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Analyse des faits culturels dans le manuel tieng phap 10

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THÔNG TIN TÀI LIỆU

Thông tin cơ bản

Tiêu đề Analyse des faits culturels dans le manuel Tieng Phap 10
Tác giả NguyễN Mai Hơng
Người hướng dẫn Dr. NguyễN Văn Mạnh
Trường học Université Nationale de Hanoï, École Supérieure des Langues, Département de Langue et de Civilisation Françaises
Chuyên ngành Language and Civilization
Thể loại mémoire de fin d’études universitaires
Năm xuất bản 2009
Thành phố Hanoï
Định dạng
Số trang 56
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Nội dung

De nos jours, les didacticiens, les pédagogues et les enseignants s’intéressentde plus en plus aux elements culturels dans l’enseignement/ apprentissage etl’acquisition d’une nouvelle la

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UNIVERSITÉ NATIONALE DE HANOI ÉCOLE SUPÉRIEURE DES LANGUES ÉTRANGÈRES

DÉPARTEMENT DE LANGUE ET DE CIVILISATION FRANÇAISES

Mémoire de fin d’études

Hanoi, mai 2009

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Nous exprimons notre profonde reconnaissance à M NguyÔn V¨n M¹nh qui

a accepté de diriger notre mémoire de fin d’études universitaire et qui nous a donnédes renseignements efficacies et utiles au cours de ce travail

Nos remerciements vont également à nos professeurs et à nos amis auDépartement de langue et de civilisation françaises qui m’ont donné beaucoup desuggestions sur ce travail et m’ont fourni des documents Sans leurs aides, cetteétude aurait représenté beaucoup d’insuffisances

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TABLE DES MATIÈRES INTRODUCTION

CHAPITRE I CADRE THÉORIQUE

1.3.4 Pour une approche intercultural

1.4 Techniques d’approche aux faits culturels

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2.3 Structure de chaque leçon

2.4 Les thèmes culturels abordés dans le manuel

2.5 Le contenu culturelle du manuel

2.6 Analyse des faits culturels du manuel

2.6.1 Cartes (Carte du monde, Carte de la France et Carte du Vietnam)

2.6.2 Textes

2.6.3 Exercices

2.6.4 Tableaux

2.6.5 Romans-photos et BD

CHAPITRE III QUELQUES REMARQUES SUR

L’ENSEIGNEMENT DES CONNAISSANCES CULTURELLES DANS LE MANUEL “TIENG PHAP 10”

3.1 Quelques remarques sur l’enseignement des connaissances culturelles dans le manuel “Tieng Phap 10”

3.2 Quelques propositionspédagogiques concernant l’exploitation des faits culturels contenus dans le manuel

3.2.1 Enseignement selon une approche thématique des faits culturels

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De nos jours, les didacticiens, les pédagogues et les enseignants s’intéressent

de plus en plus aux elements culturels dans l’enseignement/ apprentissage etl’acquisition d’une nouvelle langue car la culture et la langue sont inseparables Onles considère comme le recto et le verso d’une feuille de papier Toutes ces deuxfaces sont abỵmées si la feuille est déchirée C’est ainsi que l’apprentissage des

langues, comme on le dit souvent, “élargir les horizons”, c’est-à-dire que

l’apprentissage des cultures qui résultes de celui des langues nous ouvre d’autreshorizons

De plus, nous sommes à l’époque ó l’enseignement/apprentissage deslangues tiennent compte des besoins langagiers et ó l’approche communicative-cognitive est dominate Les langues étrangère deviennent un des moyens qui nousaident à nous intégrer à la communauté mondiale Les connaissances acquises nouspermettent d’entrer en contact avec la diversité du monde exxtérieur En effet,apprendre une langue, selon l’approche communicative, c’est d’apprendre à réaliserdes actes de parole dans cette langue dans des contexts socio-culturels appropriés.Prenons un exemple: Lorsqu’on apprend à saluer quelqu’un en français, il faut tenir

compte des statuts socio-culturels des interlocuteurs En un mot, “enseigner une

langue étrangère, c’est enseigner la culture de cette langue”.

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Beaucoup de chercheurs ont bien raison de proposer que l’enseignement de

la culture/ civiliszation doit être un des objectifs de l’école Heureusement, depuisquelques années, on a commence à s’intéresser à l’enseignement et évaluation de lacompétence culturelle chez les élèves En effet, dans l’épreuve de français auconcours national, une petite partie (10%) est destiné aux connaissances culturefrancophone

Étant future professeur au lycée, nous nous intéressons vraimentl’enseignement des connaissances culturelles aux lycéens surtout à ceux de dixième

et c’est l’importance des connaissances culturelles qui nous pousse à choisir le sujet

“Analyse des faits culturels dans le manuel “Tieng Phap 10””.

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CHAPITRE I CADRE THÉORIQUE

1.1 Civilisation et culture

1.1.1 Notion de la civilisation

En ce qui concerne la définition de la civilisation, on pourrait la chercher trèsfacilement en se reportant aux dictionnaires de langue française contemporaine Vu

le nombre considérable de ces définitions les plus fréquentes à savoir

Selon le “Dictionnaire pratique du Français Hachette”, la civilisation se

définit comme: “Ensemble des phénomènes sociaux, religieux, intellectuals,

artistiques, scientifiques et techniques propres à un people et trasmis par l’education”.

Du point de vue de la Commission mondiale de la culture et dudéveloppement de UNESCO, celle-ci a défini la culture et le patrimoine culturel de

la façon suivante: “Le patrimoine culturel d’un people s’étend sur ses ouvres et ses

artistes, ses architectes, ses musicians, ses écrivains, savants Il s’agit aussi bien d’une creation moderne qui surgit de l’âme populaire que l’ensemble des valeurs qui donne un sens à la vie qui comprend les oeuvres matérielles et non matérielles qui experiment la créativité de ce people, c’est-à-dire la langue, la literature, les ouvres d’art”.

Dans un autre dictionnaire, celui de “Le Petit Robert”, on définit la

civilisation comme suit: “ C’est l’ensemble des phénomènes sociaux religieux,

moraux, esthétique, scientifique et techniques communs à une grande société ou à

un groupe de société”.

Enfin, en se reportant au dictionnaire “Le Petit Larousse”, on découvre aussi une

autre définition selon laquelle une civilisation désigne: “ un ensemble des

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caractéristiques propres à la vie intellectuelle, artistique, moral et matérielle d’un pays ou d’une société”.

1.1.2 Notions de la culture

Pour “le Petit Robert”, la culture est: “l’ensemble des formes acquises de

comportement dans les société humaines Ce sont les pratiques socials qui lient un groupe de personnes entre elles, et qui le distinguent des autres groupes, ces pratiques incluent, entre autres, les coutumes, croyances, convenances ainsi que le mode de penséee propres au groupe et sont appris par chacun puis tranmis d’une generation à une qutre à travers le comportement et le langage.”

Nous nous bornons à ne pas répertorier toutes les definitions trouvés car cesdernières sont pratiquement identiques Mais nous voudrions présenter certainesconceptions de la culture aux yeux des didacticiens et des p«(dagogues Selon eux,dans l’enseignement des langues étrangères, il convient de différencier deuxcomposantes fondatrices de la culture: la culture cultivée et la cultureanthropologique

La première, “la culture cultivée” (Porcher, 1995), ou “la culture savante”chez Robert Gallison, correspond à des savoir touchant la littérature, les arts,l’histoire, etc D’après Porcher, la culture cultivée occupe une place primordialedans une société qui distingue sa propre identité Cette culture doi êtreimpérativement transmise par l’institution educative, parce que “ reflète une culturenotionale toute entière” Elle a été longtemps la seule présente dans les méthodes

de langues

La seconde, “la culture anthropologique (Porcher, 1995)”, ou la culturepartagée, correspond à des manières dont les indigènes “voient le monde, la façonqu’ils ont de se comporter dans telle situation, ce qu’ils croient, leursreprésentations de l’étranger, leur image de l’interculturel” Porcher soulignel’importance de cette culture dans l’enseignement du FLE, car ce sont les pratiques

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culturelles qui marquent les comportements et les conduites des citoyens françaispar exemple Par rapport à la première, celle-ci a une place inférieure dansl’enseignement des langues étrangères depuis toujours Jusqu’au milieu des annéesquatre-vingt, cette dimension n’a quasiment pas pénétré le cours de français.

Cependant, cette culture constitue un obstacle dans l’apprentissage deslangues étrangères, car ces connaissances s’expriment, chez les natifs, de façoninhérente, dans des comportements dont certains sont non verbaux Depuis cesdernières années, de plus en plus de didacticiens se sont rendu compte de la placeimportante de cette culture, Maguy Pothier dit ainsi dans son livre: “Si l’on retientl’idée que la culture partagée est la clé d’un certain nombre de comportementssociaux collectifes et individuels, une compétence culturelle plus axée sur cetteculture partagée devient incontornable pour l’apprenant étranger (appelé à vivredans le pays cible ou être en contact avec des natifs)”, s’il veut véritablementcomprendre et être compris sans malentendus interculturels” (Pothier, 2003)

La culture demeure néanmoins très abstraite, elle est invisible etextrêmement vaste; elle est d’une certaine manière comparable à un iceberg dont lamajeure partie est immergée En effet, nous ne sommes réellement conscients qued’une partie limitée de notre culture, le reste demeure caché Etant ainsi sous-jacente dans tout ce que nous disons et faisons, la culture est bien entenduintimement liée au langage; par conséquent, apprendre une langue étrangère sanss’intéresser, de près ou de loin, à la culture du pays serait regrettable

Remarque

A travers ces définitions, on constate que les deux termes “civilisation” et

“culture” se coincident à peu près en matière de la sémantique Dans beaucoup decas, l’un peut être remplacé par l’autre sans conséquence pour la compréhension

Ce qui nous permet de distinguer les deux termes c’est la fréquence de sonutilisation A ce point de vue, le terme “culture” est un peu plus largement utilisé.C’est pour cette raison que nous nous permettons d’employer le terme “culture”

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tout au long de notre travail de recherche afin de simplifier les terminologies enusage.

1.2 Langue et culture dans l’enseignement/apprentissage des langues étrangères

Dès les premières réflexions sur le didactique des langues, il est connu que lalangue et la culture son indissociables Jean-Paul Narcy-Combes rapelle quelangage, culture et savoir(s) entretiennent entre eux une relation “transductive”,c’est-à-dire, qu’ils ne peuvent exister indépendamment les uns des autres

Dans le domaine de l’enseignement des langues, on ne fait pas uneinformation de langue purement linguistique Les contacts avec les languesétrangères permettent d’entrer en interaction avec “des individus appartementeffectivement à une autre société ou ayant une relation privilégié avec elle” (Beaco,2000) Aborder la culture étrangère dans le contexte de l’apprentissage d’unenouvelle langue est aussi l’occasion de contextualiser des connaissances, de donner

du sens à cet apprentissage Il s’agit donc de motiver les apprenants face à unnouvel apprentissage: celui d’une langue étrangère James Brossard explique que

“les faits culturels deviennent […] un matériau attrayant pur s’entraîner àcomprendre, à reproduire et à acquérir des outils linguistique […]” Les faitslinguistiques sont mieux mémorisés lorsqu’ils viennent d’une situation culturelleauthentique

De plus, la civilisation motive les apprenants et en particulier les plus failblesqui voient d’autant plus d’intérêt à leur cours que ceux-ci reflètent la vie extra-scolaire On peut donc supposer que découvrir la civilisation d’un pays permet auxapprenants de faire des progrès sur le plan linguistique Comprendre et interpreterdes modes de vie et des réalités culturelles d’un autre pays permet de déveloper latolérance, la compréhension, la curiosité (dans ce qu’elle a de positif) et parconséquent l’ouverture d’esprit On rejoint ici des objectifs d’une éducation de

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comportement civique, tolérant et électique: il s’agit de socialiser l’apprenant et defaire disparaître ses préjugés sociaux (racisme, intolerance et peur spontanée d’unedifférence “à priori”).

Parallèlement à la construction de ces représentations d’une cultureétrangère, l’apprenant construit également sa propre identité, prend conscience de

sa propre appartenance à une culture (ou à des cultures comme c’est de nos jourstrès souvent le cas) Là encore, cette prise de conscience se fera à travers ladécouverte de points communs avec la culture étrangère mais aussi à travers ladécouverte des particularismes locaux (donc des différences) et d’une vision del’extérieur de sa propre culture Ce type de travail est donc un moyen de former lescitoyens de demain, conscients de ce qu’ils sont, de ce que sont les autres et dedroit et devoir que cela implique

Cette ouverte d’esprit, cet élargissement intellectuel peuvent également être

le point de départ d’une ouverture sur le monde: l’apprenant aura peut être envie dedécouvrir le pays ou d’autres pays en voyageant ; connaître la culture d’un pays,c’est le rendre capable de circuler dans ce pays, d’interpréter correctement etd’apprécier (si possible sans rigidité psychologique) des signes, phénomènes etconduites étrangers à leurs habitudes Cette mobilité est un atout à notre époque.Mais, la découverte d’une culture permet également de déveloper des compétencestranversales telles que l’observation, l’analyse, l’imagination, l’anticipation et ladeduction En analysant des faits culturels, l’apprenant peut exercer son jugement

En ce sens, il sera nécessaire, en introduisant une langue étrangère, de mettrel’accent sur des faits culturels qui sont propros à cette langue, à savoir sa situationgéographique, ses comportements quotidiens, ses mentalités, ses croyances,…

Cependant, il faut que, à travers des expériences pédagogiques,l’enseignement de la culture, qui accompagne et complete l’enseignementlinguistique, n’a jamais été chose facile Désormais, ce volet incontournable de

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l’enseignement de langues constitue un enjeu préoccupant à l’égards despédagogues.

ce ne sont pas les cultures elles-mêmes ou des identités nationales Lacommunication interculturelle implique en effet des personnes et ce sont elles quivéhiculent ou transmettent la culture qu’elles vivent

Quelles sont les causes de la communication interculturelle? En fait, ellessont nombreuses et très diversifées En premier lieu, les échanges commerciaux,économiques et scientifiques apparaissent comme la plus forte raison de lacommunication interculturelle En deuxième lieu, on aborde la curiosité humainequi fait que les hommes cherchent toujours à élargir leurs connaissances et àdécouvrir d’autres horizons que le leur dans le monde En dernier lieu, ce sont peutêtre les causes historiques Prenons le cas du Vietnam dont la culture estpratiquement unique au monde car elle est le résumé de deux cultures différentes,

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l’une a l’orgine chinoise et l’autre l’origine française Elle a reçu cette particularité

à partir des envahissements des Chinois et des Français dans le passé

Tout cela nous a prouvé l’existence bien évident de la communicationinterculturelle dans notre époque et que aucun pays dans le monde ne pouurrait enêtre épargné

Quels sont les effets que l’interculturel exerce dans les domaines sociaux etquotidiens? Est-ce des effets positifs ou au contraire des effets négatifs?

Il fait reconnaître qu’aujourd’hui, l’interculturel est sur le point d’entrer danstous les domaines et que ses effets sur notre vie sont indiscutables Pour preuve: lesmultimédias et surtout la télévision permettent à chacun d’accéder à la culture despays les plus divers; les jeunes courent après les mêmes mode, imitent les mêmesstars lorsqu’ils les considèrent comme idoles; les habitudes de vivre de l’un cèdentprogressivement la place à celles de l’autres,… Donc, ce sont les influences quel’on pourrait juger inoffensives puisqu’elles n’entraînent point des conséquencesnéfastes

Pourtant, l’interculturel pose également des problèmes En France parexemple, il évoque certaines reactions de fermeture envers les cultures étrangères;

le rejet des immigrés lorsque ces derniers font augmenter le taux de chômage ainsique les affrontements religieux et racistes

De ce fait, la communication interculturelle devrait être un problème à traitersérieusement

1.3.2 Interculturel dans l’enseignement des langues étrangères

Comme nous l’avons affirmé ci-dessus, l’interculturel imposeprogressivement ses influences sur le mode de vie et le développement de pays dumonde entier Le Vietnam, lui aussi, est conscient de cette évidence Ses décideurs

se sont donc décidés d’accorder une certaine priorité à ce phénomène en procédant

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à l’ouverture vers l’extérieur en matière des sciences, de l’économie anisi que del’éducation.

En ce qui concerne l’enseignment de langues, on a fini par reconnaître, sousles besoins économiques, politiques, touristiques de la société, la nécessitéd’enseigner les langues étrangères comme instrument de communication Et dans

ce domaine, l’interculturel a présenté des avantages et entraîné aussi des entraves

Sur le plan des avantages, sont mentionnés en premier l’enrichissement etélargissement de connaissances historique, scociologique et anthropologique de laculture cible Viennent ensuite la conscience de la diversité culturelle et le respectdes différences entre les deux cultures

Les inconvénients sont non moins nombreux Il s’agit là des problèmesd’interférence négative ou detranslation Ils constituent pour les apprenants ungrand handicap: la compréhension entre individus de cultures différentes ne va pas

de soi Souvent, ils se confrontent à des malentendus, à des chocs culturels causéspar le manque de conscience et de savoir culturel En fait, le phénomèned’interférence est des habitudes acquises antérieurement dans la langue maternelle

ou dans la culture maternelle qui pourraient empêcher les locuteurs de la languesource de maîtriser le français et les comportements adéquats Ce sont peut-être deshabitudes de prononciation ou des connaissances grammaticales de la languematernelle que les apprenants appliquent aveuglement dans la langue cible ouencore des décalages culturels entre deux langues, etc

Néamoins, on devrait mettre l’accent sur l’aspect interculturel del’enseignement/ apprentissage de la langue Pour aider l’apprenant à éviter tous lespièges et chocs culturels lorsqu’il entre en contact avec les natifs, il faut procéder àune double action tant sur le plan linguistique que socioculturel en comparant etanalysant les différences qui existent entre les deux langues et les deux cultures et

en faisant ressortir les particularités (syntaxique et culturelle) qui existent entre

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elles Mais comment? Voilà quelques remarques que nous souhaitons avancer pourapprofondir ce problème.

D’abord, il est à noter que le défi interculturel que doit relever l’enseignant

de français langue étrangère (FLE) n’est plus seulement d’enseigner la langue et laculture mais aussi de montrer comment la culture maternelle des élèves entre eninteraction avec la culture d’un Français ou celle d’un locuteur francophone

Ceci présuppose pour l’enseignant de FLE d’accepter de se former à laconnaissance et à la pratique de sa propre culture et de la culture de l’autre

Alors, sur le plan théorique, plusieurs sources d’information sont à sadisposition qui aborde la gestion de la dimension culturelle en didactique du FLEainsi que l’analyse des difficultés rencontrées et des conseils pour faciliter l’entréedans ce domanie La pédagogie interculturelle fait également l’objet de plusieursarticles dans les revues spécialisées (ex: Le français dans le monde) et dans les sitesInternet (ex: Le site de l’Association pour la recherche interculturelle) fournissantaussi des pistes de réflexion intéressantes sur l’éducation interculturelle

Sur le plan pratique, nous présentons quelques pistes qui aident l’apprenant

à éviter les interférences de la culture maternelle et de la culture cible

En classe, l’enseignant pourra aider les élèves à réfléchir à ce qu’est laculture, mais il sera surtout le révélateur des implicates culturels qui nousconditionnent Pour faciliter cette prise de conscience de l’élève, une démarcheprogressive s’impose

L’enseignant pourra amorcer ce travail avec des éléments culturelsobservables et reconnus par tous comme tels (architecture, vêtements, symboles…).L’enseignant introduira ensuite les implicites culturels qui conditionnent notrecomportement, du plus visible au moins visible: les gestes, la gestion de l’espace et

du temps, les relations et les sentiments, les bases de statut social, le travail

L’enseignant pourrait également s’aider des nouvelles technologiesd’information et de communication dans ce genre de travail Beaucoup de sites

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proposent de fournir une présentation globale de la culture francophone, à l’image

du site “Civilisation Française” qui contient une grande quantité de photos etd’extraits audio et video, de nombreux liens externes, des titres de films à voir, deschansons à écouter, etc accompagnés d’activités Hormis la présentation demonuments et de réalisations culturelles, “Civilisation Française” présente diversaspects du quotidien des Français Bien que la présentation ne soit pas toujours trèsdétaillée, le site incite de temps en temps les apprenants à remettre en question leurpropre cadre de références et l’image qu’ils se sont construite de leur propreculture Les jounaux électroniques comme “Le Monde”, “Le Figaro”, “ Çam’intéresse” publient eux aussi des pages de grande qualité sur la société française,abordant des thèmes tels que l’éducation, la citoyenneté, le temps libre, lesétiquettes et le savoir-vivre, etc “French Experience Online” offre en complémentdes clips video autour de thèmes comme “les gastronomies”, “le travail” ou “lafaçon de régler des conflits” Rédigé par Geneviève Brame, auteur de nombreuxouvrages culturels sur la France, “AsapFrance.info” propose également aux jeunesapprenants de FLE de découvrir la France, sous forme de textes brefs et ludiques: lepays, sa langue, ses habitudes…

N’oublions pas que la culture francophone ne se limite pas à la culturefrançaise! Pour sensibiliser les apprenants à la diversité culturelle des paysfrancophones d’Afrique, d’Europe ou d’Amérique et les aider à déconstruire lareprésentation touristique des cultures étrangères, le site de www.TV5.org nousfournit une mine de sujets (voir notamment la rubrique Culture du monde et lesCités du monde) On trouvera en outre de nombreuses ressources Internet sur lesdifférentes cultures des pays francophones Internet met donc à disposition de tousune grande quantié de document authentiques (photos, émissions de radio,stastistique, journaux) qui pourront server de base à des activités prenant en comptel’interculturel

D’autres utilités des TIC dans la remediation des problèmes de l’identité:

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Pour mettre en évidence la dimension culturelle des valeurs et desstéréotypes, le site “Préjugés et stéréotypes”, produit par l’Assocition francophone

de psychologie sociale et le ministère français de la Recherche, constitue unexcellent point de départ pour comprendre comment fonctionnent les stéréotypes:pourquoi avons-nous des stéréotypes? Comment apparaissent-ils? Comment lesmesurer? Comment lutter contre? La section “Illustration” du site met en avantl’expression de ces stéréotypes dans la vie quotidienne: à l’école, au travail, dans lemédias…

Le site “Le Vercors”, réalisé par le Centre universitaire d’études françaises(CUEF) de Grenoble, propose également un intéressant parcours d’activités(compréhension orale et écrite, production de témoignages écrits et discussions)autour du thème des représentations culturelles: le monde vu par les Français, lesFrançais vus par le monde, les Français et le bonheur, les Français et lacontestation… Le site s’adresse à des étudiants d’un bon niveau de français ainsiqu’aux étudiants français en FLE qui se préparent à enseigner à l’étranger

Sur les mêmes questions, le site “S’enrichir de la différence pour mieuxvivre ensemble”, réalisé par les enseignants et les élèves du lycée Louis Querbes deRodez, propose une série d’actions d’education interculturelles, des jeux pour luttercontre les stéréotypes racistes ou favoriser l’intégration culturelle et de nombreuxextraits video, réalisés par les lycéens, pour démarrer des débats en classe

Enfin, la meilleure façon d’initier les apprenants à la communicationinterculturelle est de les faire entrer directement en contact avec des étrangers.C’est précisement ce que les échanges et les projets coopératifs tentent de faire

Le projet interactif et collaboratif propose ainsi une approche comparativeinterculturelle qui permet à des étudiants de deux cultures différentes d’observer,d’analyser, de comparer des matériaux similaires provenant de leurs culturesrespectives, d’en explorer le sens et la portée à travers les points de vue de l’autre

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1.3.3 Problème de l’identité

1.3.3.1 L’égocentrisme culturel

L’indentité sociale de l’individu est définie comme une qualification du soil’attribution de diverses qualités et limites, et comme une reconnaissance de l’autreavec affirmation de sa propre singularité et similarité Cette indentité suit lesprincipes de classement (sex, génération, classe sociale, appartenance sociale) etd’identification (ce que l’individu partage ou ne partage pas avec les autresmembres)

Certains analysent plus profondément l’identité de l’individu en le mettant enrapport avec la norme et l’écart à la norme En général, la vie quotidienne est faite

de normes et rites sociaux qui font partie de l’inconscience de l’individu Enrevanche, si celui-ci se trouve confronté à l’inattendu, alors il prend consicience deses attentes habituelles Le risque est que l’individu ait tendance à s’enfoncer dansl’égocentrisme culturel en rejetant et en détruisant l’autre culture Pour éviter ceproblème, on propose que dans le premier stade de l’apprentissage les enseignantsréalisent des enquêtes afin de determiner quelles sont les représentationsdominantes des élèves

1.3.3.2 Le stéréotype et le préjugé

Le stéréotype est défini comme la nature des processus mentaux quiattribuent des images négatives à certains groupes sociaux, souvent défovorisés Lestéréotype naît donc d’une généralisation des caractéristiques d’un individu à tousles autres membres du groupe social auquel il appartient Ainsi, le stéréotype esttrès lié à la formation de l’identité Il faut noter que les stéréotypes font toujourspartie de la réalité, parce qu’ils ont tous un fondement réel Les stéréotypes existentchez l’individu de façon subconsciente, ils constituent une partie de notre capitalculturel et social Les ignorer ne constitue pas une approche pertinente Lesdidacticiens ont proposé de les utiliser comme point de départ d’un apprentissage,

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dans lequel on les dépasse tout en les situant Autrement dit, on leur confère leuridentité authentique dans une perspective de généralisation En gros, le stéréotypeest à la fois nécessaire et insuffisant pour comprendre une culture L’enseignement

de FLE devrait lui donner sa place

Le prejugé quant à lui, se distingue du stéréotype par le fait qu’il est émis unjugement qui précède l’expérience, sans que l’auteur possède de donnéesobjectives On peut se poser donc la question: est-il possible d’écarter toutes sesidées préconçues afin d’entrer de façon objective en contact avec l’autre culture? Apriori Il serait souhaitable d’y répondre affirmativement Mais si cette réponseparaît évidente, il existe quand même un danger, celui de tomber dans le préjugéinverse On voit donc bien qu’il est particulièrement difficile de gérer les préjugésdes apprenants

1.3.3.3 Les implicites

Les implicites entre toujours en compte dans le fonctionnement d’unelangue Il s’agit de connivances entre les natifs Une conversation entre natifsprésente le plus souvent des échanges d’implicites

Cependant, les implicites sont particulièrement difficiles à saisir pour unétranger Celui-ci ne partage pas les implicites hérités de manière inculquée Deplus, il peut parfois penser que ces implicites sont les mêmes dans toutes leslangues et les lies donc à sa propre culture et à sa langue maternelle D’après LouisPorcher, les énoncés implicites sont les plus difficiles à maîtriser dansl’apprentissage d’une langue étrangère, parce qu’il n’existe pas de définitionsexhaustive La maîtrise des implicites permet à l’étranger de s’habituerprogressivement aux façons de s’exprimer des natifs

1.3.4 Pour une approche interculturelle

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Comment aborder la diversité culturelle sans tomber dans les stéréotypes etl’ethnocentrisme? Des didacticiens ont avancé l’approche interculturelle Selonl’appellation, cette approche insiste sur une interaction entre des groupes et desindividus.

Elle n’a pas pour objectif d’identifier autrui en l’enfermant dans une classe

de signification, mais donne une place importante à l’individu en tant que sujet Larencontre avec un étranger, c’est d’abord une rencontre avec un sujet possèdant descaractéristiques propres La compétence interculturelle qu’une approcheinterculturelle vise à déveloper, ne se limite pas au dialogue avec un individu d’uneautre nationalité, mais tend vers la reconnaissance de la subjectivité du discours etsur la reconnaissance de l’indentité d’autrui La démarche de cette approche passéealors par trois étapes: prendre conscience de ses propres cadres de référence, tendre

de se placer du point de vue de l’autre et de le comprendre et identifier les noyauxdurs et l’espace de négociation possible afin de trouver des solutions que chaquepartie admettra en conscience, impliquant souvent un minimum de compromise

Quelques principes pour une pédagogie interculturelle

 Stimuler la curiosité pour la découverte d’autres peuples, d’autrescultures

 Proposer la confrontation avec d’autres jugements de valeurs,rechercher l’intérêt de la différence

 Clarifier les éléments qui composent l’identité d’une personne, d’ungroupe social

 Permettre aux élèves de prendre conscience des stéréotypes qui sontvéhiculés et de les démystifier, tant ceux qui concernent “les autres”que ceux qui s’appliquent à “nous”

 Découvrir que la culture doit constamment être recréée par rapport auxtraditions existantes, pour s’adapter aux nouvelles conditions de vie

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 Permettre aux élèves de découvrir la complexité du phénomène

“stéréotype”: leurs avantages et leurs inconvénients, les intérêt quecertains groupes sociaux ont de les véhicules,…

 Découvrir que “les pesanteurs qui caractérisent beaucoup de groupeshumains ne viennent pas du manqué d’imagination des individus quiles composent mais du frein que constituent les norms, les habitudes etles institution en place.”

 Découvrir le concept de “noyau dur” (ce qui n’est pas négociable) etapprendre à identifier le noyau dur d’une personne, d’un groupehumain, d’un problème collectuf

 Découvrir les notions de culture “d’élite” (la mise en “patrimoinereconnu” par les dominants) et de culture “populaire” (si “typique etpittoresque” pour les touristes)

 Permettre un apprentissage de la négociation et des limites del’intégration

 Prendre l’habitude de se préoccuper des problèmes de l’autre

 Expérimenter le métissage culturel (productions collectives enintegrant des éléments propres à chaque culture et en se servantd’éléments culturels étrangers à soi

 Découvrir que le métissage culturel est à l’oeuvre chez chaqueindividu, tout au long de sa vie et que la culture d’un individu est larésultance de la combinaison, sans cesse à l’oeuvre, de multiplescourants culturels

1.4 Techniques d’approche aux faits culturels

On admet que toute question de culture relève de trois types d’approches:approche sociologique, approche anthropologique et approche sémiologique

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1.4.1 Approche sociologique

Elle traitera la question étudiée comme un phénomène social et dans sesrelations à l’ensemble de la société Ainsi, pour étudier par exemple le sport enFrance, on cherchera à connaître les données statistiques (sport pratiqué, nombre declubs, de federations, de licenciés,…), la place du sport dans l’instution scolaire, lapratique du sport par les différentes classes socials et categories professionnelles, ledéveloppement des équipement collectives sportifs, le role et la poliqique despouvoirs publics, les implications économiques,…

Approche sociologique nous donne d’une part les informations de base, àsavoir les statisques et les données sociales, économiques et politiques et d’autrepart, la dimension générale d’un problème, c’est-à-dire ses relations, ses pointsd’ancrage avec l’ensemble du système social français C’est d’ailleurs pour celaque n’importe quel sujet de culture est un moyen d’entrer de plein-pied dans laconnaissance de la France contemporaine, ce qui a des conséquences pédagogiquesimmédiates: deux ou trois questions bien traitées comme phénomènesreprésentatives ont des chances d’être de meilleures clés pour la connaissance de laFrance qu’un panorama complet à prétention exhaustive

Les documents utilisables dans une approche sociologique sont soit leschiffres, les études et les enquêtes réalisées sur le sujet étudié, soit les indications etles informations que l’on peut recueillir directement dans la presse ou auprès desservices publics

Seule l’approche socilogique permet de fonder la comparaison ou si l’onpréfère, l’étude comparative sur une autre chose que des hypotheses, des idéestoutes faites ou des impressions

1.4.2 Approche anthropologique

Elle permettra d’aborder des questions de la culture sous l’angle des réalitésquotidiennes, de la vie de tous les jours, des habitudes et des attitudes des Français

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Pour continuer l’exemple du sport, ce sera la place du sport dans la vie desFrançais, les moments et les lieux ó ils pratiquent des sports, ou leur reactions,leurs gouts, leurs preferences, leurs idées toutes faites.

Moins abtraite que l’approche sociologique, elle utilisera des documents plusmédiats et par conséquent plus vivant, plus motivant pour les apprenants: pour lesport, à cơté d’un article de presse, des enquêtes réalisées par les instutions, retenuspour l’éclairage sociologique, on cherchera des documents anthropologiques tels untémoignage d’un sportif, une enquête directe La recherche anthropologique, même

si elle ne se prive pas des interpretations et des analyses de la sociologie, toujourstravaille sur le terrain et à partir de matériaux immédiats plutơt que d’informationsélaborées et traitées Du point de vue anthropologique, l’examen de quelquesmenus de restaurants nours apprendra plus sur les habitudes culinaires etnutritionnelles des Françcais que les statistiques sur la consummation du boeuf oudes volailles L’utilisation de plus en plus fréquente de document bruits en classe

de langue montre que les enseignants commencent à partager ce point de vue

1.4.3 Approche sémiologique

Elle aidera à reconnaỵtre, à interpréter, à comprendre et à mettre en rapportles significations, les sens, les connotations culturelles véhiculées par les faits etdocuments de culture Dans la perpective sémiologique, la culture n’est plusconsidérée comme un ensemble d’objets ou d’institutions, mais comme un langage,compose de signes Ces signes sont des connotations culturelles, les representationscollectives ou encore le mythes: ces signes ont des signifies qui se situent à un autreplan que les signifies des signifies des signes linguistiques

L’approche sémiologique offre également des perspectives nouvelles auxétudes contrastées On dit que comparer les cultures c’est souvent se rendre compteque ce qui a l’air différent est identique et que ce qui a l’air pareil est différent Lasémiologie comparative aura pour objet la comparaison de signes et de

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connotations culturelles Des signes équivalents peuvent avoir des signifiésidentiques La sémiologie constrative ou différentielle permettra une lecture de sensqui évitera les interferences que risquent de provoquer les analogies et les fauxamis culturels Elle permettra même de comprendre des messages lusdifféremment.

1.5 Enseignement de la culture au fil des courants méthodologiques

Depuis le XIXème siècle et jusqu’à présent, les différentes méthodologies sesont succédées, les unes en rupture avec la méthodologie précédente, les autrescomme ine adaptation de celle-ci aux nouveaux besoins de la société Cependant on

ne peut pas définirr d’une manière précise la sucession chronologique desméthodologies, étant donné que certaines d’entre elles ont cohabité avant des’imposer à la précédente Nous proposons ici une synthèse des méthodologies quiont marqué l’enseignement des langues étrangères depuis la méthodologietraditionnelle jusqu’à nos jours ó la tendance générale est à l’électismeméthodologique dont certains didacticiens renient mais que d’autres considèrentcomme une méthode souple s’adaptant facilement aux problèmes spécifiques dechaque situation de classe

1.5.1 Méthode traditionnelle

La méthode traditionnelle est née à la fin du 15è siècle et existe juasqu’à nosjours Elle est encore appelée “méthode classique” ou “méthode grammaire-traduction” du fait qu’elle n’insiste que sur l’enseignement de la grammaire et latraduction de la langue cible Actuellement, elle continue d’être utilisée dans lesprogrammes de nombreuses universités et on en trouve encore des éléments dansles méthodes récentes L’objectif qu’elle vise est d’étendre la culture générale etsurtout la culture littéraire à travers la lecture des texts d’auteurs et la redactiondans une langue soutenue Ainsi, l’apprenant peut comprendre et utiliser une langue

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soignée et élargir leur vocabulaire grâce à la richesse du vocabulaire dans lesoeuvres.

Dans cette méthode, l’enseignement de la culture est un élémentindispensable On enseigne la culture par la découverte des “patrimoineshistorisques” Ce sont les extraits littéraires des grands auteurs du Moyen Agejusqu’au 19è siècle, comme: Les fables de La Fontaine, Les Misérables de VictorHugo, etc.Les apprenants ont une large connaissance sur les auteurs, les dates, lesévénements historiques, les chefs d’oeuvres de la litterature française et d’autresymboles de la culture

Cependant, on a beaucoup critiqué cette méthode parce qu’elle défavorise laprise chez les apprenants et que les connaissances qu’elle transmit aux élèvess’avèrent parfois peu utiles pour la pratique de la langue dans la communicationquotidienne

1.5.2 Méthode naturelle

La méthode naturelle se situe à la fin du XIXème siècle et a coexisté avec laméthdologie traditionnelle de grammaire-traduction bien qu’elle suppose uneconception de l’apprentissage radicalement opposée aux idées précédentes Cettethéorie est née de l’observation d’un pédagogues sur son propre processusd’enseignement de l’allemand et celui de l’apprentissage de la langue maternelle deson petit-neveu Pour celui-ci, la nécessité d’apprendre des langues viendrait dubesoin de l’homme de communiquer avec d’autres hommes et de franchir ainsi labarrière culturelle C’est pourquoi il faut enseigner l’oral aussi bien que l’écrit,même si l’oral doit toujours précéder l’écrit dans le processus d’enseignement-apprentissage

L’apprentissage d’une langue étrangère doit se faire à partir de la langueusuelle, quotidienne, si l’on pretend que cet apprentissage ressemble le pluspossible à celui de la langue maternelle par l’apprenant D’après cette méthode, un

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enfant apprendrait sa langue maternelle par un principe d’ordre; il se feraitd’ensemblée des representations mentales des faits réels et sensibles, puis il lesordonnerait chronologiquement et enfin il les transformerait en connaissances enles repentant dans le même ordre, après une période “d’incubation” de cinq à sixjours.

L’apprenant n’apprendrait donc plus de mots sans rapport, sinon qu’ilajouterait les nouvelles connaissances à son acquis personnel La langue étantessentiellement orale, l’oreille serait l’organe receptive du langage, c’est pourquoil’apprenant devrait être place en situatipn d’écoute prolongée en langue étrangère.C’est pour cela que cette méthode peut-être considérée comme le pionnier del’immersion et la première à avoir prime le sens sur la forme et la proposition sur lemot

Le père de cette méthode, F.Gouin, avait une particulière conception de lalangue que nous n’allons pas nous attarder à la présenter ici, qui lui permis de créer

la méthode des séries Une série linguistique étant pour lui une suite enchaînée derécits, de descriptions, de thèmes qui reproduisent dans l’ordre chronologique tousles moments et phénomènes connus de ce thème C’est ainsi qu’il dresse une série

de phrases qui représentent dans l’ordre chronologique toutes les actionsnécessaries pour, par exemple, aller puiser l’eau Il établit une progression de thème

de la vie quotidienne par difficultés Cependant, sa méthode reste incomplète car il

ne présente que quelques-unes des séries possibles

En dépit des critiques qui ont été faites à cette méthode et de la difficulté de

sa mise en place dans le système scolaire, il est indéniable que cette méthode aprovoqué une certaine révolution en s’opposant radicalement à la méthodoligietraditionnelle utilisée par ses contemporains

1.5.3 Méthodologie directe

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Apparue à la fin du 19è siècle, elle s’incrit en rupture avec la méthodegrammaire-traduction Elle est considérée historiquement comme la premièreméthodologie spécifique à l’enseignement des langues vivantes étrangères.L’évolution des besoins d’apprentissage des langues vivantes étrangères aprovoqué l’apparition d’un nouvel objectif qui visait une maỵtrise effective de lalangue comme outil de communication La méthodologie directe consitue uneapproche naturelle de l’apprentissage d’une langue fondée sur le processusd’acquisition de la langue maternelle La langue est enseignée pour communiquer,d’ó la priorité accordée à l’oral, d’ó l’utilisation unique de la langue cible àtravers des actions, des tableaux,… Il nous semble que c’est avec et à partir de laméthodologie directe que la didactique des langues vivantes étrangères a fait appel

à la pédagogie générale, et que la rupture entre la méthodologie traditionnelle et laméthodologie directe se situe au niveau de la pédagogie générale de référence, cequi apporte une grande nouveauté dans l’enseignement/apprentissage des languesétrangères

Les principes fondamentaux qui la définissent sont:

L’enseignement des mots étrangers sans passer par l’intermédiare de leurséquivalents de la langue maternelle Le professeur explique le vocabulaire à l’aided’objets ou d’images, mais ne traduit jamais en langue maternelle L’objectif estque l’apprenant pense en langue étrangère le plus tơt possible

L’utilisation de la langue orale sans passer par l’intermédiaire de sa formeécrite On accorde une importance particulière à la pronunciation et on considère lalague écrite comme une langue orale “scripturée”

L’enseignement de la grammaire étrangère se fait d’une manière inductive(les règles ne s’étudient pas d’une manière explicite) On privilégie les exercices deconversation et les questions-réponses dirigées par l’enseignant

On peut estimer que c’est à partir de la méthodologie directe que ladidactique des langues vivantes a fait appel à la pédagogie générale On tenait en

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effet compe de la motivation de l’éleve, on adaptait les methodes aux intérests, auxbesoins et aux capacités de l’élève, en faisant progresser les contenus du simple aucomplexe.

En ce qui concerne l’enseignement de la culture, on voit bien qu’étantdonnées la priorité accordée à la langue orale et la primauté de celle-ci, elle estplutôt liée aux réalités quotidiennes Comme support, il ne s’agit plus de textslittéraires, mais de texts infornatifs ayant trait à la vie quotidienne (petitesannonces, pub, notice d’emploi,…)

1.5.4 Méthodologie active

Elle a été utilisée d’une manière généralisée dans l’enseignement des languesétrangères pendant la première moitié du 20è siècle Certains l’appellent aussiméthodologie de synthèse, parce qu’elle représentait un compromis entre laméthodologie directe et la méthodologie traditionnelle, alors que d’autres ne laconsidèrent pas comme une méthodologie à part entière et préfèrent l’ignorer

La méthodologie active représente un compromis entre le retour à certainsprocédés et techniques traditionnels et le maintien des grands principes de laméthodologie directe

Ce sont les problèmes d’adaptation qui ont orienté les méthodologies versune solution éclectique Ils cherchent un équilibre global entre les trois objectifs del’enseignement/apprentissage que sont l’objectif formatif, l’objectif culturel etl’objectif pratique Ils acceptant aussi l’utilisation de la lague maternelle en classe.Ils n’hésitaient pas à avoir recours à tous les procédés et techniques compatiblesavec les objectifs de la méthode, en encourageant même les innovations de la partdes enseignants

Dans cette approche, le texte écrit retrouve sa place comme supportdidactique L’utilisation des auxiliaries audio-oraux est largement encouragé

Ngày đăng: 28/07/2023, 15:14

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