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Atlas de poche pharmacologie - part 4 doc

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THÔNG TIN TÀI LIỆU

Thông tin cơ bản

Tiêu đề Influence des médicaments sur le système parasympathique
Trường học Université de Paris
Chuyên ngành Pharmacologie
Thể loại Document
Thành phố Paris
Định dạng
Số trang 39
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Nội dung

Au niveau des récepteurs de la membrane neuronale situés dans la ré-gion de la synapse ganglionnaire l'effet de l'acétylcholine peut être également déclenché par la nicotine : récepteurs

Trang 1

Influence des médicaments sur le système parasympathique 107

Trang 2

Transmission ganglionnaire

Un nerf végétatif efférent, qu'il soit

sympathique ou parasympathique, se

compose en principe de deux neurones

disposés l'un à la suite de l'autre Le

point de contact (synapse) entre le

neu-rone 1 et le neuneu-rone 2 est situé dans un

ganglion, c'est pourquoi on parlera

pour les neurones 1 et 2 de neurone

pré-ou post-ganglionnaire L'excitation

électrique (potentiel d'action) du

pre-mier neurone entraîne la libération

d'acétylcholme (ACh) dans le

gan-glion L'acétylcholine stimule des

ré-cepteurs présents, sur la membrane du

neurone 2, dans la région synaptique

La stimulation de ces récepteurs ouvre

les canaux ioniques non spécifiques

présents dans le récepteur (p 64), de

telle sorte que le potentiel de membrane

décroît Si une quantité suffisante de

ces récepteurs est stimulée en même

temps, on atteint un seuil de potentiel

auquel se déclenche une dépolarisation

rapide, qui provoque ensuite un

poten-tiel d'action se propageant le long du

neurone 2 En temps normal, tous les

potentiels d'action qui parviennent au

neurone préganglionnaire ne génèrent

pas un potentiel d'action qui se propage

de nouveau dans le neurone 2 La

sy-napse ganglionnaire a une fonction de

filtre (A)

Au niveau des récepteurs de la

membrane neuronale situés dans la

ré-gion de la synapse ganglionnaire l'effet

de l'acétylcholine peut être également

déclenché par la nicotine : récepteurs

nicotiniques.

Actions de la nicotine au niveau

ganglionnaire Si la nicotine est

intro-duite dans l'organisme en faible

quan-tité, elle stimule les récepteurs

gan-glionnaires On obtient une

dépola-risation partielle mais pas la génération

de potentiels d'action A ce moment,

cependant, il suffit d'une libération

d'acétylcholine plus faible que dans

une circonstance normale pour

déclen-cher la propagation d'un potentiel

d'ac-tion La nicotine à faible concentration

stimule la transmission ganglionnaire,

elle change la capacité de filtration duganglion, la fréquence des potentielsd'action du deuxième neurone se rap-proche de celle observée dans le neu-

rone 1 (B) A concentration plus élevée

la nicotine agit en bloquant le ganglion

La stimulation simultanée d'une tité plus élevée de récepteurs nicoti-niques entraîne une dépolarisationmembranaire si prononcée qu'un poten-tiel d'action ne peut plus se produire,même quand se produit une libérationintensive et coordonnée d'acétylcholine(C)

quan-La nicotine imite en effet l'action

de l'ACh au niveau des récepteurs maisavec elle il n'est pas possible d'obtenirles changements fréquents de concen-tration de l'agoniste dans la fentesynaptique qui sont nécessaires à lastimulation ganglionnaire La concen-tration de nicotine dans la fente synap-tique ne peut augmenter aussi rapide-ment que celle d'acétylcholine aprèslibération par les terminaisons ner-veuses et la nicotine n'est pas éliminéeaussi rapidement de la fente synaptiqueque l'acétylcholine

Les récepteurs ganglionnaires de

l'ACh peuvent être bloqués par le

trimé-taphan (ganglioplégique) qui n'a

au-cune activité intrinsèque et se comportecomme un véritable antagoniste

L'' hexaméthonium est un

ganglio-plégique ayant un autre mode d'action :

il bloque le canal ionique non fique du récepteur

spéci-Certains neurones de type 1 tissent, sans avoir été relayés, à l'extré-mité de la voie nerveuse jusqu'aux cel-lules des surrénales En terme dedéveloppement, ces cellules ont lamême origine que les corps cellulaires

abou-de neurones sympathiques tiques La stimulation d'un neurone detype 1 entraîne aussi dans les glandessurrénales une libération d'acétylcho-line qui induira dans les cellules une sé-crétion d'adrénaline dans le sang (D)

post-synap-De faibles doses de nicotine qui sent seulement une dépolarisation par-tielle, provoquent maigre tout une libé-ration d'adrénaline (p 110, p 112)

Trang 3

indui-D - Surrénales : libération d'adrénaline induite par la nicotine

Trang 4

110 Nicotine

Actions de la nicotine sur les

fonc-tions de l'organisme

L'alcalọde du tabac, la nicotine, est

capable à faible concentration de

dé-clencher via une stimulation des

récep-teurs nicotiniques de l'acétylcholine

une dépolarisation partielle au niveau

des ganglions : stimulation

ganglion-naire (p 108) La nicotine exerce une

action de même type dans de nombreux

territoires nerveux Ces différentes

ac-tions sont examinées de plus près

ci-dessous selon la structure concernée

Ganglions végétatifs La

stimula-tion des ganglions touche aussi bien la

partie sympathique que la partie

para-sympathique du système nerveux

végé-tatif L'activation du parasympathique

est visible au niveau de l'estomac par

une augmentation des sécrétions

(inter-diction de fumer en cas d'ulcère), et par

une élévation de l'activité de l'intestin

(« effet laxatif » de la première

ciga-rette matinale ; défécation ; diarrhée

chez les « débutants »)

La tendance à une diminution de

la fréquence cardiaque, médiée par le

parasympathique, sera contrebalancée

par une stimulation simultanée du

sym-pathique et des surrénales

La stimulation des nerfs

sympa-thiques entraỵne par suite de la sécrétion

de noradrénaline une vaso-constriction,

la résistance périphérique augmente

Glandes surrénales La libération

d'adrénaline a en premier lieu un effet

sur la circulation : élévations de

la/re-quence cardiaque et de la résistance

périphérique D'un autre cơté, on note

également une action sur le

métabo-lisme : par la dégradation du glycogène

et la libération d'acides gras sont mis en

place des substrats favorables à la

pro-duction d'énergie La sensation de faim

est abolie L'état métabolique répond

par une activation de l'organisme à un

« stress silencieux »

Barorécepteurs La

dépolarisa-tion partielle des barorécepteurs leurpermet déjà de réagir à une augmenta-tion relativement faible de la pressionsanguine par une réduction de l'activitésympathique

Post-hypophyse La libération de

vasopressine (ADH) a un effet rétique (p 162) ; l'effet vasoconstric-teur est seulement sensible pour desconcentrations d'hormone très élevées

antidiu-Glomus carotidien La sensibilité

de la réponse à une augmentation de laconcentration de CO; augmente et apour conséquence une élévation de la

fréquence respiratoire.

Récepteurs à la pression, à la température ou à la douleur La sen-

sibilité aux stimuli correspondants estaccrue

Area postrema La

sensibilisa-tion des chémorécepteurs entraỵne une

excitation des centres du vomissement.

La nicotine peut aussi, à faibleconcentration, augmenter l'excitabilité

au niveau des plaques motrices Cette

action peut se manifester chez lesgrands fumeurs par des crampes, parexemple des muscles du mollet, et uneraideur musculaire

L'action centrale de la nicotine nepeut pas être attribuée à une zone parti-culière du cerveau La nicotine aug-mente la vigilance et la concentration.Cet effet peut être décrit comme une ca-pacité accrue d'appréhender les événe-ments extérieurs et de réagir

En raison de la multiplicité de seseffets, la nicotine ne peut pas être uti-lisée à des fins thérapeutiques

Trang 5

Nicotine 111

A Effets de la nicotine dans l'organisme

Trang 6

112 Nicotine

Conséquences du tabagisme

Les feuilles séchées et fermentées de

Nicotiana tabacum, une plante de la

fa-mille des solanacées, sont désignées

sous le nom de tabac Le tabac est

es-sentiellement fumé, plus rarement prisé

ou chiqué Au moment ó le tabac se

consume, se forment en quantité

détec-table, environ 4 000 substances, si bien

que l'absorption par le fumeur dépend

non seulement de la qualité du tabac et

de la présence d'un filtre mais aussi de

la vitesse avec laquelle il se consume

(température du foyer) et de la

profon-deur de l'inhalation

Le tabac contient de 0,2 à 5 % de

nicotine Dans la fumée du tabac sont

également dispersées des particules de

goudron La nicotine est absorbée très

rapidement dans les bronches et les

poumons (environ 8 secondes après la

première inhalation on peut mettre en

évidence la présence de nicotine dans le

cerveau) La concentration plasmatique

de nicotine après une cigarette atteint

un niveau d'environ 25-50 ng/ml pour

lequel peuvent se produire les effets

dé-crits p ll0 La concentration de

nico-tine dans le plasma décroỵt dès la fin de

la cigarette par suite d'une distribution

très rapide, l'élimination finale

s'ef-fectue avec une demi-vie d'environ

2 heures La nicotine est dégradée par

oxydation

Il est vraisemblable que

l'augmen-tation du risque cardio-vasculaire

ob-servée chez les fumeurs est une

consé-quence de l'action chronique de la

nicotine : maladies coronaires (entre

autre infarctus), altérations centrales

(apoplexie) ou périphériques (membres

inférieurs) de la circulation sanguine

Le rơle de la nicotine comme un des

facteurs favorables au développement

d'une athérosclérose est encore discuté

Elle augmente par le biais d'une

libéra-tion d'adrénaline la concentralibéra-tion de

glucose et d'acides gras libres, sans que

ces substrats énergétiques soient

immé-diatement nécessaires à une activité del'organisme A plus long terme, elleaugmente l'agrégabilité plaquettaire

abaisse l'activité fibrinolytique san',

guine et favorise la coagulation

Ce n'est pas seulement la nicotinemais aussi l'ensemble des autres sub-'stances contenues dans la fumée dutabac qui sont responsables des consé-quences de la tabagie Parmi ces sub-stances, quelques-unes possèdent de

façon démontrable des propriétés cérigènes.

can-Les particules de poussière lées avec la fumée du tabac doivent êtreéliminées du tractus respiratoire enmême temps que le mucus recouvrantl'épithélium cilié Cependant l'activitédes cils vibratiles est inhibée par lafumée : le transport mucociliaire est at-teint Ceci favorise une infection bacté-rienne et constitue une des causes de labronchite chronique, qui se développechez les fumeurs réguliers (toux du fu-meur) La lésion chronique de la mu-queuse bronchique peut être une causeimportante du risque accru qu'ont lesfumeurs de déclarer un carcinome pul-;monaire

inha-Des études statistiques ont établi

la relation impressionnante qui existeentre le nombre des cigarettes fuméesquotidiennement et l'augmentation durisque de mourir d'un infarctus du myo-carde ou d'un cancer du poumon.D'un autre cơté, les statistiquesmontrent aussi que les risques d'in-farctus ou d'un autre accident cardio-vasculaire, tombent à un niveau proche

de ceux des non-fumeurs dans un délai

de cinq à dix ans après l'arrêt De lamême façon, le danger de voir se dé-clencher un carcinome bronchique s'es-tompe

L'arrêt brutal chez les fumeurs

n'est pas associé à des symptơmes desevrage importants En général, le sujet

se plaint d'une nervosité accrue, d'unmanque de concentration et d'une prise

de poids

Trang 7

*• Conséquences du tabagisme

Trang 8

114 Aminés biogènes

Aminés biogènes - Actions et rôles

pharmacologiques

Dopamine (A) La dopamine

précur-seur de la noradrénaline et de

l'adréna-line (p 82), est présente dans les

neu-rones sympathiques et les glandes

surrénales Dans le système nerveux

central, la dopamine joue un rôle de

neurotransmetteur : elle module dans le

striatum l'activité motnce

extrapyrami-dale (p 186), gouverne dans l'area

postrema l'envie de vomir (p 324),

in-hibe dans l'anté-hypophyse la

libéra-tion de prolactine (p 240)

Il existe plusieurs sous-types de

récepteurs de la dopamine, couplés à

une protéine G D'un point de vue

thé-rapeutique on distingue les

récep-teurs D, (sous-types D| et D,) et les

ré-cepteurs D; (sous-types D;, D3 et D4)

Les effets sur le SNC passent par la

sti-mulation des récepteurs D, Après une

perfusion de dopamine, la stimulation

D[ provoque une dilatation des artères

rénales et mésentérique (utile dans les

états de choc) A concentration plus

élevée on observe des effets cardiaques

dus à une stimulation des récepteurs P|

puis une vasoconstriction par

stimula-tion a

Ne pas confondre la dopamine et

la dobutamine qui stimule les

récep-teurs a et p mais pas les réceprécep-teurs

do-paminergiques (p 62)

Analogues de la dopamine.

L'administration de L-DOPA, un

pré-curseur de la dopamine, augmente la

synthèse endogène de celle-ci (p 186,

maladie de Parkinson) La

bromocrip-tine stimule les récepteurs D^

(indica-tion : maladie de Parkinson, blocage

de la prolactine en cas d'aménorrhée ;

acromégalie, p 240) Les effets

secon-daires classiques de ces substances

sont des nausées et des vomissements

Les neuroleptiques (p 234) et la

méto-clopramide (p 324) agissent comme

des antagonistes dopaminergiques La

réserpine, un antihypertenseur, et

l'a-méthyl- DOPA (p 96) bloquent

égale-ment ces récepteurs Ces molécules

in-hibitrices entraînent fréquemment desaltérations motrices extrapyramidales

Histamine (B) L'histamine est

stockée dans les mastocytes circulants

ou tissulaires et joue un rôle dans les actions inflammatoires et allergiques(p 320) Elle provoque bronchocons-triction, augmentation du péristaltisrneintestinal, vasodilatation et augmenta-tion de la perméabilité capillaire Dans

ré-la muqueuse gastrique, elle peut être bérée à partir de cellules proches descellules entérochromaffines et stimuler

li-la sécrétion acide Dans le SNC, mine joue également un rôle de neuro-transmetteur Il existe deux types derécepteurs importants sur le plan théra-peutique, les récepteurs H| et H; impli-qués dans les actions vasculaires del'histamine et couplés à une protéine G

l'hista-n existe aussi des récepteurs H,

Antagonistes Les niques H, bloquent aussi d'autres

antihistami-récepteurs (antihistami-récepteurs muscariniques,récepteurs dopaminergiques) et sontutilisés comme agents anti-allergiques(par ex bamipme, chlorphénoxamme,démostil, phéniramine, dimétindène) ;comme antiémétique (méclozme,dimenhydrate, p 324) ; comme somni-fère sans ordonnance (par ex diphen-hydramine, p 220) La prométhazineconstitue l'intermédiaire vers les neuro-leptiques du type phénothiazine(p 234) Principaux effets secondaires :fatigue (diminution de l'attention auvolant !), effets de type atropinique(constipation, sécheresse de la bouche)

Les antihistaminiques H^ (cimétidine,famotidine, ranitidine) inhibent la sé-crétion acide de l'estomac (traitement

Trang 9

blo-! B Effets de l'histamine et leur régulation pharmacologique

Trang 10

116 Aminés biogènes

Sérotonine

Sérotonine (5-hydroxy-tryptamine, 5HT).

Origine La 5HT est synthétisée à partir

du L-tryptophane dans les cellules

enté-rochromaffines de l'épithélium

intes-tinal La sérotomne est également

formée et joue un rôle dans les cellules

nerveuses du plexus mésentérique et du

système nerveux central Les plaquettes

sanguines ne sont pas capables de

syn-thétiser la sérotonine, mais elles peuvent

la capter et la stocker

Récepteurs de la sérotomne On

peut distinguer plusieurs sous-types de

récepteurs, selon leurs propriétés

biochi-miques et pharmacologiques Les plus

importants sur le plan

pharmaco-théra-peutique sont les récepteurs 5HTi et

5HT; ainsi que les sous-types 5HÏ3 et

5HÏ4 dans certains cas La plupart de ces

types de récepteurs sont couplés à une

protéine G Le sous-type 5ïfT^ contient

un canal ionique non sélectif (p 64,

canal ionique activé par un ligand)

E f f e t s de la sérotonine Système

cardiovasculaire Les effets de la

séro-tonine sur le système cardiovasculaire

sont complexes car elle peut déclencher

des effets différents voire opposés en

agissant via des récepteurs distincts en

des sites différents Elle exerce par

exemple un effet vasoconstricteur direct

via les récepteurs 5HT, sur les cellules

musculaires lisses Elle peut également

indirectement et de plusieurs façons

di-later les vaisseaux et diminuer la

pres-sion artérielle Elle peut par

l'intermé-diaire des récepteurs 5îfî^ bloquer les

neurones sympathiques périphériques

ou ceux du tronc cérébral et faire

dimi-nuer le tonus sympathique Dans

l'endo-thélium vasculaire et via les récepteurs

5HTi, elle stimule la libération de

mé-diateurs vasodilatateurs (EDRP, p 120 ;

prostacycline, p 148) La sérotonine

li-bérée par les plaquettes participe à la

formation du thrombus, à l'hémostase et

à l'apparition d'une hypertension

gravi-dique

La kétansérine est un

antihyperten-seur qui agit comme antagoniste des

ré-cepteurs 5HT; On peut cependant se

de-mander si son action hypertensive est

due à ce blocage, car elle bloque aussi

les récepteurs a.

Le sumatriptan est un traitement

de la migraine, qui agit comme agonistedes récepteurs 5HTio (p 316)

Tractus gastro-intestinal La

sé-rotonine provenant des neurones duplexus mésentérique ou des cellules en-térochromaffines agit sur la motilité in-testinale et les sécrétions de fluide dansl'intestin par l'intermédiaire des récep-teurs 5HÎ4

Le cisapride est un produit qui

sti-mule la motilité de l'estomac, de testin grêle et du gros intestin On le

l'in-nomme aussi agent procinétique Il sera

utilisé dans les cas d'altérations de lamotilité gastro-intestinale (reflux gastro-œsophagien par ex.) Son mécanismed'action n'est pas complètement établimais passe vraisemblablement par unestimulation des récepteurs 5ÏTT,.

Système nerveux central Les

neurones sérotoninergiques jouent unrôle dans plusieurs fonctions du systèmenerveux central, comme on peut lemettre en évidence en analysant l'action

de plusieurs substances interférant avec

la sérotonine

La fluoxétine inhibe la recapture

neuronale de la sérotonine libérée et agitcomme antidépresseur Elle a un effetexcitant assez fort et participe, dans legroupe des antidépresseurs, aux traite-ments de deuxième intention Un de seseffets annexes est également une dimi-nution de l'appétit

La buspirone est une molécule

anxiolytique ; la stimulation des teurs 5HTn centraux semble jouer unrôle important dans son action

récep-L' ondansétron présente un effet

marqué contre les nausées et ments accompagnant un traitement parles cytostatiques C'est un antagoniste

vomisse-du récepteur WTy Le tropisetron et legranisetron ont une action équivalente.Les agents psychédéliques (LSD)

et psychomnnétiques (par exemple

mes-caline, psilocybine) peuvent provoquer

un changement du niveau de conscience,des hallucinations et des manifestationsd'angoisse, probablement sous l'in-fluence des récepteurs 5HT

Trang 11

Aminés biogènes 117

Trang 12

Vasodilatateurs : vue d'ensemble

La taille des vaisseaux régule la

distribu-tion du sang dans la circuladistribu-tion Le

dia-mètre du lit vasculaire veineux

condi-tionne l'apport sanguin au cœur,

c'est-à-dire le volume d'éjection et le

débit cardiaque La taille des artères

conditionne la résistance périphérique

Résistance périphérique et débit

car-diaque sont deux paramètres cruciaux

pour la pression artérielle (p 308)

Les Vasodilatateurs les plus

impor-tants sur le plan thérapeutique sont

pré-sentés en A ; l'ordre correspond à peu

près à la fréquence d'emploi Certains de

ces produits exercent une activité

diffé-rente dans les territoires veineux ou

arté-riels de la circulation (largeur des

co-lonnes)

Utilisations possibles

Vaso-dilatateurs des territoires artériels :

diminution de la pression en cas

d'hyper-tension (p 306), réduction du travail

car-diaque dans l'angine de poitrine (p 304),

diminution de la résistance à l'éjection

dans l'insuffisance cardiaque (p 132)

Vasodilatateurs des territoires veineux :

diminution de l'apport de sang au cœur

dans l'angine de poitrine (p 304) ou

l'insuffisance cardiaque (p 132)

L'utilisation thérapeutique réelle sera

donnée pour chacun des groupes de

sub-stances

Mise en œuvre d'une

contre-régu-lation lors d'une chute de pression

arté-rielle provoquée par les Vasodilatateurs

(B) L'activation du système sympathique

produit dans l'organisme une

augmenta-tion de la pression artérielle par

l'intermé-diaire d'une augmentation de la fréquence

cardiaque (tachycardie réflexe) ou du

débit cardiaque Les patients remarquent

«les battements du cœur» L'activation

du système

rénine-angiotensine-aldosté-rone (RAA) aboutit à une augmentation

du volume sanguin et par là également à

celle du débit cardiaque

Les phénomènes de

contre-régula-tion peuvent être inhibés

pharmacologi-quement (p-bloquants, inhibiteurs de

l'enzyme de conversion, diurétiques)

Mécanismes d'action Le tonus des

muscles lisses vasculaires peut être

di-minué de différentes manières Dans lecas de signaux stimulants comme l'angio-tensine II ou la noradrénaline, on utiliserades inhibiteurs de l'enzyme de conversion

ou des antagonistes a Les analogues de laprostacycline comme l'iloprost, ou de laprostaglandine E] comme l'alprostadilreproduisent l'action de médiateurs vaso-'dilatateurs Les antagonistes calciques,qui bloquent l'influx calcique dépolai-bsant, et les activateurs des canaux potas-siques qui stimulent l'efflux potassiquehyperpolarisant agissent au niveau desprotéines-canal Les nitrates organiqueslibérant du monxyde d'azote influencent

le métabolisme cellulaire

Différents Vasodilatateurs.

Seront évoqués par la suite, les nitrates(p 120), les antagonistes calciques(p 122), les antagonistes a, (p 90) et lenitroprussiate de sodium (p 120)

La dihydralazine et le minoxidil

(plus exactement un métabolite associé

à un sulfate) dilatent les artérioles etseront utilisés pour le traitement del'hypertension Etant donné les possibi-lités de contre-régulation de l'orga-nisme ils ne conviennent pas à une mo-nothérapie Le mécanisme d'action de

la dihydralazine est mal connu, le noxidil stimule l'ouverture de canauxpotassiques Les principaux effets se-condaires sont pour l'hydralazine l'ap-parition d'un lupus érythémateux etpour le minoxidil le développement de

mi-la pilosité En application locale, il peutaider les chauves

Après administration intraveineuse

de diazoxide on obtient essentiellement

une dilatation des artérioles ; ce produitpeut être utilisé lors de poussées d'hyper-tension Par voie orale, on observe égale-ment une inhibition de la sécrétion d'insu-line, de sorte que le diazoxide peutégalement être utilisé dans le cas de tu-meurs du pancréas sécrétant de l'insuline.Ces deux effets sont médiés par une acti-vation de canaux potassiques

Parmi les Vasodilatateurs, oncompte également une méthylxanthine, lathéophylline (p 320), un inhibiteur dephosphodiestérase, l'amrinone (p 132), laprostacycline (p 148) et les dérivés del'acide nicotinique (p 154)

Trang 13

i B Mise en œuvre d'une contre-régulation lors d'une chute de tension artérielle provoquée par les Vasodilatateurs

Trang 14

120 Vasodilatateurs

Nitrates organiques

Différents esters de l'acide nitrique

(HNO.)) avec des polyalcools agissent en

relaxant les muscles lisses, ce sont par

exemple le trinitrate de glycérol ou le

di-nitrate d'isosorbide Leur e f f e t est plus

marqué dans le lit vasculaire veineux

que dans les territoires artériels.

On utilise sur le plan thérapeutique

les conséquences de ces effets

vascu-laires au niveau du cœur La diminution

de l'apport de sang veineux et de la

ré-sistance artérielle soulage le cœur

(dimi-nution de la pré et de la post-charge,

p 304) De ce fait, le bilan en oxygène

s'améliore Le rétrécissement

spasmo-dique des principales artères coronaires

(spasme coronaire) est bloqué

Indication Principalement

l'an-gine de poitrine (p 302), plus rarement

une forme sévère d'insuffisance

car-diaque chronique ou aiguë

L'adminis-tration régulière de doses élevées

abou-tissant à des niveaux sanguins constants

diminue l'efficacité du traitement par

suite d'une accoutumance de

l'orga-nisme : augmentation de la tolérance La

« tolérance au nitrate » peut être évitée

si on ménage chaque jour une période

sans nitrate par exemple la nuit

Effets indésirables Au début du

traitement se manifestent souvent des

maux de têtes dus à la dilatation des

vaisseaux dans la région du crâne Cet

effet s'estompe également par suite

d'une accoutumance malgré la mise en

place d'un intervalle sans nitrate Pour

des doses plus élevées surviennent des

chutes de tension, tachycardie réflexe et

collapsus

Mécanisme d'action La

diminu-tion du tonus des cellules musculaires

lisses vasculaires dépend d'une

activa-tion de la guanylate cyclase et d'une

augmentation de la concentration de

GMP cyclique Cette activation est due à

la libération de monoxyde d'azote N0

peut être produit comme un médiateur

physiologique par les cellules

endothé-liales et influencer les cellules

muscu-laires lisses voisines (endothelium

de-rived relaxing factor, EDRF) Les

nitrates emprunteraient ainsi une voie

déjà établie ce qui explique leur activiyélevée La libération de N0 se produitdans les muscles lisses vasculaires avecutilisation de groupements sulfhydriles(SH) ; la « tolérance aux nitrates » seraitdue à un appauvrissement de la cellule

en donneurs de groupements SH

Trinitrate de glycérol (nitrogiv.

cérine) Il se caractérise par une capacité

élevée à traverser les membranes et unefaible stabilité ; c'est le médicament dechoix pour le traitement de l'angine depoitrine Pour cela, il est placé sur la mu-queuse buccale (comprimé sécablespray) ; l'action se produit en l'espace

de 1 à 2 minutes A cause de son nation présystémique presque totale, ilest mal adapté à une administrationorale L'administration par voie trans-dermique (sous forme de timbre) permet

élimi-de contourner le foie Le dinitrate d'isosorbide traverse facilement les

membranes et est plus stable que la troglycérine Il sera converti en partie en5-mononitrate d'isosorbide dont l'actionest plus faible mais aussi plus longue Ledinitrate d'isosorbide peut être égale-ment administre par voie sublinguale,mais sa forme principale d'administra-tion est la forme orale dont le but est uneaction de plus longue durée Comptetenu de sa polarité élevée et de sa faible

ni-vitesse d'absorption le mononitrate d'isosorbide ne permet pas une admi-

nistration sublinguale Par voie orale, ilsera bien absorbé et ne subira pas d'éli-mination présystémique

Molsidomine Elle est inactive par

elle-même Après prise orale, elle seratransformée dans l'organisme en unesusbtance active Dans ces conditions,

on a moins à craindre l'apparition d'une

« tolérance aux nitrates »

Nitroprussiate de sodium Il

contient un groupement N0 mais n'estpas un ester Il relaxe de la même ma-nière les lits vasculaires veineux ou arté-

riels Il peut être utilisé sous surveillance

étroite pour maintenir la pression

arté-rielle à une valeur constante et contrôlée

Le thiosulfate de sodium peut servir à activer les groupements cyanures libéréspar le nitroprussiate (p 300)

Trang 15

in-Vasodilatateurs 121

Trang 16

122 Vasodilatateurs

Antagonistes calciques

Lors d'une stimulation électrique de la

membrane des cellules du muscle

car-diaque ou bien des cellules de muscle

lisse se produisent différents flux ioniques

et entre autres un influx de calcium Sont

considérées comme des antagonistes

cal-ciques les substances qui inhibent l'influx

de calcium et seulement faiblement les

autres flux ioniques comme par exemple

l'influx de Na+ ou l'efflux de K\ On les

appelle aussi bloqueurs des canaux

cal-ciques ou inhibiteurs de l'influx calcique.

Les antagonistes calciques utilisés sur le

plan thérapeutique peuvent être divisés en

deux groupes selon leur action sur le cœur

et les vaisseaux

I Les dérivés des

dihydropyri-dines Les dihydropyridines, par exemple

la nifédipine, sont des substances

hydro-phobes, non chargées Elles produisent en

particulier une relaxation des muscles

lisses vasculaires du lit artériel Aux

concentrations thérapeutiques, ne se

ma-nifeste pratiquement aucune action

car-diaque (dans des expériences

pharmaco-logiques sur des préparations de muscle

cardiaque isolé se déclenche une action

cardiaque avérée) Ces molécules se sont

imposées dans le domaine thérapeutique

en tant qu''antagoniste's calciques

vaso-sélectifs La conséquence d'un

relâche-ment des résistances vasculaires est une

diminution de la pression artérielle Au

niveau cardiaque, la post-charge diminue

(p 302) avec par conséquent une

réduc-tion du besoin en oxygène Les spasmes

des artères coronaires sont bloqués

Les indications de la nifédipine

sont V angine de poitrine (p 304) et

l'hy-pertension (p 306) En ce qui concerne

l'angine de poitrine, elle convient non

seulement pour la prophylaxie mais aussi

pour le traitement des crises Les effets

secondaires sont : battements de cœur

(tachycardie réflexe liée à la chute de la

pression artérielle), maux de tête, oedème

des membres inférieurs

Les substances énumérées

ci-des-sous ont en principe les mêmes effets :

La nitrendipine, Yisradipine et

la/e-lodipine servent également au traitement

de l'hypertension La nicardipine et la

ni-soldipine seront utilisées pour le

traite-ment de l'angine de poitrine La

nimodi-pine est administrée en cas d'hémorragie

sous-arachnọde pour éviter les pasmes

vasos-II Vérapamil et autres nistes calciques cationiques et amphi- philes Le vérapamil contient un atome

antago-d'azote chargé positivement dans lagamme des pH physiologiques et

constitue ainsi une molécule cationique

amphiphile Il agit chez les malades non

seulement en bloquant les muscles tisses

vasculaires mais aussi le muscle diaque Dans le cœur, un influx de cal-

car-cium est important pour la dépolarisation

du nœud sinusal (formation de tion électrique), dans le nœud auriculo-ventriculaire (propagation de l'excitationdes oreillettes aux ventricules) ainsi quepour le myocarde (couplage électroméca-nique) Le vérapamil agit donc comme unchronotrope négatif, un inotrope et undromotrope négatifs

l'excita-Indications Le vérapamil est utilisé

comme anti-arythmique dans les

tachya-rythmies de type supra-ventriculaire Encas de fibrillation ou de troubles durythme des oreillettes ((lutter auriculaire),

il peut diminuer grâce à son action sur laconduction auriculo-ventriculaire la fré-quence au niveau du ventricule Le véra-pamil est aussi utilisé pour la prophylaxie

des crises d'angine de poitrine (p 304) ainsi que comme antihypertenseur

(p.306)

Effets secondaires A cause de son

effet sur le nœud sinusal, la diminution de

la pression artérielle ne sera pas associée àune tachycardie réflexe ; la fréquence nechange pas, ou on observe même une bra-dycardie Un bloc auriculo-ventriculaire

et une insuffisance cardiaque peuvent semanifester Les patients se plaignent sou-vent de constipation car le vérapamil in-hibe aussi les muscles lisses de l'intestin

Gallopamil (méthoxy-vérapamil) Il

est très proche du vérapamil à la fois par

sa structure et par son effet biologique

Diltiazem C'est un dérivé des

benzodiazépines, cationique et phile, caractérisé par un spectre d'ac-tion très proche de celui du vérapamil

Trang 17

amphi-Vasodilatateurs 123

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124 Inhibiteurs du système rénine-angiotensine-aldostérone

Inhibiteurs de l'enzyme

de conversion

L'enzyme de conversion de

l'angioten-sine (ACE) appartient au système de

contrơle de la pression artérielle, le

sys-tème rénine-angiotensine-aldostérone

La rénine est sécrétée par des cellules

de l'appareil juxtaglomérulaire du

né-phron, qui jouent un rơle important

dans le contrơle des fonctions du

né-phron La sécrétion de rénine est

sti-mulée par une diminution de la pression

de perfusion, une diminution de la

concentration de NaCl dans

l'orga-nisme et une stimulation

sympa-thique p La rénine est une

glycopro-téine qui clive l'angiotensinogène

circulant dans le sang pour libérer un

décapeptide, l'angiotensine I L'enzyme

de conversion transforme ce

décapep-tide en angiotensine II, biologiquement

active

L'enzyme de conversion est une

peptidase non spécifique, capable de

cliver un dipeptide à l'extrémité

C-ter-minale de différents peptides Elle

pro-voque par exemple l'inactivation de la

bradykinine Cette enzyme est

égale-ment présente dans le plasma mais c'est

la forme située sur la face luminale des

cellules endothéliales qui contribue à la

formation à'angiotensine I I Cet

octo-peptide contribue à l'élévation de la

pression artérielle : 1 vasoconstriction

dans la partie artérielle, mais aussi

veineuse du réseau sanguin ; 2 f de la

sécrétion d'aldostérone et donc de la

réabsorption d'eau et de sodium —> f

du volume sanguin ; 3 ỵ du tonus

sympathique central, stimulation

péri-phérique de la sécrétion et de l'action

de la noradrénaline

Inhibiteurs de l'ACE Ces

inhi-biteurs (captopril, énalapril) sont de

faux substrats qui occupent le site actif

de l'enzyme L'énalapril dont l'affinité

pour l'enzyme est plus importante est

plus actif et agit plus longtemps que le

captopril

Indications : hypertension,

insuf-fisance cardiaque La diminution de la

pression artérielle est due ment à l'inhibition de la formationd'angiotensine II, mais peut être enpartie due au blocage de la dégradationdes kinines (action vasodilatatrice)Dans le cas d'une insuffisance car-diaque, la résistance à l'éjection car-diaque diminue par suite d'une baissedes résistances périphériques ; diminu-tion de la sécrétion d'aldostérone et dutonus des veines capacitives —» dimi-nution de l'apport veineux ; la stase vei-neuse en amont du cœur disparaỵt

essentielle-Effets indésirables La plupart du

temps, les inhibiteurs de l'ACE se lent comme des médicaments actifs etbien tolérés On note fréquemment unetoux sèche, probablement due à une di-minution de la dégradation des kininesdans la muqueuse bronchique Dans cer-tains cas ó le système rénine-angioten-sine-aldostérone est déjà activé (perted'eau et de sels après un traitement pardes diurétiques, insuffisance cardiaque,stérose de l'artère rénale), les inhibi-teurs de l'ACE peuvent au début du trai-tement provoquer une chute de pressiontrop importante Autres inhibiteurs del'ACE mis sur le marché ou en dévelop-pement : lisinopril, périndopril, rami-pril, fosinopril, benazépril, cilazapnl,trandolapril

révè-Antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II, II existe deux sous-

types de récepteurs de sine II : les récepteurs AT| qui médientles effets connus de l'angiotensine etles récepteurs AT;, dont le rơle reste

l'angioten-obscur Le losartan est un antagoniste

des récepteurs AT, utilisé pour le tement de l'hypertension Son actionprincipale et ses effets secondairessont semblables à ceux des inhibiteurs

trai-de l'ACE, à l'exception trai-de la toux (pas

de blocage de la dégradation des nines)

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Inhibiteurs du système rénine-angiotensine-aldostérone 126

Ngày đăng: 18/06/2014, 18:20

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