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Atlas de poche pharmacologie - part 3 potx

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THÔNG TIN TÀI LIỆU

Thông tin cơ bản

Tiêu đề Interaction medication-récepteur
Trường học University of Paris
Chuyên ngành Pharmacology
Thể loại Lecture notes
Năm xuất bản 2023
Thành phố Paris
Định dạng
Số trang 39
Dung lượng 1,88 MB

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Nội dung

Dans la zone des concentrations thérapeutiques, il existe, pour beaucoup de médicaments, une re-lation linéaire entre la hauteur du pic plasmatique et la dose cinétique li-néaire en fon

Trang 1

Interaction médicament-récepteur 67

Trang 2

68 Interaction médicament-récepteur

Cinétique plasmatique

et effet d'un médicament

Après l'administration d'un principe

actif, sa concentration dans le plasma

augmente, atteint un maximum puis

dé-croỵt graduellement sous l'effet de

l'éli-mination jusqu'à retourner au niveau de

départ (p 46) La concentration

plas-matique à un instant donné est fonction

de la dose initiale Dans la zone des

concentrations thérapeutiques, il existe,

pour beaucoup de médicaments, une

re-lation linéaire entre la hauteur du pic

plasmatique et la dose (cinétique

li-néaire en fonction de la dose (A), notez

l'échelle différente sur les ordonnées)

Cette relation n'est cependant pas

véri-fiée pour certaines molécules, dont les

reactions d'élimination sont déjà

acti-vées de façon importante dans la

gamme des concentrations

thérapeu-tiques de sorte qu'une élévation

supplé-mentaire de la concentration

plasma-tique n'entraỵne pas une augmentation

proportionnelle de l'élimination Dans

ces conditions, pour des doses élevées,

une proportion relativement faible de la

substance sera éliminée par unité de

temps

La cinétique d'action et celle de la

concentration plasmatique ne sont pas

identiques, car la relation entre la

concentration et l'action est une

fonc-tion hyperbole (B, voir aussi p 54).

Ceci signifie que, pour une cinétique

li-néaire de la concentration en fonction

de la dose, la cinétique d'action dépend

également de la dose (C)

Si l'on administre une dose faible

(1 dans l'exemple représenté), la

concentration plasmatique varie dans

une gamme (0 à 0,9) ó le changement

de concentration est encore relié de

façon presque linéaire au changement

d'activité La cinétique de la

concentra-tion plasmatique et celle de l'effet sont

très semblables (graphique de gauche A

et C selon le cas) Si par contre on

donne une dose élevée (100), la tration plasmatique demeure longtempsdans une zone (entre 90 et 20) ó unchangement de la concentration n'en-traỵne aucune variation nette de l'effet.Après des doses élevées (100) on ob-serve donc un plateau dans la courbed'activité en fonction du temps L'effet

concen-ne décroỵt que lorsque le niveau matique a suffisamment diminué (< 20)pour que la variation de la concentra-tion plasmatique se traduise à nouveaupar un changement d'intensité del'effet

plas-Cette relation entre la cinétique del'effet et la dose peut avoir une applica-tion pratique Lorsque l'on désire al-longer la durée d'action on administreune dose supérieure à celle strictementnécessaire pour obtenir l'action désirée,c'est le cas par exemple de la pénicil-line G (p 266) ó l'on préconise uneprise toutes les huit heures, en dépitd'une demi-vie d'élimination de 30 mi-nutes Cette pratique n'est possible na-turellement que lorsque le dépassement

de la dose n'entraỵne pas d'effettoxique

Il peut se produire que l'on tienne en cas d'administration régulière

ob-un effet pratiquement constant, bienque le niveau plasmatique oscille defaçon importante dans l'intervalle entreles doses

La relation hyperbolique reliant laconcentration dans le plasma et l'effetexplique pourquoi la cinétique d'action

ne peut être décrite par une loi nentielle On ne peut calculer une demi-vie que pour l'entrée ou l'élimination

expo-ou encore pexpo-our la variation du niveauplasmatique mais par pour l'apparition

ou la disparition de l'effet

Trang 3

Interaction médicament-récepteur 69

Trang 4

70 Effets secondaires des médicaments

Effets secondaires des médicaments

L'effet souhaité (principal) d'un

médi-cament est de modifier les fonctions de

l'organisme de sorte que les symptômes

du patient s'estompent Par ailleurs, un

médicament peut également présenter

des effets secondaires indésirables qui

entraînent leurs symptômes propres,

déclenchent des maladies ou sont

mor-tels

Origine des effets secondaires :

surdosage (A) La substance est

uti-lisée à une dose supérieure à celle

né-cessaire pour obtenir l'effet principal :

ceci conduit d'autres fonctions de

l'or-ganisme à en subir les conséquences

La morphine (p 208) par exemple à

dose optimale agit en apaisant la

dou-leur par son action sur les voies

sensi-tives aboutissant dans le système

ner-veux central L'administration d'une

quantité trop élevée de morphine freine

les centres respiratoires avec risque de

paralysie respiratoire L'influence de la

dose sur ces deux phénomènes peut être

représentée sous forme de courbes

dose-réponse L'écart entre les deux

courbes indique la différence entre les

doses thérapeutiques et toxiques : cet

intervalle de sécurité s'appelle la

fe-nêtre thérapeutique

« C'est en premier lieu la dose

qui fait le poison » (Paracelse) Cette

maxime s'applique à tous les

médica-ments mais aussi aux toxines de

l'envi-ronnement Aucune wbstance en

elle-même n'est toxique L'appréciation du

danger réside dans la connaissance :

1 de la dose active, 2 de la dose à

la-quelle peuvent apparaître des effets

nui-sibles

Sensibilité accrue (B) Lorsqu'une

fonction donnée de l'organisme est

par-ticulièrement sensible, on peut obtenir

un effet indésirable même pour une

dose normale Une sensibilité accrue du

centre respiratoire à la morphine

s'ob-serve chez les patients atteints d'une

maladie pulmonaire chronique, chez

des nouveau-nés ou sous l'influence

d'une autre molécule déprimant les

centres respiratoires La courbe réponse est déplacée vers la gauche,une dose plus faible de morphine suffit

dose-à provoquer une paralysie respiratoire.Une hypersensibilité peut égalementprovenir d'une anomalie génétique dumétabolisme C'est ainsi que de nom-breux médicaments (primaquine sulfa-méthoxazol) déclenchent une destruc-tion prématurée des érythrocytes(hémolyse) chez des sujets souffrantd'un déficit en glucose 6-phosphate

déshydrogénase La tique est une branche de la recherche

pharmacogéné-qui s'intéresse à la relation entre le notype de l'individu et sa réaction auxmédicaments

gé-Il faut distinguer ces formes persensibilité de l'allergie qui a traitaux réactions du système immunitaire(P 72)

d'hy-Mauvaise spécificité (C) Même

pour une dose appropriée et une bilité normale, des effets indésirablespeuvent se produire lorsque le médica-ment n'agit pas de façon totalementspécifique sur l'organe ou le tissu cible(malade) Par exemple l'atropine, unesubstance parasympatholytique ne selie pratiquement qu'aux récepteursmuscamuques de l'acétylcholine, maisceux-ci se trouvent dans différents or-ganes La prométhazine, antihistami-nique et neuroleptique, est capabled'influencer plusieurs types de récep-teurs (NA = noradrénaline) Son actionn'est donc spécifique ni d'un organe nid'un récepteur Les conséquencesd'une spécificité imparfaite peuventêtre fréquemment évitées, lorsque lemédicament n'a pas besoin de la circu-lation sanguine pour parvenir à sa cible

sensi-et peut être administre par voie locale(utilisation d'un parasympatholytique

en gouttes oculaires ou en inhalation).Pour chaque prise d'un médica-ment, on doit tenir compte des effets se-condaires Avant de prescrire le médi-

cament, il faut évaluer le bénéfice attendu et les risques Ceci suppose

une connaissance de l'effet principal etdes effets secondaires

Trang 5

Effets secondaires des médicaments 71

Trang 6

72 Effets secondaires des médicaments

Allergie aux médicaments

Le système immunitaire a normalement

la charge d'éliminer les particules

étrangères ayant pénétré dans

l'orga-nisme (par exemple les bactéries) Les

reactions immunes peuvent se produire

de façon inutile ou exagérée et porter

atteinte à l'organisme (par exemple par

une réaction allergique contre un

médi-cament, contre le principe actif ou

l'ex-cipient) Seuls quelques médicaments

(par exemple des protéines étrangères à

l'organisme) atteignent une taille

suffi-sante pour pouvoir à eux seuls

consti-tuer un stimulus antigénique Dans la

plupart des cas, la substance (ou

hap-tène) doit d'abord se lier à une protéine

appartenant à l'organisme, pour agir

comme antigène Dans le cas de la

pénicilline G par exemple, un produit

d'hydrolyse (groupement penicilloyl)

permet la formation d'une liaison

cova-lente avec une protéine

Lors du premier contact avec la

substance, le système immunitaire est

sensibilisé : dans les organes

lym-phọdes se multiplient des cellules B

(productrices d'anticorps) et des

lym-phocytes T, caractéristiques de

l'anti-gène et formant des cellules mémoires

Au deuxième contact, les anticorps

sont déjà disponibles, les cellules

mé-moires se multiplient rapidement et l'on

voit apparaỵtre une réponse

immunolo-gique notable : réaction allerimmunolo-gique Elle

peut être violente même pour des

faibles doses On distingue quatre types

de réaction :

1 Réaction anaphylactique Des

an-ticorps de type I g E , spécifiques de la

substance se fixent par leur fragment Fc

aux récepteurs situés sur la surface

ex-terne des mastocytes La liaison de la

molécule pharmaceutique constitue le

stimulus pour la libération d'histamine

et d'autres médiateurs Dans le pire des

cas, se déclenche un choc

anaphylac-tique, potentiellement morte), avec une

hypotension, un bronchospasme (crise

d'asthme), un œdème dans la région du

larynx, l'apparition de démangeaisons

(urticaire), la contraction des muscles

de l'intestin accompagnée de diarrhées(p.320)

2 Réaction cytotoxique Des

com-plexes substance-anticorps ( I g G ) se posent à la surface des cellules san- guines Ces complexes peuvent être

dé-formés avec des molécules de ment déjà présentes dans le sang ou pri-maires Au niveau du complexe se

médica-trouve un facteur d'activation du plément Le complément est composé

com-de différentes protéines, circulant dans

le sang sous forme inactive, et qui sontactivées en cascade sous l'action d'unstimulus donné Le complément activé(dirigé de manière normale contre les

agents infectieux) peut rompre la brane cellulaire et lyser les cellules, ac-

mem-tiver la phagocytose, attirer les philes et les granulocytes (réactionchimiotactique) et déclencher une réac-tion inflammatoire L'activation ducomplément peut avoir pour les cellulessanguines les conséquences suivantes :anémie hémolytique, granulocytopénie,thrombocytopénie

neutro-3 Vasculitis à immuns complexes

(maladie sérique, reaction d'Arthus)

Les complexes entre le médicament et les anticorps se déposent sur la paroi des vaisseaux, le complément est alors activé et déclenche une réaction inflam- matoire Les neutrophiles attirés vers le

foyer inflammatoire, libèrent leurs zymes lysosomiales en tentant de pha-gocyter ces complexes et ces enzymesvont dégrader la paroi vasculaire (vas-culitis) Les différents symptơmes peu-vent être : fièvre, œdème, gonflementdes ganglions, arthrite, névrite et né-phrite

en-4 Eczéma de contact Une substance

appliquée sur la peau, se lie à la surface

de lymphocytes T, dirigés

spécifique-ment contre elle Ces lymphocytes rent dans leur environnement des mes-

libè-sagers (lymphokines) qui activent des

macrophages et déclenchent une tion inflammatoire

Trang 7

réac-Effets secondaires des médicaments 73

Trang 8

74 Effets secondaires des médicaments

Effets nocifs pour l'enfant de la prise

de médicaments pendant la grossesse

et l'allaitement

Les substances absorbées par la mère

peuvent atteindre l'enfant et produire

des effets indésirables

Grossesse (A) Ce sont surtout les

malformations des membres

provo-quées par un somnifère (la thalidomide)

qui ont attiré l'attention sur le risque

que les médicaments peuvent

provo-quer des malformations

(tératogéni-cité) Les effets provoqués chez le

fœtus par les médicaments peuvent être

de deux types :

1 Les effets qui dérivent des

ef-fets typiques des molécules Par

exemple : masculinisation d'un fœtus

féminin par les androgènes, hémorragie

cérébrale provoquée par les

anticoagu-lants oraux, bradycardie en présence de

P-bloquants

2 Les effets propres aux

orga-nismes en formation et qui ne peuvent

être prévus à partir des autres propriétés

pharmacologiques de la substance

Pour estimer le risque que peut

re-présenter la prise d'un médicament

du-rant la grossesse, il faut tenir compte

des points suivants :

a) Moment de l'administration du

médicament Les conséquences

pos-sibles de la prise d'un médicament

dé-pendent du stade de développement de

l'embryon (voir A) Le risque associé à

un médicament dont l'effet est

spéci-fique est également délimité dans le

temps Les tétracyclines par exemple

exercent un effet sur les dents et les os

principalement après le troisième mois

de grossesse lorsque commence la

mi-néralisation

b) Perméabilité placentaire La

plupart des molécules peuvent passer

du sang de la mère à celui de l'enfant au

niveau du placenta Les cellules

acco-lées du syncytiotrophoblaste tuent une barrière de diffusion Saperméabilité aux substances médica-menteuses est cependant plus élevéeque ne peut le laisser croire la notion de

consti-« barrière placentaire »

c) Tératogénicité de la molécule concernée Pour des produits connus et

utilisés souvent, il existe des tions statistiques du risque De nom-breux médicaments n'ont aucun effettératogène démontrable Pour les médi-caments nouvellement introduits, iln'est en général pas encore possible dedisposer d'une évaluation statistiquefiable du risque

estima-Il existe une action tératogèneavérée par exemple pour les dérivés del'acide rétmoique (étrétinate, isotréti-nọne) administrés per os pour le traite-ment des maladies de peau, dans le casdes anticoagulants oraux ou des tétracy-clines Une forme particulière d'altéra-tion chez l'enfant peut être induite par

le diéthylstilbestrol, une molécule trogénique Lorsque la mère a ététraitée pendant la grossesse, on observechez les filles, vers l'âge de 20 ans, unrisque accru de carcinome du cervix et

es-du vagin

Dans l'estimation du rapport cacité-risque, il faut également penser àl'intérêt que peut présenter pour l'en-fant un traitement correct de sa mère.C'est ainsi qu'il ne faut pas arrêter untraitement antiépileptique car une épi-lepsie non soignée est au moins aussidangereuse pour l'enfant que l'éventua-lité de l'administration d'anti-épilep-tique

effi-Allaitement (B) Il existe une

pos-sibilité qu'une substance présente dansl'organisme maternel passe dans le lait

et soit ainsi absorbée par l'enfant Pourapprécier l'importance du danger, ilfaut examiner les points présentés en(B) En cas de doute, il est faciled'éviter de mettre l'enfant en danger en

le sevrant

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Effets secondaires des médicaments 75

Trang 10

76 Effets des médicaments indépendants d'une substance active

Placebo (A)

Un placebo est une forme

médicamen-teuse ne contenant aucune substance

active, une apparence de médicament

L'administration d'un placebo peut

aussi bien déclencher des effets

béné-fiques (soulagement des maux) que des

effets néfastes Ceci dépend d'une

mo-dification de l'état psychologique du

patient après une visite chez le

mé-decin

Consciemment ou

inconsciem-ment, le médecin peut laisser

transpa-raître à quel point il est intéressé par les

souffrances de son malade et combien il

est assuré de son diagnostic et de son

Ordonnance En face d'un praticien

cha-leureux, compétent et plein

d'assu-rance, le malade se sentira en de bonnes

mains, sera moins angoissé et pourra,

plein d'optimisme, entrevoir sa

gué-rison

L'état physique influence l'état

psychologique mais inversement,

celui-ci peutjouer sur les sensations de

l'or-ganisme On cite le cas de blessés

graves qui, pendant la bataille, sentaient

à peine leur blessure et commençaient à

ressentir de violentes douleurs à leur

ar-rivée à l'hôpital, en sécurité Ou encore

de patients souffrant d'un ulcère à

l'es-tomac par suite de stress psychologique

et qui se plaignaient que « quelque

chose leur était resté sur l'estomac »

Etude clinique Dans un cas isolé,

il est parfois impossible de décider si la

guérison provient de la substance

elle-même ou de la situation thérapeutique

Il est alors nécessaire de réaliser une

étude statistique chez un grand nombre

de patients en comparant les effets

d'une substance (verum) et ceux d'un

placebo Étude contrôlée contre

pla-cebo Une étude prospective est

plani-fiée à l'avance alors que dans une étude

rétrospective, la décision d'analyser est

prise après la fin du traitement Les

ma-lades sont répartis au hasard en deux

groupes (randomisés) : traitement ou

placebo Dans une étude en double

aveugle, ni le médecin, ni le malade ne

sait qui reçoit le placebo ou le ment Il est enfin possible, au coursd'un deuxième cycle de traitementd'effectuer un échange entre les traite-

médica-ments (placebo et médicament), étude cross-over Dans ce cas, on peut com-

parer les effets d'une susbtance à ceux

du placebo non seulement entre deuxgroupes de patients mais également àl'intérieur d'un même groupe

Homéopathie (B) C'est une

mé-thode différente de traitement loppée par Samuel Hahnemann à partir

déve-de 1800 Son hypothèse était qu'unedrogue (au sens de médicament), qui àdes concentrations usuelles (médecineallopathique) suscite un ensemble desymptômes précis peut, à dose trèsfaible, et chez un malade dont les symp-tômes sont proches de son « profil d'ac-tion », entraîner une guérison (principe

de similitude) L'organisme possède enlui-même la capacité de se guérir etcette force est activée par des doses trèsfaibles de la substance, conduisant ainsi

à une autoguénson Chez son malade,l'homéopathe ne doit pas diagnostiquerles causes de la maladie mais trouver ladrogue dont le profil symptomatolo-gique se superpose au mieux avec la sé-miologie de la maladie : il faut doncdiagnostiquer un médicament Il estdonc nécessaire de procéder à un inter-rogatoire approfondi du patient concer-nant ses maux La substance est alorsutilisée fortement diluée

L'action directe des médicamentshoméopathiques sur les fonctions del'organisme n'est pas détectable.L'action curative repose sur la force desuggestion de l'homéopathe et sur l'at-tente du malade

Lorsqu'une maladie peut être tement influencée par des paramètrespsychologiques, et qu'il n'existe pas detraitement efficace, il est souhaitabled'utiliser la force de suggestion commemode de traitement L'homéopathieconstitue alors l'une des solutions pos-sibles

Trang 11

for-Effets des médicaments indépendants d'une substance active 77

Trang 12

•j Pharmacologie des spécialités

Trang 13

80 Influence des médicaments sur le système sympathique Système nerveux sympathique

Au cours de l'évolution, il a fallu

déve-lopper un système de contrơle efficace

pour coordonner chez les individus de

complexité croissante les fonctions de

chaque organe et pour pouvoir adapter

leur comportement aux changements

des conditions d'environnement Ce

système de contrơle se compose du

sys-tème nerveux central avec le cerveau et

la moelle épinière, ainsi que deux voies

séparées de communication avec les

or-ganes périphériques, le système

ner-veux somatique et le système nerner-veux

végétatif Le système nerveux

soma-tique (nerfs de la sensibilité

superfi-cielle et profonde, des organes des sens

et des muscles squelettiques) sert à

per-cevoir l'état du monde environnant et à

gouverner les mouvements du corps

adaptés à la situation (perception

senso-rielle : menace -* réaction : fuite ou

attaque) Le système nerveux

végé-tatif associé au système endocrinien

contrơle le monde intérieur Il accorde

les fonctions des organes internes aux

besoins de l'organisme Le contrơle par

voie nerveuse permet une adaptation

très rapide tandis que le système

endo-crinien règle l'état des fonctions à long

terme L'activité du système nerveux

végétatif est indépendante du contrơle

volontaire et fonctionne de façon

auto-nome (d'ó son nom de système

ner-veux autonome) Ses centres se

trou-vent dans l'hypothalamus, la moelle

épinière et le tronc cérébral

Le système nerveux végétatif

pré-sente une partie sympathique et une

partie parasympathique (p 98) Les

reseaux de ces deux systèmes

compor-tent, à cơté de nerfs efférents (issus du

système nerveux central), des nerfs

af-férents Dans les organes qui sont

in-nervés à la fois par le système

sympa-thique et le système parasympasympa-thique,

l'activation de ces systèmes déclenche

en général des réactions opposées

En cas de maladie (dérangement

des fonctions d'un organe), on

cher-chera souvent en utilisant des produits

pharmaceutiques qui agissent sur le

système végétatif à ramener à la male le fonctionnement de l'organe.L'effet biologique de susbtancesqui inhibent ou stimulent le systèmesympathique ou inversement le systèmeparasympathique, peut être aisémentdéduit de l'observation des rơles dusystème sympathique ou parasympa-

nor-thique (A : conséquences d'une vation sympathique) L'activation de

acti-la partie sympathique du système veux végétatif peut être considérée defaçon simplifiée comme l'ensemble desréactions de l'organisme permettantd'aboutir rapidement à un état d'acti-vité plus élevée, propice à une fuite ou

De plus, le rétrécissement des seaux irriguant les intestins détournera

vais-le flux sanguin vers vais-les muscvais-les.Comme dans cette situation, la diges-tion des aliments est superflue et mêmegênante, le transport vers l'avant ducontenu intestinal est freiné, le péristal-tisme décroỵt et les muscles dusphincter se contractent Cependant,pour augmenter la fourniture d'élé-ments nutritifs aux muscles et au cœur,

le glucose hépatique doit être libérédans le sang ainsi que les acides gras dutissu adipeux Les bronches s'élargis-sent de façon à accroỵtre le volume res-piratoire et par là même l'apport d'oxy-gène au sang

Les glandes sudoripares sont aussiinnervées par le système sympathique(mains moites lors d'une émotion),elles constituent une exception en cequi concerne le neurotransmetteur (acé-tylcholine, p 106)

Les conditions de vie des hommesmodernes sont différentes de celles del'homme des cavernes mais les fonc-tions biologiques n'ont pas changé

Trang 14

Influence des médicaments sur le système sympathique 81

Trang 15

82 Influence des médicaments sur le système sympathique

Organisation du système

sympathique

Les neurones sympathiques efférents

voni de la moelle épinière à la chaîne

paravertébrale (rangée de ganglions

sympathiques parallèle à la colonne

vertébrale) Les ganglions constituent

des ensembles de points de contact

(sy-napse) entre les neurones provenant de

la mœlle épinière (1, neurone

gan-glionnaire) et les cellules nerveuses qui

envoient leurs prolongements vers la

périphérie de l'organisme (2, neurone

post-ganglionnaire) A ce niveau, ils

entrent en contact avec les cellules des

organes cibles au niveau des synapses

post-ganglionnaires A côté de ces

neu-rones, il en existe d'autres, dont les

in-terconnexions ont lieu d'abord dans

l'organe cible ou encore qui aboutissent

sans intermédiaire aux glandes

surré-nales

Médiateurs du système sympathique

Tandis que l'acétylcholine joue le rôle

de médiateur chimique au niveau des

synapses entre les neurones 1 et 2

(pré-et post-ganglionnaires, voir le principe

de la transmission cholinergique,

p 98), c'est la noradrénaline qui

rem-plit cette fonction pour les synapses des

neurones de type 2 (B) Un neurone

sympathique de type 2 n'établit pas une

synapse avec une seule cellule de

l'or-gane cible, il se ramifie de nombreuses

fois et chaque prolongement établit au

passage des contacts avec plusieurs

cellules Au voisinage de ces synapses

se trouvent des épaississements des

axones (varicosités) qui se succèdent

comme les perles d'un collier à chaque

contact du nerf avec une cellule cible

De cette façon, lors de la stimulation du

nerf un domaine cellulaire plus

impor-tant sera activé bien que l'action de la

noradrénaline libérée par un neurone de

type 2, reste limitée à la proximité des

synapses

L'activation d'un neurone de

type 1, conduisant aux glandes

surré-nales déclenche par l'intermédiaire

d'une libération d'acétylcholine 1

sécrétion d'adrénaline (p 108) qui s répand dans l'organisme par le san (hormone, A).

Synapse adrénergique

La noradrénaline est stockée à proximité des varicosités dans des petites v<sicules entourées d'une membran(grana 0 0,05 - 0,2p.m) La dopaminssynthétisée dans l'axoplasme à partir d

la tyrosine et via plusieurs reactions irtermédiaires, sera capturée à l'inténeudes ces vésicules La dopamine est ensuite convertie en noradrénaline pal'enzyme dopamine p-hydroxylas(Lors d'une stimulation électrique dnerf sympathique, une partie des vésicules déverse son contenu et donc 1noradrénaline dans la fente synaptiqw

La noradrénaline libérée reagit ave des récepteurs adrénergiques posi

synaptiques présents sur la membrandes cellules cibles ou présynaptiquesur la membrane des varicosités La stimulation des récepteurs a; présynaptiques entraîne une inhibition de la libération de noradrénaline et permet u;rétrocontrôle négatif du processus dlibération

L'action de la noradrénaline dé

versée disparaît très rapidement : environ 90 % sont recaptés rapidementpar un processus de transport actild'abord dans l'axoplasme puis de 1

dans les vésicules (recapture neuro nale) Une petite partie de la noradréna

Une sera inactivée par la Catéchol-0

Méthyl-Transférase (COMT, enzym

du cytoplasme des cellules cibles) eune autre partie par la Mono-AminéOxydase (MAO, dans les mitochondries des cellules nerveuses ou des ce!Iules cibles)

Le foie est richement pourvu eices enzymes et contribue de façon importante à la dégradation de l'adrénaline ou de la noradrénaline existantedans le sang

Le produit final de la dégradatioldes catécholamines par la COMT et 1MAO est l'acide vanylmandélique

Trang 16

Influence des médicaments sur le système sympathique 83

Trang 17

84 Influence des médicaments sur le système sympathique

Sous-types de récepteurs

adrénergiques et actions

des catécholamines

D'un point de vue pharmacologique, on

peut distinguer des récepteurs a, et a,

(p 90), des récepteurs P|, |3; et même

(Î3 Les différents récepteurs

adréner-giques sont distribués de façon très

hé-térogène dans chaque tissu Les

agonistes adrénergiques

(sympatho-mimétiques directs) peuvent être

uti-lisés à diverses fins thérapeutiques

Effets sur les muscles lisses

Les effets opposés d'une stimulation

des récepteurs a et (3 sur le muscle lisse

reposent sur les différences dans la

transduction du signal (p 66) c'est ce

qui est représenté en (A) dans le cas des

muscles de la paroi vasculaire La

sti-mulation du récepteur oi| déclenche par

l'intermédiaire d'un second messager

intracellulaire (?3) une libération

ac-crue d'ions Ca 1 * Associé à la

calmodu-line, le calcium permet l'activation de

la myosine-kinase, ce qui conduit à

la phosphorylation d'une protéine

contractile, la myosine, et à

l'augmen-tation du tonus (— vasoconstriction)

L'AMPc inhibe l'activation de la

myosine-kinase Les récepteurs P;

aboutissent via une protéine G

activa-trice, Gs, à une augmentation de la

for-mation d'AMPc (— vasodilatation), les

récepteurs a; via une protéine

inhibi-trice G, provoquent une diminution

d'AMPc (-> vasoconstriction)

La vasoconstriction provoquée

par l'application locale

d'a-sympatho-mimétiques sera utilisée dans le cas

d'une anesthésie locale (p 204) ou dans

des gouttes nasales décongestionnantes

(naphtazoline, tétryzoline,

xylométazo-line, p 90, 318, 320) L'administration

systémique d'adrénaline joue un rôle

important pour augmenter la pression

artérielle dans le traitement d'un choc

anaphylactique

Bronchodilatation La dilatation

des bronches due à une stimulation des

récepteurs (i; (ex : fénotérol ou tamol) est un mode de traitement trèsimportant dans l'asthme (p 322)

salbu-Tocolyse L'effet inhibiteur des

Pz-sympathomimétiques (par ex le notérol) sur la contractilité utérine peut

fé-être utilisé pour calmer des tions précoces (risque d'accouchement

contrac-prématuré) Une vasodilatation médiéepar une stimulation p;, associée à unechute de la pression artérielle, conduit àune tachycardie réflexe, à laquelleparticipe également une action stimu-lante (31 de la substance

Effets cardiaques Les mines augmentent toutes les fonctions

catéchola-du cœur par le biais des récepteurs p,

et de l'AMPc : force d'éjection (effet inotrope positif), vitesse de raccour- cissement (effet klinotrope), fréquence des battements (effet chronotrope), propagation de la stimulation (effet dromotrope) et excitabilité (effet bath- motrope) Dans le tissu nodal, la dépo- larisation diastolique est accélérée de

sorte que le seuil de déclenchement dupotentiel d'action soit atteint plus ra-pidement (effet chronotrope positif, B).L'action des (3-sympathomimétiquessur le cœur peut être utilisée encas d'arrêt cardiaque : administrationd'adrénaline L'utilisation de (3-mimé-tiques pour traiter une insuffisance car-diaque est associée à un risque d'ar-rythmie

Effets métaboliques La

stimula-tion des récepteurs p; augmente, vial'AMPc, la dégradation du glycogène(glycogénolyse) en glucose dans le t'oie

et les muscles squelettiques Le glucosehépatique sera déversé dans le sang.Dans le tissu adipeux, les triglycéridesseront dégradés en donnant des acidesgras (lipolyse, médiée par les récep-teurs p3 ?), qui seront ensuite déversésdans le sang Les effets métaboliquesdes catécholamines n'ont aucune utilitéthérapeutique

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Influence des médicaments sur le système sympathique 85

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86 Influence des médicaments sur le système sympathique Relations structure-activité

II n'est pas possible avec l'adrénaline

d'exercer un effet spécifique sur l'un

des sous-types de récepteurs car elle

possède une affinité importante pour

tous les récepteurs a et p Elle ne

convient pas non plus pour une

admi-nistration orale car elle est mal

ab-sorbée et sera éliminée par voie

presys-témique

La noradrénaline est une

catécho-lamine (catéchol est un nom usuel pour

un 0-hydroxyphénol), qui se distingue

de l'adrénaline par une affinité élevée

pour les récepteurs a et une affinité

moindre pour les récepteurs ?; Dans le

cas de l'isoprénaline, la dissociation est

presque totale (A) :

noradrénaline -* a, (3i

adrénaline -» a, pi, (i,

isoprénaline -* P[, P;

La connaissance de la relation entre

la structure chimique et l'effet

(rela-tion structure-activité) permet la

synthèse de sympathomimétiques qui

ont une affinité préférentielle pour un

des sous-types de récepteurs

adrener-giques

L'élément chimique commun à

l'élaboration de tous les

sympathomi-métiques directs (substances agissant

comme agonistes sur les récepteurs

adrénergiques) est la structure

phényl-éthylamine Le groupement hydroxyle

sur la chaỵne latérale est important

aussi bien pour l'affinité envers les

ré-cepteurs a que p La substitution sur

l'azote diminue l'affinité pour les

ré-cepteurs a et augmente celle pour les

récepteurs P, de telle sorte qu'avec un

résidu isopropyl, on atteint déjà une

af-finité optimale pour les récepteurs p

(isoprénaline =

isopropylnoradréna-line) L'allongement ultérieur de ce

substituant favorise l'action sur les

ré-cepteurs p, (sélectivité P; par ex

salbu-tamol, fénotérol) Les deux

groupe-ments hydroxyle du noyau aromatique

sont indispensables à l'affinité, une

af-finité élevée pour les récepteurs a est

attachée à la position de ces

groupe-ments OH en 3, 4 ; cependant, certains

dérivés qui portent des groupes

hy-droxyle en 3,5 (orciprénaline, line, fénotérol), ont une affinité pour lesrécepteurs P

terbuta-Les groupements hydroxyle de lamolécule de catécholamine diminuentconsidérablement son caractère lipo-phile La polarité est augmentée par lefait que l'azote concerné est presqueentièrement protoné dans la zone des

mem-L'absence de l'un ou des deuxgroupements hydroxyle est lié à une

augmentation de l'activité mimétique indirecte, qui correspond à

sympatho-la capacité d'une substance à libérer sympatho-lanoradrénaline de ses sites de stockage,sans être elle-même un agoniste adré-nergique (p 88)

Un changement de la position desgroupements hydroxyle sur le cycle (or-ciprénaline, fénotérol, terbutaline) ouleur substitution (salbutamol) protège lamolécule de la dégradation par laCOMT (p 82) L'introduction d'un ré-sidu alkyl de petite taille sur l'atome decarbone proche de l'azote, comme lasubstitution sur l'azote du groupementméthyl par un résidu de plus grandetaille, rend plus difficile la dégradationparlaMAO(p.82)

Comme la structure chimique cessaire pour une affinité élevée ou lesconditions requises pour permettre uneadministration orale ne cọncident pas,

né-il est nécessaire de faire des compromislors du choix d'une substance Si l'onveut utiliser l'affinité élevée de l'adré-naline, on n'a pas en même temps unebonne absorption au niveau de l'intestin(adrénaline, isoprénaline) ; si par contre

on souhaite également une bonnebiodisponibilité, après administrationorale, il faut accepter des concessions

en ce qui concerne l'affinité pour les cepteurs (éthyléphrine)

Ngày đăng: 18/06/2014, 18:20

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