Traumatismes du haut appareilCe sont essentiellement des traumatismes du rein, les traumatismes isolés de la voie excrétrice rupture par dilacération sont très rares.. I - ETIOLOGIE Ces
Trang 1CANALICULAIRE
PRECALICIELLE DE
CACCI RICCI.
Les deux reins sont augmentés
de volume mais gardent des
contours réguliers.
Toutes les pyramides contiennent
du produit de contraste Ce
dernier remplissant de petits
canaux disposés en rayons.
Le cortex rénal est respecté.
DIVERTICULE
PARA CALICIEL.
Image ronde, dans la pyramide.
Le diverticule est une cavité
medullaire en relation directe avec
le calice.
Le reste des cavités est normal.
MULTIPLICITE
CALICIELLE.
Rein en grappe.
Trang 2Sinus urogénital Canal de Wolff
Ebauche urétérale
Dédoublement précoce
Ebauche du canal déférent
Figure 1
Ectopie d'abouchement chez l'homme
∆ G au radiocinéma
et UIV
blastème métanéphrogène Déboublement
actif
Trang 3DUPLICATION CHEZ LA FEMME ET SES CONSEQUENCES
DUPLICATION URETERALE ET SES CONSEQUENCES
Abouchement en
position normale
Abt vésical
ectopique : RVU
Abt uréthral incontinence
permanente
V A G I N
Abt vaginal :
écoulement urinaire vaginal permanent et dès la naissance
Abt périnéal :
écoulement permanent
Mégauretère
Reflux vésicourétéral
Court trajet sous
Encoches qui signent l'atteinte chronique du parenchyme rénal
Long trajet sous-muqueux : Pas de RVU
Trang 4PATHOLOGIE DE L'URETERE
Maladie de la jonction pyélourétérale : la
conséquence est
l'hydronéphrose
Pyélon dilaté
Retard de visualisation de l'uretère à 20 mn
Mégauretère
Urétérocèle : dilatation kystique de l'uretère intramural
Image en tête de cobra
Profil
Diverticule urétéral
Trang 5MEGAURETERE ET PATHOLOGIE URETERALE ASSOCIEES
Mégauretère pelvien Mégauretère total Dolichomégauretère flexueux
Diverticule souvent associé
au mégauretère
Image en radicelle des urétérocèles souvent associées au mégauretère
Malformations les plus fréquentes rencontrées dans les cas de mégauretère.
Trang 6DEFAUT DE FIBROSE DE L'OURAQUE
Fistule de l'ouraque
Pubis
Vessie
Paroi abdominale
Urètre
Uretère Kyste
Fibrose de l'ouraque
FISTULE DE L'OURAQUE
SINUS DE L'OURAQUE
KYSTE DE L'OURAQUE
Paroi abdominale Sinus de l'ouraque Point de fibrose
Pubis
Urètre
Uretère
Vessie
Trang 7EXTROPHIE VESICALE
Vue de face
Ombilic
Face interne de la paroi postérieure de la vessie.
La face antérieure n'existe pas.
Epispade associé
Absence de paroi
abdominale Ecartement
des grands droits.
Orifices urétéraux
Défaut de jonction de la
symphyse pubienne
Profil
Vessie ouverte vers l'avant
sans paroi antérieure
Epispade associé
Uretère
Trang 8DEVELOPPEMENT EMBRYOLOGIQUE NORMAL DES ORGANES
GENITAUX EXTERNES
Tubercule cloacal
Tubercule génital
Membrane urogénitale
Replis génitaux
Membrane anale Bourrelet génital
Membrane
Replis cloacaux
Gland
Hampe
Gouttière
urogénitale
Bourrelet
Pénis
Bourse
Méat urinaire
Soudure des replis
Soudure des bourrelets scrotaux
Les traces des soudures forment chez l'adulte le raphé médian
Formation de l'urèthre pénien
Cordon épithélial Régression du cordon
Méat
uréthral
Prépuce Urèthrespongieux
Segment balanique = formation d'un canal
Trang 9DEVELOPPEMENT EMBRYOLOGIQUE NORMAL DES ORGANES
GENITAUX EXTERNES
Tubercule génital
pli urétral
Membrane urétrale
Anus
Gland Pli urétral
Gouttière urétrale
Formation de l'urètre au niveau du gland
Cordon épithélial
régression
du cordon
Urètre pénien Prépuce
Ligne d'union des bourrelets scrotaux
Ligne d'union des plis urétraux
Pénis
Méat urinaire Gland
gouttière urétrale
Bourrelet scrotal
périnée
Absence de méat au
niveau du gland
Fréquent
Rare Exceptionnel
Sténose du méat = absence de régression du cordon épithélial
Méat
Hypospade = méat s'ouvrant à
la face ventrale de la verge
EPISPADE ET HYPOSPADE
Bourrelet génital
Pli cloacal
Membrane
cloacale
Trang 10MIGRATION NORMALE DU TESTICULE AU COURS DU
DEVELOPPEMENT EMBRYOLOGIQUE
T
R G
S
V
R T
P
G
T
R S
T
S
R
G
P P
V Vaginale
T Testicule
G Gubermaculum testis
Trang 12Traumatismes du haut appareil
Ce sont essentiellement des traumatismes du rein, les traumatismes isolés de la voie excrétrice (rupture par dilacération sont très rares) Nous exclurons de ce chapitre les lésions iatrogènes du rein et de la voie excrétrice (ligature accidentelle de l’uretère)
I - ETIOLOGIE
Ces traumatismes sont :
- chez le jeune, surtout masculin (20 à 30 ans)
- secondaires à des accidents de circulation ou sportif (ski, sport de contact)
- directs par compression sur le plancher formé par les vertèbres et 11ème et 12ème côtes
- indirects : décélération et lésion par étirement du pédicule (chute)
NB :
• Les sujets sont souvent polytraumatisés (lésions associées fréquentes : rate, foie)
• plus grande fragilité des reins pathologiques vis-à-vis des traumatismes
A côté des traumatismes fermés existent les traumatismes ouverts (plaie par arme à feu, ou tranchante)
II - CLASSIFICATION DES TRAUMATISMES
1 - Type 1 - Contusion :
Lésion parenchymateuse respectant la capsule, avec parfois :
- hématome sous capsulaire ou
- intraparenchymateux
1a : Voie excrétrice tissurée
1b : Voie excrétrice intacte
L’évolution spontanée est favorable, sans altération de la fonction rénale
Trang 13Pas de déplacement des 2 fragments qui restent vascularisés, d’ou guérison spontanée possible.
Il existe une hémorragie dans la loge rénale et dans la voie excrétrice qui est souvent lésée
2a : Voie excrétrice rompue
2b : Voie excrétrice intacte
3 - Type 3 - Fracture grave du parenchyme - dilacération :
Ecartement et dévascularisation des fragments, avec un important et constant hématome périnéal Les lésions intéressent habituellement le parenchyme et la voie excrétrice ouverte en plusieurs endroits
Par ailleurs, les lésions peuvent aussi intéresser les vaisseaux du rein qui peuvent être étirés ou thrombosés Certaines parties du rein peuvent être dévascularisées
L’évolution des lésions se fait vers la constitution d’un UROHEMATOME, avec nécrose de certaines parties du rein, et infection de la loge lombaire
C’est à ce stade que se pose le problème de la conservation du rein
4 - Type 4 - Lésion isolée des vaisseaux du rein :
• Il peut s’agir d’une rupture totale ou partielle de l’A rénale, réalisant une plaie sans hémorragie, associée à une thrombose du rein > “plaie sèche”
• Les lésions veineuses sont très rares
• Les lésions iatrogènes (fistule A V après biopsie rénale) constituent une entité lésionnelle particulière
III - CLINIQUE
Il faut évoquer un traumatisme du rein devant un tableau de contusion de l’abdomen présentant les signes suivants :
- douleur lombaire
- hématome du flanc
- empâtement de la fosse lombaire
- hématurie macroscopique totale
Signe majeur : HEMATURIE sans corrélation entre son importance et la gravité du traumatisme
Le tableau peut être dominé par des signes de choc hémorragique (hypotension, tachycardie)
Si le choc n’est pas contrôlable par les manoeuvres de réanimation, la laparotomie fait le bilan lésionnel (foie, rate) et l’hémostase est réalisée Lorsque le choc est contrôlé, les explorations complémentaires vont apporter des renseignements quand à l’importance des lésions et la C.A.T
IV - EXAMENS COMPLEMENTAIRES
A - Echo :
En urgence, très facile, au lit du malade et peut être répétée
- mise en évidence d’un hématome rétropéritonéal
- bilan des éventuelles lésions abdominales associées
Egalement un rôle dans la surveillance des patients après traumatismes
B - UIV :
Trang 14- le temps néphrologique témoigne de la vascularisation du parenchyme rénal Une absence d’opacification signifie une absence de vascularisation
- Au temps excrétoire on apprécie les cavités rénales :
existence d’une extravasation : flaque de produits de contraste dans la loge lombaire Témoignant d’une lésion de la voie excrétrice
existence d’une dilatation des cavités pouvant signifier une obstruction par des caillots dans la voie excrétrice ; la présence de lacunes dans les cavités signifie également la présence de caillots
l’absence de pyélogramme, avec néphrogramme persistant évoque un caillotage de la voie excrétrice
L’UIV peut être répétée et permet de suivre l’évolution des lésions
C - Artériographie :
1 - Indication :
Elle est réalisée en urgence lorsqu’un rein traumatisé apparait non fonctionnel évoquant une rupture artérielle
Elle est parfois pratiquée plusieurs jours après le traumatisme pour faire un bilan lésionnel
2 - Résultat :
Elle montre l’état de l’A rénale, de ses branches
- rupture artérielle : interruption, extravasation, ou fistule artérioveineuse
- parenchyme rénale : objective les fractures, l’écart interfracturaire et la vascularisation des différents segments
- collection périnéal : refoulement des artères capsulaires et périrénale
- au temps tardif elle montre la voie excrétrice et ses rapports avec les fractures
D - T.D.M :
Examen très important qui peut être souvent fait, et répété pour voir l’évolution des lésions
Il apporte des renseignements sur :
- le rein :
existence de fractures avec état de la vascularisation du parenchyme
état de la voie excrétrice ; présence de caillots
présence d’un hématome sous capsulaire ou intraparenchymateux
- le rétropéritoine :
hématome périrénal (mesurable), extravasation urinaire
- lésions associées
La répétition de cet examen permet d’objectiver la régression d’un hématome, d'une extravasation
V - SUSPICION DE TRAUMATISME DU REIN C.A.T.
Tableau A
Trang 15A - Indication d’intervention chirurgicale immédiate
1 - Lésion du pédicule rénal
soupçonné à l’UIV, affirmé par l’artério L’évolution est d’autant plus favorable qu’elle est opérée tơt
2 - Syndrome hémorragique :
non contrơlable : nephrectomie d’hémostase le plus souvent
B - Indication différée :
En présence d’un traumatisme important (types 2 et 3) si l’extravasation urinaire ne guérit pas spontanément sur les clichés d’UIV ou en TDM, l’altération de l’état général et l’infection imposent souvent une intervention
Celle-ci sera réalisée au mieux entre le 8è et le 10è jour au moment ó la sclérose n’existe pas encore, avec des lésions lentes et circonscrites
L’intervention nécessite :
- drainage de la fosse lombaire après évacuation de l’hématome
- excision des lésions parenchymateuses
- réduction de l’écart interfracturaire
- suture et drainage de la voie excrétrice
C - Surveillance intensive :
Lorsque la lésion est mineure(contusion ou hématome périrénal ou fracture limitée)
ATB + repos
D - Surveillance à distance :
- UIV 1 mois après
- Après 1 an surveiller l’absence d’évolution vers HTA, hydronéphrose par fibrose secondaire
Trang 16TABLEAU A SUSPICION DE TRAUMATISME DU REIN : CONDUITE A TENIR
Traumatisme
Pas d'hématurie
suspicion de lésion
- Retard de sécrétion
- Extravasation
- Lésion de la voie excrétrice
- Caillots
Scanner
Nouvelle UIV
Angiographie
Normalisation de l'examen
au 10ème jour
Surveillance
Pas d'hématurie pas de suspicion de lésion
Opération d'urgence (UIV pour contrôle)
Choc hémorragique incontrôlable
Surveillance Normale
Hématurie
Rein non fonctionnel
Angiographie
Lésion artérielle
«plaie sèche»
Intervention d'urgence
Hémostase d'une extravasion Etat septique
Intervention - Drainage
Examen des urines
UIV
en urgence
Trang 18Traumatismes du bas appareil
INTRODUCTION
Ces traumatismes s'observent soit isolés : choc direct, lésion iatrogène, soit en association avec un traumatisme abdominal, pelvien, ou un polytraumatisme
I - LES LESIONS DE L'URETRE.
A - Etiologie :
On distingue des plaies ouvertes, souvent iatrogènes :
- par cathétérisme, manœuvres endoscopiques, consistant souvent en 1 lésion localisée, avec trajet de fausse route,
et les traumatismes fermés :
- de l'urètre antérieur :
- projectiles, choc direct, chute à califourchon,
- de l'urètre postérieur (traumatismes du bassin)
B - Anatomie :
1 - L'urètre pénien est mobile et peut être lésé par choc direct
2 - L'urètre périnéo-bulbaire peut être le siège de lésions par choc direct Chute à califourchon Dans ces cas, la rupture de l'urètre peut être totale ou partielle L'urètre est entouré du corps spongieux, très vascularisé, et l'existence d'un hématome est très fréquent