Par 175 degrés, j'ai trouvé que l'excellente dréche est — et le mercure ainsi que Thuile de vitriol par 600; l’or , l’argent , le fer.et la plupart des autres” métaux surpassent, en fon
Trang 1¬
` L’ AR T-
TRADUIT DE L'ANGLAIS,
D) E M C OMBR U_N E: |
RENFERMA NT les principes de la théorie
ef ceux de la Pratigque
OE A BMD
A PARIS,
Chez ue Nonmanr , libraire , rue des Prétres-
S.- Germain-l’Auxerrois , n°, {5 vis-a-vis l’Eglise 2 , 6!1š
a
SN nnonuaang
“tanxxxxsxssseee Py
man xá: |
ÂN X., —nSoa,
Trang 3
AVANT-PROPOS
, Cer ouvrage, fruit de vingt années de-médi-
tations et d’essais , 'aét é donné en Angleterre
par M Combrune , et dédié par lui au ccélè-
_bre Piérre SHaw, médecin du Roi et membre
du Collége-Royal de Médecine, ainsi que de
“la Société Royale de Londres Cette brochure
est devenue en Angleterre , le guide de tous -
~
les brasseurs Une ‘traduction Allemande ena
été faite en 1796, et nous avons cru que cet
ouvrage seroit de nature a fixer lattention
des brasseries frangaises ; đautant pÌns que,
soit par ignorance , soit par le désir de faire
des gains illicites, nos brasseurs ne nous four-
nissent , en général, que des bierres foibles ,
đernière considération , qui nous a ericouragés
dans la résolution d’en offrir la traduction au A 3
Trang 4
°
vj public :, Je traité de Lunéville vient dincor-
porer a la France la Belgique , et un grand nombre de provinces Altemandes, dans les- quelles on soccupe principalement 4 brasser
de la bierre Le brassage de la bierre y est
méme un objet d’un rapport public, et trés considérable [| peut devenir extrémement in- téressant 4 nos nouvelles possessions, de con-—
noitre les.erremens et les principes sur lesquels
les anglais brassent leurs bierres , dont la ré-
putation s’¢tend au loin Dans une entreprise
de cette naturc, dans une matiére aussi séche
et aussi systématique , il a été impossible de soigner la diction : dans cette circonstance , il
a fallu sacrifier l'agrdable 4 l'utile Heureux sĩ,
| pour prix de notre démarche , les brasseurs
francais parviennent a en retirer des avantages , 2
et a donner a leurs bierres un degré de per- fection qui tes rende et meilleures et moins mal-saines Ce sera ta plus‘flatteuse de nos ré-
compenses -
> “e
`
Trang 5Qvorgue le fou soit la principale cause, ef
pour ainsi dire le principe de chaque variation
dans les corps, et quoique certaines gens, qui
ne eonaoissent point la chỉmiè, affectent’ den
comprendre la nature, if’n'en est pas nidins |
certain que rien né nous ‘est phis’ iácöripré-
hensible, et que rien ne trompe davantage nod
plus exattes recherches vo |
về
Trang 6
(8)
tens; l’ceil peut étre trompé , et se persuader
qu'une barre de fer, pour n’étre point rouge,
ne contient plus de feu, quoiqu'il y en ait
encore assez pour occasionner des douleurs
L’attouchément est également peu str ; car un
corps qui renferme des particules innombrables
de chaleur, au toucher sera froid, lorsqu’il le
A Pégard đe la nature du feu, les philoso- phes sont engagés dans une discussion essen-
tielle, pour savoir s'il a été formé ainsi dans |
Torigine par Ìe créateur, ou s'il peut étre pro-
duit, “dans les corps mécaniquement;` c’est-a-
dire par une altération causée dans les parties
Ce qu'il y a de bien certam, c'est qu'on peut produire dans chaque corps la chaleur par le -frottement; mais #1 importe, peu a l'art de bras-
ser'de savoir si ‘cette chaleur y existoit aupa- ravant , ou SI elle a été provoquée immédiate- ment par le mouvement ; car les effets, qui sul
- Le leụ a.la vertu., d'étendre tous les corps, |
tant ceux quit sont durs et compactes, que ceux,
qui sont liquides Une verge de fer, qui a pu
passer au travers d'une bague du méme métal,
Trang 7En mettant un fluide dans un verre a gros
ventre et a goulot étroit et en marquant exactement la hauteur qu'il y tient, alors on verra ce Muide, lorsqu’il fait chaud, monter
_ Lextension des corps fluides par la chaleur est encore différente , selon la diffrence du
fluide; on pourroit dire, à quelques exceptions prés, qu'elle est en proportion de leur densité
De l'eau de pluie, bien limpide , échauffée in- sensiblement jusqu’a.ce qu'elle soit parvenue 4 bouillonner, s’étend 4 1/84 de sa-masse, de
maniére que 85 gallons’(2) d'eau bouillante,
noe ate
(1)On trouve sous ce rapport, a Pégard da fer méme, une singuliere exception; ce n’est que dans un certain
Megré de chaleur que ce métal s’allonge , et encore bien
moins qu'un autre qui seroit plus ou moins épais: : lors- qu’il est fondu, il embrasse un espace moins considéra- ble qu'il ne faisoit lorsqu’il étoit revétu de sa forme solide Cette circonstance nous rendra sans doute cir= conspects a Tégarà des regles générales par lesquelles
la nature semble n’étre nullement lide ( Voyez les Mémoires de l dcadémie des Sciencess) CO co sọ
(2) Un gallon contient quatre mecures anglais GS.
Trang 8(10) `
en se réfroidissant , n'en donneront que 84, et
85 gallons de dréche bouillante n’en fourniront_
méme pastant, parlaraison quela dréche con-
tient beaucoup de particules huileuses, qui pos~
sèdent la propriété: de s’étendre davantage,
d'aprés cela, nous concevons pourquoi la chau-
dière 4 brasser, qui contient un nombre donné
de tonneaux de dréche bouillante ne fournit pas
uine égale quantité de tonneaux de bierre lors-
qu'elle est froide
Les corps, par le moyen du feu, sont ou
affoiblis ou détruits dans leur contexture : les
plus durs se fondent, et coulent a l'aide d'un
degré plus considérable de chaleur; ceux đ' une
nature végétale se décomposent , et se divisent
par ce moyen en parties primitives Il faug
cependant avouer que les corps de cette
nature, en approchant du feu, deviennent
a abord roides; mais cela provient de I'évapo-
ration des particules aqueuses , qui s'opposolent
4 une liaison plus compacte de la matière sò-
lide : ce n'est que de cette manitre seulement
que le feu fortifie certains corps
Que l'essence des corps devienne par le feu
Trang 9we
(xr)
molle et poreuse, cela paroit étre une consé-
quence de l'extension; car un corps ne sauroit étre dilaté qu’a l'aide des particules qui ‘allon- gent davantage., et si ces particules ne peuvent reprendre I'état qu’elles avoient lorsqu’elles étoient froides, alors le corps restera, dans sa
contexture, plus n mow qu'il n’étoit avant d'avoir
essuyé la violence du feu: il en est de méme
Le feu peut étre introduit, dans la plupart des corps, comme lair, l'eau, la cendre , le sable, etc.; l'effet paroit étre différent selon les
‘dispositions diverses, Il existe , il est vrai, une différence entre bouillir et rÔtIT ; cependant tous deux tendent vers le méme but, savoir
_đobtenir la chose voulue, et cela en propor-
tion du degré de chaleur qu'elle a deja éprou-
vé Plus la dréche est séchée , et mieux elle
brassée se conservera aussi en proportion de
la sécheresse Plus l'eau qu’on met a la dréche
est chaude (pourvu toutefois que sa chaleur
n’excéde pas le ‘plus haut degré extrayant):, meilleure.sera Ja liqueur, et mieux elle se con- servera La derniére considération du feu ou de
la chaleur, relative àÏ'art de brasser, consiste dans
7
Trang 10C12)
la connoissance de ses différens degrés , “ainsi
que dela manitre de les appliquer convenable-
ment A cet égard , les chimistes et d'autres ont
fait de longues recherches; d’abord on distin-
guoit.plus-ou moins de feu d'une maniére ‘in-
certaine et indéterminée; comme le premier, đe -
deuxième, Ìe troisième et le quatrième degré
de chaleur; mais on ne nuangoit point une
chaleur connue et déterminée par des procédés
- ñxes Depuis Finvention du thermomètre nous
sommes en état đe régler le feu avec la plus
grande précision On fait des thermométres
sur différentes échelles, et lorsqu’un degré de
chaleur est indiqué, on devroit, pour éviter
toute erreur, indiquer aussi l’échelle dont on
s'est servi J’ai ‘toujours fait usage de ceux de
Fahrenheit; car ils sont les meilleurs, et les
plus généralement répandus Selon cet: instru-
ment, 32 degrés forment le point dé congé-
lation, c’est- a-dire ov l'eau commence à se
changer en glace Les limites de la végétation
sétendent de 32 ago degrés selon la chaleur
des différentes plantes, ou celle qui existe dans
leur atmosphére Boerhave a mardué : le 40°
‘degré pour la première chaleur de fer-
mentation, et le 80° degré pour la đernière :
`
Trang 11moyenne On dit que la chaleur de notre corps,
orsque nous nous portons bien, est de 98 d.,
et que les degrés, depuis 105° jusqu’au X
112°., indiquent un état de fievre Par 175
degrés, j'ai trouvé que l'excellente dréche est —
et le mercure ainsi que Thuile de vitriol par 600;
l’or , l’argent , le fer.et la plupart des autres” métaux surpassent, en fondant ; cette chaleur ; plus grande encore\qu’aucune de celle-la , est
a chalear qu’ on trouve dans la dioptrique de TchữnÀausen, ov dans le miroir concave de
Villette; on dit qu'elle (la chaleur) fondoit les
expériences ont conduit 3 jusques - la; mais on ignorera probablement toujours: le plus ou le
moins de vertu: de cet élément.
Trang 12secours de l'aiy ; est un Instrument néeessaire a
la fermentation, : en conséquence:les brasseurs,
devroient en connoitre la vertu et les propractés
principales Par Fair, on entead nne substance fnide ; a peme perceptible ‘aux sens, :laquella
nese manifeste que par, la nisislahce qu’elte fait
_ qux corps Nous le trouyona súr Jasurface che
gobe, doi il séléve: & une hauteur Constdhó-
rable; envisag¢ sous ce point::de vue ;: on
Vappele atmosphère La pesanteur de I’air est
a celle del’eaucomme I est A850, etsa puissance _ pesante, égale 2 4 celle d'une trombe de 33 pieds
de hauteur; dé magitre que la surface d’un’ pied carré éprouve par I'air une pression égale —
au poids de 2,080 livres L’élasticité est une propriété qui n’appartient qu’a un des quatre
Trang 13(15) | élémens, savoir & l'air qui varie en proportion
de la pesanteur: Il en est de cet élément comme
des autres, on le rencontre rarement dans une
condition pure Selon Boerhave Ja mulliéme par-
‘tie d’air ordinaire consiste en particules aqueu- _
ses, volatiles, ‘huileuses, salines, et autres qui
-y sont répandues; lesquelles ne pouvant étre que
- peu ou point Comprimées, soppesent en géné- val:‹à ‘la: fermentation Par une conséquence
nécessaire, la fermentation ne-s’dtablit jamais menx que da ot: l'air-est le plus pur Le méme
_ auteur présume que les-derniéres particules d’air _somtelloement` attachées:ensemble qu’elles ie
phuvent ; pout pénétrer facilament dans les
‘plus petits: pores:des: corps; tant solides que
finigles: Aussi, ceux’ qui connoissent l'art ce | beasser, concoivent: aisément pourguoi l'eau
drds-bouillante , qui enkeva de-la dréche de
fortes particules huileuses, donne en méme -tems :des extradbidns: ‘qui ne favorisent point
Jaflrmentation.,tandis que les builes s'opposeint
-ala libre pénctration: de lair, et pourquoi, par
dan semblablesprincipe, la: fermentation s'éta- hit si wapiddmehtidans les forbles: extractions
wquarde tout:saigrit brentét -
Aidt, semblable Hux auires corps, sétend,
Trang 144
( 16 )
se raréfie par la chaleur, et manifeste son
€lasticité en proportion du nombre des debrés
:de feu qu'il a obtenus; en conséquence, plus
Ja saison sera chaude, et plus la: fermentation
“sera active et_violente
' Lair contient beaucoup d’ eau, et péndtre ‘et
_Binsinue dans chaque objet’ qui en est suscep-
tible : la pesanteur produit néeessairement:des
effets innombrables L’eau, contenue dans
lair, devient' par son mouvement plus active ;,
_ c'est pourquoi les gommes salines.t les partieu-
‘Jes savonneuses qu’il rencontre sont dépÌacées.,
‘et en quelque sorte décomposéées Comme de
semblables matiéres composent les principales
parties de la dréche, on appercoit dés-lors la
raison pourquoi la dréche qui est vieille,:.ou
qui a été: long-tems exposée a l'influence
Tous les corps qui étant dans un état inad-
tif restent long-tems dans la: méme ‘placei,
vatteignent ce degré de chaleur que lair lui-
trouve- dans Ìes-cuves doat.-Ìles brasseurs ÍOrit
usàe, a presque lè -mềme degré de chalepr
.quindique le thermomètre dans l’ombre, 4
f
‘de l'air, fournit plus copleusement que celle |
Trang 15
C17)
Tégard de Faix, lorsam'i indique un froid ‘sous
Te point de congélation , ou sous les 32 degrés,
et que l'eau n'est point encore prise; alors la _
raison en est qu'elle n'a point €té assez long-
tems exposée au froid pour en avoir été entit- *
rement pénétrée; car l'eau ne prend point sur-
le-champ le méme degré de temperature que
lair, principalement a cause de sa ‘densité: de
_ plus, par la raison qu'elle a été tirée des puits
profonds et chauds; ensuite parce qu'elle est
conservée dans un état de mouvement; et enfin
par bien d'autres circonstances semblables: :
sous ces rapports nous ne ferons point:d'errear
grave en.estimant sa chaleur 4 33 degrés - -
Il n’est point aisé de bannir lair des corps
solides ou fluides L’eau doit bouillir deux
heures avant d’étre dégagée de la plus grande
partie de lair qu'elle renferme, et que la cha-
leur parvienne a bannir cette plus grande par-
tie d’air ; en voici la cause : l'eau apres avoir
“pouilli deux heures contiendra , lorsqu’elle
sera gelée , des cldches au lieu d’air.; c’est ausst
ce qu’on trouve toujours dans la glace qui
forme une masse cristalline
Comme lair qui contient de l'eau agit assez
puissamment pour rendre ce fluide plus actif,
B
Trang 16(tổ)
if résulte aussi que l'eau, qui aura été le moins
exposée au feu, pourvu qu’elle soit assez chaude, donnera les plus fortes extractions La
cuison de la drèche non-fermentée , ou le
moat, contiennent une grande quantité de sel
et d'huile; en conséquence un plus grand de-
gré de chaleur est nécessaire pour les faire
bouillir: c’est pourquoi on dégage, dansle méme espace de tems, une plus grande quantité d’air
de la dréche bouilante que de l'eau bouillante;
et comme I'air ne pénétre pas sur-le-champ
dans les mémes corps, lorsqu’ils sont réfroidis, ils ne fermenteroient jamais d'eux-mémes, si
la levure ne prenoit point la place et ne com-
semblables extractions se corromproient et pouriroient, parce qu'il leur manque I'air in- térieyr élastique, si indispensable pour pro-
duire la fermentation
Quoiqu’on trouve de lair dans chaque
ñuide, cependant sa quantité varie suivant les
différentes espéces; en conséquencé il _n’est
_guéres possible de déterminer au juste quelle
quantité d’air la dréche doit contenir; proba-
blement, telle quantité qui suffiroit aux besoins
Trang 17
(19°)
d'une espéce, ne seroit point une proportion
convenable pour une atitre espéce
C'est de cette maniére que l'air enveloppe,
touche , Circonscrit et presse tous les corps;
il s‘insinue dans leurs parties pénétrables, exerce _ -
toute sa vertu tant sur les solides que sur les
fluides, et se réunit aux corps od il trouve
quelques élémens pour lesquels il a un pen-
chant naturel Par sa pesanleur et son mou-
vement perpetuel, il remue avec force les par-
ties du corps dans lesquelles jl est contenu, il
les frotte et les méle intimement les unes avec ,
les autres S'il en divise quelques-unes et s'il
en amalgame d'autres, il produit toujours des
effets particuliers, et qu’aucun autre moyen ne
sauroit donner facilement Liexpérience sui-
vante prouvera combien I’air posséde de vertus _ `
toutes spéciales :
Lorsqu’on a préparé convenablement les
objets susceptibles de fermentation, et qu’on
les a posés dans le vide de la machine pneu-
matique du sieur Boyle, ils ne fermentent pas, —
quoiqu’on agisse sur eux au moyen đune cha-
leur proportionnée; dégagés de leurs particules
d’air, ils restent au contrajre sans subir aucune
altération
Ba
Trang 18des besoins de la vie, on dévroit croire que
la nature de cet élément seroit parfaitement connue; néanmoins ceux qui ont examiné la chose avec la derniére attention, avouent qu'il
est extrémement difficile de sen faire une idée
juste Une cause de cette difficulté consiste sans
doute en ce que l'eau ne sauroit étre aisément
séparée des autres corps, et que ces mémes
corps ne sauroient |'étre facilement de l'eau
Lorsquon sèche long-tems de la corne de cerf, elle oppose a la lime plus de résistance
que le fer, et malgré cela elle donne, lors de
fa distillation, beaucoup d'eau J'ai déja ob-
servé que Ïair y est étroitement mélé, et que
probablement il n‘en’ est jamais entitrement
t
Trang 1921 ) | séparé, excepté đam le vide-air (1) Comment
est-il donc possible de dégager Feau de toutes
les molécules étrangéres? ‘Nous observerons
qu'elle est dans son état le plus parfait une li- queur trés-fluide, sans odeur, sans godt, sans
couleur et transparente, qui, 4 un certain de-
gré de froid, devient une, place fragile, dure,
.et vitreuse
‘La légdretd dans l'eau est regardée comme
une perfection, attendu que celle qui pèse le
moins est censée étre la plus pure; de-la nait
la grande difficulté de déterminer au juste le degré de pesanteur qu ‘elle devroit avoir Les
eaux de pompe, đe rivière et đe source, par
leur amalgame ‘avec des substances ‘safines 7 terreuses, soufr ées et vitrio dliques, | deviennent
bien plus‘ pesahtes qu elles 1 ne Te: seroient dans
Dun attre: 'côtẻ, la pesaiiteur de Teau peut étre dimimnuée par und augmentation de chaléur
ou the ‘addition đam, alors’ elle’ prend 1 une
autre étenlué, “Une pinte ‘deau, de Pluie, 3
Trang 20€ 23 )
la plus pure, doit peser 15 onces 1 drachme
et 50 grains ; mais par suite des principes ci-dessus énoncés, il dojt exister une différence
proportionnelle , , déterminée par la diversité
| Une autre vertu de l'eau , commune a toutes les liqueurs consiste dans sa fluidité ,
qui est si grandé qu'un trés - petit degré
de chaleur au - dessus du point de congé- lation occasionne son évaporation Selon moi, peu de brasseurs ont cherché 4 connoitre la:
grande proportion d'eau, employée au bras-
sage , qui se perd par Tévaporation Plus l'eau est pure et plus elle s'évapore Lieau de mer qui, comme on l’admet, contient une quaran- tiéme partie de sel, résiste a la violence du feu
avec plus de force, et se réduit moins que celle qui est pure; néanmoins, comme le, feu a la fin parvient a diviser la plupart des corps, pour
| ne pas dire tous, et sépate les particules épaisses
des lêgèn es, ainsi une ébullition forte et conti-,
presqu 'entièrement ‘le moit, ot la dréche ex-
foe aa gene em at " "` ~~ eo nme eee xe
traite , des saletés qui pourroient peut-tre $e`
| Boethave croyoit que Ìes dernidres ganieoles
Trang 21
(23 }
de cet élément étoient bien pÌas petÌtes que
celles de lair, attendu, que Feaw pénétrolt à.-
travers les pores etlesintervalles du bois, qui ne
laissent jamais passer le manindre air dlastique’;,
de méme, ajoute-t-il, il:mexiste aucun fluide —~
connu, exqepté le feu, qui péndtre par‘ chaque:
corps, et dont les partiessoient plus-cxeusantes®
que celles de feau Quorque Beau soit un re-'
méde généralement-dissolvant:, ona des: vases”
qui la conservent:; et cependant.ces mémes :
vases laissent filtrer |:épaia sirep:desucre’, pares
ce que le, qucré se fast jourda dissolsautiles sub- - _ stances coriggas-et- huileuses: dos bots bà
Ôw dịt: ah boat:¿ lorequ el - sett entiờre-)
raeni raswasiée par le fen.aÌors cédwmt:à lm-: pulsion dé, ceti dément, elle: setivne-arde fortes ébullitions., J'ai-déja observd:quievant que ce mouvement! vielént.n'att -fieu:,-elle: tenoit <°
conséquenek sa: brasseury- qui veut faire: une?
grande atieation doit:, sibveut rédaire sa: He
prendre cette extensian, tandis ' La en ate |
BE”
Trang 22€ 24 )
boujllant ‘est remplie:et saturée da aufant đe feu
tựu ‘alle en peut contenir, de méme- cela peut
ausst:arriver a:toute autre substance’ ¢ qui sy’
laisse _déeom poser :; “et quoique Peau: ne - đé- ` coiripose quune.quantÌté ddnyé&é đe thaque `
Sabstatioe, qependant elle peut: én ménte tems
ef avecirume certaine proportion ° ‘en’ prendre’
ung, autre Par éxemple , quatre onces d'une
onae: deisel ordinaive) dt sin’ admet cette
prepor tion comme ke maximam‘de 3# ddantité '
ell¢, recdvnareintcorte deux ‘s¢vupales’ d'une‘au-
tee quaht¢-de: sels savoir ¡ du isabpétré › đe mê-
me la plus forte extraction đe: dưèohe petit en~'
p4rtEsnent: :au houblonÌ, sqgdoinde:-đan4 te!
proportion‘cincohserite: Ceoi rðtalte› đề la pel-, ligule :légkte set: amidre: qui nage souvent stir 'la ' surface de la’ ipremidie extraction db ‘la: bierre' rouge laqittelles est:.ordinalrement siinchar ede de-houblon j dersquiom Uy: bi: je98e đà: +quantité '
convenahle: -GCommeileau alest-idint ni état:
de.contenin ef :s0i tout: ce’ que la cheleut dép
16t qu'elle commence a se refroidig;-:).) 60 2229
Trang 23
\ (25 )-
venir de semblables fautes, afin de ne point
laisser bouillir dans la premiére cuisson, plus
_ de houblon qu'elle ne sauroit en supporter 3
et comme le houblon , elle doit encore étre
en proportion -de la chaleur’ des extractions
et de la quantité d'eau employée : deux et trois essais deviennent nécessaires, avant de pouvoir
indiquer -Ìa proportion convenablé pour les;
différentes esDèces de boissons Cependant on
ne sauroit les:faire avec trop d’exactituds ; |
car la premiére extraction n‘a point encore la
propriété conservatrice que donne le houblon 1 selon sa nature et ses parties substantielles
versement> sélon la quantité đe feu qu elle con- tient ; đar.eonsÉquentsa chaÌeur pour brasser,`
est un abjet-de la plus haute importance , et doit vaner.selon la pfoportion de la sécherésse~
et de Iai nature:de la dréche ; c’est-a-dire ,
suivant que‘leaw a la gtemière ou à lạ đer-`
nsere extraction , a étó Tipandúe: dessus , am,
conserveb: lá bierre Ces divers | points selon |
moi , peavent ôt7e déterinints đè la tmanière `
La fermentatzon ne sauroit avoir lieu sans éau;, ›
Trang 24(:26 ) mY
quoique l'eau ne soit pas elle-méme la matiére
dela fermentation, maisseulement le moyen de:
la favoriser
_ [eau est aussi nécessaire a la fermentation que la chaleur et.!'air Le cultivateur qui en-
tasse en meules son foin ow son bled., avant que
l'un ou l'autre ne soit entièrement sec, apprend bientét a connoitre les terribles effets d'une
trop grande humidité , ou de I'existence de l'eau
qui s'y trouve, C'est pourquoi on doit: avoir: son de sécher tous les végétaux qu’on veut conserver long-tems Le brasseur doit éviter: avee soin d'acheter du houblen qui a été mis mollement dans des sacs , ek qui a été con-
mệme dacheter de la dréche, qui aprés ‘étre
sortie du four , a été trop-tôt, aspergée d'eau °
L’humidité donne naissance a une fermenta-:
tation que le défaut-d'air suffisantarréte bientét;
mais comme la chaleur quien a.été produite
reste , alors chaque petit grain, commence a:
germer, et forme une mousse-qui meurt bien |
tét, mais qui laisse aprés soi: un gout de pour- >
riture et de mojsi-; gout qui domine-ensuite
plus ou moins , dans la bierre fasteavec ectte
Trang 25(27)
Nous avons déja eu occasion d'observer que
- Teau n'est point, comme quelques-uns l'ont
cru , un dissolvant universel ; certes, elle ne
produit pas de semblable effets dans les méy taux , diamans , ou autres pierres et substan- ces Par elle-méme, elle n'est point en état de
décom poser les huiles; mais elle se laisse méler avec |’ Alcohol, c'est-a dire avec l'esprit-de-vin
le plus subtil , qui est la plus pure huile végé-
tale du monde Tous les corps, savonneux , tant
artificiels que naturels , fixes ou volatiles , y
fondent trés-facilement; et comme beaucoup
de parties de la dréche peuvent y étre décom- posées, il faut qu’elles soient savonneuses ow
qu’elles puissent , par la chaleur , parvenir a se
méler de la méme manieére avec ['huile et l'eau
Lorsqu’une substance savonneuse se décom:
pose dans l'eau, elle écume , forme des bulles
et monte en I'air; en conséquence , nous trouvons ces symptémes aux.extractions de
la dréche, dans la cuve inférieure , od l'ex- traction s'écoule Mais des bjerres foibles et
sans vigueur, qui renferment -les sels de la dréche , sans avoir la quapiye d'huile néces+ saire , ne donnent point’ d'écume et laissent
ordinairement tomber une partie du blé égrugé
& +
Trang 26( 28 ) | sous la forme d'une farine blanchatre , sans qu'elle soit décomposée Semblable chose ar- rive, lorsque l'eau est trop chaude pour I'ex-
traction; car, comme on en retire alors plus
@huile qu'll nen faut pour étre en équili- bre avec les sels, l’extraction lombe avec peu
ou point d'écume ; mais sans déposer de
farine dans la cuve inférieure Si on augmen-
toit la chaleur de l'eau au-dela du dernier
degré dont on a fait mention , et de maniére
% ce qu'elle s'’opposat 4 action de l'air néces- saire pour’ extraire 1a liqueur , alors on com-
mettroit la faute que les brasseurs appellent
setting the goods, déplacement du fond Au
heu d’obtenir une bonne extraction , le tout
se reserre dans des masses presque indissolubles
dont on peut rarement rétablir la Jimpidite
Ce seroit ici le véritable lieu d’observer la
différence entre les eaux de pluie, de pompe,
de riviére ‘ét d’étang ; cependant comme la différence de-Fenu, pourvo qu'elle soit dou-
ce , n’est point très - 1mportante: dans l'art de
brasser , et- que cet art repose bien plus sur la disposition convenable de Ia chaleur ; comme
epfin l'eau douce existe dans la plapart des
Trang 27en-(29 ) | droits o& on est dans lhabitude de brasser ;
il est évident, qu'on brassera avec un égal avan-
tage chaque espéce de bierre, ou d'aile, toutes
les fois qu’on sera en état d’employer la drè-
che et le houblon , conformément a leurs
diverses vertus Si jusqu’a ce jour , le préjugé
ot l'intérét sont parvenus aattribuer a cer-
tains endroits la réputation de faire des bois-
est , que le succés, dans les tems ot les prin-
cipes de l'art étoient absolument inconnus ,
nia été dd qu’a l'expérience , et que des cir-
constances heureuses ont conspiré, la ow se fai-
soit le plus grand débit C'est ainsi que dans
le tems, ot on ne connoissoit pas la véritable
raison des diyerses propriétés observécs dans les
boissons particuliéres , on a attribué gratuite-
ment a l'eau, dont on s’étoit servi, la cause de
leur bonté ou de leur défaut : et les habi-
tans de ces endroits, privilégiés par le ha- | ,
sard, surent bientôt y trouver leur avantage, -
en mettant cette réputation a profit Mais des
principes fixes et sirs , accompagnés d'une
pratique également éclairée , répandront cet
art davantage , et donneront a ce commerce
un plus grand relief, si nous établissons le
Trang 28mé-(3o } |
rite de nos vins d’orge , sur des calculs stables
et non sur des préjugés Cette vérité acquer-
"observations sur l'eau , de plus grands dévelop- pemiens Mais Boerhave, Shaw et Hales, ayant
discuté cette matiére avec une étendue sa-
tisfaisante, je craindrois, par de nouveaux dé-
fails , d'abuser dé la patience du lecteur
Trang 29Le SPRIT đordre et.de méthode mimpose
obligation de dire’ quelques mots sur cet
élément Le célébre chimiste , dont nous avons
déja plusieurs fois invoqué l'autorité, entend,
par la terre , un corps simple, dur, friable et
fossile , toujours dans le feu , mais sans y fon-
dre et sans étre décomposé par l'eau, lair
et l'alcohol, ou 'huile Ces qualités forment le
caractére d'une terre pure, que nous pouvons
aussi peu préserver de tout mélange qu’aucun
des autres élémens Quoique la terre soit une
des parties constituantes des végétaux, il nous
paroit cependant inutile d’en dire davantage ,
attendu que , pour brasser , on n’en fait ja-
mais d’autre usage que pour précipiter quel
quefois les matiéres Celui qui désireroit con-
noltre plus particuli¢rement ses attributs , pour-
roit consulter un des trois auteurs ci-dessus
“ pommés, ou méme tous les trois ensemble -
Trang 30( 32 )
CHAPITRE V
Du Thermométre
C ET instrument est destiné a indiquer l'ac-
croissement et la diminution de -la chaleur Comme cette opération se fait par des nom- bres, elle nous fait connoitre , en idée, la quan- tité de feu dont, en tout tems, chaque corps
est rempli, lorsque différens corps sont joints
ensemble , et Ie degré particulier de chaleur
de chacun d’eux Le thermométre nous ap- |
prend a connoitre le degré de chaleur qu'ils atteignent, lorsqu’ils sont parfaitement mélés en- semble , en supposant toutefois que l’efferves-
cence, dans leur chaleur, ne produise aucune
altération
On ne connoit point au juste le nom de
]inventeur de cet excellent instrument, quoi-— qu'on en ait attribué le mérite a plusieurs
grands hommes de différentes nations, afin
ide les honorer, eux et leurs pays On en vit en Italie , au commencement du seizi¢me siécle
Les
Trang 31( 33 )
Lespremiers Inventeur› ơnt étế bien loin
“de lui donner le degré de perfection quit
posède aujourd'hui Comme alors , 1Ì nẻé-
toit point fermé hermétiquement , la pe-
-santeur de Il'air et l'extension de la chaleur
agissoient en méme tems sur le fluide qui y est
renfermé L'académie de -Fiorence fit a ses
thermométres cette amélioration , qui leur as-
sura d'‘abord un débit plus général ; mais com-
me le plus haut degré de chaleur de Ïinstru-
ment , construit par les Florentins , étoit dé-
truit par Jes plus forts rayons du soleil de leur
pays, une fixation aussi incertaine, et chan-
geant a chaque endroit, jointe an d¢faut d'une
échelle fixe et générale ; rendoit' tous Jes essais
faits avec ces thermomètres, đe: peu đ' intérét
Boyle, Halle, Newton, et plusieurs sates
grands hommes, ont jugé cet! instrament digne
en faisant leurs calculs , a poser ‘deux points
invariables , et a établir ,- par leurs moyens,
le premier, fait usage du degré de feau bonil-
jante, pour marquer avec des dégrds ses ther-
mométres 4 mercure Fahrenheit trouva ea
\ :
Trang 32
( 34 }
effet, que la presion de lai dans sa plus
grande vertu, produiroit dans ce point un”
changement de degrés Il en tira la consé-
quence , que le thermomttre qui serait cons-
truit ay moment o& l’air se trouveroit dans
son état moyen , seroit presque sous chaque
rapport assez exact On ayoit déja long-tems
avant que le degré-de la chaleur, c'est-a-dire
de l'eau bouillante, fat parfaiement indiqué,
proposé divers moyens pour en déterminer
un autre Le paint de la température dans une
‘volte profonde , ot dans une cave , od ['air
@xtérieur ne pourroit peint pénétrer, fut in-
diqué, par plusieurs, comme étant le seul véri-
table Cependant an trouva trop difficile de
déterminer quel étoit.ee degré , et s'il ¢toit in-
variable et général A la fin, on ‘songea ay
point de la congdlatiom de l'eau ,-et quoique le
docteur Halley et quelques autres aient doutd
que l'eau puisse toujouzs, et dans chaque degré
de froid, se convertir en glace, cependant le
_ docteur Marhine Fa prouvé , dans la suite, par
des expériences plusieurs fois répétées , et ce
degré a maintengnt étd.adopté, comme étant
un point tout aussi stp que celui de l’eay bowil-
Trang 33(3)
_ c Aprisiavoir Gxt dela satte ces denx points¿
on s occypd enbuite: d'une: division de ‘lespace
imermeédiaire sur.une.¢ehelle qui pdt dtre, gé-
néralement adopide!; c£.qqoique cette: Opéra
tion, me: partt podnt!'devoiry rencontret -da
grandes difficult ,.capdndant les philesgplies;
dans difféndns pays , he.se sont point aqcdrdgs
dans leurs décisions , et celle.dont-.on sa sett
abjousdhui pour leethermemitres, les plus uni-
yersellement répandus,| ef-.squs d'autses ‘rap+
ports plus parlaita ,:aiest aveunement Ja phys
shúplac-n Go TY cự ch Sedans De
Le liquade doation dexeit se _seyiiopest
xemplừ les: thermainatnes, , duh-ensuite Febjat -
d'une recherche ultérieure ; le chevalier Isaee
Sewten: @plhya à :oet::olet !'huile.:de ln ;
snaibtopmme: clest an CorpB bai, - 1Ì s/akiaChe
facilementi aux colds, ducverre,.et s'il es}: sear
dainement saist-du Sroid ; alors, en raison das
PAirtioncolltEs ou verrascibtie peut :indiyuey,te
véistable degre cs amphb teooe fee Siitmersn
i.,Diautegsiqnt fat usage d'2aw-coloráe.„.geaÍs ˆ
-eomrne.-elle-se gòle.loreque Je-thermomatre-de
Fahrenheit indique'"3a~ degrés qui qa’elle
‘bott!; ;°lb#wqu 1Ì more 3 213, elke’ hế-'pod-
volt bồi dint par cette raison , -Sservir a! lúđiquer
Trang 34
'( 36 )
un froid ou une chaleur- :pÌs eonsidérable
se figer’, supporte beácdup đe- Írod ;“ mài
cétté Hiqheur ne pouvoit, de mfrhe , pasuteins
dre le but, parce quelle wefoit point seascep
-.:.A 'la- đn ¡Oh tưonva ue fe mercure’ étwitle
vues Oh n'a jamais Bprouvé:quill se sbjts¿0%‡
gulé ; (1) et il ne bout pas sans une'qhia-
autres.fuiđes.› 2! : 21022118 S222) 3E 9802
, tension aux corps; commetle frou: les spaissit|,
ccna ppt dtre: fheilement 'dilaté.2 Ue ’certaing
:1iøsade '3a chaleurshe dite jc alovsiiellé? est
yep erg ft ga t ¢yi ¬ it ¬
(x pOn:prétend sependant que, le: meegrfas cất té-
_oemment arrété , et, Sept coagule pare dtowid ade
plus grand art, ow dans le climat le plus froid
Trang 35: , Plusieurs thermpmètres ont | été faits avec un,
petit réservoir en; farme, đun, plus grand cylin- dre ; mais aujourd'hui on leur donne la forme dane boule., Plus; cette boule est petite , :et
plutét elle est échauffée ; plus le tuyauest fin,
et petit ,:et-plus la longueur est considérable.,
plus les degrés sont distincts Comme le mer-; cure pendant sa dilatation , séléve a travers
quelques parties du tuyau , qui sont plas larges
que les autres , alors Jes degrés dans le‘premier , cas, seront plus courts, et-dans.l'autre pluslongs;,
par conséquent , si, les distances entre, le plus Ộ
haut, point de chaleur et le point de congéla-:
ce cas un, thermométre, avec un semblable tuyau , ne sauroit éire exact, Pour, éviter cet, |
dres: ) ‘met'dans le tuyau, environ un pouce de, mercure, Tandis qu'ilmesure, d'uncété; avec un
compas l'exacte longueur du corps du mercure,,
il le remue d'un bout al'autre, observant ‘avec aliention, aux différens endroits , combien le
C3
Trang 36(38 ))
coi psd Mhertitre Fageratidit ow dimintre;@:
Axe ‘ainsi ; avec précision, va et de‘ uombien 4:
doit ‘changer les depres: "Pvt ce moyery Ingé-
nicux, il est parvenu a donner a ses therrhó~`
metres une si grande perfection ; qa'ils gont
supérieurs 2 a tous ceux qui ont jadis ete laits:
avant lui: sở ree pio tea! ì
“Nous ne fatiguerons’ pas'le lecteut bát Tế)
noitre là quantité des particules du fluide con<:
teria dans la petite boule , ‘afin de déterminer
ainsi dé combien i ‘peut étre dilate Selon le’
docteur Marhine , une semblable recherche est :
de curiosité pÌutôt que d ‘utilité : il suffit- a notre
désséin de savoir:comiment 1é3 meilleurs ther-:
momiétres sont construits °- - ceux qui en ơnt Ìe `
stlter Fáuteur ci-deseus €ité ; tỈ les enfreHendra
dpréablement St pendant tin tems dénnd , par
exemple, pendant Ja-durée d'un jour ; hogs’
observons au thermontdtre la montée đu mer-
‘cure , hlors nous noứs-ässurohs đu dègré et: đe:
l'estimation đe la chalenr a chaque instant du’
jour,’ ct nous pouvons par conséquent détermi-
ner le termé tho‡en du tems entier Il -résulte:
d'ex périentes plusieurs forts répétdes, que la cha-'
A
-—
`
Trang 37mantére qu ‘il ne puisse pas recetoir l’impres- |
sion d'une chaleur accidentelle
Quoique l'eau , comme I’air, ne puisse pas être pénétrée sĩ facilement par la chaleur et le froid , et quoique tous les corps , en restart long-tems exposés a la méme place , prennent ‘
un degré de chaleur égal 4 celui de lair, ce-
pendant on ne fera point d'erreur grave, en
établissant pour principe général » que le matin,
sur les 8 heures, l'eau et Fair ont à Fombre
une semblable chaleur
Le thermométre nous apprend que la cha- leur de l'eau bouillante est égale 4-212 degrés , -et a l'aide des calculs nous pouvons connoltre combien d'eau froide est nécessaire pour la mettre au niveau de la chaleur d'un degré dé- terminé ; de sorte que, quoique l'instrument -
ne puisse pas étre employé dans les grands vases
qui servent a faire bouillir l'eau , on peut ce-
pendant, a l'aide descalculs , déterminer la
chaleur, avec la derniére exactitude et préci-
‘sion Il faut observer la régle suivante: multi-
» pliez 21 , chaleur dé Yeau bouillante, avec le
C4
Trang 38(@)
nombre des barils remplis d'eau chaude (sup~
posez 22), et le nombre des barils remplis d'eau
10 ) avec la chaleur de lair 4 huit heures du matin (comptez 50 ), additionnez ces deux
produits ensemble, et divisez par cette masse
de barils , alors le quotient indiquera le degré
de chaleur de l'eau mélée ensemble : -
"32 | 5104 ( 161 & 5 dégré dela chaleur de l’eau,,
52 lorsqu elle est mélée ensemble
Trang 39(ái ) |
méme dénomination ; supposez qu’on ait be-
soin de 32 barils d’eau pour une charge de 20
quarters de dréche , si ces 20 quarters de
dréche sont égaux dans l’ensemble et la masse
a 11 barils d’eau, et si la dréche,, pour avoir
que Ï'air, alors le caÌcuÌ pour cọnnoitre la cha-
leur de l’extraction, doit étre rétabli de la sorte::
Trang 40( 42 )
Nous rencontrerons par la suite plusieuré
circonstances qui occastonnent dans les calculs
quelque ‘différence , mais il sera encore tems
d'en parler dans la partie qui traite de la pra-
tique de notre art |
Tandis que le thermométre tious indique les
différens degrés de chaleur de chaque partie
de l'année’, il nous apprend én méme tems,
combien il est nécessaire que les extractions de
la petite bierre changent selon la proportion
de leur chaleur; et quelle quantité de houblon
on doit en différens tems employer; combien
de levure est nécessaire A chaque tems donné
pour produire une fermentation convenable ,
et quel changement on doit faire dans la lon-
gueur du tems pour que la dréche non fer-
mentée puisse bouillir Sans cette connoissance,
les bierres quoique brassées dans la saison Con-'
venable , ne peuvent cependant point subir
soient , on pourroit alors dire assez générale-
ment que la fortune favorise le brasseur
On met la bierre a la cuve afin qu'elle ne
geste point 'exposée aux changemens de la
chaleur et du froid dans lair extérieur Par
le moyen du thermomttre , on peut détermi-