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MALADIES INFECTIEUSES - PART 4 pptx

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Association des Médecins Omnipraticiens de Montréal Un bulletin de la Direction de santé publique de Montréal-Centre publié avec la collaboration del’Association des médecins omnipratic

Trang 1

Traitements pharmacologiques

Il peut s’avérer nécessaire de recourir à la pharmacothérapie lorsqu’un jeune

présente des symptơmes d’ordre anxieux d’une sévérité telle que son

fonc-tionnement quotidien en est perturbé (détresse psychologique intense, refus

d’aller à l’école ou au travail, isolement social, etc.) Il est conseillé alors de

l’utiliser en complémentarité avec une psychothérapie ou, à tout le moins,

avec un suivi de soutien

On utilise rarement – et pour de courtes périodes seulement – les benzodiazépines

en raison des risques d’accoutumance Le traitement pharmacologique classique des troubles anxieux consiste plutơt en l’usage éclairé d’antidépresseurs, plus par- ticulièrement des inhibiteurs sélectifs du recaptage (recapture) de la sérotonine (ISRS) tels Prozac, Luvox, Zoloft, Paxil et Celexa, et des inhibiteurs du recaptage (recapture) de la sérotonine-norépinéphrine (IRSN) tel Effexor-XT4

Association des Médecins Omnipraticiens

de Montréal

Un bulletin de la Direction de santé publique

de Montréal-Centre publié avec la collaboration del’Association des médecins omnipraticiens de Montréal dans le cadre du programme Prévention en pratique médicalecoordonné par le docteur Jean Cloutier

Ce numéro est une réalisation de l’unité Écologie humaine et sociale

Responsable de l’unité : Marie-Claire Laurendeau Rédacteur en chef : DrSerge Nault

Édition : Yves Laplante Infographie : Julie Milette Rédactrice : Carole Poulin Collaborateurs : DrLuc Blanchet, Stéphane Bouchard,

DrLouis Chaloult, DrMartin Champagne, DrJohanne Renaud

1301, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H2L 1M3Téléphone : (514) 528-2400

http://www.santepub-mtl.qc.ca

Courriel : jcloutie@santepub-mtl.qc.ca

Dépơt légal – 1 er trimestre 2003 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN : 1481-3734

Numéro de convention : 40005583

révention

en pratique médicale

Ressources et sites d’information sur les troubles anxieux

4 Se reporter aux sites du NIMH et du Surgeon General dans Internet pour plus de détails.

Clinique des troubles anxieux

Pavillon Albert-Prévost - Hơpital du Sacré-Cœur de

Montréal, Programme de formation sur la thérapie

cognitivo-comportementale pour les médecins et

professionnels de la santé (disponible à l’automne

2003) - Docteur Louis Chaloult et docteur Jean Goulet

Info : madame Carole Raymond (514) 338-2222

Association des troubles anxieux du Québec (ATAQ)

Programmes de formation pour les omnipraticiens

C.P 49018, Montréal H1N 3T6

1-877-251-0083 - www.ataq.org/

NIMH (National Institute of Mental Health)

(site américain) - Traitement troubles anxieux,

matériel éducatif pour les professionnels

www.nimh.nih.gov/anxiety

Mental Health : A report of the Surgeon General

(site américain) - Traitement troubles anxieux

www.surgeongeneral.gov/library/mentalhealth/

chapter4/sec2_1.html#treatment

Santé Canada

Les troubles anxieux et leur traitement : Analyse

critique de la littérature sur les traitements fondés

sur des preuves - www.hc-sc.gc.ca/hppb/

(site canadien en anglais)

Outil pour le diagnostic et traitement

www.canmat.org

Psych direct

(site canadien en anglais)

Information sur le diagnostic et traitement

www.fhs.mcmaster.ca/direct/index.html

Crufad

(site australien en anglais)

Outil pour le diagnostic et traitement

Tel-Jeunes

(514) 288-2266 - www.teljeunes.com/

Lectures suggérées pour le médecin

• Les troubles anxieux Approche cognitive et

com-portementale Ladouceur, R., Marchand, A.,Boisvert, J.-M Ed Gaetan Morin, 1999

• Clinician’s Guide to mind over mood Padesky, C.,Greenberger, D Guilford Publications Inc., august

1995 Un guide pour le thérapeute dans cation d’une thérapie cognitivo-comportemen-tale pour un ensemble de diagnostics (dépres-sion, anxiété, panique et autres)

l’appli-• Le médecin du Québec, volume 35, numéro 8,

aỏt 2000.Numéro complet sur les troubles xieux (Crédits de formation pour les médecins)

an-Lectures suggérées pour le jeune

• La peur d’avoir peur Marchand, A., Letarte, A

Éditions Stanké, réédition 2002

• Surmontez vos peurs Vaincre le trouble panique

et l’agoraphobie Guide pour s’aider soi-même

Emery, J.L., Ed Odile Jacob, Paris 2000

• Je ne peux pas m’arrêter de laver, vérifier, compter.

Mieux vivre avec un TOC Guide pour s’aider soi-même

Sauteraud, A., Ed Odile Jacob, Paris 2000

• La peur des autres Trac, timidité, phobie sociale

André, C., Légeron, P., Ed Odile Jacob, 2000

• Mind over mood Greenberger, D., Padesky, C

Guilford Publications Inc., march 1995

www.santepub-mtl.qc.ca

Trang 2

Pour plusieurs de vos patients, il n’y a pas d’infections respiratoires banales

Car voilà, les personnes qui consultent un médecin le font généralement parce qu'elles ne sont pas en bonne santé et pour toutes les personnes atteintes de maladies chroniques, même sous contrơle, une banale infection respiratoire peut dégénérer en complications sévères, voire mortelles.

On estime qu’au Québec, environ 15 000 hospitalisations

et entre 1 300 et 1 500 décès sont dus chaque année à des complications de l’influenza chez des personnes souffrant de maladies chroniques On peut croire que les rhinovirus très présents et très contagieux, le parainfluenza, le VRS et nombre d’autres virus trans- missibles dans l’air ainsi que par contacts causent eux aussi leur lot de complications et de décès.

Certaines maladies transmissibles dans l’air ne sont banales pour personne

La tuberculose, la varicelle chez l’adulte, le SRAS, la méningite sont autant de maladies transmissibles dans l’air qui peuvent avoir des conséquences graves même chez les personnes par ailleurs en bonne santé.

révention

en pratique médicale

Au lendemain de la crise du SRAS

Face à des symptơmes de fièvre et de toux, on ne sait pas en présence de quelle maladie on se retrouve Or dans

la majorité des cas, il s'agit d'une maladie infectieuse transmissible par ắrosols, gouttelettes ou contacts, causée

par un microbe allant de l'un des adénovirus communs jusqu’à la peste pulmonaire en passant par le virus

respiratoire syncytial (VRS), l'influenza, la varicelle, la tuberculose, le SRAS et bien d’autres

Attendre le diagnostic pour prendre des mesures de prévention c'est comme attendre de voir les flammes avant

de se protéger de la fumée et de sortir de la maison

Nous nous sommes émus des décès causés par le SRAS, mais chaque année des virus courants au Québec,

comme l’influenza, causent davantage de décès.

Quand consultation rime avec contagion

Au cours des dernières années, des dizaines, peut-être

des centaines de patients qui ont visité votre salle

d’attente se sont infectés les uns les autres Sans que

vous vous en rendiez compte, votre patiente, Mme

Tremblay, que vous avez reçue mardi dernier pour

une mauvaise toux et un peu de fièvre est peut-être la

source des mêmes symptơmes ressentis plus tard par

M Nguyen, aujourd'hui en décompensation de son

asthme que vous aviez trouvé assez bien contrơlé le

mardi ó il a attendu son tour en salle d'attente à cơté

de Mme Tremblay.

Dans le flot des consultations, il n'est pas évident de

faire ce lien entre deux de ses propres patients; il l'est

encore moins de le faire entre son patient et celui d'un

autre médecin Et à moins qu'il s'agisse d'une maladie

infectieuse grave ou d’une maladie à déclaration

obligatoire, l'urgentologue, le cardiologue, le

pneu-mologue se préoccuperont davantage de la

complica-tion et non de savoir ó votre patient a contracté

l'infection respiratoire qui l'a déclenchée.

On sait que le phénomène de transmission de

maladies infectieuses existe en milieux cliniques mais

il apparaỵt comme une fatalité acceptée par tous,

inéluctable, sans conséquences sévères à moins d'être

en présence d'une maladie grave Et puis, comment

faire autrement ?

Bien sûr, dans la plupart des cas, il s'agira d'une

infec-tion banale, d'une simple grippe sans conséquence

pour les gens en bonne santé si ce n’est qu’une

journée ou deux d’absence au travail Mais dans

certains cas, les conséquences sont moins banales.

Médecins et personnel ne sont pas à l’abri

En aỏt dernier, à Toronto, le Dr Nestor Santiago Yanga, 54 ans, est décédé du SRAS après avoir contracté

la maladie auprès de patients venus consulter à sa clinique Deux autres médecins de cette clinique ont aussi été très sérieusement atteints par la maladie.

Les mesures de prévention de la transmission des maladies entre patients visent aussi à protéger le médecin et le personnel.

1

J a n v i e r 2 0 0 4

SECTION RÉSERVÉE AUX PERSONNES QUI PORTENT

et les plus efficaces moyens

de réduire les risques

Prévalence de certaines maladies chroniques Maladies % population % chez les 65 ans +

Asthme (Can) 8,4 6,4MPOC (Qc) 2,3 6,6Diabète (Can) 3,2 10,4Cardiopathies (Qc) 4,6 23,2

Trang 3

La nécessité d’agir

Le phénomène de transmission des maladies

respira-toires est connu depuis longtemps La vaccination a

per-mis de diminuer l’incidence des plus graves, voire

d’éradiquer la variole Dans ce contexte, des mesures

physiques de protection d’une population en relative

bonne santé contre des infections moins graves

n’apparaissaient pas si nécessaires

L’augmentation du nombre de personnes, et de plus en

plus jeunes, qui souffrent de maladies chroniques

(asthme, diabète, cardiopathie, etc.) et le vieillisement de

la population viennent changer cette situation

Par ailleurs, l’épidémie de SRAS devrait nous avoir

con-vaincus de la nécessité de se méfier de nouveaux agents

infectieux, de prendre et de maintenir des mesures de

prévention, avant que quelques cas ne deviennent

plusieurs centaines Après tout, ce sont ces mesures

sim-ples de protection, avec la mise en quarantaine et

l’isole-ment, qui ont permis d’arrêter l’épidémie de SRAS.

Ces microbes peuvent tous se donner rendez-vous à votre bureau par l’entremise des patients fiévreux qui toussent

Transmission par voie aérienne

(aérosols)

Dissémination dans l'air ("aérosolisation") de

micro-organismes, très petites particules de moins

de 5 µm, issues de l’évaporation de grosses

gout-telettes ou dans des poussières contenant des

squames ou autres débris (ex.: de crachats) et

restant en suspension dans l'air pendant de

longues périodes.

Largement dispersés par les courants d'air et les

circuits de ventilation et possiblement jusque dans

des locaux éloignés de la source S’infiltrent plus

facilement dans les voies respiratoires

Transmission par gouttelettes

Dissémination de gouttelettes de sécrétions

respiratoires de 5 µm ou plus (donc plus lourdes)

projetées dans l'air par la toux ou les éternuements

sur une courte distance (moins de un mètre) et

n’y demeurant pas en suspension; aussi

produites lors d'interventions telles l'aspiration ou

la bronchoscopie Elles contaminent la muqueuse

buccale ou nasale d’un nouvel hôte lors

d’inhalation et, l’environnement ou l’épiderme

et les vêtements de personnes, lors de leur retombée

Transmission par contacts

Transfert de micro-organismes entre un sujet

infecté et un hôte réceptif par contacts:

directs : surface corporelle du malade contre

surface corporelle de l’hôte notamment les mains

ou

indirects: par l’intermédiaire d’un objet

contaminé (notamment par des sécrétions et des

gouttelettes) : instruments contaminés, verres,

robinets, jouets ou d’une personne exposée

(mains d'un soignant non lavées entre chaque

Aérosols Gouttelettes Contacts directs Contacts indirects

Mycobacterium tuberculosis/ Tuberculose A

Bordetella pertussis / Coqueluche (A) G Cd (Ci)

Yersinia pestis / Peste pulmonaire (A) G

Virus respiratoire syncytial / VRS G Cd Ci

Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) G Cd (Ci)

Hæmophilus influenzæ de type b (Hib) G Cd

Corynebacterium diphtheriae / Diphtérie G Cd (Ci)

Streptococcus pneumoniae / Infections à pneumocoque G Cd (Ci)

Neisseria meningitis / Infections à méningocoque G Cd

Streptococcus pyogenes / streptocoque du groupe A G Cd

Modes de transmission

Les ( ) indiquent que ce mode de transmission est mentionné sans consensus

Tableau compilé à partir des documents suivants :

1 Guide de prévention des infections, Relevé des maladies transmissibles au Canada, volume 25S4, juillet 1999, Santé Canada.

(http://www.hc-sc.gc.ca/pphb-dgspsp/publicat/ccdr-rmtc/99vol25/25s4/index_f.html)

2 Fiches techniques santé-sécurité – matières infectieuses, Bureau de la sécurité des laboratoires, DGSPSP, Santé Canada, 2001

(http://www.hc-sc.gc.ca/pphb-dgspsp/msds-ftss/index_f.html)

3 Disease Information, CDC, Respiratory and Enteric Virus Branch, August 2001 (http://www.cdc.gov/ncidod/dbmd/ diseaseinfo/)

4 (Pink Book) Epidemiology and prevention of vaccine-preventable diseases / edited by William Atkinson [et al.] 6e éd Atlanta,

GA.: U.S Dept Of Health and Human Services, Public health Service, Centers for Disease Control and Prevention, 2000.

5 Red Book : 2003 Report of Committee on Infectious Diseases, twenty-sixth Edition, Pickering LK ed., Elk Grove Village, IL,

USA, American Academy of Pediatrics; 2003, 930 p ISBN 1581100957; 248 p et annexes (7e édition April 2002 www.cdc.gov/nip/publications/pink/full.htm)

-6 Control of Communicable Diseases Manual James Chin, ed Seventeenth Edition, Washington 2000 American Public Health Association, 624 p.

7 How Contagious Are Common Respiratory Tract Infections?, Daniel M Musher, M.D.,The New England Journal of Medecine, 2003;348 : 1256-66, Massachusetts Medical Society.

8 Consensus document on the epidemiology of severe acute respiratory syndrome (SARS), Department of Communicable Disease, Surveillance and Response World Health Organization, May 2003, 48 p http://www.who.int/entity/csr/sars/en/WHOconcensus.pdf

9 Communication personnelle, Dr Guy Boivin, microbilologiste infectiologue, CRCHUL, octobre 2003.

Tiré du supplément de l’Actualité médicale, 26 janvier 2000, Dr G.Boivin

Trang 4

P r é v e n t i o n e n p r a t i q u e m é d i c a l e , J a n v i e r 2 0 0 4

FIÈVRE ET TOUX : inviter à porter un masque

et à se désinfecter les mains

• Le Comité sur les infections nosocomiales du Québec (CINQ) travaille

actuelle-ment à un avis concernant, entre autres, le triage, la désinfection des mains, le port

du masque et la mise à l’écart des patients présentant fièvre et toux

• Santé Canada dans “Infection control precautions for respiratory infections

transmitted by large droplet/contact Infection control guidance in non-outbreak

setting (in the absence of SRAS) “ [Draft, 10 décembre 2003] préconise des

mesures semblables.

• Dans « Public Health Guidance for Community-Level Preparedness and Response

to Severe Acute Respiratory Syndrome (SARS) – Draft – October 2003 »

(http://www.cdc.gov/ncidod/sars/) les CDC proposent d’instaurer une « étiquette »

universelle en matière de prévention de la transmission des maladies respiratoires

reposant principalement sur le port du masque par le patient, l’hygiène des mains

et la mise à l’écart.

Le port du masque par le patient fiévreux qui tousse, la désinfection des mains avec

un rince-mains antiseptique et la mise à l’écart sont les plus simples et les plus

efficaces moyens de réduire les risques de transmission de sa maladie.

Il s’agit autant de mesures de santé publique que de simple civisme et de

bien-séance respiratoire en salle d’attente Affligés par leur propre malaise, les patients

qui font fièvre et toux sont conscients de leur état de contagiosité et accepteront de

bon gré de porter un masque et de se nettoyer les mains si on le leur demande.

Le port du masque et la désinfection des mains par les personnes fièvreuses qui

toussent, appliqués dans les salles d’attente, pourraient favoriser l’émergence dans

la population d’une attitude civique à se préoccuper de sa contagiosité et à vouloir

en protéger ses proches et ses concitoyens.

De concert avec les mesures de surveillance épidémiologique, cette habitude

pourrait aider non seulement à réduire la propagation des microbes courants mais

aussi aider à faire face à de nouveaux agents infectieux comme le SRAS ou de

nouvelles souches d’influenza en réduisant la vitesse de dissémination de la

maladie notamment au moment ó elle apparaỵt sans avoir été encore identifiée.

L’influenza se transmet par ắrosol et contacts L’inhalation d’aussi peu que 3

particules virales peut transmettre l’infection et la majorité des personnes infectées

développeront les symptơmes et seront susceptibles de retransmettre l’infection On

rapporte que dans un avion de 54 passagers, dont l’un faisait un influenza, 72% ont

développé dans les trois jours suivants un syndrome clinique d’influenza après avoir

passé trois heures dans l’avion immobilisé au sol Et non, le système d’ắration ne

fut pas la cause de cette si grande propagation : il ne fonctionnait pas !

Les expectorations d’une personne infectée par un adénovirus contiennent d’un à

dix millions de particules infectieuses par millilitre Presque tous les adultes n’ayant

pas d’anticorps correspondants sont infectés par aussi peu que 5 particules virales en

ắrosol.

La grande contagiosité de plusieurs des infections respiratoires ne laisse pas

beaucoup de chance aux patients confinés en salle d’attente en présence d’une

personne infectée qui tousse et projette des virus dans l’air continuellement brassé

par les va-et-vient des patients et le système d’ắration.

Il va de soi que le médecin ne diagnostique et ne soigne pas seulement Il doit aussi veiller à éviter la propagation des maladies et en premier lieu dans sa propre salle d’attente.

Des mesures de prévention sont déjà suivies pour les salles d’examen mais les salles d’attente peuvent aussi être un lieu de contamination particulièrement pour les maladies transmissibles dans l’air et par contacts La récente épidémie

de SRAS l’a cruellement rappelé Sans chercher à rendre les salles d’attente ment aseptiques, un minimum de matériel et quelques mesures simples pourraient suffire pour assurer une prévention convenable

totale-Tout en tenant compte des contingences de chaque milieu, des ressources et des moyens financiers actuels, il devrait être possible de mettre partout ce type de mesures en application

Mesures régulières

• Des affiches (celles ci-jointes ou similaires) (entrée, accueil, section réservée).

• Des masques en boỵtes distributrices

Le masque dit de procédure sans barrière contre les fluides est suffisant pour les patients.Selon les cas, pour le personne soignant il peut en être autrement

• Du rince-mains antiseptique en bouteille distributrice.

Solution virucide Son utilisation ne nécessite ni eau ni essuyage

• Des papiers-mouchoirs et une poubelle.

 Organiser l'entrée et la salle d'attente

en fonction de la prévention

• Afficher, à l’entrée et à la réception une consigne claire invitant les personnes qui font de la fièvre et qui toussent à le dire à la réception.

• Mettre à la réception des masques, du rince-mains et des papiers-mouchoirs à

la disposition des patients.

• Réserver aux patients qui portent un masque une section retirée de la salle d’attente, si possible, à plus d’un mètre des autres patients

 Former le personnel

• À accueillir les patients et à répondre :

- à leurs interrogations sur la nécessité de porter le masque et de se désinfecter les mains;

- à leurs craintes à la vue de personnes portant le masque;

• À donner les consignes concernant l’usage du masque et du rince-mains

 Planifier l’accueil

• La première question que pose de routine la réceptionniste au patient devrait être: «Toussez-vous et pensez-vous faire de la fièvre ?»

• Si oui, la réceptionniste invitera le patient :

- à se désinfecter les mains avec le rince-mains antiseptique;

- à prendre et à bien s’ajuster un masque;

- et après l’inscription, à se rendre à la section réservée.

Si ces patients portent un masque, les autres patients et le personnel d’accueil n’ont pas à le faire.

Selon les résultats de l’examen, on pourra recommander au patient de continuer

à porter un masque durant la période de contagiosité.

Mesures exceptionnelles

En cas de résurgence d’anciens agents infectieux (SRAS, variole ou autres) ou

de découverte de nouveaux, d’autres mesures de prévention pourraient être nécessaires Des recommandations vous seraient alors communiquées.

À IMPLANTER

dès que possible

Civisme et bienséance respiratoire comme

mesure de prévention

Port du masque et désinfection des mains

sont des mesures préconisées par plusieurs

instances de santé publique

Un seul patient qui tousse suffit à contaminer

l’air de toute une salle d’attente pour

plusieurs heures

Trang 5

Association des Médecins Omnipraticiens

de Montréal

Un bulletin de la Direction de santé publique

de Montréal-Centre publié avec la collaboration del’Association des médecins omnipraticiens de Montréal dans le cadre du programme Prévention en pratique médicalecoordonné par le docteur Jean Cloutier

Ce numéro est une réalisation de l’unité Maladies infectieuses

Responsable de l’unité : DrJohn Carsley

Rédacteur en chef : Dr Monique Letellier

Édition : Blaise Lefebvre Infographie : Manon Girard Rédacteur : DrRenée Paré

Collaborateurs : DrDavid Dunn, Dr Jean-Pierre Villeneuve

1301, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H2L 1M3Téléphone : (514) 528-2400

http://www.santepub-mtl.qc.ca courriel: jcloutie@santepub-mtl.qc.ca

Dépôt légal – 1 er trimestre 2004 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN : 1481-3734

(barrière immunologique individuelle et de groupe)

• Clientèle hébergée (objectif > 80%)

- Obtenir à l'admission leur consentement annuel

à la vaccination contre l'influenza

- Inscrire cette vaccination annuelle à leur plan de soins.

- Vacciner à partir de la mi-novembre annuellement.

- Offrir le vaccin influenza durant toute la saison grippale.

- Vacciner au moins 80% des personnes hébergées.

- Les vacciner aussi une fois contre le pneumocoque

• Personnel soignant, bénévoles et familles.

- Vacciner au moins 60% de ces personnes (dont vous-même…)

Limiter l’introduction du virus (barrière à l'entrée)

• Inciter le personnel, les visiteurs et les bénévoles, s’ils ont la grippe, à ne pas se présenter dans l’éta- blissement au cours des 5 (adulte) ou 7 jours (enfant) suivant le début des symptômes.

Limiter la transmission du virus (barrière physique)

• Si un cas se déclare chez une personne hébergée:

- Instaurer mesures «gouttelettes et contacts»

• Si plusieurs cas :

Il faut de plus utiliser le cohortage des personnes hébergées malades ou du personnel les soignant (temps, espace).

- Confirmer le diagnostic influenza (prélèvements naso-pharyngés dans les 48 heures du début des symptômes chez au plus 5 cas reliés)

Compléter la protection vaccinale (barrière

pharmacologique complémentaire).

• Utiliser les antiviraux spécifiques à l'influenza diagnostiqué chez les :

- personnes hébergées non malades (vaccinées ou non),

- membres du personnel non malades et non protégés par le vaccin.

Ne pas exposer inutilement (barrière complète)

• Limiter les admissions jusqu'à la fin de l'éclosion soit 10 jours après l'apparition des symptômes chez

• Appeler le service de garde de santé publique

528-2400 au besoin pour des conseils, ou madame Hélène Collette (poste 3831) pour une version papier du protocole.



 Milieux ouverts

Le vaccin est gratuit pour les groupes suivants :

• toutes les personnes de 60 ans et plus;

• les personnes souffrant de maladies chroniques

cardiaques, pulmonaires, rénales, hépatiques, de

diabète, d’immunosuppresssion, de cancer, de

VIH, d’anémie ou hémoglobinopathie, d’asplénie;

• le personnel soignant et les bénévoles;

• les personnes qui habitent avec des personnes à

risque.

Le vaccin dont les souches sont bien appariées à

celles qui sont en circulation protège jusqu'à 80 %

des personnes en bonne santé et diminue les

complications de l'influenza dont le décès chez les

personnes à risques.

Cette année, une des souches en circulation, la

A/Fujian (H3N2) n’est pas incluse dans le vaccin.

Les experts estiment cependant que la présence de

la souche A/Panama (H3N2) dans le vaccin offre

une protection croisée contre la A/Fujian

Vacciner contre le pneumocoque

Comme les groupes cibles sont presque

semblables, profiter de la campagne de

vaccina-tion contre l’influenza pour vacciner contre le

pneumocoque les personnes admissibles qui ne

l’ont jamais reçu

Recommandez la vaccination même si

vous ne vaccinez pas vous-même.

Bien des personnes à risque ne considèrent pas

l’être et ne savent pas que le vaccin leur est gratuit.

Faites-leur une prescription pour l’obtenir d’un

CLSC ou d’un collègue vaccinateur.

INFO-GRIPPE www.santepub-mtl.qc.ca

Consulter «Info-grippe» pour suivre l'activité

grippale et connaître la pertinence de vacciner.

Vacciner toutes les personnes à risque, le personnel soignant, les bénévoles

et les contacts domiciliaires reste pertinent au moins jusqu’à la fin janvier

Pratiquer et faire pratiquer l’abstinence

Question de santé publique et de simple civisme: quand on a l’influenza on s’abstient d’aller au travail, d’utiliser les transports en commun, de fréquenter les lieux publics et encore plus de se présenter dans des milieux de soins pendant les 5 jours (7 pour les enfants) au cours desquels on reste contagieux après

le début des symptômes.

Lorsqu’on fait fièvre et toux, si on ne peut faire autrement que d’aller au travail, il convient par simple civisme de tenter d’éviter de transmettre son infection aux autres, en limitant les contacts avec eux, en se lavant fréquemment les mains; le port du masque pourrait aussi être envisagé.

Trang 6

J a n v i e r 2 0 0 5

révention

en pratique médicale

Initiative du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et de nombreux partenaires, le programme Services

intégrés en périnatalité et pour la petite enfance à l’intention des familles vivant en contexte de vulnérabilité fait appel à

la collaboration de plusieurs organismes et intervenants, dont les médecins, acteurs de premier plan auprès des enfants

et des familles Il vise à maximiser le potentiel de santé et de bien-être des parents, des bébés à naître et des enfants de 0

à 5 ans, et à inclure ceux-ci dans un projet de vie porteur de réussite pour les parents en renforçant leur pouvoir d’agir et celui de leur communauté.

Tableau 1 Seuils de faible revenu, région montréalaise (2003)

Nombre de personnes Revenu avant impôt

Intervenir précocement auprès des mères et

des familles en vue de :

• diminuer la mortalité et la morbidité

chez les enfants et les parents;

• favoriser le développement optimal

des enfants;

• améliorer les conditions de vie

des familles;

• diminuer les problèmes sociaux dont

l’abus et la négligence des enfants.

Qui peut y avoir accès ?

Les femmes enceintes, les mères et les

familles avec enfants de 0 à 5 ans

La femme doit présenter l’une des

caractéris-tiques suivantes :

• avoir moins de 20 ans;

• avoir 20 ans ou plus, ne pas avoir terminé

son secondaire et vivre sous le seuil de

faible revenu (voir tableau 1);

• être d’immigration récente (moins de 10

ans) et cumuler plusieurs facteurs de

vul-nérabilité liés à son parcours migratoire.

Un tel programme est-il vraiment justifié ?

Le Guide canadien de médecine clinique

préventive recommande fortement ce type de

mesure

En 1994, le Guide canadien de

médecine clinique préventive

reconnais-sait comme mesure efficace de tion de la maltraitance chez les enfants

préven-la référence à un service de visites à domicile effectuées par une infirmière pendant la période pré et postnatale des mères primipares à faible statut socioé- conomique, des jeunes mères et des mères monoparentales Lors d’une mise

à jour, en 2000, le guide en faisait d’ailleurs une recommandation de type

A, ce qui signifie qu’on dispose de

« données suffisantes pour appuyer la recommandation selon laquelle il faudrait s’intéresser expressément à cette affection dans le cadre d’un examen médical périodique ».

Soins de santé préventifs, mise à jour 2000 : Prévention de la violence faite aux enfants

Source : Statistique Canada www.statcan.ca

Des statistiques révélatrices

À Montréal*

• 38 % des enfants de 0-5 ans vivent sous

le seuil de faible revenu (2000)

• 21 % des familles comprennent un seul

• 17 % des nouveau-nés ont une mère qui

a moins de 11 années de scolarité

• 44 % sont nés d’une mère originaire de

l’extérieur du Canada

• 23 % des naissances** surviennent dans

des familles vivant en contexte de bilité (1997-1999)

vulnéra-* Selon les statistiques de la Direction de santé publique

de Montréal : www.santepub-mtl.qc.ca/portrait/index.html

** Selon un estimé à partir des données du MSSS et du ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration (MRCI).

Note : Ce bulletin s’inspire grandement du résumé du cadre de référence des « Services intégrés en périnatalité et pour la petite enfance à l’intention des

familles vivant en contexte de vulnérabilité » (MSSS, 2004) Pour la version intégrale : www.msss.gouv.qc.ca/documentation/publications.html

Services intégrés en périnatalité et pour la petite enfance

Un nouveau programme dont pourraient bénéficier

certaines de vos patientes et leur famille

Trang 7

nérabilité chez certaines familles d’immigration récente.1Ces facteurs peuvent être liés aux raisons

de l’immigration (départ forcé, témoin ou victime

de violence organisée, séparation familiale, craintes associées au statut), à l’isolement (absence de la famille et du réseau féminin) et aux conditions sociodémographiques (faible scolarité, déqualification professionnelle, cỏts de l’immigration, endette- ment et méconnaissance des langues officielles.).

Cumul de facteurs de vulnérabilité

Un facteur pris isolément peut parfois avoir un impact négatif sur le développement de l’enfant mais c’est la combinaison de plusieurs d’entre eux qui souvent entraỵnent des effets néfastes Les facteurs les plus courants sont :

— l’isolement social;

— un revenu familial sous le seuil de faible revenu;

— le caractère chronique de la pauvreté;

— l a faible scolarité de la mère;

— la monoparentalité;

— le jeune âge de la mère.

Quels sont les indicateurs de vulnérabilité ?

Depuis plusieurs années, de nombreuses recherches

réalisées ici et ailleurs ont démontré l’impact des

conditions socio-économiques sur le développement

des enfants et sur l’exercice du rơle parental

Pauvreté

La pauvreté est un déterminant majeur qui peut

entraver le développement et l’adaptation sociale de

l’enfant Les familles en situation de pauvreté sont

exposées à des stress chroniques compte tenu :

— qu’elles subissent de nombreuses privations

sur les plans matériel et social;

— qu’elles font souvent l’objet de jugements

négatifs;

— qu’elles sont exclues des principaux circuits

de participation sociale

« L’analyse des données sur l’état de santé et de

bien-être des enfants démontre aussi d’importantes

inégalités entre les enfants des milieux favorisés et

ceux de milieux défavorisés : les derniers sont

moins souvent allaités et, quand ils le sont, c’est

pendant moins longtemps que les premiers; ils ont

une moins bonne couverture vaccinale, leur

alimen-tation est plus souvent inadéquate et ils ont des

suivis médicaux moins adaptés à leurs besoins;

enfin, ils sont plus souvent victimes d’abus et de

Les assises du programme

Ministère de la Santé et des Services sociaux, Les services intégrés en périnatalité et pour la petite enfance à l’intention des

familles vivant en contexte de vulnérabilité Résumé du cadre de référence Québec, MSSS, 2004 (p 10).

www.msss.gouv.qc.ca/documentation/publications.html (2004/06/01)

1 Direction de santé publique de Montréal, Sur les facteurs de

vulnérabilité des mères immigrantes, Services intégrés en

périna-talité et en petite-enfance pour les familles vivant en contexte devulnérabilité, 14 mars 2004

Le modèle des services intégrés en périnatalité

et pour la petite enfance

négligence et ils vivent dans des environnements physiques qui présentent plus de risques pour leur santé et leur sécurité.»

Grossesses précoces

Le jeune âge de la mère l’expose à une plus grande vulnérabilité De plus, les jeunes parents peuvent éprouver des difficultés à divers niveaux : scolaire, intégration socioprofessionnelle, etc

« La plupart (95 %) des mères primipares de moins

de 20 ans connaissent l’une des conditions suivantes :

n’ont pas de diplơme d’études secondaires;

vivent dans un ménage à faible revenu;

n’habitent pas avec le père biologique de l’enfant;

ont eu au moins deux troubles de conduite (par exemple : fugue, vol, absentéisme scolaire) pendant l’enfance ou l’adolescence ».

Immigration

Les familles d’immigration récente peuvent ment se retrouver en situation de vulnérabilité Une recherche (Battaglini et al., 2000) a montré que plusieurs facteurs associés au parcours migratoire, combinés aux critères usuels concernant les habi- tudes de vie et les caractéristiques sociodémo- graphiques, permettent d’estimer le niveau de vul-

égale-Constituant une suite à Naỵtre égaux-Grandir en

santé (NÉ-GS)2, ce nouveau programme intègre

également le Programme de soutien aux jeunes

parents3ainsi qu’un volet en stimulation précoce.

Cette mise à jour a tenu compte des différentes

recherches relatives à NÉ-GS ainsi que de celles

effectuées ailleurs dans le cadre de programmes de

prévention destinés aux familles avec de jeunes

enfants en contexte de vulnérabilité Les services

intégrés en périnatalité et pour la petite enfance

s’inspirent du modèle écologique et comportent des

interventions individuelles ainsi que des actions

auprès des familles, de la communauté et de

l’envi-ronnement plus global Comme le montre la figure

ci-contre, ce modèle permet de situer les principaux

déterminants du développement et de l’adaptation

sociale des familles en même temps qu’il fait

ressortir les interactions

2 Martin C, Boyer G et al Naỵtre égaux - Grandir en santé, Un

programme intégré de promotion de la santé et de prévention en

périnatalité, Ministère de la santé et des services sociaux et

Direction de la santé publique de Montréal-Centre, 1995, 213 p

3 Ministère de la santé et des services sociaux, Programme de

soutien aux jeunes parents - Document initial pour la phase

d’implantation, MSSS, Québec, 2002, 44 p.

Le modèle écologique

Trang 8

P r é v e n t i o n e n p r a t i q u e m é d i c a l e , J a n v i e r 2 0 0 5

Le suivi est global et touche :

• la santé physique et mentale incluant la fication des naissances, la consommation de tabac, d’alcool et de drogues, la couverture vaccinale, etc

plani-• la nutrition;

• le psychosocial;

• le soutien au développement de l’enfant motion de l’allaitement maternel, attachement parent-enfant, développement cognitif, affectif, social et psychomoteur des enfants);

(pro-• le soutien économique et matériel

Il est souhaitable que le suivi de santé soit effectué

en complémentarité avec celui du médecin traitant

au moyen, par exemple, de la fiche ments Des interventions de groupe peuvent aussi être offertes

inter-établisse-Le programme comporte deux volets :

A L’accompagnement des familles

B La création d’environnements favorables

selon une perspective visant à favoriser et renforcer le

pouvoir d’agir des personnes et des communautés

Volet A.

L’accompagnement des familles

« L’intervenante privilégiée », rattachée aux

nou-veaux centres de santé et de services sociaux

(CSSS) — qui ont intégré les anciens CLSC —

peut être une infirmière, une travailleuse sociale,

une psycho-éducatrice, une nutritionniste, etc selon

les besoins de la famille Elle assure cette fonction

en s’appuyant sur une équipe interdisciplinaire

pou-vant intervenir auprès des mères, au besoin Son

rôle est de créer une relation de confiance avec la

famille et de l’accompagner dans son projet de vie

en misant sur les forces de ses membres, tout en

favorisant le développement de leur potentiel

« L’intervenante privilégiée » est responsable du

soutien à long terme de la famille, à partir de la

grossesse de la mère jusqu’à l’entrée de l’enfant à

l’école.

L’intervention se concrétise grâce à un suivi

individualisé à domicile, auquel peuvent s’ajouter

des activités de groupes au CSSS ou dans la

communauté

Identifier et orienter

Le médecin, de par sa position clée sur le parcours

des femmes enceintes, est le professionnel le mieux

placé pour identifier précocement — dès la 12e

semaine de grossesse — celles qui vivent en

contexte de vulnérabilité, et pour les orienter

rapi-dement vers le Programme des services intégrés du

centre de santé et de services sociaux

Cette action permet alors aux familles :

— de bénéficier d’un suivi personnalisé et d’un

soutien global de « l’intervenante privilégiée »,

dont un suivi de santé complémentaire à celui

du médecin;

— d’obtenir des suppléments alimentaires (OLO :

œufs, lait, orange) ou un suivi nutritionnel

durant la grossesse;

— de se prévaloir de toute la gamme des services

du centre de santé et de services sociaux;

— d’être accompagnées vers d’autres ressources

du milieu selon leurs besoins.

Des ressources que les intervenants des CSSS connaissent bien :

• Répit parental (halte-garderie, répit de fin de semaine).

• Stimulation des enfants (ateliers de stimulation précoce, activités de stimulation pendant le répit).

• « Marrainage » (accompagnement des familles par d’autres familles du voisinage, mères visiteuses).

• Soutien à l’allaitement (marrainage et groupes d’entraide).

• Sécurité alimentaire (cuisines collectives, jardins communautaires, groupes d’achat économique).

• Soutien matériel (prêt de jouets et accessoires pour enfants, meubles et vêtements à prix modiques).

• Transport (accès aux ressources du milieu).

• Démarchage pour mieux rejoindre les familles (différents milieux de vie : parcs, ruelles, écoles,

garderies, lieux publics), fêtes du nouveau-né, outils de communication, carte des ressources.

• Sécurité des aires de jeu (amélioration de la sécurité-salubrité du matériel et de l’aménagement).

• Politiques publiques : actions d’influence pour améliorer les politiques publiques concernant les conditions de vie des familles (lutte contre la pauvreté, sécurité du revenu, services de gardes, etc.).

En période postnatale

• De 0 à 6 semaines : visites hebdomadaires.

• De 7 semaines à 12 mois : visites aux 2 semaines.

• De 13 mois à 60 mois : visites mensuelles et activités de groupe pour les enfants, les parents

ou les familles

Accompagnement des familles : précocité, intensité et continuité

Quel est le rôle du médecin ?

Le médecin peut aussi être amené à identifier des enfants de 0 à 5 ans en situation de vulnérabilité dont les mères répondent aux critères mention- nés plus haut Il peut alors les orienter vers le même programme.

Volet B.

La création d’environnements favorables

Les familles rencontrent diverses difficultés liées à leurs conditions de vie et elles ont besoin d’un soutien

de la communauté Il s’agit de mettre en place des activités et des projets pour améliorer les condi- tions de vie des familles, les soutenir dans leur projet

de vie et favoriser leur participation sociale Le moyen privilégié — l’action intersectorielle —

permet d’agir sur l’ensemble des déterminants de la santé et du bien-être dans différents secteurs d’activités Plusieurs acteurs de la communauté sont donc mobilisés : les familles, les CSSS, les établissements et professionnels du réseau de la santé, les organismes communautaires, les centres

de la petite enfance (CPE), la municipalité, les écoles, les centres locaux d’emploi, etc

Trang 9

Association des Médecins Omnipraticiens

de Montréal

Un bulletin de la Direction de santé publique

de Montréal publié avec la collaboration del’Association des médecins omnipraticiens de Montréaldans le cadre du programme Prévention en pratique médicale,Volet Information, coordonné par le docteur Jean Cloutier

Ce numéro est une réalisation de l’unité Écologie humaine

1301, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H2L 1M3Téléphone : (514) 528-2400

http://www.santepub-mtl.qc.ca courriel: jcloutie@santepub-mtl.qc.ca

ISSN (version imprimée) : 1481-3734 ISSN (version en ligne) : 1712-2937 Dépôt légal — Bibliothèque nationale du Québec, 2004 Dépôt légal — Bibliothèque nationale du Canada, 2004 Numéro de convention : 40005583

révention

en pratique médicale

Le programme est-il disponible partout ?

• Le programme est offert par tous les centres de santé et de services sociaux (CSSS) du

Québec aux familles dont la mère a moins de 20 ans

• Pour les autres familles visées par le programme, les services peuvent varier en fonction des

ressources disponibles Même s’il n’est pas disponible actuellement dans toute son intensité

pour l’ensemble des familles vulnérables, celles-ci peuvent tout de même bénéficier des

services du centre de santé et de services sociaux (ex : consultations individuelles, vaccination,

rencontres de groupe prénatales et postnatales, ateliers parents-enfants, ateliers de stimulation

précoce et être référées — ou accompagnées — vers les ressources du milieu selon leurs

besoins.)

Des familles qui ont aussi des forces

«Vous nous dites que vous voulez nous voir si on a des problèmes C’est pas très invitant pour

nous autres Nous, on veut aussi que vous nous voyez quand ça va bien On veut vous montrer

qu’on n’est pas rien que des problèmes, mais qu’on est aussi capables de faire des affaires ! » 4

(Thérèse, mère engagée dans le mouvement ATD Quart-Monde)

4 G Boyer, D Beauregard, Y Marchand N Naître égaux Grandir en santé Vous connaissez ? Direction de santé publique,

Régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre (2000), p.9

Références utiles

— Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs : www.ctfphc.org/ Voir Rapports du groupe d’étude canadien de 1999-2004, no17

Soins de santé préventifs, mise à jour de 2001 : Prévention de la violence faites aux enfants

— Direction de santé publique de Montréal : www.santepub-mtl.qc.ca (voir sections Statistiques et Tout-petits)

— Groupe de recherche et d’action sur la sation des enfants et Alliance de recherche en développement des enfants dans leur commu- nauté (GRAVE-ARDEC) :

victimi-www.graveardec.uqam.ca

— Institut de santé publique du Québec : www.inspq.qc.ca (voir Développement des individus et des communautés, secteur Soutien des jeunes)

— Centre d’excellence pour le développement des jeunes enfants (CEDJE) : www.excellence- jeunesenfants.ca (recherche, informations sur le développement du jeune enfant)

Centre de santé et de services sociaux

d'Ahuntsic et Montréal-Nord

11441, boulevard Lacordaire, Montréal-Nord H1G 4J9

Téléphone : (514) 327-0400

Centre de santé et de services sociaux

de Côte-des-Neiges, Métro et Parc Extension

5700, chemin de la Côte-des-Neiges, Montréal H3T 2A8

Téléphone : (514) 731-8531

Centre de santé et de services sociaux des Faubourgs,

Plateau Mont-Royal et Saint-Louis du Parc

4255, avenue Papineau, Montréal H2H 2P6

Centre de santé et de services sociaux

de La Petite Patrie et Villeray

1385, rue Jean-Talon Est, Montréal H2E 1S6

Téléphone : (514) 495-6767

Centre de santé et de services sociaux

de LaSalle et du Vieux Lachine

8686, rue Centrale, LaSalle H8P 3N4

Téléphone : (514) 364-6700

Centre de santé et de services sociaux

du Nord de l'Île et Saint-Laurent

11822, avenue du Bois-de-Boulogne, Montréal H3M 2X6 Téléphone : (514) 331-2572

Centre de santé et de services sociaux

de Pierrefonds et Lac Saint-Louis

13800, boulevard Gouin Ouest, Pierrefonds H8Z 3H6 Téléphone : (514) 626-2572

Centre de santé et de services sociaux

Liste des centres de santé et de services sociaux (CSSS)

sur l’île de Montréal

N.B : Il est toujours possible de téléphoner aux numéros de chacun des anciens CLSC.

Évaluation

On notera que le programme fait l’objet d’une évaluation de la part du ministère de la Santé

et des Services sociaux Cette évaluation porte sur l’implantation et les effets attendus.

Trang 10

S e p t e m b r e 2 0 0 4

Arrêt cardio-respiratoire

La défibrillation reconnue pour sauver des vies dans nos bureaux

Un patient est victime d’un arrêt cardio-respiratoire (ACR) dans notre

bureau Nous n’avons que quelques minutes pour le sauver

Sommes-nous en mesure d’intervenir? Comment faire face à la situation?

À Montréal, entre janvier 1999 et décembre 2001, 12 patients ont été

victimes d’un ACR chez leur médecin, en clinique Deux patients ont été

réanimés avec succès : dans le premier cas, la clinique disposait d’un

défibrillateur et dans l’autre, les ambulanciers sont arrivés en six

minutes Pour le médecin, être témoin d’un ACR dans sa clinique est

certes un événement rare Cependant, les développements en

réa-nimation cardio-respiratoire, simplifiant énormément la procédure,

nous imposent une réflexion Cet article a pour but de familiariser les

médecins, omnipraticiens ou spécialistes avec les nouvelles tendances

en réanimation ainsi qu’avec les normes internationales faisant consensus.

détecter la fibrillation ventriculaire chez

70 à 90 %2 des patients Administrée selon la norme du cinq minutes ou moins, la défibrillation permet des taux de survie - avec congé de l’hôpital - variant

de 38 à 65 % Certaines de ces victimes d’ACR sont foudroyées à même nos cabinets de médecin Le fait d’attendre l’arrivée des techniciens médicaux d’ur- gence avant d’administrer la défibrilla- tion réduit alors à 3,5 %3les chances de survie du patient Le rapport Dicaire (MSSS, 2000) soulignait justement cette lacune dans le réseau de la santé et des services sociaux notamment dans les cliniques médicales et dentaires

Le facteur le plus important pour la survie d’une victime en fibrillation ven- triculaire est le temps écoulé avant la défibrillation Chaque minute qui passe entre le début de l’arrêt cardiaque et la défibrillation fait chuter de 7 à 10 %4la probabilité de réanimation C’est

d’ailleurs pour cette raison que tous les techniciens ambulanciers du Québec ont reçu une formation en défibrillation leur permettant d’exécuter ce traitement avant même le transport vers un centre hospitalier Cependant, même les tech- niciens médicaux des services d’ur- gence les plus performants en Amérique du Nord arrivent rarement à temps pour sauver la victime d’un arrêt cardiaque Voilà pourquoi presque tous les groupes en médecine d’urgence s’entendent sur un point : le traitement

de l’ACR doit inclure l’accès rapide à

la défibrillation et les intervenants sur les lieux sont les mieux placés pour agir rapidement5,6,7,8,9,10 Et c’est encore plus vrai lorsque les intervenants au chevet

de la victime sont des médecins en devoir

La défibrillation est maintenant un traitement accessible et abordable Des défibrillateurs externes automatisés (DEA), avec la capacité de diagnosti- quer précisément les arythmies traita- bles, sont maintenant disponibles Les prix varient entre 2 500 $ et 5 000 $ et leur utilisation ne requiert qu’une for- mation de quelques heures Ces appareils permettent de réanimer jusqu’à 65 % des victimes de FV La défibrillation par DEA est si simple, sécuritaire et efficace que dans certaines provinces, la défibrillation n’est plus un acte médical mais plutôt un geste de secourisme Au Québec, plusieurs entreprises et lieux publics désiraient que leurs équipes de secouristes offrent

la défibrillation de concert avec la mation cardio-respiratoire Une entente

réani-a donc été étréani-ablie réani-avec le Collège des Médecins du Québec permettant la défibrillation par des non-médecins si ceux-ci ont une formation DEA à jour,

et s’ils sont inscrits auprès du directeur médical des services pré-hospitaliers de leur région.

Les maladies cardio-vasculaires sont la

principale cause de mortalité au pays et

au Québec Plus précisément, c’est la

maladie cardiaque ischémique qui est

responsable du plus grand nombre de

décès dans notre société : 19,5 % de la

population en meure1 Si plusieurs de

ces victimes souffrent préalablement

d’angine ou d’infarctus du myocarde, il

reste que pour 50 % d’entre elles, la

première manifestation entraîne la mort

subite À Montréal et Laval, 1 140

per-sonnes, en moyenne, meurent chaque

année des suites d’un malaise d’origine

cardiaque Selon une recension des

écrits, la vaste majorité des cas d’ACR

sont causés par la fibrillation

ventricu-laire (FV), arythmie généralement fatale

pour laquelle existe pourtant un

traite-ment simple et efficace : la

défibrilla-tion Grâce à une intervention rapide,

généralement définie par un intervalle

de moins de cinq minutes entre

l’af-faissement de la victime et le recours au

défibrillateur, l’appareil permet de

Arrêt cardio-respiratoire et la défibrillation

révention

en pratique médicale

P r é v e n t i o n e n p r a t i q u e m é d i c a l e , J a n v i e r 2 0 0 5

Trang 11

La formation DEA

Les Défibrillateurs Externes Automatisés

(DEA) sont des défibrillateurs ultra simples

programmés pour guider l’opérateur selon

une approche ABCD systématique.

L’appareil analyse automatiquement

l’aryth-mie et propose l’administration de chocs

lorsque l’arythmie est traitable par

défibril-lation Plusieurs modèles d’appareils sont

approuvés par Santé Canada11 Leur

effica-cité à convertir une fibrillation ventriculaire

(FV) en rythme cardiaque régulier varie

entre 90 % et 100 %, après une série de un

à trois chocs Leur sensibilité à la

fibrilla-tion ventriculaire varie de 97 % à 100 %

alors que leur spécificité oscille entre 96 %

et 100 % Une étude auprès d’une

compa-gnie ắrienne ayant rendu obligatoire

l’utili-sation du DEA pour toutes personnes

inconscientes révèle un taux de détection

des FV de 100 %12 De plus, pour les

patients non touchés par un ACR, l’appareil

a décelé l’activité cardiaque régulière et n’a jamais suggéré la défibrillation Pour 200 utilisations, il n’y a aucune complication

Les médecins peu familiers avec le ment de patient en ACR n’ont pas à être experts en réanimation ACLS (Advanced Cardiac Life Support), ni à disposer dans leur bureau de moniteurs défibrillateurs sophistiqués et dispendieux Pour ces rares événements tragiques, ó un patient est vic- time d’un ACR dans une clinique, disposer d’un simple DEA donne à cette victime une chance réelle de survie Plusieurs de ces patients redeviennent conscients devant nous si la défibrillation est réalisée dans les délais recommandés Pour les autres, pour- suivre la réanimation cardio-respiratoire de base avec analyse aux minutes par le DEA (l’appareil nous guide tout le long de cette démarche) constitue le meilleur traitement en attendant l’arrivée des services d’urgence.

traite-Suite à un récent sondage, nous avons constaté que seulement 11 de nos 29 CLSC ont un défibrillateur Quelle serait

la situation dans les cliniques et les cliniques? À Montréal, plus de 40 équipes non-médicales offrent la défi- brillation dans le cadre d’une entente avec Urgences-santé De plus en plus d’entreprises, de centres de condition- nement physique (ex.: 14 Nautilus) et de lieux publics s’équipent et forment leur personnel non-médical pour offrir ce ser- vice Une réflexion s’impose à nous, médecins, car les ACR sont la première cause de décès dans notre société.

poly-Organismes de formation

Intervenants du réseau de santé à Montréal et Laval

• Urgences-santé (514-723-5763)

www.urgences-sante.qc.ca/trousse/defibril.asp

Grand public et secouristes

• Fondation des maladies du cœur du Québec (514-871-1551)

ventricu-3 Taux de survie d’Urgences-santé (1994-2003), ACR témoignés (FV, FV disparues, asystolie, AESP) : 3,5 % auront congé de l’hơpital Pour le

39 % qui encore en FV à l’arrivée des techniciens ambulanciers, ce taux monte à 9 %

4 Larsen MP, Eisenberg MS, Cummins RO, Hallstrom AP Predicting survival from out-of -hospital cardiac arrest: A graphic model Annals of Emergency Medicine 1993; 22: 1652-1658.

5 ILCOR: Circulation 2000; 102(suppl I).

6 ERC: Resuscitation 1998; 37: 91-94.

7 AHA: Circulation 1998; 97: 1309-1314.

8 FMCC: Canadian Journal of Cardiology 1998; 14(1): 31-32.

9 ACEP: Annals of Emergency Medicine 1999; 33(3): 371-372.

10 ACMU: Canadian Journal of Emergency Medicine 2001; 3(4): 269-270.

11 Cardiac Science PowerHeart, FirstSave, Medtronic Physio-control Lifepak 500, Lifepak CR-plusPhilips HeartStart FR2+, HeartStart OnSite Welch Allyn AED 10 et AED 20 Zoll AED-Plus.

12 Page et al NEJM 2000; 343: 1210.

Les appareils DEA

Association des Médecins Omnipraticiens

de Montréal

révention

en pratique médicale

Un bulletin de la Direction de santé publique

de Montréal publié avec la collaboration del’Association des médecins omnipraticiens de Montréaldans le cadre du programme Prévention en pratique médicale,Volet Information, coordonné par le docteur Jean Cloutier

Rédacteur en chef et auteure : DrIsabelle Samson

Édition : Deborah Bonney Infographie : Manon Girard Collaborateurs : Urgences-santé Consultant : Dr Martin Juneau,

Institut de cardiologie de Montréal

1301, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H2L 1M3Téléphone : (514) 528-2400

http://www.santepub-mtl.qc.ca courriel: jcloutie@santepub-mtl.qc.ca

ISSN (version imprimée) : 1481-3734 ISSN (version en ligne) : 1712-2937 Dépơt légal — Bibliothèque nationale du Québec, 2004 Dépơt légal — Bibliothèque nationale du Canada, 2004 Numéro de convention : 40005583

La défibrillation étant un acte médical, les

médecins ont un droit acquis de l’administrer.

Comme pour tout autre acte médical, il en

tient à notre responsabilité professionnelle

de développer et maintenir nos

compé-tences Pour les non-médecins, il y a une

formation obligatoire pour apprendre à

utiliser un appareil de défibrillation externe

automatisé D’une durée de 4 heures pour

les gens déjà certifiés en réanimation

cardio-respiratoire, la formation sera plus

longue pour les autres, mais généralement

de moins de 8 heures Une mise à jour

annuelle est obligatoire À très peu de frais,

la formation DEA est facilement

disponible.

Le programme d’accès public

La corporation d’Urgences-santé réalise

que, pour tout patient en détresse, un temps

réponse rapide et l’habileté de prodiguer

des soins avancés sont essentiels à sa

survie Cependant, dans le cas des victimes d’ACR, l’évidence démontre que ce sont les intervenants déjà sur place qui peuvent offrir aux victimes les meilleures chances

de survie Devant ce constat, santé a donc lancé un programme d’accès public à la défibrillation Le programme vise à faciliter les démarches logistiques et médico-légales pour que des équipes d’in- tervenants puissent offrir la défibrillation dans les milieux à risques Présentement à Montréal, plus de 40 groupes de répondants équipés d’un ou de plusieurs DEA sont inscrits auprès d’Urgences-santé Ils ne sont pas du réseau de la santé

Urgences-Pour les médecins désirant faire de leur nique un lieu sécuritaire offrant un accès à

cli-la défibrilcli-lation, Urgences-santé propose une formation en DEA pour leur personnel comme pour ses autres partenaires du réseau de santé.

Trang 12

• Environ la moitié de la population québécoise âgée de 35 à 44 ans montre des signes

évidents d’une maladie parodontale À l’échelle mondiale, la prévalence et la sévérité

des maladies parodontales tendent à augmenter avec l’âge.

• Environ un adulte québécois sur cinq souffrira un jour d’une parodontite sévère

pouvant même impliquer la perte de dents

• Les maladies parodontales représentent une des principales causes de la perte de dents

chez les québécois, avec tous les problèmes de santé qu’une édentation partielle ou

totale peut entraîner par la suite : difficultés masticatoires, mauvaise digestion,

douleur à l’articulation temporo-mandibulaire, etc.

• Environ le tiers des québécois âgés entre 35 et 44 ans n’ont pas consulté de dentiste

au cours de la dernière année Ce pourcentage augmente avec l’âge pour atteindre

environ les deux tiers de la population, après l’âge de 65 ans.

De quoi s’agit-il ?

Il existe deux grands groupes de maladies

parodontales, les gingivites et les

paro-dontites Les gingivites se reconnaissent à

l’apparence des gencives qui présentent les

signes classiques d’une inflammation, soit

la rougeur et l’œdème, sans atteinte du

parodonte Le parodonte comprend la

gen-cive, le cément, les ligaments

périden-taires, les tissus conjonctifs et l’os

alvéo-laire Les parodontites surviennent lorsque

l’inflammation des gencives atteint

égale-ment le parodonte provoquant ainsi l’une

ou l’autre des conséquences suivantes :

(1) un détachement de la gencive le long

de la racine de la dent affectée créant ainsi

une poche parodontale ou (2) une

réces-sion gingivale, c’est-à-dire une

destruc-tion de la gencive dans toute son épaisseur

en direction de la racine de la dent Dans

les deux cas, ce qui importe c’est la perte

change-une augmentation de la mobilité des dents et conduire avec le temps à la perte

des dents La destruction du parodonte est imputable à l’effet pervers des médiateurs

de l’inflammation appelés sur les lieux en raison d’une accumulation de plaque bac- térienne autour de la dent Les parodon- tites se subdivisent en deux sous-groupes :

juvénile et adulte Les maladies parodontales

observées en bas âge sont habituellement associées à une anomalie au niveau des neu-

trophiles, alors que celles présentes à l’âge

adulte sont causées principalement par

l’accumulation de plaque bactérienne autour

de la dent et de sa racine Certaines habitudes

de vie, conditions ou état de santé et maladies systémiques peuvent également contribuer à augmenter la sévérité d’une parodontite.

En quoi les maladies parodontales peuvent-elles concerner le médecin ?

1 Bien que l’accumulation de plaque térienne autour des dents constitue la principale étiologie des maladies paro- dontales, plusieurs habitudes de vie, maladies systémiques, états de santé, de même que certains facteurs génétiques prédisposent aux maladies parodontales

bac-ou contribuent à aggraver de façon nificative leur pronostic

sig-2 Certaines maladies parodontales sont le résultat d’une infection bactérienne (érythème linéaire gingival), virale (gingivo-stomatite herpétique primaire)

ou fongique (histoplasmose) et tent un risque infectieux transmissible par la bouche et la salive.

Trang 13

de gencives et aux implants dentaires et les traitements parodontaux présentent souvent un moins bon pronostic chez les fumeurs.

Le diabète

Le diabète (type 1 et 2) favorise les dies parodontales à cause de l’action de facteurs biochimiques liés à cette maladie qui réduisent le débit sanguin et la réponse immunitaire au niveau des gencives Un diabète mal contrôlé contribue donc à accélérer la destruction du parodonte

mala-Le tabagisme

Les fumeurs souffrent plus souvent de

paro-dontite et leur perte osseuse est souvent

plus rapide que chez les non fumeurs Par

contre, ils ont moins tendance à saigner

des gencives au brossage en raison de

l’ac-tion vasoconstrictrice du tabac, ce qui a

pour effet de masquer la présence d’une

maladie parodontale De plus, le fumeur

s’expose à une forme de maladie

parodon-tale particulièrement destructrice et

douloureuse, la gingivite ulcéro-nécrotique

aigüe (GUNA) Le tabagisme peut

con-stituer une contre-indication aux greffes

Deux facteurs prédisposant aux maladies parodontales

présentent un intérêt particulier

Les fumeurs ont cinq fois plus de risque de souffrir d’une maladie parodontale que les non fumeurs;

un fumeur diabétique, 20 fois plus.

Les patients diabétiques qui montrent des signes

de micro-complications associées

au diabète (rétinopathie, par exemple) sont plus à risque de développer des maladies parodontales.

Maladies cardio-vasculaires

Certaines études suggèrent que la présence

d’une maladie parodontale pourrait

aug-menter le risque d’athérosclérose, de

ma-ladies coronariennes et d’infarctus du

myocarde Pour le moment, quatre

méca-nismes principaux sont suspectés :

1 les effets directs des agents infectieux des

maladies parodontales sur la formation

d’athéromes,

2 l’effet indirect de la réponse immunitaire

induite par l’infection parodontale,

3 les prédispositions génétiques munes entre les maladies parodontales

com-et l’athérosclérose,

4 les facteurs de risque communs liés aux habitudes de vie La production de pro- téines, telles que la protéine C-réactive et

la fibrinogène, semble être ment significative Plusieurs agents pathogènes impliqués dans les maladies parodontales peuvent également affecter

particulière-le cœur advenant une bactériémie.

L’exemple classique en est l’endocardite bactérienne.

3 Dans certains cas, les maladies

parodon-tales pourraient influencer la santé

globale du patient.

4 Les principaux facteurs de risque associés

aux maladies parodontales constituent

également des facteurs de risque

asso-ciés à d’autres conditions ou maladies

systémiques : tabagisme, diabète,

hygiène corporelle (buccale), stress, etc.

5 Certains médicaments peuvent nuire à la santé du parodonte.

6 Les changements hormonaux qui nent chez la femme à différents moments de sa vie sont susceptibles de favoriser l’apparition d’une maladie parodontale : puberté, cycle menstruel, grossesse, prise de contraceptifs oraux, ménopause.

survien-Par exemple, pendant la grossesse, la réponse immunitaire étant amoindrie et la concentra- tion de progestérone et d’œstrogène étant au moins décuplée, toute accumulation de plaque bactérienne, aussi minime soit-elle, peut induire l’inflammation du parodonte Il est donc important de renforcer la motiva- tion des femmes enceintes au regard de l’hy- giène buccale

Bébé prématuré de petit poids :

Certaines études tendent à démontrer que

la présence d’une maladie parodontale chez la mère peut poser un risque pour la grossesse, surtout si la sévérité de la paro- dontite augmente durant cette période Cependant, la compréhension du méca- nisme en cause demeure incomplète.

Deux complications systémiques possibles : des hypothèses

Ngày đăng: 18/06/2014, 10:05

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