umol/l)

Si Cl créatinine < 30 ml/min, éviter AINS

Si Cl créatinine 30-60 ml/min, surveillance

Suivi biologique :

Électrolytes, urée et créatinine q 5-7 jours x 2 lorsqu’on initie le

traitement et q 3 mois par la suite Si augmentation de la dose

d’AINS, reprendre la même séquence de contrơles

C - AINS ET INSUFFISANCE CARDIAQUE

Si de la rétention hydrosodée, risque de décompensation

car-diaque chez les patients avec dysfonction ventriculaire gauche

sévère

• + L’insuffisance est sévère + le risque est élevé

• Informer le patient de surveiller les signes et symptơmes

suivants : →dyspnée, apparition d’œdème, →poids

Traitement de l’arthrose : Arbre décisionnel

Modalités non pharmacologiques (enseignement, diète, physio/ergothérapie)Utiliser l’acétaminophène jusqu’à une dose maximale (1 gm QID)

Application d’un AINS topiqueInjection intra-articulaire si possible (corticostérọdes ou viscosuppléance)

Si réponse inadéquate

Facteurs de risque de complications digestives(perforation-obstruction-saignement) – Tableau A Utiliser un COXIB

ATCD d’ulcères compliqués,

d’anticoagulant ou âge ≥ 75 ans

Favoriser l’utilisation d’un AINS

Si réponse inadéquate

ou intolérance

Utiliser un autre AINSnon-sélectif ou un COXIB

Utiliser un AINS non-sélectif

R x

Réévaluer régulièrement l’indication et les risques associés au traitement avec un AINS (Tableau E),

la T.A (Tableau D), les fonctions cardiaque (Tableau C) et rénale (Tableau B)

Réévaluer régulièrement le traitement

D - AINS ET TENSION ARTÉRIELLE

• Prise de TA q 7 jours x 2 puis q 3 mois

E - ÉVALUATION DU RISQUE GASTRO-INTESTINAL ET CARDIAQUE

Bas Moyen Élevé

Bas AINS Coxib Coxib + GP

Adapté de : C Baigent, C Patrono Selective cyclooxygenase 2 inhibitors, aspirin,

and cardiovascular disease Arthritis and Rheumatism 2003 48 : 12-20

révention

en pratique médicale

Gastro-intestinal

Association des Médecins Omnipraticiens

de Montréal

Un bulletin de la Direction de santé publique

de Montréal publié avec la collaboration del’Association des médecins omnipraticiens de Montréaldans le cadre du programme Prévention en pratique médicalecoordonné par le docteur Jean Cloutier

Ce numéro est une réalisation de l’unité Santé au travail

et santé environnementale

Responsable d’unité : DrLouis Drouin

Rédacteur en chef : DrLouis Patry

Édition : Deborah Bonney Infographie : Julie Milette Auteurs : DrMichel Rossignol, DrLouis Patry, DrMartineBallargeon, Ghislaine Tougas, Direction de santé publique

de Montréal

Collaboration spéciale : La Société d’arthrite, Division du

Québec et les Docteurs Monique Camerlain, rhumatologueconseil, Centre hospitaler de l’Université de Sherbrooke etÉric Rich, Professeur adjoint de rhumatologie, HơpitalNotre-Dame du CHUM, Université de Montréal

1301, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H2L 1M3Téléphone : (514) 528-2400

http://www.santepub-mtl.qc.ca courriel: jcloutie@santepub-mtl.qc.ca

ISSN : 1481-3734 (version imprimée) ISSN : 1712-2937 (version en ligne) Dépơt légal — Bibliothèque nationale du Québec, 2004 Dépơt légal — Bibliothèque nationale du Canada, 2004 Numéro de convention : 40005583

• L’approche devrait comprendre tion des patients et la réduction du poids lorsque appropriée.

l’éduca-• Individualiser selon l’âge, les morbidités (cardiaques et autres limitant

co-la tolérance à l’exercice) et l’excès

de poids.

• Les exercices doivent être réalisés sous

la supervision d’une personne qualifiée

au moins au début.

• Le niveau doit tenir compte de la lité articulaire, du degré de douleur et de

stabi-la présence de signes infstabi-lammatoires.

• Choisir et varier les exercices selon le niveau d’activité et de motivation.

Références

1 Lagacé C, et collab., Impact de l’arthrite sur les Canadiens dans : L’arthrite au

Canada : une bataille à gagner Ottawa : Santé Canada, 2003 PDF téléchargeable à :

http://www.hc-sc.gc.ca/pphb-dgspsp/publicat/ac/index_f.html

2 Felson DT, « Osteoarthritis: New Insights: Part I: The Disease and Its Risk

Factors » Annals of Internal Medecine, vol 133, N° 8, octobre 2000, p 635-646.

PDF téléchargeable à : http://www.annals.org/content/vol133/issue8/index.shtml

3 Lievense AM, Bierma-Zeinstra SM, Verhagen AP, Bernsen RM, Verhaar JA, Koes BW « Influence of sporting activities on the development of osteoarthritis

of the hip: a systematic review » Arthritis & Rheumatism 2003; 49(2):228-236.

4 Maetzel A, Makela M, Hawker G, Bombardier C « Osteoarthritis of the hip and knee and mechanical occupational exposure — a systematic overview of the

evidence » Journal of Rheumatology 1997; 24(8):1599-1607.

5 Camerlain M « La douleur chronique et l’arthrite: comment y remédier ? »

Le Clinicien 2002; nov :73-81

http://www.scacommunications/journals/leclinicien/archive.html

6 Stucki G, Sangha O, Stucki S, Michel BA, Tyndall A, Dick W, Theiler R.

«Comparison of the WOMAC (Western Ontario and McMaster Universities) osteoarthritis index and a self-report format of the self-administered

Lequesne-Algofunctional index in patients with knee and hip osteoarthritis.»

Un défi nouveau pour le médecin

L’Organisation mondiale de la santé estime que 10 % de la population mondiale

de plus de 60 ans est atteinte d’arthrose d’une façon cliniquement significative, faisant de ce problème de santé un des plus fréquents Au Québec, l’arthrose occupe le tout premier rang avec 12 % des Québécois qui s’en disent affectés, une augmentation de près de 2 % depuis 1987 Outre les problèmes de la colonne vertébrale, l’arthrose touche, en ordre décroissant, les articulations du genou, de la hanche et de la main.

L’arthrose se manifeste cliniquement deux fois plus fréquemment chez les femmes et sa prévalence augmente avec l’âge Toutefois, les auteurs d’un rap- port canadien sur le sujet concluent : « Alors que l’arthrite (arthrose) est fréquemment perçue comme une maladie de la vieillesse, près de trois sujets sur cinq ayant signalé souffrir d’arthrite ou de rhumatisme en 2000 avaient en réa- lité moins de 65 ans ».1

Les conséquences de l’arthrose sont majeures Elle limite la mobilité à la marche chez plus du tiers des patients et les activités quotidiennes chez près de la moitié Après le cancer, l’arthrose est la cause la plus fréquente de douleurs chroniques Elle est aussi une cause importante de perturbations du sommeil,

de dépression et de baisse de la qualité de vie Les personnes arthrosiques rapportent deux fois plus d’absences au travail pour cause de maladie et ces absences sont plus longues.

Le bilan des connaissances actuelles nous indique que l’arthrose est causée, dans un nombre non négligeable de cas, par des facteurs de risque qui sont modifiables Aujourd’hui, avec la majorité des patients qui sont jeunes et actifs,

la prévention prend une importance nouvelle et les pratiques cliniques tives deviennent prioritaires Le médecin de première ligne est appelé, dans les années à venir, à jouer un rơle accru de conseiller auprès de ses patients.

préven-Faits saillants

• L'arthrose est la première cause d'incapacité et de perte de qualité de

la vie en Amérique du Nord.

• L'arthrose n’est plus considérée comme une maladie de la vieillesse avec trois patients sur cinq ayant signalé le début de leurs problèmes avant l'âge de 65 ans

• L'arthrose n'est plus considérée par les experts médicaux comme une maladie inéluctable mais qui se développe, comme les maladies cardio-vascu- laires, à partir des facteurs de risque dont certains sont modifiables.

• L'obésité, l'inactivité physique et les stress articulaires au travail ou dans

la pratique sportive de haut niveau, sont les trois facteurs modifiables principaux sur lesquels le clinicien et son patient peuvent agir

• La pratique d'une activité physique régulière selon la tolérance est un élé- ment clé dans la prévention des inca- pacités et pertes de qualité de la vie chez les patients arthrosiques

• L'élimination des stress articulaires

au travail ou dans les sports de haut niveau est recommandée dans la mesure ó ces stress produisent les signes et symptơmes, particulière- ment pendant les épisodes aigus et chez les jeunes sujets.

Les facteurs de risque

La conférence de consensus du National Institute of Health sur l’arthrose concluait

en 2000 que l’arthrose ne doit plus être considérée comme une maladie du vieil- lissement mais comme une maladie qui se développe en fonction de facteurs de risque dont certains peuvent être modifiés.2

Il importe donc d’agir dès les premières manifestations cliniques.

Non modifiables

Les facteurs de risque non modifiables comprennent, en premier lieu, l’âge et le sexe Chez les femmes, le risque est deux fois supérieur, surtout après la ménopause Pour les deux sexes, la préva- lence augmente jusqu’à la septième décennie et atteint un plateau Cette aug- mentation est en grande partie expliquée

Un défi nouveau pour le médecin

Les facteurs de risque

Faits saillants

Trang 8

Si réponse inadéquate

ou intolérance

OUI

S e p t e m b r e 2 0 0 4 • D i r e c t i o n d e s a n t é p u b l i q u e d e M o n t r é a l

Source : Choquette D, Bessette L, et le groupe CURATA.

Traitement de l'arthrose: arbre décisionnel Version 2003 en cours de révision

A - FACTEURS DE RISQUE DE COMPLICATIONS DIGESTIVES

(perforation, obstruction, saignement)

• Âge > 65 ans

• ATCD d’ulcères peptiques non compliqués

• ATCD de complications digestives

(perforation, obstruction, saignement)

• Prise de corticostérọdes

• Prise d’anticoagulant

• Prise d’autres AINS incluant l’A.A.S à petite dose

• ATCD maladie cardiovasculaire

B - AINS ET INSUFFISANCE RÉNALE

Calculer la Clairance de créatinine (ml/min) :

(140-âge) x poids (kg) x 1,2 (x 0,85 si femme)

S Cr (umol/l)

Si Cl créatinine < 30 ml/min, éviter AINS

Si Cl créatinine 30-60 ml/min, surveillance

Suivi biologique :

Électrolytes, urée et créatinine q 5-7 jours x 2 lorsqu’on initie le

traitement et q 3 mois par la suite Si augmentation de la dose

d’AINS, reprendre la même séquence de contrơles

C - AINS ET INSUFFISANCE CARDIAQUE

Si de la rétention hydrosodée, risque de décompensation

car-diaque chez les patients avec dysfonction ventriculaire gauche

sévère

• + L’insuffisance est sévère + le risque est élevé

• Informer le patient de surveiller les signes et symptơmes

suivants : →dyspnée, apparition d’œdème, →poids

Traitement de l’arthrose : Arbre décisionnel

Modalités non pharmacologiques (enseignement, diète, physio/ergothérapie)Utiliser l’acétaminophène jusqu’à une dose maximale (1 gm QID)

Application d’un AINS topiqueInjection intra-articulaire si possible (corticostérọdes ou viscosuppléance)

Si réponse inadéquate

Facteurs de risque de complications digestives(perforation-obstruction-saignement) – Tableau A Utiliser un COXIB

ATCD d’ulcères compliqués,

d’anticoagulant ou âge ≥ 75 ans

Favoriser l’utilisation d’un AINS

Si réponse inadéquate

ou intolérance

Utiliser un autre AINSnon-sélectif ou un COXIB

Utiliser un AINS non-sélectif

R x

Réévaluer régulièrement l’indication et les risques associés au traitement avec un AINS (Tableau E),

la T.A (Tableau D), les fonctions cardiaque (Tableau C) et rénale (Tableau B)

Réévaluer régulièrement le traitement

D - AINS ET TENSION ARTÉRIELLE

• Prise de TA q 7 jours x 2 puis q 3 mois

E - ÉVALUATION DU RISQUE GASTRO-INTESTINAL ET CARDIAQUE

Bas Moyen Élevé

Bas AINS Coxib Coxib + GP

Adapté de : C Baigent, C Patrono Selective cyclooxygenase 2 inhibitors, aspirin,

and cardiovascular disease Arthritis and Rheumatism 2003 48 : 12-20

révention

en pratique médicale

Gastro-intestinal

Association des Médecins Omnipraticiens

de Montréal

Un bulletin de la Direction de santé publique

de Montréal publié avec la collaboration del’Association des médecins omnipraticiens de Montréaldans le cadre du programme Prévention en pratique médicalecoordonné par le docteur Jean Cloutier

Ce numéro est une réalisation de l’unité Santé au travail

et santé environnementale

Responsable d’unité : DrLouis Drouin

Rédacteur en chef : DrLouis Patry

Édition : Deborah Bonney Infographie : Julie Milette Auteurs : DrMichel Rossignol, DrLouis Patry, DrMartineBallargeon, Ghislaine Tougas, Direction de santé publique

de Montréal

Collaboration spéciale : La Société d’arthrite, Division du

Québec et les Docteurs Monique Camerlain, rhumatologueconseil, Centre hospitaler de l’Université de Sherbrooke etÉric Rich, Professeur adjoint de rhumatologie, HơpitalNotre-Dame du CHUM, Université de Montréal

1301, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H2L 1M3Téléphone : (514) 528-2400

http://www.santepub-mtl.qc.ca courriel: jcloutie@santepub-mtl.qc.ca

ISSN : 1481-3734 (version imprimée) ISSN : 1712-2937 (version en ligne) Dépơt légal — Bibliothèque nationale du Québec, 2004 Dépơt légal — Bibliothèque nationale du Canada, 2004 Numéro de convention : 40005583

• L’approche devrait comprendre tion des patients et la réduction du poids lorsque appropriée.

l’éduca-• Individualiser selon l’âge, les morbidités (cardiaques et autres limitant

co-la tolérance à l’exercice) et l’excès

de poids.

• Les exercices doivent être réalisés sous

la supervision d’une personne qualifiée

au moins au début.

• Le niveau doit tenir compte de la lité articulaire, du degré de douleur et de

stabi-la présence de signes infstabi-lammatoires.

• Choisir et varier les exercices selon le niveau d’activité et de motivation.

Références

1 Lagacé C, et collab., Impact de l’arthrite sur les Canadiens dans : L’arthrite au

Canada : une bataille à gagner Ottawa : Santé Canada, 2003 PDF téléchargeable à :

http://www.hc-sc.gc.ca/pphb-dgspsp/publicat/ac/index_f.html

2 Felson DT, « Osteoarthritis: New Insights: Part I: The Disease and Its Risk

Factors » Annals of Internal Medecine, vol 133, N° 8, octobre 2000, p 635-646.

PDF téléchargeable à : http://www.annals.org/content/vol133/issue8/index.shtml

3 Lievense AM, Bierma-Zeinstra SM, Verhagen AP, Bernsen RM, Verhaar JA, Koes BW « Influence of sporting activities on the development of osteoarthritis

of the hip: a systematic review » Arthritis & Rheumatism 2003; 49(2):228-236.

4 Maetzel A, Makela M, Hawker G, Bombardier C « Osteoarthritis of the hip and knee and mechanical occupational exposure — a systematic overview of the

evidence » Journal of Rheumatology 1997; 24(8):1599-1607.

5 Camerlain M « La douleur chronique et l’arthrite: comment y remédier ? »

Le Clinicien 2002; nov :73-81

http://www.scacommunications/journals/leclinicien/archive.html

6 Stucki G, Sangha O, Stucki S, Michel BA, Tyndall A, Dick W, Theiler R.

«Comparison of the WOMAC (Western Ontario and McMaster Universities) osteoarthritis index and a self-report format of the self-administered

Lequesne-Algofunctional index in patients with knee and hip osteoarthritis.»

Un défi nouveau pour le médecin

L’Organisation mondiale de la santé estime que 10 % de la population mondiale

de plus de 60 ans est atteinte d’arthrose d’une façon cliniquement significative, faisant de ce problème de santé un des plus fréquents Au Québec, l’arthrose occupe le tout premier rang avec 12 % des Québécois qui s’en disent affectés, une augmentation de près de 2 % depuis 1987 Outre les problèmes de la colonne vertébrale, l’arthrose touche, en ordre décroissant, les articulations du genou, de la hanche et de la main.

L’arthrose se manifeste cliniquement deux fois plus fréquemment chez les femmes et sa prévalence augmente avec l’âge Toutefois, les auteurs d’un rap- port canadien sur le sujet concluent : « Alors que l’arthrite (arthrose) est fréquemment perçue comme une maladie de la vieillesse, près de trois sujets sur cinq ayant signalé souffrir d’arthrite ou de rhumatisme en 2000 avaient en réa- lité moins de 65 ans ».1

Les conséquences de l’arthrose sont majeures Elle limite la mobilité à la marche chez plus du tiers des patients et les activités quotidiennes chez près de la moitié Après le cancer, l’arthrose est la cause la plus fréquente de douleurs chroniques Elle est aussi une cause importante de perturbations du sommeil,

de dépression et de baisse de la qualité de vie Les personnes arthrosiques rapportent deux fois plus d’absences au travail pour cause de maladie et ces absences sont plus longues.

Le bilan des connaissances actuelles nous indique que l’arthrose est causée, dans un nombre non négligeable de cas, par des facteurs de risque qui sont modifiables Aujourd’hui, avec la majorité des patients qui sont jeunes et actifs,

la prévention prend une importance nouvelle et les pratiques cliniques tives deviennent prioritaires Le médecin de première ligne est appelé, dans les années à venir, à jouer un rơle accru de conseiller auprès de ses patients.

préven-Faits saillants

• L'arthrose est la première cause d'incapacité et de perte de qualité de

la vie en Amérique du Nord.

• L'arthrose n’est plus considérée comme une maladie de la vieillesse avec trois patients sur cinq ayant signalé le début de leurs problèmes avant l'âge de 65 ans

• L'arthrose n'est plus considérée par les experts médicaux comme une maladie inéluctable mais qui se développe, comme les maladies cardio-vascu- laires, à partir des facteurs de risque dont certains sont modifiables.

• L'obésité, l'inactivité physique et les stress articulaires au travail ou dans

la pratique sportive de haut niveau, sont les trois facteurs modifiables principaux sur lesquels le clinicien et son patient peuvent agir

• La pratique d'une activité physique régulière selon la tolérance est un élé- ment clé dans la prévention des inca- pacités et pertes de qualité de la vie chez les patients arthrosiques

• L'élimination des stress articulaires

au travail ou dans les sports de haut niveau est recommandée dans la mesure ó ces stress produisent les signes et symptơmes, particulière- ment pendant les épisodes aigus et chez les jeunes sujets.

Les facteurs de risque

La conférence de consensus du National Institute of Health sur l’arthrose concluait

en 2000 que l’arthrose ne doit plus être considérée comme une maladie du vieil- lissement mais comme une maladie qui se développe en fonction de facteurs de risque dont certains peuvent être modifiés.2

Il importe donc d’agir dès les premières manifestations cliniques.

Non modifiables

Les facteurs de risque non modifiables comprennent, en premier lieu, l’âge et le sexe Chez les femmes, le risque est deux fois supérieur, surtout après la ménopause Pour les deux sexes, la préva- lence augmente jusqu’à la septième décennie et atteint un plateau Cette aug- mentation est en grande partie expliquée

Un défi nouveau pour le médecin

Les facteurs de risque

Faits saillants

Trang 9

2 P r é v e n t i o n e n p r a t i q u e m é d i c a l e , S e p t e m b r e 2 0 0 4

Tableau 1

Facteurs de risque de l’arthrose

Facteurs non modifiables Description

Statut oestrogénique Augmentation avec l’âge

Race noire plus à risque Biomarqueurs

Nodules d’Heberden

Inactivité physique : Moins d’une session par semaine d’activité

physique de moins de 20 à 30 minutes

Pratique sportive de haut niveau

par la nature chronique de l’arthrose.

Mais ne nous y trompons pas, c’est

pen-dant la vie active qu’apparaỵt l’arthrose

dans la majorité des cas Comme autre

facteur non modifiable mentionnons la

génétique qui peut comprendre des

élé-ments raciaux, anatomiques et

biochi-miques qui sont sans application pratique

pour la prévention en première ligne.

Enfin, il y a plusieurs maladies

ostéoarti-culaires et les antécédents de traumatismes

articulaires qui peuvent s’accompagner

d’arthrose Pour les traumatismes,

le médecin de famille doit informer son

patient arthrosique du risque encourru

s’il pratique un sport l’exposant à des

traumatismes.

Modifiables

Les facteurs de risque modifiables incluent

l’obésité, l’inactivité physique et le stress

articulaire au travail et dans certaines

pra-tiques sportives de haut niveau.

L’obésité, qui résulte de deux facteurs liés

aux habitudes de vie, l’alimentation et

l’inactivité physique, joue un très grand

rơle dans le développement de l’arthrose,

non seulement de la hanche et du genou

mais aussi de la main par un effet

sys-témique qui est mal connu On sait aussi

que la réduction du poids chez les

arthrosiques obèses modifie favorablement l’évolution naturelle de la maladie Le risque d’arthrose est surtout observé chez les personnes dont l’indice de poids cor-porel est supérieur à 27 kg/m2, soit un poids de 180 livres pour une personne de taille moyenne (5 pieds et 8 pouces).

L’inactivité physique peut aussi être asso-ciée à l’arthrose du genou indépendam-ment de l’obésité, par un effet de faiblesse musculaire du quadriceps En résumé, pour les habitudes de vie, la réduction du poids

et la promotion de l’activité physique sont deux éléments clés et synergiques dans la prévention de l’arthrose.

Arthrose, travail et sport

Les stress biomécaniques imposés aux arti-culations dans certains types d’emplois et de pratique sportive de haut niveau contribuent

à l’apparition et à l’aggravation de l’arthrose (tableau 2)3,4 Il importe de signaler que les connaissances scientifiques sur le sujet confirment que ce sont les activités de travail ou de sport pratiquées profession-nellement qui sont associées à l’arthrose

et non la pratique ludique d’une activité même si c’est de façon régulière.

L’hypothèse courante pour expliquer la contribution du travail et du sport dans l’arthrose est l’accumulation au cours de

la vie de microtraumatismes qui favorisent

une réponse inflammatoire ou immunitaire chronique En corollaire de cette hypothèse,

le développement et l’aggravation de l’arthrose peuvent être évités si la fréquence des microtraumatismes peut être réduite

Même si les éléments de preuve sont suf-fisants pour lier l’arthrose aux stress articu-laires en milieu de travail, on ne connaỵt pas précisément la nature de ces stress.

Pour la main et le poignet, ils seraient principalement associés à la répétition de mouvements particulièrement lorsque le rythme de travail est imposé de façon rigide Pour le genou et la hanche, le travail de force comme la manutention d’objets lourds, le maintien prolongé de la posture à genou et l’exposition aux vibra-tions du corps entier contribueraient au développement de l’arthrose.

Le défi du médecin

Comme clinicien, l’anamnèse détaillée des signes et symptơmes articulaires récurrents

ou chroniques revêt une grande importance pour la prévention parce que c’est ainsi

Tableau 2

Arthrose, travail et sport

Si on exclut les problèmes d’arthrose

de la colonne vertébrale, des preuves scientifiques existent pour lier arthrose

et travail, ou arthrose et sport.

Des exemples de métiers ayant démontré un excès d’arthrose :

• Cultivateurs (hanche)

• Poseurs de planchers et de revêtements (genou)

• Travailleurs de chantier naval (genou)

• Bûcherons (non spécifié)

• Mineurs (genou)

• Préposés à l’entretien ménager (non spécifié)

• Chauffeurs de camions (non spécifié) Des exemples de sports professionnels ayant démontré un excès d’arthrose :

• Course de fond (niveau compétitif) (hanche)

• Soccer professionnel (hanche)

• Danseurs de ballet (hanche)

3

P r é v e n t i o n e n p r a t i q u e m é d i c a l e , S e p t e m b r e 2 0 0 4

Fiche 1

Anamèse des facteurs de risque d’arthrose

Localisation de l’arthrose :

Âge au début des symptơmes : Taille et poids :

Antécédent de blessure, maladie ou difformité articulaire :

Type de travail et horaires de travail :

Activité sportive professionnelle ou compétitive :

Pratique d’activité physique régulière :

Au travail

Dans les sports

et loisirs

Tâche(s)/

mouvement(s)

Nature des signes/symptơmes

Articulation(s) affectée(s)

Durée du problème

Anamnèse des stress articulaires qui produisent les signes et les symptơmes au travail ou dans les sports

(Séances d’un minimum de 20 à 30 minutes, au moins deux ou trois fois par semaine sur une période continue d’au moins trois mois dans la dernière année.)

* Cette fiche est disponible en format PDF sur le site Internet de la Direction de santé publique : www.santepub-mtl.qc.ca/Publication/pdfppm/ppmsept04fiche.pdf

qu’on pourra identifier avec le patient des sources de stress articulaire La fiche ci-dessus résume les éléments d’anamnèse qui aident à identifier chez un patient les facteurs modifiables et non modifiables associés à l’arthrose Dans les cas ó le clinicien identifie des tâches ou des mou-vements qui reproduisent les signes et les symptơmes, soit au travail ou dans les sports, il convient de conseiller au patient d’éviter ces stress au moins pendant les épisodes aigus Par ailleurs, un patient arthrosique doit être encouragé à poursui-vre toutes ses activités normales de travail

et de loisir dans la mesure ó ces activités n’induisent pas de douleur.

Soigner c’est

prévenir

prévenir c’est aussi soigner! La raison de consultation du malade arthrosique est généralement la douleur, la raideur et les difficultés fonctionnelles dans la vie de tous les jours Le premier défi posé par l’arthrose est le contrơle de la douleur qui est souvent persistante Une évaluation du patient, à l’aide d’une échelle du statut fonctionnel (voir encart) permet de faire un choix judicieux des traitements pharmacologiques et non pharma-cologiques Le programme québécois CURATA (Concertation pour une utilisation raisonnée des anti-inflammatoires dans le traitement de l’arthrose) vient en aide au médecin traitant en proposant un arbre décisionnel pour relever ce défi thérapeu-tique (voir encart) 7 Toutefois, comme il n’existe pas de traitement médical curatif de l’arthrose, la prévention doit aussi être considérée comme une façon de soigner à long terme Bouger tout en protégeant l’arti-c u l a t i o n t o u l’arti-c h é e , v o i l à l’arti-c e q u e l e médecin doit expliquer à son patient ainsi que la complémentarité de ces deux principes Pour bien conseiller son patient, le médecin doit connaỵtre les facteurs de risque en cause et identifier les stress biomécaniques qui semblent associés aux signes et symptơmes (fiche d’anamnèse) En questionnant bien son patient, le médecin qui identifie une source de stress articulaire au travail peut faire une recommandation pour réduire ce stress temporairement ou l’éliminer si les signes et symptơmes sont récurrents ou chroniques Plus cette recommandation sera précise, plus elle sera applicable Un régime personnalisé d’exercices, enseigné et suivi au début par des profes-sionnels du domaine, fait partie des recommandations nord-américaines et européennes pour la prise en charge du patient arthrosique.8Le recours à des pro-fessionnels qualifiés aide le patient à respecter le principe de protection articu-laire tout en maintenant ses activités le plus normalement possible Les modalités d’application de ces recommandations sont fondées sur le rơle central de l’omni-praticien en raison de sa connaissance du patient, de son état général, de sa motiva-tion, de l’évolution de sa maladie et de la présence de facteurs de risque modifiables et non modifiables Soigner c’est prévenir

prévenir c’est aussi soigner! Exploration de l’incapacité fonctionnelle Indice de Lequesne • Coxarthrose 1 Douleur ou gène • La nuit ? Non 0

Seulement en remuant ou selon la posture 1

Même immobile 2

• Lors du dérouillage matinal ? Moins d’une minute 0

Pendant 1 à 15 min 1

Pendant plus de 15 min 2

• Lors de la station debout une demi-heure ? Non 0

Oui 1

• Lorsque vous marchez ? Non 0

Seulement après une certaine distance 1

Très rapidement et de façon croissante 2

• Votre hanche vous gêne-t-elle lorsque vous restez assis longtemps (2 heures) et avant de vous relever ? Non 0

Oui 1

2 Périmètre de marche maximal Aucune limitation 0

Limite mais supérieur à 1 km 1

Environ 1 km (environ 15 min) 2

500 à 900 m (environ 8 à 15 min) 3

300 à 500 m 4

100 à 300 m 5

Moins de 100 m 6

Une canne ou une béquille nécessaire +1

Deux cannes ou deux béquilles nécessaires +2

3 Difficultés dans la vie quotidienne ( Cotation : 0 = Néant; 0,5 = Petite; 1 = Moyenne; 1,5 = Grande; 2 = Impossibilité) Mettre vos chaussures ? 0 à 2 Ramasser un objet à terre ? 0 à 2 Monter ou descendre un étage ? 0 à 2 Sortir d’une voiture ou d’un fauteuil profond ? 0 à 2 *Score obtenu : Indice de Lequesne • Gonarthrose 1 Douleur ou gène • La nuit ? Non 0

Seulement en remuant ou selon la posture 1

Même immobile 2

• Lors du dérouillage matinal ? Moins d’une minute 0

Pendant 1 à 15 min 1

Pendant plus de 15 min 2

• Lors de la station debout une demi-heure ? Non 0

Oui 1

• Lorsque vous marchez ? Non 0

Seulement après une certaine distance 1

Très rapidement et de façon croissante 2

• Pour vous relevez d’un siège sans l’aide des bras ? Non 0

Oui 1

2 Périmètre de marche maximal Aucune limitation 0

Limite mais supérieur à 1 km 1

Environ 1 km (environ 15 min) 2

500 à 900 m (environ 8 à 15 min) 3

300 à 500 m 4

100 à 300 m 5

Moins de 100 m 6

Une canne ou une béquille nécessaire +1

Deux cannes ou deux béquilles nécessaires +2

3 Difficultés dans la vie quotidienne ( Cotation : 0 = Néant; 0,5 = Petite; 1 = Moyenne; 1,5 = Grande; 2 = Impossibilité)

Monter un étage ? 0 à 2 Descendre un étage ? 0 à 2 Vous accroupir ? 0 à 2 Marcher en terrain irrégulier ? 0 à 2

*Score obtenu :

* On peut considérer une gonarthrose/coxarthrose cliniquement significative à partir de 6 à 8 points (1-4 = minime; 5-7 = moyenne; 8-10 = importante; 11 ou plus = très importante)

S e p t e m b r e 2 0 0 4 • D i r e c t i o n d e s a n t é p u b l i q u e d e M o n t r é a l

Trang 10

Fiche 1

Anamnèse des facteurs de risque d’arthrose

Sexe : _ Âge : Localisation de l’arthrose : Âge au début des symptômes : Taille et poids : Antécédent de blessure, maladie ou difformité articulaire : Type de travail et horaires de travail : Activité sportive professionnelle ou compétitive :

Articulation(s) affectée(s)

Durée du problème

Anamnèse des stress articulaires qui produisent

les signes et les symptômes au travail ou dans les sports

(Séances d’un minimum de 20 à 30 minutes, au moins deux ou trois fois par semaine sur une période continue

d’au moins trois mois dans la dernière année.)

Septembre 2004 - Direction de santé publique de Montréal

révention

en pratique médicale

Trang 11

Chart 1

History of risk factors for osteoarthritis

Sex: Age: _ Location of osteoarthritis: Age at onset of symptoms: Height and weight: History of injury, disease or joint deformity: Type of work and work schedule: Professional or competitive sport activities: Regular physical activity:

Joint(s) affected

Duration

History of joint strain resulting in signs

and symptoms at work or when practising sports

(Sessions lasting a minimum of 20 to 30 minutes, at least two or three times a week over an uninterrupted period of three months during the last year.)

September 2004 - Direction de santé publique de Montréal

révention

en pratique médicale

Ngày đăng: 18/06/2014, 10:05

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