Le premier vrai traitement de la rétinopathie diabétique RD fut fait par Meyer -Schwickerath dans les années 60, par photocoagulation.. Conséquences de la rétinopathie diabétique RD Com
Trang 110) Liens internet
FFESSMFédération Française d'Etudes et de Sports sous-marins
CMAS Confédération Mondiale des activités subaquatiques
CROSS Centres Régionaux d'Opérations de Sécurité et de Sauvetage
PADI Professional Association of Diving Instructors
NAUINational Association of Underwater Instructors
MEDSUBHYP Site actuellement "défacé"
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généraliste L'équilibre du diabète et un éventuel traitement par laser sont les garants
d'une vision conservée
La prévalence est de 2% à 2,5% de la population française, 90% des patients ayant un diabète de type 2
Il y a diabète quand la glycémie à jeun est supérieure ou égale à 1,26g/l à deux reprises (normes de l'ANAES)
L'élément primordial pour surveiller la bonne stabilité du diabète est la mesure de
l'hémoglobine glyquée (ou glycosylée) appelée HbA1c, qui ne doit pas dépasser 7% Des valeurs supérieures montrent un diabète instable et mal équilibré qui peut entraîner des complications à différents endroits (yeux, reins, pieds, principalement) La nouvelle campagne d'information du 14 au 20 juin 2004 de l'ALFEDIAM met l'accent sur ce point: "Vous avez du diabète ! Retenez 7 et soyez en dessous pour prévenir les
Trang 3Au cours des siècles on comprit que le pancréas était l'organe nécessaire pour la
régulation de la glycémie Paul Langerhans en 1869 décrivit les ilôts qui portent son nom
et qui sécrètent l'insuline A cette époque on n'avait pas individualisé l'insuline et on disait : "Le diabétique, s'il ne se soigne pas, sera emporté par la tuberculose; s'il se
soigne, il succombera au coma acétonémique."
En 1855 Eduard von Jaeger décrivit une rétinopathie diabétique et en fit le dessin; on y voit des exsudats et des hémorragies Le développement de l'ophtalmoscope permit l'essor de l'examen du fond d'oeil du diabétique
Jaeger 1855
La découverte de l'insuline en 1922 par Banting et Best fut un grand progrès pour le
traitement des patients Cela leur valut le prix Nobel Le traitement du diabète s'améliora nettement depuis cette date
Le premier vrai traitement de la rétinopathie diabétique (RD) fut fait par Meyer
-Schwickerath dans les années 60, par photocoagulation L'introduction de l'angiographie
fluorescéinique permit de mieux définir les stratégies thérapeutiques
Classification des diabètes
Diabète de type 1 :
Les débuts de la maladie sont insidueux et le patient ne se rend compte de rien Puis apparaît un amaigrissement, une polydipsie (soif importante) et une polyurie (urines abondantes) C'est un sujet jeune qui présente un diabète de type 1, autrefois appelé diabète insulino-dépendant ou diabète juvénile Le traitement sera le plus souvent une insulinothérapie après un bilan général fait au cours d'une hospitalisation
On en décrit deux sous-groupes:
les diabètes auto-immuns avec anticorps anti-ilôts de Langerhans
les diabètes idiopathiques
Diabète de type 2 :
Trang 4Ce diabète atteint généralement les patients pléthorique de plus de 50 ans, autrefois
appelé diabète gras ou diabète non insulino-dépendant Là aussi un bilan général sera nécessaire et un traitement adapté, avec souvent un régime et des hypoglycémiants oraux Plus de 50% sont familiaux
Autres diabètes :
Les diabètes iatrogènes, d'origine pancréatique, gestationnels
Etiopathogénie
La rétinopathie diabétique est une maladie du capillaire rétinien qui devient anormal et
va avoir un comportement responsable de la pathologie oculaire On observe une
disparition des péricytes qui sont les cellules qui entourent les capillaires Les cellules endothéliales des capillaires ne sont plus régulées par les péricytes et vont être plus
volumineuses et plus nombreuses; on note également une membrane basale qui devient 3 fois plus épaisse que la normale On assiste alors à une rupture de la barrière hémato-rétinienne, conséquence d'une altération des jonctions inter-endothéliales Va ainsi surgir une hyperperméabilité du réseau capillaire qui correspond à la diffusion du colorant lors
de l'angiographie fluorescéïnique
Des anomalies hémorhéologiques vont perturber encore plus le fonctionnement des
capillaires On décrit une augmentation de l'agrégabilité plaquettaire et érythrocytaire, et des variations de concentrations en divers facteurs (Antithrombine III, facteur VIII )
La néovascularisation va être l'aboutissement de ces dysfonctionnements La
modification de l'architecture des capillaires va provoquer des zones d'ischémie
rétinienne qui vont être le point d'appel de néovaisseaux, redoutables Ils seront
responsables (sans traitement) d'hémorragies dans le vitré, de voiles gliaux, de
décollements de rétines, de cécité
Conséquences de la rétinopathie diabétique (RD)
Comme le diabète entraîne une hyperperméabilité capillaire on va assister à l'apparition d'un oedème rétinien et généralement maculaire qui va être responsable de baisse de
vision
L'autre caractéristique de la maladie est de donner des occlusions des capillaires
rétiniens, ce qui va provoquer une ischémie rétinienne Ces territoires d'ischémie vont entraîner l'apparition de néovaisseaux extrêmement fragiles qui auront tendance à
avancer dans le vitré et à saigner
Ces deux grands types de RD peuvent s'associer et on assiste alors à des ischémies en périphérie rétinienne et des exsudats maculaires
Anomalies du fond d'oeil
Trang 5Différents tableaux cliniques s'observent : du moins grave au plus grave :
Absence de rétinopathie diabétique à l'examen biomicroscopique
RD non proliférante minime :quelques microanévrismes et quelques
microhémorragies, éventuellement une légère diffusion du colorant
RD non proliférante modérée : nombreux microanévrismes et hémorragies
rétiniennes, petits territoires d'ischémie
RD préproliférante : vastes territoires d'ischémie visibles à l'angiographie, vastes
hémorragies, veines moniliformes ou en chapelet
RD proliférante minime : néovaisseaux prérétiniens sur une surface inférieure à une
demi papille
RD proliférante modérée : néovaisseaux prépapillaires dans moins d'un tiers de la
surface papillaire, néovaisseaux prérétiniens dans une surface supérieure à une demi papille
RD proliférante sévère : néovaisseaux papillaires sur plus d'un tiers de la surface
papillaire
RD proliférante compliquée d'hémorragie du vitré, de décollement de rétine par
traction ou de glaucome néovasculaire
Maculopathie diabétique oedémateuse
Maculopathie ischémique
Aspect d'une rétinopathie diabétique proliférante:
Madame X consulte pour un amaigrissement récent, une fatique importante La prise de
sang met en évidence une glycémie à 3,96g/l et une HbA1C à 10,6% L'examen
ophtalmologique montre une rétinopathie préproliférante à droite et proliférante modérée
à gauche, qu'il faut panphotocoaguler pour éviter tout risque de cécité
Rétinopathie diabétique non proliférante minime
Rétinopathie diabétique proliférante Photo Professeur André Mathis Hôpital de Toulouse
Rangueil France
Trang 6Quelques uns de ces clichés angiographiques (cliquer pour agrandir les images):
Clichés Dr Patrice Déglise
Dépistage et Surveillance de la RD : Recommandations de l' ALFEDIAM
Dépistage de la rétinopathie diabétique
Trang 7diabétique (et éventuellement de façon systématique après 5 années de diabète)
Diabète de type 2:
*Examen du fond d'oeil à la découverte du diabète et angiographie dès les premiers signes de rétinopathie diabétique (et éventuellement angiographie systématique à la découverte du diabète)
*Puis surveillance annuelle ou plus fréquente selon les résultats du premier fond d'oeil
Surveillance de la rétinopathie diabétique
* Pas de rétinopathie diabétique : surveillance annuelle du fond d'oeil
* Rétinopathie diabétique minime : FO + angiographie annuels
* Rétinopathie diabétique non proliférante modérée :
- FO + angiographie tous les 6 mois à un an fonction de la maculopathie associée
- si traitement par laser maculaire, FO + angiographie 4 à 6 mois après le traitement
* Rétinopathie diabétique non proliférante sévère (ou préproliférante):
FO + angiographie tous les 6 mois (sauf conditions particulières)
PPR à envisager en cas de grossesse, d'équilibration rapide de la glycémie, de chirurgie
de la cataracte, de Rétinopathie Diabétique Proliférante ou de Rétinopathie Diabétique Préproliférante controlatérale, chez un sujet à suivi aléatoire
* Rétinopathie diabétique proliférante :
Photocoagulation panrétinienne (rapidité fonction de la gravité de la RD)
FO + angiographie 2 à 4 mois mois après la fin du traitement
(Dans certains cas particuliers, des contrôles angiographiques peuvent être indiqués à des intervalles de temps plus rapprochés que ceux prescrits)
Trang 8amélioration des techniques d'insulinothérapie et une bonne éducation des diabétiques L'exercice physique sera un facteur favorable.
Le traitement de la RD associe un équilibre aussi parfait que possible du diabète et une photocoagulation laser
Panphotocoagulation rétinienne (PPR) Photo Professeur André Mathis Hôpital de Toulouse -Rangueil France
La rétinopathie diabétique proliférante :
Le but est de détruire les zones ischémiques qui entraînent un appel de néovaisseaux Après avoir mis une goutte de collyre anesthésique, on pose sur l'oeil un verre
d'observation à trois miroirs (ou autre) On réalise quatre à six séances de 500 impacts chacune pour arriver à un total de 2000 à 3000 impacts
On utilise un laser argon monochromatique vert ou bien un laser krypton en cas
d'opacités (hémorragie du vitré) Les impacts font 500µm de diamètre, avec un temps d'exposition de 0,1 seconde, la puissance utilisée étant fonction du résultat On cherche à obtenir un impact rétinien d'un blanc franc
Les résultats sont généralement excellents et on voit disparaitre les néovaisseaux dans les trois mois qui suivent le traitement Cela permet d'éviter la cécité Le patient gardera un rétrécissement du champ visuel comme cicatrice
Certaines RD proliférantes entraînent une photocoagulation en urgence et le patient est alors hospitalisé pour ce traitement; il s'agit d'une course contre la montre S'il se produit une hémorragie du vitré sévère, tout laser sera impossible
En cas d'hémorragie du vitré on peut être amené à réaliser une vitrectomie, et à
remplacer le vitré Cettte opération chirurgicale s'accompagnera d'un laser per-opératoire endoculaire Le chirurgien rétinologue est habitué à ce type de chirurgie difficile C'est lui qui posera l'indication de la vitrectomie en fonction de différents critères cliniques, généraux et angiographiques
Trang 9La maculopathie diabétique
La forme exsudative est particulièrement difficile à traiter L'ophtalmologiste peut parfois réaliser une photocoagulation laser périmaculaire (en grille ou grid), mais l'indication est difficile à poser et la réalisation du laser est délicate
Il n'y a pas de traitement de la maculopathie ischémique
Un cas particulier
Le diabète mitochondrial associe une dystrophie maculaire réticulée (pattern dystrophy)
à un trouble de la glyco-régulation, une surdité et parfois une atteinte neuro-musculaire
Ce diabète par cytopathie mitochondriale a une transmission maternelle (les
spermatozoides n'ont pas de mitochondries) et correspond au MIDD des anglo-saxons (Maternally inherited diabetes and deafness) Cette maladie est due à une mutation
ponctuelle de l'ARNt de la leucine
Le pronostic visuel est bon
Diabète mitochondrial Photo Professeur André Mathis Hôpital de Toulouse -Rangueil France
Nous ne ferons qu'évoquer la maladie de Wolfram , qui associe un diabète insulino dépendant, une atrophie optique bilatérale, un diabète insipide et une surdité.
-Etude de nouveaux traitements
Le traitement suivant est en phase d'évaluation, et en fonction des résultats il sera peut être utilisé dans quelques années:
-Aptamer (EYE001) : cette molécule dont le nom commercial est Macugen est un
oligonucléotide anti -VEGF (Vascular Endothelial Growth Factor) Ce produit injecté
Trang 10par voie intravitréenne a pour but de se lier au VEGF présent dans l'oeil malade pour éviter que le VEGF ne se lie à son récepteur normal Cette molécule a montré une
certaine activité dans des modèles in vitro et in vivo, bloquant les néovascularisations Il
présenterait aussi une action contre les fuites vasculaires responsables des oedème
maculaires du diabétique.
Conclusion
On a assisté à des progrès importants dans le traitement de la rétinopathie diabétique Il s'agit là d'une pathologie fréquente qui est parfois sous-estimée ou négligée On ne
devrait plus détecter de rétinopathie diabétique au stade de complications Une éducation
de la population et des acteurs de la Santé semble importante pour éviter nombre de cécités
VAGUE P., RACCCAH D - Histoire naturelle de la résistance à l'insuline et de
l'hyperinsulinisme dans le diabète non insulino -dépendant In : Journées de Diabétologie
de l'Hôtel-Dieu Flammarion Médecine- Sciences, Paris, 1990, p 201-209
SCHEEN A., NEMERY A., LUYCKS A., LEFEBVRE P - Etiologie et
physiopathologie du diabète sucré Encycl Méd Chir (Paris) Glande endocrine
ASHTON N - Vascular changes in diabetes with particular reference to the retinal
vessels Brit J Ophthalmol., 1949, 33, 407
BAILLiART P - La circulation rétinienne à l'état normal et pathologique 0 Doin, Paris,
1923, p 330
Trang 11BALAVOINE C - Myopie forte et rétinopathie Probl Act Ophtalmol., S Karger, Basel, 1957, 1, 683-688.
FROGUEL P., ZOUALi H., VIONNET N et al - Familial hyperglycerma due to
mutations in glucokinase Definition of a subtype of diabetes mellitus New Engl J Med., 1993, 328, 687-702
KRISKA A.M., LAPORTE R.E., PETTiTT D.J et al - The association of physical activity with obesity, fat distribution and glucose intolerance in Pima lndians
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HERSH P.S., GREEN W.R., THOMAS J.V - Tractional venous loops in diabetic
retinopathy Am J Ophthalmol., 1981, 92, 661- 671
KINYOUN J.L., MARTIN D.C., FuJIMOTO W.Y., LEONETTi D.L - Ophthalmoscopy Versus Fundus Photographs for Detecting and Grading Diabetic Retinopathy Invest Ophthalmol Vis Sci., 1992, 33, 1888-1893
KLEIN BFX., Moss S.E., KLEIN R., MAGLi Y.L., HOYER C.H - Neuroretinal Rim Area in Diabetes Mellitus Invest Ophthalmol Vis Sci., 1990, 31, 805-809
LEWIS H - Anterior hyaloidal fibrovascular proliferation In : Medical and Surgical Retina H LEwis, S.J RYAN Cv Mosby, St-Louis, 1994, 326-329
Sites internet
Un seul lien qui résume l'ensemble du monde du diabète et propose de nombreux liens (associations, sociétés savantes, laboratoires )
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Les phacomatoses Introduction
Les phacomatoses regroupent différentes maladies :
la neurofibromatose NF1 de Von Recklinghausen
la neurofibromatose NF2
la sclérose tubéreuse de Bourneville (ci -dessous)
le syndrome de Sturge -Weber-Krabbe
la maladie de Von Hippel -Lindau
et diverses dysembryoplasies neuro -ectodermiques.
Leur origine est en effet un dysfonctionnement du tissu ectodermique embryonnaire
qui formera la peau, le système nerveux et l'oeil Ces trois éléments seront donc atteints à des degrés divers dans toutes ces maladies
Sclérose tubéreuse de Bourneville
Trang 13des perturbations des reins, du coeur, du cerveau et de la peau Les tumeurs qui
atteignent ces différents organes sont bénignes et sont dues à des anomalies de certaines cellules embryonnaires La plupart des lésions sont des hamartomes.
Historique
Décrit pour la première fois en 1862 par Von Recklinghausen, ce n'est finalement qu'en
1880 que Bourneville donne le nom "sclérose tubéreuse" à ce syndrôme qui depuis porte son nom Le terme de sclérose fut donnée pour illustrer la consistance ferme des
formations et le mot tubéreux (du latin tuberosus 'garni de protubérances') est en rapport
avec l'aspect des lésions, qui sont proéminentes.
Génétique
C'est une maladie familiale, héréditaire autosomique dominante, donc les garçons sont autant touchés que les filles La pénétrance et l'expression sont variables, on peut ainsi
voir différentes formes cliniques dans une même famille
On a pu cartograhier en 1987 les gènes responsables Il semble qu'il y ait 2 gènes
responsables, le gène TSC 1 localisé sur le chromosome 9 (en 9q34) , appelé gène
hamartin, et le gène TSC 2 sur le chromosome 16, appelé gène tuberin (en position 16p13.3) Ce gène semble avoir un rôle de supression de tumeurs.
Il n'y a pas de test génétique prénatal pour l'instant
La lésion initiale de cette maladie est un hamartome astrocytaire, qui est une espèce de
formation que l'on va retrouver à différents endroits de l'organisme
Signes cliniques
Signes neurologiques :
Ils sont prédominants dans le tableau clinique Ils entraînent souvent une enquête
étiologique On trouve :
des crises d'épilepsies fréquentes
des troubles mentaux
un retard intellectuel, dans 75% des cas
C'est l'IRM qui va mettre en évidence des formations intracérébrales de tubercules qui auront tendance à se calcifier
Signes dermatologiques :
Trang 14
Avecl'aimable autorisation du Professeur Bonafé Service de Dermatologie CHU Toulouse -Rangueil France
Ils aident au diagnostic car ils sont très fréquents :
macules dépigmentées à rechercher en lumière de Wood, la dépigmentation étant due à des mélanocytes raréfiés et des mélanosomes immatures
angiofibromes cutanés : leur emplacement est typique, sur la face, de part et d'autre
du nez, leur taille est assez réduite (un à quelques millimètres) On peut les traiter par dermabrasion
la peau de chagrin lombaire apparaît après l'âge de 5 ans et est décrite comme une zone rugueuse de la région lombaire
les fibromes péri-ungéaux ou tumeur de Koenen sont de petits angiofibromes de la taille d'un petit pois, dans les sillons ungéaux (ongles) Ils apparaissent à la puberté
Signes oculaires
Ce sont des phacomes, des hamartomes astrocytaires localisés autour de la papille, et
souvent trouvés par hasard ou bien dans le cadre d'un bilan général pour troubles
neurologiques On les observe dans 50% des cas
Classiquement on en décrit deux catégories :
Le type I qui est un nodule cotonneux, plat ou peu saillant, de 1 à 2 diamètres papillaires
Trang 15Le type II plus postérieur, qui est une tumeur mûriforme en "amas de grains de tapioca".
L'angiographie fluorescéinique montre une lésion qui masque le fond chorọdien, puis le caractère vasculaire de la tumeur apparaỵt, et enfin apparaỵt une hyperfluorescence diffuse
de la tumeur
Cliché Dr Claude Levy
Ces lésions peu évolutives n'entraỵnent en principe pas de baisse de la vue qui aura plutơt une origine centrale, à cause des lésion intracérébrales
Traitement
Il n'y a pas de traitement spécifique de cette maladie, en revanche on peut juguler
l'épilepsie par différents traitements médicaux et parfois enlever les tumeurs
Un entourage attentif augmente très nettement le confort de vie des patients
Trang 16Quelques sites internet :
Orphanet
Association Sclérose Tubéreuse de Bourneville (mise à jour) ASTB 44, rue É mile Lepeu
75011 Paris (01 43 67 49 19)
en anglais:
National Tuberous Sclerosis Association
Tuberous Sclerosis International
OMIM
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Séquence de Pierre Robin SPR
Syndrome de Pierre Robin
une fente palatine en forme de U
une micrognathie (petite mâchoire inférieure, hypoplasie mandibulaire)
une glossoptose (chute de la langue en arrière pouvant donner des difficultés
respiratoires(dyspnée ou détresse respiratoire)
Il peut être isolé ou bien entrer dans le cadre d'un syndrome polymalformatif
Trang 18On a tendance à parler plutơt de séquence Pierre Robin (SPR) car on est en présence
d'une ensemble d'anomalies qui découlent les unes des autres
2) Historique
Maxime Ménard (1872-1926) et Odilon Marc Lannelongue (1840-1911) décrivirent en
1891 différentes affections congénitales dont le SPR.:
Affections congénitales de la tête et du cou Lannelongue Paris, 1891
Pierre Robin (1867-1950) a détaillé cette pathologie en 1923, devant un enfant qui
présentait une hypoplasie mandibulaire et une langue qui tombait vers l'arrière, gênant la respiration
La glossoptose Son diagnostic, ses conséquences, son traitement Pierre Robin Bulletin de l’Académie nationale de médecine, Paris, 1923, 89: 37 J Med Paris, 1923, 43: 235-237.
La glossoptose, un grave danger pour nos enfants Pierre Robin Paris, Gaston Doin, 1927.
Glossoptosis due to atresia and hypertrophy of the mandible Pierre Robin American Journal
of Diseases of Children, Chicago, 1934, 48: 541.
3) Clinique
L'étiopathogénie de ce syndrome n'est pas connue, mais on pense qu'il s'agit d'une
hypoplasie mandibulaire embryonnaire qui s'accompagne d'une malposition de la langue, entraỵnant une fente palatine
Sur le plan ophtalmologique il est possible de constater différentes anomalies, dans 10 à 30% des cas, plus ou moins associées:
le vitré est liquéfié et optiquement vide, il existe souvent un décollement postérieur
du vitré avec hyalọde postérieure épaissie et fenêtrée
la périphérie rétinienne peut être plus ou moins altérée (atrophie, clumping,
palissades )
La SPR est souvent sporadique Une hérédité autosomique est possible dans 10 à 15% des cas
La SPR peut rentrer dans le cadre de maladies polymalformatives, comme le syndrome
de Stickler qui est une arthro-ophtalmopathie héréditaire à transmission autosomique dominante dont l'expression phénotypique est très variable On peut aussi évoquer le syndrome de Wagner qui est très proche du syndrome de Stickler (certains auteurs
pensent qu'il s'agit de la même entité), avec une vitréorétinopathie
La SPR peut se retrouver également dans le syndrome de Weissenbacher-Zweymuller ou
Trang 19le syndrome velocardiofacial.
4) Evolution
Elle est souvent favorable quand le Pierre Robin est isolé et ne s'associe pas à des
troubles généraux sévères
On est amené à fermer chirurgicalement la fente palatine La position de la langue va se normaliser progressivement Verticale au début, elle va retrouver une position
physiologique horizontale Un environnement médicalisé attentif est nécessaire pour éviter les fausses routes et les troubles respiratoires
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Thérapie génique
Rev 15 -01-2003
jmm
1) Frankenstein: une introduction à la thérapie génique ?
Des chercheurs ont créé ce que la Nature n'a pas osé imaginer En effet le mensuel
Nature Biotechnology, de février 2002, relate le travail de l'équipe japonaise du Pr Shigeyuki Yokohama (Université de Tokyo) Elle a créé une nouvelle paire de
nucléotides qui fut incorporée dans de l'ADN d'Escherichia coli Ainsi aux quatres bases
naturelles A(adénine), G(guanine), T(thymine) et C(cytosine), les japonais ont ajouté les bases S (2 -amino-6-(2-thienyl)purine) et Y (pyridin-2-one) Ceci a permis la formation d'un nouvel acide aminé non naturel, la 3 -chlorotyrosine.
On va ainsi parvenir à créer des organismes chimériques inconnus sur Terre
Une société pratiquant l'evolutionary biotechnology history (évolution dirigée) :
Evologic (pas de site internet pour l'instant mais le nom evologic est réservé).
2) La thérapie génique, qu'est ce que c'est ?
ADN en double hélice
Il s'agit d'une nouvelle approche thérapeutique, qui consiste à adapter le
fonctionnement des cellules de l'organisme en modifiant, dans chaque cellule, les
commandes qui sont situées dans les chromosomes Cela doit permettre de soigner
certaines maladies (rôle curatif) ou, un jour, d'éviter que certaines pathologies ne
surviennent (rôle préventif)
Trang 21On imagine ainsi proposer dans l'avenir cette thérapie en ophtalmologie pour différentes maladies que l'on va citer Le nombre de patients atteints est primordial pour susciter des recherches; certaines maladies orphelines ont peu d'espoir d'intéresser la recherche dans
un premier temps
3) Historique de la thérapie génique
Les années 80 permirent d'explorer l'ensemble des gènes humains, le génome, et de les
répertorier On pense qu'on connaitra la totalité des gènes humains d'ici quelques années
Cette science est la génomique, qui demande beaucoup de travail et d'argent pour
L'ADN est composée d'un grand nombre de parties unitaires, les gènes, qui vont
fabriquer les protéines destinées aux fonctionnement de l'organisme On assiste là à une 'expression' des gènes On peut dire, schématiquement (et de façon fausse), qu'il y a un
gène qui est responsable de la couleur des yeux, un autre qui est responsable de la taille
de l'individu
Il y a ainsi entre 50.000 et 100.000 gènes qui dirigent l'organisme.
Les gènes sont formés d'un assemblage d'éléments placés côté à côte, appelés
nucléotides formés d'un sucre à 5 atomes de carbone, le désoxyribose, d'un groupement
de phosphate et d'une base azotée parmis les quatre possibles : adénine, guanine,
thymine et cytosine Ces bases azotées sont complémentaires deux à deux et reliées par des liaisons faibles hydrogènes Elle se relient ainsi: adénine -thymine et cytosine- guanine.
Un gène : un fragment d'ADN
Trang 22Le génotype (ensemble des gènes) de chacun de nous correspond à un phénotype (taille,
couleur des yeux )
5) Buts de la thérapie génique
La thérapie génique va essayer de modifier les gènes qui sont déficients et fonctionnent
mal Il faut donc agir au sein de chaque cellule malade sans altérer les cellules saines Le but recherché, complexe à atteindre, est donc la modification de la production des
protéines
Pour cela il faut :
connaỵtre les gènes responsables de la maladie On réalise un séquençage de
l'ADN, c'est à dire une étude des nucléotides qui la composent (génomique
structurale, informationnelle et fonctionnelle) L'étude de l'emplacement des gènes permet de savoir ó se trouve la zone responsable de la pathologie
créer un gène sain en synthétisant une chaine de nucléotide
incorporer cette chaine dans un vecteur viral ou non-viral
sélectionner avec précision les cellules cibles qui devront permettre l'entrée du gène
introduire le vecteur avec le gène dans la cellule
lui éviter d'être détruit dans le cytoplasme par les enzymes, les lysosomes
lui permettre de passser dans le noyau cellulaire
l'incorporer dans le génome de la cellule
faire en sorte que le gène soit 'exprimé', et qu'il permette la synthèse de la protéine saine, en quantité suffisante
espèrer une action pérenne et éviter les effets secondaires
6) Les vecteurs
Pour aller modifier les gènes des cellules, il faut utiliser des vecteurs dont le rơle est d'apporter le transgène nécessaire aux cellules Une nouvelle science émerge
actuellement, la vectorologie
On décrit deux types de vecteurs:
Les virus qui ont la capacité de pénétrer les cellules et de mélanger leur matériel
génétique avec celui des cellules Ce sont donc de bons candidats vecteurs, mais il y
a différentes difficultés qu'il faut surmonter La virulence du virus doit d'abord être
très atténuée pour ne pas rendre malade le patient, et il faut aussi diminuer les
réactions immunitaires qui vont s'attaquer au virus Il faut donc baisser autant que
possible son pouvoir antigénique pour éviter les réaction immunologiques
(formation d'anticorps, mobilisation des lymphocytes, activation du complément )
Les virus ont l'habitude de s'adresser à un grand nombre de types cellulaires, alors