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Manuel d''''Histoire Naturelle, Langlebert

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Indication générale des caractères qui distinguent les êtres organisésanimauxet véçfétaux des corps inorganiques minéraux.—Carac- tère.^ qui distinguent les animaux des végétaux.— De l'e

Trang 1

PnOFESSEUn UE sciences l'IIÏSIQUES ET NATLBEI.LES

DOCTEL'R EN UÉDECl.NE, OfFlClEn D'ACiDÉMIK.

Trang 2

l'examen du Baccalauréat esSciences complet porte sur les

matières enseignéesdans laclassede mathématiques

élémen-taires des lycées L'examen du Baccalauréat es Sciencestreint pour la partie mathématique continue, jusqu'à nouvelordre, d'être subi dans les conditions existantes etavec les

res-anciensprogrammes

Aux termes d'un décreten datedu25juillet 1874, une desépreuvesorales de laSeconde Sériepour l'examen du Bacca-

lauréates lettres consisteen une interrogation sur lessciences

dansla limite du nouveauPlan d'études des lycées de 1874

Les contrefacteurs on débitants de contrefaçons de cit

exemplaires sont revêtus de notre yriffe.

^jV^^^i-^^^^c^xii^^^.-Ê'^fc-»''^^

Trang 3

HISTOIRE NATURELLE.

(Les chiffres sont ceux ilcs pages ó la quesliori esl traitée.)

Appareilrespiratoire, 52. —Notions succinctes sur l'air, l'oxygène,

l'acidecarbonique, lacompostion de l'eau,56-59

Organes dumouvement, 77.— Squelettedes vertébrés,77; —cles, 83.

mus-Systèmenerveux, 1)0.—Nerfs moteurset sensitifs, 92.— Organesdes,

tiels desgroupesles plusremarquables,etprenantlesexemples parmi

lesanimauxutiles ounuisibles, 131-150

Oiseaux, Reptiles, Batraciens, Poissons (exemples des groupes les

—Infusoires,animauxmicroscopiques,224-225

Botanique.—Notions sommairessurles racines, les tiges, les feuilles,

236-255 —Idée succincte de la nutrition etde la respirationchez

lesvégétaux, 235-255

Fleur, parties essentielles, 207.— Notions sur le mode de formation

dufruit; indication de ses parties essentielles, 291

Graine, 294.—Germination, 30G.—Rơle descotylédons, 309.Divisiondu règne végétal en plantes dicotylédones, monocotylédone

Trang 4

Fonctions de nutrition, 13.—Absorption, 29.

Digestion : appareil digestif; aliments, 13.—Vaisseauxchyiifères, 30 Circulation : sang, 33; —cœur, artères, veines, 36-40.

Respiration, 51 ;— poumons, 52; —branchies, 61 ; —trachées, 62.

—Asphy.Kie, 60.— Chaleur animale, 65.

Sécrétion : glandes, 68; —peau, 71. —Appareil urinaire, 69 Squelette, 77. —Muscles, S3.—Mécanisme du mouvement,84. —Organes, 87. —Production des sons: voix, 109.

Système nerveux,90.—Nerfsmoteurs, sensitifs, 92.

Actionsréflexes, 94.

Organesdes sens, 94.

Classification : embranchements du règne animal, 112. — Classe des vertébrés, 120; —ordresdes mammifères, 123.

Botanique — Tissusdesvégétaux, 228

Racines,236-238; — tiges, 239-248; —feuilles, 250-255.—lationdela sève, 258.—Accroissementdes végétaux, 260.Fleur,267; — fécondation,285-287; — fruit, 291 ; ~graines,294;

Distribution géographique des végétauxet des animaux,354.

'^.éologie.—Constitutiongénéralede notre globe, 365.—Phénomènes

géologiques de l'époque actuelle, 368. — Torrents; fleuves; lacs:mers, 369; —sédiments; phénomènesdetransport,370; —glaciers,

371.—Rơlede l'atmosphère dansladésagrégationdes roches,369;

—terre végétale,411 —Chaleur centrale,373; —tremblementsdéterre; soulèvements et abaissements, 374-380; — phénomènes

volcaniques, 375; —sources thermales; eaux minérales,418; —

puits artésiens, 419

Phénomènesgéologiques anciens, 420

Disposition desroches (|ui formentla crỏte solide du globe, 366.—

Rochesignées, 366,413.—Roches sédimentaires oustratifiées, 367.

—Fossiles végétauxouanimaux; notionsgénéralessur leurordredesuccession, 367.—Filons,415.—Phénomènesdesoulèvement, 380

—Formationdeschaỵnes de montagnes, 417

Notionssommairessurles terrainsde sédimentsanciens ou primaires,385;—sur les terrainsmoyensousecondaires,393;—surles terrains

Trang 5

TABLE DES MATIERES.

Les chiffres renvoient aux pages.

Notions préliminaires

Indication générale des caractères qui distinguent les êtres organisés(animauxet véçfétaux) des corps inorganiques (minéraux).—Carac-

tère.^ qui distinguent les animaux des végétaux.— De l'espèce en

desélémentsnutritifs élaborés parla digestion. 22Chap IV. —Circulation. — Composition etusagesdusang.— Phé-

nomènes généraux dela circulation. —Organes quiy concourent.Appareil circulatoire.— Mécaiiisme dela circulation.—Principales modifications del'appareil circulatoiredansla série animale. 33Chap V.—Respiration.— Organesqui y concourent.— Poumons,

branchies,trachées.—Mécanisme dela respiration.—Phénomènes

chimiques dela respiration.—Modificationsdel'appareil respiratoire

Chap VI.—Chaleuranimale. — Animaux à sang chaudet animaux

spéciaux des sécrétions.—Sécrétions dela peau,des membranesmuqueuses etdesmembranesséreuses.—Assimilation. 65CiîAP. Wl.—Fonctions derelation.—Organesdumouvement.Com-

positiongénérale dusquelette. — Os et articulations.—Muscleset

tendons. —Mécanisme des mouvements —Modifications de

Trang 6

l'ap-Chap Vlll, — Système nerveux — Indication des parties qui le

constituent essentiellement.— Ses fonctions. — Organes dessens.

— Sens dutoucher, dugỏt etde l'odorat. 90Chap IX.—Suite des organes des sens. — Organes de la vue et

del'oụe. — Fonctions deleurs parties essentielles.— Organe de

CiiAP. X.—Principes de classification.—Division du règne animal

en embranchementseten classes.— Organisation généraledes

ani-mauxvertébrés :mammifères,oiseaux, reptiles, batraciens et sons.—Organisation générale desanimauxannelés,desmollusques

pois-etdes zoophytesou rayonnes 112Chap XI.—Premier embranchement Animaux vertébrés,—Leurscaractères généraux.—Division des vertébrésenclasses. —Classedes mammifères Leurscaractèresgénéraux.— Principaux groupes

Chap XII.—Suitede la classedes mammifères.— Exempleschoisisparmi les espèces les plus utiles àl'homme oules plusremarquablespar leursmœurs, leurs formes — Supériorité de l'homme sur le

restedesêtres organisés 131Chap XIII. — Suite de l'embranchement des vertébrés. — Classe

(les oiseaux,—Leurs caractères. — Leur division en ordres. —

Exemples choisisparmi lesespècesles plus utiles et les plusquables par leurs mœurs,leursformes 153Chap XIV.—Suite de l'embranchement desvertébrés.—Classe des

division en ordres. — Exempleschoisis parmi les espècesles plusremarquables parleurs mœurs,leurs formes 1C3Chap, XV —Suitede l'embranchement desvertébrés. — Classe des poissons.—Leurscaractères.—Leur divisionenordres.—Exemples

choisis parmi les espèces les plus utiles et les plus remarquablesparleursmœurs, leursformes 172Chap XVI.—Deuxième embranchement Animauxannelés. —Leurscaractères généraux.— Division des annelésen classes.— Classe des insectes. — Leurs caractères.—Leur division en ordres. —

Exempleschoisis parmi lesespèces utiles ou nuisibles et les plusremarquables parleursmœurs,leursformes 183Chap XVII.— Suitede l'embranchement desannelés.—Classesdesmyriapodes, des arachnides,des crustacés, des annélides, des hel-

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TABLE DES MATIÈRES. ix

Chap XVIII,—Troisièmeembranchement.Mollusques.— Quatrième

embranchement Zoophytesou Rayonnes.—Leurdivisionenclasses.

—Leurs principaux ordres et leurs caractères.—Espècesles plus

utiles et les plusremarquables parleurs mœurs, leurs formes. 214

BotaDÎqae

Crap L —Du règnevégétal. — Exposition des divers organes qui constituent unvégétal.Leursdiverses fonctions. —Tissus élémen-taires , dont ils se composent — Tissu cellulaire, tissu fibreuxouligneux, tissu vasculaire. 227

Chap IL—Organesdela nutrition. — Racmes.—Leur structure et

leurs principales modifications.—Fonctions desracines ; absorption.

—Racinesadvenlives ; boutures. 235

Chap IIL — Tiges. —Leurs principales modifications.— Structure

dela tigedansles dicotylédones, lesmonocotylédoneset les dones.—Tigessouterraines ; bulbeset tubercules. 239

acotylé-Chap IV —Feuilles.—Leurorigine et leur disposition relative sur

Bourgeons,stipules, éciiilles. — Fonctionsdes feuilles : exhalation

Chap V.—Circulationde la sève.—Accroissement destiges ses des dicotylédones. — Greffes et incision annulaire. — Nutrition desvégétauxengénéral.—Sécrétions. 258

ligneu-Chap VI — Organesdela reproduction. —Diversmodes de duction.—Dela fleurengénéral.— Inflorescence.—Bractées. 266

repro-Chap VIL —Enveloppesflorales. — Calice et corolle. Leurs pales modifications.—Étamines; carpelles et pistil.Leurstructure et leursrapports de positiondansla fleur.—Fonctionsdecesorganes

princi-—Mouvementdes feuilles et de certainsorganes des fleurs. 274

Chap VIII. — Fruits. Leur développement et leur structure. —

Péricarpeet graine.—Embryon, sa structure. —Classificationdes

Chap IX —Germination —Développementde l'embryon et turede lajeune plante.—Structure comparée desdicotylédones

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Ciup X — Des classifications du règne végétal. — Classifications

artificielles. Système de Linnée; son application à la déterminationdes plantes.— Méthode naturelleappliquéeau règne végétal. Fa-

mono-cotylédonesetacotylédones ou cryptogames 312CiiAP. XI.—Principales famillesde plantes dicotylédones polypétales, choisies parmi les plus nombreuses et les plus utiles (crucifères,malvacées, rosacées, légumineuses,ombellifères). 323Chap XII.—Principales familles de plantes dicotylédones monopé-tales et apétales, choisiesparmiles plusnombreuses et les plusutdes(éricinées ou bruyères, solanées, labiées, synanthérées, chéno-podées, amentacées,conifères). 330Ciup XIII. —Principales familles deplantesmonocotylédones, choi-

sies parmi les plusnombreuseset les plus utiles (liliacées , iridées,joncées, palmiers,graminées^ 340

CiiAP. XIV.—Principales famillesdeplantes acotylédonesou

crypto-games, choisiesparmiles plusnombreuseset les plus utiles ( gères, prèles ou équisétacées , mousses, lichens, champignons,

fou-algues).— Distribution géographiquedes végétauxet des animaux

347Géologie

Chap I.— Constitution générale du globe terrestre.—Nature et

origine (!es roches quien forment1 ecorce.—Rochesnon stratifiées

ouignées;rochesstratifiéesou de sédiment; fossiles.—Phénomènes

géologiques actitils propres à faire comprendre les phénomènes

anciens. —Torrents, fleuves,sédiments, transports;glaciers. 355CiiAP II. — Chaleur centrale. — Volcans Phénomènes volcaniques actuels. —Volcans éteints. Soulèvements 363Chap III.—Terrainsde sédiment outerrainsrégulièrementstratifiés.Leur division géologique. —Terrains de sédiment anciens outer- rains primaires: terrainsdesédiment antérieursauterrain houiller

ou carbonifère; terrain houiller ou carbonifère; terrain pénéen oupermien.—Principalessubstances minéralesetcorpsorganisés fossiles

qu'on rencontre dans ces terrains. 372Chap IV.— Terrainsde sédiment moyens ou terrains secondaires:

terrain de trias ousalifère ; terrain jurassique ; terrain crétacé.—

Principalessubstances minérales et corps organisés fossiles qu'on

Trang 9

Chap V.—Terrains de sédiment supérieursou terrains tertiaires :

terrain tertiaire inférieurou éocène;terrain tertiairemoyen ou cène; terrain tertiaire supérieurou pliocène. — Principales sub-stancesminéraleset corpsorganisés fossiles qu'onrencontre dans

Chap VI —Terrains quaternaires ou detransport. — Diluvium outerrain diluvien ; blocs erratiques.—Cavernes àossementset brè-chesosseuses. —Terrain actuel ou de formation moderne 398

Chap VII.—Rochesipnées ounon stratifiées.—Filons. — Terrainsprimitifsouterrains ignés anciens. — Époquesrelatives desoulève-

ment des principales chaînes de montagnesde l'Europe. — Eaux

minérales, sources thermales, puits artésiens. — Changements de

la surfacedela terre et successiongénérale desêtres organisésdantles diverses périodes géologiques. 403Tabieau général delacompositiondes terrains.—Indicationsommaire

pen-desprincipalessubstancesminérales utiles. 414

Trang 11

HISTOIRE NATURELLE.

NOTIONS PRELIMINAIRES.

Indicationgénéraledes caractères qui distinguent les êtres organisés(animauxet végétaux) descorps inorganiques (minéraux),—Carac-tères qui distinguent lesanimaux desvégétaux — De l'espèce enhistoire naturelle.

Définitions.

1. Définition de l'histoirenaturelle — Ondésigne sousle

nomd'histoire naturellelascience quia pourobjet l'éludeet

la connaissancedetous les corps brutsouvivants qui sont

répandusàlasurfacedelaterreouquienconstituentlamasse

Deux autres sciences, laphysique et lachimie,s'occupent de

cesmêmescorps, maisàdes points devuedifférents Ainsitandisquelaphysique étudie les propriétés généralesdela

matièreet lesgrandsphénomènes que font naître la

pesan-teur universelle, lachaleur, l'électricité, le magnétisme, la

lumière,etc.;tandisquela chimie mesurelesforces

molécu-laires,qu'elleenvisageles loisqui présidentaux combinaisons

et lesproduits nouveauxquienrésultent, l'histoire naturelle

cherche à connaître l'origine, lemode de formationet

d'ac-croissement des corps; elle étudie leurs formesextérieuresleurorganisationou leurstructure interne, leur distribution

géographique, en unmot, tous les caractères quipeuvent

serviràlesdistinguerlesunsdes autres

Ditision de» corps catarels en trois règnes

2. Division descorps7iaturelsentroisrègnes —Parmiles

corpsquela naturenousprésente, lesuns nousapparaissent

commedes massesinertes, exclusivement soumisesauxlois

physiques:ce sontlescorpsinorganiquesou minéraux

D'au-tres,aucontraire,nousoffrentlephénomènedela vie, à-dired'uneactivitéspéciale,inhérenteàun système compote

Trang 12

c'est-à'organesouinstrumentsdestinés àl'accomplissement de

cer-tains actes: ce sontles corps vivantsouorganisés Cesniers sedivisent à leurtour en deux groupes distincts : les

der-animauxet lesvégétaux De là les trois régnesde lanature

MINÉRAL,comprenant tous les corps brutsou inorganiques;

réunistouslesêtresdoués delavie,végétauxetanimaux

Caractères distinctifs des corps inorgaoiqaes et des êtres

organisés

3.Caractèresdistinctifsdes corps inorganiques etdes êtresorganisés —Les corps inorganiques ouminéraux se distin-

lesprincipaux sont : 1° Yorigine, 2° la durée, 3" laforme

i°lemoded'accroissement, 5° la structure, 6"lacompositionélémentaireou chimique

I "Origine — La formation des corps inorganiques est

entièrement sousla dépendancedes loisphysiqueset

élémentaires que rapprocheetréunitl'affinité.L'hommepeut,

à sa volonté, formerde l'eau, des acides, des sels, etc.,enplaçantdansdes conditions favorablesà leurcombinaisonles

élémentsdont ces corpssecomposent Les êtresvivants, aucontraire, tirentconstamment leur origine d'êtres parfaite-

mentsemblables àeux, dont ils reçoiventdegénération engénérationleprincipedela vie

2"Durée —Les corps inorganiques,une foisformés,

peu-vent durer indéfiniment,tantqu'une cause étrangère nevient

pas détruire la force de cohésion qui réunit leursmolécules

constituantes.Ladurée desêtresorganisésest,au contraire

,

limitée.Leurexistenceprésenteplusieurspériodesdistinctes

;

ilsnaissent, s'accroissent, se développent, etrestent ensuite

dans un état stationnaireauquel succèdent bientôtlerissementetla mort

entrelescorps inorganiqueset les êtresorganiséssont aussi

très-remarquables.Lesminéraux,eneffet,lorsqu'ilssont tallisés,c'est-à-dire dansleur étatdepureté, nousprésententdes formesrégulières,géométriques,à surfacesplanes, termi-

Trang 13

cris-NOTIONS PRÉLIMlNAIRIiS 3

nées par des arêtes ou des angles plus ou moins aigus; les

des formes plus oumoins irrégulières etvariables àl'infini

maisdanslesquellesdominent le plus souvent laligne et la

surface courbes

4°Mode d'accroissement.—Lescorps inorganiquespeuvent

s'accroîtreindéfiniment;leurmassen'apas delimites

néces-saires; ilsaugmententdevolumetantquede nouvelles

molé-cules viennent s'ajouter à leur surface extérieure;delà le

nomd'accroissementparjuxtapositmiquia étédonnéàleur

modede développement.Au contraire,lesanimauxetles

lieudese faireà l'extérieurcommedanslesminéraux,sefait

molécules destinées à leur développement sont introduites

dans leur intérieur et assimilées ensuite à leurpropre stance, cequi constitue lephénomènede lanutrition, dont

sub-lacontinuité estune des conditions essentiellesdelavie.5" Structure — La structure des corps inorganiquesest

infiniment plus simple que celle des êtres organisés

Com-posésde molécules similaires, lesminéraux présententune

structure essentiellement homogène; chaque partiede leur

fragment demarbreblanc, parexemple,estentout

sembla-bleau blocvolumineux donton l'aséparé.Pourlescorps

or-ganisés, iln'en est pas ainsi. Chacun d'eux se compose de

parties distinctes formées d'éléments variables, solides ou

liquides, dont l'ensemble constitue ce que l'on appelledesorganes,c'est-à-dire, desinstruments nécessaires à l'accom-plissement de certains actesoufonctions.Toutcorps organisé

indi-vidu, que l'on ne peut séparer en plusieurs parties sansledétruire Lesminéraux,aucontraire,neconstituentpas d'in-

dividusproprementdits,à moins quel'onneveuilleadmettre

commetelsleursmolécules intégranteset indivisibles.6° Composition élémentaireouchimique.—La compositionélémentaire ou chimiquedes corps inorganiquesestgénéra-lement fortsimple Tantôt ce sont des moléculesde mêmenature quilescomposent: lesoufre,le fer, lecuivre,parexem-

Trang 14

éléments chimiques combinés dans des proportions toujourssimplesetdéfinies : tels sont les oxydes, les sulfures, les

chlorures, les sels, etc Lesêtres vivants ont une

constituent renferm.ent toujours plusieurs éléments, carbone,

propor-tions très-variables, et formant des produits remarquables

détruisent lorsquelavielesaabandonnés

Tels sont les principaux caractères qui différencient les

corps inorganiques desêtres organisés Mais leur ensemble

n'estpas nécessairepourdistinguer cesdeuxclassesde corps;

il suffitdedirequeles êtres vivants se nourrissentet se

re-produisent: car ces deux phénomènesétant l'expression la

plus générale dela vie,ne peuvent pasappartenirauxcorpsquiensontprivés

Caractères distinctifs des animaux et des Tégétanx

4. Caractères distinctifs des animauxetdes végétaux —

paruncertainnombredecaractères dontlesprincipaux sont:

4°lemodede respiration, 5° lastructure, 6»lacompositionchimique

la faculté desemouvoir,c'est-à-diredesetransporter tairementd'un lieudans un autre.On n'abserverien de sem-

volon-blabledanslesvégétaux Quelques-uns, commelasensitive,

d'eux ne possède lafacultéde se déplacerentotalité ; tousviventetmeurent aux lieuxmơmes óilsontpris racine

2° Sensibilité. — Lafacultédesentir, c'est-à-dire decevoirlesimpressionsdu dehorsetd'en avoirlaconscience,

per-.appartient exclusivementaux animaux Les végétaux ensont

au-Icune manifestation apparente Cettefacultéd'ó procèdentla[volonté, lescraintes, lesdésirs, etc., est inhérente àunen-

Trang 15

NOTIONS PRÉLIMINAIRES 8

3°Mode de nutrition.—Les animauxet les végétaux se rAvAv!nourrissent,maisd'unemanièretoute différente.Lespremiersi ^^J/^

lequellesaliments sontintroduits etélaborés avantde servirl^.^'''^

àlanutrition; lesseconds puisent directementdansle solpar^r Vjî-^leurs racines, dans l'atmosphère par leurs branchesetpar^^**'^

leursfeuilles, les matériaux qui doiventlesformer et

entre-tenirleurexistence.Cesmatériaux sonteux-mêmesdifférents

dans cesdeux classes d'êtres.Ainsi, tandisquelesanimaux

^n^/\^Jt^Ju

contraire, n'emploientpourleurnutritionquedes substances »

4°Mode derespiration.— Nousavons vu en chimie,que

lephénomèneessentieldelarespirationdesanimauxconsistei

dansl'absorptiondel'oxygèneetdansledégagementconstant\d'unecertainequantitéd'acidecarboniqueetdevapeurd'eau

[

Larespirationdesvégétaux sefait, pourainsi dire, ensens( \'^Ji

inverse : ilsabsort

etdansle sol , etle

rayons solaires, p

inverse : ilsabsorbentl'acide carbonique dansl'atmosphère i l^ T

etdansle sol , etledécomposent ensuitesous l'influencedes

0" Structure — La structure desvégétaux estbeaucoup ^ \]'^plussimplequecelledes animaux Danslesplantes, eneffet, ? y^*"'

laire,composé depetites cellules ou utricules,creuses àl'in ^térieur etpourvues de paroispropresetcontinues.Dans les jCia'«-''

taux, généralement formés de filaments et de lamelles qui 0»^ ^"^

s'cnlre-croisent de manière à circonscrire des lacunes,des !'C*^^^iloges, des cellules plus ou moins irrégulières, et de nom-

diverse

6°Composition chimique.— Nousavonsditprécédemment

quequatre éléments principaux, lecarbone, l'oxygène,

or-ganisés La présence de ces quatre éléments est constante

constitution Danslesplantes, au contraire, on nerencontre

quetrès-rarement l'azote. Tous les tissusvégétaux peuvent

seulement de carbone,d'oxygène et d'hydrogène D'oii il

Trang 16

ré-composésquaternaires, tandis que les végétaux sont

essen-tiellementformésdesubstancesternaires

4M'^^'" j Tels sontlescaractères qui différencientles végétaux des

ser-) f

^^ •1-^Jllievée;carsi l'ondescendjusqu'auxlimitesdesdeuxrègnes,jusqu'aux individus dont l'organisation estla plus simple,la

.plupart des distinctions que nous venonsd'indiquer /raissent, comme si la nature avait vouluétablirun passage

qui séparent lesunsdes autres tous lesêtresde lacréation,

manifesteune harmoniesaisissante et providentielle, établit

entreeux laplusétroite solidarité. Les plantes, avons-nous

dit , n'ontbesoin, pourvivre etsedévelopper,qued'unpetit

ty/inombre de substances inorganiques, telles quel'eau,l'acide

\"A '

carbonique, certains sels,etc. Ces substances, laplanteles

sesfeuilles , dans la terre ó plongentses racines Les

nour-rissantde matières organiques, matières que leur fournitle

règne végétal, qui esten quelque sorte le laboratoireó se

celui-I , ỵ ci, après avoirutiliséces substances, lestransforme eneau,

en apidecarbonique, enammoniaque, etlesexpulse au hors, restituant ainsi aurègneminéral ce que les végétaux

. donc unechaỵne continue, ou plutơtunvaste cercledans

passantduminéral àlaplanteetdelaplantề l'animal,pour

^- reveniràson point de départ.Ainsise trouve établie et

en-'^ tretenuel'unitéde composition entre les corps inertes etles

corps organisés

De Tespèce en histoire naturelle

5. De l'espèce en histoire naturelle — L'espèce, du latinspecies, désigne, en histoire naturelle, unecollectiond'indi-

vidus doués de caractères communs par lesquels ilsse

Trang 17

res-autres individus appartenant à des espèces différentes La

réunion de plusieurs espèces analogues constitue un genre

Dans le règne inorganique, l'espèce est déterminée par

l'identitéde composition Dans le règne organique, elle est

fondée surl'identitédeformeetdestructureet surla faculté

quepossèdentlesindividus,végétaux etanimauxqui la

com-posent, de reproduire desêtres semblables Par exemple, la

hésiterlemême nom, tous leslions,touslestigres, tous les

hommes qui peuplent la terre forme l'espèce humaine De môme,en botanique, touslesgroupes de végétauxde forme

et destructure identiques, telsqueleblé, l'orge, l'avoine,

lesarrasin, etc.,constituentdes espèces

Sousl'influencedesagentsextérieurs, une espèce peutse

modifierpourproduire desracesou des variétés;maisjamais

ellenequitte sescaractères propresou essentielspourdreceuxd'une autre espècevoisine

pren-Résumé.

I L'histoirenaturelleest la science qui apour objet l'étude et la

connaissancedetous lescorpsbruts ouvivants, envisagés auxpoints

de vue deleur origine, de leurmodede formationet d'accroissement,

deleursformesextérieures etdeleur structure interne.

II.Tousles corps de lanaturese divisententrois grands groupes

ou règnes:lerègneminéral,comprenanttous lescorpsbrutsouganiques;lerègne végétalet Je règneanimal, dans lesquels sont réunis tous les êtresdoués dela vie, végétauxetanimaux

inor-III. Les corpsbrutsou minéraux se distinguent des êtres vivantsparunensemble decaractèresdontlesprincipauxsont : Vorigine, la

durée, la forme, lemoded'accroissement,la structureet la

compo-sition élémentaire ou chimique

IV.Lesanimaux et les végétaux se distinguent lesuns desautresparles caractères suivants : le mouvement volontaire,la sensibilité,

le modede nutrition, lemode de respiration, lastructureniqueet lacomposition chimique

orga-V On désigne, enhistoire naturelle,souslenomd'espèce,une

col-lection d'individus doués de caractères communs parlesquels ils seressemblent exactemententreeuxet se distinguentde tous les autres

Trang 18

CHAPITRE I.

Du règneanimal.—Exposition générale desdiversorganes qui stituent unanimal. Appropriation deces organes à leurs diverses fonctions.—Principauxtissus qui lescomposent

con-Da règne animal

une définition exacte et rigoureuse qui puisses'appliquer à

gé-nérale, qu'unanimal est unêtrequijouitde lafaculté de senourrir, desereproduire, de sentiretdese mouvoirvolontai-

rement L'ensemble des êtresqui présentent ces caractères

Lerègne animalse divise en quatre groupes ou

Trang 19

Troisièmeembranchement (mollusques) :

corps d'un animal Relation de leurs diverses fonctions —

Chezlesanimaux commechezlesvégétaux,lavie secompose

d'uncertain nombred'actes,que lesphysiologistes ont

dési-gnés sous lenom defonctions Cesfonctions sont le résultat

del'activitédes divers instrumentsouorganesdontlaréunion

constituelecorpsdel'être vivant.Lorsqueplusieursorganes

de la locomotion, pour désigner l'ensemble des organes quiservent à transporter un animal d'un lieu dans un autre;

appareilde la digestion, de la circulation,etc., pourdésigner

lesorganes qui concourent àla digestion des aliments, àlacirculationdusang, etc

Laclassificationdes divers organes quicomposentunanimal

exécu-tent Or,quelque nombreusesetvariéesquesoientces

fonc-tions, ellesserapportent en général àdeuxgrandes classes:

i °fonctions de la vievégétative;2° fonctions delavieanimale

\° Fonctionsdelavie végétative —Cesfonctions sontainsi

nommées parce qu'elles sont communes aux plantes etaux

1. Nousnous bornonsici à cellesimple indication, nécessaire à

l'in-telligencedece quivasuivre; pourla classificationcomplète du règneanimal, voyezle chapitreXI

Trang 20

pourrésultat la conservation del'individu, ou fonctions denutrition;2°cellesqui ont pour résultat la conservationde

l'espèce,oufonctions dereproduction

T Fonctions de la vieanimale.—Ces fonctions sontainsi

nomméesparcequ'ellesappartiennentexclusivementaux

divisions: 1" celles qui ontpour résultat de mettre l'animal

enrelation avecle mondeextérieur,oufonctions de relation;

Tcellesquiontpourobjetlesmanifestations del'intelligence

etdel'instinct, oufonctions spéculatives

A l'aidedecette classification, établiepar Bichatet

complé-téeparM.CharlesRobin, nous pouvons indiquermaintenant

et appareils qui composent un animal Ainsi, aux fonctions

de nutrition appartiennent les appareils de la digestion, de

la circulation,de la respiration et des diverses sécrétions;auxfonctions de relationetauxfonctions spéculatives,le sys-

loco-molioa

Priiicipaui tissas qui composentles organesdesanimaux

8. Tissus organiques des animaux — Les anatomistes ne

sont pas d'accord sur le nombre des tissus élémentaires quientrent dans la composition des animaux L'opinion la plus

sont: le tissucellulaire,letissu fbreux, letissumusculaire,

le tissunerveux, le tissuosseuxet le tissucartilagineux

Le tissu cellulaire est celuiqui estleplusrépandu dans

l'or-ganisation animale.11estformédefibres etdelamellesminces,transparenteset entre-croiséesdemanièreàformer descellules

ouvacuoles, dontlaréunionconstitueunemassespongieuseetaréolaire Ce tissuremplit ordinairement lesintervallesque

les divers organeslaissent entre eux; il sert ainsi demoyen

d'union entretouteslespartiesdu corps,d'oii lenomdetissuconjonctifsous lequel il est encore désigné Étendu sous la

gé-nérale de l'organisation en comblantles vides eten effaçantles saillies trop fortesdesparties sous-jacentes C'estdanssescellulesquesedéposelagraisseou tissuadipeux

Le tissu ^hreux,que l'on considère généralement comme

Trang 21

com-poséde fibresblanches, nacrées, opaques et très-resfstantes,

dont la réunion forme tantơtles tendons qui terminentles

muscles, tantơt les ligaments articulaires, tantơtde vastes

membranesd'enveloppeconnues souslenom d'aponévroses

Onle trouveencoredans un certainnombred'organes, dont

il forme,pourainsi dire, latrame oulacharpente, parexemple

danslasclérotique, la tunique albuginée, la dure-mère, les

membranesintestinales, etc.

Le tissumusculaireest formé par desfibres généralement

rouges, quelquefois roséesoublanchâtres, quecaractérisela

propriétédese contracter Réuniesenfaisceauxplusou moins

volumineux, parl'intermédiairedutissucellulaire et dutissufibreux, lesfibresmusculairesformentlesmuscles,ouorganes

actifsdumouvementvolontaire.Onlestrouve encore groupés

oudisséminés dansd'autres organes,tels quelecœur,les testins, lavessie, etc., dont les fonctions sontsoustraites àl'empiredelavolonté Onpeut dire,d'unemanièregénérale,

in-que l'on rencontre le tissu musculaire partout ó ily ades

mouvementsà exécuter.Ce tissuesten grandepartie tué parla fibrine.

consti-Le tissu nerveux se présente sous la formed'une matièremolle,ordinairement blanchâtre, quelquefois griseou rosée,

constituéepardescellules ditescellulesnerveuses, par des nulesd'uneextrêmefinesse, que l'ondésigne sous le nomde

gra-myélocytes,et par desfibresou tubesnerveux, quel'on lingueen tubesnerveux sensitifs et en tubes nerveuxmo-

dis-teurs C'est ce tissu qui forme lecerveau, le cervelet, la

moelleépinière etla pulpe des nerfs.Il est le siègedescultés lesplus élevées de l'animal, la sensibilitéetl'activitévolontaire

fa-Letissuosseuxestunesubstance blanche, dureetamorphe

dans laquelle on voitau microscope de très-petites cavités

ovọdes qui apparaissent commedespoints noirs{oitéoplastes

ou corpuscules osseux), desquellbS partentune multitudede

canalicules ramifiés, qui rayonnentdans touslessens, etque

remplitun liquidetransparent On yvoit aussid'autres

cana-licules plus larges et assez réguliers (canaux de Havers)

des-tinésà recevoirdes vaisseaux sanguinsetlymphatiques.C'est

cetissu quiforme le squelette des animauxvertébrés; ilest

etde carbonatedechaux

Le tissu cartilagineux est formé de granules

Trang 22

extrême-12 HISTOIRE NATURELLE.

commeles os,de très-petites cavités Cetissu, quijouitd'une

assezgrandeélasticité,sertdemoyend'unionàquelquespièces

dusquelette; ilrecouvrelesextrémitésarticulairesdesospour

lesprotégercontreles violences extérieuresetpourfavoriserleursmouvements

Tels sontlesprincipauxtissusélémentaires dontles

combi-naisonsvariéesforment lesdifférentsorganesà l'aidedesquelss'exécutentlesfonctionsdesanimaux Aces éléments del'or-ganisationilfaut encore joindrelesangouliquidenourricier,

dans lequel se rencontrent la plupart des principes

consti-tuantsde l'économie,la fibrine, l'albumine,lamatière grasse,lessels, etc.

BCsuinê

1. On peutdéfinirl'animal un être qui jouitde la faculté de senourrir,dese reproduire,desentir etdesemouvoirvolontairement.L'ensembledes êtres qui présentent ce caractère forme le règne

animal

U Lerègne animalse diviseen quatreembranchements: vertébrés,annelés, mollusqueset %ooi)liylcsou rayonnes.Chacun decesem-

branchementsse subdiviseenplusieurs classes :

1" Embranchement (vertébrés) : mammifères, oiseaux, reptiles,batraciens, poissons;

2"Embranchement (annelés) : insectes ,myriapodes, arachnides,

crustacés, annélides, helminthes, rotateurs;

3"Embranchement(mollusques) :céphalopodes, ptéropodes, ropodes, acéphales, hrachiopodes, tuniciers, hryosoaires

rjasté-A' Embranchement(zoophytesourayonnes): échinodermes, lèphes,polypes,infusoires,spongiaires

aca-IIL Les fondionsdesanimauxse divisentendcu.\grandesclasses :

1° lesfondionsvégétatives; 2° lesfondionsanimales.La premièreclasse comprend lesfonctionsde nutritionet lesfonctionsde rcpro~

dudion; la seconde comprendlesfonctionsde relationet les tionsspéculatives

fonc-IV. Auxfonctions de nutrition appartiennent les appareilsdela

digestion,de la circulation, de la respiration etdes diverses tions;aux fonctions de relationetaux fonctions spéculatives,le sys-

sécré-tèmenerveux,lesorganesdessenset l'appareilde lalocomotion

V Les organesouinstrumentsà l'aide desquels s'exécutent les tions des animauxsont formes par plusieurs tissus élémentairesdont

fonc-les principauxsont : le tissucdlulaire, le tissu fihrcux^ le tissu

Trang 23

mus-CHAPITIIE IL

Fondions denutrition. — Digestion. Organesquiy concourent.—Canaldigestif.—Organes annexes ducanal digestif.

FonctioDS de natrition

9.Fonctionsde nutrition.—Lesfondionsde nutrition,

aux-quelles Bichat a donné le nomsignificatifde fonctionsdelavie organiqueou végétative, sont cellesqui ontpourobjetla

conservation de l'individu Elles comprennent la digestion,l'absorption, lacirculation, la respiration,lessécrétions etlanutrition proprementdite.

Digestion Organes qui ; conconrent

iO Digestion.—La.digestion a pour objet de fairesubir

auxalimentsuneélaboration particulière,envertudelaquellel'animal extraitdeleursubstancetoutes les partiesquipeu-

ventservir à sa nutrition Cette fonction s'exécuteaumoyen

41.Organes de ladigestion ouappareildigestif.—Cet

ap-pareil, considéré chez l'homme et chez laplupart des

ani-maux, se compose essentiellement d'une cavité ayant la

dont l'une,appelée bouche, est destinéeà l'introductiondesaliments,etdontl'autre,nomméeanus,sertà l'expulsiondesmatières impropres à la nutrition A ce canalsontannexés

divers organes, tels que les glandes salivaires, le foie, le

pancréas, qui sécrètent des liquides particuliers, dontl'action

surles alimentsapourbut de les fluidifieretde les

trans-former demanièreàlesrendre capablesd'êtreabsorbés.Nous

étudierons successivementlecanaldigestif et ses annexes

Canal digestif.

diverses partiesdont les fonctions et lesusages sontrents Ces parties sont : 1 « la bouche, 2*^ le pharynx ou

diffé-arrière-bouche,3°Vœsophage, i°Yestomac,5" Vmtestingrêle,

Trang 24

V

i't HISTOIRE NATURELLE.

bouche

{fỵg 1) est une

cavité ovalaire comprise /

dansl'intervalledesdeux /

mâchoires,et limitée en

avant par les lèvres, en

haut par le palais ou

par la langue, sur les

cơtés par les joues, en

arrièreparunvoile

palais Chez l'homme et

vertébrés, les deux

mâ-choires sontsituées l'une

au-dessus de l'autre; la

solidementfixéeau crâne,

tandis que la mâchoire

inférieureyest articulée

étendus Cesdeuxparties

alvéoles, dans lesquelles

sontimplantéesles dents,

dont nous allons étudier

la structureetle

dévelop-pement

Lesdents {fig. 2)sedivisent, quantà leurforme, en deux

partiesbiendistinctes: l'une, situéeen dehors del'alvéole et

dela gencive,estappeléelacouronneou lecorpsdeladent;

l'autre, fixéedans l'alvéole, estdésignée souslenomde

ra-cine. Entrelacouronne et laracineexisteunpetit

étrangle-mentqui correspond au bord libredes gencives, etquel'on

appellecollet. On distingue troisespècesdedents: les

tnc-sives, lescaninesetles molaires

Les incisivesoccupentledevantdes mâchoires; elles ont

une racine simpleetse terminentparunbord minceet

tran-chant, proprềcouperlesaliments

Fig, 1,Coupetirticale de la bouche

etdupharynx

1 Voile (lu palais.—2 Base du cràtie.—

3 Pharynx.— 3'. Commencementde phage.— 4 Langue.—B Glandes salivaires,

Tœso-—6 Os hyọde.—7 Larynx. — 8 Glande

thyrọde.—9 Tracbée-arlcre.

Trang 25

ZOOLOGIE 15sives Leur couronneest ordinairement longue et pointueprincipalement chezlesanimauxcarnassiers;leur racine estsimple, mais elles'enfonceprofondément dansl'intérieur desmâchoires.

Fig 2.Systèmedentaire de l'homme.

1 Incisive.—î Canine.—3 et 4 Pelite et grosse molaires.Les molaires ou mâchelières occupent lesdeux côtésdela

etinégale, etdes racines multiplesaunombrededeux,trois,

quatreetquelquefois cinq pour une seule dent,ce qui leur

substances : l'uneintérieure, pulpeuseetorganisée, c'est la

portionmolle ou pulpe dentaire; l'autre extérieure, dure et

non organisée,c'estlaportiondureoucorticale.Lapulpe

den-taireoccupela cavitédontladent estcreusée; elle

commu-niqueaveclesvaisseauxetlesnerfsdentairespar unpédiculequi traverseun petitcanal situéau centredelaracine, etquivients'ouvrir à sonsommet Cettepulpe dentaireestd'autantplus développéequel'âge est moins avancé; elle finit mêmepardisparaître, etavecelle lacavitéquila renferme, lorsque

l'animalvieillit. Laportiondureoucorticaledeladentest

for-méededeuxsubstances:l'une interne,nomméeivoireoupartieosseuse; l'autreexterne, étendue sur toute la surfacedela

l'on appelleémail Cettecouched'émail, d'un blanc bleuâtre

etdemi-transparente, présentesonmaximum d'épaisseur àl'extrémité triturantedela dent etdiminueà mesurequ'elle

s'approchedelaracine, oîi elleseterminebrusquement On

trouve encore versl'extrémitédelaracineunetroisième stance qui areçu lenomde cément, etquiestà laracine ce

sub-quel'émail est àlacouronne

Trang 26

Fig 3 Capsule dentaire.

10 HISTOIRE NATURELLE,

membraneux{fig.3)que renfermentlesosmaxillaires.Chacun

de cespetits sacs, nommés capsulesdentaires, se compose

d'unemembranefibro-vasculairc a,qui tapisse l'alvéole et serédécliitsur une espècedenoyau pulpeuxetpédiculeb,dans

lequelpénètrentetseramifientun grandnombrede vaisseaux

et de ûletsnerveux c. Ce noyau central

estappelé bulbe dentaire; il acquiertpeu

sécrète bientôt à sa surface la substance

dure ou pierreuse docelle-ci. Cesont

d'a-bord do petites lames ou écailles d, qui

insensiblement se réunissentpour former

comme un étuid'ivoire

, qui s'accroît en

jus-qu'à son pédicule vasculaire et nerveux

dedans, puisuntroisième, qui estemboîté parlesecond, etainsidesuitejusqu'audéveloppementcompletdeladent.Quant

à l'émailquirecouvrelacouronne, il est sécrétéparlefeuilletpariétaloualvéolairedelamembranequiforme lacapsule

ani-maux, selon la nature des aliments dont ilsse nourrissent

Les différencesque l'on observe dans le nombreetdansla

tard, deprécieux caractèrespourlaclassification

L'hommeprésentedeux évolutions dentaires successives

premièredentitioncommenceverslecinquième mois delàviefœtale, et setermine vers la linde latroisièmeannée Elle

comprend20 dents nomméesdents de lait, composées, pour

l'âgede7 ans,lesdentsde

laitcommencentàtomber,

remplacées par d'autres

plus fortes etplus

nom-breuses.Lorsquecette

de32dents,comprenant,

4 incisives, 2 canineset

Fig 4.Mâchoireinférieurede Vkomme,

1 Dents incisives. — î Dent canine.—

Trang 27

Lesdeuxpremières molairesdechaquecôtén'ontque deux

racineset sontnomméespetites molairesoufaussesmolaires;

les troisautres

, plus volumineuseset plusprofondément tuées, sont appeléesgrossesmolaires; elles présententgéné-ralementtroisouquatre racines, tantôt divergentes, tantôtparallèles, et quelquefois recourbées en crochetde manière

maxillaire.La dernière grosse molaire, ditedentde sagesse,n'apparaîtgénéralementquededix-huità trente ans

"i"Pharynx.—Cettesecondepartieducanal digestif (^g.1) faitsuite àlabouche, dontelleestséparée parlevoiledupalais.C'estuneespèce de canalmusculo-mombraneuxetinfundibuli-

forme, étendu depuislabase du crâne jusqu'au milieuducou,

.y

FIg 5 Appareil digestif de l'homme.

1 Trachée-artère.—S OEsophagc.—3 Estomac.—*.Duodennm.—5 Foie.

—B Vésicule biliaire.—7 Pancréas.—8-8 Inlcslin grêle.—9.Cœcum.—

Trang 28

óilsecontinue avec l'œsophage Le pharynx communique

en hautetenavantavec lesfossesnasales, etplusbasavec

lelarynx et la trachée-artère Ilestcomposé d'une couche

fibro-musculeuse, dontlesfibress'entre-croisentdans diverses

directions, etd'unemembrane muqueusequi le tapisse

inté-rieurement Le pharynx estl'organeactif de ladéglutition

cylin-drique quis'étenddepuis lepharynx, dontilestla

continua-tion

,jusqu'à l'estomac, dans lequel il s'ouvre par unorifice

nommé cardia Ildescendlelongdu cou, derrièrelaartère,pénètredanslapoitrine enpassantderrière le cœur

trachée-et lespoumons, etvients'ouvrir dans l'estomac aprèsavoir

traversélediaphragme Danstoutsontrajet , l'œsophageest

placé au-devant de la colonne vertébrale : ce conduitest

in-térieurement parune membranemuqueuse

etde fibres transversales ou annulaires La muqueuse estmolle,blanchâtre,etprésentedanstoute son étendue desplis

longitudinauxqui s'effacentpendantlepassagedubol

alimen-taire.Entrela couche musculeuseetla membrane muqueuse

setrouveunplande tissu cellulairedense, quecertainstomistesregardent commeune membrane fibreuse

ana-4° Estomac.—L'estomacestl'organe principaldela tion. C'estune poche membraneuse,situéetransversalementà

diges-lapartiesupérieure de l'abdomen, au-dessousdu diaphragme,

etsecontinuant d'un cơtéavec l'œsophagepar l'orifice

car-diaque,del'autreaveclapremièreportiondel'intestingrêle,

paruneouverture noraméep!//ore.L'estomacestrecourbésur

corne-muse;sonbordsupérieurest concaveet très-court;sonbord

inférieur, appelé grandecourburede l'estomac, est, au

con-traire,convexeettrès-long.Ce bord formềgauche unesaillie

considérablenomméegrandcul-de-sacou tubérosité de

ap-pellele petitcul-de-sac L'orificecardiaqueou œsophagienestsituéà gaucheversla grosse tubérosité, le pylore ou orificeintestinal est à droite etcorrespond au petit cul-de-sac.L'estomacestformé partrois membranes ou tuniques su-perposées : l'uneséreuse, l'autre musculeuse etla troisième

Trang 29

par-ZOOLOGIE 19

musculaires blanchâtres,dont lesunessontlongitudinaleset les autresobliqueset circulaires.Lamembranemuqueuse est celle qui forme la faceinterne de l'estomac; elle estmolle

épaisse, d'un blanc rougêtre,et est cribléedepetitescavitéssécrétoiresappeléesfolliculesgastriques.Cesontcesfolliculesquiproduisentle liquidenommé sucgastrique,dontnousétu-

dieronsbientơt lespropriétés

5° Intestingrêle.—C'estlaportionlapluslongueducan^l

digestif Ila la forme d'un tube assez étroit, étendu depuisl'estomac jusqu'au grosintestin,etrepliéun grandnombrede

cinq à sixfois celle ducorps Il est un peu pluscourtchez

her-bivores, óil peut atteindre jusqu'à vingt-huit fois la

lessubstancesanimalesétant d'unedigestion beaucoupplus

facileque les matières végétales, doivent séjourner moins

longtempsquecelles-ci danslecanalalimentaire

L'intestingrêle a été diviséparlesanatomistesentrois

esttout à faitarbitraire et n'aque très-peud'importance en

physiologie La première portion ou duodénum est

remar-quable en ce qu'elle reçoit les conduits excréteurs de deux

glandes importantes, le foieetlepancréas

L'intestin grêle estformé par troismembranesoutuniquesqui sont de dehors en dedans : latunique séreuse, latuniquerausculeuseet la membranemuqueuse.Latunique séreuseest

elle-même,un doublefeuilletappelé mésentère, quisuspendet tient en position les circonvolutionsde l'intestin grêle La

re-tuniquemusculeusesecompose defibres longitudinales et de

fibrestransversales ou circulaires La membranemuqueuse,

qui tapisse l'intérieur de l'intestin grêle, est blanchâtreet

assezépaisse Elleprésente un grand nombre de plis versaux, nommésvalvules conniventes, ainsiqu'unefoule de

trans-folliculesetdevillosités :cesdernièressontde petits

appen-dices filiformes, minces, saillants et très-flexibles, qui

pa-raissent êtreles agents del'absorption intestinale

6° Grosintestin.—Cetintestinfaitsuitềl'intestin grêle;c'est luiquireçoit,pourletransmettreaudehors,lerésidude

ladigestion, c'est-à-direlapartiedes aliments quin'apuêtre

Trang 30

cœcum, situéàdroite, près de l'osdelahanche, l'orme un

de l'intestingrêle Il porte vers son extrémitéinférieure un

petitappendice delagrosseur d'un tuyau de plume, nommé

appendicevermiforme ou cœcal.Lecofon estuncanalneux, bosselé, faisant suiteaucœcum. Il remonte à droite

volumi-verslefoie,traversel'abdomen au-dessousde l'estomac, et

redescendà gauchevers le bassin,ó il secontinueavecle

rectum qui termineles voies digestives

Legros intestin est formé comme l'intestin grêle d'une

membrane séreuse, d'une tuniquemusculeuseetd'une

estentourée d'unmusclenommésphincter,ûonilacontraction

Touteslespartiesducanal digestif,depuis l'estomac

abdomi-nales, etformeun grandnombredereplisqui servent à unirentreeuxetà fixerdans leur positionles différentsorganes

quecontientl'abdomen

Organes annexes da canal digestif.

ducanal dontnous venons dedécrire lesdifférentes parties,l'appareildigestifcomprendd'autresorganes qui ontpourbut

de sécréterlesliquidesnécessairesautravaildeladigestion

Ces organes sont : 1°lesglandessalivaires, 2°lefoie, 3'lepancréas

4° Glandes salivaires — Ces glandes sont composées de

petitesgranulationsaggloméréesetréunies demanièrề

for-merdeslobules irréguliers;leurcouleurest grisâtre, leurtissu

placées symétriquementdechaquecơtédelabouche, savoir:lesdeuxglandes parotides, situées au-devant de l'oreille et

derrière lamâchoireinférieure; lesdeuxgla7}deslaires,logées à droite et àgauche, sousl'angledelamâchoire

sous-77mxil-inférieure, etlesdeux^ZandessublingualeSt placées au-dessous

Trang 31

quent chacune avecrintérieurdelabouche pardes conduitsexcréteurs quiyversentlasalivenécessairềladigestion.

go Foie.—Cetorgane, sécréteurdelabile, est situéàlapartie droite etsupérieuredel'abdomen.C'estlaplusvolumi-

symé-trique,deformeirrégulière, etprésenteunefacesupérieure

friable, de couleur brune rougêtre,., et paraỵt formé d'un

nombreinfinidepetitesgranulations solides, de lagrosseurd'un grain demillet, auxquellesviennent aboutir des vaisseauxsanguins,etd'ó parlent lesradiculesdes conduits excréteurs

dela bile. Cespetits conduits seréunissenten branchescessivementplusvolumineuses,pour formeruncanalnommé

suc-canal hépatique, lequel sortdu foie parla face inférieurede

dis-tancedel'estomac.Ceconduit,avantsa terminaison,

commu-nique avec une petitepoche membraneuse que l'on appellevésiculedufiel, etquisertde réservoiràla bile.

D'aprèsM.Cl. Bernard, le foien'auraitpas seulementpour

fonction desécréterla bile, ilservirait encore à transformer

ensucre certainsproduitsdeladigestion intestinale.3°Pancréas.—C'estuneglandeprofondémentsituée,éten-

duetransversalement entre l'estomacetlacolonnevertébrale

Son tissualaplusgrande analogieavecceluides glandeslivaires Ilestd'un blancgrisâtre et se composede granula-

sa-tionsréuniesenlobules distincts^ d'ó naissentlesradicules

d'un conduit excréteur, qui vas'ouvrir,comme celuidu foie,

sucpancréatique, quiexerceuneactionspécialesurles

pro-duitsdeladigestion

Telle estl'organisation et la composition de l'appareil gestifchezl'hommeetchezlesanimauxquis'enrapprochent

di-Nousferonsconnaỵtreles modificationsque subit cet

appa-reillorsquenousétudierons l'ensembledelasérieanimale

Résumé.

LLadigestionestunefonction qui a pourobjetde faire subirauxaliments une élaboration particulière,en vertu de laquelle l'animal extraitdeleursubstancetoutes les parties qui peuventservir à sa nu-

Trang 32

n Vappareildigestif secompose d'une cavité ou canalque l'on

appellecanaldigestif etd'organes annexesqui ontpour but de

sécré-ter des liquides nécessaires à la digestion.

in.On distingue dans le canal digestif diverses parties dont les

fonctions et lesusagessont différents. Cesparties sont : labouche, lepharynx, Vœsophage,Vestomac, ïintestin grêle et legros intestin.

IV. Les organes annexes sont: lesglandes salivaires,hfoie et le

pancréas

CHAPITRE III.

Suite dela digestion. — Aliments — Mastication et déglutition. —

Phénomèneschimiques dela digestion. —Absorption des éléments

nutritifs élaboréspar la digestion.

Aliments

toutesubstancequi,introduitedansl'appareildigestif, apour

but de réparerles parties solidesou solidifiables du sang, et

concourlainsià l'entretiendelavie

Les aliments se divisent enaliments minérauxeten

très-petitusage des premiers, qui sont plus particulièrement

destinésauxvégétaux Le règne minéral fournit cependant

quelques substances indispensablesà la constitution des

lacompositiondu sang; le sel marin, quifaitpartie de

pres-que tous lesliquidesde l'organisme; le phosphate et lebonate de chaux, qui serventà formerles os. Q^'^nt auxali-

aliments animaux.Ondonnelenomd'herbivoresauxanimaux

quisenourrissentexclusivement des premiers,etdecarnivores

physiolo-gistesappellent omnivores les animauxqui peuvent presque

indifféremment adoptertelou tel genre denourriture,comme

lechien, l'ours,le cochon, lerat, etc. En considérant

l'im-mensevariétédes aliments dontl'homme peutsenourrir, ainsi

quel'organisationde son système dentaire, il est facile dereconnaîtrequ'il estessentiellement omnivore

Les aliments végétaux et les aliments animaux diffèrent

Trang 33

ZOOLOGIE 23

se trouvent dansles végétaux comme dans les anim.aux La

seule différence quel'onpuisse établirentre cesdeux classes

d'aliments, c'estquelesaliments végétaux contiennent

outre, d'autres principes non azotés qui manquent dans lachair, telsqueles fécules, lesucre, lagomme, etc

Maisladistinctionlaplus importanteà établirentreles

composition Les physiologisteset les chimistesmodernesont

en effetdémontré quelerôledes alimentsestentièrementrent,selon qu'ilscontiennentou necontiennentpas ceprincipe

diffé-Les aliments azotés, tels que l'albumine, la fibrine, lacaséine, la chairet le sang des animaux, sont les seuls qui

serventà laformationet àlaréparation des tissus; de là le

nomd'alimentsplastiques,quileura étédonnéparM.Liebig

Lesalimentsnonazotés,telsquelagraisse,leshuiles,l'amidon,

la gomme,lessucres, la bière, le vin, l'eau-de-vie, etc.,

ne s'incorporent pas aux parties vivantes; leur rôle estde

fournir à l'organisme desmatériaux propres àlacombustion,dont lesproduits sontincessamment rejetésaudehors Après

leurélaboration dansle canaldigestif, ils pénètrentdansle

sang, etsontsoumis,dans lesvaisseauxcapillaires, àl'action

del'oxygène introduitpar la respiration : delà le nom

ve-nonsde citer,pourles distinguerdes alimentsplastiques

Il résulte dela divisionque nous venons d'établir, quela

puissancenutritive d'un aliment se décompose en deux fluences essentiellement distinctes Si l'aliment est azoté,

in-ilfournit lesmatériaux qui s'assimilent auxprincipes

immé-diats du sang et des tissus; il s'incorpore à l'organisme

qu'il répare et entretientpendantun certain temps Si

l'ali-mentnecontientpasd'azote,ildevientleprinciped'uneaction

sesproduitssont sans cesse éliminés, mais dont le rôle n'est

musculaire, enunmot, leprincipemêmede la vie organique.Quelle que soit la nourriture d'un animal, elledoit donc

toujours secomposerd'alimentsplastiqueset d'aliments piratoires.Ainsi,les herbivores trouventdansl'albumine, la

Trang 34

res-sucre, la gomme,l'amidon que renfermentlesplantes, leur

alimentrespiratoire.Les carnivores trouventlepremiergenred'alimentsdanslachairmusculaire etlesecond danslesma-

tièresgrasses

L'expérience adémontré qu'unseulalimentne peutsuffire

à l'entretien de la vie Le lait , ce prototype des matièresalimentaires, renferme trois substances principales : une

matièresucrée, unematière grasseetunesubstance azotée

Danslafarinede froment, nous trouvonslegluten, qui

con-tientdel'azote, etl'amidon qui n'enrenfermepas.Dans l'œuf,

le blanc est constitué par de l'albumineà peu près pure,

maislejaune contientune grandequantitéde matière grasse

non azotée Ainsi, danstoutes les substances alimentaires

quelanature nousdonne, setrouvent toujoursassociés

l'ali-mentplastique et l'aliment respiratoire, c'est-à-direlesdeux

principes nécessairesà la réparation des tissus età tiendelachaleurvitale.

l'entre-Lebesoin des aliments est indiqué par une sensation

in-ternequia sonsiège dans l'estomac, et qui invite l'homme

maté-riaux nécessaires àleur nutrition.Cettesensation interneest

lafaim

15.Préhension desaliments — Ldipréhensiondes aliments

s'effectue chez l'hommeà l'aidedela main etdelabouche;

extrê-mementvarié: ainsi chez les singes, les aliments peuvent

êtresaisisparles quatremembres; chezl'écureuil, avecles

membres antérieurs; chez quelques oiseaux, tels que les

rapaces, lesperroquets, aveclesmembrespostérieurs;chez

l'éléphant, avec la trompe; chez les carnivores, avec les

dents; chezlesruminants,lecheval, avec leslèvres, etc 11

existemême certains animaux quisaisissent leurnourriture

astériesouétoilesde mer

UasticatioQ et déglutition.

^6.Mastication.—Lesalimentsliquides ou boissons

doiventêtre préalablementdivisés et broyés par la

mastica-tion Cette fonctiona pour agents principauxles dents etles

Trang 35

l'alimentapeu deconsistance; lapressiondelalangue contre

lepalaissuffitpourl'écraser.Nousavonsvuquechezl'homme

etchezlaplupartdesanimaux vertébréslamâchoire

supé-rieure estimmobile,ou au moinsne peutse mouvoirqu'avec

lerestede la tète.C'estdonc lamâchoireinférieurequi cute seuleles mouvements nécessairesà lamastication Ces

exé-mouvementslui sontimprimés par plusieurs muscles

puis-sants, telsquelesmasséters, les temporaux, lesdiens,etc.,dontune extrémitéest fixée aucrâneouàlaface,

ptérygọ-etdontl'autre extrémités'insère à l'os maxillaire inférieur

ra-mènent sans cesseles aliments sous les arcadesdentaires,

jusqu'à ce qu'ils soient convenablement broyés Les trois

ordresdedents dontnous avonsétudiéplushautlastructureservent également dans l'acte de la mastication; mais lesincisives et les canines ont plus spécialement pourbut de

diviserlesaliments,tandisquelesmolaires ontpourfonction

certains animauxcarnivoresetquelques reptiles et poissonsavalentleurproie vivante

Ladivisionmécaniquedes aliments n'est pas le seulactequi s'accomplissedanslacavitébuccale; uneautre fonction

fonc-tionareçu le nom à."insalivation Elleapourbutde mêlerauxalimentsun liquide particulierque l'on appelle salive, et

quiestfourniparlesglandessalivaires [parotides,

sous-maxil-lairesetsublinguales)

La salive estunliquide incolore,filant, généralement

sur 1000) tenant en dissolution quelques sels, telsque du

chlorure de sodium,dulactatede potasseetde soude,du

désignée souslenomdeptyarme ou diastaseanimale,laquelle

sortes d'usages,lesuns mécaniquesetles autres chimiques

déglutition, maisc'estprincipalementcommeagent chimiquequesonrơle estimportant

Trang 36

17 Déglutition — On donne le nomdedéglutition h cet

essentielslepharynxetl'œsophage

ductile, formantce quel'on appellele ftoiai/meniffliVe Ilssont

alorsrassemblés sur la face dorsaledelalangueau moyen

deslèvres etdesjoues Lalangues'élèveensuiteen sesanten gouttière,ets'applique successivementdela pointeà

creu-la base contrelepalais Lebol alimentaire, pressédetoutesparts, se dirige enarrière, pendantquelepharynxsesoulève

etvient au-devantde lui pourle saisir et le porter jusqu'àl'ouverture supérieuredel'œsophage

Danscepassage à travers lepharynx, le bol alimentaire

doit éviterl'ouverture postérieure des narinesetl'entréedesvoies aériennes Or, le voiledupalais, ens'élevantdema-

nière àdevenir presque liorizontal , s'opposeàl'introduction

dos aliments danslesfosses nasales, tandisquelelarynx

membraneuse quilui sert d'opercule Lebolalimentaire n'a

doncplus d'autrevoiequel'œsophage,danslequelilpénètre,

etquileconduitparl'actiondeses fibresmusculaires jusque

dansla cavitédel'estomac

18 Phéno7nènes chimiquesde la digestion.— Les actions

butfinal l'absorption des substances alimentaires Leursultat estdonc detransformer ces substancesen unesériede

ré-produits solubles,et delesrendreainsicapablesde traverser

les membranes intestinales pour entrerdans le cercledelacirculation Les phénomènes chimiques deladigestion sont

au nombre de trois , savoir: Yinsalivation, lachymificationondigestion stomacaleet\dichylificationo\idigestion intestinale,

1 Insalivation.—La salive nesebornepas, commeonle

croyaitautrefois, àdissoudresimplementcertainessubstances;

elle renferme, avons-nousdit, unematièrespéciale, la

ptya-line,quiestun véritable ferment, analogueà la diastase Il

résultedes expériences faitesparMM.MiahleetBernardque

Trang 37

alimentsféculents englucose ousucre d'amidon, comme le fait ladiastasedes céréales Cettetransformation, qui apour

but de rendreles aliments féculents solubles etassimilables,

commencedanslabouche ets'achèvedansl'estomac.2" Chymifîcation oudigestion stomacale.— Les aliments,

arrivésdansla cavitéde l'estomac, yséjournentpendantun

certaintempsetsetransforment enunepâte grisâtre,

demi-liquide,que l'onappellechyme Cette transformationrésulte

dedeuxactions, l'une mécanique et l'autre chimique

passagedansl'intestinà traverslepylore Elle estle résultat

delacontraction des parois muscxilaires del'estomac

suc gastrique

Lesuc gastrique, sécrété parla muqueusestomacale, est

un liquide clair, transparent, d'une couleur légèrementtrine, d'unesaveurà la foissalée et acide Cette acidité est

ci-due à laprésencedeVacide lactique.Mais, indépendamment

decetacide, le suc gastrique contient plusieursselsensolution(chlorhydrateet phosphated'ammoniaque, phosphate

a reçulenomdepepsine Ce principe, qui estunvéritable

ferment,estlacauseprincipale dela transformation des

dis-soudreetde rendreassimilables la fibrine, l'albumine

coa-gulée et touteslessubstancesazotées.Quantà l'acide lactique

quecontientlesuc gastrique, son rôle est de ramollir,de

gonflerlesmatièresalimentaires, etdefavoriser ainsi l'action

delapepsine

principales:

alimentsféculentsen unesubstance sucrée, soluble et

assi-milable,appeléeglucose;

â° Transformation par la pepsine des aliments azotés,

fi-brine, albumine, etc., en une autre substanceégalement

soluble etassimilable, nomméealbuminuse

Ainsi,sousl'influencedesdeuxferments, diastase salivaire

etpepsine, lesanimaux peuvent digérer simultanément les

alimentsféculents etlesalimentsalbumineux

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tion estunepâte molleet grisâtre,appeléechyme.Le temps

nécessaire àladigestion stomacale, c'est-à-dirềla

forma-tion duchyme, varie beaucoup chez les différents animaux

pourladigestiond'un repasordinaire

3° Chylifỵcationoudigestion intestinale.— Lachylificationestl'acte parlequelles matières alimentaires déjà transfor-

méesenchyme dansl'estomac sont converties enchyle,à-dire enun sucblanc, laiteux, destiné à êtreabsorbéetmé-

c'est-langéàlamasse dusang.Laformationet l'absorptionduchyleontlieudansl'intestingrêle Deux actions, l'une mécanique

et l'autre chimique, concourent encorề laproduction de ce

musculaires nommées contractions péristaltiques, lesquelles

ontpourbut defavoriser l'absorptiondu chyle en le faisant

cœcum. L'action chimique se passe dans leduodénum,ó

s'accumulent,ensortantdel'estomac, lesalimentschyrailỵés.Elle estduề deuxliquides quereçoit cetteportiondel'esto-

mac: la bileetle(luidepancréatique

Labile,sécrétéeparle foie,estunliquidevisqueux,filant,

d'une couleur verdâtreetd'unesaveuramère.Elleressemble

d'eau tenant en dissolution de la cholestérine, des

prin-cipes colorants, dumucusetdeux acidesgras denature

par-ticulière(acides cholique et choléique) combinés avec dela

soude

quejouela biledanslatransformationduchymeenchyle.On

croyaitautrefoisqueceliquide secomportait àlamanièred'un

grassesetlesrendre aptesàladigestion.Maislesexpériences

essen-tiellement aufluide pancréatique, etquela bileaaussipour

but d'achever la dissolution des substances azotées qui ont

étédéjà attaquéesdansl'estomac parlesucgastrique

Lefluidepancréatique, sécrété parlepancréas, ressemble

physiquesque parsacomposition chimique Ilestformépar

del'eautenantendissolutionducarbonate de soude, du

Trang 39

chlo-ZOOLOGIE 29

spéciales

Lefluidepancréatiqueagitcommela salivesurlesaliments

féculents, qu'iltransformeen glucose; mais le rơleessentiel

dece fluide estd'opérer la digestion des matières grassessurlesquelleslasalive et lesuc gastrique sont sans action

très-nette de l'ensemble des phénomènes digestifs. On sait, en

effet, quelabase del'alimentationdesanimauxest constituée

partroisgroupes de corps biendistincts: lesmatières

MA-TIÈRES GRASSES Or,

Les matièresféculentessont transformées en glucoseetréesdanslaboucheetdansl'estomacparla salive

digé-Les matièresalbuminọdesouazotées {fibrine, albuminegulée,caséine, gluten, etc.)sont transformées en albuminoseetdigéréesdansl'estomac etdansleduodénumparlesucgastrique

coa-etparla bile.

Les matières grasses sontémulsionnées etdigéréesdans le

duodénumetdans le restedel'intestingrêlepar lefluide

pan-créatiqueetparla bile.

lagélatine,l'albumineliquide,etc., ilestprobablequ'ilssont

besoindesubiraucune transformationpourêtreabsorbés

absorption des éléments natrilifs élaborés par la digestion

19.Absorptionintestinale.— Nousavonsditquelebutfinal

dela digestion est l'absorption des substances alimentairestransforméesetdissoutesparlesliquidesdigestifs,salive,suc

gastrique, fluidepancréatiqueet bile.Cetteabsorption mencedansl'estomacetsecontinuedanstoutlerestedutube

com-digestif,principalementdansl'intestingrêle,dontlasurface

in-terneestcouverte depapillesou villosités, véritables suçoirs

ouracinesanimales, qui puisentdansl'intestin lesmatériaux

de la nutrition comme lesracines végétales puisentdanslaterrelessucs qui doivent alimenterlaplante.Les voies del'ab-sorption intestinalesontlesveinesetlesvaisseaux chylifères.1° Absorptionparlesveines.—Lesproduitsdeladigestion

absorbés parlesveines sontl'eau, les sels, lesboissons, ainsi

quelesmatières albuminọdesetlesmatières sucréesrésultant

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30 HISTOIRE NATURELLE,

deladigestiondes aliments azotés etdes aliments féculents

Les veines n'absorbent paslesmatières grasses, ce qui

dis-linguel'absorption veineuse del'absorptionparlesvaisseaux

cliylifères. Lesmatièresprisesparlesveinesintestinalessontentraỵnéesdanslaveineporte,qui les conduit d'aborddansle

dansletorrentdelacirculation

2"Absorptionparlesvaisseauxchylifères.—Lesvaisseaux

chylifèresouvaisseauxlactés (fig. 6) sontde petits conduitsflexueux qui prennentnaissancề la surfacedesvillositésde

l'intestingrêle Ces vaisseaux, après s'être entre-croisés et

contenusdansunreplidupéritoine appelé mésentère, etvonttousse jeterdansunconduitparticulier nommécanal thora-

cique,óviennentégalement aboutirdenombreux vaisseauxlymphatiques.Lecanal tlioracique traverse le diaphragme

Fig G- Organes de l'absorptionduchyle.

1 Canal thoraclque.—2ỵ.Voisscaui Ijmpliatiqiies.—3-S Ganglion» tiques.— 4-4 Vdisseaux chylifores.— 5-5 Intcslio grêle. —6 Mésentère.

lympỵia-—

Ngày đăng: 03/11/2018, 12:43

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