Présentation du corpus et de la méthodologie de recherche Pour étudier les difficultés des étudiants dans l’appréhension des anaphores lexicales, nous avons choisi un test qui se compose
Trang 1UNIVERSITÉ DE CẦN THƠ FACULTÉ DE PÉDAGOGIE DÉPARTEMENT DE FRANÇAIS
Les difficultés de l’étudiant dans
l’appréhension des anaphores lexicales
Mémoire de licence Didactique du F.L.E
Sous la direction de : Étudiante : Lê Ngoc Hai
Classe : NN0653A1
CẦN THƠ, 2010
Trang 2L’apprentissage d’une langue étrangère c’est d’abord l’acquisition des
quatre compétences de base : la compréhension écrite, la compréhension
orale, l’expression écrite et l’expression orale Parmi ces compétences, la
compréhension écrite exige une stratégie et des compétences particulières.Pendant nos quatre années de formation pédagogique en français au
Département de Français de l’Université de Cantho, nous avons eu la
chance de travailler avec beaucoup de cours, de documents de FLE Etnous avons pu réaliser que la compréhension écrite est la compétence la
plus indispensable dans l’acquisition d’une langue étrangère
En parlant de cette compétence, nous, les étudiants, visons à atteindredes stratégies, des compétences qui nous ai dent à saisir le sens global des
textes ou documents lus Pourtant, ce fait n’est pas quelque chose qu’on
peut facilement maîtriser En réalité, nous avons rencontré beaucoup dedifficultés
Selon nos constastations, la difficulté la plus imprtante est que nous
avons du mal de rétablir le fil du texte, en d’autres termes, les relations
entre les unités du texte On peut dire que cette lacune provient du manque
de compétence textuelle qui considère le texte comme un un réseau derelations dont la relation anaphorique
En ce qui concerne la relation anaphorique, nous considérons que
l’anaphore lexicale est le type d’anaphore qui nous crée plus de difficultésque les autres C’est pourquoi, dans ce mémoire, nous voulons concentrernotre étude sur ce type d’ anaphore en particulier et chercher à comprendre
ce qui rend difficile son appréhension par les étudiants
Trang 3Avec les objectifs ainsi fixés, notre mémoire va s’organiser en deux
temps :
Premièrement, nous présenterons la partie théorique dans laquelle nou s
préciserons d’abord ce que nous entendons par la lecture Puis, nousessayerons d’aborder les difficultés dans la lecture en FLE et les mauvais
comportements dans cette activité Enfin, nous nous efforcerons de
présenter une classification des types d’an aphores et en particulier des
anaphores lexicales
Dans la deuxième partie du mémoire, nous présenterons nos résultats
d’analyse d’un corpus constitué de données recueillies par un test visant àétudier les difficultés communes des différents groupes d’ét udiant dans letraitement de chaque type d’anaphore lexicale Nous vérifierons ensuite le
type provoquant plus de difficultés aux étudiants que les autres dans la
compréhension d’un texte Enfin, nous essayerons de chercher les causes
de ces difficultés
Trang 4PREMIÈRE PARTIE
CADRE THÉORIQUE
1 Qu’est-ce que lire?
Lire est une activité mentale complexe Il n’est pas facile de lui donnerune définition exacte car son sens se modifie selon l’objet, le mode, les
intentions ou les situations de l ecture On admet ainsi qu’il est impossible
de chercher une définition juste pour tout acte de lire C’est pourquoi, nousnous contenterons de définir l’acte de lire ici en le rattachant à une situation
de lecture qui est appropriée à notre recherche Rapp elons que notresituation de lecture est celle faite par les étudiants en situation
d’apprentissage du FLE
Dans le domaine didactique de la lecture, nous trouvons qu’il existe au
moins deux conceptions principales de lecture : la lecture passive et lalecture active (Giasson, 1996)
La lecture passive est la conception traditionnelle de la lecture compréhension Cette conception considère la lecture comme un processuslinéaire dans lequel on atteind le sens du texte à travers le sens des mots etdes phrases C'est-à-dire, le sens des mots d’une phrase forme le sens de la
-phrase et le sens des -phrases d’un texte forme le sens du texte Ce
processus se concentre sur le traitement lexical et morpho -syntaxique quiassure une compréhension linéaire, du premie r mot jusqu’au dernier mot
De ce point, on reconnaît qu’il existe, dans cette conception, un « sens
unique » du texte imprisonnié du réseau des mots et le rôle du lecteur estsimplement une sorte de quête (Vo Van Chuong, 2003 : 5) Ceci estconsidéré comme une grande limite de cette conception car la lecture est
Trang 5ainsi « une simple activité de décodage d’un sens entièrement produit par
et dans le texte » (L Sprenger Charolles, 1982 :3)
De nos jours, dans les recherche récentes, cette réception passive a
rencontré beaucoup d’oppositions et on a tenté de définir l’acte de lirecomme un processus de construction de sens qu’on appelle la lectureactive Il s’agit d’une processus interactif dans lequel le lecteur prend unepart égale de l’auteur au jeu de l’i magination (Iser Emmanuelle , (?) :1)
Alors, cela veut dire que le sens du texte dépend principalement du
lecteur et qu’il ne nous reste pas seulement un sens du texte mais de
multiples possibilités résultées de la perception et des stratégies de chaque
lecteur Autrement dit, lire, c’est donner du sens au texte Et c’est
exactement cette conception que adoptons dans notre mémoire pour parler
de la lecture
2 Le rôle du texte dans la lecture
D’après la conception de lecture active, le lecteur joue un rô le central
dans la lecture mais il existe aussi une limite dans sa liberté Autrement dit,
cette liberté n’est pas une liberté totale, mais il y a une certaine contrainte
En effet, même si le lecteur occupe un rôle important dans la construction
de sens, on ne peut pas effacer l’existance du texte car le lecteur, enconstruisant le sens du texte, doit aussi assurer la concordance entre lesparticularités du texte lu et celles du sujet lisant
Comme nous le savons, en créant son texte, le scripteur a une intention
concrète qu’il veut transmettre au lecteur ou en autres termes, il a une
intention de communication à réaliser Pour ce faire, il utilise un procédéparticulier : il laisse à la surface de son texte les marques et les indices, ce
qu’on appelle des instructions de lecture (J -M Adam, 1990), pour guider
le lecteur Le lecteur, de sa part, en construisant le sens du texte, doitretrouver les instructions de lecture que le scripteur a laissé pendant la
création du texte pourque l’interprétation puiss e s’approcher de ce quel’auteur veut dire Cette interaction est représentée par le schéma
suivant qui est la simplification du modèle de M Dabène (2001) :
Trang 6De ce qui précède, nous pouvons dire que le texte joue un rơle nonmoins important que le lecteur dans le processus de construction de sens
d’un texte D’ó une attention particulière accordée aux particularitéstextuelles d’un texte dans sa lecture -compréhension
3 Les difficultés dans la lecture en FLE
Dans cette partie, nous voulons d’abord préciser notre situation delecture en langue étrangère Dans la situation ó nous nous trouvons, nous
sommes en position d’apprenti -lecteur Dans une telle situation, la lecture
est totalement différente de celle en langue matern elle dans une situationnaturelle, comme D Lehmann et S Moirand ont écrit comme suit :
« On ne saurait assimiler l’aprentissage de la lecture en langueétrangère ni à un parcours rigoureusement identique et parallèle àcelui réalisé en langue maternelle, ni non plus à un simple transfert
est l’objectif d’apprentissage et non l’objectif de lecture
Deuxièmement, on peut déterminer la plus grande difficulté dans notresituation de lecture est le manque de compétence de lecture On peutdiviser, selon F Cicurel (1988), cette compétence en 3 compétences debase :
SENS CONSTRUITS
TEXTE
lecteur scripteur
Trang 7- une compétence linguitique , c'est-à-dire la connaissance d’une
partie de la syntaxe et du lexique de la langue
- une compétence textuelle , portant sur la façon dont
l’enchaînement se fait entre les éléments du texte
une compétence référentiell e et socio-culturelle, constituée par la
connaissance que le sujet a du domainede référence et qui lui permet
d’entrer plus ou moins facilement dans le texte C’est grâce à la compétence
socio-culturellequ’il peut identifier les types de texte à lire (page s d’agenda,factures, lettres, ect.) et faire des hypothèses sur le contenu possible de cestextes » (1988 :190)
Il apparaît que le manque de compétence linguistique est la difficulté laplus fréquemment rencontrée par les apprenants de bas, et même de h autniveau On sait bien que chaque langue possède un propre système de
lexique, de syntaxe et d’orthographe Alors, à partir de notre positiond’apprenti-lecteur, l’acquisition des caractéristiques lingusitiques
totalement différentes de celles de notre l angue maternelle devient une
tâche difficile De plus, l’apprenant est facilement influencé par lescomportements de sa propre langue pendant la lecture d’une langue
étrangère Alors, si la langue maternelle du lecteur est très éloingnée decelle apprise, les obstacles causent par cette différence deviennent plusgrands
On reconnaît aussi que les connaissances socio -culturelle affectent sur la
compréhension du texte car l’auteur, pendant la création du texte, estifluencé par la culture de sa société C’e st pourquoi une absence de
connaissance sur le monde culturel peut causer des obstacles dans la lecture
en LE et ceci est manifesté par les malentendus qui entraînent plutard des
fausses pistes d’interprétation
Par ailleurs, il existe un problème qu’on ne peut pas négliger dansl’apprentissage en FLE des étudiants vietnamniens, c’est la lecture -
traduction (lecture « mot à mot ») On s’apperçu facilement de ce problème
puisqu’ils paient beaucoup de temps et d’attention pour traiter les éléments
Trang 8linguistiques de bas niveau au lieu de la cohésion des unités dans le texte.
En autres termes, ils confondent la compréhension du lexique et du syntaxeavec la compréhension du texte Cette lacune provient du manque decompétence textuelle, une compétence qui, parmi les 3 compétences
lecturales, est la plus difficile à maîtriser En effet, lors de l’enseignement,
les professeurs négligent souvent cette compétence et ceci va conduire à des
problèmes dans l’acquisition de la cohésion du texte De façon plus
concrète, ce fait provoque plutard un mauvais comportement de lecture qui,
en conséquence, ralentit la vitesse de lecture et empêche la compréhensionglobale du texte
On doit donc admettre que dans notre situation, la compétence textuelleproduit plus de difficult és pour l’apprenti-lecteur que les autres
compétences car pour les lecteurs en langue maternelle, l’acquisition de
cette compétence est un fait naturelle mais pour les aprenants en FLE ouplus précisément, les apprenants vietnamniens, cette compétence estinconnue
Pour bien saisir cette compétence, il est important de comprendre que
« le texte » est un système articulé qui porte des relations
d’interdépendance qu’on appelle la cohésion textuelle (J.-M Adam 1999)
et cette cohésion est construite par un équilibrage entre les éléments de
reprise et les éléments d’information ou en d’autres termes, entre la
continuté et la progression textuelle
Alors, on peut conclure que la relation anaphorique joue un rôle
important dans la compréhension d’un texte en FLE car l’emploi des
anaphores tient la partie centrale dans la continuité textuelle
4 L’anaphore et les types d’anaphores lexicales.
4.1 Définition et les types d’anaphores
On peut aborder la notion d’anaphore dans deux perspectives
différentes : celle de la rhétorique et celle de la linguistique textuelle Dans
notre mémoire, l’anaphore doit être comprise comme un type de relation
Trang 9textuelle qui permet d’assurer la cohésion d’un texte Il s’agit donc d’une
notion de la linguistique textuelle
- Définition :
Dans l’optique choisie, une anaphore (du grec ἀναφορά, reprise,
rapport) est un mot ou un syntagme qui, dans un énoncé, assure unereprise sémantique d'un précédent segment appelé antécédent.(wikipédia.org)
- Les types d’anaphores : nous pouvons distinguer généralement 5 types
d’anaphores si nous no us nous basons sur la nature du mot -noyau quiconnstitue l’expression anaphorique
(a) Le vietnamien est une langue qui se chante autant qu'elle se parle.
Ils sont trois mille dans le monde, soixante -dix-sept en France mais quatre seulement dans la région Les ports de plaisance d'Étaples et Dunkerque
pour le littoral, ceux d'Armentières (Prés du Hem) et Saint
-Amand-les-Eaux pour les plans d'eau intérieurs, décrochent le label Pavillon bleu .
(b) Éduquer, disent les pédagogues, c’e st aider son enfant à prendre
confiance en lui et à se construire pour qu’un jour il se détache et suive sa propre route Pourquoi alors continuer à souhaiter, dans certains milieux, que ses enfants exercent la même profession que soi ? Sans doute parce que la certitude que la génération suivante occupera une position sociale
meilleure que la sienne est battue en brèche.
Trang 10On compte aussi, dans ce cas, les adjectifs possessifs de la 3è personneainsi que les indéfinis ou les numéraux ayant un emploi pronomin al.
Exemples :
(a) Deux lignes électriques, l'une de 220 kV Hai Phong-Dinh Vu et l'autre
de 500 kV Nhà Bè-O Môn, viennent d'être raccordées au réseau national.
(b) Pour le banquet, on eut recours à deux services : un premier destiné
aux convives, un second réservé à la famille.
(c) Le pont de Cân Tho est le pont à haubans le plus long d'Asie du Sud
avec 15,85 km Ses travaux ont été lancés en septembre 2004.
* L’anaphore nominale :
L’anaphore nominale ou encore appelée anaphore lexicale consiste en
noms et en groupes de noms précédés par les articles définis, les adjectifspossessifs ou les démonstratifs
Exemples :
(a) Le chef d'état-major de l'Armée populaire vietnamienne, Nguyên Khac
Nghiên, s'est entretenu le 17 avril à Hanoi avec une délégation milita ire roumaine conduite par le chef d'état -major, l'amiral Gheorghe Marin, dans
le cadre de la présente visite officielle de ce dernier au Vietnam Le
général Nguyên Khac Nghiên a estimé que cette visite contribuerait au
développement des relations d'amitié traditionnelle entre les 2 armées et les 2 peuples.
(b) Les autorités de la province de Dông Nai (Sud) et le Service provincial
de la fiscalité ont eu mercredi une rencontre avec les représentants des 221
entreprises à capital étranger en activité dans cette localité.
* L’anaphore adverbiale
Les anaphores adverbiales sont des adverbes comme ainsi, pareillement
ou là qui sont utilisés pour renvoyer à un fragment de texte
Exemple :
Trang 11Le vietnamien est une langue qui se chante autant qu'elle se parle.
Entendez par là que ce qui donne du sens à ce que l'on dit, ce n'est pas
seulement le mot lui-même, mais c'est le ton que l'on prend pour le prononcer.
pouvez également faire de même avec du comté ou un autre fromage.
4.2 Les types d’anaphores lexicales
On peut diviser l’anaphore nominale (ou l exicale) selon la relationsémantique entre l’expression anaphorique et sa source Alors, on a 4 typesd’anaphore : l’anaphore fidèle, l’anaphore infidèle, l’anapho re conceptuelle
et l’anaphore associative
4.2.1 L’anaphore fidèle
On considère une anaphore nominale comme fidèle quand celle -ci estidentique au mot ou au syntagme auquel il renvoie Il y a souvent unchangement de déterminant entre 2 syntagmes, en pri ncipe un indéfini
suivi d’un défini, d’un possessif ou d’un démonstratif
Exemples :
Trang 12(a) Le chef d'état-major de l'Armée populaire vietnamienne, Nguyên Khac
Nghiên, s'est entretenu le 17 avril à Hanoi avec une délégation militaire roumaine conduite par le chef d'état-major, l'amiral Gheorghe Marin, dans
le cadre de la présente visite officielle de ce dernier au Vietnam Le
général Nguyên Khac Nghiên a estimé que cette visite contribuerait au
développement des relations d'amitié traditionnelle entre les 2 a rmées et les 2 peuples.
(b) Il aiguisait son rasoir sur une vieille lanière de cuir Chaque fois que la
lame glissait sur la lanière, il se produisait un chuintement sourd.
(c) … Tout est disposé sur une maquette à l'échelle 1:500 qui regroupe par
ailleurs 312 maquettes de 83 grands avionneurs différent tels que Boeing, Airbus, Douglas, Lockheed, Fokker, Tupolev, Antonov, Ilyushin… revêtus
des logos de 131 compagnies aérien -nes La conception de cette maquette,
munie de 3.124 petites ampoules et de multiple s équipements secondaires,
a pris 3 mois de travail à son propriétaire.
4.2.2 L’anaphore infidèle
Ce type d’anaphore est le contraire de l’anaphore fidèle car l’anaphore
nominale utilisée pour la reprise est différente à celle de la source et oncompte aussi un changement de déterminant
On peut utiliser un synonyme, un hyperonyme du nom source ou ungroupe nominal descriptif pour la reprise
Exemples :
(a) Les autorités de la province de Dông Nai (Sud) et le Service provincial
de la fiscalité ont eu mer credi une rencontre avec les représentants des 221
entreprises à capital étranger en activité dans cette localité.
(b) 22h 55 – Route de Meyrin Une automobile argovienne roule en
direction de la ville À la hauteur de Balexert, le conducteur perd la
maîtrise de son véhicule – probablemant à cause du verglas – qui frauchit
la double ligne de sécurité et entre en collision frontale avec la voiture genevoise qui arrive normalement en sens inverse.
Trang 13(c) Un homme de 37 ans a tenté de mettre fin à ses jours en se jetant dans
le Cher Un jeune Montluçonnais de 17 ans, Sébastien Guillemard, n’a pas
hésité à plonger dans l’eau glacée pour lui porter secours L’adolescent
courageux a réussi à maintenir le désespéré hors de l’eau en attendant que
les sapeurs-pompiers viennent les repêcher en canot
4.2.3 L’anaphore conceptuelle
Elle se définit comme le résumé de l’idée précédente, qui peut être une
proposition, un paragraphe ou un fragment de texte antérieur
Exemple :
Les élèves de 14 écoles primaires et secon daires de la capitale Hanoi se sont réunis le 20 mars en nombre au Palais de l'enfance de Hanoi dans le
Cet événement, qui cọncidait avec la célébration de la Journée
internationale de la Francophonie, a permis aux élèves hanoiens amoureux
de la langue et de la culture françaises de se rencontrer et de participer à
un concours de chant.
4.2.4 L’anaphore associative
En général, ce type d’anaphore présente une certaine dépendance ausyntagme source L’anaphore n ominale utilisée doit avoir une relationindirecte avec l’antécédant ; elle repose sur une relation type partie – tout
locative ou métonymique
Exemple :
Libération : De quoi parlez-vous dans « Le Festin nu » ?
David Cronenberg : C’est seulement quand je l’ai terminé que j’ai enfin su
pourquoi je tenais à réaliser ce film Le sujet, c’est vraiment la découverte
de soi à travers l’art et plus particulièrement la littérature…
Trang 14SYNTHÈSE DE LA PREMIÈRE PARTIE
Après la présentation de la première partie on peut, au total, saisirquelques idées essentielles :
Premièrement, dans notre recherche, d’une part, la compréhension d’un
texte doit être comprise comme un processus de « construction de sens »
qui s’appuie sur des instructions de lecture D’autre p art, dans la situationétudiée, la position de l’apprenti -lecteur est totalement différente de celle
des natifs car elle est carractérisée par un objectif visant surtout
l’apprentissage et par beaucoup de difficultés qui sont dues au manque de
compétences de base et au mauvais comportement de lecture « mot à mot »
influencé par l’habitude d’utilisation du Vietnamnien
Deuxièmement, à travers notre position étudiée, nous pouvons
reconnaître que la compréhension d’un texte ne se base pas seulement surl’acquisition du lexique et de la syntaxe mais aussi sur la cohésion textuellequi est principalement manifestée par l’emploi des anaphores C‘est pour
cette raison que nous déterminons la position centrale des anaphores dansnotre recherche
Trang 15DEUXIÈME PARTIE
ANALYSE DU CORPUS
1 Présentation du corpus et de la méthodologie de recherche
Pour étudier les difficultés des étudiants dans l’appréhension des
anaphores lexicales, nous avons choisi un test qui se compose de cinq
textes journalistiques ti rés du site lecourrier.vnagency.com.vn du journal le
courrier du Vietnam Il s’agit des textes suivants :
« Le secrétaire général de l'OIF en visite en Arménie »
publié le 8 Avril 2010
« Bientơt le festival des produits aquatiques à Cân Tho »
publié le 16 Avril 2010
« Diversité culturelle : la Francophonie et le Commissaire européen
joignent leurs forces »
anaphores lexicales et d’identifier leurs référents C’est pourquoi nous
voulons concentrer notre étude sur les relatio ns anaphoriques et diminuer le
plus possible les autres obstacles de lecture Nous évitons ainsi d’utiliser
les textes ó il y a beaucoup de mots nouveaux ou spécialisés, de structuressyntaxiques trop compliqués Et nous trouvons que les textes
Trang 16journalistiques du courrier du Vietnam peuvent satisfaire à ces critères.
D’abord, ces textes sont écrits de façon assez claire avec le languagecourant qui limite l’utilisation des mots et des structures syntaxiques
difficiles De plus, ils sont publiés dans les ru briques de la francophonie, de
l’actualité ou de la société Vietnamnienne ó on aborde surtout les
connaissances générales et non pas celles spécialisées Par ailleurs, cestextes sont assez courts Alors, les étudiants peuvent concentrer leurattention sur l’exercice qui consiste en la reconnaissance des anaphores
lexicales et l’identification de leurs référents
Une autre raison qui détermine notre choix pour ces textes réside dans le
nombre d’anaphores lexicales qui s’y présentent Concrètement, les
anaphores lexicales se répartissent dans les textes choisis comme suit :
Anaphore
fidèle
Anaphoreinfidèle
Anaphoreconceptuelle
Anaphoreassociative TOTAL
Pour avoir des éléments de réponse à notre interrogation, nous avons
décidé de tester deux groupes d’étudiants différents
- Le premier groupe se compose de 8 étudiants de la promotion 35,ceux-ci n’ont pas encore suivi de cours sur les anaphores
- Le deuxième groupe comprend 8 étudiants des promotions 33 et 34.Les étudiants de la promotion 33 ont travaillé avec un cours
concernant les anaphores au deuxième semestre de l’année dernière
et les étudiants de la promotion 34 ont terminé ce c ours le semestre
Trang 17dernière Autrement dit, les étudiants du deuxième groupe ont déjà
des connaissances sur les types d’anaphores
Notre test se réalise en deux étapes
travers des exemples
- Pour le deuxième groupe, nous ne lui avons donné que desexemples
2) Deuxième étape
Après avoir fini la première étape, nous leur avons demandé d’identifier
le référent des anaphores soulignées dans les textes
Notre corpus est donc constitué des données recueillies à travers le testprésenté ci-dessus
A partir des données recueillies, nous relevons les difficultés communesdes deux groupes dans chaque étape puis précisons les difficultés des
étudiants dans la reconnaissance ou l’identification de chaque typed’anaphore Ensuite, nous essayons de trouver les causes de ces difficultés
et déterminons enfin le type d’anaphore lexicale qui provoque plus de
difficulté que les autres
Voici le tableau récapitulatif pour mieux voir notre démarche
d’analyse :
Trang 18Anaphores conceptuelles
Anaphores associatives
Etudiant 1
1 2 3 4 5
Etudiant 2
1 2 3 4 5
Etudiant n
1 2 3 4 5 Moyenne
2 Résultats d’analyse
Comme nous l’avons présenté plus haut, dans notre corpus, il y a entout 55 anaphores lexicales : 8 dans le premier et dans le dernier texte, 11dans le deuxième et dans le troisième, 17 dans le quatrième
Voici le tableau qui présente le résultat général du test
Bonnes réponses
Mauvaises réponses
Bonnes réponses
Mauvaises réponses
Non réponse
Trang 19Pour interpréter ce phénomène, nous voulon s d’abord rappeler lesconditions de réalisation du test Pour les étudiants de la promotion 35, ilsont reçu des explications sur les anaphores lexicales avant de réaliser le test
tandis que ceux des promotion 33 et 34 n’ont pas bénéficié de cette aide
Le deuxième groupe devait réaliser le test en se basant sur sesconnaissances apprises Sur ce point, nous avons trouvé que le temps de lafin du cours sur les anaphores à la réalisation du test chez les étudiants de
la promotion 34 est environ un mois et ce temps chez les étudiants de la
promotion 33 est près d’un an Alors, nous supposons qu’ils ont désappris
leurs connaissances et cela aurait entraîné des mauvais résultats, comme
nous l’avons constaté
Une autre raison pourrait venir expliquer le probl ème soulevé En effet,nous trouvons aussi que le pourcentage des non réponses lors de ladeuxième étape du test est beaucoup plus élevé dans le deuxième groupeque dans le premier Donc, il est fort possible que les étudiants dudeuxième groupe manquent d e sérieux dans la réalisation du test
Il est évident que les résultats de notre test comportent encore deslimites Nous pouvons toutefois y trouver des informations utiles pournotre analyse
2.1 Anaphore fidèle
Il y a 30 anaphores fidèles dans les 5 textes du test Leur distribution estcomme suit : 8 dans le premier texte, 5 dans le deuxième et dans letroisième, 11 dans le quatrième et 4 dans le dernier
À l’issue des informations du test, on a établi le tableau ci -dessous afin
de saisir le degré d’acquisition des anaphores fidèles chez les étudiantstestés :
Trang 20Première étape Deuxième étape Bonnes
réponses
Mauvaises réponses
Bonnes réponses
Mauvaises réponses
Non réponse
Promotions
Dans la première étape, le résultat des deux groupes est autour de 50%,
un résultat assez bas pour ce type d’anaphore On sait bien que l’anaphore
fidèle est identique au mot ou au syntagme auquel il renvoie, et donc facile
à reconnaître C’est pourquoi ce résultat nous pose la question : Pourquoisont-ils incapables de reconnaître ces anaphores ?
En regardant dans les textes, nous remarquons que la plupart des
anaphores fidèles qu’ils ne peuvent pas reconnaître sont des noms propre s
ou des noms précédés par l’article défini Voici l’exemple tiré du premier
texte :
Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf est arrivé le 5 avril en Arménie pour une visite officielle du 5 au 7 avril, a-t-on appris le 6 avril d'un
communiqué de l'OIF.
Selon le texte, pour sa première visite en Arménie, pays membre associé
de l'OIF depuis le Sommet de Québec de l'organisation en 2008, M Diouf rencontrera les plus hautes autorités du pays.
Dans cet exemple, la plupart des étudiants de deux groupes ne peuventpas reconnaître ces deux anaphores mais dans la deuxième étape, ilspeuvent idenfifier leurs référents
Il semble que la raison pour laquelle les étudiants laissent passer
l’anaphore « l'organisation », c’est parce qu’elle ne répète pas tout le
groupe de mots qu’elle remplace En outre, l’article défini donnel’impression que ces deux termes n’ont pas de relation
Alors, nous supposons que la principal cause de ce problème est lamanque de prudence chez les étudiants pendant la lecture
Trang 21Dans la deuxième étape, presque toutes les anaphores sont bien traitées
et ce résultat est le meilleur dans tous les types d’anaphores lexicale
Donc, nous pouvons conclure que dans ce type d’anaphore, les
étudiants rencontrent une certaine difficulté dans la reconnaissance des
anaphores mais il est sûr que ce type d’anaphore n’est pas un type qui
cause des problèmes dans la processus de lecture des apprenants
2.2 Anaphore infidèle
Pour ce type d’anaphore, il y a 13 anaphores au total : 3 dans le
premier, dans le deuxième et dans le troisième texte, 2 dans le quatrième et
et dans le cinquième
Voici le tableau qui représente le pourcentage d’acquisition des
anaphores infidèle des deux groupes :
Bonnes réponses
Mauvaises réponses
Bonnes réponses
Mauvaises réponses
Non réponse
Promotions
Dans la première étape, le résultat des deux gro upes est inférieur à 50%,
un résultat assez bas Cependant, la raison de ce mauvais résultat est clairecar ces anaphores sont totalement différent de leurs référents La difficulté
des étudiants ici c’est de préciser la relation entre les termes de repris e etleurs référents Nous allons présenter un exemple d’anaphore infidèle qui
pose problème à plus de 90% des étudiants
(a) Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la
Francophonie (OIF), Abdou Diouf est arrivé le 5 avril en Arménie po ur une visite officielle du 5 au 7 avril, a -t-on appris le 6 avril d'un
communiqué de l'OIF.
Trang 22Selon le texte, pour sa première visite en Arménie, pays membre associé
de l'OIF depuis le Sommet de Québec de l'organisation en 2008, M Diouf rencontrera les plus hautes autorités du pays
Dans cet exemple, « le texte » est un hyperonyme de « un communiqué
de l'OIF » Alors, l’obstacle qui empêche les étudiants de « souligner »
cette anaphore est la relation hyperonymique entre ces mots Autrement dit,ils ont rencontré des difficultés dans la reconnaissance de la relationsémantique des mots
De plus, à travers l’exemple, on trouve que cette anaphore est précédée
par un article défini comme la plupart des autres anaphores qui sont
laissées tomber par l’app renant Cela montre que l’article défini est aussi
une raison qui crée aux étudiant des obstacles dans la reconnaissance de
l’anaphore
Dans la deuxième étape, même si le pourcentage n’est pas trop bas,
nous reconnaissons que les apprenants ont rencontré des problèmes de
l’identification des référents Nous allons prendre l’exemple précédent,l’exemple (a) et un autre exemple recevant environ 50% de mauvaisréponses, l’exemple (b)
(b) Pour la première fois, le plus grand orchestre du Vietnam composé
d'environ 5.000 personnes dont les autorités, habitants locaux, étudiants et élèves de la province de Dak Lak (Tây Nguyên, sur les hauts -plateaux du Centre) se produira le 17 avril au gymnase de la province de Dak Lak, rue Nguyên Dinh Chiêu, dans la ville de Buôn Ma Thuôt.
En particulier, cet événement attire la participation d'artistes réputés vietnamiens et étrangers amoureux de cette vaste région de terres basaltiques comme le chanteur Y -Moan, la chanteuse Siu -Black, le présentateur Quyên Linh, le chef d' orchestre anglais Graham Suthcliffe, ex-chef de l'orchestre national du Vietnam
Dans l’exemple (a), nous trouvons que la difficulté est la même quedans la première étape (voir l’explication présentée plus haut)
Trang 23Dans l’exemple (b), nous trouvons que l’anaphore « cette vaste région
de terres basaltiques » est une descriptif du terme « la province de Dak Lak » et si l’étudiant n’ont pas de connaissances sur cette province, il est
impossible de reconnaỵtre cette anaphore En conséquence, la raison desproblèmes ici est le manque de connaissances générales
Bref, on trouve que dans ce type anaphore, la difficulté des apprenantsprovient du manque de connaissances de la relation sémantique et deconnaissances générales Par ailleurs, si nous regardons le s pourcentages,nous constaterons que la reconnaissance des anaphores infidèles est plus
difficile que l’identification de leurs référents
2.3 L’anaphore conceptuelle
On compte dans les 5 textes du test 7 anaphores conceptuelles dont unedans le deuxième texte, 2 dans le troisième et dans le quatrième et dans lecinquième
Voici les résultats obtenus concernant ce type d’anaphore :
Bonnes réponses
Mauvaises réponses
Bonnes réponses
Mauvaises réponses
Non réponse
Pour cette étape, le seul problème que nous constatons ici est l’article
défini
Dans la deuxième étape, il existe beaucoup de cas ó les étudiants peuvent
reconnaỵtre l’expression anaphorique alors qu’ils sont incapablesd’identifier son référent comme dans les deux exemples ci -dessous
(a) L’exemple tiré du troisième texte
Trang 24Cette rencontre a permis aux 2 hauts responsables d'échanger leurs points de vue sur les défis majeurs de la diversité culturelle et linguistique pour la compréhension, la démocratie et la paix dans le monde.
[…]
Les échanges ont permis de passer en revue l'avancement du partenariat dans les domaines de l'éducation, de la culture, du multilinguisme et de la jeunesse, depuis la signature du Protocole d'accord entre l 'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et la Commission européenne (CE) en 2006.
Dans cet exemple, le nœud pour trouver l’expression anaphorique,
même pour identifier son référent, est le verbe « échanger » Ici, on voit une nominalisation du verbe « échanger » et le nom « l’échange » est
considéré comme la répétition de la phrase précédente
(b) L’exemple tiré du cinquième texte
Pour la première fois, le plus grand orchestre du Vietnam composé d'environ 5.000 personnes dont les autorités , habitants locaux, étudiants et élèves de la province de Dak Lak (Tây Nguyên, sur les hauts -plateaux du Centre) se produira le 17 avril au gymnase de la province de Dak Lak, rue Nguyên Dinh Chiêu, dans la ville de Buôn Ma Thuôt.
En particulier, cet événement attire la participation d'artistes réputés vietnamiens et étrangers amoureux de cette vaste région de terres basaltiques comme le chanteur Y -Moan, la chanteuse Siu -Black, le présentateur Quyên Linh, le chef d'orchestre anglais Graham Suthcliffe, ex-chef de l'orchestre national du Vietnam
Dans cet exemple, la plupart des réponses ont condidéré le terme « cet
événement » comme une anaphore infidèle, c’est -à-dire la reprise du terme
« le plus grand orchestre du Vietnam » Mais, si on examine la rela tion sémantique, on trouvera que le mot « cet événement » doit aborder toute
l’idée précédente
Alors, on peut dire que l’étudiant a rencontré beaucoup de problèmes
Trang 25la relation entre un mot et une proposition, un paragraphe ou un fragment
de texte antérieur
3.4 Anaphore associative
Dans notre test, il existe 5 anaphores de ce type dont 2 dans le
deuxième et dans le quatrième texte, une dans le troisième
Selon le tableau établi ci-dessus, le résultat est presque identique dansles 2 étapes et les 2 groupes
Bonnes réponses
Mauvaises réponses
Bonnes réponses
Mauvaises réponses
Non réponse
Selon le plan initial, le pont aurait dû ouvrir au trafic le 14 décembre
2008 mais après l'effondrement d'une travée du tablier en septembre 2007, les travaux ont été retardés pour recommencer au dé but de 2009.
Les termes « les travaux » et « le tablier » ont une relation indirecte avec leur référent « le pont ».
« une travée du tablier » de quoi ? => « une travée du tablier » du « pont »
« les travaux » de quoi ? => « les travaux » du « pont »
Si on pose des questions comme ci -dessus, on trouvera une relation de
partie à tout entre l’anaphore et son référent Mais comme cette relation est
indirecte, il est beaucoup plus difficile de la rétablir De plus, dans ce type
d’anaphores il n’y a pas de changement de déterminant, c’est pouquoi on
ne peut pas trouver facilement les anaphores associatives comme les autres
Trang 26Enfin, en faisant une comparaison avec d’autres anaphores lexicales, ons’apperçoit bien que ce type d’anaphore a reçu le plus mauva is résultatdans les deux étapes Donc, avec des difficultés qu’on vient de citer et les
résultats du test, nous pouvons conclure que l’anaphore associative est le
type d’anaphore qui cause plus de difficultés que les autres
Trang 27SYNTHÈSE DE LA DEUXIÈME PARTIE
Notre mémoire a pour objectif d’étudier les difficultés des étudiantsdans l’appréhension les anaphores lexicales Pour cet objectif, nousdécidons de réaliser un test auprès de deux groupes d’étudiants
- La première étape du test v ise à tester la capacité des étudiants dans
la reconnaissance des anaphores lexicales
- La deuxième étape vise à tester leur capacité dans l’identificationréférentielle des anaphores lexicales ou dans l’interprétation de ces
anaphores
Après l’analyse des résultats du test, nous admettons que les étudiants
testés ont rencontré beaucoup de difficultés dans la reconnaissance et
l’identification référentielle des types d’anaphores lexicales Ces difficultés
proviennent de différents facteurs et varient selon le type d’anaphore mais
on peut résumer en quelques idées suivantes :
Premièrement, à l’issue des informations obtenues grâce au test, noustrouvons d’une part que la plus grande difficulté dans la reconnaissance del’anaphore lexicale est l’article défi ni En réalité, le résultat du test montreque la plupart des anaphores que les étudiant n’ont pas pu retrouver sontcelles précédés par les articles définis D’autre part, dans la processusd’identification de la source des anaphores, il existe plusieurs difficultésselon le type d’anaphore telles que le manque de connaissance sur larelation sémantique ou de connaissance générale dans l’anaphore infidèle,
la reconnaissance de la relation terme -l’idée dans l’anaphore conceptuelle
et l’identification de la relation métonymique dans l’anaphore associative.Deuxièmement, en nous basant sur le pourcentage d’acquisition des
anaphores lexicales dans les tableaux récapitulatifs, nous pouvons constater
que l’anaphore associative est le type d’ana phore qui crée le plus dedifficultés dans l’appréhension
Trang 28Dans l’apprentissage de la compréhension écrite, pour réussir dans la
lecture compréhension et être capable de saisir le sens global du texte, outre
la connaisance lexicale et mor pho-syntaxique, l’étudiant doit avoir lacapacité de saisir la cohésion textuelle Pourtant, les étudiants vietnamniens
ont du mal d’établir le fil du texte et la principale cause est le mauvais
comportement appelé la lecture « mot à mot » ou la lecture de traduction
Ce comportement vient de l’habitude d’utilisation de notre langue
maternelle, il conduit plus tard à la ralentissement de la vitesse de lecture et
l’empêchement de la compréhension globale du texte
Ce point faible des étudiants a orienté n otre attention sur la relation
anaphorique qui assure la cohésion textuelle, en particulier sur l’anaphorelexicale, un type d’anaphore que nous supposons créer des obstacles
importants à la lecture compréhension chez les étudiants
Nous avons commencé no tre travail de recherche avec la question qui se
pose sur les difficultés des étudiants dans l’appréhension des anaphoreslexicales Nous avons tenté d’identifier leurs difficultés dans lareconnaissance et l’identification du référent des types d’anaphore s
lexicales et les causes de ces difficultés
Pour ce faire, nous avons analysé un corpus comprenant cinq textes.Grâce aux tests réalisés par les étudiants des différentes promotions, nousavons pu mieux comprendre les difficultés des étudiants dans
l’appréhension des anaphores lexicales À partir des résultats obtenus, nous
avons procédé à une comparaison entre les groupes dans chaque type
d’anaphore afin de trouver des difficulté dans la reconnaissance etl’identification puis entre les types d’anaphor es pour déterminer le type qui
provoque plus de difficultés que les autres
L’analyse du corpus, des résultats obtenus nous a permis de préciser les
Trang 29la reconnaissance des anaphore s lexicales, nous trouvons que la difficultédes étudiants se tourne autour des anaphores précédées par un article défini,
c’est porquoi, nous considérons ces articles comme la principale cause dans
cette étape Dans la deuxième étape, sauf l’anaphore fid èle qui provoquepresque pas de difficulté, les autres anaphores crée nt de diverses obstales
pour l’étudiant dans l’identification du référent tels que le manque de
connaissance sur la relation sémantique ou de connaissance générale, lareconnaissance de la relation terme-l’idée et l’identificat ion de la relationmétonymique Alors, nous supposons que ces difficulté s proviennent dumanque de connaissances et de stratégies che z l’étudiant
Enfin, à l’issue de ces difficultés, nous pouvons trouver les orient ationspertinentes pour améliorer l’acquisition de ce type d’anaphore, donc la
compétence de lecture des étudiants