1. Trang chủ
  2. » Y Tế - Sức Khỏe

MALADIES INFECTIEUSES - PART 8 potx

27 365 0
Tài liệu đã được kiểm tra trùng lặp

Đang tải... (xem toàn văn)

Tài liệu hạn chế xem trước, để xem đầy đủ mời bạn chọn Tải xuống

THÔNG TIN TÀI LIỆU

Thông tin cơ bản

Tiêu đề Maladies Cardiovasculaires
Trường học Université de Montréal
Chuyên ngành Maladies Infectieuses
Thể loại Supplément
Năm xuất bản 2002
Thành phố Paris
Định dạng
Số trang 27
Dung lượng 2,85 MB

Các công cụ chuyển đổi và chỉnh sửa cho tài liệu này

Nội dung

Dans le cas ó les patients sont dans des phases de pré-réflexion ou de réflexion, le médecin doit inscrire le statut que au dossier du patient, discuter avec lui des plaisirs qu’il retir

Trang 1

Mini-test de dépistage

Avez-vous un problème de jeu?

S u p p l é m e n t P r é v e n t i o n e n p r a t i q u e m é d i c a l e , F é v r i e r 2 0 0 2

1. Êtes-vous préoccupé de manière constante par des expériences de jeu, passées ou à

venir, ou par des moyens d’amasser de l’argent pour jouer?

2. Avez-vous besoin de jouer avec des sommes d’argent de plus en plus élevées pour

atteindre l’état d’excitation désiré?

3. Avez-vous fait des efforts répétés mais infructueux pour contrôler, réduire ou arrêter

de jouer?

4. Êtes-vous agité ou irritable lors de tentatives de réduction ou d’arrêt de la pratique

du jeu?

5. Jouez-vous pour échapper aux difficultés de la vie ou à des humeurs indésirables?

6 Après avoir perdu, retournez-vous jouer pour essayer de vous refaire (recouvrer vos

pertes)?

7 Avez-vous menti à votre famille et à vos relations pour dissimuler l’ampleur réelle

de vos habitudes de jeu?

8 Avez-vous commis des actes illégaux (fraudes, falsifications, vols, détournements de

fonds) pour financer la pratique du jeu?

9. Avez-vous mis en danger ou perdu une relation affective importante, un emploi,

des possibilités d’études ou de carrière à cause du jeu?

10. Vous arrive-t-il de compter sur les autres pour obtenir de l’argent et vous sortir de

situations désespérées à cause du jeu?

Adapté de American Psychiatric Association (1996) Mini DSM-IV Critères diagnostiques

(Washington, DC, 1994) Traduction française par J.-D Guelfi et al Paris, Masson

Trang 2

Les maladies cardiovasculaires demeurent la première cause de mortalité et

de morbidité dans les pays industrialisés même si les taux de mortalité ajustés

pour l’âge diminuent de façon relativement constante depuis les années 1960

dans la plupart de ces pays, chutant de 40 % à 50 % au Canada et aux

États-Unis La baisse des taux de mortalité est attribuée à l’amélioration des

habitudes de vie et à l’amélioration des traitements dans des proportions à

peu près équivalentes De 30 % à 60 % des hommes ou des femmes qui

présen-tent une maladie cardiovasculaire souffrent également d’une incapacité se

manifestant sous forme de douleurs chroniques, d’une limitation des activités

quotidiennes, d’une augmentation des jours d’absence au travail ou de la

perte d’emploi La prévention ou la réduction des facteurs de risque

modi-fiables diminue la probabilité de développer une maladie cardiovasculaire.

fumeurs Il consiste en une évaluation relativement simple ó l’on demande au patient s’il est prêt à arrêter de fumer au cours des six prochains mois.

Selon la réponse à cette question simple, on peut classifier le patient dans une phase de pré-réflexion, réflexion, ou de préparation à l’arrêt.

À tout moment, 50 % à 60 % des fumeurs se trouvent

en phase de pré-réflexion et donc ne sont pas très réceptifs au counselling anti-tabagique Ils ne perçoivent pas le tabagisme comme un problème et sont réticents à discuter de cessation Le fumeur en phase de réflexion croit arrêter dans les six prochains mois et commence à s’intéresser personnellement au problème de tabagisme mais présente beaucoup d’ambivalence quant à la décision d’arrêter de fumer.

Le médecin a un rơle extrêmement important pour aider son patient à arrêter de fumer Dans le cas ó les patients sont dans des phases de pré-réflexion ou

de réflexion, le médecin doit inscrire le statut que au dossier du patient, discuter avec lui des plaisirs qu’il retire du tabagisme, des inconvénients qui en résultent et des bienfaits et inquiétudes quant à l’arrêt de sa consommation de tabac De plus, le médecin doit offrir un message clair et non équivoque

tabagi-à son patient au sujet de l’usage du tabac, lui remettre

du matériel éducatif, et lui offrir un rendez-vous pour l’aider à cheminer dans sa réflexion.

Tabagisme

On estime que 28 % de la population québécoise

(hommes et femmes de plus de 15 ans) fume, ce qui

représente 1,7 millions d’individus Parmi ces

per-sonnes, une sur deux mourra d’une maladie reliée à

cette habitude De celles-ci, 50 % mourront avant

l’âge de 70 ans et perdront en moyenne 22 années

d’espérance de vie; l’autre moitié de la population

qui décèdera à cause de son tabagisme mourra après

l’âge de 70 ans et perdra en moyenne huit années

d’espérance de vie Quelqu’un qui arrête de fumer

avant l’âge de 35 ans pourra compter sur une

espérance de vie similaire aux non-fumeurs alors que

ceux qui arrêtent entre 35 et 70 ans, n’arriveront pas

à compenser entièrement la perte d’espérance de vie

due au tabac.

La plupart des études suggèrent que le counselling

antitabagique est extrêmement efficace Plus le

nom-bre de minutes et plus le nomnom-bre de contacts avec le

praticien augmentent, plus le taux de cessation est

élevé Le counselling antitabagique est un élément

essentiel de toute thérapie visant à soutenir l’arrêt de

la consommation de tabac chez le patient Le modèle

de Prochaska est utile pour juger les étapes de

prépa-ration de l’arrêt de consommation chez les patients

On croit qu’environ 15 % des fumeurs seraient à tout moment prêts à arrêter de fumer dans les prochains mois, donc en phase préparatoire Ces patients craignent les difficultés qu’ils risquent de rencontrer lorsqu’ils arrêteront de fumer : contrơle du stress, augmentation du poids, relations avec les amis fumeurs, contrơle de l’en- vie de fumer et symptơmes de sevrage Le médecin peut jouer également un rơle très important à cette étape Il peut discuter avec son patient de ses inquiétudes reliées

à l’abandon et des stratégies possibles pour y faire face.

Il peut offrir une pharmacothérapie pour soutenir la sation tabagique et remettre du matériel éducatif Il peut aussi référer son patient à des ressources locales Enfin,

ces-le médecin détermine avec son patient une date d’arrêt

et lui offre un rendez-vous une à deux semaines après la date prévue.

Deux grandes avenues s’offrent au médecin pour la pharmacothérapie de support à l’arrêt tabagique La thérapie de remplacement de la nicotine existe depuis plusieurs années La gomme et les timbres de nico- tine sont maintenant disponibles sans prescription à la pharmacie Par contre, pour obtenir un rembourse- ment d’assurance de ces produits les patients doivent obtenir une ordonnance de leur médecin Les timbres

ou la gomme de nicotine sont contre-indiqués chez les patients qui ont eu un infarctus du myocarde récent ou qui souffrent d’angine instable ou d’arythmies sévères

Trang 3

2 P r é v e n t i o n e n p r a t i q u e m é d i c a l e , M a r s 2 0 0 4

ou encore qui récupèrent d’un accident vasculaire

cérébral Ils sont aussi contre-indiqués chez les

femmes enceintes et les jeunes de moins de 18 ans.

Plusieurs études en cours chez des jeunes de moins

de 18 ans permettront bientôt de juger de l’effet

béné-fique et de l’innocuité de l’utilisation de la thérapie

de remplacement à la nicotine chez les adolescents.

Le timbre transdermique de nicotine est généralement

préféré à la gomme Pendant quatre semaines, le

patient applique un timbre de 21mg par jour, et

diminue par la suite graduellement à 14mg et 7mg

par jour durant les deux à trois mois suivants.

Le bupropion (Zyban) est aussi une nouvelle aide

thérapeutique très utile dans la lutte contre la

dépen-dance à la nicotine Il existe des contre-indications

très importantes au bupropion : des antécédents de

convulsion ou des maladies qui augmentent le risque

de convulsion Ce médicament n’est pas recommandé

chez les femmes enceintes ou chez les jeunes de

moins de 18 ans ni chez les patients qui ont subi

récemment un infarctus du myocarde La posologie

usuelle du bupropion est de 150mg par jour durant

trois jours et par la suite de 150mg deux fois par jour

pour une période de sept à douze semaines avec la

recommandation d’arrêter de fumer durant la deuxième

semaine de la prise du médicament Chez les patients

qui sont réfractaires ou qui sont de gros fumeurs, on

peut utiliser la combinaison de la thérapie de

rem-placement de la nicotine et du bupropion Dans ce

cas, il faut particulièrement faire attention à la tension

artérielle et utiliser le timbre de nicotine de façon

décroissante selon le calendrier suivant : 14mg

par jour de la quatrième à la huitième semaine, puis

7mg pour la dernière semaine d’utilisation.

Malheureusement, beaucoup de patients malgré leur

bonne volonté et la pharmacothérapie feront une

rechute Le rôle du médecin est alors de

déculpabi-liser le fumeur et de lui rappeler que le facteur

déter-minant du succès de l’arrêt du tabac est le nombre de

tentatives de cessation

Hypercholestérolémie

De 45-50% des adultes présentent un taux de

cholestérol total de plus de 5,2 mmol/L On sait

main-tenant que le risque accru de maladies cardiovasculaires

est associé à des taux croissants de LDL cholestérol et

est inversement associé au taux de HDL cholestérol

Le rôle du médecin est évidemment d’identifier les

patients à risque par le bilan lipidique selon les

dernières recommandations du Groupe de travail

canadien sur l’hypercholestérolémie qui datent

d’octobre 2003 Ces recommandations suggèrent de

mesurer le cholestérol tous les cinq ans chez les

hommes de plus de 40 ans et chez les femmes de plus

de 50 ans Chez les patients diabétiques, les

person-nes qui présentent des antécédents de maladies

car-diovasculaires, une histoire familiale de dyslipidémie

ou de maladies cardiovasculaires, ou qui présentent

deux facteurs de risque ou plus, ou des xanthomes et

autres stigmates de dyslipidémie, on recommande de

FIGURE 1

Modèle de calcul du risque de coronaropathie sur 10 ans chez les sujets sans diabète ou sans maladie cardiovasculaire symptomatique à l’aide des données de Framingham

Source : National Heart, Lung and Blood Institute, National Institutes of Health

faire des mesures plus fréquentes Le niveau de risque

du patient peut être calculé par le modèle de Framingham (Figure 1) Cette figure illustre le calcul

du risque coronarien chez un patient

Les recommandations du Groupe de travail canadien suggèrent que les patients qui ont un risque de plus de 20% de développer une maladie cardiovasculaire durant les prochains dix ans, qui présentent déjà de l’angine ou

un infarctus ancien, ou qui sont diabétiques sont à risque élevé On doit cibler pour ces patients un taux de LDL

de moins de 2,5 mmol/L et un ratio cholestérol total sur HDL inférieur à 4 Un patient à risque moyen, présente

de 11 à 19% de risque à 10 ans de développer la maladie cardiovasculaire Pour ce patient, la valeur cible de LDL est à 3,5 mmol/L et le ratio à moins de 5 Les patients présentant un risque faible de maladies cardiovascu- laires, soit 10 % ou moins durant les prochaines dix années, doivent atteindre un taux de LDL de 4,5 mmol/L

ou moins et un ratio cholestérol total sur HDL inférieur

à 6 L’approche de base est évidemment celle de la dification des habitudes de vie et en particulier de l’ali- mentation, telle que présentée au tableau 1

mo-■5 à 10 portions de produits céréaliers (grains entiers)

■5 à 10 portions de fruits et légumes

■2 à 4 portions de produits laitiers faibles en gras

■2 à 3 portions de viandes faibles en gras ou substitut

■<30% calories provenant des gras

■<10% des calories provenant des gras saturés

Trang 4

P r é v e n t i o n e n p r a t i q u e m é d i c a l e , M a r s 2 0 0 4

Pour les patients qui sont à risque élevé, on suggère

de débuter un traitement médicamenteux

immédiate-ment, et de recommander simultanément les

change-ments d’habitudes de vie qui s’imposent Pour les

patients qui sont à risque modéré ou à risque faible,

on recommande la modification des habitudes de vie

pendant au moins trois à six mois avant de considérer

l’utilisation de médicaments.

Les recommandations de l’American Heart

Association constituent la base des recommandations

alimentaires pour les patients avec

hypercho-lestérolémie Elles sont basées sur la diminution des

calories qui proviennent :

• des gras et en particulier des gras saturés et des

gras trans,

• de la consommation de cholestérol alimentaire

et d’une augmentation de la consommation :

• de fibres et de produits céréaliers,

• de légumes et de fruits,

• de produits à faible teneur en gras, et en

particulier en gras saturés

L’approche pharmacologique quant à elle dépend du

profil particulier du patient mais repose sur un

équi-valent de 40mg par jour de simvastatine pour les

patients qui sont à risque élevé.

Hypertension artérielle

Les risques de la maladie cardiaque ischémique et

d’accidents vasculaires cérébraux augmentent de

façon continue avec la hausse des niveaux de la

ten-sion artérielle systolique et diastolique La Société

canadienne d’hypertension a récemment révisé ses

recommandations de traitement des patients avec

hypertension artérielle (janvier 2004) Pour les

patients qui présentent des conditions concomitantes

comme le diabète, on abaisse en général le seuil de

traitement Le tableau 2 présente les cibles

thérapeu-tiques de traitement de l’hypertension artérielle.

Une bonne proportion de patients hypertendus siteront plus d’un agent pharmacologique Il ne faut surtout pas oublier les habitudes de vie, comme une alimentation faible en sel, la pratique d’activité physique, la réduction de la consommation d’alcool et

• de favoriser l’autonomie du patient par l’éducation,

• d’améliorer l’éducation sur les causes et les conséquences de l’hypertension et

• de faire participer la famille et le milieu de travail pour soutenir le patient

La base du traitement de l’hypertension repose sur la modification des habitudes de vie L’étude DASH a souligné la possibilité de diminuer la tension systolo- diastolique de 8 à 10 mmHg à l’aide d’une diète qui met l’accent sur les fruits et les légumes, les produits céréaliers à grains entiers, les produits laitiers à faible teneur en gras, la volaille, le poisson, les légumineuses,

et les noix Elle limite la consommation de viande, de matières grasses, de sucreries et de sel De nom- breuses études démontrent aussi que la pratique régulière d’activité physique modérée soit de 45-60 minutes de marche rapide quotidienne (en une seule période ou par blocs de 10 à 15 minutes) est associée

à une diminution de la tension artérielle La réduction

de la consommation d’alcool est également associée à une diminution de la tension artérielle.

Le traitement pharmacologique de l’hypertension doit être individualisé Les recommandations de 2004 donnent priorité aux diurétiques en pemière instance sauf en présence de diabète, d’angine,d’insuffisance cardiaque ou d’insuffisance rénale L’ajout d’une demi-aspirine est également recommandé en présence d’hypertension contrơlée chez les plus de 50 ans.

et le diabète de type 2 L’OMS et Santé Canada ont adopté une classification du poids corporel qui définit les individus avec un indice de masse corporelle (IMC) au-delà de 30 comme présentant de l’obésité, et un IMC

de plus de 25 comme un surpoids (tableau 3 - On calcule l’IMC en divisant le poids en kilogramme par la taille en mètre au carré : poids (kg)/taille (m2)).

La circonférence abdominale nous donne des tions additionnelles importantes sur le risque cardio- vasculaire des patients dont l’indice de masse corporelle est de moins de 35 Chez les hommes, le tour de taille doit être de moins de 102cm et chez les femmes de moins de 88cm Malheureusement, il y a peu d’évidence

informa-de succès informa-de l’approche individuelle ou communautaire dans le traitement de l’obésité ou dans la prévention

de celle-ci Le traitement est souvent associé à de breuses rechutes d’ó la nécessité d’une approche multi- disciplinaire qui implique les médecins, les diététi- ciennes, et d’autres professionnels de la santé La base du traitement est la diète hypocalorique et l’augmentation

nom-de l’activité physique Il faut avoir nom-des objectifs réalistes

et ne pas s’attendre à une perte de poids de plus de 5 à

10 % dans les six premiers mois de traitement Une perte de poids de 5 % sera significative et entraỵnera des modifications bénéfiques de la tension artérielle et des lipoprotéines sanguines On vise en général un déficit énergétique modeste à long terme de 500 Kcal par jour au-delà des dépenses énergiques de base Il n’y a pas d’évidence que les nouvelles diètes à la mode (Atkins, Zone, Ornish, Montignac, etc.) sont plus efficaces que les diètes traditionnelles à faible teneur en gras et imposant une restriction calorique.

TABLEAU 2 : Valeurs cibles de pression artérielle TABLEAU 3 : L’indice de masse corporelle (IMC)

adipeuse Il demeure cependant le plus étudié et le plus utile des indicateurs

du risque pour la santé associé à un poids insuffisant et à un excès de poids.

Source : 2004 Canadian Hypertension Education Program Recommendations

for the Management of Hypertension in Canada.

Source : Adapté de OMS (2000) Obesity: Preventing and Managing the Global Epidemic Report of a WHO Consultation on Obesity.

Trang 5

Un bulletin de la Direction de santé publique

de Montréal publié avec la collaboration del’Association des médecins omnipraticiens de Montréaldans le cadre du programme Prévention en pratique médicalecoordonné par le docteur Jean Cloutier

Ce numéro est une réalisation de l’unité Santé physique

Responsable d’unité : DrJacques Durocher

Rédacteur en chef : DrClaude Thivierge

Édition : Élisabeth Pérès Infographie : Julie Milette Auteurs : DrGilles Paradis et DrClaude Thivierge

Collaborateur : Dr Jean-Pierre Villeneuve

1301, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H2L 1M3Téléphone : (514) 528-2400

http://www.santepub-mtl.qc.ca courriel: jcloutie@santepub-mtl.qc.ca

Dépơt légal – 2 e trimestre 2004 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN : 1481-3734

Glycémie à jeun

< 5,7 mmol/l 5,7 - 6,9 mmol/l

Et facteurs de risque

6,1 - 6,9 mmol/l Sans facteurs de risque

< 6,1 6,1 - 6,9

≥ 7,0

et et et et ou

Glycémie à jeun Glycémie 2h

< 7,8

< 7,8 7,8 - 11,0 7,8 - 11,0

Traitement

SCHÉMA 1 : Dépistage du diabète de type 2

Source : Traduit de 2003 Clinical Practice Gudelines for the Prevention and Management of Diabetes in Canada

(www.diabetes.ca).

Association des Médecins Omnipraticiens

de Montréal

4 P r é v e n t i o n e n p r a t i q u e m é d i c a l e , M a r s 2 0 0 4

Inactivité physique

Il existe de nombreuses études qui démontrent de

façon claire les bénéfices de la prévention des

mala-dies cardiovasculaires associée à une pratique

régulière d’activité physique De plus, l’activité

physique diminue le poids corporel et aide à contrơler

la tension artérielle et les lipides sanguins On

recom-mande minimalement une activité d’intensité modérée

telle que la marche rapide, la natation, le jardinage,

pendant des périodes de 45-60 minutes chaque jour de

la semaine Ces périodes peuvent être entrecoupées et

réparties pendant toute la journée On obtient plus de

bénéfices si on ajoute des activités de type ắrobique

à ces activités modérées On vise en général des

dépenses énergétiques de 1000 Kcal par semaine

au-delà d’un mode de vie sédentaire.

Diabète

L’épidémie d’obésité en cours en Amérique de Nord

et en Europe de l’Ouest ainsi que dans plusieurs

autres pays en voie de développement conduira à une

augmentation phénoménale des cas de diabète de

type 2 au sein de la population adulte et pédiatrique

dans les 20 prochaines années Le diabète de type 2

est associé à une diminution de 5 à 10 ans de

l’espérance de vie et à une augmentation de la

morta-lité toutes causes confondues, y compris par maladies

cardiovasculaires et accidents vasculaires cérébraux.

L’obésité et la sédentarité sont des facteurs de risque

extrêmement importants du diabète de type 2 Chez

les diabétiques, les risques de complications sont associés au contrơle de la glycémie Le risque de maladie coronarienne augmente de façon continue avec l’augmentation de la glycémie à jeun ou de la glycémie deux heures après une ingestion de glucose de 75mg.

Si les complications microvasculaires du diabète sont diminuées avec une amélioration du contrơle de la gly- cémie, il n’en va pas de même en ce qui concerne la prévention des complications macrovasculaires Ainsi,

la seule maỵtrise de la glycémie ne réduit pas de façon significative les manifestations cardiovasculaires du diabète, probablement à cause de la dysplipidémie typique qui accompagne le diabète de type 2 et qui combine l’hypertriglycéridémie et une diminution des HDL La dyslipidémie du diabète de type 2 se carac- térise par une augmentation des apolipoprotéines de type B et une augmentation des petites particules denses de LDL Ce phénomène souligne l’importance

du traitement hypolipidémiant chez ces patients Le traitement hypotenseur avec inhibiteur de l’enzyme

de conversion de l’angiotensine pourrait également contribuer à diminuer les conséquences morbides du diabète de type 2

La Société canadienne du diabète recommande la mesure de la glycémie à jeun chez les patients de 40 ans et plus ainsi que la mesure de la glycémie à jeun

à tous les ans pour les patients qui présentent une histoire de maladie cardiaque ischémique, un diabète gestationnel, une hypertension ou d’autres types de complications Le schéma 1 présente le modèle de gestion suggéré par la Société canadienne du diabète

à son dernier consensus de décembre 2003.

Nouveaux facteurs

de risque

De nombreux facteurs ont été identifiés ces dernières années comme pouvant contribuer au risque de maladies cardiovasculaires des patients Ainsi, l’apolipoprotéine B est probablement un meilleur marqueur du risque cardiovasculaire que le cholestérol des LDL Par contre, les recomman- dations tant canadiennes qu’américaines ne recom- mandent pas encore l’utilisation de façon routinière des apolipoprotéines B L’alipoprotéine (Lpa) est aussi un bon marqueur du risque cardiovasculaire Il n’existe malheureusement pas de façon de modifier ce facteur chez les patients L’homocystéine est un facteur

de risque important de maladies cardiovasculaires mais comme on retrouve maintenant une supplémen- tation vitaminique dans les céréales et d’autres produits alimentaires, ce facteur devrait devenir rela- tivement moins important dans les années à venir.

Conclusion

Malgré des progrès importants, les maladies culaires demeurent la première source de morbidité, de mortalité et de cỏts pour le système de santé Une approche combinée de prévention primaire et secon- daire et de collaboration entre les milieux de la santé publique et les cliniciens nous offre la meilleure pos- sibilité de diminuer le fardeau de ces maladies au sein

cardiovas-de la population.Références sur le site Web : www.santepub-mtl.qc.ca/Publication/pdfppm/ppmmars04reference.pdf

Trang 6

Direction de santé publique de Montréal – Prévention en pratique médicale Mars 2004

1

Bibliographie du Bulletin Prévention en pratique médicale Les maladies cardiovasculaires Facteurs de risque

1 Tendances séculaires

Fondation des maladies du cœur du Canada : Le fardeau croissant des maladies

cardiovasculaires et des accidents vasculaires cérébraux au Canada 2003 Ottawa, 2003 (1-896242-32-4)

3) Des professionnels actifs pour contrer le tabagisme Chantal Lacroix, Michèle

Tremblay, André Gervais 1er trimestre 2003, 15 pages (2-89494-383-0)

3 Hypercholestérolémie

Working Group on Hypercholesterolemia and Other Dyslipidemias Recommendations for the management of dyslipidemia and the prevention of cardiovascular : 2003 update CMAJ: 28 oct 2003: 169(9)

4 Tension artérielle

1) Chobanian AV, Bakris GL, Black HR, Cushman WC, Green LA, Izzo JL Jr, Jones

DW, Materson BJ, Oparil S, Wright JT Jr, Roccella EJ; Joint National Committee on Prevention, Detection, Evaluation, and Treatment of High Blood Pressure National Heart, Lung, and Blood Institute; National High Blood Pressure Education Program Coordinating Committee Seventh report of the Joint National Committee on Prevention, Detection, Evaluation, and Treatment of High Blood Pressure Hypertension 2004 Jan;43(1):1-3

2) McAlister FA, Zarnke KB, Campbell NR, Feldman RD, Levine M, Mahon J, Grover

SA, Lewanczuk R, Leenen F, Tobe S, Lebel M, Stone J, Schiffrin EL, Rabkin SW, Ogilvie RI, Larochelle P, Jones C, Honos G, Fodor G, Burgess E, Hamet P, Herman R, Irvine J, Culleton B, Wright JM; Canadian Hypertension Recommendations Working Group The 2001 Canadian recommendations for the management of hypertension: Part two Therapy Can J Cardiol 2002 Jun;18(6):625-41

5 Obésité

1) Santé Canada Lignes directrices canadiennes pour la classification du poids chez les adultes Ottawa, 2003 ISBN 0-662-88314-4, No Cat : H49-179/2003F

2) U.S Preventive Services Task Force Screening for obesity in adults:

recommendations and rationale Ann Intern Med 2003 Dec 2;139(11):930-2

3) Douketis JD, Feightner JW, Attia J, Feldman WF Periodic health examination, 1999 update: 1 Detection, prevention and treatment of obesity Canadian Task Force on

Preventive Health Care CMAJ 1999 Feb 23;160(4):513-25

Trang 7

Direction de santé publique de Montréal – Prévention en pratique médicale Mars 2004

2

6 Activité physique

1) Task Force on Community Preventive Services Recommendations to increase

physical activity in communities Am J Prev Med 2002 May;22(4 Suppl):67-72

2) Quantité d’activité physique requise pour en retirer des bénéfices pour la santé Avis

du comité scientifique de Kino-Québec Gouvernement du Québec, Ministère de

l’éducation, Québec, 1999 ISBN : 2-550-34510-X

7 Diabète

1) Santé Canada Le diabète au Canada Statistiques nationales et possibilités d’accroître

la surveillance, la prévention et la lutte Ottawa, 1999 No Cat : H49-121/1999

2) Canadian Diabetes Association Clinical Practice Guidelines Expert Committee Canadian Diabetes Association 2003 Clinical Practice Guidelines for the Prevention and

Management of Diabetes in Canada Can J Diabetes 2003;27(suppl 2)

8 Autres facteurs de risque

Hackam DG, Anand SS Emerging risk factors for atherosclerotic vascular disease: a critical review of the evidence JAMA 2003 Aug 20;290(7):932-40

9 Informations pour le patient

1) Fondation des maladies du Coeur du Canada

Trang 8

La lymphogranulose vénérienne (LGV) est

une infection transmissible sexuellement (ITS)

causée par les sérotypes L1, L2 et L3 de

Chlamydia trachomatis Contrairement aux

sérotypes A-K, les sérotypes de la LGV sont

invasifs

Situation épidémiologique

La LGV a été décrite formellement pour la

première fois en 1900 La LGV est endémique

dans certaines parties de l'Afrique, de l'Asie,

de l'Amérique du Sud et des Carạbes En

jan-vier 2003, une flambée de LGV touchant des

hommes ayant des relations sexuelles avec des

hommes (HRSH) a été signalée d'abord en

Europe (Amsterdam, Paris, Londres) puis aux

États-Unis

Au Canada, en date du 3 novembre 2005, 36

cas de lymphogranulomatose vénérienne

(LGV) avaient fait l'objet d'un signalement à

l'Agence de santé publique du Canada depuis

janvier 2004 Au Québec, un cas de LGV a été

déclaré en 2004 et un total de 24 cas l'ont été

en 2005 (23 à Montréal et 1 en Estrie)

Jusqu'à 83% de ces cas ont été observés

dans la deuxième moitié de 2005 Tous les

cas sont survenus chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HRSH), âgés entre 21 et 55 ans (âge moyen :

38 ans)

Les principales manifestations cliniques ontété les suivantes : une papule ou une ulcérationgénitale ou anale (4 personnes); une sympto-matologie anale : douleur, ténesme, écoule-ment (19 personnes dont 2 avec selles san-guinolentes), une adénopathie inguinale (4personnes); on a également observé uneinflammation articulaire chez une personne

Selon la définition nosologique actuellement

en vigueur au Québec et au Canada, 9 casétaient des cas confirmés tandis que 15 étaientdes cas probables

Une forte majorité des HRSH chez qui uneLGV a été signalée en 2005 avaient eu desrelations sexuelles dans des saunas gais aucours de la période d'incubation ; jusqu'à 70%

étaient connus infectés par le virus de munodéficience humaine; environ un tiersavaient consommé à au moins une reprise aucours de l'année précédente l'une ou l'autre desdrogues suivantes : marijuana, « popper »,

l'im-« ecstasy », cocạne fumée; et un peu plus

d'un sur cinq avaient eu des relations sexuellesavec un partenaire résidant habituellement àl'extérieur du Québec lors d'un voyage dupatient à l'extérieur ou avec un partenaire envisite au Québec; partenaire résidant deBelgique (1), de France (1), d'Amérique Latine(1) et des Etats-Unis (2) Le « fisting » (pratiquesexuelle consistant à insérer un ou des doigts ou lepoing dans l'anus) et le partage d'objets sexuelsont été très rarement rapportés

Transmission

La LGV se transmet lors de relations sexuelles(sexe oral, anal ou vaginal) impliquant un con-tact avec :

zune muqueuse (anus, rectum, gland, vagin,bouche, gorge) infectée par la LGV, avec

ou sans lésion visible

z un écoulement ou des sécrétions infectésprovenant du pénis, de l'anus ou du vagin.Les femmes enceintes infectées par la LGVpeuvent la transmettre au nouveau-né pendantl'accouchement, au moment du passage dubébé dans le canal vaginal

Une personne infectée et non traitée peuttransmettre la LGV durant plusieurs semaines

ou parfois plusieurs mois après l'avoir attrapée

Caractéristiques épidémiologiques des cas de lymphogranulomatose vénérienne déclarés à Montréal en 2005

(n = 23) %

Être un homme ayant des relations sexuelles avec des hommes 100Être un homme ayant des relations sexuelles avec des hommes et des femmes 0Appartenir à la communauté ethnoculturelle

Être connu infecté par le virus de l'immunodéficience humaine 701

Dans la période d'incubation

Avoir eu des relations sexuelles dans des saunas gais à Montréal 83Avoir eu des relations sexuelles avec un partenaire résidant habituellement

à l'extérieur du Québec (lors d'un voyage à l'extérieur ou avec un partenaire en visite au Québec) 221

Au cours de la dernière année

Recevoir ou fournir de l'argent en échange de relations sexuelles au Québec 0Consommer des drogues « illicites » (incluant de l'ecstasy) 311

1.Une proportion difficile à apprécier car l'information était souvent manquante à ce sujet Les cas pour lesquels la donnée était manquante ont été inclus au dénominateur pour le calcul de cette proportion

une « nouvelle » infection transmissible sexuellement

Trang 9

2 P r é v e n t i o n e n p r a t i q u e m é d i c a l e , M a r s 2 0 0 6

Tableau clinique

La LGV se divise généralement en trois stades :

LGV primaire

zLa période d'incubation est de 3 à 30 jours.

zUne ou des petites papules non douloureuses apparaissent au point

d'inoculation (vagin, pénis, rectum, parfois au niveau du col utérin,

mais également dans la bouche et au pharynx suite à une exposition

par fellation ou cunnilingus); elles peuvent s'ulcérer

zGuérissant spontanément, la ou les lésions primaires peuvent

facile-ment passer inaperçues

LGV secondaire

zLa LGV secondaire débute dans les deux à six semaines (parfois 4 à

6 mois) qui suivent la lésion primaire

zElle s'accompagne souvent de symptơmes systémiques tels qu'une

fièvre peu élevée, des frissons, un malaise, des myalgies, des

arthral-gies; elle se manifeste parfois par de l'arthrite, une pneumopathie

inflammatoire ou une hépatite/périhépatite; on observe rarement des

lésions cardiaques, une méningite aseptique ou des lésions oculaires

inflammatoires

zDes abcès et des écoulements d'une fistule sont possibles (moins d'un

patient sur trois)

zElle touche les ganglions lymphatiques ou l'anus et le rectum:

„La LGV secondaire lymphatique se caractérise par une

lymphadénopathie douloureuse inguinale et (ou) fémorale

(généralement unilatérale); les ganglions lymphatiques

douloureux sont appelés « bubons » Le « signe du sillon »

(présence de ganglions inguinaux ou fémoraux de part et

d'autre du ligament inguinal) a déjà été considéré comme

pathognomonique de la LGV Une lymphadénopathie

cer-vicale a été décrite dans des cas de patients ayant eu des

rapports sexuels oraux La LGV affecte particulièrement

les tissus lymphọdes

„La LGV secondaire ano-rectale est caractérisée par une

proctite aiguë avec pertes sanguines, purulentes ou

muqueuses de l'anus, accompagnée ou non de constipation,

de tenesme

LGV tertiaire (chronique, non traitée)

La majorité des patients guérissent spontanément sans séquelles après

la phase secondaire mais une proportion évolue vers les complications

suivantes une, deux ou plusieurs années après le début de la maladie:

zdes lésions chroniques inflammatoires entraỵnant des cicatrices et fibroses:

„une obstruction lymphatique causant un éléphantiasis génital;

„des sténoses et fistules anales;

zune destruction importante des parties génitales (esthiomène)

Chez certaines personnes vivant avec le virus de l'immunodéficience

humaine (VIH), la durée de la LGV risque d'être plus longue

La LGV peut augmenter le risque de contracter ou de transmettre

le VIH et d'autres ITS et d'autres pathogènes à diffusion

hématogène tels que le virus de l'hépatite B ou C.

Diagnostic

Les signes et les symptơmes de la LGV ressemblent beaucoup à ceuxd'autres ITSS, d'autres infections, de réactions médicamenteuses, detumeurs malignes ou encore de maladies inflammatoires intestinales.Les épreuves de laboratoire doivent être utilisées dans un contexte dediagnostic De façon générale, elles ne sont pas indiquées à des fins dedépistage

Définition nosologique

™ Cas confirmé

Présence des trois conditions suivantes :

1 une des trois manifestations cliniques suivantes :

zrectite; ou

zlymphadénopathie inguinale ou fémorale; ou

z contact sexuel avec un cas confirmé de lymphogranulomatosevénérienne (LGV);

ET

2 résultat positif à au moins un des cinq tests non spécifiques suivants:

zisolement de Chlamydia trachomatis dans un échantillon clinique

approprié; ou

zdétection par une technique d'amplification génique appropriée

d'acides nucléiques de Chlamydia trachomatis; ou

zdétection par une épreuve de micro-immunofluorescence ou de tion du complément d'une augmentation significative du taux d'anti-

fixa-corps spécifiques contre Chlamydia trachomatis entre le sérum

prélevé en phase aiguë et celui prélevé en phase de convalescence; ou

zdétection sérologique par une épreuve de

micro-immunofluores-cence d'un seul titre d'anticorps spécifiques contre Chlamydia chomatis > 1 : 256; ou

tra-zdétection sérologique par une épreuve de fixation du complément d'un seul

titre d'anticorps spécifiques contre Chlamydia trachomatis > 1 : 64;

ET

3 à partir d'un résultat positif obtenu à la culture ou à la détection

d'acides nucléiques, confirmation par séquençage de l'ADN ou parRFLP d'un des sérotypes responsables de LGV (L1, L2 ou L3)

™ Cas probable

Présence des deux conditions suivantes :

1 une des trois manifestations cliniques suivantes :

zrectite; ou

zlymphadénopathie inguinale ou fémorale; ou

zcontact sexuel avec un cas confirmé de LGV;

ET

2 résultat positif à au moins un des cinq tests non spécifiques suivants:

zisolement de Chlamydia trachomatis dans un échantillon clinique

approprié; ou

zdétection par une technique d'amplification génique appropriée

d'acides nucléiques de Chlamydia trachomatis; ou

zdétection par une épreuve de micro-immunofluorescence ou defixation du complément d'une augmentation significative du taux

d'anticorps spécifiques contre Chlamydia trachomatis entre le

sérum prélevé en phase aiguë et celui prélevé en phase de lescence; ou

conva-zdétection sérologique par une épreuve de

micro-immunofluores-cence d'un seul titre d'anticorps spécifiques contre Chlamydia chomatis > 1 : 256; ou

tra-zdétection sérologique par une épreuve de fixation du complément d'un seul

titre d'anticorps spécifiques contre Chlamydia trachomatis > 1 : 64.

La lymphogranulomatose vénérienne

Trang 10

Les traitements suivants sont recommandés :

1erchoix : Doxycycline, 100 mg, par voie orale, 2 f.p.j., 21 jours Alternatif : Érythromycine1, 500 mg, par voie orale, 4 f.p.j., 21 jours Possible : Azithromycine2, 1 g, par voie orale, 1 f/semaine, 3 sem

1La posologie de l'érythromycine s'applique à l'érythromycine base On peut laremplacer par des doses similaires d'autres préparations (À L'EXCEPTION de

la formulation d'estolate d'érythromycine qui est contre-indiquée en cas degrossesse) Pendant la grossesse, utiliser de l'érythromycine, mais PAS la for-mulation à base d'estolate

L'erythromycine est susceptible d'interagir avec deux classes de médicamentsanti-VIH, soit les inhibiteurs de la protéase et les inhibiteurs de la transcriptaseinverse

2 Même si certains experts considèrent l'azithromycine comme efficace dans letraitement du LGV, nous ne disposons pas de suffisamment de données clini-ques pour le confirmer

Les patients ayant reçu un diagnostic de LGV devraient être suivisjusqu'à leur rétablissement clinique Il se peut qu'une interventionchirurgicale soit requise pour soigner les lésions génitales/rectales dues

au LGV tertiaire

Prise en charge des partenaires sexuels

Il faut communiquer avec les partenaires sexuels des 60 jours dant le début des symptơmes afin qu'ils soient informés de leur exposi-tion, évalués et traités Les partenaires doivent prendre un traitementmême s'ils n'ont pas de symptơmes Les partenaires asymptomatiquessont traités de la manière suivante :

précé-zAzithromycine, 1 g, par voie orale, dose unique OU

zDoxycycline, 100 mg, par voie orale, 2 f.p.j., pendant 7 jours

Il n'est pas toujours facile d'informer ses partenaires Dans la plupartdes régions du Québec, un professionnel de santé publique spécialisédans les ITS peut aider à trouver des façons de parler aux partenaires

Il peut aussi les joindre et les conseiller de façon confidentielle, sansrévéler l'identité de la personne infectée

Au Québec, le traitement de la LGV est gratuit tant pour les personnes chez qui une infection est diagnostiquée que chez leurs partenaires sexuels.

La lymphogranulomatose vénérienne

Pistes d'intervention

ƒPorter attention aux signes et symptơmes compatibles avec une

lymphogranulomatose vénérienne, particulièrement chez les

hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes

ƒRechercher C trachomatis sur un prélèvement (analyse par TAAN,

ou culture le cas échéant) et par une analyse sérologique (fixation

du complément ou immunofluorescence) Préciser sur la requête

de laboratoire qu'une LGV est suspectée.

ƒ Éliminer les autres causes d'ulcérations génitales (syphilis,

her-pès…) et vérifier la présence d' ITSS concomitante en procédant

aux tests appropriés

ƒ Traiter d'emblée un cas suspect sans attendre les résultats

définitifs.

ƒDéclarer le cas à la Direction de santé publique La LGV est une

maladie à déclaration obligatoire au Québec et fait actuellement

l'objet d'une surveillance intensifiée ; une enquête

épidémio-logique sera entreprise

ƒAssurer un counseling au patient

Les précautions suivantes permettent de réduire le risque decontracter la LGV :

ƒutiliser un condom lors de chaque pénétration du pénis ou d'unobjet sexuel dans l'anus, le vagin ou la bouche ; changer decondom entre chaque partenaire ;

ƒutiliser un gant de latex lors d'insertion de doigts ou du poingdans l'anus ; changer de gant entre chaque partenaire ;

ƒdiminuer le nombre de ses partenaires sexuels réduit la bilité d'avoir une relation sexuelle avec une personne infectée.Les condoms plus épais et bien lubrifiés sont recommandés pourles relations anales tandis que ceux qui sont plus minces, nonlubrifiés ou à saveur conviennent aux relations orales (sucer).Une digue dentaire peut aussi être utilisée lors des relationssexuelles orales

possi-Il est important de reconnaỵtre la présence des symptơmes de la LGV

et de consulter un médecin qui posera un diagnostic.

Tests

(La disponibilité des tests de la LGV varie selon le laboratoire)

™ Culture et test par amplification des acides nucléiques (TAAN)

On procède à une aspiration de bubons, à l'écouvillonnage d'une lésion

ou à un écouvillonnage rectal, vaginal ou urétral (ou encore à un

prélèvement d'urine si l'on souhaite effectuer un TAAN, le

prélève-ment d'urine n'est pas approprié pour une culture)

zLa culture de C trachomatis est peu disponible au Québec

zLes techniques d'amplification des acides nucléiques (TAAN)

com-prennent la réaction de polymérase en chaỵne (PCR), la réaction de

ligase en chaỵne, l'amplification médiée par la transcription et

l'am-plification par déplacement de brin Les TAAN n'ont été validées au

Canada que pour des prélèvements urinaires et pour des

écouvillon-nages endocervicaux et urétraux Elles n'ont pas été validées pour des

écouvillonnages rectaux, vaginaux et oropharyngés ni pour des

biop-sies de ganglions lymphatiques ou des aspirations de bubons Dans

ces circonstances, un résultat négatif n'exclut pas la présence d'une

LGV et tout test positif doit être confirmé par un test spécifique

zNi la culture ni les épreuves commerciales TAAN ne permettent de

différencier les sérotypes LGV des sérotypes non-LGV Les

échan-tillons positifs à la culture ou à une épreuve TAAN pourront être

envoyés pour subir des tests spécifiques identifiant avec certitude les

sérotypes LGV : le séquençage de l'ADN ou le polymorphisme de

restriction (RFLP) Les laboratoires de 1ère ligne envoient les

échan-tillons positifs à la culture ou à une épreuve TAAN au Laboratoire de

santé publique du Québec (LSPQ) ; celui-ci les achemine au

labora-toire de référence nationale situé à Winnipeg, ó seront effectués

les tests spécifiques On compte environ 7 à 10 jours entre le départ

du spécimen vers Winnipeg et l'obtention du résultat au LSPQ

™ Sérologie

Les tests sérologiques ne permettent pas de faire la distinction entre les

divers sérotypes de Chlamydia trachomatis Cependant, à cause de la

nature invasive du LGV, les titres sérologiques sont en général

signi-ficativement plus élevés en présence d'une infection à C trachomatis

dûe à un sérotype LGV qu'en présence d'une infection dûe à un

sérotype non-LGV Ainsi, une analyse de micro-immunofluorescence

dont le titre est de > 1 : 256 ou encore une analyse de fixation du

com-plément dont le titre est de > 1 : 64 (ou une séroconversion avec une

augmentation de 4 fois le titre) évoquent un sérotype LGV

Trang 11

Association des Médecins Omnipraticiens

de Montréal

Un bulletin de la Direction de santé publique

de Montréal publié avec la collaboration del’Association des médecins omnipraticiens de Montréal dans le cadre du programme Prévention en pratique médicale,Volet Information coordonné par le docteur Jean Cloutier

Ce numéro est une réalisation du secteur Vigie et protection

Responsable du secteur : DrJohn Carsley

Rédacteur en chef : DrJohn Carsley

Édition : Blaise Lefebvre Infographie : Blaise Lefebvre Auteur : DrGilles Lambert

Collaboratrice : Élizabeth Lacombe

1301, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H2L 1M3Téléphone : (514) 528-2400, télécopieur : (514) 528-2452

http://www.santepub-mtl.qc.ca courriel: jcloutie@santepub-mtl.qc.ca

ISSN (version imprimée) : 1481-3734 ISSN (version en ligne) : 1712-2937 Dépôt légal

Bibliothèque nationale du Québec, 2006 Bibliothèque nationale du Canada, 2006 Numéro de convention : 40005583

révention

en pratique médicale

4 P r é v e n t i o n e n p r a t i q u e m é d i c a l e , M a r s 2 0 0 6

La campagne provinciale « Nous, on annonce

la LGV » est destinée aux hommes gais et

bisexuels Elle vise principalement à les

informer qu'une « nouvelle » infection

trans-missible sexuellement (ITS), la

lymphogranu-lomatose vénérienne (LGV), est arrivée au

Québec Elle a aussi pour objectif de

rensei-gner les hommes gais et bisexuels sur les

signes et symptômes de la LGV afin qu'ils les

reconnaissent et puissent consulter rapidement

un médecin Enfin, cette campagne vise à

pro-mouvoir l'adoption de comportements

zun site Internet : www.infoITS.qc.ca Cette

adresse dirige l'internaute vers la page des ITSS

du site de la DSP de Montréal Il suffit alors de

choisir «LGV» On a ainsi accès :

- aux outils de la campagne

(affiche, dépliant, tract, etc.),

- à des articles sur la LGV

(statistiques, évolution de l'épidémie, etc.),

- à un quiz permettant de tester ses

connais-sances sur la LGV,

- à des ressources;

zune « infolettre » destinée aux intervenants et

aux professionnels L’infolettre vise à favoriser

le partage d'information sur la syphilis et laLGV et à mobiliser les intervenants et les pro-fessionnels de la santé à la prévention de cesITS chez les hommes gais et bisexuels Lesintervenants et professionnels pourront s'in-scrire en envoyant un courriel avec leurs coor-données (nom, titre, organisme et adressecourriel) à :

infolettre-syphilis@santepub-mtl.qc.ca.

Les outils de la campagne seront distribuéslargement dans les diverses associations etlieux de socialisation de la communauté gaie,les organismes communautaires, les cliniquesmédicales, les médias écrits et électroniquess'adressant à cette communauté

Références

La présentation clinique, l'approche diagnostic et le traitement sont adaptés des documents

suivants :

« Énoncé provisoire sur le diagnostic, le traitement et la déclaration du lymphogranulome

vénérien (LGV) au Canada »; Agence de santé publique du Canada, mars 2005 et

« Énoncé provisoire sur le diagnostic, le traitement et la déclaration du lymphogranulome

vénérien (LGV) au Québec »; Direction générale de santé publique du Québec, juin 2005.

Ministère de la Santé et des services sociaux

Définitions nosologiques, Maladies d'origine infectieuses - Maladie à déclaration

obliga-toire au Québec 5eédition juin 2005

http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/preventioncontrole/05-268-01W.pdf

Santé Canada

Lignes directrices canadiennes pour les MTS (1998)

www.hc-sc.gc.ca/pphb-dgspsp/publicat/std-mts98/index_f.html

(Les lignes directrices 2006 seront disponibles à l’hiver 2006)

Mise à jour épidémiologique de LGV

www.phac-aspc.gc.ca/publicat/epiu-aepi/std-mts/lgv_f.html

Lymphogranuloma venereum (LGV) au Canada : Recommandations pour son diagnostic et

son traitement Protocole de surveillance accrue à l'échelle nationale

www.phac-aspc.gc.ca/publicat/lgv/lgv-rdt_f.html

Centers for Disease Control (États-Unis)

Sexually Transmitted Diseases - Treatment Guidelines 2002

Moi, c’est pasdans le journal que

je l’ai appris

Trang 12

en pratique médicale

M ALADIES INFECTIEUSES

La tuberculose (TB) : savoir cibler ses interventions

Région Incidence Prévalence d’origine de TBM d e T B I L ( % )1

(1) estimations pour jeunes adultes

La tuberculose infection latente (TBIL) reste asymptomatique jusqu’au jour ó l’infection évolue en

maladie et souvent dans des circonstances ó elle sera plus difficile à soigner et ó, déjà, quelques

proches auront peut-être été infectés C’est pourquoi il est si important de dépister la tuberculose

infection latente le plus tơt possible.

Les priorités du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec quant au contrơle de la

tuberculose demeurent la prise en charge et le suivi des cas de tuberculose maladie (TBM) ainsi que

la prise en charge et le suivi des personnes en contact étroit avec eux Ces personnes sont le plus

souvent suivies par la Direction de la santé publique en collaboration avec les CLSC et des

services spécialisés.

Au-delà de ces cas, les cas de TBIL sont nombreux Parmi ces derniers, il importe de dépister ceux

pour qui un traitement pourrait être judicieux.

Prendre la TB de court est essentiel pour éviter une épidémie

Chaque semaine, on découvre à Montréal près de 4

nouveaux cas de tuberculose maladie

Annuellement, cela représente environ 180 à 200

nouveaux cas pour un taux de 11/100 000 personnes

dans la région de Montréal

Le meilleur moyen d’éviter la propagation de la TB

est de poser rapidement le diagnostic et

d’entre-prendre sans tarder le traitement des cas de TBM.

Les manifestations cliniques de la TBM peuvent

facilement être assimilables à une pneumonie ou

Le dépistage de la tuberculose

infection latente doit être fait auprès des membres de certains groupes, soit parce qu’ils ont plus de risques d’avoir été infectés antérieurement,

soit parce qu’ils sont plus susceptibles de développer

la maladie une fois infectés

une autre maladie respiratoire et plus d’un médecin s’y laisse prendre d’autant plus que le diagnostic

de TBM est souvent d’emblée écarté car il lui semble,

à tort, tout à fait improbable, ici, à Montréal.

Devant une radiographie pulmonaire anormale et

un tableau clinique qui soulèvent le moindre soupçon d’une tuberculose, il ne faut pas hésiter à référer au spécialiste pour établir le diagnostic précis.

Plus tơt le traitement sera-t-il entrepris, plus tơt le risque de transmission sera-t-il diminué.

groupes à risque et d’intégrer sa préoccupation de dépistage de la TBIL à sa pratique courante.

À Montréal, près de 80% des cas de TB maladie se retrouvent chez des immigrants récents provenant

de pays ó la TB est endémique.

Taux de TBM au Canada par région d’origine et estimations

de la prévalence de TBIL

Le dépistage de la tuberculose infection latente et

son traitement permettent de réduire le nombre

de cas de tuberculose maladie et ainsi de réduire

les risques futurs de transmission.

Il appartient à l’omnipraticien de reconnaỵtre

parmi ses patients ceux qui font partie des

1

L’omnipraticien est le professionnel clé

pour dépister et traiter la TBIL

N o v e m b r e 2 0 0 1

Trang 13

Les indications de faire un dépistage sont claires Éviter d’en faire un si ces indications

ne sont pas présentes.

Chez qui dépister

Le dépistage de la TB infection latente (TBIL)

Groupes à prévalence élevée de TBIL

• les contacts étroits de patients atteints

de tuberculose maladie pulmonaire;

• les personnes nées en régions d’endémie et immigrées au Canada depuis moins de

• les personnes infectées par le VIH;

• les personnes présentant une condition médicale augmentant le risque de développer une tuberculose une fois infectées :

immunosuppression, gastrectomie, sance rénale chronique, silicose, diabète sucré, malnutrition chronique, usage de drogues intraveineuses, leucémie ou maladie de Hodgkin;

insuffi-• les personnes qui présentent des signes radiographiques de tuberculose inactive

et qui n’ont jamais été adéquatement traitées.

P r é v e n t i o n e n p r a t i q u e m é d i c a l e , N o v e m b r e 2 0 0 1

La tuberculose infection latente est la présence

asymptomatique de bacilles tuberculeux dans

l’or-ganisme Cette présence se traduit habituellement

par une hypersensibilité à la tuberculine qui peut

être mise en évidence par le test cutané à la

tuber-culine (TCT), encore appelé épreuve de Mantoux ou

PPD.

La TBIL n’est pas contagieuse et n’est pas à

déclaration obligatoire.

Le dépistage de la TBIL permet d’identifier les

personnes infectées pour lesquelles une prophylaxie

à l’isoniazide (INH) diminuera le risque de passer à

la phase active de la maladie (TBM).

Le dépistage chez

le personnel de la santé

Depuis quelques années déjà, il est recommandé

aux établissements de santé de demander un TCT

en deux étapes pour chaque travailleur au moment

de l’embauche Les étudiants en sciences de la

santé dans les polyvalentes et les CEGEP, et les

stagiaires en milieux de soins sont aussi soumis à

cette exigence.

Ce dépistage auprès des personnes qui sont placées

en situation d’exposition potentielle régulière à la

tuberculose vise à déterminer le niveau de base de

la réponse personnelle de l’individu à la protéine

tuberculinique, indice d’un contact antérieur ou

non avec le bacille tuberculeux.

Groupes à risque chez qui

le dépistage de la TBIL est indiqué

Facteur de risque clinique qu’une TBIL

se développe en TB maladie

Condition Risque Risque annuel Risque

relatif de développement cumulatif

Sans facteur de risque connu 1 0,1 5

(1) Estimations pour jeunes adultes

Immigrants et réfugiés

Tout immigrant au Canada qui a présenté, lors de son évaluation médicale dans son pays d’origine, des signes radiologiques de TB ancienne est mis, par le gouvernement fédéral, sous surveillance médicale Dans la région de Montréal, c’est la DSP

de Montréal-Centre qui s’assure que ces individus soient référés à une clinique spécialisée dans les

30 jours suivant leur arrivée au Canada

Les revendicateurs de statut de réfugié sont lués par un médecin d’Immigration Canada dans les

éva-5 jours ouvrables suivant leur requête d’asile au Canada Si une anomalie radiologique compatible avec un processus actif ou ancien est trouvée, ils sont référés à une clinique spécialisée pour une prise en charge.

Ni les immigrants ni les réfugiés ne sont soumis à

un test de dépistage systématique de la TBIL à térieur du programme fédéral

l’in-Prophylaxie

La prophylaxie à l’INH doit être proposée aux personnes dont les résultats du TCT mesurés en millimètres correspondent aux seuils de positivité propres à chaque facteur de risque (voir tableau

« TBIL: qui traiter ») Si la prophylaxie est refusée

ou ne peut être administrée à cause d’une indication, le patient doit être informé des symp- tômes de la tuberculose et avisé de consulter un médecin s’ils apparaissent.

Ngày đăng: 18/06/2014, 10:05

TỪ KHÓA LIÊN QUAN