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Les troubles de l’intégration visuelle - part 2 doc

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THÔNG TIN TÀI LIỆU

Thông tin cơ bản

Tiêu đề Les troubles de l’intégration visuelle - part 2
Trường học University of Example
Chuyên ngành Ophthalmology
Thể loại Thèse
Năm xuất bản 2023
Thành phố Example City
Định dạng
Số trang 19
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Nội dung

L’approche sous-ciliaire de la blépharoplastie inférieure constitue la norme supérieure pour corriger l’hy-perélasticité cutanée de la paupière inférieure et elle peut toujours constitue

Trang 1

aux commentaires sur leur air « fatigué » ou « épuisé », mais

il s’agit véritablement d’un problème fonctionnel chez les

patients qui doivent soulever à la main l’excès de peau pour

dégager leur axe visuel Le patient peut également

remar-quer une perte de son acuité visuelle centrale ou une

diminution de son champ visuel central ou périphérique,

lesquelles sont attribuables à l’obstruction mécanique

directe du champ visuel (Figure 1) Certaines femmes

peu-vent se plaindre d’avoir de la difficulté à appliquer du fard

et du mascara sur leurs paupières supérieures Les plaintes

peuvent aussi porter sur la céphalée en casque ou la

migraine, causées par la sur-utilisation chronique des

mus-cles frontaux

L’étiologie de l’hyperélasticité cutanée et un grand

nom-bre des changements observés dans la région périorbitaire

sont secondaires au processus de vieillissement Avec le

temps, le collagène que contiennent les minces tissus des

paupières subit une dégénérescence due aux rayons

ultravi-olets (UV) et au vieillissement Les collagénases, provenant

de l’épiderme endommagé, contribuent également à la

dégénérescence et à l’enchevêtrement des fibres de

col-lagène individuelles3

Les fibres élastiques sous-jacentes sont aussi endommagées par l’exposition aux rayons UV solaires,

bien qu’une grande proportion de ces dommages se soit déjà

produite pendant la jeunesse4 Les forces gravitationnelles

jouent aussi un rôle important dans la redondance des

tis-sus Le vieillissement chronologique est accompagné d’un

affaissement mécanique des sourcils et de la graisse

rétro-orbiculaire des paupières (GROP), ce qui contribue à la

redondance tissulaire de la paupière supérieure La

contrac-tion répétée des muscles orbiculaires pendant de

nom-breuses années contribue à l’étirement septal orbitaire, à

l’atténuation et au prolapsus graisseux Le prolapsus

grais-seux est plus communément observé dans la partie médiale

des paupières supérieures, et dans les parties centrale et

latérale des paupières inférieures L’hérédité et d’autres

fac-teurs environnementaux, tels que le tabagisme et la

nutri-tion, peuvent également contribuer à l’aspect des paupières

Évaluation

L’examen ophtalmologique permet au médecin de

déterminer si le patient est un candidat qualifié à la

chirurgie L’évaluation de l’acuité visuelle et du champ

visuel, avec les paupières en leur état naturel et avec

l’ex-cès de tissu soulevé, est essentielle pour consigner

l’impor-tance des déficits de l’acuité visuelle et (ou) du champ

visuel attribuables à l’hyperélasticité cutanée L’évaluation

de la ptôse peut être difficile en présence d’une importante hyperélasticité cutanée, mais elle est essentielle, car la véri-table ptôse n’est pas traitée au moyen des techniques stan-dard de blépharoplastie

L’évaluation de la motilité extraoculaire est importante pour déceler des déficits fonctionnels dans la verticalité du regard L’utilité d’effectuer un test préopératoire de Schirmer demeure controversée; il peut toutefois fournir d’impor-tants renseignements sur l’état du film lacrymal5

Un exa-men à la lampe à fente pour déceler une lagophtalmie, une kératite ponctuée superficielle et une érosion récidivante de

la cornée est utile pour consigner l’état du film lacrymal Un examen des paupières inférieures peut révéler diverses combinaisons d’herniation graisseuse orbitaire, de rhytides

ou d’excès de peau de la paupière inférieure Il est essentiel d’examiner les paupières inférieures afin d’y déceler tout signe de laxité et de rétraction préexistante Une importante laxité de la paupière inférieure peut prédisposer les patients

à une rétraction de la paupière inférieure et à une manifes-tation sclérale si elle n’est pas corrigée avant ou pendant la blépharoplastie

Un traitement préopératoire permet l’identification de variables pouvant potentiellement mener à un résultat chirurgical non optimal Le médecin doit, d’abord et avant tout, déterminer dans quelle mesure le patient a des objec-tifs réalistes et des attentes raisonnables, et si la blépharo-plastie seule constitue ou non l’intervention de choix pour régler ces problèmes Les patients sont avisés d’éviter l’aspirine, l’ibuprofen et tout médicament similaire au moins pendant les deux semaines précédant l’intervention, car ces médicaments peuvent causer des saignements pen-dant et après l’opération Il est important d’interroger les patients sur leur consommation de médicaments à base d’herbes, car les constituants tels que le gingembre, le gingko et le ginseng asiatique sont connus pour accroître le saignement pendant les opérations chirurgicales6 Des agents antiviraux prophylactiques sont administrés lorsqu’un resurfaçage au laser à gaz carbonique (CO2) doit être effectué Les patients sont également avisés qu’ils doivent cesser de fumer, car la cigarette réduit la circulation cutanée et entrave la cicatrisation

Les principes du traitement

De manière traditionnelle, une incision cutanée au moyen d’un scalpel constituait l’approche préférée, mais il existe de nouvelles options, dont des appareils à haute fréquence et des lasers à gaz carbonique L’approche chirur-gicale visant à enlever l’excès de gras dans les paupières inférieures a également connu un changement de para-digme L’approche sous-ciliaire de la blépharoplastie inférieure constitue la norme supérieure pour corriger l’hy-perélasticité cutanée de la paupière inférieure et elle peut toujours constituer l’intervention la plus appropriée dans certains cas Cependant d’autres approches ont été adoptées lorsqu’il a été reconnu que l’approche sous-ciliaire causait une rétraction de la paupière inférieure et des manifesta-tions sclérales chez certains patients7

La re-suspension simultanée du canthus externe, en plus de la blépharoplas-tie sous-ciliaire, a également été prônée pour réduire l’inci-dence de rétraction de la paupière inférieure De nombreux chirurgiens ont opté pour la blépharoplastie inférieure

Figure 1 : Ce patient de 70 ans présente une

hyperélasticité cutanée grave obstruant sa vision

et réduisant son champ visuel.

Trang 2

La technique de blépharoplastie inférieure transconjonctivale

L’approche chirurgicale transconjonctivale constitue l’intervention de choix en présence de poches graisseuses particulièrement importantes sans excès de peau ni rhytides profondes Les importantes poches graisseuses devraient idéalement être marquées alors que le patient est

en position verticale, car leur importance s’amenuise une fois le patient en position couchée Après l’application de gouttes topiques de proparacạne dans le fornix conjoncti-val, l’anesthésie locale est pratiquée de manière transcon-jonctivale dans les poches graisseuses Un écarteur de Desmarres est utilisé pour écarter la paupière inférieure, et une plaque palpébrale est insérée dans le fornix inférieur afin de protéger le globe oculaire Tous les instruments utilisés lors d’une blépharoplastie avec laser à CO2doivent être non-réfléchissants Une incision à travers la conjonc-tive et les écarteurs de la paupière inférieure est alors pra-tiquée au moyen du laser à CO2, environ 5 mm sous la bordure tarsienne inférieure Les poches graisseuses médi-ale, centrale et latérale sont identifiées par dissection addi-tionnelle à travers les écarteurs de la paupière inférieure

La visualisation du gras peut être optimisée en appliquant une légère pression sur le globe oculaire Les poches grais-seuses orbitaires sont excisées en portant une attention particulière à l’hémostase Le modelage des poches grais-seuses médiale et centrale doit être effectué avec un soin particulier, car le muscle oblique inférieur s’étend entre elles et un traumatisme à ce muscle peut mener à la diplopie La paupière inférieure est ensuite remise à sa position d’origine, et son contour est réévalué Au besoin, une plus grande quantité de gras peut être excisée des régions dominantes ou, inversement, des perles de gras peuvent être réintroduites dans des régions plus affaissées

de la paupière inférieure

Si un resurfaçage d’appoint au laser à CO2doit être effectué, une nouvelle anesthésie infiltrante sous-cutanée est pratiquée Un protecteur scléral métallique non réfléchissant est placé sur le globe oculaire, et le resurfaçage est effectué au moyen d’un laser à CO2dont les paramètres sont spécifiquement établis par le chirurgien Les rhytides sont traitées de manière confluante, perpendiculairement à

la marge de la paupière Les débris sont ensuite doucement enlevés à l’aide de gaze imbibée de solution saline Au besoin, d’autres passages peuvent être effectués pour obtenir le degré de traitement et le resserrement cutané voulus Enfin, un onguent antibiotique et des pansements

de Cellophane sont appliqués sur les régions resurfacées (Figure 3)

transconjonctivale afin de réduire l’incidence de telles

com-plications La blépharoplastie transconjonctivale a

l’avan-tage de permettre l’excision et le retrait du gras avec un

risque nettement moindre de rétraction de la paupière

inférieure

À l’occasion, le retrait du gras dans la paupière

inférieure peut entraỵner la formation accrue de fines rides

et la redondance de la peau des paupières inférieures,

compte tenu de l’étirement chronique de la peau Ces fines

rhytides sont difficiles à traiter au moyen des techniques

de blépharoplastie traditionnelles et, pour cette raison,

le resurfaçage superficiel au laser a été prơné comme

traitement d’appoint à la blépharoplastie Carter et al ont

démontré que la combinaison de la blépharoplastie

transconjonctivale avec le resurfaçage d’appoint au laser à

CO2réduit l’incidence de rides postopératoires et améliore

l’aspect cosmétique ultime8

La technique de blépharoplastie supérieure

Au moins 10 mm de paupière devraient être laissés

entre l’incision supérieure et les poils les plus bas du

sour-cil, car une résection cutanée excessive peut tirer le sourcil

vers le bas ou causer des problèmes d’occlusion de la

paupière Une prémédication de 5 à 10 mg de midazolam

peut être administrée 15 minutes avant l’intervention Une

anesthésie locale composée de 2 % de lidocạne combinée à

de l’épinéphrine et à de l’hyaluronidase dosées à 1:100 000

est utilisée en infiltration sous-cutanée Un scalpel ou le

laser à CO2est utilisé pour pratiquer les incisions cutanées,

lesquelles suivent avec précision les contours des marques

préopératoires La peau et le muscle orbiculaire sont excisés

en une seule couche pour exposer la cloison orbitaire Une

hémostase méticuleuse est essentielle Une fois la cloison

orbitaire incisée, le gras pré-aponévrotique est visible,

recouvrant l’aponévrose du muscle releveur Le gras est

doucement séparé de ses attaches à l’aponévrose du muscle

releveur sous-jacente, puis excisé au moyen de techniques

hémostatiques L’excision hémostatique du gras peut être

effectuée au moyen d’un cautère portatif, d’appareils à

haute fréquence, d’un cautère bipolaire ou de lasers Un

modelage plus approfondi de la graisse rétro-orbiculaire des

paupières (GROP) peut également être nécessaire dans

cer-tains cas Une fois l’hémostase adéquate terminée, la suture

peut être effectuée au moyen de catgut 6-0 non absorbable

ou rapidement résorbable L’utilisation de fixations

sus-tar-siennes lors de la suture finale permet la création d’un sillon

agréable sur le plan cosmétique alors que les tissus

cica-trisent (Figure 2)

Figure 3 : Aspect A préopératoire et B six mois après l’intervention d’un patient ayant subi une blépharoplastie transconjonctivale inférieure au moyen d’un resurfaçage au laser à CO 2

Figure 2 : Photos A avant l’opération et

B quatre mois après l’intervention d’un

patient présentant une hyperélasticité cutanée

modérée de la paupière supérieure après

une blépharoplastie simple.

Trang 3

Soins postopératoires

Des compresses fraỵches et un onguent

antibio-tique topique constituent le principal traitement au

cours de la période qui suit immédiatement

l’interven-tion Des antibiotiques systémiques et des

corti-costérọdes à dose rapidement dégressive peuvent

également être prescrits sur une base individuelle Les

patients qui subissent régulièrement un resurfaçage au

laser reçoivent des antibiotiques systémiques, des

antiviraux et, souvent, de la prédnisone après

l’inter-vention Ces patients doivent en outre s’assurer de

protéger toutes les régions traitées contre le soleil

L’enlèvement des points de suture, le cas échéant, se

fait généralement cinq à sept jours après l’intervention

Les patients sont avisés d’éviter toute activité physique

intense pendant la première semaine suivant

l’opéra-tion afin de réduire l’incidence d’hématomes et

d’œdème postopératoires

Complications

La complication la plus dévastatrice après une

blépharoplastie est l’hémorragie orbitaire doublée de

cécité On rapporte une incidence de 0,04 %, bien que

ce chiffre corresponde sans doute à une

sous-estima-tion compte tenu du manque de données rapportées

L’étiologie peut être multifactorielle, mais elle inclut

probablement une traction excessive des poches

grais-seuses antérieures combinée à de mauvaises hémostase

et visualisation peropératoires Ceci provoque une

compression du nerf optique et une ischémie

se-condaire du nerf optique Le traitement comprend le

diagnostic précoce, une canthotomie et une

cantho-lyse latérales et l’administration d’agents systémiques

antihypertenseurs pour soulager l’ischémie Bien que

cela soit rare, il arrive qu’une décompression orbitaire

soit nécessaire Les complications localisées dans les

tissus mous sont plus souvent associées à un excès de

peau ou au retrait de gras plutơt qu’à une insuffisance

de peau et au retrait de gras Des cas de lagophtalmie

légère peuvent se produire, lesquels sont généralement

résolus après une chirurgie de la paupière, mais une

lagophtalmie prononcée peut causer une irritation

oculaire, une kératite lagophtalmique et une kératite

infectieuse Ceci peut être aggravé par des dommages

causés par inadvertance à la glande lacrymale, allant

jusqu’à l’excision, pendant la chirurgie Un sillon

supérieur plus affiné peut être plus acceptable chez les

femmes que chez les hommes, mais un retrait excessif

de gras peut se traduire par un sillon supérieur creux

peu seyant Des plis multiples ou asymétriques au

niveau de la paupière peuvent être le résultat d’un

mauvais marquage préopératoire ou d’une incision

pratiquée au mauvais endroit

Lors du rajeunissement de la paupière inférieure,

le retrait de l’excès de peau en présence d’une laxité

horizontale de la paupière peut résulter en un « œil

rond » avec dystopie et ectropion du canthus latéral La

résolution de ce problème peut nécessiter un

relâche-ment lamellaire moyen, la mise en place d’une pièce

d’espacement au niveau de la lamelle postérieure, une re-suspension médiofaciale ou, à l’occasion, une greffe cutanée au niveau de la lamelle antérieure Enfin, compte tenu de la proximité du muscle oblique inférieur avec la poche graisseuse centrale de la paupière inférieure, une diplopie passagère peut égale-ment se produire après l’intervention

Remodelage endoscopique du sourcil

Le rơle de la position des sourcil dans l’esthétique médiofaciale a été largement ignoré et mésestimé Leurs mouvements clés influent profondément sur l’animation et l’expression faciales Dans la mesure ó ils occupent les limites supérieures de la région médio-faciale, une position anormale peut causer une asymé-trie et engendrer des problèmes esthétiques et fonctionnels Comme dans le cas de la chirurgie de la paupière, l’objectif du rajeunissement des sourcils est

de donner à la région périorbitaire un nouvel aspect de jeunesse La correction de la ptơse du sourcil peut également contribuer à améliorer les lignes et sillons horizontaux, grâce au retrait des muscles et tissus qui causent le froncement

Pendant des décennies, le remodelage du sourcil par ouverture coronale a constitué la norme par excel-lence du rajeunissement du front Les chirurgiens ont favorisé cette méthode car elle permet de clairement exposer l’ensemble des structures anatomiques impor-tantes, en particulier pour ceux ne disposant pas des instruments endoscopiques appropriés ou qui ne se sentent pas à l’aise avec cette technologie ou avec la courbe d’apprentissage sous-jacente Bien que certains chirurgiens favorisent toujours cette technique pour

le rajeunissement du front, il est clair que l’approche endoscopique est de plus en plus favorisée La tech-nique endoscopique a évolué avec la mise en applica-tion d’intervenapplica-tions de rajeunissement facial plus complexes9

En fait, certains rapports donnent à penser que les résultats de cette approche peuvent équivaloir, voire surpasser, d’autres méthodes de rajeunissement du front10,11 L’approche endoscopique présente des avantages très nets, dont des incisions plus petites, ce qui réduit la cicatrisation, l’engour-dissement, le saignement, l’alopécie et donne lieu à une période de récupération beaucoup plus courte qu’avec l’approche coronale

Évaluation

Il est encore une fois essentiel de déterminer quels candidats se qualifient pour cette intervention Les patients qui affirment que hausser les sourcils améliore leur vision peuvent effectivement nécessiter une blépharoplastie et (ou) une réparation de la ptơse

Un remodelage du sourcil en présence de ptơse ne dégagera en aucun cas les paupières de l’axe visuel De même, le patient présentant une hyperélasticité cutanée et une ptơse involutive du sourcil et optant pour la blépharoplastie seule doit comprendre qu’un nouvel affaissement du sourcil peut se produire après l’intervention Outre l’examen soigneux du contour et

Ophtalmologie

Conférences Scientifiques

Trang 4

de la position du sourcil, l’évaluation de la position de

la ligne de contour de la chevelure est également

essentielle, car les patients ayant une ligne de contour

très élevée pourraient tirer un meilleur parti d’une

approche endoscopique que d’une ouverture coronale

Enfin, il faut tenir compte des différences entre les

con-tours des sourcils : les sourcils des hommes ont un

profil relativement plat et bas, alors que ceux des

femmes ont généralement le tiers latéral arqué

Technique

Le remodelage endoscopique du sourcil peut être

effectué sous anesthésie générale ou sous sédation

consciente Une sédation intraveineuse de midazolam

et de fentanyl et une analgésie locale combinant des

agents d’action brève et longue peuvent procurer une

anesthésie suffisante pour la durée de l’intervention

Des anesthésies tronculaires locales et des injections

dans un garrot vasculaire permettent de maintenir

l’hémostase pendant l’intervention Cinq incisions sont

généralement pratiquées dans le cuir chevelu : 1

inci-sion centrale, 2 inciinci-sions paracentrales et 2 inciinci-sions

temporales Les incisions sont pratiquées vers le bas,

au centre jusqu’au périoste et à travers la peau et le

tissu sous-cutané au niveau de la couche

superfi-cielle de l’aponévrose profonde temporale Puisque

l’approche endoscopique repose beaucoup sur les

instruments permettant la visualisation, un plan de

dissection sous-périosté relativement sans saignement

est idéal et permet un accès facile à tous les repères

clés (Figure 4)

Bien que de nombreux facteurs importants soient

associés à la chirurgie endoscopique du sourcil, aucun

n’est plus critique que la compréhension du trajet du

nerf facial dans les diverses couches du tissu conjonctif

Tout dommage porté à ce nerf le long des branches

frontales ou zygomatiques peut entraîner une paralysie

faciale permanente Pour obtenir une mobilité complète

du cuir chevelu, la dissection temporale des cavités doit

être liée à la dissection centrale sous-périostée des cavités Un plan de dissection temporal à central assure que le nerf facial demeure en superficie et qu’il ne risque pas d’être endommagé par inadvertance

La libération périostique est également un facteur important de tout remodelage endoscopique du sour-cil Une libération périostique adéquate tout le long des bords sus-orbitaires permet la mobilité complète

du lambeau musculo-cutané Ceci nécessite la dissec-tion jusqu’à l’occiput et d’une oreille à l’autre pour per-mettre ensuite la mobilisation complète du cuir chevelu La libération périostique endoscopique peut être effectuée au moyen du laser à CO2, d’un dis-secteur périostique affilé ou de pinces à dissection endoscopiques Les muscles sourcilier et procerus doivent en outre être complètement libérés afin d’obtenir un contour frontal lisse et permettre ainsi le remodelage médial des sourcils Auparavant, cette opération était traditionnellement pratiquée au moyen

de pinces à dissection endoscopiques, mais les expéri-ences d’ablation à l’aide d’un laser endoscopique à CO2

ont démontré que cette méthode était supérieure à la résection manuelle12

Le laser permet à la fois une hémostase contrôlée et le relâchement des dépresseurs sourciliers coagulés De plus, la résection accrue du muscle glabellaire au moyen de toxine botulinique A peropératoire peut procurer un relâchement durable pendant l’adhérence périostique

L’étape finale d’un remodelage endoscopique effi-cace du sourcil est la fixation à la calotte crânienne, dont les modes absorbable et permanent ont été décrits Des vis de fixation au titane chargées de sutures de polyglyconate 2-0 peuvent facilement être insérées dans les deux incisions paracentrales et fixées

au cortex extérieur de la calotte crânienne Après avoir enfilé les sutures dans une aiguille libre pour la dure-mère, le cuir chevelu est placé en tension postérieure,

et l’aiguille est utilisée pour engager le périoste au bord

de l’incision antérieure La stabilité latérale du sourcil est assurée par la fixation du lambeau musculo-cutané

au moyen d’une suture d’acide polyglycolique 2-0 à l’aponévrose temporale Des agrafes sont utilisées pour fermer les incisions cutanées supérieures

Si la ptôse latérale est importante et source de problème, une résection du cuir chevelu au niveau de l’incision temporale permet d’obtenir des résultats plus esthétiques Cette intervention est parfois nécessaire,

Ophtalmologie

Figure 4 : Un plan de dissection vasculaire

sous-périostée utilisé au cours du

remodelage endoscopique du sourcil.

L’endoscope est pointé vers le bord

sus-orbitaire inférieur La petite flèche

représente l’os frontal, et la grande flèche

pointe vers le périoste réfléchi au-dessus

du faisceau neurovasculaire.

Figure 5 : Photos A avant l’opération et

B après l’intervention d’un patient avant et six mois après un remodelage endoscopique

du sourcil Remarquez l’aspect plus jeune et plus détendue de la région périorbitaire.

Trang 5

1 Warwar RE, Bullock JD, Markert RJ, Marciniszyn SL, Bienenfeld DG Social

implications of blepharoptosis and dermatochalasis Ophthal Plast Reconstr Surg 2001;17(4):234-40

2 American Society for Aesthetic Plastic Surgery, 2001 Statistics, Communica-tions Office, www.surgery.org.

3 Kurban RS, Bhawan J Histologic changes in skin associated with aging.

J Dermatol Surg Oncol 1990;16(10) 908-14.

4 Leyden JJ Clinical features of aging skin Br J Dermatol 1990;122 Suppl

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5 Burke AJC, Wang T Should formal ophthalmic evaluation be a preoperative

requirement prior to blepharoplasty Arch Otol Head Neck Surg 2001;127:

719-722.

6 Pribitkin E, Boger G Herbal Therapy: What every facial plastic surgeon

must know Arch Facial Plast Surg 2001; 3(2):127-132.

7 Perkins SW, Dyer WKT, Simo F Transconjunctival approach to lower eyelid

blepharoplasty Experience, indications, and technique in 300 patients Arch Otolaryngol Head Neck Surg 1994;120(2):172-7.

8 Carter SR, Seiff SR, Choo PH, Vallabhanath P Lower eyelid CO2 laser

reju-venation: A randomized prospective clinical study Ophthalmology

2001;108:437-441.

9 Carter SR, Choo PH New techniques in eyebrow surgery Opthalmol Clin N

Am 2000;13:731-748.

10 Steinsapir KD, Shorr N, Hoenig J, et al The endoscopic forehead lift Oph-thalm Plast Reconstr Surg 1998;14:107-118.

11 Ramirez O Why I prefer the endoscopic forehead lift Plast Reconstr Surg

1997;100:1033-1039.

12 Choo PH, Carter SR, Seiff SR Carbon dioxide laser-assisted endoscopic

forehead lift Plast Reconstr Surg 1999;103(1):294-298.

Réunions scientifiques à venir

24 au 27 janvier 2004

6 e Congrès international d’oncologie oculaire

Hyderabad, Inde Renseignements : Arun Singh, MD,

Santosh G Honavar, MD Tél : 91-40-23-548-267 Fax : 91-40-23-548-271 Courriel : honavar@lvpeye.stph.net

4 au 5 avril 2004

Royal National Institute of the Blind (RNIB)

8 th International Conference on issues concerning low vision and sight – Vision 2005 London

Londres, Angleterre Renseignements : www.rnib.org.uk/vision2005/register

Tél : 44(0)20 7940 5362

car le tiers latéral des sourcils est soumis à la dépression

non compensée des muscles orbiculaires, et il n’y a pas

latéralement de muscle frontal pour faciliter l’élévation du

sourcil (Figure 5)

Soins postopératoires

Avant leur sortie, les patients se font administrer un

litre entier de Ringer-lactate par voie intraveineuse à l’unité

de soins post-anesthésiques afin de combattre la

redistribu-tion liquidienne qui se produit souvent L’administraredistribu-tion

systématique de corticostérọdes par voie orale permet de

réduire l’enflure postopératoire, tandis que l’administration

d’antibiotiques prophylactiques par voie orale permet de

réduire l’incidence d’infection Les agrafes sont retirées une

semaine plus tard

Complications

Le remodelage endoscopique du sourcil comporte un

minimum de risques et des complications potentielles Le

risque de paralysie faciale est faible et dépend de la

familiar-ité du chirurgien avec l’anatomie des divers plans

tissu-laires Le plus souvent, la paralysie faciale est temporaire, et

une guérison est observée dans les trois à six mois Les

fol-licules pileux sont connus pour être extrêmement sensibles

à la chaleur et à la cautérisation thermale Une cautérisation

excessive des tissus sous-jacents peut causer des

dom-mages permanents aux follicules et entraỵner l’alopécie Le

chirurgien risque également d’induire l’alopécie s’il pratique

des incisions transversales à travers la base des follicules

pileux et s’il applique une pression excessive en refermant

les plaies opératoires Quoique rares, une infection et un

saignement peuvent également se produire

En résumé

Les approches chirurgicales du rajeunissement

périor-bitaire se sont développées avec l’introduction de nouvelles

technologies dans la pratique médicale Cela suppose

égale-ment une plus grande responsabilité de la part du

chirurgien qui doit se sentir parfaitement à l’aise et avoir

une connaissance approfondie non seulement des

instru-ments, mais aussi de l’anatomie détaillée de ces régions

spécifiques Avec une évaluation préopératoire appropriée,

une attention consciencieuse portée à la technique

per-opératoire et un traitement postper-opératoire adéquat, les

complications peuvent être évitées et un résultat optimal

peut être obtenu

Dan D DeAngelis, M.D., F.R.C.S.(C) est médecin au service

d’ophtalmologie et des sciences de la vision du Mount Sinai

Hospital, université de Toronto, Toronto (Ontario).

S N E L L

© 2003 Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision, Faculté de médecine, Université de Toronto, seul responsable du contenu de cette publication Édition : SNELL Communication Médicale Inc avec la collaboration du Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision, Faculté de médecine, Université de Toronto MDOphtalmologie – Conférences scientifiques est une marque

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L’élaboration de cette publication a bénéficié d’une subvention à l’éducation de

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La version française a été revisée par le professeur Pierre Lachapelle, Montréal.

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Veuillez vous référer au bulletin Ophtalmologie – Conférences

Scientifiques dans votre correspondence Les envois non

distribuables doivent être envoyés à l’adresse ci-dessus.

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Conférences Scientifiques

JANVIER 2004 Volume 2, numéro 1

COMPTE RENDU DES CONFÉRENCES SCIENTIFIQUES DU DÉPARTEMENT D’OPHTALMOLOGIE ET

DES SCIENCES DE LA VISION, FACULTÉ DE MÉDECINE, UNIVERSITÉ DE TORONTO

Département d’ophtalmologie

et des sciences de la vision Faculté de médecine Université de Toronto

60 Murray St

Bureau 1-003 Toronto (Ontario) M5G 1X5

Le contenu rédactionnel d’Ophtalmologie – Conférences scientifiques est déterminé

exclusivement par le Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision, Faculté de médicine, Université de Toronto.

Département d’ophtalmologie

et des sciences de la vision

Jeffrey Jay Hurwitz, M.D., Rédacteur

Professeur et président

Martin Steinbach, Ph.D

Directeur de la recherche

The Hospital for Sick Children

Elise Heon, M.D

Ophtalmologiste en chef

Mount Sinai Hospital

Jeffrey J Hurwitz, M.D

Ophtalmologiste en chef

Princess Margaret Hospital (Clinique des tumeurs oculaires)

E Rand Simpson, M.D

Directeur, Service d’oncologie oculaire

St Michael’s Hospital

Alan Berger, M.D

Ophtalmologiste en chef

Sunnybrook and Women’s College Health Sciences Centre

William S Dixon, M.D

Ophtalmologiste en chef

The Toronto Hospital (Toronto Western Division and Toronto General Division)

Robert G Devenyi, M.D

Ophtalmologiste en chef

La biomicroscopie ultrasonographique

PARCHAR LE SJ PAVLI N, M.D

L’échographie est un outil indispensable dans l’imagerie médicale qui joue un rôle

important dans les diagnostics ophtalmologiques L’échographie mode B conventionnelle

produit des vues transversales bidimensionnelles de l’œil et de l’orbite Cette méthode

d’im-agerie est la technique d’examen la plus importante pour les lésions intraoculaires, en

parti-culier en présence d’opacités du segment antérieur Cependant, l’échographie

conventionnelle a des limites, en particulier dans le domaine de la résolution Afin de mieux

comprendre les mécanismes des maladies oculaires, on a sans cesse besoin d’une résolution

plus élevée Tout comme la microscopie optique a amélioré notre compréhension des

processus de base, une meilleure résolution de l’image nous permet de voir et de

compren-dre des processus nouveaux Les principes physiques et les techniques de base des ultrasons

à plus haute fréquence pour visualiser des structures vivantes ont été mis au point dans les

laboratoires de Stuart Foster à l’Université de Toronto Nous avons ultérieurement appliqué

ces techniques à l’imagerie oculaire et appelé ce processus « la biomicroscopie

ultrasono-graphique 1-3 » (BMU), c’est-à-dire l’imagerie des structures vivantes à une résolution

micro-scopique Dans ce numéro d’Ophtalmologie – Conférences scientifiques, nous examinons les

fondements de cette méthode d’imagerie et illustrons comment l’utilisation de la résolution

microscopique pour voir en-dessous de la surface de l’oeil a permis d’améliorer les

diagnos-tics et de clarifier les mécanismes des maladies oculaires qui n’avaient pas été

complète-ment élucidés antérieurecomplète-ment.

Considérations théoriques

Les ondes et les vibrations mécaniques se produisent dans une large gamme de fréquence

appelée le spectre acoustique Ce spectre s’étend de la gamme audible (10 à 20 000 Hz) que nous

connaissons tous, à la gamme des photons (> 1012 Hz) qui comprend les états vibrationnels de

la matière

Les ultrasons à haute fréquence offrent une résolution plus élevée de l’ordre de 20 à 40 µm,

mais l’inconvénient est la pénétration moindre des structures Tous les tissus humains ont des

coefficients d’atténuation des ultrasons qui augmentent avec la fréquence La pénétration

maxi-male que l’on peut obtenir pour un système de 10 MHz est d’environ 50 mm Pour un système

de 60 MHz, la pénétration n’est que de 5 mm La pénétration limitée des ultrasons à haute

fréquence empêche la visualisation du pôle postérieur, mais est suffisante pour obtenir des

infor-mations utiles sur les événements dans le segment antérieur

Utilisation clinique de la biomicroscopie ultrasonographique

Dans notre laboratoire, nous utilisons des instruments qui ont des fréquences entre 40 et

100 MHz L’instrument commercial le plus fréquemment utilisé est un transducteur de 50 MHz,

qui offre un bon compromis entre la résolution et la pénétration Divers instruments sont

actuellement commercialisés avec des fréquences se situant entre 20 et 50 MHz

Technique

La technique pour utiliser la BMU lorsqu’on examine l’œil est similaire à celle utilisée pour

l’examen du segment antérieur au moyen de l’échographie mode B conventionnelle Une

tech-nique d’immersion dans du liquide stérile est nécessaire pour fournir une distance adéquate

avec les structures examinées Cette technique permet d’éviter la déformation de l’image près du

transducteur et d’empêcher le contact entre le transducteur et l’œil Nous avons conçu une série

de cupules oculaires qui maintiennent les paupières écartées et permettent la préparation plus

MC

Département d’ophtalmologie et des sciences de la vision

FAC U LT Y O F M E D I C I N E

Un i v e r s i t y o f To r o n t o

Disponible sur Internet à : www.ophthalmologieconferences.ca

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rapide du patient Ces cupules oculaires ressemblent à

celles utilisées dans la biométrie ultrasonique

convention-nelle et sont dotées d’une languette que l’on glisse sous la

paupière et qui maintient la cupule en place Elles

dif-fèrent des cupules oculaires biométriques, car elles sont

moins profondes et ont la capacité distinctive de permettre

une bonne visualisation de la structure sur laquelle la tête

de balayage est placée De la méthylcellulose à 1 % est

utilisée comme milieu de couplage

Contrairement à l’échographie mode B à 10 MHz, les

transducteurs à haute fréquence ne sont généralement

pas recouverts d’une membrane, étant donné qu’une

membrane entraỵnerait une atténuation excessive du son

et irait à l’encontre de l’objectif des examens à cette

fréquence Étant donné que le transducteur se déplace,

tout contact avec l’œil et l’abrasion de la cornée en

résul-tant doivent être soigneusement évités

On peut examiner toute partie de l’œil dont on peut

approcher directement la surface Tous les méridiens de la

cornée et des structures du segment antérieur sont

facile-ment examinés La conjonctive, la sclérotique sous-jacente

et la rétine périphérique peuvent être examinées lorsque

l’œil est positionné aussi loin que possible de la région

examinée Toutes les structures annexielles dont la surface

peut être exposée peuvent être examinées

Mesure des structures oculaires

La BMU accroỵt notre capacité à mesurer précisément

les structures oculaires La précision des mesures est

améliorée par la biomicroscopie ultrasonographique qui a

une résolution axiale de 5 à 10 fois celle de l’échographie

de 10 MHz conventionnelle La mesure précise d’une

structure au moyen des ultrasons nécessite de connaỵtre la

vitesse du son dans la structure examinée Nous avons

utilisé une vitesse du son de 1540 m/s pour effectuer la

majorité des mesures La vitesse est utilisée dans

l’écho-graphie conventionnelle pour mesurer les distances dans

la plupart des tissus

La BMU dans les maladies oculaires

Étant donné que la BMU est un outil d’imagerie non

spécifique, elle permet d’examiner une large gamme de

maladies pour lesquelles les limites de pénétration de cette technique ne sont pas une entrave Elle est parti-culièrement utile dans les maladies ó il existe des anoma-lies structurelles, c’est-à-dire les maladies qui entraỵnent

un réarrangement de l’anatomie normale

Glaucome

Plusieurs types de glaucome sont causés par des anomalies structurelles du segment antérieur du globe Cela est particulièrement vrai du glaucome à angle fermé et

du glaucome infantile Étant donné la capacité de la BMU

à produire des images des anomalies structurelles à une échelle beaucoup plus petite que cela était possible aupara-vant, elle est un nouvel outil quantitatif pour la recherche

et l’évaluation clinique des maladies glaucomateuses

Bloc pupillaire

Dans le bloc pupillaire, l’iris adopte un profil convexe

en raison de la pression différentielle entre les chambres postérieure et antérieure (figure 1) Après une iridotomie,

le profil de l’iris a une configuration beaucoup plus droite

On notera que le contact entre l’iris et le cristallin est rela-tivement limité dans le bloc pupillaire, étant donné que l’iris est décollé du cristallin Le bloc n’est donc pas lié à la surface de contact La surface de contact entre l’iris et le cristallin devient encore plus limitée lorsque la pupille se dilate Dans le bloc pupillaire, il se produit rapidement dans l’obscurité une fermeture anatomique de l’angle qui est due à l’épaisseur accrue de l’iris et à son bombement vers l’avant sur sa base4 Un test de provocation en chambre noire peut être effectué au moyen de la BMU qui détecte

la fermeture de l’angle par apposition dans l’obscurité5

On a très fréquemment recours à la BMU lorsque l’angle ne s’ouvre pas complètement après une iridotomie

Ce problème est causé habituellement par l’iridotomie sans incision, des synéchies antérieures ou le syndrome de l’iris plateau, qui peuvent être détectés par une BMU

Synéchies antérieures

La fermeture de l’angle par les synéchies est illustrée dans la figure 2 L’iris adopte une forme angulaire con-trairement à sa courbure régulière dans le bloc pupillaire

Figure 1 : Dans le bloc pupillaire, l’iris montre un

bombement antérieur rétrécissant l’angle (flèche)

et un contact limité entre l’iris et le cristallin

S = sclère, C = cornée, I = iris, PC = procès ciliaire, z = zonule, Cr = cristallin

Figure 2 : Les synéchies antérieures montrent

un iris au profil en angle et sa fixation au réseau trabéculaire (flèche)

PC

C

S

I

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Dispersion pigmentaire

Le syndrome de dispersion pigmentaire est caractérisé par une perte pigmentaire de la couche épithéliale pig-mentaire de l’iris et un dépôt pigpig-mentaire subséquent dans le réseau trabéculaire entraînant un glaucome12 Le concept de bloc pupillaire inverse implique une inversion temporaire de la pression différentielle dans les chambres antérieure et postérieure, produisant un bombement postérieur de l’iris entraînant un contact entre l’iris et la zonule avec une perte pigmentaire mécanique La BMU a montré que l’accommodation produit un bombement postérieur de l’iris qui est inversé par l’iridotomie13(figure

5 a et b) La question de savoir si une iridotomie est indiquée dans cette affection n’a pas été élucidée, mais cette intervention n’est probablement pas indiquée chez les patients âgés dont la capacité d’accommodation est réduite

Tumeurs du segment antérieur

Tumeurs de l’iris et du corps ciliaire

La BMU est un examen d’appoint très utile dans le traitement des tumeurs du segment antérieur14,15, four-nissant une image claire des lésions du segment antérieur même les plus petites (figure 6) La capacité à mesurer ces lésions avec précision ajoute la dimension de la pro-fondeur aux critères que nous utilisons pour démontrer la présence d’une tumeur La capacité à déterminer la struc-ture sous-jacente de la tumeur permet une meilleure clas-sification de celle-ci et l’identification d’une atteinte du corps ciliaire Lorsque l’on choisit l’observation de préférence à l’approche chirurgicale, on peut suivre les lésions avec une plus grande précision Lorsqu’une inter-vention chirurgicale est indiquée, les informations obtenues sont utiles pour planifier l’approche

Il est difficile d’effectuer un diagnostic histologique très spécifique au moyen de l’ultrasonographie, même avec les informations supplémentaires fournies par la BMU Le degré de résolution ne permet pas de différencier les cellules individuelles

L’état de l’angle derrière la synéchie peut être défini par

biomicroscopie ultrasonographique

Syndrome de l’iris plateau

On a utilisé la BMU pour déterminer l’étiologie du

syndrome de l’iris plateau6 Dans le syndrome de l’iris

plateau, les procès ciliaires sont situés anatomiquement

sur la face antérieure, fermant le sillon ciliaire et

four-nissant un soutien structurel derrière l’iris périphérique

(figure 3) Cela empêche cette partie de l’iris de se

disjoin-dre du réseau trabéculaire après une iridectomie Dans des

études sur l’iris plateau dans l’obscurité et après

l’admini-stration de pilocarpine, nous avons démontré que la

dis-tance entre les procès ciliaires et le réseau trabéculaire

demeurait constante, l’unique variable contribuant au

rétrécissement de l’angle étant l’épaisseur de l’iris7

Nous avons démontré récemment que la chambre antérieure

axiale est moins profonde dans l’iris plateau que dans le

bloc pupillaire8 La fausse perception d’une chambre plus

profonde est due probablement au fait que la chambre

périphérique est plus profonde lorsque la configuration de

l’iris devient plus plate après une iridotomie Le bloc

pupil-laire et l’iris plateau coexistent fréquemment

Épanchements supraciliaires et glaucome malin

Les épanchements supraciliaires que l’on ne peut pas

détecter avec l’échographie conventionnelle peuvent être

visualisés par la BMU Ces épanchements surviennent

dans diverses affections, comprenant les affections

inflam-matoires, les occlusions veineuses et après une chirurgie

pour un décollement de rétine9,10

Les épanchements supraciliaires produisent une rotation des procès ciliaires

et de l’iris autour de l’éperon scléral Cela peut entraîner la

fermeture de l’angle, en particulier si l’angle est faible au

départ Nous avons constaté dans la plupart des cas de

glaucome malin la présence d’épanchements supraciliaires

et des procès ciliaires ayant subi une rotation antérieure11

(figure 4) Il est probable que les épanchements jouent un

rôle dans la manifestation clinique de cette affection

Figure 3 : Dans l’iris plateau, les procès ciliaires

(PC) sont en avant, soutenant l’iris périphérique

et produisant un rétrécissement de l’angle

périphérique (flèche).

Figure 4 : Dans le glaucome malin, un épanchement supraciliaire est présent (flèche) avec une rotation antérieure des procès ciliaires (PC) et de l’iris.

PC

PC

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Kystes

La BMU permet de visualiser clairement les

kystes16,17 La présentation clinique habituelle d’un

kyste irido-ciliaire est l’élévation de l’iris périphérique

sans atteinte de l’iris L’apparence typique à la

bio-microscopie ultrasonographique d’un kyste à paroi

mince sans réflexion interne (figure 7) a une valeur

diagnostique et permet essentiellement d’éliminer

tout doute sur la question de savoir si la lésion est un

kyste ou une tumeur solide De petits kystes sont

également occasionnellement identifiés, soit de façon

isolée lors d’un examen pour une autre indication

clinique soit en association avec des lésions solides de

l’iris ou du corps ciliaire

La zonule

La BMU permet de visualiser clairement la zonule

antérieure On nous demande fréquemment de

déter-miner l’état de la zonule dans diverses maladies et

affections traumatiques avant la chirurgie de la

cataracte L’absence de zonule ou l’irrégularité de

celle-ci peut généralement être déterminée et les

méridiens atteints signalés

Affection cornéenne et sclérale

La BMU peut être utile chez les patients dont la cornée est opaque avant une transplantation18

On peut obtenir des renseignements sur le segment antérieur, tels que la profondeur de la chambre antérieure, l’état de l’angle, la présence de synéchies antérieures et le positionnement du cristallin intraoculaire, avant une intervention Les anomalies intracornéennes peuvent également être visualisées L’œdème de la cornée peut être évalué et mesuré Un balayeur à arc a été mis au point récemment qui utilise le chemin d’un transducteur pour suivre la courbure de la cornée et permet la visualisation de toute la cornée en un seul balayage Cet instrument permet l’élaboration de cartes de profondeur en trois dimensions de l’épaisseur de la cornée, de l’épaisseur épithéliale et de la profondeur des incisions intra-cornéennes19

en chirurgie réfractive La BMU est également utile dans la sclérite, permettant la différenciation entre l’atteinte extra-sclérale et intra-sclérale et l’évaluation du degré d’amincissement scléral20

Ophtalmologie

Conférences Scientifiques

Figure 5a : Dispersion pigmentaire – le profil

de l’iris est droit lors de la fixation à distance

Figure 5b : Dispersion pigmentaire –

Bombement postérieur de l’iris lors de la

fixation de près

Figure 6 : Tumeur de l’iris (flèche) dans la section radiale L’épaisseur de la tumeur peut être mesurée et suivie

Figure 7 : Un kyste irido-ciliaire (flèche) produit une élévation de l’iris périphérique 5a

5b

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Complications lors de l’implantation d’une lentille

intraoculaire

La BMU permet d’évaluer facilement la position

des haptiques de la lentille intraoculaire (figure 8)

Cela est très utile pour évaluer un mauvais

position-nement de la lentille ou la source du saigposition-nement

intraoculaire et pour déterminer si les haptiques sont

accessibles en cas de nécessité de retrait ou de

reposi-tionnement de la lentille intraoculaire

Hypotonie et traumatisme

La BMU permet de visualiser les fentes de

cyclo-dialyse, même lorsque la chambre antérieure est peu

profonde et que la fente de cyclodialyse n’est pas

visi-ble à la gonioscopie22

Il y a toujours 360o

de liquide supraciliaire dans ces cas La région de la fente est

habituellement visible grâce au déplacement de la

racine iridienne de l’éperon scléral D’autres causes

d’hypotonie dans laquelle la BMU peut fournir des

informations utiles comprennent les fuites de plaies

occultes et la présence de membranes sur le corps

ciliaire Dans d’autres problèmes traumatiques, la

BMU permet de visualiser la chambre antérieure sous

des opacités traumatiques23et de détecter de petits

corps étrangers qui sont difficiles à visualiser avec des

techniques conventionnelles24

Affections de la conjonctive et des annexes

On peut utiliser la BMU pour examiner toute

lésion que l’on peut approcher sur la surface,

four-nissant d’importantes informations pour le diagnostic

différentiel des tumeurs, nous aidant à évaluer la

pro-fondeur de lésions conjonctivales et limbiques et

nous permettant de visualiser des affections

intra-canaliculaires25 On peut également voir un mauvais

positionnement de clous intracanaliculaires et dans le

point lacrymal (figure 9)26

Résumé et orientations futures

La BMU est une nouvelle méthode pour

visu-aliser le segment antérieur de l’œil à une haute

réso-lution Son avantage est sa capacité à produire des

sections transversales de l’œil vivant à une résolution

microscopique sans altérer l’intégrité du globe Bien

que les spécimens pathologiques puissent permettre parfois une évaluation histologique de divers types

de maladie, celle-ci est possible habituellement à un stade plus tardif de la maladie et est soumise aux dis-torsions inévitables associées au processus de prépa-rations La BMU, bien que n’offrant pas la résolution

de la microscopie optique, produit des images des yeux vivants sans affecter les relations internes des structures visualisées Cette méthode s’est avérée utile dans la pratique clinique et la recherche en oph-talmologie De nouvelles méthodes consistant à utiliser des ultrasons à haute fréquence sont en cours

de développement, comprenant l’imagerie en trois dimensions, le Doppler et l’utilisation de substances

de contraste Ces progrès devraient élargir l’utilisation

de cette technique à de nouveaux domaines

Le D r Pavlin est professeur à l’Université de Toronto

et médecin au Mount Sinai Hospital, au Princess Margaret Hospital et au St Michael’s Hospital.

Remerciement : L’auteur désire remercier Michael Sherar, Brian Starkoski et Kasia Harasiewicz pour leur contri-bution au développement de ce système d’imagerie fondé sur la biomicroscopie ultrasonographique.

Références

1 Pavlin CJ, Sherar MD, Foster FS Subsurface ultrasound microscopic

imaging of the intact eye Ophthalmology 1990;97:244-50.

2 Pavlin CJ, Harasiewicz K, Sherar MD, Foster FS Clinical use of

ultra-sound biomicroscopy Ophthalmology 1991;98:287-95.

3 Pavlin CJ, Foster FS Ultrasound Biomicroscopy of the eye New York: Springer -Verlag,1994.

4 Woo EK, Pavlin CJ, Slomovic A, Taback N, Buys YM Ultrasound bio-microscopic quantitative analysis of light-dark changes associated

with pupillary block Am J Ophthalmol 1999;127:43-7.

5 Pavlin CJ, Harasiewicz K, Foster FS An ultrasound biomicroscopic

dark-room provocative test Ophthalmic Surg 1995;26:253-5.

6 Pavlin CJ, Ritch R, Foster FS Ultrasound biomicroscopy in plateau

iris syndrome Am J Ophthalmol 1992;113:390-5.

7 Pavlin CJ, Foster FS Plateau iris syndrome: changes in angle opening

associated with dark, light, and pilocarpine administration Am J Ophthalmol 1999;128:288-91.

8 Mandell MA, Pavlin CJ, Weisbrod DJ, Simpson ER Anterior chamber depth in plateau iris syndrome and pupillary block as measured by

ultrasound biomicroscopy Am J Ophthalmol 2003;136(5):900-3

9 Pavlin CJ, Rutnin SS, Devenyi R, Wand M, Foster FS Supraciliary effu-sions and ciliary body thickening after scleral buckling procedures.

Ophthalmology 1997;104:433-8.

Ophtalmologie

Figure 8 : Haptique de la lentille intraoculaire

(flèche) sur la pars plana

Figure 9 : Un clou (flèche) dans le point lacrymal est visualisé dans le canalicule

Ngày đăng: 18/06/2014, 10:05

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