1. Trang chủ
  2. » Y Tế - Sức Khỏe

Maladies oculaires - part 3 potx

44 383 0
Tài liệu đã được kiểm tra trùng lặp

Đang tải... (xem toàn văn)

Tài liệu hạn chế xem trước, để xem đầy đủ mời bạn chọn Tải xuống

THÔNG TIN TÀI LIỆU

Thông tin cơ bản

Tiêu đề Maladies Oculaires - Part 3
Trường học Université de Paris
Chuyên ngành Ophtalmologie
Thể loại Thèse
Năm xuất bản 2004
Thành phố Paris
Định dạng
Số trang 44
Dung lượng 1,33 MB

Các công cụ chuyển đổi và chỉnh sửa cho tài liệu này

Nội dung

Le premier vrai traitement de la rétinopathie diabétique RD fut fait par Meyer -Schwickerath dans les années 60, par photocoagulation.. Conséquences de la rétinopathie diabétique RD Com

Trang 1

10) Liens internet

FFESSMFédération Française d'Etudes et de Sports sous-marins

CMAS Confédération Mondiale des activités subaquatiques

CROSS Centres Régionaux d'Opérations de Sécurité et de Sauvetage

PADI Professional Association of Diving Instructors

NAUINational Association of Underwater Instructors

MEDSUBHYP Site actuellement "défacé"

Trang 2

Accueil | Photothèque | Annonces | Art | Histoire | Liens | Vue | Maladies | Chirurgie | Homepage |

généraliste L'équilibre du diabète et un éventuel traitement par laser sont les garants

d'une vision conservée

La prévalence est de 2% à 2,5% de la population française, 90% des patients ayant un diabète de type 2

Il y a diabète quand la glycémie à jeun est supérieure ou égale à 1,26g/l à deux reprises (normes de l'ANAES)

L'élément primordial pour surveiller la bonne stabilité du diabète est la mesure de

l'hémoglobine glyquée (ou glycosylée) appelée HbA1c, qui ne doit pas dépasser 7% Des valeurs supérieures montrent un diabète instable et mal équilibré qui peut entraîner des complications à différents endroits (yeux, reins, pieds, principalement) La nouvelle campagne d'information du 14 au 20 juin 2004 de l'ALFEDIAM met l'accent sur ce point: "Vous avez du diabète ! Retenez 7 et soyez en dessous pour prévenir les

Trang 3

Au cours des siècles on comprit que le pancréas était l'organe nécessaire pour la

régulation de la glycémie Paul Langerhans en 1869 décrivit les ilôts qui portent son nom

et qui sécrètent l'insuline A cette époque on n'avait pas individualisé l'insuline et on disait : "Le diabétique, s'il ne se soigne pas, sera emporté par la tuberculose; s'il se

soigne, il succombera au coma acétonémique."

En 1855 Eduard von Jaeger décrivit une rétinopathie diabétique et en fit le dessin; on y voit des exsudats et des hémorragies Le développement de l'ophtalmoscope permit l'essor de l'examen du fond d'oeil du diabétique

Jaeger 1855

La découverte de l'insuline en 1922 par Banting et Best fut un grand progrès pour le

traitement des patients Cela leur valut le prix Nobel Le traitement du diabète s'améliora nettement depuis cette date

Le premier vrai traitement de la rétinopathie diabétique (RD) fut fait par Meyer

-Schwickerath dans les années 60, par photocoagulation L'introduction de l'angiographie

fluorescéinique permit de mieux définir les stratégies thérapeutiques

Classification des diabètes

Diabète de type 1 :

Les débuts de la maladie sont insidueux et le patient ne se rend compte de rien Puis apparaît un amaigrissement, une polydipsie (soif importante) et une polyurie (urines abondantes) C'est un sujet jeune qui présente un diabète de type 1, autrefois appelé diabète insulino-dépendant ou diabète juvénile Le traitement sera le plus souvent une insulinothérapie après un bilan général fait au cours d'une hospitalisation

On en décrit deux sous-groupes:

les diabètes auto-immuns avec anticorps anti-ilôts de Langerhans

les diabètes idiopathiques

Diabète de type 2 :

Trang 4

Ce diabète atteint généralement les patients pléthorique de plus de 50 ans, autrefois

appelé diabète gras ou diabète non insulino-dépendant Là aussi un bilan général sera nécessaire et un traitement adapté, avec souvent un régime et des hypoglycémiants oraux Plus de 50% sont familiaux

Autres diabètes :

Les diabètes iatrogènes, d'origine pancréatique, gestationnels

Etiopathogénie

La rétinopathie diabétique est une maladie du capillaire rétinien qui devient anormal et

va avoir un comportement responsable de la pathologie oculaire On observe une

disparition des péricytes qui sont les cellules qui entourent les capillaires Les cellules endothéliales des capillaires ne sont plus régulées par les péricytes et vont être plus

volumineuses et plus nombreuses; on note également une membrane basale qui devient 3 fois plus épaisse que la normale On assiste alors à une rupture de la barrière hémato-rétinienne, conséquence d'une altération des jonctions inter-endothéliales Va ainsi surgir une hyperperméabilité du réseau capillaire qui correspond à la diffusion du colorant lors

de l'angiographie fluorescéïnique

Des anomalies hémorhéologiques vont perturber encore plus le fonctionnement des

capillaires On décrit une augmentation de l'agrégabilité plaquettaire et érythrocytaire, et des variations de concentrations en divers facteurs (Antithrombine III, facteur VIII )

La néovascularisation va être l'aboutissement de ces dysfonctionnements La

modification de l'architecture des capillaires va provoquer des zones d'ischémie

rétinienne qui vont être le point d'appel de néovaisseaux, redoutables Ils seront

responsables (sans traitement) d'hémorragies dans le vitré, de voiles gliaux, de

décollements de rétines, de cécité

Conséquences de la rétinopathie diabétique (RD)

Comme le diabète entraîne une hyperperméabilité capillaire on va assister à l'apparition d'un oedème rétinien et généralement maculaire qui va être responsable de baisse de

vision

L'autre caractéristique de la maladie est de donner des occlusions des capillaires

rétiniens, ce qui va provoquer une ischémie rétinienne Ces territoires d'ischémie vont entraîner l'apparition de néovaisseaux extrêmement fragiles qui auront tendance à

avancer dans le vitré et à saigner

Ces deux grands types de RD peuvent s'associer et on assiste alors à des ischémies en périphérie rétinienne et des exsudats maculaires

Anomalies du fond d'oeil

Trang 5

Différents tableaux cliniques s'observent : du moins grave au plus grave :

 Absence de rétinopathie diabétique à l'examen biomicroscopique

 RD non proliférante minime :quelques microanévrismes et quelques

microhémorragies, éventuellement une légère diffusion du colorant

 RD non proliférante modérée : nombreux microanévrismes et hémorragies

rétiniennes, petits territoires d'ischémie

 RD préproliférante : vastes territoires d'ischémie visibles à l'angiographie, vastes

hémorragies, veines moniliformes ou en chapelet

 RD proliférante minime : néovaisseaux prérétiniens sur une surface inférieure à une

demi papille

 RD proliférante modérée : néovaisseaux prépapillaires dans moins d'un tiers de la

surface papillaire, néovaisseaux prérétiniens dans une surface supérieure à une demi papille

 RD proliférante sévère : néovaisseaux papillaires sur plus d'un tiers de la surface

papillaire

 RD proliférante compliquée d'hémorragie du vitré, de décollement de rétine par

traction ou de glaucome néovasculaire

 Maculopathie diabétique oedémateuse

 Maculopathie ischémique

Aspect d'une rétinopathie diabétique proliférante:

Madame X consulte pour un amaigrissement récent, une fatique importante La prise de

sang met en évidence une glycémie à 3,96g/l et une HbA1C à 10,6% L'examen

ophtalmologique montre une rétinopathie préproliférante à droite et proliférante modérée

à gauche, qu'il faut panphotocoaguler pour éviter tout risque de cécité

Rétinopathie diabétique non proliférante minime

Rétinopathie diabétique proliférante Photo Professeur André Mathis Hôpital de Toulouse

Rangueil France

Trang 6

Quelques uns de ces clichés angiographiques (cliquer pour agrandir les images):

Clichés Dr Patrice Déglise

Dépistage et Surveillance de la RD : Recommandations de l' ALFEDIAM

Dépistage de la rétinopathie diabétique

Trang 7

diabétique (et éventuellement de façon systématique après 5 années de diabète)

Diabète de type 2:

*Examen du fond d'oeil à la découverte du diabète et angiographie dès les premiers signes de rétinopathie diabétique (et éventuellement angiographie systématique à la découverte du diabète)

*Puis surveillance annuelle ou plus fréquente selon les résultats du premier fond d'oeil

Surveillance de la rétinopathie diabétique

* Pas de rétinopathie diabétique : surveillance annuelle du fond d'oeil

* Rétinopathie diabétique minime : FO + angiographie annuels

* Rétinopathie diabétique non proliférante modérée :

- FO + angiographie tous les 6 mois à un an fonction de la maculopathie associée

- si traitement par laser maculaire, FO + angiographie 4 à 6 mois après le traitement

* Rétinopathie diabétique non proliférante sévère (ou préproliférante):

FO + angiographie tous les 6 mois (sauf conditions particulières)

PPR à envisager en cas de grossesse, d'équilibration rapide de la glycémie, de chirurgie

de la cataracte, de Rétinopathie Diabétique Proliférante ou de Rétinopathie Diabétique Préproliférante controlatérale, chez un sujet à suivi aléatoire

* Rétinopathie diabétique proliférante :

Photocoagulation panrétinienne (rapidité fonction de la gravité de la RD)

FO + angiographie 2 à 4 mois mois après la fin du traitement

(Dans certains cas particuliers, des contrôles angiographiques peuvent être indiqués à des intervalles de temps plus rapprochés que ceux prescrits)

Trang 8

amélioration des techniques d'insulinothérapie et une bonne éducation des diabétiques L'exercice physique sera un facteur favorable.

Le traitement de la RD associe un équilibre aussi parfait que possible du diabète et une photocoagulation laser

Panphotocoagulation rétinienne (PPR) Photo Professeur André Mathis Hôpital de Toulouse -Rangueil France

La rétinopathie diabétique proliférante :

Le but est de détruire les zones ischémiques qui entraînent un appel de néovaisseaux Après avoir mis une goutte de collyre anesthésique, on pose sur l'oeil un verre

d'observation à trois miroirs (ou autre) On réalise quatre à six séances de 500 impacts chacune pour arriver à un total de 2000 à 3000 impacts

On utilise un laser argon monochromatique vert ou bien un laser krypton en cas

d'opacités (hémorragie du vitré) Les impacts font 500µm de diamètre, avec un temps d'exposition de 0,1 seconde, la puissance utilisée étant fonction du résultat On cherche à obtenir un impact rétinien d'un blanc franc

Les résultats sont généralement excellents et on voit disparaitre les néovaisseaux dans les trois mois qui suivent le traitement Cela permet d'éviter la cécité Le patient gardera un rétrécissement du champ visuel comme cicatrice

Certaines RD proliférantes entraînent une photocoagulation en urgence et le patient est alors hospitalisé pour ce traitement; il s'agit d'une course contre la montre S'il se produit une hémorragie du vitré sévère, tout laser sera impossible

En cas d'hémorragie du vitré on peut être amené à réaliser une vitrectomie, et à

remplacer le vitré Cettte opération chirurgicale s'accompagnera d'un laser per-opératoire endoculaire Le chirurgien rétinologue est habitué à ce type de chirurgie difficile C'est lui qui posera l'indication de la vitrectomie en fonction de différents critères cliniques, généraux et angiographiques

Trang 9

La maculopathie diabétique

La forme exsudative est particulièrement difficile à traiter L'ophtalmologiste peut parfois réaliser une photocoagulation laser périmaculaire (en grille ou grid), mais l'indication est difficile à poser et la réalisation du laser est délicate

Il n'y a pas de traitement de la maculopathie ischémique

Un cas particulier

Le diabète mitochondrial associe une dystrophie maculaire réticulée (pattern dystrophy)

à un trouble de la glyco-régulation, une surdité et parfois une atteinte neuro-musculaire

Ce diabète par cytopathie mitochondriale a une transmission maternelle (les

spermatozoides n'ont pas de mitochondries) et correspond au MIDD des anglo-saxons (Maternally inherited diabetes and deafness) Cette maladie est due à une mutation

ponctuelle de l'ARNt de la leucine

Le pronostic visuel est bon

Diabète mitochondrial Photo Professeur André Mathis Hôpital de Toulouse -Rangueil France

Nous ne ferons qu'évoquer la maladie de Wolfram , qui associe un diabète insulino dépendant, une atrophie optique bilatérale, un diabète insipide et une surdité.

-Etude de nouveaux traitements

Le traitement suivant est en phase d'évaluation, et en fonction des résultats il sera peut être utilisé dans quelques années:

-Aptamer (EYE001) : cette molécule dont le nom commercial est Macugen est un

oligonucléotide anti -VEGF (Vascular Endothelial Growth Factor) Ce produit injecté

Trang 10

par voie intravitréenne a pour but de se lier au VEGF présent dans l'oeil malade pour éviter que le VEGF ne se lie à son récepteur normal Cette molécule a montré une

certaine activité dans des modèles in vitro et in vivo, bloquant les néovascularisations Il

présenterait aussi une action contre les fuites vasculaires responsables des oedème

maculaires du diabétique.

Conclusion

On a assisté à des progrès importants dans le traitement de la rétinopathie diabétique Il s'agit là d'une pathologie fréquente qui est parfois sous-estimée ou négligée On ne

devrait plus détecter de rétinopathie diabétique au stade de complications Une éducation

de la population et des acteurs de la Santé semble importante pour éviter nombre de cécités

VAGUE P., RACCCAH D - Histoire naturelle de la résistance à l'insuline et de

l'hyperinsulinisme dans le diabète non insulino -dépendant In : Journées de Diabétologie

de l'Hôtel-Dieu Flammarion Médecine- Sciences, Paris, 1990, p 201-209

SCHEEN A., NEMERY A., LUYCKS A., LEFEBVRE P - Etiologie et

physiopathologie du diabète sucré Encycl Méd Chir (Paris) Glande endocrine

ASHTON N - Vascular changes in diabetes with particular reference to the retinal

vessels Brit J Ophthalmol., 1949, 33, 407

BAILLiART P - La circulation rétinienne à l'état normal et pathologique 0 Doin, Paris,

1923, p 330

Trang 11

BALAVOINE C - Myopie forte et rétinopathie Probl Act Ophtalmol., S Karger, Basel, 1957, 1, 683-688.

FROGUEL P., ZOUALi H., VIONNET N et al - Familial hyperglycerma due to

mutations in glucokinase Definition of a subtype of diabetes mellitus New Engl J Med., 1993, 328, 687-702

KRISKA A.M., LAPORTE R.E., PETTiTT D.J et al - The association of physical activity with obesity, fat distribution and glucose intolerance in Pima lndians

Diabetologia, 1993, 36, 863-869

HERSH P.S., GREEN W.R., THOMAS J.V - Tractional venous loops in diabetic

retinopathy Am J Ophthalmol., 1981, 92, 661- 671

KINYOUN J.L., MARTIN D.C., FuJIMOTO W.Y., LEONETTi D.L - Ophthalmoscopy Versus Fundus Photographs for Detecting and Grading Diabetic Retinopathy Invest Ophthalmol Vis Sci., 1992, 33, 1888-1893

KLEIN BFX., Moss S.E., KLEIN R., MAGLi Y.L., HOYER C.H - Neuroretinal Rim Area in Diabetes Mellitus Invest Ophthalmol Vis Sci., 1990, 31, 805-809

LEWIS H - Anterior hyaloidal fibrovascular proliferation In : Medical and Surgical Retina H LEwis, S.J RYAN Cv Mosby, St-Louis, 1994, 326-329

Sites internet

Un seul lien qui résume l'ensemble du monde du diabète et propose de nombreux liens (associations, sociétés savantes, laboratoires )

Trang 12

Accueil | Photothèque | Annonces | Art | Histoire | Liens | Vue | Maladies | Chirurgie | Homepage |

Nous écrire

Les phacomatoses Introduction

Les phacomatoses regroupent différentes maladies :

la neurofibromatose NF1 de Von Recklinghausen

la neurofibromatose NF2

la sclérose tubéreuse de Bourneville (ci -dessous)

le syndrome de Sturge -Weber-Krabbe

la maladie de Von Hippel -Lindau

et diverses dysembryoplasies neuro -ectodermiques.

Leur origine est en effet un dysfonctionnement du tissu ectodermique embryonnaire

qui formera la peau, le système nerveux et l'oeil Ces trois éléments seront donc atteints à des degrés divers dans toutes ces maladies

Sclérose tubéreuse de Bourneville

Trang 13

des perturbations des reins, du coeur, du cerveau et de la peau Les tumeurs qui

atteignent ces différents organes sont bénignes et sont dues à des anomalies de certaines cellules embryonnaires La plupart des lésions sont des hamartomes.

Historique

Décrit pour la première fois en 1862 par Von Recklinghausen, ce n'est finalement qu'en

1880 que Bourneville donne le nom "sclérose tubéreuse" à ce syndrôme qui depuis porte son nom Le terme de sclérose fut donnée pour illustrer la consistance ferme des

formations et le mot tubéreux (du latin tuberosus 'garni de protubérances') est en rapport

avec l'aspect des lésions, qui sont proéminentes.

Génétique

C'est une maladie familiale, héréditaire autosomique dominante, donc les garçons sont autant touchés que les filles La pénétrance et l'expression sont variables, on peut ainsi

voir différentes formes cliniques dans une même famille

On a pu cartograhier en 1987 les gènes responsables Il semble qu'il y ait 2 gènes

responsables, le gène TSC 1 localisé sur le chromosome 9 (en 9q34) , appelé gène

hamartin, et le gène TSC 2 sur le chromosome 16, appelé gène tuberin (en position 16p13.3) Ce gène semble avoir un rôle de supression de tumeurs.

Il n'y a pas de test génétique prénatal pour l'instant

La lésion initiale de cette maladie est un hamartome astrocytaire, qui est une espèce de

formation que l'on va retrouver à différents endroits de l'organisme

Signes cliniques

Signes neurologiques :

Ils sont prédominants dans le tableau clinique Ils entraînent souvent une enquête

étiologique On trouve :

 des crises d'épilepsies fréquentes

 des troubles mentaux

 un retard intellectuel, dans 75% des cas

C'est l'IRM qui va mettre en évidence des formations intracérébrales de tubercules qui auront tendance à se calcifier

Signes dermatologiques :

Trang 14

Avecl'aimable autorisation du Professeur Bonafé Service de Dermatologie CHU Toulouse -Rangueil France

Ils aident au diagnostic car ils sont très fréquents :

 macules dépigmentées à rechercher en lumière de Wood, la dépigmentation étant due à des mélanocytes raréfiés et des mélanosomes immatures

 angiofibromes cutanés : leur emplacement est typique, sur la face, de part et d'autre

du nez, leur taille est assez réduite (un à quelques millimètres) On peut les traiter par dermabrasion

 la peau de chagrin lombaire apparaît après l'âge de 5 ans et est décrite comme une zone rugueuse de la région lombaire

 les fibromes péri-ungéaux ou tumeur de Koenen sont de petits angiofibromes de la taille d'un petit pois, dans les sillons ungéaux (ongles) Ils apparaissent à la puberté

Signes oculaires

Ce sont des phacomes, des hamartomes astrocytaires localisés autour de la papille, et

souvent trouvés par hasard ou bien dans le cadre d'un bilan général pour troubles

neurologiques On les observe dans 50% des cas

Classiquement on en décrit deux catégories :

Le type I qui est un nodule cotonneux, plat ou peu saillant, de 1 à 2 diamètres papillaires

Trang 15

Le type II plus postérieur, qui est une tumeur mûriforme en "amas de grains de tapioca".

L'angiographie fluorescéinique montre une lésion qui masque le fond chorọdien, puis le caractère vasculaire de la tumeur apparaỵt, et enfin apparaỵt une hyperfluorescence diffuse

de la tumeur

Cliché Dr Claude Levy

Ces lésions peu évolutives n'entraỵnent en principe pas de baisse de la vue qui aura plutơt une origine centrale, à cause des lésion intracérébrales

Traitement

Il n'y a pas de traitement spécifique de cette maladie, en revanche on peut juguler

l'épilepsie par différents traitements médicaux et parfois enlever les tumeurs

Un entourage attentif augmente très nettement le confort de vie des patients

Trang 16

Quelques sites internet :

Orphanet

Association Sclérose Tubéreuse de Bourneville (mise à jour) ASTB 44, rue É mile Lepeu

75011 Paris (01 43 67 49 19)

en anglais:

National Tuberous Sclerosis Association

Tuberous Sclerosis International

OMIM

Trang 17

Accueil | Photothèque | Annonces | Art | Histoire | Liens | Vue | Maladies | Chirurgie | Homepage |

Nous écrire

Séquence de Pierre Robin SPR

Syndrome de Pierre Robin

 une fente palatine en forme de U

 une micrognathie (petite mâchoire inférieure, hypoplasie mandibulaire)

 une glossoptose (chute de la langue en arrière pouvant donner des difficultés

respiratoires(dyspnée ou détresse respiratoire)

Il peut être isolé ou bien entrer dans le cadre d'un syndrome polymalformatif

Trang 18

On a tendance à parler plutơt de séquence Pierre Robin (SPR) car on est en présence

d'une ensemble d'anomalies qui découlent les unes des autres

2) Historique

Maxime Ménard (1872-1926) et Odilon Marc Lannelongue (1840-1911) décrivirent en

1891 différentes affections congénitales dont le SPR.:

 Affections congénitales de la tête et du cou Lannelongue Paris, 1891

Pierre Robin (1867-1950) a détaillé cette pathologie en 1923, devant un enfant qui

présentait une hypoplasie mandibulaire et une langue qui tombait vers l'arrière, gênant la respiration

 La glossoptose Son diagnostic, ses conséquences, son traitement Pierre Robin Bulletin de l’Académie nationale de médecine, Paris, 1923, 89: 37 J Med Paris, 1923, 43: 235-237.

 La glossoptose, un grave danger pour nos enfants Pierre Robin Paris, Gaston Doin, 1927.

 Glossoptosis due to atresia and hypertrophy of the mandible Pierre Robin American Journal

of Diseases of Children, Chicago, 1934, 48: 541.

3) Clinique

L'étiopathogénie de ce syndrome n'est pas connue, mais on pense qu'il s'agit d'une

hypoplasie mandibulaire embryonnaire qui s'accompagne d'une malposition de la langue, entraỵnant une fente palatine

Sur le plan ophtalmologique il est possible de constater différentes anomalies, dans 10 à 30% des cas, plus ou moins associées:

 le vitré est liquéfié et optiquement vide, il existe souvent un décollement postérieur

du vitré avec hyalọde postérieure épaissie et fenêtrée

 la périphérie rétinienne peut être plus ou moins altérée (atrophie, clumping,

palissades )

La SPR est souvent sporadique Une hérédité autosomique est possible dans 10 à 15% des cas

La SPR peut rentrer dans le cadre de maladies polymalformatives, comme le syndrome

de Stickler qui est une arthro-ophtalmopathie héréditaire à transmission autosomique dominante dont l'expression phénotypique est très variable On peut aussi évoquer le syndrome de Wagner qui est très proche du syndrome de Stickler (certains auteurs

pensent qu'il s'agit de la même entité), avec une vitréorétinopathie

La SPR peut se retrouver également dans le syndrome de Weissenbacher-Zweymuller ou

Trang 19

le syndrome velocardiofacial.

4) Evolution

Elle est souvent favorable quand le Pierre Robin est isolé et ne s'associe pas à des

troubles généraux sévères

On est amené à fermer chirurgicalement la fente palatine La position de la langue va se normaliser progressivement Verticale au début, elle va retrouver une position

physiologique horizontale Un environnement médicalisé attentif est nécessaire pour éviter les fausses routes et les troubles respiratoires

Trang 20

Accueil | Photothèque | Annonces | Art | Histoire | Liens | Vue | Maladies | Chirurgie | Homepage |

Nous écrire

Thérapie génique

Rev 15 -01-2003

jmm

1) Frankenstein: une introduction à la thérapie génique ?

Des chercheurs ont créé ce que la Nature n'a pas osé imaginer En effet le mensuel

Nature Biotechnology, de février 2002, relate le travail de l'équipe japonaise du Pr Shigeyuki Yokohama (Université de Tokyo) Elle a créé une nouvelle paire de

nucléotides qui fut incorporée dans de l'ADN d'Escherichia coli Ainsi aux quatres bases

naturelles A(adénine), G(guanine), T(thymine) et C(cytosine), les japonais ont ajouté les bases S (2 -amino-6-(2-thienyl)purine) et Y (pyridin-2-one) Ceci a permis la formation d'un nouvel acide aminé non naturel, la 3 -chlorotyrosine.

On va ainsi parvenir à créer des organismes chimériques inconnus sur Terre

Une société pratiquant l'evolutionary biotechnology history (évolution dirigée) :

Evologic (pas de site internet pour l'instant mais le nom evologic est réservé).

2) La thérapie génique, qu'est ce que c'est ?

ADN en double hélice

Il s'agit d'une nouvelle approche thérapeutique, qui consiste à adapter le

fonctionnement des cellules de l'organisme en modifiant, dans chaque cellule, les

commandes qui sont situées dans les chromosomes Cela doit permettre de soigner

certaines maladies (rôle curatif) ou, un jour, d'éviter que certaines pathologies ne

surviennent (rôle préventif)

Trang 21

On imagine ainsi proposer dans l'avenir cette thérapie en ophtalmologie pour différentes maladies que l'on va citer Le nombre de patients atteints est primordial pour susciter des recherches; certaines maladies orphelines ont peu d'espoir d'intéresser la recherche dans

un premier temps

3) Historique de la thérapie génique

Les années 80 permirent d'explorer l'ensemble des gènes humains, le génome, et de les

répertorier On pense qu'on connaitra la totalité des gènes humains d'ici quelques années

Cette science est la génomique, qui demande beaucoup de travail et d'argent pour

L'ADN est composée d'un grand nombre de parties unitaires, les gènes, qui vont

fabriquer les protéines destinées aux fonctionnement de l'organisme On assiste là à une 'expression' des gènes On peut dire, schématiquement (et de façon fausse), qu'il y a un

gène qui est responsable de la couleur des yeux, un autre qui est responsable de la taille

de l'individu

Il y a ainsi entre 50.000 et 100.000 gènes qui dirigent l'organisme.

Les gènes sont formés d'un assemblage d'éléments placés côté à côte, appelés

nucléotides formés d'un sucre à 5 atomes de carbone, le désoxyribose, d'un groupement

de phosphate et d'une base azotée parmis les quatre possibles : adénine, guanine,

thymine et cytosine Ces bases azotées sont complémentaires deux à deux et reliées par des liaisons faibles hydrogènes Elle se relient ainsi: adénine -thymine et cytosine- guanine.

Un gène : un fragment d'ADN

Trang 22

Le génotype (ensemble des gènes) de chacun de nous correspond à un phénotype (taille,

couleur des yeux )

5) Buts de la thérapie génique

La thérapie génique va essayer de modifier les gènes qui sont déficients et fonctionnent

mal Il faut donc agir au sein de chaque cellule malade sans altérer les cellules saines Le but recherché, complexe à atteindre, est donc la modification de la production des

protéines

Pour cela il faut :

connaỵtre les gènes responsables de la maladie On réalise un séquençage de

l'ADN, c'est à dire une étude des nucléotides qui la composent (génomique

structurale, informationnelle et fonctionnelle) L'étude de l'emplacement des gènes permet de savoir ó se trouve la zone responsable de la pathologie

 créer un gène sain en synthétisant une chaine de nucléotide

 incorporer cette chaine dans un vecteur viral ou non-viral

 sélectionner avec précision les cellules cibles qui devront permettre l'entrée du gène

 introduire le vecteur avec le gène dans la cellule

 lui éviter d'être détruit dans le cytoplasme par les enzymes, les lysosomes

 lui permettre de passser dans le noyau cellulaire

 l'incorporer dans le génome de la cellule

 faire en sorte que le gène soit 'exprimé', et qu'il permette la synthèse de la protéine saine, en quantité suffisante

 espèrer une action pérenne et éviter les effets secondaires

6) Les vecteurs

Pour aller modifier les gènes des cellules, il faut utiliser des vecteurs dont le rơle est d'apporter le transgène nécessaire aux cellules Une nouvelle science émerge

actuellement, la vectorologie

On décrit deux types de vecteurs:

Les virus qui ont la capacité de pénétrer les cellules et de mélanger leur matériel

génétique avec celui des cellules Ce sont donc de bons candidats vecteurs, mais il y

a différentes difficultés qu'il faut surmonter La virulence du virus doit d'abord être

très atténuée pour ne pas rendre malade le patient, et il faut aussi diminuer les

réactions immunitaires qui vont s'attaquer au virus Il faut donc baisser autant que

possible son pouvoir antigénique pour éviter les réaction immunologiques

(formation d'anticorps, mobilisation des lymphocytes, activation du complément )

Les virus ont l'habitude de s'adresser à un grand nombre de types cellulaires, alors

Ngày đăng: 18/06/2014, 10:05

TỪ KHÓA LIÊN QUAN