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Cachier d urologie - part 2 pptx

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LITHIASE URIQUELa formation de cristaux d'acide urique peut entraîner une cristallurie, des calculs, une obstruction de la voie excrétrice.. - L'insuffisance rénale peut traduire une lit

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être normal (< à 4 ng/ml) dans les 3 à 6 mois Le suivi des patients est ensuite important autant sur le plan clinique que par les dosages succéssifs de PSA Il permet de faire le diagnostic de croissance des métastases

et d’un prévenir les complications (compressions neurologiques et fractures pathologiques, CIVD ) bien que l’évolution soit la plus souvent fatale dans les 6 mois suivant le diagnostic de l’échappement hormonal

Le traitement de l’échappement hormonal

L’échappement hormonal constitue la phase terminale du cancer de prostate lorsque la progression se poursuit indépendamment de la présence d’androgène

1) Les patients avec un échappement hormonal doivent être traités symptomatiquement par le traitement

de l’obstruction urétérale (drainage)

2) Utilisation de la radiothérapie pour les douleurs osseuses en relation avec des métastases et plus rarement la chimiothérapie dans le cadre d’essai thérapeutique

POUR EN SAVOIR PLUS

1) Chatelin, C Ressources thérapeutiques actuelles dans le cancer de la prostate Progrès en Urologie 1994, 4:651-670 2) Jidiliuski, P Indications de la prostatectomoe radicale dans le cancer de la prostate Annales d’Urologie 1994, 28:184-189 3) Boccon-Gibod, L Progrès en onco-urologie Progrès en Urologie 1991, 1:17-21.

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Lithiase Urinaire

La maladie lithiasique est la manifestation clinique de la présence de concrétions dans la voie excrétrice urinaire Son incidence est de 2 à 3 % dans la population générale Elle touche trois hommes pour une femme, entre 30 et 50 ans

Le risque de récidive à 5 ans est de 30 à 50 %

I - PHYSIOPATHOLOGIE ET ETIOLOGIES

La physiopathologie concernant la formation des calculs est mal connue On admet cependant trois phases (la nucléation qui est le passage des sels dissous en phase liquide à une phase solide, la croissance des cristaux et la croissance du calcul)

Le déroulement de ces étapes est schématiquement conditionné par les facteurs suivants :

- augmentation de la concentration urinaire des substances cristallisables (hypercalciurie, hyperoxaliurie, hyperuricurie)

- diminution des inhibiteurs de la cristallisation (citrate pyrophosphate) influencés par les variations du pH

- existence de facteurs anatomiques (uropathies) favorisant la formation de calculs :

* stase urinaire rénale (reins en " éponge " de la maladie de Cacci Ricci, diverticule caliciel, syndrome

de la jonction pyélo-urétérale) ou du bas appareil (obstacle cervico-prostatique, vessie neurologique, sténose urétrale)

* urine infectée (reflux vésico-rénal)

* kyste simple du rein, polykystose rénale, calcul sur corps étranger

Le calcul produit dans les cavités rénales va ensuite avoir la possibilité soit de croitre in situ soit de migrer dans les voies urinaires

Lors de sa migration, le calcul peut obstruer la voie urinaire en différents points : tige calicielle, jonction pyélo-urétérale, uretère, jonction urétéro-vésicale En cas d'obstacle prolongé, l'hypertension réalisée dans les cavités va entraîner un amincissement de parenchyme rénal, puis une destruction progressive de celui-ci En cas d'infection ??? tableau de Rétention d'Urines furulentes puis de véritable bionéphrose va se constituer

En cas d'obstruction, il se crée un oedème au contact du calcul tendant à favoriser son enclavement

En amont de l'obstacle se crée une accumulation d'urine avec dilatation des cavités et hyperpression intracavitaire

Souvent aucune étiologie n'est retrouvée

Les calculs sont constitués de sels de calcium, d'acide urique, de cystine ou de sels

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phospho-ammoniacomagnésiens (tableau 1) Les lithiases calciques sont le plus fréquemment en cause (oxalate de calcium et/ou phosphate de calcium), représentant 75 % des cas et souvent accessibles à un traitement

Tableau 1 : principaux types de lithiases

Nature Chimique Fréquence approximative

Oxalate de phosphate de calcium 30 à 40 % Oxalate de calcium 26 % Phosphate de calcium 7 % Acide urique 5 % à 15 %

Sel phospho-ammoniacomagnésien 20 %

LITHIASE CALCIQUE

Très fréquente, la lithiase calcique survient habituellement chez le sujet jeune et, en l'absence de traitement, tend à récidiver dans les 3 à 5 ans suivant le premier épisode

Les profils évolutifs varient d'un malade à l'autre, de même que la fréquence des épisodes cliniques

Certaints patients ont à la fois des calculs calciques et des calculs d'acide urique Ils ont un taux de récidive deux fois plus élevé que les autres

Les calculs d'oxalate de calcium (monohydratés ou dihydratés) et phosphocalciques sont radio-opaques blancs, gris ou noirs, hérissés, se formant à pH variable, favorisés par l'hypercalciurie, l'hyperuricurie et l'hyperoxalurie

De nombreuses étiologies peuvent être à l'origine de la formation de lithiases calciques (voir endacré " étiologies de lithiases calciques ")

Etiologies des lithiases calciques

Lithiase calcique avec hypercalciurie (30 à 40 % des cas)

- Idiopathiques :

- sporadique : par fuite urinaire du calcium ? par augmentation de l'absorption du calcium ?

- familiale, autosomique dominante

- Secondaire :

- hyperparathyrọde

- acidose tubulaire distale de type I (sporadique, familiale)

- sarcọdose

- intoxication à la vitamine D

- maladie de Paget

- fuite urinaire des phosphatases

Lithiase calcique sans hypercalciurie

- Avec hyperuricosurie

- Avec hyperoxalurie

- primitive, héréditaire

- secondaire : maladie de Crohn, maladie coeliaque, résection iléale, insuffisance pancréatique

- Lithiase calcique idiopathique

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LITHIASE URIQUE

La formation de cristaux d'acide urique peut entraîner une cristallurie, des calculs, une obstruction de la voie excrétrice

L'hyperuricémie peut se compliquer de néphrite interstitielle par dépôt d'acide urique

Le pH urinaire acide favorise la formation de cristaux d'acide urique, surtout s'il abaisse en dessous de 6

La lithiase urique représente environ 5 à 15 % des lithiases dans les pays occidentaux

Elle est plus fréquente chez les malades atteints de goutte et chez l'homme (cinq à dix hommes pour une femme) après 50 ans

La déshydratation chronique et l'acidose favorisent la concentration des urines en acide urique et abaissent

le pH

L'augmentation d'apport protidique est source d'une augmentation de l'uricosurie

C'est un calcul brun, lisse et radiotransparent

LITHIASE DE CYSTINE

La lithiase de cystine est une maladie héréditaire, rare, du transport des acides aminés par l'épithélium intestinal et les cellules tubulaires rénales, entraînant une excrétion anormalement élevée de cystine dans l'urine

Dans la forme récessive, les calculs apparaissent dans la quatrième décennie

L'obstruction de la voie excrétrice, l'infection et l'insuffisance rénale sont fréquentes, particulièrement chez les hommes

Les calculs sont peu radio-opaques et bilatéraux

Même sous traitement, la récidive est difficile à éviter

LITHIASE PHOSPHO-AMMONIACOMAGNÉSIENNE

La lithiase phospho-ammoniacomagnésienne n'apparait que si l'urine est infectée, alcaline, habituellement par des germes produisant une uréase, tels que le protéus et Providencia Plus rarement pour les Klebsiella, Serratia ou Enterobacter, mais jamais pour E.Coli

La formation de calcul débute dans l'environnement immédiat des bactéries et les calculs contiennent en leur centre des germes inaccessibles au traitement le traitement de l'infection passe par le traitement de la " pierre " Il existe souvent une cause urologique associée, entraînant une stagnation de l'urine favorisant la formation calculeuse

La croissance de ces calculs radio-opaques est rapide et la récidive fréquente

Les lésions rénales sont dues à l'obstruction et l'infection

II - DIAGNOSTIC POSITIF

1 - Colique néphrétique : douleur aiguë

La colique néphrétique est le symptôme le plus caractéristique, traduisant l'hyperpression brutale de la voie excrétrice en amont d'un obstacle

- A début brutal, elle est favorisée par un voyage, un écart de régime, une prise de boisson abondante, une période de déshydratation

- D'intensité très violente (crise " frénétique "), elle siège classiquement dans la fosse lombaire et irradie

en avant ou dans la direction abdomino-inguinale (racine de la cuisse et organes génitaux externes), mais aussi à l'hypocondre, l'ombilic et diffuse à tout l'abdomen

- Elle peut s'installer progressivement, atteindre son paroxysme, décroître et s'amplifier de nouveau La répétition des crises donne le classique tableau d'état de mal néphrétique (crises subintrantes)

- A ces symptomes, peuvent être associés :

- des signes d'irritation péritonéale (nausées, vomissements, arrêt du transit, ballonnements)

- des signes pelviens fréquents vésicaux (pollakiurie, dysurie, douleurs mictionnelles, voire rétention d'urine) ou rectaux (ténesme), qui ont une signification de localisation du calcul (calcul pelvien, ou méatique)

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2 - Autres symptomes

- Les douleurs chroniques :

- peuvent alterner avec les crises de coliques néphrétiques ou être isolées

- sont calmées par le repos ou le décubitus

- L'hématurie microscopique est quasi constante à la bandelette urinaire ; elle peut être macroscopique mais elle est en général peu abondante

- La fièvre traduit une infection d'importance variable, pouvant aller jusqu'au grand choc toxinique incontrôlable : obstacle urinaire complet avec rétention d'urine infectée, qui est une urgence vitale, obligeant

à un drainage externe ou interne de l'urine et une antibiothérapie

- L'insuffisance rénale peut traduire une lithiase, s'il y a un obstacle sur un rein unique (anatomique ou fonctionnel) ou si elle est bilatérale

Une lithiase peut être latente et être révélée de façon fortuite lors d'un ASP et d'une échographie

3 - Examen clinique

- Interrogatoire rapide (antécédents personnels et familiaux lithiasiques, hyperuricémie)

- L'examen physique est pauvre, mais doit être complet avec recherche de signes de gravité (hyperthermie, hydronéphrose comblant la fosse lombaire : contact

- Le patient souffre et doit être calmé Il faut, sans tarder, effectuer des examens complémentaires de débrouillage et traiter la crise

4 - Examens radiologiques

• Radiographie de l'abdomen sans préparation

L'ASP est un examen primordial, qui :

- visualise les calculs radio-opaques (90 % des lithiases)

- précise leur siège

- peut montrer des signes d'irritation digestive (iléus et gastrographie gazeuse)

Cependant cet examen a des limites

- Par défaut, l'ASP ne visualise pas

- les calculs se projetant sur une pièce osseuse

- les lithiases radiotransparentes (uriques)

- les obstacles non lithiasiques de la lumière urétérale (caillot, polype), les causes pariétales obstructives (tuberculose, syndrome de la jonction, bilharziose), les compression extrinsèques (tumeur digestive, gynécologique, lymphome, fibrose rétropéritonéale )

- Par excès : phlébolithes et ganglions mésentériques calcifiés par exemple

• Urographie intraveineuse

Contre-indication

Avant de pratiquer une UIV, il faut s'assurer de la normalité de la créatininémie et de l'absence de contre-indication absolue (allergie à l'iode, prise de biguanides dans les 48 heures précédant l'examen, myélome)

La grossesse n'est pas une contre-indication absolue (trois clichés peuvent être tolérés au troisième trimestre)

Diagnostic

L'UIV est un examen clé :

comprenant un ASP, des clichés des trois quarts voire des tomographies, réalisés à 30 secondres, 3, 10 et

30 minutes, ainsi qu'un cliché tardif 1 ou 2 heures après ou plus tardivement (jusqu'à 24 heures) selon le degré de sidération du rein

Localisation : l'UIV permet de :

- visualiser avec certitude le niveau et le degré de l'obstacle,

- de mettre en évidence un calcul radiotransparent (image lacunaire)

- éliminer les calcifications extra-urinaires

Retentissement

- L'UIV apprécie le retentissement sur la voie excrétrice d'amont et sur la valeur fonctionnelle des reins (distension modérée ou hydronéphrose inquiétante) :

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- le rein de stase s'opacifie avec retard par rapport au rein opposé Ce retard n'est pas proportionnel à

la stase

- le rein peut ne pas excréter (parenchymographie, mais pas de pyélographie) C'est un rein dit " muet

" par abus de langage

- l'importance de la stase ne dépend pas forcément de la taille du calcul (un gros calcul coralliforme n'entraỵne pas de stase, contrairement à une lithiase enclavée dans le méat urétéro-vésical

- Autres signes de retentissement :

- sténose inflammatoire de la voie excrétrice, source de difficulté et d'échec du traitement

- atonie de la voie excrétrice sus-jacente et sous-jacente (uretère visible sur toute sa longueur sur un même cliché : image de " trop bel uretère ") Dans des conditions physiologiques, l'uretère est animé de contractions péristaltiques, conduisant le bol urinaire, donnant un aspect discontinu sur les clichés d'UIV

- urétérite pseudo-kystique : chapelet de lithiases radio-transparentes ou stigmates oedémateux du parcours de la lithiase dans la voie excrétrice

- oedème périméatique pseudo-tumoral (signe de Vespiniani), lorsque la lithiase est enclavée dans la portion intramurale de l'uretère

Tous ces éléments sont fondamentaux pour la conduite thérapeutique à adopter

• Echographie rénale

L'échographie rénale est un examen non invasif, reproductible, mais opérateur-dépendant

Elle peut montrer :

- des signes directs (image hyper-échogène au niveau du rein ou dans l'uretère juxtavésical si la vessie est remplie)

- et des signes indirects ( distension du haut appareil avec cavités trop visibles ou dilatées)

L'échographie n'explore pas l'uretère en raison des interpositions digestives (sauf les régions sous pyélique

et intramurale)

Cet examen est utile pour les cas ó il existe une contre-indication absolue ou relative à d'autres examens et peut mettre en évidence la présence d'une tumeur

• En pratique

Dans la pratique quotidienne, l'ASP et l'échographie sont réalisées en première intention

L'UIV gardant son indication dans le cas d'un obstacle non visible ou lorsqu'un traitement chirurgical ou par ondes de choc est envisagé

En cas de doute, on peut réaliser :

- un uroscanner qui permet, grâce aux échelles de densité, de faire la différence entre une tumeur (isodense

à 20 unités Houndsfield) et un calcul d'acide urique (près de 100 UH)

- une urétéro-pyélographie rétrograde qui permet d'évaluer l'état de la voie excrétrice, si celle-ci n'a pu être appréciée par l'UIV

- une pyélographie par ponction percutanée, visant à drainer la voie excrétrice, et à faire des prélèvements si nécessaire

- une scintigraphie rénale, qui apprécie la valeur fonctionnelle comparée des reins

5 - Examens biologiques

• Bilan biologique de base

Un bilan biologique de base est pratiqué, comprenant :

- un ionogramme sanguin : créatininémie, calcémie, phosphorémie, uricémie

- un pH urinaire

- un ECBU (stérilité indispensable si un traitement chirurgical ou par ondes de choc est envisagé, recherche

de germes uréasiques)

Si l'ECBU est positif, une antibiothérapie est débutée

L'analyse chimique de la composition du calcul est réalisée si celui-ci a été éliminé ou extrait par un geste chirurgical

• Bilan plus approfondi

Si le bilan de base est perturbé ou la lithiase récidivante, un bilan plus approfondi doit être entrepris (calciurie des 24 heures, PTH, échographie cervicale à la recherche d'un adénome parathyrọdien )

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III - DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL

DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE

- les autres calcifications : vésiculaires, ganglionnaires, costales, phlébolithes, etc

- les images lacunaires de la voie excrétrice : caillots, tumeurs, etc

DIAGNOSTIC CLINIQUE

La douleur peut tromper le clinicien, l'orienter à tort vers une lithiase, alors qu'il s'agit :

- d'une colique hépatique (irradiation à l'épaule droite, post-prandiale déclenchée par l'ingestion de graisse)

- d'une appendicite aiguë (signe de McBurney avec défense)

- ou d'une cause gynécologique (rupture, torsion d'un kyste de l'ovaire ou grossesse extra-utérine)

- ou surtout une fissuration d'anévrisme

IV - EVOLUTION

EVOLUTION SIMPLE

Il peut s'agir de l'élimination spontanée du calcul (95 % des cas quand les dimensions de lithiase sont inférieures ou égales à 5 mm) ou favorisée par le traitement médical (cure de boisson, alcalinisation des lithiases uriques)

Le calcul peut être bien toléré : caliciel, coralliforme

EVOLUTION COMPLIQUÉE

- Une récidive demande qu'un bilan biochimique approfondi soit réalisé

- Obstruction partielle ou complète qui, si elle devient menaçante (rein unique fonctionnel ou anatomique, ou infection), impliquera, en urgence, une dérivation urinaire externe (néphrostomie) ou interne (sonde urétérale

ou sonde à double J)

V - TRAITEMENT

Le patient souffre, il faut le traiter, sans délai, sans " trop " attendre les examens complémentaires, surtout s'il existe des antécédents lithiasiques

1 - Traitement de la crise

La douleur est due à une hyperpression brutale, dans la voie excrétrice supérieure, en amont d'un obstacle L'attitude thérapeutique à deux objectifs :

- diminuer la pression intrapyélique par réduction des apports hydriques

- favoriser l'écoulement urinaire autour de la lithiase par l'effet anti-oedémateux des anti-inflammatoires non stérọdiens

2 - Schéma thérapeutique

Clamer la douleur en prescrivant

- anti-inflammatoires non stérọdiens par voie intraveineuse lente ou dans une perfusion de glucosé 5 % à passer en 30 minutes (Profenid 100, Indocid, Voltarène)

- antispasmodiques (Spasfon)

Ces deux médicaments peuvent être administrés dans la même perfusion

Si la douleur ne cède pas en une demi-heure, on peut renouveler l'injection

Dans certaines crises rebelles, on peut être amené à administrer des antalgiques " périphériques " majeurs (Viscéralgine Forte, Baralgine, Avafortan), voire des analgésiques " centraux " de type morphinique

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Restriction hydrique

Arrêt des boissons pendant la crise, puis reprise d'une hydratation abondante après la crise

3 - Traitement de la cause : la lithiase

• Traitement médical

Le traitement médical est indiqué en cas de colique néphrétique non compliquée (ou de latence), et lorsque

le calcul peut être dissous (lithiase urique ou cystinique)

• Lithiase urique

En cas de lithiase urique, il faut réduire l'uricosurie et augmenter la diurèse et le pH urinaire

- le pH urinaire doit toujours être supérieur à une valeur située entre 6 et 6,5 par ingestion de bicarbonate de sodium (eau de vichy, un demi-litre en plus des 2 litres d'eau quotidiens) et d'un mélange de citrate de potassium et d'acide citrique (Foncitril 4000, 3 sachets par 24 heures, Alcaphor, 3 cuillères à soupe par 24 heures)

- le pH urinaire sera surveillé par des tests à la bandelette urinaire

- s'il existe une hyperuricurie et/ou une hyperuricémie, un régime pauvre en purines sera prescrit (anchois, abats, asperges ) et l'apport protidique sera restreint

• Lithiase cystine

Le traitement d'une lithiase de cystine ne peut inclure une réduction des apports en méthionine, précurseur

de la cystine, car il s'agit d'un acide aminé essentiel

- la cure de diurèse permet de diminuer la concentration urinaire en cystine, si elle est supérieure à 4 l/24 h

- l'alcalinisation des urines au delà du pH 7,5 est nécessaire, mais difficile à obtenir

- la D-pénicillamine est indiquée au long cours en cas de récidive des calculs, malgré la diurèse alcaline (fixe

la cystine et empêche sa précipitation) Cependant, les effets secondaires sont importants (anosmie et agueusie justifiant la supplémentation en zinc) Un " rash " cutané ou un syndrome néphrotique peuvent imposer l'arrêt du traitement Le Thiola (αmercapto propionyl glycine) a remplacé la D Penicillamine Il impose

un contrơle régulier de la Protéinurie et de 10 numération formule

Traitement chirurgical

Le traitement chirurgical est indiqué pour les calculs non compliqués et/ou - en cas d'échec de la dissolution (les lithiases de diamètre inférieur à 5 mm ont plus de 80 % de chances d'élimination spontanée ou favorisée par le traitement médical)

Plusieurs traitements chirurgicaux sont possibles

Lithotritie extra corporelle par ondes de choc

- Principe de la lithotritie extra-corporelle (LEC) : l'onde de choc est créée au foyer F1 par un arc électrique (dans une cuve remplie d'eau ou par un coussin appliqué sur le coprs) puis réfléchie au foyer F2 (calcul) par l'intermédiaire d'une ellipsọde L'onde de choc générée va traverser l'eau et les tissus mous (assimilés à l'eau), sans dommage et frapper le calcul

- Elle est effectuée en traitement ambulatoire ou pendant une courte hospitalisation (24 à 48 heures)

- Les calculs sont fragmentés et s'éliminent dans les jours ou les semaines qui suivent Les patients ont en général une hématurie macroscopique pendant 24 à 48 heures et quelques douleurs lombaires parfois violentes

- Les complications sont rares (1 à 2 % des cas) si l'on respecte les contre-indications (infection urinaire et trouble de la coagulation) La complication la plus fréquente est la colique néphrétique rebelle, qui peut nécessiter un geste complémentaire (urétéroscopie)

Extraction par voie endoscopique

- L'urétéroscopie traite la lithiase en la détruisant in situ par ondes de choc (Lithoclast) ou ultrasons (Sonotrode) Cette technique est très efficace pour les calculs pelviens (plus de 95 %)

- Néphrolithotomie percutanée (NLPC) : le néphroscope est introduit par voie lombaire au travers de la paroi

et va permettre le traitement de calculs volumineux par les méthodes physiques précitées

- La chirurgie à ciel ouvert (exceptionnel et efficace) est réservée aux volumineuses lithiases (coralliforme, lithiase piégée par une uropathie avec atrophie parenchymateuse) Une néphrotomie, une pyélotomie, ou une néphrectomie partielle sera réalisée selon le cas

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Tableau 2 : les différentes formes du traitement chirurgical

Siège de la lithiase Diamètre Traitement

Rénal Inférieur à 1,5 cm Lithotritie extra corporelle

Supérieur à 1,5 cm Lithotritie extra corporelle et

et inférieur à 3 cm sonde double J Supérieur à 3 cm Néphrolithotomie percutanée Urétéral Lombaire Lithotritie extra corporelle

Iliaque " Flush " ou urétéroscopie Pelvien Urétéroscopie (lithotritie extra corporelle) Coralliforme Néphrolithotomie percutanée et/ou lihotritie

extra corporelle Chirurgie

Traitement curatif de la lithiase compliquée

Complications mécaniques

- l'anurie lithiasique (rein unique anatomique ou fonctionnel) nécessite une levée de l'obstacle en urgence (externe par néphrostomie ou interne par sonde urétérale)

- obstructoin incomplète : le traitement est identique à celui de la lithiase non compliquée mais doit être effectué sans trop attendre

- un obstacle complet unilatéral impose un drainage urgent, puis un traitement différé de la lithiase qui sera facilité par la diminution des conditions inflammatoires et oedémateuses locales

Complications infectieuses

Les complications infectieuses sont une urgence médico-chirurgicale imposant le démarrage de l'antibiothérapie et, en fonction du degré de dilatation, le drainage (de préférence percutané) de l'urine (soulage le rein et prélèvement bactériologique)

• Traitement préventif de la récidive

Apport hydrique

Dans tous les cas, augmenter l'apport hydrique quotidien

Répartir l'apport sur la journée (c'est à dire une diurèse supérieure à 2 l/24 h)

En dehors des cas ó l'alcalinisation est nécessaire ou lorsqu'il existe une hypercalciurie, l'eau du robinet est tout à fait indiquée

Anomalie métabolique

En cas d'anomalie métabolique

- lithiase urique et cystinique (voir plus haut)

- hypercalciurie (avec ou sans hypercalcémie) : traitement de l'étiologie (hyperparathyrọdie, sarcọdose, immobilisation prolongée des malades neurologiques)

- hypercalciurie absorptive idiopathique : régime pauvre en Ca, eau peu minéralisée (Volvic, Evian)

- hypercalciurie rénale idiopathique : diurétique thiazidique

- hyperoxalurie secondaire (réduire l'apport d'aliments riches en oxalates : thé, chocolat, café, asperge, oseille), primitive (peu de traitement, vitamine B6)

• Uropathie

En cas d'uropathie

- traitement chirurgical chaque fois que possible (traitement antireflux chirugical ou endoscopique, traitement

du syndrome de la jonction chirurgicale ou endoscopique)

- traitement des infections à germes uréasiques par antibiothérapie séquentielle au long cours

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La tuberculose urogénitale (TUG)

I - INTRODUCTION

La tuberculose urogénitale fait partie des infections spécifiques au même titre que la syphilis et la

bilharziose (infections spécifiques : produisent des lésions tissulaires caractéristiques et propres à chacune d'elles)

La tuberculose urinaire demeure fréquente ; elle est dangereuse car elle expose à des retards diagnostiques d'autant plus graves que le traitement médical antituberculeux est remarquablement efficace

II - PHYSIOPATHOLOGIE

La TUG correspond à une atteinte rénale par voie hématogène en provenance des poumons ou de

l'appareil digestif (Cf SCHEMA 1)

C'est une maladie d'organes atteignant :

- chez l'homme : les 2 reins, les uretères, la vessie, la prostate, les déférents, les épididymes, les testicules

- chez la femme : l'appareil génital peut être indemne de tuberculose

FAIT important : l'atteinte est en général bilatérale d'emblée.

La localisation rénale est secondaire dans l'histoire de la tuberculose, postérieure à un complexe primaire

le plus souvent pulmonaire passé inaperçu ou insuffisamment traité

Le délai entre l'atteinte primaire et l'atteinte urinaire est très variable

La tuberculose urinaire peut se voir à tout âge.

Ngày đăng: 18/06/2014, 20:20