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Les troubles de l’intégration visuelle - part 1 ppt

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Conférences scientifiques SEPTEMBRE/OCTOBRE 2005 Volume 3, numéro 5 COMPTE RENDU DES CONFÉRENCES SCIENTIFIQUES DU DÉPARTEMENT D’OPHTALMOLOGIE ET DES SCIENCES DE LA VISION, FACULTÉ DE MÉ

Trang 1

Conférences scientifiques

SEPTEMBRE/OCTOBRE 2005 Volume 3, numéro 5

COMPTE RENDU DES CONFÉRENCES SCIENTIFIQUES DU DÉPARTEMENT D’OPHTALMOLOGIE ET

DES SCIENCES DE LA VISION, FACULTÉ DE MÉDECINE, UNIVERSITÉ DE TORONTO

Département d’ophtalmologie

et des sciences de la vision Faculté de médecine Université de Toronto

60 Murray St

Bureau 1-003 Toronto (Ontario) M5G 1X5

Le contenu rédactionnel d’Ophtalmologie – Conférences scientifiques est déterminé

exclusivement par le Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision, Faculté de médicine, Université de Toronto.

Département d’ophtalmologie

et des sciences de la vision

Jeffrey Jay Hurwitz, M.D., Rédacteur

Professeur et président

Martin Steinbach, Ph.D.

Directeur de la recherche

The Hospital for Sick Children

Elise Heon, M.D.

Ophtalmologiste en chef

Mount Sinai Hospital

Jeffrey J Hurwitz, M.D.

Ophtalmologiste en chef

Princess Margaret Hospital (Clinique des tumeurs oculaires)

E Rand Simpson, M.D.

Directeur, Service d’oncologie oculaire

St Michael’s Hospital

Alan Berger, M.D.

Ophtalmologiste en chef

Sunnybrook and Women’s College Health Sciences Centre

William S Dixon, M.D.

Ophtalmologiste en chef

The Toronto Hospital (Toronto Western Division and Toronto General Division)

Robert G Devenyi, M.D.

Ophtalmologiste en chef

Les troubles de l’intégration visuelle

PAR NU R H A N TO R U N, M D , F R C S C

Les ophtalmologistes voient occasionnellement des patients qui se plaignent qu’ils

ne voient pas bien, mais qui ont pourtant des acuités et des champs visuels

relative-ment intacts et ne présentent aucun signe remarquable à l’examen Un tel scénario

peut être dû à un trouble affectant les centres corticaux supérieurs intervenant dans le

traitement de l’information visuelle Dans d’autres situations (p ex l’anosognosie), les

patients peuvent ne pas être conscients de déficits visuels qui sont apparents à ceux

qui les accompagnent à la consultation Il est important pour les ophtalmologistes de

connaỵtre les symptơmes des troubles de l’intégration visuelle, car ils peuvent être

trompés par un examen apparemment normal et ne pas remarquer un trouble

neurologique existant chez ces patients De plus, on consulte occasionnellement les

ophtalmologistes à propos de patients qui souffrent d’une maladie neurologique

reconnue et qui présentent des symptơmes visuels que l’on ne peut expliquer Dans ce

contexte, il est utile de connaỵtre les différentes manifestations d’une dysfonction des

centres corticaux de traitement de l’information Dans ce numéro d’Ophtalmologie –

Conférences scientifiques ,nous présentons un aperçu de l’anatomie du système

visuel afférent, des troubles qui peuvent affecter les voies occipito-temporale et

occi-pito-pariétale et des maladies qui entraỵnent ces troubles.

Bref aperçu anatomique

Le système visuel afférent comprend la voie visuelle antérieure et la voie

géniculo-calcarine qui transportent les informations visuelles vers le cortex strié et les régions

corti-cales d’association supérieures qui traitent ces données Les régions de l’association

visuelle sont divisées en voies visuelles ventrale et dorsale (figure 1) La voie ventrale ou

occipito-temporale (« quoi ? ») est principalement impliquée dans la reconnaissance des

contrastes, des couleurs et des objets La voie dorsale ou occipito-pariétale (« ó ? »)

inter-vient dans l’orientation spatiale et la perception du mouvement Une autre fonction de la

voie dorsale est l’attention visuospatiale

Le tableau 1 énumère les troubles qui affectent les voies temporale et

occipito-pariétale qui sont examinés dans ce numéro d’Ophtalmologie – Conférences scientifiques

Il faut souligner que ces troubles ne sont pas mutuellement exclusifs et peuvent survenir

simultanément en raison de la proximité des zones atteintes

Troubles affectant la voie occipito-temporale

Agnosie visuelle

Les patients atteints d’agnosie visuelle ne reconnaissent pas les objets par la vue

uniquement, même s’ils ont une vision relativement bonne et des fonctions cognitives et

touchent ou si on leur décrit à quoi ils servent, ce qui indique que la fonction de

de démontrer une vision suffisante, mais une incapacité à visualiser les objets, sauf si le

patient reçoit des informations sensorielles non visuelles Cette déficience est

générale-ment causée par des lésions temporo-occipitales inféro-médiales bilatérales qui

perturbent le faisceau longitudinal inférieur, une voie constituée de fibres nerveuses

MC

Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision

FAC U LT Y O F M E D I C I N E

Un i v e r s i t y o f To r o n t o

Disponible sur Internet à : www.ophtalmologieconferences.ca

Trang 2

blanches reliant le cortex strié aux aires d’association

après un infarctus bilatéral de l’artère cérébrale

postérieure qui entraỵne initialement la cécité

corti-cale Les patients qui se rétablissent d’une agnosie

visuelle souffrent souvent d’un déficit appelé « anomie

visuelle », ó ils sont dans l’impossibilité de nommer

un objet en le voyant, mais sont capables de décrire

ses fonctions4

Prosopagnosie

Cette affection est caractérisée par l’impossibilité

de reconnaỵtre des visages connus ou d’apprendre à

reconnaỵtre un nouveau visage Les patients doivent

utiliser d’autres indices tels que la stature, le

mouve-ment corporel et la voix pour identifier un visage

car la difficulté d’identification n’est pas limitée aux

visages, comme on le suppose généralement, mais ces

patients sont également incapables de distinguer

différents éléments dans la même catégorie, même s’ils

n’ont aucune difficulté à distinguer différentes

caté-gories d’objets les unes des autres Par exemple, un

patient peut être capable de distinguer un chat d’un

chien, mais non des chiens appartenant à deux races

différentes qui se ressemblent De même, les patients

peuvent ne plus pouvoir établir une distinction entre

différentes marques de voitures, différentes espèces

d’oiseaux, etc

Les patients atteints de prosopagnosie souffrent

circonvolu-tion occipitale et de la circonvolucirconvolu-tion

temporale et de la substance blanche qui l’entoure Il

est utile de se rappeler que la prosopagnosie est une

entité relativement rare et les patients qui disent ne pas reconnaỵtre les visages souffrent souvent d’un trouble psychiatrique ou d’amnésie antérograde et non de prosopagnosie Cependant, si un patient est dans l’impossibilité de reconnaỵtre le visage de person-nes connues sur des photos ou des membres de la famille par le biais de la vision, mais peuvent les reconnaỵtre par leur voix, le diagnostic est

Alexie pure

Les patients atteints d’alexie pure ou d’alexie sans agraphie se plaignent soudainement de ne plus pou-voir lire Cette déficience est généralement associée à une hémianopie homonyme droite complète D’autres fonctions du langage (p ex l’orthographe et l’écriture) sont préservées, mais ces patients sont incapables de lire ce qu’ils viennent d’écrire Cela contraste avec

l’alexie avec agraphie (alexie centrale), dans laquelle

les patients sont également incapables d’écrire et par-fois souffrent également d’aphasie sensorielle Dans l’alexie pure, le déficit est variable, car certains patients peuvent lire des lettres individuelles, mais ne peuvent pas les assembler pour former des mots La lésion sous-jacente est causée le plus souvent par l’occlusion des branches de l’artère cérébrale postérieure gauche

On a émis l’hypothèse que l’alexie sans agraphie est

un syndrome de déconnexion par lequel l’échange d’informations entre le cortex visuel et le centre du

une agnosie lexicale7

Figure 1 : Diagramme des voies occipito-pariétale

(dorsale) et occipito-temporale

(ventrale) en relation avec le cortex

visuel primaire (aire 17 de Brodmann)

et aires 18 et 19 d’association visuelle

Tableau 1 : Troubles de l’intégration visuelle Troubles affectant

la voie occipito-temporale Symptơmes/Observations

Agnosie visuelle Incapacité à identifier des objets

au moyen de la vision uniquement Prosopagnosie Incapacité à reconnaỵtre les visages Alexie pure Capacité d’écrire mais non de lire Achromatopsie Altération de la perception des cérébrale couleurs

Troubles affectant

la voie occipito-pariétale Symptơmes/Observations

Négligence Ne pas reconnaỵtre les stimuli hémispatiale présentés dans un hémiespace Syndrome Incapacité à saisir des objets avec

de Balint un guidage visuel, à exécuter des

saccade vers des cibles visuelles et vision fragmentaire

Akinétopsie Altération de la perception du

mouvement

(Adaptée avec permission de Liu GT, Volpe NJ, Galetta SJ

Neuro-ophthal-mology: Diagnosis and Management ;Philadelphie : Saunders ; 2001:346.)

Dorsale

Ventrale

19 18

17

Trang 3

on a émis l’hypothèse que l’hémisphère cérébral droit contrôle l’attention aux stimuli présentés dans les deux hémiespaces – à gauche davantage qu’à droite – mais l’hémisphère gauche ne contrôle l’attention qu’aux stimuli dans l’hémiespace controlatéral Par conséquent, une lésion hémisphérique droite élimi-nerait l’attention aux stimuli dans l’hémiespace gauche, alors qu’une lésion du côté gauche serait quand même compatible avec une certaine attention aux stimuli dans l’hémiespace droit du fait que l’hémisphère droit est intact10

Syndrome de Balint

En 1907, Rezso Balint a signalé un patient atteint

de « paralysie psychique du regard », de trouble de l’attention spatiale et d’ataxie optique Cette triade fut

complet comprend la simultagnosie, appelée « apraxie

éléments, que l’on peut également observer individu-ellement, est examiné ci-dessous :

Simultagnosie :Ce trouble est caractérisé par l’inca-pacité à appréhender le sens d’une scène visuelle com-plexe, alors que les différents éléments isolés qui la constituent sont bien perçus On peut le décrire comme une vision « fragmentaire » Les patients sont incapables de percevoir plus d’un objet à la fois et ils voient souvent à l’aide de la vision maculaire unique-ment, ce qui leur fournit une bonne acuité visuelle, mais ne leur permet de capter qu’une petite fraction

du champ visuel Ce déficit est facilement omis, à moins que le médecin le recherche spécifiquement

On peut tester facilement le patient en lui faisant décrire l’image intitulée « The Cookie Theft Picture »

de la trousse d’examen diagnostique d’aphasie de Boston (figure 2) Un patient atteint de simultagnosie peut généralement voir uniquement une personne à la

Achromatopsie cérébrale

C’est une incapacité acquise rare à différencier les

couleurs Le terme « achromatopsie cérébrale » indique

une perte complète de la vision des couleurs En

revanche, la « dyschromatopsie cérébrale » implique

un certain degré de perception des couleurs Le

traitement de la vision des couleurs a lieu dans les

deux hémisphères et par conséquent, l’achromatopsie

cérébrale impliquant le champ complet de vision n’est

possible que si les lésions touchent les deux

hémis-phères Des lésions unilatérales dans un hémisphère

peuvent produire une perte des couleurs dans

cérébrale de l’hémichamp est la forme la plus

fréquente Avec une lésion hémisphérique gauche, on

observe une quadrantopsie achromatique homonyme

supérieure qui est généralement associée à une alexie

pure Avec une lésion hémisphérique droite, on

observera une quadrantopsie achromatique

homo-nyme supérieure gauche Généralement, l’étiologie

sous-jacente est un infarctus dans le territoire de la

branche occipito-temporale de l’artère cérébrale

postérieure4

Troubles affectant de la voie pariéto-occipitale

Négligence hémispatiale

La négligence hémispatiale est l’incapacité à

répondre à des stimuli présentés controlatéralement à

une lésion cérébrale et qui n’est pas attribuable à une

déficience sensorielle ou motrice9 Elle est latéralisée à

un hémiespace La négligence hémispatiale affecte

toutes les fonctions sensorielles ; l’audition, le toucher

et la vision sont affectées, bien que pas toujours dans

la même mesure La composante visuelle de la

négli-gence hémispatiale peut être confondue avec

l’hémia-nopie Cependant, la négligence hémispatiale est

centrée sur le corps ou crâniotopique, alors que

l’hémianopie au contraire est centrée sur les champs

de tester les champs visuels du patient dans

dif-férentes directions du regard pour différencier

l’hémi-anopie de la négligence hémispatiale Par exemple, si

un patient atteint de négligence hémispatiale gauche

regarde à droite, la zone de négligence demeure la

même En revanche, si le patient atteint d’hémianopie

gauche regarde à droite, l’hémichamp gauche aveugle

habituellement causée par des lésions unilatérales du

cortex pariétal postérieur, mais on a également

rap-porté que des lésions dans divers autres sites (p ex

circonvolutions frontales dorsolatérales, thalamus et

formation réticulée mésencéphalique) ont également

hémispatiale est plus sévère et plus durable chez les

Figure 2 : « Cookie Theft Picture » tiré de l’examen

diagnostique d’aphasie de Boston pour

le test de dépistage de la simultagnosie

Trang 4

fois et serait incapable de voir au premier coup

d’œil que l’évier déborde ou que le garçon va

tomber du tabouret Étant donné que la principale

déficience est l’incapacité de traiter plus d’un

élé-ment d’une scène visuelle, le terme « inattention

visuelle bilatérale » a été proposé à la place de

com-posent ce syndrome, la simultagnosie est le plus

simultag-nosie isolée, on notera que les patients se

plaig-nent que les objets fixes dans l’environnement

visuel « disparaissent » tout simplement de la

les patients atteints de simultagnosie signalent la

disparition intermittente d’une cible pendant

qu’ils la fixent, ce qui a été vérifié par

enre-gistrement EOG Les auteurs expliquent cela par

un « déficit de l’attention soutenue » Tous leurs

patients souffraient de lésions bilatérales de l’aire

d’association visuelle corticale

Ataxie optique :C’est une altération frappante

des mouvements volontaires et coordonnés de la

main en réponse à des stimuli visuels Les

mouve-ments sous contrôle proprioceptif sont préservés

L’ataxie optique peut être confondue avec

l’inco-ordination due à une dysfonction cérébelleuse et

proprioceptive Cependant, les ataxies

cérébel-leuse et proprioceptive demeurent inchangées ou

s’améliorent avec le guidage visuel, alors que

l’ataxie optique n’est présente qu’avec les

mouve-ments des membres guidés visuellement En

revanche, l’ataxie optique n’est observée que sous

guidage visuel Afin de différencier l’ataxie

optique d’autres types d’ataxie, on demande au

patient de faire un mouvement qui nécessite un

stimulus proprioceptif (p ex toucher son oreille

ou son autre main) Si un patient souffre d’une

réelle ataxie optique, le stimulus proprioceptif

améliore notablement la précision du

troubles moteurs, cérébelleux et

somato-sen-soriels, de l’apraxie et des anomalies du champ

visuel L’ataxie optique peut être due à une

inca-pacité à convertir les coordonnées rétinotopiques

(centrées sur le champ visuel) en coordonnées

crâniotopiques (centrées sur le corps), une

conver-sion qui est nécessaire pour programmer un

mou-vement en réponse à une cible visuelle et qui a

lieu dans le cortex pariétal postéro-inférieur On

peut également la considérer comme un

syn-drome de déconnexion, les informations en

prove-nance du cortex visuel n’atteignant pas le cortex

moteur par le faisceau longitudinal supérieur, une

voie importante entre les lobes occipitaux et

frontaux10 L’ataxie optique peut être isolée

égale-ment Dans ce scénario, elle peut toucher une ou

deux mains et peut être présente dans un ou deux hémichamps Généralement, les patients sont incapables de toucher des objets situés dans l’hémichamp visuel controlatéralement à la lésion

Altération des saccades guidées visuellement (appelée généralement apraxie oculo-motrice) :

Ce trouble des mouvements oculaires appelé antérieurement « paralysie psychique du regard »,

a été confondu occasionnellement avec une réac-tion de conversion visuelle16 Les patients atteints

de ce trouble sont incapables de bouger volon-tairement leurs yeux dans la direction d’un objet, même s’ils peuvent les bouger au hasard Cette altération de la mobilité oculaire a été appelée

« apraxie oculo-motrice » et contrairement à l’apraxie oculo-motrice congénitale, elle touche les mouvements oculaires horizontaux et

neurologique de l’apraxie, on a suggéré que le terme « apraxie oculo-motrice » devrait être limité aux troubles entraînant une incapacité à initier des saccades volontaires, lorsque les saccades réflexives et les phases vestibulaires rapides sont

les anomalies des saccades dans le syndrome de Balint sont caractérisées par des saccades impré-cises, mal orientées et retardées vers des cibles visuelles, quelles soient volontaires ou réflexives,

ce qui confirme la notion qu’il n’y a pas d’apraxie des saccades réelles dans ce trouble19

Dans la plupart des cas, le syndrome de Balint entraîne des lésions bilatérales dans les régions pariéto-occipitales La figure 3 montre une image axiale par résonance magnétique (IRM) pondérée

Ophtalmologie

Figure 3 : IRM axiale pondérée en T2 chez

un patient atteint du syndrome

de Balint montrant des lésions pariéto-occipitales bilatérales

Trang 5

en T2 chez un patient atteint du syndrome de

Balint secondaire à une leucoencéphalopathie

postérieure causée par les effets toxiques de la

cyclosporine

Akinétopsie

L’akinétopsie est une altération acquise de la

perception du mouvement En 1983, Zihl et coll

ont été les premiers à rapporter le cas d’un patient

présentant une déficience de la perception

motrice due à des infarctus corticaux bilatéraux

Ces infarctus ont entraîné une thrombose du

sinus sagittal qui touchait les jonctions

pariéto-occipito-temporales, mais ont épargné le cortex

strié Les patients atteints d’akinétopsie peuvent se

plaindre que les objets qui bougent sautent d’un

point à un autre L’eau courante semble « gelée

comme un glacier » Le trouble est diagnostiqué

par le rapport verbal et une altération des

été rapportée comme un effet secondaire d’un

cas d’akinétopsie due à l’emploi de néfazodone

Maladies fréquemment associées aux

troubles de l’intégration visuelle

Les troubles de l’intégration visuelle examinés

ci-dessus sont causés le plus souvent par un

acci-dent vasculaire cérébral touchant l’artère

cérébrale postérieure et l’une de ses branches, soit

unilatéralement soit bilatéralement Des causes

moins fréquentes sont la présence de tumeurs,

d’hémorragie intracérébrale, de traumatisme, de

maladie démyélinisante, de processus infectieux,

d’abcès et de leucoencéphalopathie multifocale

progressive De plus, la maladie d’Alzheimer

postérieure et la variante de Heidenhain de la

maladie de Creutzfeld-Jakob (MCJ) affectent

patients atteints de la maladie d’Alzheimer

postérieure, appelée également la variante

visuelle de la maladie d’Alzheimer, sont

relative-ment jeunes lorsqu’elle se déclare et

contraire-ment à la plupart des patients atteints de la

maladie d’Alzheimer, ils consultent initialement

un ophtalmologiste plutôt qu’un neurologue La

MKJ est une démence progressive causée par des

prions, qui sont des protéines infectieuses La

perte visuelle d’origine corticale est le premier

symptôme prédominant de la variante de

Heiden-hain de ce trouble Les prions peuvent être

résis-tants aux techniques de stérilisation chirurgicale

standard et la transmission de la MKJ par le biais

d’interventions chirurgicales telles que les greffes

de cornée est bien documentée et l’identification

précoce de la maladie est donc essentielle22

Conclusion

Les patients présentant des troubles de l’inté-gration visuelle ont fréquemment de vagues symptômes et se plaignent qu’ils ne voient pas bien ou qu’il y a quelque chose d’anormal dans leur vision Nombres d’entre eux consultent leur optométriste et leur ophtalmologiste de nom-breuses fois, leur demandant de modifier la pres-cription de leurs lunettes Il est facile de voir comment certains de ces troubles peuvent être confondus avec des réactions de conversion visuelle ou même une simulation L’établissement d’un diagnostic précis de ces troubles peut être difficile et nécessite un indice élevé de suspicion pour certaines pathologies rares Par conséquent,

il est important pour l’ophtalmologiste de connaître les différentes manifestations de ces troubles de l’intégration, afin d’initier les investi-gations appropriées et d’orienter les patients vers les spécialistes appropriés

Nurhan Torun, MD, FRCSC, est neuro-ophtalmo-logue au Toronto Western Hospital, Réseau univer-sitaire de santé Elle se joindra à la faculté d’Ophtalmologie à Beth Israel Deaconess Medical Center, Harvard Medical School, vers la fin de 2005.

Références

1 Farah MJ, Feinberg TE Visual object agnosia In: Feinberg

TE, Farah MJ, eds Behavioral Neurology and

Neuropsychol-ogy New York: McGraw-Hill; 1997:239-255.

2 Bender MB, Feldman M The so-called “visual agnosias”.

Brain 1972;95:173-186

3 Albert ML, Soffer D, Silverberg R, et al The anatomic basis

of visual agnosia Neurology 1979;29:876-879

4 Trobe JD Temporal vision-related cortex In: Trobe JD The

Neurology of Vision Contemporary Neurology Series,

Oxford University Press; 2001:346-366.

5 De Renzi E Prosopagnosia In: Feinberg TE, Farah MJ, eds,

Behavioral Neurology and Neuropsychology New York:

McGraw-Hill;1997:245-255

6 Mark VW Could pure alexia be due to a disconnection

syndrome? Neurology 1998;50:835.

7 Benito-Leon J, Sanchez-Suarez C, Diaz-Guzman J, Martinez-Salio A Pure alexia could not be a disconnection

syn-drome Neurology 1997;49:305-306.

8 Rizzo M, Barton JJS: Retrochiasmal visual pathways and

higher cortical function In: Glaser JS, ed

Neuro-ophthal-mology 3rd ed Lippincott Williams & Wilkins;1999:239-291.

9 Heilman KM, Valenstein EW, Watson RT Neglect and related disorders In: Heilman KM, Valenstein EW , eds.

Clinical Neuropsychology, 3rd ed New York: Oxford Univer-sity Press; 1993:279-336.

10 Trobe JD: Parietal vision-related cortex In: Trobe JD The

Neurology of Vision Contemporary Neurology Series,

Oxford University Press, 2001;326-345.

11 Weintraub S, Mesulam M Right cerebral dominance in

spatial attention Arch Neurol 1987;44 621-625.

12 Heacen H, Ajuriaguerra J Balint’s syndrome (Pyschic

paral-ysis of visual fixation) and its minor forms Brain 1954;

77:373-400.

Ophtalmologie

Trang 6

Université de Toronto Département d’ophtalmologie

et des sciences de la vision

Prochains événements

15 au 18 octobre 2005 American Academy Meeting

27 octobre 2005 CPI – Dr Emmett Cunningham,

New York, N.Y

“Treatment Principles in Uveitis”

3 novembre 2005 Faculty Research Day

Vaugham Estates

10 novembre 2005 CPI – DrEmily Chew, Bethesda, Maryland

“Nutrition Supplement for AMD”

17 novembre 2005 CPI – DrGuillermo Rocha, Brandon, Manitoba

“New Trends in the Management of Keratoconus”

24 novembre 2005 CPI – DrTimothy Murphy, Boston, Massachusetts

“Research Ethics”

2 au 3 décembre 2005 Walter Wright Day

The Old Mill, Toronto, Ontario

“Eye Care : What Works? What doesn’t ?”

Renseignements : Jan Spencer (416) 978-1617

8 décembre 2005 CPI – DrJayne S Weiss, Detroit, Michigan

“The FDA Ophthalmic Devices Panel – The inside story”

28 janvier 2006

2006 Toronto Cataract Course

Note : Les conférences des professeurs invités (CPI)

de cette année (septembre 2005 à mai 2006) seront tenues à :

The Hospital for Sick Children

555 University Avenue, Toronto Amphithéatre principal

13 Hausser CO, Robert F, Giard N Balint’s syndrome Can J Neurol

Sci 1980;7:157-161

14 Liu GT, Volpe NJ, Galetta SJ Disorders of higher cortical visual

function In: Liu GT, Volpe NJ, Galetta SJ

Neuro-ophthalmology: Diagnosis and Management Philadelphia:

Saunders; 2001:344-370.

15 Rizzo M, Hurtig R Looking but not seeing: Attention,

perception, and eye movements in simultanagnosia Neurology

1987; 37:1642-1648.

16 Juergens SM, Fredrickson PA, Pfeiffer FE Balint’s syndrome

mis-taken for visual conversion reaction Psychomatics 1986;27(8):

597-599.

17 Cogan DG Ophthalmic manifestations of bilateral non-occipital

cerebral lesions Br J Ophthalmol 1965;49:281-197.

18 Sharpe JA, Johnston JL Ocular motor paresis versus apraxia.

Ann Neurol 1989;25(2):209-210.

19 Torun N, Sharpe JA, Barton JJS Saccadic error in Balint’s

syndrome: A quantitative study Can J Neurol Sci 1996;

23(suppl.1):S78.

20 Zihl J, Von Cramon D, Mai N, et al Selective disturbance of

movement vision after bilateral brain damage Brain 1983;

106:313-340.

21 Horton JC, Trobe JD Akinetopsia from nefazodone toxicity Am J

Ophthalmol 1999;128:530-531.

22 Lang CJ, Heckmann JG, Neundorfer B Creutzfeldt-Jakob disease

via dural and corneal transplants J Neurol Sci

1998;160(2):128-39.

Réunions scientifiques à venir

15 au 18 octobre 2005

Annual Meeting of the American Academy of

Ophthalmology (AAO)

(Neuro-ophthalmology Subspecialty Day:

October 14, 2005)

Chicago, Illinois

Renseigements : Courriel : meetings@aao.org

Site web : http://www.aao.org/aao/

annual_meeting/

25 février au 3 mars 2006

32 nd North American Neuro-Ophthalmology Society

(NANOS) Annual Meeting

Tucson, Arizona

Renseigements : Courriel : ekunsey@nanosweb.org

Site web : http://www.nanosweb.org/

meetings/nanos2006/

© 2005 Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision, Faculté de médecine, Université de Toronto, seul responsable du contenu de cette publication Édition : SNELL Communication Médicale Inc avec la collaboration du Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision, Faculté de médecine, Université de Toronto MD

Ophtalmologie – Conférences scientifiques est une marque

de commerce de SNELL Communication Médicale Inc Tous droits réservés L’administration d’un traitement thérapeutique décrit ou mentionné dans Ophtalmologie – Conférences scientifiques doit

toujours être conforme aux renseignements d’ordonnance approuvés au Canada SNELL Communication Médicale se consacre à l’avancement de l’éducation médicale continue de niveau supérieur.

L’élaboration de cette publication a bénéficié d’une subvention à l’éducation de

Novartis Ophthalmics

130-018F

Les avis de changement d’adresse et les demandes

d’abonne-ment pour Ophtalmologie – Conférences Scientifiques doivent

être envoyés par la poste à l’adresse C.P 310, Succursale H, Montréal (Québec) H3G 2K8 ou par fax au (514) 932-5114 ou par courrier électronique à l’adresse info@snellmedical.com.

Veuillez vous référer au bulletin Ophtalmologie – Conférences

Scientifiques dans votre correspondence Les envois non

distribuables doivent être envoyés à l’adresse ci-dessus Poste-publications #40032303

S N E L L

La version française a été révisée par le professeur Pierre Lachapelle,

Montréal.

Trang 7

Conférences Scientifiques

OCTOBRE 2003 Volume 1, numéro 1 COMPTE RENDU DES CONFÉRENCES SCIENTIFIQUES DU DÉPARTEMENT D’OPHTALMOLOGIE ET

DES SCIENCES DE LA VISION, FACULTÉ DE MÉDECINE, UNIVERSITÉ DE TORONTO

Département d’ophtalmologie

et des sciences de la vision Faculté de médecine Université de Toronto

60 Murray St

Bureau 1-003 Toronto (Ontario) M5G 1X5

Le contenu rédactionnel d’Ophtalmologie – Conférences scientifiques est déterminé

exclusivement par le Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision, Faculté de médicine, Université de Toronto.

Département d’ophtalmologie

et des sciences de la vision

Jeffrey Jay Hurwitz, M.D., Rédacteur

Professeur et président

Martin Steinbach, M.D.

Directeur de la recherche

The Hospital for Sick Children

Elise Heon, M.D.

Ophtalmologiste en chef

Mount Sinai Hospital

Jeffrey J Hurwitz, M.D.

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Princess Margaret Hospital (Clinique des tumeurs oculaires)

E Rand Simpson, M.D.

Directeur, Service d’oncologie oculaire

St Michael’s Hospital

Alan Berger, M.D.

Ophtalmologiste en chef

Sunnybrook and Women’s College Health Sciences Centre

William S Dixon, M.D.

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The Toronto Hospital (Toronto Western Division and Toronto General Division)

Robert G Devenyi, M.D.

Ophtalmologiste en chef

Les voies lacrymales de drainage

P A R J E F F R E Y J A Y H U R W I T Z , M D

Les patients présentant des symptômes associés aux voies lacrymales

consul-tent fréquemment leur médecin L’intégrité anatomique et physiologique des voies

lacrymales de drainage est un élément important du bon fonctionnement de l’œil

et des structures périoculaires Dans ce premier numéro d’Ophtalmologie –

Conférences scientifiques,nous examinons trois cas qui mettent en lumière des

problèmes importants liés aux voies lacrymales de drainage Le premier cas

présente l’évaluation d’un patient atteint d’épiphora et dont les voies lacrymales

sont perméables et examine les options thérapeutiques Le deuxième cas porte sur

l’évaluation et le traitement de l’épiphora suite à la rétention et/ou à la migration

d’un clou méatique Le troisième et dernier cas présente un patient devant subir

une chirurgie de la cataracte, n’étant pas atteint d’épiphora, mais souffrant d’une

obstruction du canal lacrymo-nasal

Cas 1 : Obstruction fonctionnelle

Le rôle de la dacryocystographie

Un femme caucasienne de 21 ans consulte son médecin de famille parce qu’elle

souffre depuis trois mois d’épiphora à l’œil droit avec un léger écoulement le matin

Elle a reçu un traitement sans succès à l’aide d’un collyre antibiotique et a été adressée

à un ophtalmologiste généraliste À l’examen, elle ne présentait pas de manifestations

d’une maladie oculaire externe et l’irrigation du canalicule a révélé une perméabilité

totale La patiente ne présentait pas de symptômes autres que le larmoiement, mis à

part un léger écoulement au réveil On lui a donné un collyre lubrifiant et on lui a

demandé de revenir dans trois mois Les symptômes et les observations étaient

iden-tiques trois mois plus tard, et on a constaté que les voies lacrymales étaient totalement

perméables lors de leur irrigation On a dirigé la patiente au service spécialisé dans les

voies lacrymales pour une évaluation plus approfondie

La patiente souffrait depuis 7 mois d’épiphora à l’œil droit sans symptômes de

démangeaisons, d’irritation ou de sensation de grains de sable Il n’y avait pas

d’écoule-ment à ce stade Elle ne présentait pas d’antécédents de maladies oculaires ou

sys-témiques ni d’allergies L’examen oculaire externe ne révélait aucune anomalie, de

même que les examens des paupières et des points lacrymaux et l’examen

endo-scopique des voies nasales L’irrigation du canalicule a révélé une perméabilité totale

L’examen du côté controlatéral asymptomatique était totalement normal

La patiente se plaignait fortement de larmoiement unilatéral, et par conséquent, on

a jugé qu’un examen plus approfondi était nécessaire Un dacryocystogramme a été

réalisé, afin de déterminer si la patiente présentait une sténose au niveau de l’appareil

lacrymal qui pouvait réduire le flux des larmes à travers les voies lacrymales

per-méables Le dacryocystogramme de l’œil gauche était absolument normal, mais dans

l’œil droit, on pouvait voir une obstruction pratiquement complète avec une dilatation

présténotique importante du sac lacrymal Ce n’est que sur les clichés ultérieurs que

l’on pouvait visualiser un mince filet de produit de contraste à travers les voies

MC

Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision

FAC U LT Y O F M E D I C I N E

Un i v e r s i t y o f To r o n t o

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lacrymales perméables jusque dans les voies nasales

(figure 1) On pensait qu’étant donné la constatation

antérieure d’une perméabilité totale lors de

l’irriga-tion et la visualisal’irriga-tion d’une sténose très prononcée

à la jonction du sac et du canal à la

dacryocystogra-phie, il pouvait y avoir une « anomalie du passage »

au niveau de la jonction, étant donné que l’étiologie

la plus probable chez une jeune femme est la

présence d’un calcul lacrymal On pensait que ce

calcul était probablement mobile, ce qui pouvait

expliquer la constatation d’une perméabilité clinique

lors de l’irrigation

Sur la base des symptômes de la patiente et des

observations à la dacryocystographie, une

dacryo-cystorhinostomie a été planifiée Lors de la chirurgie,

on a constaté que le sac lacrymal était distendu et

contenait des calculs lacrymaux L’un d’eux était

inclus dans le canal lacrymo-nasal (figure 2) Après

l’intervention, les voies lacrymales étaient totalement

perméables et la patiente était complètement

soulagée de ses symptômes de larmoiement

Obstruction fonctionnelle chez

un patient atteint d’épiphora

On a utilisé le terme « obstruction fonctionnelle »

pour décrire un patient atteint d’épiphora et dont les

voies lacrymales sont perméables lors de leur

irriga-tion Un diagnostic précis de la pathologie est

néces-saire pour déterminer le traitement approprié

L’hypersécrétion de larmes en raison d’une maladie

oculaire externe ou d’une anomalie centrale doit être

exclue et, avant d’incriminer les voies lacrymales de

drainage, il faut exclure la présence d’anomalies de la

paupière et/ou des points lacrymaux (avec ou sans

paralysie faciale) De plus, un examen soigneux des voies nasales (idéalement avec un endoscope) per-mettra d’exclure un problème de drainage dû à une anomalie des voies nasales L’irrigation permettra de déterminer si les voies lacrymales sont totalement perméables, totalement obstruées ou partiellement perméables Chez les patients d’un plus jeune âge, la sécrétion de larmes est significativement plus impor-tante que chez les patients plus âgés (chez un patient âgé de 20 ans, la sécrétion de larmes est 5 fois plus élevée que chez un patient âgé de 80 ans) Par conséquent, même l’obstruction partielle de voies lacrymales de drainage perméables peut être suffi-samment importante pour causer l’épiphora chez un jeune patient Cette situation suscite encore plus de soupçons si les symptômes sont unilatéraux La dacryocystographie avec intubation, injection d’un produit de contraste (habituellement un agent hydrosoluble ayant une viscosité minime) et retrait

de la canule (habituellement manuel) permettent parfois d’identifier une légère sténose et une dilata-tion proximale Un calcul peut produire une lacune

ou une déflexion de la zone de contraste

Pour la patiente du cas 1, la dacryocystographie a été réalisée par une injection lente par une canule plus longue que la canule habituelle, d’un agent qui était plus visqueux que la solution salée L’interven-tion permettait d’identifier la sténose à la joncL’interven-tion du sac et du canal et de démontrer parfaitement la dilatation accrue présténotique du sac lacrymal Les calculs lacrymaux n’étaient pas visibles

L’investigation d’une « obstruction fonctionnelle » chez cette patiente a permis d’établir le traitement approprié, qui était une dacryocystorhinostomie (DCR) de routine Les réponses à une enquête auprès

des membres de l’American Society of Ophthalmic

Plastic and Reconstructive Surgeons sur le traitement

Figure 1: Un dacryocystogramme montrant la jonction

droite du sac et du canal sténotique avec dilatation

présténotique du sac.

Figure 2: Calcul lacrymal au niveau de la jonction

du sac et du canal dans la figure 1.

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Lorsque l’on a avancé la canule, on a senti une résis-tance à environ 9 mm du point lacrymal On n’a senti aucune résistance lorsque l’on a avancé la sonde dans le canalicule supérieur Cliniquement, il y avait une obstruction du canal d’union latéral La présence d’une obstruction incomplète du canalicule inférieur près de sa jonction avec le canal d’union était égale-ment possible Afin de déterminer si le clou méatique était encore en place, une biomicroscopie sous échoguidage a été effectuée Cet examen indiquait que le clou méatique était toujours présent, mais assez loin dans le canalicule inférieur, probablement

à sa jonction avec le canal d’union

Notre expérience passée de la rétention et/ou de

la migration de clous méatiques nous enseigne que

si le patient demande de recevoir un traitement pour l’épiphora, il est nécessaire d’effectuer une DCR et d’extraire le clou méatique par une approche ex-terne, ce qui permet l’exploration du canal d’union

On a tenté de dilater le point lacrymal et de prati-quer trois petites incisions sur celui-ci, puis d’extraire

le clou méatique du canalicule, mais l’intervention a été un échec Une DCR externe a permis une visuali-sation adéquate pour extraire le clou méatique inclus dans le canal d’union La DCR a été effectuée sans incident

Risques associés à l’introduction d’un clou méatique

On ne doit introduire un clou méatique qu’en dernier ressort lorsque l’on traite un patient souffrant

de sécheresse oculaire, après que toutes les autres modalités non invasives aient été utilisées Les clous intracanaliculaires peuvent causer une réaction de l’appareil lacrymal et entraỵner une obstruction et une inflammation granulomateuse Un clou placé dans le point lacrymal peut se déplacer et descendre dans le canalicule et entraỵner des symptơmes tels que l’épiphora et/ou un écoulement La biomicro-scopie échoguidée est un moyen utile pour déter-miner si l’obstruction des voies lacrymales est due au clou, à une obstruction secondaire causée par le clou

ou les deux Pour le patient qui désire recevoir un traitement de l’épiphora, si le clou est assez près du point lacrymal, on peut faire l’essai de trois petites incisions sur le point lacrymal pour extraire le clou par celui-ci Cependant, si le clou et/ou l’obstruction sont plus éloignés dans les voies lacrymales (plus proches du canal d’union), une DCR ouverte est le traitement approprié

Conclusion

L’introduction d’un clou méatique et/ou d’un clou intracanaliculaire est une intervention invasive

d’une obstruction fonctionnelle étaient variées :

sondage à l’aide de canules, insertion d’un tube de

Jones, ponctoplastie, sutures des paupières, etc

Cependant, comme on le voit avec cette patiente, il

est raisonnable d’effectuer une investigation plus

approfondie avec des examens d’imagerie tels qu’une

dacryocystographie qui peut fournir des

informa-tions anatomiques On pourra ainsi instaurer un

traitement approprié

L’utilité de la dacryocystographie

Au cours des deux dernières années, dans plus de

2000 cas d’affection des voies lacrymales, nous avons

effectué 880 DCR Nous avons utilisé la

dacryo-cystographie chez 47 patients (2,35 % de cas

d’épiphora), afin d’obtenir un plus grand nombre

d’informations qu’avec un examen de routine des

points lacrymaux, de la paupière, des voies

lacry-males (avec l’irrigation et d’autres tests fonctionnels

cliniques) et des voies nasales Un

dacryocysto-gramme est relativement peu cỏteux et son

utilisa-tion a aidé à orienter le traitement

Conclusion

En effectuant un examen clinique approprié, il

est généralement possible de définir l’anomalie chez

le patient atteint d’épiphora dont les voies lacrymales

sont perméables lors de leur irrigation Cependant, si

l’examen clinique est insuffisant pour établir un

diagnostic, une investigation plus approfondie à

l’aide d’une dacryocystographie est un moyen utile

et rentable de diagnostiquer une anomalie des voies

lacrymales de drainage

Cas 2 : Rétention et/ou migration

du clou méatique

Une femme asiatique de 35 ans a consulté son

médecin parce qu’elle souffrait d’épiphora à l’œil

droit et d’une légère sensation de grains de sable

dans cet œil Après un traitement sans succès avec

des collyres lubrifiants, un clou intracanaliculaire

Herrick a été placé dans le canalicule inférieur, afin

de traiter ses « yeux secs » Ultérieurement, non

seulement ses symptơmes ne se sont pas améliorés,

mais l’écoulement de larmes s’est aggravé Son

médecin de famille l’a adressée à notre clinique pour

le traitement de l’épiphora À l’examen, les voies

lacrymales et nasales externes de la patiente étaient

complètement asymptomatiques du cơté

contro-latéral Cependant, du cơté symptomatique, on a

constaté une obstruction complète lorsque l’on a

effectué une irrigation du canalicule inférieur, avec

un reflux complet par le canalicule supérieur

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qui comporte des risques potentiels et peut

entraỵner une épiphora secondaire et

l’insatisfac-tion du patient qui demande un traitement Les

clous méatiques sont souvent visibles à la

bio-microscopie échoguidée dans les canalicules ó

ils sont inclus On peut habituellement guérir

l’épiphora en retirant le clou méatique et en

traitant l’obstruction, le cas échéant

Cas 3 : Le patient devant subir une chirurgie

de la cataracte et souffrant d’une

obstruction du canalicule

Un homme caucasien âgé de 81 ans a

con-sulté son ophtalmologiste généraliste, car la

vision de ses deux yeux avait baissé, de façon

plus prononcée dans l’œil gauche Un diagnostic

de cataracte a été établi et on a planifié une

chirurgie de la cataracte de l’œil gauche Le

patient souffrait également d’une légère

blépha-rite et se plaignait d’un écoulement légèrement

plus important dans l’œil gauche que dans l’œil

droit L’ophtalmologiste a irrigué les voies

lacry-males et a constaté qu’elles étaient complètement

obstruées Le patient ne présentait pas de

symp-tơmes d’épiphora, mais seulement un léger

écoulement On l’a adressé à notre service

spécia-lisé dans les voies lacrymales, afin de déterminer

si une DCR devait être réalisée avant la chirurgie

de la cataracte pour minimiser la possibilité

théorique d’une endophtalmie postopératoire

À l’examen, le patient présentait une légère

blépharite symétrique Une compression digitale

du sac lacrymal n’a pas révélé de reflux de

mucus par l’un ou l’autre des points lacrymaux

Lorsque l’on a irrigué les voies lacrymales, on a

constaté une obstruction complète avec un

degré important de reflux mucopurulent

provenant du sac lacrymal Le patient a affirmé

qu’il ne présentait pas d’antécédents de

sympto-matologie évoquant une forme quelconque de

dacryocystite Lorsque l’on a avancé la canule

dans le canalicule, on a constaté une résistance

(la canule touchant l’os de la fosse lacrymale),

suggérant une obstruction du sac lacrymal

lui-même La question de savoir si le patient devait

subir une DCR avant la chirurgie de la cataracte

s’est ensuite posée Après une discussion entre le

patient et son ophtalmologiste et étant donné

que le patient était un homme âgé de 81 ans en

bonne santé qui ne prenait pas de médicaments

par voie générale, il a subi une DCR de routine

ambulatoire sous anesthésie locale Les voies

lacrymales du patient étaient totalement

per-méables lors de l’irrigation après la chirurgie et

le patient a été adressé à nouveau à son ophtal-mologiste généraliste pour une chirurgie de la cataracte L’ophtalmologiste généraliste a traité

la légère blépharite avec un nettoyage des paupières et des antibiotiques préopératoires et

le patient a subi une chirurgie de la cataracte sans incident, l’évolution de son état après l’intervention étant normale

Le patient devant subir une chirurgie de la cataracte – L’investigation des voies lacrymales est-elle nécessaire ?

Il y a eu de nombreuses discussions sur le rơle des antibiotiques préopératoires dans la prévention de l’endophtalmie consécutive à la chirurgie de la cataracte Il y a également de nombreuses controverses sur la question de savoir si les antibiotiques sont nécessaires et dans ce cas, lequel devrait être administré, par quelle voie et pendant combien de temps Ensuite, il y a la question de l’administration d’antibiotiques pendant les périodes peropéra-toire et postopéraperopéra-toire dans le but de prévenir l’endophtalmie postopératoire Bien que l’endo-phtalmie consécutive à la chirurgie de la cata-racte soit extrêmement rare, c’est un événement que l’on devrait éviter car il a un effet dévasta-teur tant pour le patient que pour le chirurgien

Le sac lacrymal se trouve assez près du champ opératoire lorsqu’il s’agit d’une chirurgie de la cataracte En théorie, les bactéries provenant du sac peuvent contaminer le champ opératoire et s’établir dans la région intraoculaire Un sac lacrymal obstrué peut abriter des bactéries qui peuvent s’échapper du sac et contaminer l’ou-verture palpébrale, en particulier si une pression est exercée sur le sac pendant la chirurgie de la cataracte Les germes commensaux les plus

fréquents dans le sac lacrymal sont

Staphylococ-cus et StreptococStaphylococ-cus pneumoniae et ce sont

cer-tainement les causes les plus fréquentes de l’endophtalmie Le sac obstrué peut également abriter des bactéries Gram-négatif, dont cer-taines ont également été identifiées chez les patients atteints d’endophtalmie

La chirurgie de la cataracte est souvent réa-lisée chez les personnes âgées qui présentent une hyposécrétion lacrymale et par conséquent, ces patients âgés peuvent ne pas présenter de symptơmes d’épiphora, même en présence d’un blocage du canalicule À quelle fréquence les canalicules sont-ils bloqués chez les personnes

Ophtalmologie

Ngày đăng: 18/06/2014, 10:05

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