1. Trang chủ
  2. » Y Tế - Sức Khỏe

Les troubles de l’intégration visuelle - part 3 docx

19 505 0
Tài liệu đã được kiểm tra trùng lặp

Đang tải... (xem toàn văn)

Tài liệu hạn chế xem trước, để xem đầy đủ mời bạn chọn Tải xuống

THÔNG TIN TÀI LIỆU

Thông tin cơ bản

Định dạng
Số trang 19
Dung lượng 718,22 KB

Các công cụ chuyển đổi và chỉnh sửa cho tài liệu này

Nội dung

Dans ce numéro d’Ophtalmologie – Conférences scientifiques, nous décrivons les techniques de phacoémulsification « par découpage rapide » et de phacoémulsification micro-incisionnelle b

Trang 1

Cas n° 2 — Une mélanose acquise primaire (MAP) avec atypie

Figure 4 : Coloration à l’hématoxyline-éosine

de la biopsie-exérèse d’une lésion située dans

le limbe Figure 3 : Lésion pigmentaire à la position « 12

heures »

La flèche pointe des mélanocytes atypiques.

La calibration indique 125 µm (encadré)

Une femme blanche âgée de 37 ans présente

4 lésions brun doré dans la conjonctive bulbaire

de son œil gauche Ces lésions sont une source

de préoccupations parce qu’elles ont changé au

cours d’une période de plusieurs années On

effectue plusieurs biopsies-exérèses, et les

spéci-mens sont soumis à un examen pathologique La

figure 3 montre une lésion pigmentaire à la

posi-tion « 12 heures »

La figure 4, sur coloration à

l’hématoxyline-éosine, montre la biopsie-exérèse d’une lésion

située dans le limbe, à la position « 12 heures »;

on y voit l’épithélium conjonctival (flèche) et la

substantia propria L’épithélium conjonctival

présente un épaississement de la membrane

basale et des nids de mélanocytes atypiques

(sous la flèche), ainsi que les manifestations d’un

rapport noyau/cytoplasme élevé et un manque

de cohésion (voir la microphotographie à fort

grossissement, dans l’encadré) On n’observe pas

d’invasion franche de la substantia propria Des

données similaires ont été notées pour toutes les

autres lésions excisées, et les marges de résection

ont montré une conjonctive normale Selon le

diagnostic pathologique, il s’agit d’une mélanose

acquise primaire (MAP) avec atypie

potentiel de malignité et se présente

habituelle-ment sous la forme d’une lésion unilatérale plate

et d’un brun irrégulier chez des patients blancs âgés ou d’âge moyen On doit la distinguer de la MAP sans atypie, et l’examen histopathologique est donc nécessaire5 La MAP sans atypie est une affection bénigne caractérisée par la présence de pigments de mélanine dans la conjonctive avec

ou sans épaississement de mélanocytes cyto-logiquement bénins Les lésions désignées comme étant des MAP sans atypie n’ont pas évolué vers un mélanome5 La MAP avec atypie

se caractérise par des mélanocytes conjonctivaux cytologiquement atypiques Une étude des lésions classées comme des MAP avec atypie a démontré que 46 % d’entre elles évoluent jusqu’au mélanome5 La présence de mélanocytes atypiques dans l’épithélium n’importe ó ailleurs que dans la couche basale de l’épithélium est associée à une évolution vers un mélanome dans

90 % des cas, alors que la présence de mélano-cytes atypiques intrắpithéliaux avec cytoplasme abondant (cellules épithéliọdes) est associée

à une évolution vers un mélanome dans 75 % des cas5 Le taux de récidive de la MAP avec atypie est d’approximativement 60 %, et il est relié à une exérèse incomplète ou à une atteinte

de la cornée5

Trang 2

Figure 5 : Lésion bulbaire temporale

pigmentaire s’étendant à la cornée

Figure 6 : Coloration à l’hématoxyline-éosine d’une section du limbe et de la cornée

Une femme âgée de 70 ans présente à

l’œil droit une lésion conjonctivale

pigmen-taire, bulbaire temporale récurrente Onze

mois plus tơt, la lésion a déjà été réséquée

du limbe inféro-temporal, et le diagnostic

pathologique a alors été un mélanome

nodu-laire La lésion récurrente atteint à présent la

cornée à partir du limbe et mesure 3 x 2,5

mm (figure 5) On pratique l’exentération

de l’œil droit et on demande un examen

pathologique du spécimen

La coloration à l’hématoxyline-éosine

(figure 6) montre le limbe à gauche, et le

centre de la cornée à droite À partir du

limbe, la tumeur (T) envahit la cornée

péri-phérique et la substantia propria superficielle

et intermédiaire Le tissu cicatriciel (S)

corres-pond au site de la résection antérieure et à la

membrane de Bowman qui a été altérée

(pointe de flèche) La flèche pointe la

mem-brane de Descemet, ce qui signifie que l’on

voit une section de cornée de pleine

épais-seur On note l’absence de cellule tumorale

dans l’épithélium Selon le diagnostic

patho-logique, il s’agit d’un mélanome conjonctival

malin récurrent, avec envahissement de la

cornée

La microphotographie à fort

grossisse-ment (figure 7) montre les cellules du

méla-nome malin, qui sont en feuillets On peut

voir les noyaux ovọdes avec cytoplasme éosinophile; plusieurs des cellules tumorales présentent des nucléoles proéminents On note aussi la présence de rares dépơts de pigments de mélanine (pointes de flèche)

est rare, mais il est associé à un taux de mortalité d’environ 30 % Selon des études démographiques réalisées dans les pays occi-dentaux, l’incidence annuelle du mélanome conjonctival atteint 0,02 à 0,05 cas par

100 000, et touche autant les hommes que les femmes6 Jusqu’à 75 % des cas de mélanomes conjonctivaux sont associés à la MAP, alors que jusqu’à 20 % des cas de mélanomes sont associés à des nỉvi conjonc-tivaux7 Les mélanomes conjonctivaux migrent souvent par les vaisseaux lympha-tiques jusqu’aux ganglions lymphalympha-tiques les plus proches, ó l’examen histopathologique révèle souvent la présence de métastases8-12 Ceci contraste avec les mélanomes du tractus uvéal, qui migrent par la voie hématogène,

de préférence vers le foie

Suite à la page 5

Cas n° 3 — Un mélanome conjonctival malin

T

S

T = tumeur du limbe S = tissu cicatriciel Pointe de flèche = membrane de Bowman altérée Flèche = membrane de Descemet

La calibration indique 250 µm

Trang 3

Les renseignements cliniques pertinents au sujet des lésions, tels que le nombre de lésions, leur localisation, leur pré-existence, leur taille, leur couleur et tout changement documenté, aident le pathologiste à poser un diagnostic pathologique Ces cas de lésions conjonctivales illustrent l’importance de la relation entre le pathologiste et le chirurgien-ophtalmologiste pour le traitement des patients qui présentent des lésions apparemment inoffensives, et pour prévenir des conséquences potentiellement dévastatrices

Références

1 Shields JA, Shields CL Tumors and pseudotumours of the

conjunctiva In: Atlas of Eyelid and Conjunctival Tumors.

Philadelphia, PA: Lippincott Williams & Wilkins Co.; 1999:199-334.

2 Myles M, Brownstein S Cystic subepithelial nevus of the

caruncle Ophthalmic Practice 1990;8:160-162.

3 Folberg R, Jakobiec FA, Bernardino VB, Iwamoto T Benign conjunctival melanocytic lesions Clinicopathologic

features Ophthalmology 1989;96(4):436-61.

4 Luxenberg MN Compound nevus of the conjunctiva Arch Ophthalmol 1986;104(12):1842.

5 Folberg R, McLean IW, Zimmerman LE Primary acquired

melanosis of the conjunctiva Hum Pathol

1985;16(2):129-35.

6 Seregard S Conjunctival melanoma Surv Ophthalmol 1998;

42(4):321-50.

7 Folberg R, McLean IW, Zimmerman LE Malignant

melanoma of the conjunctiva Hum Pathol 1985;16(2):

136-43.

8 Paridaens AD, Minassian DC, McCartney AC, Hungerford JL Prognostic factors in primary malignant melanoma of the

conjunctiva: a clinicopathological study of 256 cases Br J Ophthalmol 1994;78(4):252-9.

9 Norregaard JC, Gerner N, Jensen OA, Prause JU Malignant melanoma of the conjunctiva: occurrence and survival fol-lowing surgery and radiotherapy in a Danish population.

Graefes Arch Clin Exp Ophthalmol 1996;234(9):569-72.

10 Seregard S, Kock E Conjunctival malignant melanoma in

Sweden 1969-91 Acta Ophthalmol (Copenh) 1992;70(3):

289-96.

11 Esmaeli B, Wang X, Youssef A, Gershenwald JE Patterns of regional and distant metastasis in patients with conjunctival melanoma: experience at a cancer center over four decades.

Ophthalmology 2001;108(11):2101-5.

12 Shields CL, Shields JA, Gunduz K, et al Conjunctival melanoma: risk factors for recurrence, exenteration,

metas-tasis, and death in 150 consecutive patients Arch Ophthal-mol 2000;118(11):1497-507.

13 De Potter P, Shields CL, Shields JA, Menduke H Clinical pre-dictive factors for development of recurrence and metastasis

in conjunctival melanoma: a review of 68 cases Br J Oph-thalmol 1993;77(10):624-30.

14 Stefani FH A prognostic index for patients with malignant

melanoma of the conjunctiva Graefes Arch Clin Exp Ophthalmol 1986;224(6):580-2.

15 Benderitter T, Berard M, Bonerandi JJ, Lebreuil G [Melanic proliferations of the conjunctiva Histopathologic study of a

series of 40 cases] J Fr Ophtalmol 1985;8(5):411-22.

16 Crawford JB Conjunctival melanomas: prognostic factors a

review and an analysis of a series Trans Am Ophthalmol Soc

1980;78:467-502.

Ophtalmologie

Figure 7 : Microphotographie des

cellules d’un mélanome malin

Lors de la surveillance d’un patient

atteint d’un mélanome conjonctival après

le traitement primaire, il ne faut pas oublier

que les récidives locales sont fréquentes et

qu’elles surviennent chez plus de 50 % des

patients Les récidives sont habituellement

évidentes dans les premiers cinq ans après

l’épisode initial13 Il est indiqué d’exercer un

suivi attentif, puisqu’approximativement

30 % des patients présenteront des

métas-tases aux ganglions lymphatiques10

Les prédicteurs cliniques d’un mauvais

pronostic comprennent une atteinte de la

conjonctive aux marges des paupières, une

atteinte de la conjonctive palpébrale, du

fornix, du pli et de la caroncule, ainsi

qu’une distribution multifocale Les

pré-dicteurs pathologiques d’une aggravation

du pronostic comprennent la présence de

mélanocytes atypiques intrắpithéliaux

(une migration pagétọde)7, ou un

diagnos-tic de tumeur à cellules mixtes (cellules

épithéliọdes et fusiformes)8 Des signes

histologiques d’un envahissement

lym-phatique sont associés à un taux de

morta-lité quatre fois plus grand, comparativement

aux patients dont le système

lympha-tique n’est pas atteint8 L’augmentation de

l’épaisseur de la tumeur7,8et de l’activité

mitotique7,10,14-16est également un

prédic-teur d’un pronostic moins favorable

Pointes de flèche : de rares dépơts de pigments de

mélanine

La calibration indique 25 µm

Trang 4

Événements à venir au Département d’ophtalmologie

22 avril 2004 PPI – Dr

Donald Fletcher, Birmingham, Alabama

Advances in Low Vision Rehabilitation

29 avril 2004 PPI – Dr

Douglas Coster, Australie

Development in corneal therapeutics

6 mai 2004 PPI – Dr Kathleen Digre, Salt Lake City, Utah

Neuro-ophthalmic changes in pregnancy

13 mai 2004 PPI – Dr Shaun Singer, Toronto, Ontario

Quality Assurance Rounds

20 mai 2004 PPI – Dr David Apple, Charleston, Caroline du Nord

U of T & TOS Combined Rounds

27 mai 2004 PPI – D Marian Macsai, Glenview, Illinois

Refractory blepharomeibomitis – The bread & butter

of your clinical practice

Note : Programme à l’intention des professeurs invités (PPI)

Adresse du centre : Toronto Western Hospital, Aile Ouest, Salle 2-401, 399 Bathurst Street, Toronto

Réunions scientifiques à venir

4 au 5 juin 2004

Age-related Macular Degeneration Update 2004

Baltimore, Maryland Renseignements : Tél : 410-955-5880

Courriel : cmenet@jhmi.edu

16 au 19 juin 2004

Canadian Ophthalmological Society Annual Meeting

Vancouver, Colombie-Britannique Renseignements : kross@eyesite.ca

Site web : www.eyesite.ca

Résumés d’intérêt connexe

Les tumeurs de la conjonctive et de la cornée

S H I E L D S C L , S H I E L D S JA ; P H I L A D E L P H I E , PA

Dans cet article, les auteurs présentent une révision des tumeurs de la

conjonctive et de la cornée, qui constituent un spectre de tumeurs

nombreuses et variées On regroupe ces tumeurs en deux grandes

catégories : les lésions congénitales et acquises Les lésions acquises se

divisent quant à elles en plusieurs catégories, selon l’origine de la

masse : ce sont les tumeurs épithéliales de surface, mélanocytaires,

vasculaires, fibreuses, neurales, histiocytaires, myxọdes, myogènes,

lipomateuses, lymphọdes, leucémiques, métastatiques et secondaires.

Les lésions mélanocytaires comprennent le nỉvus, la mélanose

d’ori-gine ethnique, la mélanose acquise primaire, le mélanome et d’autres

affections de la surface oculaire comme la mélanocytose oculaire et

le dépơt pigmentaire secondaire Les lésions néoplasiques non

mélanocytaires les plus fréquentes comprennent l’épithélioma

spino-cellulaire et le lymphome, qui ont tous deux des manifestations qui

peuvent être décelées lors de l’examen clinique La caroncule est

touchée par une gamme de tumeurs légèrement différente de celle

qui touche le reste de la conjonctive; si le nỉvus et le papillome sont

les plus fréquentes tumeurs touchant la caroncule, cette dernière peut

aussi présenter un oncocytome et une hyperplasie des glandes

sébacées, un adénome ou un carcinome Les auteurs donnent une

description et une illustration clinique des nombreuses tumeurs de la

conjonctive et de la cornée, et ils discutent du traitement des tumeurs.

Surv Ophthalmol 2004; 49:3-24.

Le nỉvus conjonctival : manifestations cliniques et

évolution naturelle chez 410 patients consécutifs

S H I E L D S C L , FA S I U D D E N , A , M A S H AY E K H I A ,

S H I E L D S JA ; P H I L A D E L P H I E , PA

Cette étude rétrospective avait pour but de décrire les manifestations

cliniques d’un nỉvus conjonctival et d’évaluer les changements de

couleur et de taille du nỉvus dans le temps Les deux principaux

critères d’évaluation ont été les changements de couleur et de taille.

Les nỉvi étaient bruns dans 65 % des cas, ocre dans 19 % des cas et

complètement dénués de pigments dans 16 % des cas Les nỉvi

étaient situés sur la conjonctive bulbaire dans 72 % des cas, sur la

caroncule dans 15 % des cas, sur le pli semi-lunaire dans 11 % des

cas, sur le fornix dans 1 % des cas, sur le tarse dans 1 % des cas et sur

la cornée dans <1 % des cas Les lésions de la conjonctive bulbaire

étaient le plus souvent contiguës au limbe cornéo-scléral Le nỉvus

se trouvait dans le quadrant temporal (46 % des cas), nasal (44 % des

cas), supérieur (6 % des cas) et inférieur (5 % des cas) Les autres

manifestations comprenaient des kystes intralésionnels (65 % des

cas), des vaisseaux nourriciers (33 % des cas) et des vaisseaux

intrin-sèques visibles (38 % des cas) Des kystes ont été décelés lors de

l’examen clinique dans 70 % des cas de nỉvus mixte, 58 % des cas

de nỉvus sous-épithélial, 40 % des cas de nỉvus jonctionnel, et 0 %

des cas de nỉvus bleu confirmés par l’histopathologie.

Chez 149 patients qui ont subi des examens périodiques pendant

une moyenne de 11 ans, la couleur de la lésion est graduellement

devenue plus foncée chez 5 % des patients (7 patients), plus pâle

chez 8 % des patients (12 patients) et est restée la même chez 87 %

des patients (130 patients) La taille de la lésion a augmenté chez 7 %

des patients (10 patients), a semblé diminuer chez 1 % des patients (1

patient) et est restée la même chez 92 % des patients (137 patients).

Chez trois patients, un mélanome malin s’est développé à partir d’un

nỉvus mixte (deux cas) ou d’un nỉvus bleu (un cas) préexistants sur

un intervalle moyen de 7 ans Les auteurs ont conclu que le nỉvus

conjonctival est une tumeur bénigne le plus souvent située dans le

limbe nasal ou temporal et rarement au niveau du fornix, du tarse ou

de la cornée Avec le temps, un changement de la couleur de la

tumeur a été décelé dans 13 % des cas (20/149), et un changement

de la taille de la tumeur a été décelé dans 8 % des cas (12/149).

Arch Ophthalmol 2004;122:167-175.

© 2004 Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision, Faculté de médecine, Université de Toronto, seul responsable du contenu de cette publication Édition : SNELL Communication

Médicale Inc avec la collaboration du Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision, Faculté de médecine, Université de Toronto MDOphtalmologie – Conférences scientifiques est une marque

de commerce de SNELL Communication Médicale Inc Tous droits réservés L’administration d’un traitement thérapeutique décrit ou mentionné dans Ophtalmologie – Conférences scientifiques doit

toujours être conforme aux renseignements d’ordonnance approuvés au Canada SNELL Communication Médicale se consacre à l’avancement de l’éducation médicale continue de niveau supérieur.

L’élaboration de cette publication a bénéficié d’une subvention à l’éducation de

Novartis Ophthalmics

130-006F

La version française a été révisée par le professeur Pierre Lachapelle, Montréal.

Les avis de changement d’adresse et les demandes

d’abonne-ment pour Ophtalmologie – Conférences Scientifiques doivent

être envoyés par la poste à l’adresse C.P 310, Succursale H, Montréal (Québec) H3G 2K8 ou par fax au (514) 932-5114 ou par courrier électronique à l’adresse info@snellmedical.com.

Veuillez vous référer au bulletin Ophtalmologie – Conférences Scientifiques dans votre correspondence Les envois non

distribuables doivent être envoyés à l’adresse ci-dessus Poste-publications #40032303

S N E L L

Trang 5

Conférences scientifiques

AVRIL 2004 Volume 2, numéro 4

COMPTE RENDU DES CONFÉRENCES SCIENTIFIQUES DU DÉPARTEMENT D’OPHTALMOLOGIE ET

DES SCIENCES DE LA VISION, FACULTÉ DE MÉDECINE, UNIVERSITÉ DE TORONTO

Département d’ophtalmologie

et des sciences de la vision Faculté de médecine Université de Toronto

60 Murray St

Bureau 1-003 Toronto (Ontario) M5G 1X5

Le contenu rédactionnel d’Ophtalmologie –

Conférences scientifiques est déterminé

exclusivement par le Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision, Faculté de médicine, Université de Toronto.

Département d’ophtalmologie

et des sciences de la vision

Jeffrey Jay Hurwitz, M.D., Rédacteur

Professeur et président

Martin Steinbach, Ph.D.

Directeur de la recherche

The Hospital for Sick Children

Elise Heon, M.D.

Ophtalmologiste en chef

Mount Sinai Hospital

Jeffrey J Hurwitz, M.D.

Ophtalmologiste en chef

Princess Margaret Hospital (Clinique des tumeurs oculaires)

E Rand Simpson, M.D.

Directeur, Service d’oncologie oculaire

St Michael’s Hospital

Alan Berger, M.D.

Ophtalmologiste en chef

Sunnybrook and Women’s College Health Sciences Centre

William S Dixon, M.D.

Ophtalmologiste en chef

The Toronto Hospital (Toronto Western Division and Toronto General Division)

Robert G Devenyi, M.D.

Ophtalmologiste en chef

Techniques de la phacoémulsification

et innovations

PA R RO SA BR AG A- ME L E, M.ED, M D, FRC SC

La chirurgie de la cataracte et les techniques de la phacoémulsification ont

évolué considérablement au cours des 10 dernières années La tendance est à une

chirurgie moins traumatique en utilisant la phaco-aspiration par ultrasons au lieu

de la phacoémulsification par le vide Grâce aux progrès récents effectués dans la

modulation de la puissance, la plupart des chirurgiens ont recours à des techniques

utilisant une énergie de phacoémulsification moindre, réduisant ainsi l’énergie

thermique utilisée dans l’œil et les lésions oculaires 1,2 Une telle réduction est

possi-ble en utilisant des forces mécaniques pour fragmenter le noyau, un niveau de vide

plus élevé pour aspirer les fragments ou une association des deux Dans ce numéro

d’Ophtalmologie – Conférences scientifiques, nous décrivons les techniques de

phacoémulsification « par découpage rapide » et de phacoémulsification

micro-incisionnelle bimanuelle qui visent à simplifier chaque étape de la chirurgie de la

cataracte, afin de minimiser le traumatisme et obtenir un résultat optimal.

La technique de phacoémulsification par « découpage rapide »

Le chirurgien spécialisé dans la cataracte peut rencontrer de nombreux scénarios

qui posent un défi lorsqu’il effectue une chirurgie par phacoémulsification Il est

impor-tant de savoir à quoi s’attendre lorsque l’on fait face à un cas difficile et de préparer un

plan pour faciliter la chirurgie Bien que la plupart des chirurgiens soient très à l’aise

avec une technique en particulier, il est essentiel qu’ils fassent preuve de souplesse et

utilisent des techniques différentes selon la situation L’évaluation préopératoire du

patient et la détermination du type de cataracte et de la morphologie de l’œil (p ex

longueur axiale, instabilité zonulaire, cataracte post-traumatique, post-chirurgicale)

peuvent aider à déterminer comment procéder avec le cas

Le traitement préopératoire avec des médicaments topiques peut rendre l’évolution

peropératoire et postopératoire plus prévisible Les anti-inflammatoires non stérọdiens

(AINS) topiques sont utiles pour maintenir la mydriase peropératoire et pour maỵtriser

l’inflammation postopératoire, réduisant ainsi la nécessité d’utiliser des stérọdes

topiques à long terme Les AINS aident également à prévenir l’œdème maculaire

chronique3 Les AINS préopératoires peuvent être administrés 4 fois par jour, en

com-mençant le jour avant l’opération et en continuant le traitement immédiatement après

l’opération pendant un mois L’utilisation d’antibiotiques préopératoires, tels que les

fluoroquinolones, peut également aider à prévenir les infections postopératoires Les

fluoroquinolones peuvent être amorcées un jour avant la chirurgie et le traitement peut

être poursuivi pendant 2 semaines après l’opération conjointement à des stérọdes sous

forme de collyre

La chirurgie est réalisée en utilisant une approche temporale ó la cornée est

trans-parente La tétracạne topique fournit généralement une anesthésie satisfaisante

MC

Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision

FAC U LT Y O F M E D I C I N E

Un i v e r s i t y o f To r o n t o

Disponible sur Internet à : www.ophtalmologieconferences.ca

Trang 6

Cependant, si l’on prévoit la manipulation de l’iris ou

si le patient est particulièrement sensible, de la

lido-cạne à 1 %, sans agent de conservation, peut être

injectée dans la chambre antérieure au début de

l’in-tervention Une incision latérale est effectuée sur la

gauche avec une lame métallique à 15o La chambre

antérieure est ensuite remplie d’une substance

visco-élastique (p ex une substance viscovisco-élastique

cohé-sive telle que Amvisc Plus®, Bausch and Lomb,

Rochester, NY), qui assure une stabilité maximale de

la chambre et de l’iris Cependant, en présence de

lésion corné-enne, la technique d’Arshinoff4est

préférable, utili-sant une substance viscoélastique

plus dispersive (p ex Viscoat®Alcon, Fort Worth,

Texas) comme revêtement de l’endothélium cornéen

Avec la technique d’Arshinoff, la substance

viscoélas-tique dispersive est injectée initialement pour

rem-plir environ la moitié de la chambre antérieure,

suivie d’une substance viscoélastique cohésive qui

forcera la substance dispersive à remonter contre la

cornée Si l’œil a une chambre antérieure peu

pro-fonde ou si la pupille est petite, une des nouvelles

substances viscoadaptatives (p ex Healon 5, Ivisc

phaco) peut aider à approfondir la chambre

antérieure et à étirer la pupille en raison de sa

capa-cité à mieux conserver un espace donné Une

inci-sion de la cornée transparente temporale, mesurant

2 mm de long, peut ensuite être réalisée au moyen

d’une lame métallique de 2,65 mm

Un capsulorhexis circulaire continu est réalisé au

moyen d’une pince à capsulorhexis Utrata tout en

maintenant l’œil au niveau de l’orifice latéral au

moyen d’une pince de 0,12 On utilise ensuite la

technique de Fine d’hydrodissection par clivage

cortical5dans laquelle une canule de Gimbel est

introduite au-dessous du bord de la capsule, la

soulevant initialement, puis injectant un petit bolus

de liquide La rotation du cristallin dans le sac

capsu-laire est toujours évaluée avant de commencer la

phacoémulsification

En ce qui concerne la phacoémulsification, il est

important de comprendre la dynamique des fluides

associée à la machine utilisée pour mieux prédire la

progression de la chirurgie La technique de

phaco-émulsification par découpage rapide a été introduite

pour la première fois par Nagahara Avec cette

tech-nique, une aiguille biseautée de phacoémulsification

de calibre 30 est introduite dans l’œil avec le cơté

biseauté vers le bas Il est important de rétracter le

manchon de silicone pour exposer davantage l’aiguille

métallique, afin de maximiser la profondeur de

l’inci-sion lorsqu’on utilise la technique de découpage

rapide Un couteau de Koch (Storz, St Louis, MO) est

ensuite placé à proximité du centre du noyau (figure 1) Le cơté biseauté placé vers le haut, l’aiguille de phacoémulisification pénètre profondément dans la partie centrale du noyau en salves de 100 msec à

20 % de puissance La modulation de la puissance en salves utilise un pourcentage fixe de puissance en mode salves utilise d’un intervalle programmé (durée

de la puissance) et un intervalle linéaire entre les salves Le noyau est initialement transpercé au moyen d’un débit plus faible et dans un milieu sous vide qui est ensuite augmenté lorsque celui-ci est maintenu en place Au même moment, le couteau est placé juste devant ou sur le cơté de l’aiguille de pha-coémulsification introduite dans le noyau (figure 1) Une pression sur l’extrémité distale du couteau est exercée vers le bas et vers la gauche alors que l’aigu-ille de phacoémulsification est déplacée légèrement vers le haut et vers la droite (figure 2) Le couteau doit être dirigé sur le cơté de l’aiguille de façon à assurer l’occlusion de l’extrémité de l’aiguille sur le fragment de noyau Le couteau et l’extrémité de l’aiguille sont ensuite séparés latéralement pour assurer que le plan de clivage se propage entière-ment d’une extrémité du noyau à l’autre et à travers

la plaque postérieure, qui est une partie plus épaisse

de l’épinoyau présente dans les cataractes plus denses Il est important de vérifier que la segmenta-tion soit complètement propagée avant de procéder

à l’étape suivante

On effectue ensuite la rotation du noyau et l’on introduit à nouveau l’extrémité de l’aiguille le cơté biseauté vers le cơté (afin de permettre un aligne-ment parallèle et une couverture maximale du noyau) et le découpage vertical vers le bas est répété

Le segment du noyau qui a été découpé est ensuite extrait de l’espace supracapsulaire avec l’aiguille de

Figure 1 : Position initiale pour le découpage

rapide vertical

Trang 7

hydratée et l’on vérifie son intégrité et son étanchéité

Chirurgie de la cataracte microincisionnelle bimanuelle

Les progrès technologiques ont permis des améliorations passionnantes dans les techniques

de la chirurgie de la cataracte C’est un domaine en rapide évolution et les chirurgiens recherchent tou-jours des moyens de réaliser l’intervention la moins traumatique possible en réduisant la puissance de l’énergie thermique utilisée dans l’œil, en diminuant

la dimension de l’incision ou en réduisant le trauma-tisme de la cornée, favorisant ainsi une récupération visuelle plus rapide Les améliorations de la modula-tion1et du contrơle de la puissance ont permis de réduire la quantité totale d’énergie ultrasonique utili-sée dans l’œil et par conséquent, ont diminué le risque de lésions de l’endothélium de la cornée et de

la région de l’incision

L’utilisation de salves d’activité électrique est l’un des progrès les plus récents En raison des salves plus courtes de puissance de phacoémulsification, suivies d’intervalles linéaires ó seul le vide permet

de retirer les fragments, cette modalité améliore cer-tainement la phacoaspiration ultrasonique, car elle minimise l’énergie ultrasonique dans l’œil et maxi-mise l’aspiration des fragments de noyau Lorsqu’elle est utilisée conjointement au double contrơle linéaire du vide, cette technique est idéale avec la technique de découpage rapide, car elle permet un découpage plus efficace et un meilleur suivi de la profondeur Une étude récente2,8a examiné la durée absolue de la phacoémulsification en comparant le mode en salves (160 msec) et le mode pulsé (5 pps), avec un niveau de vide réglé par un contrơle linéaire

à 180-325 mm Hg et la hauteur du flacon à 120 cm Chaque groupe de 25 patients présentait une sclérose de 2+ ou 3+ (classification de Wilmer) et l’extraction de leur cataracte a été réalisée avec la technique de découpage rapide en utilisant le mode

en salves ou le mode pulsé On a noté une réduction significative de 50 % du temps total et absolu de la phacoémulsification dans le groupe ó l’on avait uti-lisé le mode en salves

La tendance la plus récente dans la phacoémulsi-fication est à la réalisation d’une petite incision, d’une phacoémulsification bimanuelle, sans man-chon (aiguille nue), anticipant l’avènement des lentilles intraoculaires plus petites, pliables, roulables

ou même injectables Bien qu’il n’existe pas actuelle-ment de lentilles que l’on puisse insérer par une petite incision, l’extraction du cristallin au moyen de

phacoémulsification et un débit et un niveau de vide

élevé sont utilisés, aidés par de courtes salves de

phacoémulsification, afin de diriger les fragments

de noyau vers l’extrémité de l’aiguille L’extrémité de

l’aiguille peut ainsi demeurer en position centrale et

dans une zone sûre Il vaut mieux garder le couteau

ou le manipulateur sur le cơté derrière le fragment

de noyau évacué pour protéger la capsule

posté-rieure De plus, si le segment initial qui est découpé

est trop grand, il doit être découpé à nouveau en

plus petits fragments qui sont plus faciles à

mani-puler Lorsque les derniers segments de noyau sont

émulsifiés, le niveau de vide et le débit doivent être

réduits, car cela permet d’avoir davantage de

con-trơle sur la stabilité de la chambre antérieure et

moins de poussées soudaines Cette démarche doit

être répétée jusqu’à l’extraction complète du noyau

Après l’évacuation du noyau, l’extrémité de

l’aiguille est dirigée sur le bord épinucléaire sous

faible vide ou débit À mesure que l’on commence à

tirer le bord épinucléaire à l’extérieur du sac

capsu-laire, le deuxième instrument, un couteau ou un

manipulateur, est utilisé pour pousser sur le fond du

noyau avec un léger mouvement de roulement vers

le haut pour aider à diriger l’extraction du noyau

S’il y a du cortex restant, il est retiré avec un

dis-positif manuel d’irrigation/d’aspiration à 45o, en

créant un vide allant jusqu’à 500 mm Hg Si du

cor-tex sous l’incision est difficile à extraire, il est utile de

séparer l’irrigation et l’aspiration et d’utiliser une

technique bimanuelle pour l’extraction

Le sac capsulaire est ensuite rempli de substance

visco-élastique et une lentille intraoculaire est

insérée dans le sac capsulaire Une fois que la

sub-stance visco-élastique est retirée de l’œil, la plaie est

Figure 2 : Propagation de la fragmentation de

l’endonoyau La flèche indique le

mouve-ment des instrumouve-ments

Trang 8

deux plus petites incisions présente 4 avantages

importants1,6:

•L’irrigation par l’instrument comportant des

orifices latéraux peut aider à déplacer les

frag-ments de noyau vers l’extrémité de l’aiguille de

phacoémulsification, car lorsque le liquide

d’irri-gation est délivré par le manchon, il peut

poten-tiellement créer un courant qui peut pousser les

fragments de cristallin loin de l’extrémité de

l’aiguille La séparation de l’irrigation et de

l’aspi-ration devrait théoriquement diriger les

frag-ments détachés vers l’orifice d’aspiration

•On peut approcher les fragments de noyau

à partir de deux sites d’incision différents si

nécessaire

•Le cortex sous l’incision peut être extrait

plus facilement

•Des petites incisions permettent de

main-tenir une chambre antérieure stable et étanche

Agarwal9a rapporté l’utilisation avec succès

de la méthode Phaconit d’extraction bimanuelle

du cristallin par une incision de 0,9 mm avec

une aiguille de phacoémulsification sans

man-chon Des travaux de recherche récents sur le

Millenium Microsurgical System (Bausch & Lomb,

Rochester, New York) et l’appareil de

phacoémul-sification Sovereign, AMO, Californie) ont

démontré que la « microphacoémulsification »,

au moyen d’une aiguille de phacoémulsification

nue par une incision relativement petite pourrait

être réalisée en utilisant des paramètres

spéci-fiques sur ces appareils10,11,12

Une étude clinique est actuellement en cours

utilisant la technique de découpage rapide

décrite antérieurement sur des cataractes dont la

sclérose du noyau varie de 2+ à 4+ La

phaco-émulsification avec le Millenium Microsurgical

System (Rochester, New York) en utilisant un

réglage en salves d’intervalles de 100 msec est réalisée avec une aiguille de phacoémulsifica-tion MicroFlow de calibre 20 sans manchon biseautée à 30opar une incision de 1,4 mm faite avec un couteau diamant Cette dimension d’in-cision permet d’introduire l’extrémité du phar-macoémulsificateur de 1,1 mm dans l’œil sans forcer sur la plaie et une petite quantité de liquide évacuée permet le refroidissement de la plaie sans compromettre l’intégrité de la cham-bre (figure 3a) L’irrigation est également utilisée par une incision latérale de 1,4 mm faite avec un couteau d’irrigation de calibre 19 comportant deux orifices d’irrigation latéraux (figure 3b) On estime qu’un couteau d’irrigation avec deux orifices latéraux plutôt qu’un orifice central prin-cipal améliore la dynamique du liquide dans la chambre antérieure, permettant aux courants de diriger les fragments de noyau vers l’extrémité

du phacoémulsificateur plutôt qu’un jet direct

de liquide pouvant écarter les fragments loin de l’extrémité de l’aiguille Les niveaux de vide sont réglés sur le Millennium System au moyen du mode venturi pour qu’ils varient entre 180 et

325 mm Hg en utilisant une technologie linéaire double et une hauteur de flacon de 125 cm La capacité d’utiliser différents niveaux de vide pro-cure au chirurgien le contrôle nécessaire durant

la phacoémulsification bimanuelle pour régler le niveau de vide selon la fluidique et minimiser ainsi l’instabilité de la chambre antérieure Par exemple, le chirurgien pourrait utiliser un niveau de vide élevé lorsque l’extrémité de l’aiguille est totalement occluse et que la stabilité est nécessaire pour assurer une technique

de découpage efficace Cependant, lorsque l’extrémité de l’aiguille n’est plus occluse, le

Ophtalmologie

Figure 3b : Irrigation et aspiration bimanuelles Figure 3a : Phacoémulsification

microincisionnelle sans manchon

Trang 9

chirurgien peut réduire le niveau de vide élevé à

un niveau qui permet une élimination suffisante

des segments, mais qui assure néanmoins la

stabilité de la chambre antérieure

En utilisant les paramètres et la technique

décrits ci-dessus, la phacoémulsification peut

être réalisée efficacement et en toute sécurité

avec une technique bimanuelle sans manchon

et sans occasionner de traumatisme ou de

brûlure de la plaie La durée absolue de la

pha-coémulsification varie de 1 à 7 secondes dans

ces cas et la durée moyenne du début à la fin est

2 minutes plus longue qu’avec les techniques de

phaco-émulsification conventionnelles Les

plaies sont invariablement fermées le premier

jour suivant l’intervention avec un œdème

cornéen négligeable

Conclusion

Le fait de pouvoir définir la puissance,

modu-ler les liquides et utiliser davantage de force

mécanique avec des techniques telles que le

découpage rapide pour extraire la cataracte a

permis d’utiliser une énergie ultrasonique

moin-dre dans l’œil et finalement d’obtenir de

meilleurs résultats pour les patients La chirurgie

de la cataracte est devenue un domaine

inno-vateur et passionnant et la créativité des

chirurgiens spécialisés dans la cataracte

entraî-nera indubitablement encore davantage

d’amélio-rations dans les techniques et la technologie,

afin de perfectionner encore l’une des

interven-tions les plus réussies dans toute la médecine

Rosa Braga-Mele, M.Ed, M.D., FRCSC, est professeure

adjointe, Université de Toronto, et directrice de l’Unité

de la cataracte et de l’enseignement chirurgical, Mount

Sinai Hospital.

Références

1 Fine IH, Packer M, Hoffman R New

phacoemulsifica-tion technologies J Cataract Refract Surg 2002;28:

1054-1060.

2 Fine IH, Packer M, Hoffman R Use of power

modula-tions in phacoemulsification-Choo-choo chop and flip

phacoemulsification J Cataract Refract Surg 2001;27:

188-197.

3 McColgin AZ, Heier JS Control of intraocular

inflam-mation associated with cataract Curr Opin Ophthalmol

2000;11(1):3-6.

4 Arshinoff SA Dispersive-cohesive viscoelastic soft shell

technique J Cataract Refract Surg 1999;25:167-173.

5 Fine IH Cortical cleaving hydrodissection J Cataract

Refract Surg 1992;18:508-512.

6 Tsuneoka H, Shiba T, Takahashi Y Ultrasonic phacoemulsification using a 1.4 mm incision: Clinical

results J Cataract Refract Surg 2002;28:81-86.

7 Braga-Mele R Control of vacuum and phaco power for

safe, efficient emulsification; Ocular Surgery News

2002;20(23):13-14

8 Braga-Mele R A presentation at the American Society

of Cataract and Refractive Surgery Meeting, June 2002, Philadelphia, PA.

9 Agarwal A, Agarwal S, Agarwal A Phakonit and laser phakonit lens removal through 0.9 mm incision In:

Agarwal A, Agarwal S Sachdev MS, et al Phacoemusifi-cation, Laser Cataract Surgery and Foldable IOLs New

Delhi: Jaypee Brothers;1999

10 Braga-Mele R, Lui E Feasibility of sleeveless bimanual phacoemulsification on the Millennium Microsurgical

System; J Cataract Refract Surg 2003;29:2199-2203.

11 Braga-Mele R Sleeveless bimanual phaco with Millen-nium system delivers less thermal energy to the eye.

Ocular Surgery News 2003;21(7):43.

12 Soscia W, Howard J, Olson R Bimanual phacoemulsifi-cation through 2 stab incisions A wound temperature

study J Cataract Refract Surg 2002;28:1039-1043.

Résumés scientifiques d’intérêt connexe

Faisabilité de la phacoémulsification bimanuelle sans manchon avec le système microchirurgical Millennium

B R A G A - M E L E R , L I U E , T O R O N T O , O N TA R I O

OBJECTIF : Évaluer la faisabilité de la phacoémulsifi-cation bimanuelle sans manchon en utilisant le Millen-nium Microsurgical System (Bausch and Lomb Surgical) en mesurant la température de la plaie durant la phacoémulsification

LIEU : Laboratoire, in vitro

MÉTHODOLOGIE : Le système Millennium a été util-isé dans 6 yeux provenant d’une banque des yeux au moyen du mode pulsé et du mode en salves avec des salves à des intervalles de 80 millisecondes et 160 mil-lisecondes La température des plaies a été mesurée et les plaies ont été observées, afin de détecter toute lésion thermique

RÉSULTATS : Dans le mode pulsé et l’état de non occlusion à une puissance de 100 %, la température maximale était de 43,8 degrés C Dans l’état d’occlu-sion à une puissance de 30 %, la température maxi-male était de 51,7 degrés C après 70 secondes d’occlusion Lorsqu’on utilise des salves de phacoémul-sification d’un intervalle de 160 millisecondes, la tem-pérature maximale était de 41,4 degrés C (état de non occlusion à une puissance de 100 %) À une puissance

de 80 %, la température maximale était de 53,2 degrés

C dans les 60 secondes de l’occlusion totale pendant l’aspiration, la pédale de commande à pied étant totale-ment relâchée Avec un intervalle entre les salves de

80 millisecondes durant les états de non occlusion et d’occlusion (puissance de 100 %, pédale de commande

à pied totalement relâchée pendant 3 minutes), il n’y avait pas d’augmentation significative de la tempéra-ture La température maximale était de 33,6 degrés C

Ophtalmologie

Trang 10

Événements futurs dans le département

6 mai 2004

PPI – DrKathleen Digre, Salt Lake City, Utah

Neuro-ophthalmic changes in pregnancy

13 mai 2004

PPI – DrShaun Singer, Toronto, Ontario

Quality Assurance Rounds

20 mai 2004

PPI – DrDavid Apple, Charleston, Caroline du Nord

Réunions scientifiques combinées de l’Université de Toronto

et de TOS, Vaughan Estate

27 mai 2004

PPI – DrMarian Macsal, Glenview, Illinois

Refractory blepharomeibomitis – The bread & butter

of your clinical practice

4 juin 2004

Journée de la recherche – Auditorium Koffler de l’Université de Toronto Renseignements : Sertina Law (416) 603-5663

16 au 19 juin – COS, Vancouver Note : Adresse du site du Programme pour les professeurs

invités (PPI) Toronto Western Hospital, West Wing, Room 2 – 401,

399 Bathurst Street, Toronto

pendant la non occlusion et de 41,8 degrés C pendant

l’occlusion Dans tous les cas, la plaie cornéenne est

demeurée intacte On n’a pas noté de brûlure ou de

contracture de la plaie

CONCLUSIONS : Les augmentations de la température

démontrées se sont produites lors de l’utilisation de

paramètres cliniquement inhabituels La

phacoémulsifica-tion avec une aiguille sans manchon par une petite incision

peut être réalisée en toute sécurité avec le système

Millen-nium en utilisant le mode traditionnel en salves de

phaco-émulsification à l’intérieur de certains paramètres

J Cataract Refract Surg 2003 ;29(11):2199-203.

Nouvelles technologies de phacoémulsification

F I N E I H , P A C K E R M , H O F F M A N R S , E U G E N E , O R E G O N

Pour examiner les progrès récents dans le domaine de la

phacoémulsification, une revue de la littérature a été

effec-tuée pour chacun des systèmes décrits La revue incluait

des articles examinés par les pairs, des renseignements des

fabricants et des présentations faites à des réunions par des

chirurgiens Notre expérience personnelle des systèmes

que nous avons utilisés constitue le fondement de notre

évaluation Données pour le laser erbium : les données sur

la phacoémulsification avec le laser YAG provenaient d’un

résumé provisoire d’une étude surveillée par la Food and

Drug Administration américaine Les données pour

NeoSoniX provenaient d’une évaluation prospective de la

phacoémulsification réalisée dans 25 yeux à l’Oregon Eye

Surgery Center L’élaboration d’une nouvelle technologie a

permis une phacoémulsification plus sûre et plus efficace

Chaque chirurgien doit évaluer les nouveaux progrès pour

obtenir les meilleurs résultats possibles pour chaque

patient

J Cataract Refract Surg 2002;28(6):1054-60.

Réunions scientifiques à venir

4 au 5 juin 2004

Age-related Macular Degeneration Update 2004

Baltimore, Maryland

Renseignements : Tél : 410-955-5880

Courriel : cmenet@jhmi.edu

16 au 19 juin 2004

Réunion annuelle de la Société canadienne d’Ophtalmologie

Vancouver, Colombie-Britannique

CONTACT: kross@eyesite.ca

Site web : www.eyesite.ca

© 2004 Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision, Faculté de médecine, Université de Toronto, seul responsable du contenu de cette publication Édition : SNELL Communication

Médicale Inc avec la collaboration du Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision, Faculté de médecine, Université de Toronto MD

Ophtalmologie – Conférences scientifiques est une marque

de commerce de SNELL Communication Médicale Inc Tous droits réservés L’administration d’un traitement thérapeutique décrit ou mentionné dans Ophtalmologie – Conférences scientifiques doit

toujours être conforme aux renseignements d’ordonnance approuvés au Canada SNELL Communication Médicale se consacre à l’avancement de l’éducation médicale continue de niveau supérieur.

L’élaboration de cette publication a bénéficié d’une subvention à l’éducation de

Novartis Ophthalmics

130-007F

La version française a été révisée par le professeur Pierre Lachapelle, Montréal.

Les avis de changement d’adresse et les demandes

d’abonne-ment pour Ophtalmologie – Conférences Scientifiques doivent

être envoyés par la poste à l’adresse C.P 310, Succursale H, Montréal (Québec) H3G 2K8 ou par fax au (514) 932-5114 ou par courrier électronique à l’adresse info@snellmedical.com.

Veuillez vous référer au bulletin Ophtalmologie – Conférences Scientifiques dans votre correspondence Les envois non

distribuables doivent être envoyés à l’adresse ci-dessus Poste-publications #40032303

S N E L L

Ngày đăng: 18/06/2014, 10:05

TỪ KHÓA LIÊN QUAN