1. Trang chủ
  2. » Y Tế - Sức Khỏe

Les troubles de l’intégration visuelle - part 9 pot

19 743 0
Tài liệu đã được kiểm tra trùng lặp

Đang tải... (xem toàn văn)

Tài liệu hạn chế xem trước, để xem đầy đủ mời bạn chọn Tải xuống

THÔNG TIN TÀI LIỆU

Thông tin cơ bản

Tiêu đề Les troubles de l’intégration visuelle - part 9 pot
Trường học University of Example
Chuyên ngành Ophthalmology
Thể loại Thesis
Năm xuất bản 2023
Thành phố Example City
Định dạng
Số trang 19
Dung lượng 1 MB

Các công cụ chuyển đổi và chỉnh sửa cho tài liệu này

Nội dung

L’objectif de la chirurgie du strabisme devrait être de maximiser la VBS le champ de fusion pour que le patient obtienne le champ de vision le plus large possible et déplace ses yeux en

Trang 1

Options chirurgicales pour

le strabisme de l’adulte

Comme nous l’avons vu dans la partie 1, la chirurgie

du strabisme chez les adultes est « restauratrice », ce qui

signifie qu’elle est très efficace pour éliminer les symptômes

d’un patient et entraîne plusieurs avantages fonctionnels41

Une pourcentage élevé d’adultes obtiennent un

réaligne-ment des yeux satisfaisant, défini généraleréaligne-ment comme

une réduction de l’angle préopératoire à quelques DP7,42,43

La chirurgie chez les adultes peut être réalisée sous

anes-thésie locale, bien que les progrès récents dans les

anesthé-siques généraux et la prise en charge des voies aériennes

aient amélioré le délai entre la fin de l’opération d’un

patient et la fin de l’induction du patient suivant

Nouvelles avancées en chirurgie : Au cours de dernières

années, d’importants progrès ont été réalisés dans la

chirurgie du strabisme, en termes de qualité technique et

de variété des interventions disponibles Très peu de cas de

strabisme sont considérés actuellement comme intraitables

grâce à la myriade de possibilités offertes Un paradigme

qui a changé au cours de ces dernières années est la

conception de la chirurgie du strabisme qui est

actuelle-ment individualisée pour chaque patient Il n’est plus

acceptable de simplement planifier une correction pour

obtenir un réalignement en position primaire L’objectif de

la chirurgie du strabisme devrait être de maximiser la VBS

(le champ de fusion) pour que le patient obtienne le champ

de vision le plus large possible et déplace ses yeux en

tandem Idéalement, le patient devrait obtenir une vision

simple de 30 degrés à partir de la position primaire41 Cela

peut nécessiter une modification de la planification

tradi-tionnelle de l’intervention chirurgicale en termes de choix

des muscles et du dosage de la chirurgie

Au cours de ces dernières années, des progrès

chirurgi-caux ont été réalisés dans la correction des diverses

incli-naisons de la tête dues au nystagmus44 Un autre domaine

est la transposition de muscles oculaires pour traiter diverses

affections, incluant la paralysie du sixième nerf et la

dévia-tion verticale dissociée (DVD)45 Les connaissances actuelles

des fonctions de la poulie des muscles oculaires ont mené à

l’adoption de nouvelles approches pour traiter les syndromes

A et V, le glissement des muscles oculaires et les anomalies

des mouvements des yeux dans le syndrome de Duane46

Enfin, les nouvelles méthodes pour traiter la cyclotorsion ont

amélioré le taux de succès pour traiter la paralysie du

quatrième nerf, ainsi que le strabisme induit par la

trans-location maculaire et l’opération de plissement scléral

Chirurgie avec suture ajustable :L’un des progrès majeurs

effectués dans la chirurgie du strabisme est l’utilisation de

sutures ajustables, popularisée par Jampolsky dans les

années 19602 Cette option permet au chirurgien de placer

les yeux dans la position optimale désirée durant la période

postopératoire immédiate pour avoir la meilleure chance

d’obtenir un alignement réussi à long terme

Réciproque-ment, elle permet au chirurgien d’éviter de laisser l’œil dans

une position non désirée47 Une étude a montré que la

chirurgie avec suture ajustable a eu un taux plus élevé de

succès que la chirurgie conventionnelle, bien qu’elle ait été

particulièrement avantageuse dans les cas de chirurgie

répétée du strabisme et pour corriger les mauvais

aligne-ments horizontaux et verticaux complexes48 Il existe deux

méthodes de base pour la chirurgie des muscles oculaires

avec sutures ajustables : l’une d’elles consiste à effectuer un

nœud formant une boucle pouvant être desserrée et

resser-rée selon les besoins L’autre méthode utilise une anse qui

peut tirer vers le haut ou vers le bas les sutures du muscle

pour changer la position du muscle49(figures 2 et 3) Ces sutures sont généralement ajustées le jour de l’intervention chirurgicale ou jusqu’à 24 heures après, bien que l’utilisa-tion de divers produits lubrifiants lors de l’intervenl’utilisa-tion permette l’ajustement des sutures jusqu’à 3 ou 4 jours plus tard Les sutures à fixation sclérale dont les brins sont laissés sous la conjonctive peuvent être utilisées pour augmenter une récession dans le strabisme restrictif sévère

et ces sutures peuvent être ajustées au besoin pendant une période maximale de 10 jours après l’intervention49 Des études sur des sutures ajustables utilisées en chirurgie des muscles oculaires horizontaux ont montré des taux d’alignement réussi à long terme de 83 % à

92 %7,42,43,47,48 Ces taux sont plus élevés que ceux pour la chirurgie traditionnelle (suture non ajustable), dont les taux

de succès rapportés atteignent environ 75 % à 80 % dans l’ensemble48 Une étude a révélé que le taux de succès de

la réparation de l’ésotropie et l’exotropie était équivalent à celui des chirurgies primaires et répétées47 Le taux de succès de plus de 85 % pour tous les groupes dépendait de l’obtention d’une gamme étroite d’alignements postopéra-toires immédiatement après la chirurgie pouvant se situer entre 3 DP et 0 pour l’ésotropie et entre 3 et 7 DP de surcorrection pour l’exotropie Les taux de succès pour d’autres formes de strabisme varient selon l’anomalie mais dans l’ensemble, une majorité de patients peuvent béné-ficier d’une amélioration importante de l’alignement de

Ophtalmologie

Figure 2 : Diagramme d’une méthode utilisant un fil de suture ajustable formant un noeud en boucle pour la récession du muscle droit Une suture fixe est utilisée pour

le muscle et un nœud temporaire est effectué avec les sutures du muscle qui peut être défait lorsque la position

du muscle est ajustée plus tard dans la journée À noter,

la suture sclérale temporaire formant une boucle près du limbe, qui permet à l’assistant de fixer le globe pendant que le chirurgien ajuste la position du muscle49

Figure 3 : Diagramme d’une méthode utilisant une suture ajustable avec nœud de type coulissant pour la récession

du muscle droit Une « anse » est faite autour des sutures

du muscle qui peut tirer vers le haut ou vers le bas les sutures du muscle pour changer la position du muscle

au moment de l’ajustement49

Trang 2

leurs yeux et une très grande majorité est satisfaite des résultats

postopératoires

Complications de la chirurgie du strabisme :Les complications

de la chirurgie du strabisme sont heureusement peu fréquentes50

Le taux d’infections après la chirurgie est faible grâce à l’utilisation

générale d’antibiotiques topiques pendant la période

postopéra-toire Le taux d’endophtalmite est extrêmement faible et estimé à

1 cas sur 20 000 à 30 000 Les réactions à la suture sont peu

fréquentes, étant donné que la plupart des sutures sont

résorbables et faites de matières synthétiques Ces réactions sont

généralement contrơlées par des stérọdes topiques Un dellen

peut survenir si la conjonctive est oedémateuse et celui-ci répond

aux lubrifiants Il est parfois nécessaire de faire l’ablation de kystes

conjonctivaux ou subconjonctivaux s’ils sont inesthétiques ou

irri-tants pour le patient Une ischémie du segment antérieur peut se

produire chez les patients présentant une altération vasculaire qui

subissent une intervention sur plus de 2 muscles droits D’autres

complications inhabituelles incluent les hémorragies

rétrobul-baires, la myosite, la sclérite et les perforations sclérales

Conclusions

Le traitement des adultes atteints de strabisme inclut

plusieurs options chirurgicales et non chirurgicales qui offrent

de nombreux avantages fonctionnels Chez de nombreux

patients, la chirurgie n’est pas nécessaire et on peut les traiter par

d’autres moyens qui peuvent être sûrs et efficaces La chirurgie

pour les adultes est restauratrice et a un excellent rapport

cỏt-efficacité Elle est très efficace pour rétablir un alignement

satis-faisant et chez une majorité de patients, les symptơmes

préopératoires se résorbent avec un faible risque de

complica-tions, incluant la diplopie

Remerciements

L’auteur désire remercier MmeFrances Kraft et les DrsDavid

Smith, Brian Arthur et Michael Flanders pour avoir révisé le

manuscrit et fait de précieuses suggestions La DrSusan Tucker a

fait les dessins pour les Figures 2 et 3

Le D r

Kraft est ophtalmologiste au Hospital for Sick Children et au sein du

Réseau universitaire de santé, et professeur dans le Département

d’ophtal-mologie et des sciences de la vision à l’Université de Toronto, Toronto, Ontario.

Références :

1 von Noorden GK The History of Strabismology Oostende, Belgium: JP Wayenborgh; 2002.

1975;79(5):704-17

3 Véronneau-Troutman S Prisms in the Medical and Surgical Management of Strabismus.

St Louis: Mosby; 1994.

4 Jampolsky A, Flom M, Thorson JC Membrane Fresnel prisms: a new therapeutic device In:

Fells P, ed The First Congress of the International Strabismological Association London:

Kimpton; 1971:183-93.

5 Scott AB Botulinum toxin injection of eye muscles to correct strabismus Trans Am

Ophthalmol Soc 1981;79:738-68.

6 Coats DK, Stager DR, Beauchamp G R, et al Reasons for delays in referrals for adult

strabismus surgery Arch Ophthalmol 2005;123(4):497-9.

7 Scott WE, Kutschke PJ, Lee WR Adult strabismus (20th Frank Costenbader Lecture) J Ped

Ophthalmol Strabismus 1995;32(6):348-52.

8 Beauchamp GR, Black BC, Coats DK, et al The management of strabismus in adults: I.

Clinical characteristics and treatment J of AAPOS 2003;7(4):233-40.

9 Hamed LM Strabismus presenting after cataract surgery Ophthalmology 1991;98(2):247-52.

10 Hamed LM, Helveston EM, Ellis FD Persistent binocular diplopia after cataract surgery Am J

Ophthalmol 1987;103(6):741-4.

11 Rose KM, Roper-Hall G Differential diagnosis of diplopia following cataract extraction.

Am Orthoptic J 1999;49:99-104.

12 Catalano RA, Nelson LB, Calhoun JH, Schatz NJ, Harley RD Persistent strabismus presenting

after cataract surgery Ophthalmology 1987;94:491-4.

13 Rosenbaum AL Strabismus following uncomplicated cataract surgery (Editorial) Arch

Ophthalmol 1997;115(2):253.

14 MacDonald IM, Reed GF, Wakeman BJ Strabismus after regional anesthesia for cataract

surgery Can J Ophthalmol 2004;39(3):267-71.

15 Sabetti L, Spadea L, D’Alessandri L, Balestrazzi E Photorefractive keratectomy and laser in

situ keratomileusis in refractive accommodative esotropia J Cataract Refract Surg

2005;31(10):1899-903.

© 2007 Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision, Faculté de médecine, Université de Toronto, seul responsable du contenu de cette publication Édition : SNELL Communication Médicale Inc avec la collaboration du Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision, Faculté de médecine, Université de Toronto.MD

Ophtalmologie – Conférences scientifiques est une marque

déposée de SNELL Communication Médicale Inc Tous droits réservés L’administration d’un traitement thérapeutique décrit ou mentionné dans Ophtalmologie – Conférences scientifiques doit toujours

être conforme aux renseignements d’ordonnance approuvés au Canada SNELL Communication Médicale se consacre à l’avancement de l’éducation médicale continue de niveau supérieur.

L’élaboration de cette publication a bénéficié d’une subvention à l’éducation de

Novartis Ophthalmics

130-031F

Les avis de changement d’adresse et les demandes d’abonnement

pour Ophtalmologie – Conférences Scientifiques doivent être

envoyés par la poste à l’adresse C.P 310, Succursale H, Montréal (Québec) H3G 2K8 ou par fax au (514) 932-5114 ou par courrier électronique à l’adresse info@snellmedical.com Veuillez vous

référer au bulletin Ophtalmologie – Conférences Scientifiques dans

votre correspondance Les envois non distribuables doivent être envoyés à l’adresse ci-dessus Poste-publications #40032303

S N E L L

La version française a été révisée par le professeur Pierre Lachapelle, Montréal.

accommodative esotropia Eur J Ophthalmol 2005;15(6):688-94.

17 Stidham DB, Borissova O, Borissov V, Prager TC Effect of hyperopic laser in situ keratomileusis on ocular alignment and stereopsis in patients with accommodative

esotropia Ophthalmology 2002;109(6):1148-53.

18 Nemet P, Levenger S, Nemet A Refractive surgery for refractive errors which cause

strabismus: A report of 8 cases Binocul Vis Strabismus Q 2002;17(3):187-90.

19 Nucci P, Serafino M, Hutchinson AK Photorefractive keratectomy for the treatment of

purely refractive accommodative esotropia J Cataract Refract Surg 2003;29(5):889-94.

20 Godts D, Trau R, Tassignon MJ Effect of refractive surgery on binocular vision and ocular

alignment in patients with manifest or intermittent strabismus Br J Ophthalmol 2006;

90(11):1410-3.

21 Nucci P, Serafino M, Hutchinson AK Photorefractive keratectomy followed by strabismus

surgery for the treatment of partly accommodative esotropia J of AAPOS 2004;8(6):555-9.

22 Snir M, Kremer I, Weinberger D, Sherf I, Axer-Siegel R Decompensation of exodeviation after

corneal refractive surgery for moderate to high myopia Ophthalmic Surg Lasers Imaging

2003;34(5):363-70.

23 Kushner BJ, Kowal L Diplopia after refractive surgery: occurrence and prevention Arch

Ophthalmol 2003;121(3):315-21.

24 Furr BA, Archer SM, Del Monte MA Strabismus misadventures in refractive surgery Am

Orthoptic J 2001;51:11-5.

25 Godts D, Tassignon MJ, Gobin L Binocular vision impairment after refractive surgery.

J Cataract Refract Surg 2004;30(1):101-9.

26 Schuler E, Silverberg M, Beade P, Moadel K Decompensated strabismus after laser in situ

keratomileusis J Cataract Refract Surg 1999;25(11):1552-3.

27 Helveston EM Visual training: Current status in ophthalmology Am J Ophthalmol

2005;140(5):903-10.

28 Petrunak JL The treatment of convergence insufficiency Am Orthoptic J 1999;49:12-6.

1999;49:7-11.

30 Thorson JC Press-on prisms in ocular motility management Am Orthoptic J 1972;22:59-63.

2000;4:67-74.

32 Kutschke PJ, Keech RV Surgical outcome after prism adaptation for esotropia with a

distance-near disparity J of AAPOS 2001;5(3):189-92.

33 Wygnanski-Jaffe T, Trotter J, Watts P, Kraft SP, Abdolell M Preoperative prism adaptation in

acquired esotropia with convergence excess J of AAPOS 2003;7:(1)28-33.

34 Magoon E, Cruciger M, Scott AB, Jampolsky A Diagnostic injection of xylocaine into

extra-ocular muscles Ophthalmology1982;89(2):489-91.

35 Kraft SP Surgery for Duane syndrome Am Orthoptic J 1993;43:18-26.

36 Lee JP Botulinum toxin in the management of ocular muscle disorders Am Orthoptic J

1995;45:115-24.

37 Scott AB Botulinum toxin therapy of eye muscle disorders: Safety and Effectiveness Ophthalmic Procedures Assessment of American Academy of Ophthalmology.

Ophthalmology: Instruments and Book Issue 1989;37-41.

38 Carruthers JD, Kennedy RA, Bagaric D Botulinum vs adjustable suture surgery in the

treat-ment of horizontal misaligntreat-ment in adult patients lacking fusion Arch Ophthalmol

1990;108(12):1432-5.

39 Holmes JM, Beck RW, Kip KE, Droste PJ, Leske DA Botulinum toxin treatment versus

conser-vative management in acute traumatic sixth nerve palsy or paresis J of AAPOS

2000;4(3):145-9.

40 Lee J, Harris S, Cohen J, Cooper K, MacEwen C, Jones S Results of a prospective randomized

trial of botulinum toxin therapy in acute unilateral sixth nerve palsy J Ped Ophthalmol

Strabismus 1994;31(5):283-6.

41 Kraft SP Outcome criteria in strabismus surgery Can J Ophthalmol 1998;33(4):237-9.

42 Mills MD, Coats DK, Donahue SP, Wheeler DT Strabismus surgery for adults: A report by

the American Academy of Ophthalmology Ophthalmology 2004;111(6):1255-62.

43 Kushner BJ, Morton GV Postoperative binocularity in adults with longstanding strabismus.

Arch Ophthalmol 1992;99(3):316-9.

44 Repka MX Nystagmus: Clinical evaluation and surgical management In: Rosenbaum AL,

Santiago PA, eds Clinical Strabismus Management Philadelphia: Saunders;1999:404-20.

45 Santiago AP, Rosenbaum AL Selected transposition procedures In: Rosenbaum AL, Santiago

PA, eds Clinical Strabismus Management Philadelphia: Saunders; 1999:476-89.

46 Demer JL Pivotal role of orbital connective tissues in binocular alignment and strabismus

(Freidenwald Lecture) Invest Ophthalmol Vis Sci 2004;45(3):729-38.

47 Eino D, Kraft SP Postoperative drifts after adjustable suture strabismus surgery Can J

Ophthalmol 1997;32(3):163-9.

48 Wisnicki HJ, Repka MX, Guyton DL Reoperation rate in adjustable strabismus surgery J Ped

Ophthalmol Strabismus 1988;25(3):112-4.

49 Kraft SP, Jacobson ME Adjustable suture techniques in strabismus surgery In: Nelson LB,

Lavrich J, eds Ophthalmology Clinics of North America: Strabismus Surgery Philadelphia: WB

Saunders; 1992:93-104.

50 Ellis FD, Wasserman BN, Hidaji F Selected surgical complications In: Rosenbaum AL,

Santiago PA, eds Clinical Strabismus Management Philadelphia: Saunders;1999:539-51.

Le D r Kraft déclare qu’il n’a aucune divulgation à faire en association avec le contenu de cet article.

Trang 3

Conférences scientifiques

JUILLET/AỎT 2007 Volume 5, numéro 4

COMPTE RENDU DES CONFÉRENCES SCIENTIFIQUES DU DÉPARTEMENT D’OPHTALMOLOGIE ET

DES SCIENCES DE LA VISION, FACULTÉ DE MÉDECINE, UNIVERSITÉ DE TORONTO

Département d’ophtalmologie

et des sciences de la vision Faculté de médecine Université de Toronto

60 Murray St

Bureau 1-003 Toronto (Ontario) M5G 1X5

Le contenu rédactionnel d’Ophtalmologie – Conférences scientifiques est déterminé

exclusivement par le Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision, Faculté de médicine, Université de Toronto.

Département d’ophtalmologie

et des sciences de la vision

Jeffrey Jay Hurwitz, M.D., Rédacteur

Professeur et président

Martin Steinbach, Ph.D

Directeur de la recherche

The Hospital for Sick Children

Elise Heon, M.D

Ophtalmologiste en chef

Mount Sinai Hospital

Jeffrey J Hurwitz, M.D

Ophtalmologiste en chef

Princess Margaret Hospital (Clinique des tumeurs oculaires)

E Rand Simpson, M.D

Directeur, Service d’oncologie oculaire

St Michael’s Hospital

Alan Berger, M.D

Ophtalmologiste en chef

Sunnybrook Health Sciences Centre

William S Dixon, M.D

Ophtalmologiste en chef

The Toronto Hospital (Toronto Western Division and Toronto General Division)

Robert G Devenyi, M.D

Ophtalmologiste en chef

Mise à jour sur la technologie avancée des

lentilles intraoculaires (LIO) : les LIO monofocales

B A S E E R U K H A N , M D , F R C S ( C )

Les deux dernières décennies ont été témoins de progrès incroyables tant dans les techniques

que dans les résultats obtenus en chirurgie de la cataracte Les dix premières années ont vu la

phacoémulsification acceptée de manière quasi générale comme technique standard d’extraction

du cristallin dans la cataracte, alors que les dix années suivantes ont connu une pléthore

d’avancées dans la technologie des LIO Bien qu’ils aient été, à l’origine, proposés par Sir Harold

Ridley, en 1955, les LIO n’ont pas été bien acceptés jusqu’au milieu des années 80s Aujourd’hui,

une multitude d’options existent, aussi bien pour les patients que pour les chirurgiens Compte

tenu de la masse de connaissances et de la littérature dont nous disposons sur les différents

implants, cet article se consacrera uniquement à la variété d’implants monofocaux dont disposent

les chirurgiens au Canada Par ailleurs, bien qu’il y ait de nombreuses entreprises qui fabriquent

des LIO, ce numéro d’Ophtalmologie – Conférences scientifiques étudiera essentiellement ceux que

proposent les trois principaux fabricants de LIO en Amérique du Nord, à savoir: Advanced Medical

Optics (AMO), Alcon et Baush and Lomb (B&L) Le Tableau 1 résume les technologies de pointe en

matière de LIO monofocaux auxquelles chacune de ces trois firmes a eu recours.

Les implants asphériques

A l’origine, les premières implantations de LIO visaient à corriger grossièrement l’erreur de

sphéricité consécutive à l’élimination de l’obstruction visuelle due à la cataracte Plus récemment,

l’in-troduction de la technologie par front d’ondes a permis d’analyser et de comprendre la façon dont les

aberrations de degré élevé, telles que définies par les polynơmes de Zernicke, influencent la vision

Définie jadis par l’échelle d’acuité de Snellen, qui ne représente qu’un petit sous-groupe des situations

visuelles que vivent tous les jours les patients, la performance visuelle peut à présent être mesurée de

manière plus précise, en utilisant la sensibilité au contraste La sensibilité au contraste a été validée

comme étant un puissant indicateur de la performance visuelle, capable d’évaluer la vision à travers le

spectre de luminance et d’éblouissement des activités quotidiennes1-7 C’est une fonction de l’efficacité

optique de l’œil – mesurée en utilisant la fonction transfert de modulation (FTM) – et de la plus petite

résolution possible au niveau de la rétine8,9 La FTM quantifie la capacité d’un système optique à

produire avec précision l’image d’un objet dont la fréquence spatiale et la luminosité varient Une grille

sinusọdale est souvent utilisée comme objet test standard dans les études de laboratoires (Figure 1)

Dans l’œil phakique, deux structures optiques sont responsables de la focalisation de la lumière

sur la rétine: le cristallin et la cornée Les aberrations de la cornée ont été bien étudiées et bien

docu-mentées Dans la population en général, la valeur moyenne de toutes ces aberrations est de « 0 », sauf

pour le polynơme Z40 qui représente l’aberration de sphéricité: la valeur, étant dans ce cas, de

0,27 µm10-14 Alors que cette valeur moyenne a été reproduite dans de nombreuses études, l’écart type

rapporté a varié entre 0,02 µm et 0,089 µm10-14 Bien que le cristallin n’ait pas été aussi bien étudié, il

présente des aberrations qui compensent, en général, celles que l’on a constatées dans la cornée et que

l’on qualifie, parfois, d’«aberrations d’emmétropisation»10,15-20 En tant que telle, la valeur moyenne de

toutes les aberrations du cristallin, au sein de la population, est également de « 0 », sauf celle du

polynơme Z40 dont on peut prédire qu’elle est négative10 Toutefois, à la différence de la cornée qui

demeure statique, dans le temps, l’aberration de sphéricité devient de plus en plus positive avec l’âge,

passant de – 0,2 µm, à la naissance, à 0,0 µm aux environs de 70 ans Ces changements dans la

propriété de réfringence du cristallin contribuent vraisemblablement à la baisse de la performance

visuelle et expliquent les plaintes fonctionnelles émises par les patients âgés qui ne manifestent pas,

autrement, de modifications attribuables à la formation d’une cataracte20

Alors que les aberrations de degré faible, telles que la vision floue et l’astigmatisme, peuvent être

traitées par des lunettes correctrices, les aberrations de troisième degré ou plus ne le peuvent pas Et

pourtant, les aberrations de degré élevé peuvent avoir un impact significatif sur la vision, proportionnel

à leur amplitude et à leur position relative par rapport au sommet de la pyramide de Zernicke21-23 Parmi

les aberrations de degré élevé, l’aberration de sphéricité est, de loin, la plus élevée en termes

d’ampli-tude, tout en étant d’un degré relativement faible10-14 Par ailleurs, parmi toutes les aberrations de degré

MD

Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision

FAC U LT Y O F M E D I C I N E

Un i v e r s i t y o f To r o n t o

Disponible sur Internet à : www.ophtalmologieconferences.ca

Trang 4

élevé, l’aberration de sphéricité est la seule qui soit symétrique

en termes de rotondité et qui se prête donc, facilement, à une

correction par la création de LIO24

Les LIO (asphériques) rectifiés par un front d’ondes

Les LIO sphériques standard ont une aberration de

sphéricité positive de 0,10 µm On a, toutefois, démontré que

cette valeur est corrélée positivement avec le pouvoir

sphérique de l’implant25 Ainsi, les LIO de pouvoir élevé

induisent-ils un grand nombre d’aberrations de sphéricité

Cette implication dans la création d’un nombre élevé

d’aber-rations de sphéricité a été démontrée dans une étude qui n’a

constaté aucune différence au niveau des FTMs entre les yeux

pseudophakiques à LIO sphériques et des yeux phakiques

appariés pour l’âge26 Dans une autre étude, on a montré que

des patients pseudophakiques présentaient une aberration de

sphéricité d’un degré supérieur à celle de sujets normaux, avec

des pupilles de taille supérieures à 5 mm27

Le premier implant rectifié par un front d’ondes – le

Technis Z9000 – a été commercialisé en 2002 par Pharmacia

La première étude publiée a montré un gain de 77,9 % au

niveau du pic mésopique de sensibilité au contraste, par

rapport à un implant sphérique standard28,29 Même dans des

conditions photopiques, la sensibilité au contraste a augmenté

de 23,4 % à 62,6 %29,30 Dans une étude conçue pour

démon-trer le bénéfice fonctionnel d’une sensibilité au contraste

accrue, les patients qui ont reçu un implant Technis ont

montré un temps de réponse aux obstacles plus court de 0,5

secondes, au cours d’une simulation de conduite31 Pas moins

de 30 études ont démontré la supériorité visuelle de l’implant

Technis par rapport aux LIO sphériques traditionnels La Food

and Drug Administration des Etats Unis (FDA) a approuvé 3

LIO destinés à corriger l’aberration de sphéricité: le Technis Z

9000 (à présent chez AMO), l’AcrySof IQ (Alcon) et le SofPort

L161AO (B&L) Chacun d’entre eux offre un degré différent de

correction des aberrations de sphéricité, fondé à la fois sur la

philosophie et sur le brevet

Les valeurs de l’aberration de sphéricité pour les LIOs

Technis, AcrySof IQ et SofPort sont, respectivement, de -0,27

µm, -0,20 µm et 0,0 µm Le premier implant sphérique, le

Technis, a été conçu dans le but d’éliminer complètement

l’aberration de sphéricité Quant à l’implant AcrySof IQ, il a été

conçu dans le but de simuler les yeux d’un adulte âgé de 20

ans chez qui l’implant n’élimine pas complètement l’aberration

de sphéricité positive dans la cornée et dont l’aberration nette,

dans le système optique, est de 0,10 µm Plusieurs études ont

montré que cette aberration de sphéricité de degré faible est

associée à une acuité visuelle supérieure à la normale

(meilleure que 20/15)32,33 Ceci pourrait s’expliquer par le fait

que cette aberration de sphéricité résiduelle compense d’autres

aberrations de degré élevé existant dans le système optique de

l’œil Dans un essai clinique randomisé masqué portant sur

120 yeux, les résultats obtenus avec l’implant AcrySof IQ ont

été meilleurs que ceux des implants AcrySof SA et AcrySof

Naturel (tous deux étant des implants sphériques), en termes

de sensibilité au contraste et de gêne à l’éblouissement34 Quant à l’implant SofPort à front d’onde neutre, il a été conçu afin d’atténuer certains des éventuels pièges et inconvénients d’un implant correcteur des aberrations de sphéricité, comme

on en parlera plus loin

Les limites des implants rectifiés par un front d’ondes

Bien que les LIO rectifiés par un front d’onde apportent, en termes de vision, des bénéfices que personne ne conteste, il importe que les chirurgiens en connaissent les limites et en tiennent compte Ainsi, un centrage parfait des l’implant constitue un prérequis incontournable si l’on veut atteindre le niveau de performance optique supérieur de ces implants : ce qui veut dire que les avantages de l’implant Technis sont perdus si cet implant est décentré de plus de 0,4 µm par rapport à l’axe optique ou si son inclinaison est supérieure à 7°35 Il est donc impératif que le capsulorhexis soit rond, centré

et qu’il permette un recouvrement de la pupille sur 360°, afin d’empêcher la migration de l’LIO, avec, pour finir, une fibrose capsulaire Indépendamment de la performance du chirurgien, l’anatomie de l’oeil rend encore plus compliquée la détermina-tion d’un centrage convenable En effet, des études de popula-tion ont montré que le centre de la pupille est décentré d’env-iron 0,4 mm (écart type : 0,2 mm)36-41par rapport à l’axe optique De plus, cet axe optique ne cọncide généralement pas avec l’axe visuel de l’œil42

Par rapport à l’implant Technis, les exigences de centrage concernant l’implant AcrySof IQ ne seront que légèrement inférieures, la valeur de l’aberration de sphéricité de ce dernier étant moindre Quant à l’implant SofPort, son avantage réside dans la robustesse de sa puissance optique, en présence d’un décentrage Sans aberration de sphéricité inhérente, l’implant SofPort a donné de meilleurs résultats que l’implant Technis dans les FTMs d’un modèle œil, lorsque les implants étaient décentrés de plus de 0,15 mm, 0,30 mm et 0,38 mm, dans des pupilles de 3 mm, 4 mm et 5 mm respectivement43

Une aberration de sphéricité positive dans l’œil se traduira par une réfraction subjective se rapprochant de la myopie (étant donné que les rayons lumineux périphériques seront focalisés en avant de la rétine, simulant ainsi un œil myope; figure 2)32 L’élimination de l’aberration de sphéricité améliore

la qualité de l’image et en diminue le flou: mais elle réduit, de manière significative, la profondeur du foyer pour les patients

En comparant les implants AcrySof IQ et AcrySof SN, on a constaté que l’Angle de Résolution Minimum (ARM), avec correction de distance, était plus faible pour l’AcrySof IQ, (0,02 contre 0,03) Toutefois, pour les distances intermédiaires et proches, l’ARM était significativement supérieur pour l’AcrySof

IQ (distance intermédiaire : 0,43 contre 0,33, distance proche : 0,51 contre 0,39)44 Le front d’onde étant neutre, l’implant

Figure 1: Fonction transfert de modulation

Un objet sinusọdal (à gauche) est projeté à travers un système optique et son image est ainsi générée (à droite) La capacité d’un système optique à maintenir le contraste est liée à la fonction transfert de modulation (FTM), laquelle varie pour un système optique donné quelconque, en fonction de la fréquence spatiale de l’objet

Tableau 1 : Technologie avancée des LIO monofocaux

Firmes Implants rectifiés Implants bloquant Implants

par un front les longueurs toriques

d’ondes d’ondes courtes (valeur Z 4 ) (couleur)

Medical Optic (-0,27µm)

Alcon AcrySof IQ AcrySof IQ (bleu) AcrySof

(-0,20µm) AcrySof torique (bleu) torique

Trang 5

vidu, est plus efficace Mais alors que le concept de personna-lisation est simple, sa mise en œuvre est complexe

Tout d’abord, en effet, l’aberration cornéenne doit être calculée De nos jours, les appareils les plus couramment utili-sés sont les aberromètres à front d’ondes et les unités topographiques cornéennes; mais ces appareils sont chers, ce qui peut en rendre l’accès difficile Lorsqu’ils ont recherché une méthode plus économique pour déterminer l’asphéricité

de la cornée, Beiko et col.45ont signalé, récemment, qu’on

ne pouvait pas utiliser de manière fiable, les lectures par

keratométrie cornéenne pour prédire une aberration de sphéricité cornéenne

Par ailleurs, on discute beaucoup pour savoir si l’as-phéricité cornéenne est modifée par les plaies cornéennes produites lors d’une intervention chirurgicale Il est probable qu’elle est dépendante de la chirurgie et, par conséquent, un

« facteur chirurgie » devrait être calculé pour l’aberration de sphéricité, en plus des considérations sphéro-cylindriques Pour ce qui est de la personnalisation, la plus grande inter-rogation et la plus grande controverse portent sur le résultat visé En tant que premier LIO asphérique, le Technis avait pour objectif d’éliminer toutes les aberrations de sphéricité et sa capacité à améliorer la fonctionnalité visuelle n’est pas contestée Cependant, les données disponibles permettent d’affirmer, sans trop risquer de se tromper, qu’une aberration

de sphéricité de 0,1 µm est bénéfique En effet, des études menées sur la population ont démontré que ce niveau d’aber-ration de sphéricité existe dans les yeux des sujets âgés de 20 ans Par ailleurs, une étude menée sur des pilotes de l’ắron-avale a montré qu’en même temps qu’une aberration de sphéricité oculaire de 0,1 µm en moyenne, ils avaient une acuité visuelle supérieure à la moyenne ainsi qu’une sensibilité

au contraste également supérieure à la moyenne46 Par ailleurs, des données présentées, mais non publiées, par Beiko ont également montré que des patients sélectionnés à 0,1 µm obtenaient de meilleurs résultats que les patients non sélec-tionnés, à pratiquement toutes les fréquences spatiales Il faudra probablement un certain temps avant que tous se mettent d’accord sur le résultat visé D’ici là, il reviendra au chirurgien de déterminer ce qui fonctionnera le mieux entre ses mains

Les chirurgiens devraient envisager d’utiliser l’implant SofPort dans les cas ó un décentrage ou un basculement serait à craindre à long terme, comme, par exemple, chez les patients atteints du syndrome de pseudo-exfoliation ou de zonulopathies En tant qu’implant siliconé en trois éléments, SofPort peut également être placé dans la sulcus, en présence d’une rupture capsulaire postérieure et il est probablement supérieur au Technis, dans ce scenario clinique, du fait de sa solide performance optique en présence d’un décentrage L’implantation, dans la sulcus, de la plateforme d’AcrySof IQ, implant acrylique en un seul élément, est contrindiquée Dernier élément d’hésitation entre ces trois implants: c’est

la présence de technologies de blocage de la lumière ciblant les longueurs d’ondes courtes du spectre visible que l’on retrouve dans AcrySof IQ et dans SofPor, qui bloquent respectivement le bleu et le violet (voir la discussion ci-après)

Les implants filtrant les longueurs d’ondes courtes

Le fait qu’il faille empêcher les rayons lumineux poten-tiellement nuisibles de pénétrer dans l’œil a été signalé par Mainster en 1978 quand, en tant qu’interne de deuxième année, il développa l’idée selon laquelle le rayonnement ultra-violet (UV), connu pour sa phototoxicité vis-à-vis de l’oeil, était transmis par les LIO utilisés à l’époque47 Dans les années 80, les implants filtrants les UV furent rapidement adoptés et sont devenus le standard en la matière

SofPort fournit une profondeur de foyer d’environ 0,5 dioptries

avec l’aberration de sphéricité résiduelle de 0,27 µm retrouvée

dans la cornée

La sélection des patients

Compte tenu de toutes les considérations théoriques, les

questions pratiques qui sont soulevées sont les suivantes:

quels sont les patients qui devraient recevoir une LIO

asphérique? Et si l’on doit poser un implant sur un patient,

quel implant faut-il utiliser?

Pour répondre à la première question, il est préférable de

préciser quels seront les sujets qui ne devraient pas bénéficier

des LIO rectifiés par un front d’ondes Il pourrait s’agir des

patients dont les cornées produisent déjà une aberration de

sphéricité négative, notamment des patients dont les yeux ont

subi, antérieurement, une chirurgie de réfraction

hyper-métrope avec kératocơne Dans des yeux de ce type, les LIO

corrigés négativement ne feraient qu’accentuer les aberrations

de sphéricité existantes En dehors de ces cas, n’importe quel

autre œil devrait pouvoir bénéficier de l’implantation d’une

LIO asphérique Les autres éléments à prendre en compte sont

les besoins et les symptơmes visuels des patients pris à titre

individuel Ainsi, les sujets qui ont besoin d’une fonctionnalité

sous lumière faible (comme, par exemple, les chauffeurs de

camions) et ceux qui se plaignent d’éblouissements et de

halos sont ceux qui, probablement, apprécieront et

béné-ficieront le plus des avantages des LIO asphériques Bien que

statistiquement significative, la baisse de la profondeur du

foyer n’a probablement, en pratique, qu’une signification

minime étant donné que les patients qui reçoivent des

implants monofocaux ont besoin, dans leur quasi totalité,

d’une correction pour la lecture en vision proche D’après

l’opinion de l’auteur du présent article, la supériorité de la

sensibilité au contraste que confèrent les LIO asphériques

dépasse de loin les soucis relatifs à la profondeur du focus

C’est la raison pour laquelle il encourage tous les patients à

envisager une LIO asphérique, à moins qu’ils ne soient des

candidats appropriés pour un implant torique ou qu’ils

souhaitent recevoir un implant multifocal

Répondre à la deuxième question qui porte sur la

sélec-tion de LIO asphériques est plus problématique La plupart

s’accordent à penser que l’approche « une seule taille pour tous

les cas » n’est pas idéale et que la personnalisation des LIOs

asphériques, basée sur l’asphéricité cornéenne de chaque

indi-Figure 2: Myopie subjective à partir d’une aberration de

sphéricité positive En cas d’aberration de sphéricité positive,

les rayons lumineux marginaux se trouvent focalisés en avant du

point focal paraxial, créant ainsi une appréciation subjective de

myopie Le degré de focus devrait être proportionnel à la taille

de la pupille et, par conséquent, soumis, en partie, à des

conditions d’éclairage

Aberration de sphéricité

Point focal marginal Point focal paraxial

Trang 6

Au cours des années 90, des études tant

fondamen-tales qu’épidémiologiques montrèrent que la lumière

bleue contribuait vraisemblablement à la dégénérescence

maculaire liée à l’âge (DMLA)48 Ceci accéléra

l’introduc-tion d’implants bloquant la lumière bleue et

correspon-dant à la capacité du cristallin d’un adulte jeune à

bloquer le rayonnement ultraviolet et à atténuer la

lumière bleue49

En 2003, la FDA autorisa Alcon à commercialiser

l’im-plant AcrySof Natural pour fin de correction visuelle de

l’aphakie chez les patients adultes (cet implant n’a pas été

approuvé dans l’indication spécifique: « prévention ou

atténuation de la DMLA » A présent, les implants

chro-mophores « prestige » d’Alcon portent tous une marque

ombrelle commune: c’est le cas, notamment, d’AcrySof IQ,

d’AcrySof Toric et d’AcrySof Restor Le concept d’implant

bloquant la lumière bleue a soulevé d’innombrables

controverses à propos, en particulier, de sa capacité à

protéger l’œil de la DMLA et de la possibilité de

dégrada-tion de la foncdégrada-tion visuelle due à une baisse de la

trans-mission de la lumière bleue à la rétine

La lumière bleue, la DMLA et

la chirurgie de la cataracte

La lipofuscine est un sous produit toxique de la

phagocytose incomplète des photorécepteurs qui se

dépose dans l’épithélium pigmentaire rétinien (EPR) et

qui est impliqué dans la pathogénèse de la DMLA50,51 Les

efforts pour identifier les constituants de la lipofuscine

ont permis d’isoler un fluorophore, connu sous le nom de

A2E, dont on a montré qu’il était très fortement excité par

la lumière bleue52-56

Au fur et à mesure que les implants vieillissent, ils

deviennent naturellement plus jaunes, ce qui augmente

leur capacité à filtrer la lumière bleue et à l’empêcher

d’at-teindre la rétine Lorsqu’on extrait un implant et qu’on le

remplace par un nouvel implant clair, au cours d’une

chirurgie de la cataracte, on peut, théoriquement, craindre

que la rétine soit, par la suite, exposée à des niveaux

élevés de lumière bleue, plus élevés qu’à aucun autre

moment de l’existence Dhillon et col., ont estimé que

l’ab-sorption de la lumière par l’A2E augmentait, de ce fait, de

5 fois57 Une extrapolation logique de cet argument

permettrait de conclure que la fréquence de la DMLA

devrait augmenter après une chirurgie de la cataracte Il

existe, cependant, d’excellentes études qui soit

soutien-nent soit contredisent cette affirmation Ainsi, 6 des 8

prin-cipales études épidémiologiques conçues pour étudier le

risque de DMLA associé à une exposition à la lumière

n’ont trouvé aucune corrélation58-63et une de ces études

a même mis en évidence une relation inverse60 L’étude

AREDS n’a pas non plus trouvé de corrélation entre la

chirurgie et la DMLA exsudative63 Toutefois, Pollack et

col., ont signalé un quadruplement du taux de conversion

de la forme sèche en forme humide de la DMLA au cours

de la première année qui a suivi une chirurgie de la

cataracte64 En outre, une analyse en pool de l’étude

Beaver Dam Eye et de l’étude Blue Mountain Eye Study a

montré que le risque de DMLA avancée augmentait 5 ans

après une chirurgie de la cataracte65

Ces études indiquent que la corrélation entre la

chirurgie de la cataracte et la DMLA demeure incertaine

et que, par ailleurs, si cette corrélation existe, on ne sait

pas si elle est due à l’exposition à la lumière bleue ou à

d’autres médiateurs inflammatoires libérés pendant ou

après l’opération Une étude in vitro de Sparrow et coll.53a

Ophtalmologie

montré une diminution significative de la mort (de 72 %

à 82 %) des cellules de l’EPR mises en culture et exposées

à la lumière bleue, verte et blanche filtrées à travers un implant AcrySof Naturel, par rapport à de nombreux autres implants clairs Ces résultats doivent, cependant,

être définitivement confirmés par des études in vivo; ce

qui nécessitera plusieurs années et de nombreux patients

La Performance Visuelle

L’introduction de l’implant Acrysof Natural a soulevé des inquiétudes quant à une dégradation possible de la fonction visuelle, en particulier de la vision scotopique, chez les patients dont la lumière bleue serait atténuée Comble de l’ironie, l’un des adversaires les plus déter-minés de l’implant bloquant la lumière bleue fut Mainster, celui là même qui a communiqué sur les deux types de rétinopathie photique : la phototoxicité bleu-vert

et la phototoxicité UV-bleue66: la première étant médiée par la rhodopsine et la seconde par la lipofuscine Cibler

la toxicité bleu-vert reviendrait à limiter sévèrement tant

la vision scotopique que la vision photopique et, de ce fait, l’objectif consistant à prévenir la rétinopathie photique devrait se concentrer sur cette dernière Selon Mainster, le rayonnement UV est responsable de 67 % de

la phototoxicité des UV-bleu et n’est pas perceptible par l’œil humain Par conséquent, bloquer le rayonnement

UV présente un réel intérêt En effet, la lumière violette, avec des longueurs d’ondes comprises entre 400 et

440 nm, représente 18 % de la phototoxicité aux UV -bleu, alors qu’elle ne fournit que 10 % de la vision scotopique67 Ceci va dans le même sens qu’une recherche qui suggère que l’absorption de l’A2E diminue rapidement

à mesure que les longueurs d’ondes augmentent au-delà

de 440 nm53,57 Enfin, la lumière bleue (440-500 nm) représente seulement 14 % de la phototoxicité aux UV-bleu, alors qu’elle apporte 35 % de la vision scotopique, étant donné que le pic de sensibilité est à 507 nm pour les bâtonnets C’est là le rationnel qui est derrière les implants bloquant le violet qui ont été et qui vont être mis sur le marché respectivement par B & L et AMO (l’im-plant SofPort arrive, actuellement, avec une technologie

de blocage du violet, alors qu’AMO doit encore commer-cialiser sa gamme d’implants bloquant le violet, mais leur introduction est imminente)

On rapporte que la quantité de lumière bleue bloquée par l’implant Acrysof Natural se situe entre 14 %

et 34 % Les conséquences théoriques en sont à la fois évidentes et subtiles La réduction de l’apport de lumière bleue dans les cas potentiels de vision scotopique entraîne une diminution de la fonction visuelle au cours des activités pratiquées sous de faibles niveaux de lumière (conduite de nuit ou promenade nocturne autour de la maison, par exemple) Les effets potentiels sur le rythme circadien sont moins évidents Le rythme circadien, soumis à la lumière, est contrôlé par la melanopsine, un pigment photosensible à la lumière bleue, présent dans les cellules ganglionnaires de la rétine On a montré que les cellules ganglionnaires de la rétine régulent les niveaux de mélatonine sécrétée par la glande pinéale, qui module le cycle veille – sommeil et celui de la température corporelle centrale Lorsqu’elle est exposée à la lumière, la mélanopsine est stimulée et la mélatonine est supprimée En revanche, au crépuscule ou dans l’obscurité, en l’absence de stimulation de la mélanopsine, la sécrétion de mélatonine augmente Le rythme circadien est perturbé dans de nombreuses

Trang 7

maladies touchant les personnes âgées, comme

l’in-somnie, la dépression, la maladie coronarienne, le cancer,

la démence, et la maladie d’Alzheimer Réduire le

pour-centage de transmission de la lumière bleue à la rétine

pourrait, ainsi, augmenter les troubles du rythme

circa-dien, et contribuer au développement d’autres maladies68

Alors que l’implant Acrysof Natural peut bloquer

plus de lumière bleue que les LIOs standards qui ne

bloquent que les UV, il continue de transmettre plus de

lumière, au dessus de 500 nm, que le cristallin d’un jeune

adulte humain moyen dont la capacité de transmission,

dans la région bleue-verte, est d’environ 60%69 Deux

essais prospectifs, randomisés, masqués, ont été menés

par Pandita et col34et par Marshall et col70sur 120 et 300

patients respectivement, dans le but de comparer la

sensi-bilité au contraste et la perception des couleurs entre

l’implant AcrySof SA60 (un implant acrylique clair en une

pièce) et l’implant AcrySof Natural Aucun des deux

essais n’a montré de différence significative entre ces

deux implants Espindle et coll71ont publié des données

relatives à la vision, à l’état de santé et à la qualité de vie

recueillies sur des patients ayant reçu ou non des

implants bilatéraux bloquant le bleu Cette étude a

évalué la vision générale, les activités de près, les activités

de loin, la conduite (en particulier la conduite de nuit), la

santé mentale, la vision périphérique et les échelles de

difficulté des rơles, mais n’a relevé aucune différence

significative entre les groupes

Bien qu’il y ait de bons arguments théoriques contre

les implants bloquant le bleu, du point de vue de la

performance visuelle, les essais cliniques n’ont pas réussi

à corroborer ces assertions Quant aux arguments en

faveur des implants bloquant le violet, ils sont, certes,

forts, mais dans la mesure ó ces implants ne sont entrés

que récemment sur le marché, on ne dispose que de peu

de littérature pour documenter leur performance, par

rapport, notamment, à leurs homologues qui bloquent le

bleu

Les implants toriques

En vertu des principes discutés dans la partie

consacrée aux implants asphériques, plus une aberration

est proche du sommet de la pyramide de Zernicke et plus

son effet sur la dégradation optique sera important En

tant qu’aberration de faible degré, l’astigmatisme a des

conséquences significatives s’il n’est pas corrigé après

l’opération Jusqu’à récemment, la seule option qui

exis-tait pour prendre en charge un astigmatisme cornéen

significatif consistait à pratiquer des incisions de

relâche-ment au niveau du limbe (IRL), pendant ou après

l’opéra-tion et des ablal’opéra-tions post-opératoires Alcon a récemment

commercialisé des implants toriques présentés sur la

plateforme acrylique en une pièce AcrySof

Pour être optiquement performant, la LIO torique

doit réussir un excellent centrage et avoir, en plus, une

rotondité précise Cette rotondité est obtenue par marquage de l’axe souhaité du cylindre correcteur avant l’intervention chirurgicale au niveau du limbe puisqu’une cyclotorsion de l’œil se produit fréquemment en cours d’intervention, empêchant ainsi la détermination précise, peropératoire, de l’axe L’implant possède 3 points gravés

à chaque jonction haptique – optique, pour figurer l’axe cylindrique qui doit être aligné avec le marquage limbique

Alcon a crée un site internet : www.acrysoftoric-calculator.com dans lequel les valeurs kératométriques

préopératoires, la LIO sphérique calculée, ainsi que le facteur chirurgical sont introduits afin de déterminer la puissance sphéro-cylindrique de la LIO torique Le Tableau 2 comporte une liste de lentilles correspondant à différents degrés d’astigmatisme Par ailleurs, ce site internet fournit une illustration en image de l’alignement correct de l’implant au sein de l’œil qu’il est utile d’af-ficher dans la salle d’opération, de sorte que le chirurgien puisse s’assurer que l’implant a bien pivoté pour prendre une position correcte On a estimé que chaque degré de rotation par rapport au bon axe entraỵnait une perte de 3,3 % du pouvoir du cylindre de l’implant Un vaste essai

a montré que la rotation médiane de l’implant torique AcrySof, à 6 mois, était de 0,6°, allant de 0,1° à 1,8°, ce qui montre sa stabilité rotatoire72

Les patients ne devraient être éligibles à un implant torique que si les méridiens horizontaux et verticaux sont séparés d’environ 90°, ce que la kératométrie manuelle pourra déterminer Par ailleurs, l’astigmatisme devrait suivre un modèle symétrique, c’est à dire avoir la forme d’un nœud papillon ou d’un triangle, ce que la topogra-phie cornéenne permet de vérifier Au cours de l’inter-vention, l’enveloppe capsulaire doit obligatoirement être intacte et une capsulorhexis continue curviligne doit être présente

Résumé

Avec toute la technologie mise à la disposition des patients et des chirurgiens, il est probable que le débat sur les différentes options de LIO prend plus de temps que l’explication de l’opération de la cataracte elle-même Dans un futur relativement proche, les LIO seront proba-blement personnalisés pour chaque patient, en se fondant sur leur image particulière sur front d’ondes, semblable à l’ablation personnalisée, dans la chirurgie de la réfraction Jusque là, plus nous en apprendrons sur les caractéris-tiques des implants qui apportent la meilleure vision fonctionnelle à nos patients et plus nous aurons de vari-ables à prendre en compte à l’heure du choix et de la recommandation d’une LIO particulier à un patient donné

Baseer U Khan (FRCS)C est chargé de cours dans le département d’ophtalmologie de l’université de Toronto.

Références :

1 Packer M, Fine IH, Hoffman RS Wavefront technology in cataract surgery Curr

Opin Ophthalmol 2004;15(1):56-60.

2 Owsley C, Sloane M Contrast sensitivity, acuity, and the perception of “real world”

targets Br J Ophthalmol 1987;71:791-796.

3 Ginsburg AP, Evans DW, Sekule R, Harp SA: Contrast sensitivity predicts pilots’

per-formance in aircraft simulators Am J Optom Physiol Opt 1982;59:105-109.

4 Rubin GS, Bandeen Roche K, Huang GH, et al The association or multiple visual

impairments with self-reported visual disability: SEE project Invest Ophthalmol Vis

Sci 2001;42:64-72.

5 Lord SR, Menz HB Visual contributions to postural stability in older adults

Geron-tology 2000;46:306-310.

6 Owsley C, Stalvey BT, Wells J, et al Visual risk factors for crash involvement in older

drivers with cataract Arch Ophthalmol 2001;119:881-887.

7 Lord SR, Dayhew J Visual risk factors for falls in older people J Am Geriatr Soc

2001;49:676-677.

8 Campbell FW, Green DG Optical and retinal factors affecting visual resolution J

Physiol 1965;181:576-593.

Ophtalmologie

Tableau 2: Modèles AcrySof toriqes

AcrySof torique Pouvoir du cylindre gammes de correction

Au plan Au plan de de l’astygmatisme

de l’LIO la cornée cornéen

SN60T3 1,50 D 1,03 D 0,75 – 1,50 D

SN60T4 2,25 D 1,55 D 1,50 – 2,00 D

SN60T5 3,00 D 2,06 D 2,00 D et au-dessus

Trang 8

10 Altmann G E Wavefront-customized intraocular lenses Curr Opin Ophthalmol

2004;15(4):358-64.

11 Oshika T, Klyce SD, Applegate RA, et al Changes in corneal wavefront aberrations with

aging Invest Ophthalmol Vis Sci 1999;40:1351-1355

12 Guirao A, Redondo M, Artal P: Optical aberrations of the human cornea as a function of age J

Opt Soc Am A Opt Image Sci Vis 2000;17:1697-1702.

13 He JC, Gwiazda J, Thorn F, et al Wave-front aberrations in the anterior corneal surface and

the whole eye J Opt Soc Am 2003;20:1155-1163.

14 Wang L, Dai E, Koch DD, et al Optical aberrations of the human anterior cornea J Cataract

Refract Surg 2003;29:1514-1521.

15 Tomlinson A, Hemenger RP, Garriott R Method for estimating the spherical aberration of

the human crystalline lens in vivo Invest Ophthalmol Visual Sci 1993;34:621-629.

16 Glasser A, Campbell MCW Presbyopia and the optical changes in the human crystalline

lens with age Vision Res 1998;38:209-229.

17 Smith G, Cox MJ, Calver R, et al The spherical aberrations of the crystalline lens of the

human eye Vision Res 2001;41:235-243.

18 He JC, Ong E, Gwiazda J, et al Wavefront aberrations in the cornea and the whole eye.

Invest Ophthalmol Visual Sci 2000;41:s105.

19 Artal P, Guirao A, Berrio E, et al Compensation of corneal aberrations by the internal optics

in the human eye J Vision 2001;1:1–8.

20 Artal P, Berrio E, Guirao A, et al Contribution of the cornea and internal surfaces to the

change of ocular aberrations with age J Opt Soc Am A 2002;19:137-143.

21 Thibos LN, Applegate RA, Schwiegerling JT, Webb R VSIA Standards Taskforce Members.

Vision Science and its Applications: Standards for reporting the optical aberrations of the

eyes J Refract Surg 2002;18:S652-S660.

22 Chen L, Singer B, Guirao A, et al Image metrics for predicting subjective image quality.

Optom Vis Sci 2005;82:358-369.

23 Charman WN The Charles W Prentice Award Lecture 2005: optics of the human eye:

progress and problems Optom Vis Sci 2006;83:335-345.

24 Bellucci R, Morselli S Optimizing higher-order aberrations with intraocular lens

technol-ogy Curr Opin Ophthalmol 2007;18(1):67-73.

25 Padmanabhan P, Yoon G, Porter J, et al Wavefront aberrations in eyes with Acrysof

monofo-cal intraocular lenses J Refract Surg 2006;22:237-242.

26 Navarro R, Ferro M, Artal P, et al Modulation transfer functions of eyes implanted with

intraocular lenses Appl Opt 1993;32:6359-6367.

27 Miller JM, Anwaruddin R, Straub J, Schwiegerling J Higher order aberrations in normal,

dilated, intraocular lens, and laser in situ keratomileusis corneas J Refract Surg 2002;

18:S579-S583.

28 Packer M, Fine IH, Hoffman RS, Piers PA Prospective randomized trial of an anterior

sur-face modified prolate intraocular lens J Refract Surg 2002;18:692-696.

29 Packer M, Fine IH, Hoffman RS Functional vision, wavefront sensing, and cataract surgery.

Int Ophthalmol Clin 2003;43:79-91.

30 Packer M, Fine IH, Hoffman RS, Piers PA Improved functional vision with a modified

pro-late intraocular lens J Cataract Refract Surg 2004;30:986-992.

31 Packer M Evaluation of a modified prolate surface IOL with the WASCA Analyzer Publication

No: 000000-1276-350 Jena, Germany: Carl Zeiss Meditec;2003.

32 Cheng X, Bradley A, Thibos LN Predicting subjective judgment of best focus with objective

image quality metrics J Vision 2004;4:310-321.

33 Levy Y, Segal O, Avni I, Zadok D Ocular higher-order aberrations in eyes with supernormal

vision Am J Ophthalmol 2005;139:225-228.

34 Pandita D, Raj SM, Vasavada VA, et al Contrast sensitivity and glare disability after

implan-tation of AcrySof IQ Natural aspherical intraocular lens: prospective randomized masked

clinical trial J Cataract Refract Surg 2007;33(4):603-10.

35 Holladay JT, Piers PA, Koranyi G, et al A new intraocular lens design to reduce spherical

aberration of pseudophakic eyes J Refract Surg 2002;18:683-691.

36 Hayashi K, Harada M, Hayashi H, et al Decentration and tilt of polymethyl methacrylate,

silicone, and acrylic soft intraocular lenses Ophthalmology 1997;104:793-798.

37 Wang M-C, Woung L-C, Hu C-Y, et al Position of poly(methyl methacrylate) and silicone

intraocular lenses after phacoemulsification J Cataract Refract Surg 1998;24:1653-1657.

38 Hayashi K, Hayashi H, Nakao F, et al Comparison of decentration and tilt between one

piece and three piece polymethyl methacrylate intraocular lenses Br J Ophthalmol 1998;

82:419-422.

39 Kimura W, Kimura T, Sawada T, et al Postoperative decentration of three piece silicone

intraocular lenses J Cataract Refract Surg 1996;22:1277-1280.

40 Hwang IP, Clinch TE, Moshifar M, et al Decentration of 3-piece versus platehaptic silicone

intraocular lenses J Cataract Refract Surg 1998;24:1505-1508.

41 Schwenn O, Kottler U, Krummenauer F, et al Effect of large positioning holes on capsule

fixation of plate-haptic intraocular lenses J Cataract Refract Surg 2000;26:1778-1785.

42 Rynders M, Lidkea B, Chisholm W, et al Statistical distribution of foveal transverse

chro-matic aberration, pupil centration, and angle in a population of young adult eyes J Opt Soc

Am A 1995;12:2348-2357.

43 Altmann GE, Nichamin LD, Lane SS, Pepose JS Optical performance of 3 intraocular lens

designs in the presence of decentration J Cataract Refract Surg 2005;31(3):574-85.

44 Rocha KM, Soriano ES, Chamon W, Chalita MR, Nose W Spherical aberration and depth of

focus in eyes implanted with aspheric and spherical intraocular lenses a prospective

ran-domized study Ophthalmology 2007;18 [Epub ahead of print]

45 Beiko GH, Haigis W, Steinmueller A Distribution of corneal spherical aberration in a

com-prehensive ophthalmology practice and whether keratometry can predict aberration

val-ues J Cataract Refract Surg 2007;33(5):848-58.

46 Grimson JM, Schallhorn SC, Kaupp SE Contrast sensitivity: establishing normative data for

use in screening prospective naval pilots Aviat Space Environ Med 2002;73(1):28-35.

47 Mainster MA Spectral transmittance of intraocular lenses and retinal damage from intense

light sources Am J Ophthalmol 1978;85(2):167-70.

48 Taylor HR, West S, Munoz B, Rosenthal FS, Bressler SB, Bressler NM The long-term effects

of visible light on the eye Arch Ophthalmol 1992;110(1):99-104.

49 Braunstein RE, Sparrow JR A blue-blocking intraocular lens should be used in cataract

surgery Arch Ophthalmol 2005;123(4):547-9.

50 Delori FC, Goger DG, Dorey CK Age-related accumulation and spatial distribution of

lipo-fuscinin RPE of normal subjects Invest Ophthalmol Vis Sci 2001;42:1855-1866.

© 2007 Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision, Faculté de médecine, Université de Toronto, seul responsable du contenu de cette publication Édition : SNELL Communication Médicale Inc avec la collaboration du Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision, Faculté de médecine, Université de Toronto.MD

Ophtalmologie – Conférences scientifiques est une marque

déposée de SNELL Communication Médicale Inc Tous droits réservés L’administration d’un traitement thérapeutique décrit ou mentionné dans Ophtalmologie – Conférences scientifiques doit toujours

être conforme aux renseignements d’ordonnance approuvés au Canada SNELL Communication Médicale se consacre à l’avancement de l’éducation médicale continue de niveau supérieur.

L’élaboration de cette publication a bénéficié d’une subvention à l’éducation de

Novartis Ophthalmics

130-029F

Les avis de changement d’adresse et les demandes

d’abonnement pour Ophtalmologie – Conférences Scientifiques

doivent être envoyés par la poste à l’adresse C.P 310, Succur-sale H, Montréal (Québec) H3G 2K8 ou par fax au (514)

932-5114 ou par courrier électronique à l’adresse

info@snellmedical.com Veuillez vous référer au bulletin

Oph-talmologie – Conférences Scientifiques dans votre

correspon-dance Les envois non distribuables doivent être envoyés à l’adresse ci-dessus.

Poste-publications #40032303

S N E L L

La version française a été révisée par le professeur Pierre Lachapelle, Montréal.

Le D r Khan déclare qu’il n’a aucune divulgation à faire en association avec le contenu de cet article.

ment of geographic atrophy in age-related macular degeneration Invest Ophthalmol Vis Sci

2001;42:1051-1056.

52 Sparrow JR, Nakanishi K, Parish CA.The lipofuscin fluorophore A2E mediates blue

light-induced damage to retinal pigmented epithelial cells Invest Ophthalmol Vis Sci 2000;

41:1981-1989.

53 Sparrow JR, Cai B Blue light-induced apoptosis of A2E-containing RPE: involvement of

cas-pase-3 and protection by Bcl-2 Invest Ophthalmol Vis Sci 2001;42:1356-1362.

54 Sparrow JR, Zhou J, Ben-Shabat S, Vollmer H, Itagaki Y, Nakanishi K Involvement of

oxida-tive mechanisms in blue light induced damage to A2E-laden RPE Invest Ophthalmol Vis Sci

2002;43:1222-1227.

55 Sparrow JR, Vollmer-Snarr HR, Zhou J, et al A2E-epoxides damage DNA in retinal pigment

epithelial cells: vitamin E and other antioxidants inhibit A2E-epoxide formation J Biol

Chem 2003;278:18207-18213.

56 Sparrow JR, Zhou J, Cai B DNA is a target of the photodynamic effects elicited in A2E-laden

RPE by blue light illumination Invest Ophthalmol Vis Sci 2003;44:2245-2251.

57 Dillon J, Zheng L, Merriam JC, Gaillard ER Transmission of light to the aging human retina:

possible implications for age related macular degeneration Exp Eye Res 2004;79(6):753-9.

58 The Eye Disease Case-Control Study Group Risk factors for neovascular age-related

macu-lar degeneration Arch Ophthalmol 1992;110(12):1701-8.

59 Hirvela H, Luukinen H, Laara E, Sc L, Laatikainen L Risk factors of age-related maculopathy

in a population 70 years of age or older Ophthalmology 1996;103(6):871-7.

60 Darzins P, Mitchell P, Heller RF Sun exposure and age-related macular degeneration An

Australian case-control study Ophthalmology 1997;104(5):770-6.

61 Delcourt C, Carriere I, Ponton-Sanchez A, et al; POLA Study Group.Light exposure and the risk of age-related macular degeneration: the Pathologies Oculaires Liees a l’Age (POLA)

study Arch Ophthalmol 2001;119(10):1463-8.

62 McCarty CA, Mukesh BN, Fu CL, Mitchell P, Wang JJ, Taylor HR Risk factors for age-related

maculopathy: the Visual Impairment Project Arch Ophthalmol 2001;119(10):1455-62.

63 Clemons TE, Milton RC, Klein R, et al; Age-Related Eye Disease Study Research Group Risk factors for the incidence of Advanced Related Macular Degeneration in the

Age-Related Eye Disease Study (AREDS) AREDS report no 19 Ophthalmology 2005;112(4):533-9.

64 Pollack A, Bukelman A, Zalish M, Leiba H, Oliver M The course of age-related macular

degeneration following bilateral cataract surgery Ophthalmic Surg Lasers 1998;29(4):286-94.

65 Klein R, Klein BEK, Wong TY, Tomany SC, Cruickshanks KJ The association of cataract and

cataract surgery with the long-term incidence of age-related maculopathy Arch

Ophthal-mol 2002;120:1551-1558.

66 Mainster MA, Sparrow JR How much blue light should an IOL transmit? Br J Ophthalmol

2003;87(12):1523-9.

67 Mainster MA The spectra, classification, and rationale of ultraviolet-protective intraocular

lenses Am J Ophthalmol 1986;102(6):727-32.

68 Pauley SM Lighting for the human circadian clock: recent research indicates that lighting

has become a public health issue Med Hypotheses 2004;63(4): 588-96.

69 Boettner EA, Wolter JR Transmission of the ocular media Invest Ophthalmol 1962;1:776-783.

70 Marshall J, Cionni RJ, Davison J, et al Clinical results of the blue-light filtering AcrySof

Natural foldable acrylic intraocular lens J Cataract Refract Surg 2005;31(12):2319-23.

71 Espindle D, Crawford B, Maxwell A, et al Quality-of-life improvements in cataract patients

with bilateral blue light-filtering intraocular lenses: clinical trial J Cataract Refract Surg

2005;31(10):1952-9.

72 Weinand F, Jung A, Stein A, Pfutzner A, Becker R, Pavlovic S Rotational stability of a single-piece hydrophobic acrylic intraocular lens: new method for high-precision rotation control.

J Cataract Refract Surg 2007;33(5):800-3.

Réunion scientifique à venir

10 au 13 novembre 2007

111 e

Réunion annuelle de l’American Academy

of Ophthalmology

Nouvelle-Orléans, Louisianne Renseignements : www.aao.org

Trang 9

Conférences scientifiques

NOVEMBRE/DÉCEMBRE 2006 Volume 4, numéro 6

COMPTE RENDU DES CONFÉRENCES SCIENTIFIQUES DU DÉPARTEMENT D’OPHTALMOLOGIE ET

DES SCIENCES DE LA VISION, FACULTÉ DE MÉDECINE, UNIVERSITÉ DE TORONTO

Département d’ophtalmologie

et des sciences de la vision Faculté de médecine Université de Toronto

60 Murray St

Bureau 1-003 Toronto (Ontario) M5G 1X5

Le contenu rédactionnel d’Ophtalmologie – Conférences scientifiques est déterminé

exclusivement par le Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision, Faculté de médicine, Université de Toronto.

Département d’ophtalmologie

et des sciences de la vision

Jeffrey Jay Hurwitz, M.D., Rédacteur

Professeur et président

Martin Steinbach, Ph.D

Directeur de la recherche

The Hospital for Sick Children

Elise Heon, M.D

Ophtalmologiste en chef

Mount Sinai Hospital

Jeffrey J Hurwitz, M.D

Ophtalmologiste en chef

Princess Margaret Hospital (Clinique des tumeurs oculaires)

E Rand Simpson, M.D

Directeur, Service d’oncologie oculaire

St Michael’s Hospital

Alan Berger, M.D

Ophtalmologiste en chef

Sunnybrook Health Sciences Centre

William S Dixon, M.D

Ophtalmologiste en chef

The Toronto Hospital (Toronto Western Division and Toronto General Division)

Robert G Devenyi, M.D

Ophtalmologiste en chef

Les progrès réalisés dans la greffe de cornée

P A R D AV I D S R O O T M A N , M D , F R C S C

Il y a 101 ans, le Dr Eduard Zirm effectuait, avec succès, la première kératoplastie

Il avait opéré sur les yeux d’ un ouvrier agricole itinérant qui avait été rendu aveugle par de l’alcali Au cours des 50 ans qui suivirent, les progrès

tech-niques réalisés par les grands maỵtres en la matière, tels que Filitov, Castroviejo et

d’autres, nous permirent d’entrer dans l’ère de la réussite des greffes de cornée, ère

(Figure 1) Les progrès réalisés dans la compréhension de l’immunologie et du rejet cornéen, dans

les instruments microchirurgicaux et dans les sutures en ont fait une réalité, tout

comme les banques d’yeux modernes qui ont fait partie intégrante de ce progrès.

Toutefois, la technique utilisée pour la greffe standard de cornée par pénétration est

restée largement inchangée au cours des 40 à 50 dernières années et les greffes de

cornée lamellaires, bien que popularisées au siècle dernier par des médecins tels que

Von Hippel, n’ont pas connu un grand succès, du fait des problèmes posés par la clarté

de l’interface 4

Par conséquent, alors que les progrès réalisés au niveau de la rétine, du glaucome et d’autres sous-spécialités avançaient à pas de géant, les changements au

niveau de la chirurgie cornéenne ont été plus lents Récemment, cependant, cette

ten-dance s’est inversée grâce au développement de nouvelles techniques et de nouveaux

scien-tifiquespasse en revue les progrès réalisés dans la greffe de cornée.

La transplantation endothéliale

Une fois reconnue l’importance de l’endothélium cornéen en tant que pompe à eau

pour la cornée, le recours à la kératoplastie transfixiante pour les affections de

l’en-dothélium, devint le traitement de choix Des maladies telles que la dystrophie cornéenne

de Fuchs, l’œdème cornéen aphaque et, plus tard, l’œdème cornéen pseudo-phaque,

dev-inrent les causes prédominantes de l’atteinte de l’endothélium et de la faiblesse de la

vision due à un astigmatisme irrégulier et à une opacification de la cornée Tout ceci se

passait peu de temps avant que les médecins leaders d’opinion en ophtalmologie, tels que

Jose et Joaquin Barraquer de Barcelone et de Bogota, eurent réalisé que le fait de remplacer

intégralement la cornée - alors que seuls les 20 microns postérieurs étaient atteints –

pou-vait ne pas constituer la meilleure option C’est ainsi qu ils conçurent la greffe « partielle »,

lamellaire, pratiquée sous un lambeau, pour remplacer le stroma et l’endothélium

postérieurs Ceci fut facilité par l’utilisation d’un microkératome, un instrument semblable

au dermatome pour la peau, qui a permis de pratiquer la résection légère de la surface

cornéenne, afin de former un lambeau superficiel et la trépanation interne d’un disque

central et son remplacement5

Bien que ce concept fut révolutionnaire, il ne semble pas s’être imposé et ces idées

restèrent en sommeil pendant de nombreuses années, alors que dans le monde entier, les

chirurgiens de la cornée continuaient de pratiquer de kératoplastie pénétrante et non

transfixante (c’est à dire PKP) pour remplacer l’endothélium Pourtant, en dépit de ses

qualités et du succès honnête qu’elle connaissait, surtout depuis la commercialisation des

corticọdes topiques, cette méthode laissait certains problèmes sans solutions Ainsi, par

exemple, un greffon clair aurait été inutile pour le patient, si une grande partie de son

astigmatisme, régulier ou irrégulier, avait persisté (Figure 1 et 2) De même, le rejet qui

survenait dans moins de 10 % des cas, fut souvent à l’origine d’un échec de la greffe De

MD

Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision

FAC U LT Y O F M E D I C I N E

Un i v e r s i t y o f To r o n t o

Disponible sur Internet à : www.ophtalmologieconferences.ca

Trang 10

même, la fragilisation de la cornée, qu’un léger

trau-matisme pouvait facilement déchirer, a posé des

prob-lèmes à certains patients, tout au long de leur vie, tout

comme les infections qui survenaient au niveau de la

suture ont pu compromettre un bon résultat

Par la suite, entre la moitié et la fin des années 90,

un ophtalmologiste hollandais, Gerrit Melles, fit

revivre l’idée qui consistait à ne remplacer que la

couche de cornée altérée par l’atteinte endothéliale6-9

Ce concept différait de celui qu’avait élaboré

Barra-quer, plusieurs dizaines d’années auparavant En effet,

à sa place, Melles proposait d’enlever la partie

pro-fonde du stroma interne, avec l’endothélium sur la

membrane de Descemet, et de la remplacer par un

disque lamellaire fin, provenant de la cornée d’un

donneur Il effectua ce travail initial, en tant que

chercheur, avec le Dr Perry Binder, à San Diego,

Cali-fornie, et persista dans cette approche, à son retour en

Hollande Tout ceci se traduisit par la publication du

concept et par la première greffe endothéliale réalisée

avec succès, sur l’homme, vers la fin des années

1990s Sa technique fut facilitée par les méthodes de

dissection dont il fut le pionnier et qui lui permirent

de réaliser ce que d’autres qualifiaient d’irréalisable

En effet, grâce à son sens aigu de l’observation, il

remarqua qu’une dissection pratiquée au dessus d’une

bulle d’air produisait une interface unique en son

genre qui reflétait le côté tranchant de la lame du

couteau à dissection : il réalisa alors qu’il pouvait

met-tre ceci à profit pour définir et séparer les couches

pro-fondes de la cornée, permettant ainsi au chirurgien de

pénétrer de quelques microns au sein de

l’endo-thélium, sans atteindre la membrane de Descemet

Quelques rumeurs commencèrent à circuler à

pro-pos de ses idées et de ses techniques dans le monde de

la cornée, au début de ce nouveau siècle Certains

médecins, dont plus particulièrement, Mark Terry, de

Portland, réalisèrent que quelque chose de

passion-nant était en train de se produire et allèrent

rapide-ment étudier les innovations du Dr Melles Quant à

moi, j’étais, personnellement, stupéfait du succès

ren-contré par cette technique et j’organisai

immédiate-ment un voyage pour rendre visite au Dr Melles, en

Hollande, en 2001 Malheureusement, l’épidémie de

fièvre aphteuse rendit difficile le voyage en Hollande

et l’accès aux yeux des animaux: je dus donc retarder mon voyage En 2002, je me rendis à Rotterdam et passai du temps avec le Dr Melles, à étudier et à apprendre ses techniques Par la suite, j’ai travaillé avec Mark Terry, à Portland, pour observer les modifi-cations que cet autre grand chirurgien avait apportées

à ces techniques10-15

D’autres centres proposèrent de faire revivre la technique du lambeau superficiel, avec trépanation profonde, que les Drs Barraquer avaient conçues16

, mais les problèmes que posaient la cicatrisation de la plaie et l’astigmatisme irrégulier me persuadèrent que les techniques internes du Dr Melles représentaient les meilleures alternatives

Le Dr Melles avait baptisé sa technique « kérato-plastie lamellaire postérieure » (PLK), tandis que le Dr Terry avait vulgarisé l’appellation: « kératoplastie endothéliale lamellaire profonde » (DLEK) pour désigner sa technique, similaire, quoique légèrement différente En effet, alors que le Dr Melles recom-mandait une dissection au dessus d’une bulle d’air for-mant un coussinet, le Dr Terry, quant à lui, séparait la lamelle avec un fluide dans la chambre antérieure La technique telle qu’elle avait été conçue à l’origine, comportait les étapes suivantes:

1. Dissection d’un plan cornéen à l’aide de dissecteurs spécialement conçus, en fendant la cornée horizon-talement, d’un limbe à l’autre, à environ 85 % ( à peu près 400 microns) de la surface, à travers un canal limbique scléral

2. Délimitation d’un cercle de 8 à 9 mm, au centre de

la cornée A l’origine, on insérait une tréphine intrastromale, spécialement conçue, dans la cavité cornéenne, puis on pratiquait la trépanation interne dans la chambre antérieure Mais cette manipulation s’est avérée difficile et fut remplacée par la suite, par une section interne à main levée, pratiquée à l’aide de ciseaux spécialement conçus, par le biais de l’incision limbique

3.Préparation du greffon du donneur, de la même manière, en utilisant l’un de ses bord inséré dans un dispositif artificiel de chambre antérieure ou réalisé

Figure 1 : Kératoplastie ronde pénétrante, 10 – 0

inter-rompue et 11 – 0 suture continue en place

Figure 2 : Topographie après greffe de cornée

A noter la forme en « noeud papillon » de l’astigmatisme

Ngày đăng: 18/06/2014, 10:05

TỪ KHÓA LIÊN QUAN