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Mobilité, contexte et adaptation dans un système informatique éducatif

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Institut de la Francophonie pour l’InformatiqueÉcole Nationale Supérieure des Télécommunication de Bretagne MÉMOIRE DE FIN D’ÉTUDES MASTER D’INFORMATIQUE Mobilité, Contexte et Adaptation

Trang 1

Institut de la Francophonie pour l’Informatique

École Nationale Supérieure des Télécommunication de Bretagne

MÉMOIRE DE FIN D’ÉTUDES MASTER D’INFORMATIQUE

Mobilité, Contexte et Adaptation dans

un système informatique éducatif

TIEU Kim Cuong Responsable de stage : Serge GARLATTI

Ce stage a été réalisé au sein du Département informatique de l’École Nationale

Supérieure des Télécommunications de Bretagne

GET - ENST Bretagne

Brest, 15 aỏt 2007

Trang 2

Cette étude a été réalisée avec l’aide de plusieurs personnes D’abord je remercie MonsieurSerge GARLATTI, Professeur à ENST-Bretagne, qui me donne des idées utiles et m’orientedans toutes les étapes des études contribuant essentiellement à ce succès

Je remercie également monsieur NGUYEN Pham Cuong, monsieur Jean-Louis TETCHUENG,les deux thèsards à ENST-Bretagne qui travaillent directement avec moi dans la durée de cestage, et mes amies qui m’aident dans ce travail avec des documents, des idées, des conseils.Mes plus sincères remerciements vont également à tous les professeurs et les personnels del’Institut de la Francophonie pour l’Informatique (IFI) pour m’avoir donné des cours de trèsbonne qualité et pour leur soutien tout au long de mes études à l’IFI

Merci enfin à ma femme, pour son soutien et son encouragement à tout l’instant

i

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Les abréviations

N° Mots abréviatifs Groupe de mots en réalité

1 CANDLE Collaborative And Network Distributed Learning Environment

2 DVP Document Virtuel Personnalisable

3 EIAH Environnements Informatiques pour l’Apprentissage Humain

4 ICCARS Integrated and Collaborative Computer Assisted Reporting System

5 MODALES Modeling Didactic-based Active Learning Environment in Sciences

6 PDA Personal Digital Assistant

7 p-LearNet Pervasive Learning Networks

8 p-Learning Pervasive Learning

9 SCARCE SemantiC and Adaptive Retrieval and Composition Engine

10 SCARCEW S Système de composition des services web sur SCARCE

11 SHA Systèmes Hypermédia Adaptatif

12 SIAS Systèmes d’Information Adaptatifs et Sémantiques

13 SIMBAD Semantic Interoperability for Mobile collaBorative and

ADaptive application

ii

Trang 4

L’informatique ubiquitaire permet d’offrir aux utilisateurs un accès permanent et parent à l’information et à des services contextuels en tout lieu et dans toutes les situations.L’objectif principal du projet "p-LearNet" qui s’articule autour d’un concept émergent, ce-lui du p-learning ou "pervasive learning" qui se traduit en français par "apprentissagediffus", est d’explorer le potentiel offert par l’informatique ubiquitaire dans un champ d’ap-plication particulièrement important : les Environnements Informatiques pour l’ApprentissageHumain (EIAH) Un des problème de ce système est l’adaptation des ressources pédagogiquesaux besoins et aux profils des apprenants, au contexte dans lequel l’apprenant est situé

trans-Ce stage vise au but d’étudier des approches de l’adaptation, de la représentation du dèle de contexte, du modèle d’utilisateur, du modèle de domaine en utilisant des ontologiespour proposer et réaliser une solution d’adaptation basée sur le Modèle informatique descénarios1 pour mettre en oeuvre ce système là Avec ce système on peut donner des coursadaptés aux profils des apprenants et à leur contexte (l’apprenant peut utiliser un PC ou un

mo-PDA (Personal Digital Assistant) pour suivre un cours ).

Mots-clés : Sémantique web, adaptation, services web, système d’information sémantique,ontologies, méta-données, mobilité, contexte, m-learning, p-learning

1C’est le "coeur" pour réaliser le projet MODALES (Modeling Didactic-based Active Learning Environment

in Sciences).

iii

Trang 5

Ubiquitous computing makes it possible to offer to the users a permanent and transparentaccess with information and contextual services in any place and in all the situations Theprincipal objective of the project "p-LearNet" which is articulated around an emergent concept,that "p-learning" or "pervasive learning" which is translated into French by "apprentissagediffus", is to explore the potential offered by ubiquitous computing in a field of applicationparticularly important : Environments informatics for the human learning One of the problems

of this system is the adaptation of the pedagogic resources to the needs and the profiles of thelearner, with the context in which the learner is located

This training course aims to the goal to study approaches of the adaptation, representation

of the model of context, model of user, model of field by using ontologies to propose and carryout a solution of adaptation based on the Model of scenario to implement this system there.With this system man can give courses adapted to the profiles of the learner and their context

(The learner can use a PC or a PDA (Personal Digital Assistant) to follow a course ).

Keywords : Web semantic, adaptation, web service, semantic information system, ontology,meta-data, mobility, context, m-learning, p-learning

iv

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Table des matières

1.1 Problématique et domaine de recherche 1

1.2 Motivation et objectifs du stage 3

1.3 Environnement de travail 4

1.4 Contribution 4

1.5 Plan du document 5

2 Adaptation des systèmes informatiques adaptatifs existants 6 2.1 SCARCE 6

2.1.1 Ontologies 6

2.1.2 Architecture 7

2.1.3 Adaptation dans SCARCE 7

2.1.4 Discussion 8

2.2 SIMBAD 9

2.2.1 Ontologies 9

2.2.2 Architecture 11

2.2.3 Adaptation dans SIMBAD 11

2.2.4 Discussion 12

2.3 SCARCEW S 13

2.3.1 Ontologies 13

v

Trang 7

2.3.2 Architecture 13

2.3.3 Adaptation dans SCARCEW S 13

2.3.4 Discussion 14

2.4 Conclusion 14

3 Contexte et Adaptation dans un système d’informatique sensible au contexte 16 3.1 Contexte et système d’informatique sensible au contexte 16

3.2 Éléments contextuels dans un système sensible au contexte 18

3.3 Architecture générale d’une application sensible au contexte 18

3.4 Adaptation de l’application au contexte 20

3.4.1 Adaptation de comportement 20

3.4.2 Adaptation de contenu 20

3.4.3 Adaptation de présentation 22

3.4.4 Discussion 24

3.5 Conclusion 24

4 Conception d’un système p-Learning adaptatif 25 4.1 Définition 25

4.2 La théorie anthropologique de Chevallard 27

4.3 Modèle informatique de scénarios 28

4.4 L’architecture et l’adaptation de ce système 30

4.4.1 L’architecture du système 30

4.4.2 L’adaptation du système 34

4.5 Conclusion 36

5 Réalisation et résultats 37 5.1 Moteur d’inférence, Ontologies et l’adaptation dans le niveau sémantique 37

5.1.1 Moteur d’inférence OntoBroker et langage F-Logique 38

5.1.2 Ontologies du système 40

5.1.3 Intégration du modèle informatique de scénario dans SCARCE 50

5.1.4 Adaptation au niveau de base 50

5.2 Gabarits et adaptation au niveau de présentation 51

vi

Trang 8

5.3 Construction des pages et leur répartition à l’utilisateur 53

5.4 Résultats obtenus 54

5.4.1 Les résultats sur PDA 54

5.4.2 Les résultats sur PC 56

5.5 Conclusions 57

A Introduction de l’utilisation du système 63

B Les règles et prédicat à l’adaptation 66

vii

Trang 9

Table des figures

1.1 Principe de l’adaptation dans un système informatique ubiquitaire 3

2.1 Architecture du moteur de composition flexible SCARCE 8

2.2 Un document générique dans SCARCE 8

2.3 Architecture du système de composition des ressources pédagogiques SIMBAD 11 2.4 Architecture de Trader des services web 14

3.1 Architecture d’Intergiciels une application sensible au contexte 19

4.1 Une vue synthétique du p-Learning 25

4.2 Un point de vue sur p-Learning 26

4.3 Les moments d’apprentissage de la "Tâche d’apprentissage" 27

4.4 Les moments d’apprentissage de la "Tâche routinière" 28

4.5 Exemple d’un scénario du cours 31

4.6 Architecture proposée pour ce système 32

5.1 L’architecture du code dans projet P_LearNet_Presentation 38

5.2 L’architecture du code dans projet P_LearNet_Composition 38

5.3 L’architecture de Ontobroker 39

5.4 Diagramme des classes dans l’ontologie du modèle de l’utilisateur 41

5.5 Description de Diagramme des classes dans l’Ontologie du modèle informatique de scénario 45

5.6 Description de Diagramme des classes dans l’Ontologie du contexte 47

5.7 Description de Diagramme des classes dans l’Ontologie de l’adaptation 48

5.8 Diagramme de classe de graphe générique dans SCARCE 50

5.9 Diagramme de classe du modèle informatique de scénario 51

viii

Trang 10

5.10 Le gabarit pour mettre en place la page d’accueil sur un PC 525.11 Description de la fonction d’adaptation F_Presentation 525.12 Exemple d’un fichier XSLT 53

ix

Trang 11

Chapitre 1

Introduction

"e-Learning is the present, pervasive-Learning will be the future" (Alain Derycke)

L’informatique ubiquitaire (ou omniprésente, ou pervasive, ou encore ubiquité numérique)est le modèle qui suit l’ordinateur de bureau au niveau de l’interaction homme-machine danslequel le traitement de l’information a été complètement intégré dans tous les objets des ac-tivités journalières [16] Elle permet d’offrir aux utilisateurs un accès permanent et transpa-rent à l’information et à des services contextuels en tout lieu et dans toutes les situations.L’objectif principal du projet "p-LearNet" qui s’articule autour d’un concept émergent, celui

du "p-learning" ou "pervasive learning" qui se traduit en français par "apprentissage diffus",est d’explorer le potentiel offert par l’informatique ubiquitaire dans un champ d’applicationparticulièrement important : les Environnements Informatiques pour l’Apprentissage Humain(EIAH) Le support à l’apprentissage est en effet crucial pour soutenir le niveau d’éducationdes populations mais également pour assurer la performance des organisations On observe cesdernières années une diversification des modalités d’apprentissage en tout lieu, à tout moment

et dans des contextes individuels et organisationnels différents On observe également gence de modalités d’apprentissage informelles qui reposent plus sur la construction des savoirspar les apprenants plutôt qu’une transmission plus traditionnelle par l’enseignant [15, p.3-6].Cette évolution qui c’est amorcé avec le développement des plates-formes d’apprentissage àdistance (e-learning) s’intensifie avec l’émergence de l’informatique mobile Le développement

l’émer-1

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1.1 Problématique et domaine de recherche 2

des réseaux de télécommunication, le support de l’itinérance (i.et passage transparent d’unréseau à l’autre : GSM, UMTS, WiFi ) et la convergence vers le protocole IP d’une part ; ledéveloppement d’outils de communication mobile (smartphone, PDA ) d’autre part ouvrent

la voie à la définition de nouvelles infrastructures et à de nouveaux services permettant desupporter des usages inédits [15, p.4-12]

Dans ce cadre, l’apprentissage offre un champ d’application en expansion qui peut accroître

la diffusion des nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication Toutefois, cela

ne se réalisera que si on peut proposer facilement des services adaptés et simples d’utilisation.Pour cela, il est nécessaire de pouvoir adapter les services, les documents multimé-dias ainsi que les canaux et modalités de communication au contexte d’utilisationainsi qu’à l’utilisateur [15, p.12-14]

Ce projet vise donc à démontrer la faisabilité d’un nouveau champ de fonctionnalités :l’apprentissage pervasif qui, au delà de l’intégration des réseaux et des technologies de la com-munication, s’attache à concevoir des modalités d’apprentissage innovantes et originales dans

le contexte de l’intelligence ambiante Il prendra en compte non seulement l’ubiquité des vices d’apprentissage et la mobilité des utilisateurs mais également les propriétés nécessaires

ser-au développement de ces nouvelles modalités ainsi que le potentiel des interfaces utilisateurmultimédia, multicanales et multimodales adaptées à l’utilisateur [15, p.5-6]

D’autre part, au travers d’Internet, un nombre potentiellement infini de services et de ments est accessible à tous les usagers La plupart des services et documents fournis actuellementsur Internet propose une organisation, un contenu, un mode d’interaction et une présentationuniques pour tous Ceci peut être suffisant dans certains cas Mais tous les utilisateurs nesont pas intéressés par les mêmes informations et n’ont pas les mêmes attentes,connaissances, compétences, centres d’intérêts, etc Ils ne sont capables de comprendre

docu-ou d’accepter que des services et des documents dont l’organisation, le contenu, les modesd’interaction et la présentation sont adaptés à leurs besoins et leur profile [7, p.2-3]

Il est sans doute que le contexte joue un rôle très important dans un système pervasif Ilfaut, donc faire adapter les ressources à accéder non seulement aux besoins et aux profils desutilisateurs, mais aussi au contexte d’utilisation dans un système informatique ubiquitaire (cf.figure 1.1)

Trang 13

1.2 Motivation et objectifs du stage 3

Fig 1.1 – Principe de l’adaptation dans un système informatique ubiquitaire

En réalité, l’équipe de recherche "SCRiptureS" à ENST-Bretagne qui a fait des études sur des systèmes informatiques adaptatifs comme SCARCE, SIMBAD, SCARCE ws permettant d’adapter des ressources hypermédia (SCARCE et SIMBAD), ou d’adapter des services web (SCARCE ws ) au besoins et au profil de l’utilisateur (cf chapitre 2) Dans un système sensible au contexte comme p-Learning (cf chapitre 3 et 5) l’adaptation de ces systèmes n’est pas suffisante.

1.2 Motivation et objectifs du stage

Ce stage vise au but de proposer une solution de l’adaptation dans un système informatiqueéducatif et pervasive (système p-Learning) et la réaliser sur un système informatique adaptatifexistant qui peut marcher sur des ordinateurs ou des PDA Les travaux à faire dans ce stagedonc :

- étudier l’architecture et les propriétés des systèmes informatiques adaptatifs existants ainsique des systèmes informatique sensible au contexte

- étudier des approches de l’adaptation, de la représentation du modèle de contexte, du dèle d’utilisateur, du modèle de domaine en utilisant des ontologies pour proposer une solutiond’adaptation basée sur le Modèle informatique de scénarios et l’architecture du système

mo Mettre en oeuvre ce système sur un platemo form existant (SCARCE) pour pouvoir marchersur un PC ou un PDA

Trang 14

1.3 Environnement de travail 4

L’ENST Bretagne (l’Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications (ENST) de tagne) est une des grandes écoles d’ingénieurs dont l’enseignement est dédié aux sciences ettechnologies de l’information et de la télécommunication Elle est également un centre de re-cherche de haut niveau dans ce domaine Membre du Groupe des Écoles des Télécommunication(GET), elle est présente dans tous les projets nationaux et européens liés aux technologies del’information et de la télécommunication

Bre-Les travaux de recherche qui sont présentés dans ce stage ont été menés au sein du partement informatique (LIT - Laboratoire Informatiques des Télécommunication) de ENSTBretagne, situé à Brest, France Ces travaux de ce stage ont été réalisé dans le cadre du projetP-LearNet qui est en collaboration entre plusieurs partenaires [15, p.12-15] :

dé University of sciences and technologies of Lille : LIFL (CNRS) and TRIGONE labs,

- AUCHAN : Training and e-commerce dpts,

- France Telecoms : RD units of Caen and Grenoble,

- Groupement des Ecoles de Télécommunications : INT Evry et ENST de Brest,

- La Poste Département "Prospectives",

- Université de Lille II : CERIM and EVALAB labs,

- Université Médicale Virtuelle Francophone, et

- Agence Française pour la Normalisation, département Information Technologies

La principale contribution de ce travail est les suivantes :

- Proposition d’une solution d’adaptation et dans un système informatique éducatif et vasive basée sur le Modèle informatique de scénarios et son architecture à partir de travauxd’étudier des approches de l’adaptation, de la représentation du modèle de contexte, du modèled’utilisateur, du modèle de domaine en utilisant des ontologies

per Mise en oeuvre ce système sur un plateper form existant (SCARCE) pour pouvoir marchersur un PC ou un PDA

Trang 15

moti Chapitre 2 : Adaptation des systèmes informatiques adaptatifs existants

Ce chapitre vise au but de faire des études sur l’architecture, les ontologies et l’adaptationdes systèmes informatiques adaptatifs existants pour trouver le manquement de l’adaptationdans un système informatique sensible au contexte par comparaison au chapitre 3

- Chapitre 3 : Contexte et Adaptation dans un système d’informatique sensible au contexte

Ce chapitre va discuter sur la définition du contexte, des éléments contextuels, l’architecturegénérale d’une application sensible au contexte et l’adaptation de l’application au contexte

- Chapitre 4 : Conception d’un système p-Learning adaptatif

Dans ce chapitre on va discuter sur la conception d’un système p-Learning adaptatif basésur la théorie de Chevallard pour proposer l’architecture et l’adaptation de ce système

- Chapitre 5 : Réalisation et résultats

Dans ce chapitre on va présenter l’implémentation du système sur SCARCE basé sur chitecture et l’adaptation proposée et les résultats obtenus

l’ar Chapitre 6 : Conclusion et Perspectives

Trang 16

Chapitre 2

Adaptation des systèmes informatiques adaptatifs existants

Ce chapitre vise au but de faire des études sur l’architecture, les ontologies et l’adaptation

des systèmes informatiques adaptatifs existants comme : SCARCE (SemantiC and Adaptive

Retrieval and Composition Engine, cf section 2.1), SIMBAD (Semantic Interoperability for Mobile collaBorative and ADaptive application, cf section 2.2) et SCARCE W S (Système de

composition des services web sur SCARCE, cf section 2.3) qui vont être réutilisés.

SCARCE est un moteur de composition flexible pour le document virtuel (basé sur CARS1et CANDLE2), une méthodologie fondée sur les ontologies et une architecture générique[8,p.115] ; [10, 83-118] Un document virtuel est construit à partir de l’ensemble des fragments3

IC-selon une Structure narrative (cf sec 2.1.2) prédéfinie par l’auteur [10, 83-118] ; [9, p.5-6].

2.1.1 Ontologies

SCARCE est fondé sur les quatre ontologies suivantes :

- Ontologie du domaine : C’est l’ontologie qui représente l’ensemble des concepts du domaine

et aussi leurs relations Cette ontologie peut décrire le contenu des fragments et aussi desconnaissances, préférences de l’utilisateur

1Integrated and Collaborative Computer Assisted Reporting System (http ://iccars.enst-bretagne.fr)

2Collaborative And Network Distributed Learning Environment (http ://www.candle.eu.org)

3 sont ressources réutilisables décrits par des méta-données Il y a deux types : atomique et abstrait.

6

Trang 17

2.1 SCARCE 7

- Ontologie de l’application : C’est l’ontologie qui représente les notions et les termes dans

l’application Par exemple, dans cette application de composition de document virtuel, on ades notions comme AdaptationMethod, DirectGuidance, TypeDocument, Article, Report

- Un schéma de méta-données : Les méta-données sont structurées selon un schéma de

méta-donnés Ce schéma permet de rechercher, gérer et utiliser des informations hétérogènes

Le schéma de méta-données est composé de différentes sections (général, cycle de vie, technique,journalisme, classification, méta-données et droits), chaque section correspond à un point devue particulier sur la ressource

- Ontologie de l’utilisateur : Le modèle de l’utilisateur dans SCARCE est assez complet.

C’est un modèle multidimensionnels Il contient 5 dimensions : Données personnelles, rences, Connaissances, Historique, Session SCARCE utilise le modèle du domaine pour modéli-ser les connaissances de l’utilisateur Les connaissances de l’utilisateur sont une liste d’éléments(concept, niveau)

Préfé-2.1.2 Architecture

Un document virtuel est généré automatiquement au moment de la consultation Le moteur

de composition flexible SCARCE a utilisé la Structure narrative pour assurer la sémantique

du document virtuel Une structure narrative est un type de graphe orienté avec des noeuds quiont des spécifications de ressource et des relations sémantiques entre les noeuds Elle contientaussi un ensemble de règles d’appartenance pour faire l’adaptation basée sur le stéréotype

de l’utilisateur Le moteur de composition va générer dynamiquement les pages web dont lecontenu est personnalisé [8, p.4-6] (fig 2.1)

2.1.3 Adaptation dans SCARCE

Pour construire un document virtuel, le moteur de composition SCARCE doit composerdes fragments existants Le document virtuel est composé selon le document générique (cf.fig 2.2) (structure narrative) créé par l’auteur Ce moteur se compose trois sous-moteurs : lacomposition sémantique, la composition logique et la composition physique (fig 2.1) [8, p.4-11] ;[10]

La composition sémantique a des fonctions de recherche, de choix et d’organisation desinformations de façon sémantique et adaptée à l’utilisateur en utilisant le moteur d’inférence

Trang 18

2.1 SCARCE 8

Fig 2.1 – Architecture du moteur de composition flexible SCARCE

Fig 2.2 – Un document générique dans SCARCEOntoBroker (cf chapitre 5, sec 5.1) En fait, il instancie les structures narratives à partir del’ensemble des fragments (la graphe sémantique)

La composition logique assemble les informations fournie par la composition sémantique en

un fichier XML La particularité de la composition logique est de faire l’adaptation de tation (contenu personnalisé) et de navigation (inspiré des systèmes hypermédia adaptatifs)

présen-La composition physique (présentation) transforme le fichier XML fournie par la tion logique en page web HTML grâce à XSLT Cette page web est affichée dans le navigateur

composi-de l’utilisateur avec un contenu personnalisé [8, p.4-11] ; [10]

2.1.4 Discussion

SCARCE est un moteur de composition flexible permettant aux utilisateurs d’avoir desressources adapté à leur profile Il y a 3 mécanismes pour l’adaptation :

Trang 19

2.2 SIMBAD 9

- Sélection : C’est la première étape de l’adaptation qui est situé dans le sous-moteur

de composition sémantique, permettant de choisir des fragments adaptés aux spécifications deressource

- Évaluation et filtrage : C’est les deux étapes suivantes de l’adaptation qui sont situéesaussi dans le sous-moteur de composition sémantique permettant de classifier des fragmentschoisis en des classes équivalentes basé sur des règles de classification et de faire filtrage desressources basé sur le stéréotype de l’utilisateur

Dans ce système on utilise une graphe générique orienté pour la composition et l’adaptation

de ressources au profile d’utilisateurs En réalité, il y a deux types de ressources pédagogiquesdans un système informatique éducatif : ressources d’apprentissage (contenu) et conceptiond’un cours - scénario pédagogique [4, p.1] Ce système concentre seulement sur le contenud’apprentissage Il est difficile à faire adapter chaque scénario pédagogique au profile de l’utili-sateur, parce que la graphe générique orienté est trop générale et elle ne peut pas représenterdans certains cas de scénario pédagogique (ex séquence des tâches ) On va donc, réutiliserl’architecture et quelques méthodes de l’adaptation de ressource de SCARCE en remplaçant lagraphe générique orienté par le Modèle de scénario en modifiant des ontologies concernant(cf chapitre 5)

SIMBAD est un système de composition de ressources pédagogiques qui est pour le but defournir des ressources pédagogiques ou des cours personnalisés à l’apprenant en s’appuyant surson modèle Le système pédagogique adaptatif présenté par Duitama se compose de méthodesd’évaluation des ressources et de différents modèles [6]

2.2.1 Ontologies

Il y a trois ontologies dans ce système :

- Modèle du domaine : Il s’agit de décrire l’ensemble des concepts pour un domaine de

connaissances donné comme l’informatique Ces concepts sont décrits par un graphe ó lesnoeuds sont des concepts et les arcs des relations sémantiques entre concepts Il y a des relationscomme : "est plus général" et son inverse "est plus spécifique" ainsi qu’un certain nombre de

Trang 20

2.2 SIMBAD 10

relations rhétoriques ("est antithèse de", "contraste avec", ) Ce graphe peut être vu commeune ontologie simple du domaine couvert par les ressources Ce graphe est construit à prioripar l’administrateur du système

- Modèle de l’apprenant : Il est similaire au modèle de l’utilisateur dans SCARCE C’est

également un modèle multi-dimensionnel avec 2 dimensions : les préférences (nom, email, rés ) et les connaissances (un vecteur d’élément (rôle, niveau, concept)) En comparaison avec

préfé-le modèpréfé-le de l’utilisateur de SCARCE, la représentation des connaissances est très proche

- Modèle des ressources (méta-données) : Il s’agit de décrire les ressources pédagogiques en

utilisant le modèle du domaine Chaque ressource possède les parties suivantes :

+ Prérequis : est l’ensemble des triplets (concept, rôle, niveau)

+ Contenu : décrit le contenu des ressources C’est également un ensemble des triplets(concept, rôle, niveau)

+ Fonction d’acquisition met à jour le modèle d’apprenant Elle est aussi un ensemble

de triplets (concept, rôle, niveau)

+ Caractéristiques éducatives LOM4 : ont d’autres caractéristiques factuelles sousforme d’un ensemble (prédicat, valeur)

Une ressource peut être atomique ou complexe Une ressource complexe est construite parl’application (éventuellement récursive) d’opérateurs de composition sur des ressources (ato-miques ou complexes) Ceci définit un graphe de composition Ce graphe a obligatoirement unesource (un noeud ressource) mais peut avoir plusieurs sorties On a choisi cinq opérateurs, troisopérateurs simples (SEQ pour la séquence, PAR pour le parallélisme, ALT pour l’alternative) etdeux opérateurs plus complexes (AGG pour l’agrégation de deux ressources complexes et PROJpour définir une ressource par projection d’une autre) L’opérateur AGG permet de composerune ressource complexe avec une autre ressource (comme le graphe peut avoir plusieurs sorties,

il faut spécifier quelle sortie doit être "raccrochée" à quelle entrée) L’opérateur PROJ permet

de réutiliser une ressource complexe en la simplifiant

4 Learning Object Metadata est un standard de l’IEEE qui fournit un moyen efficace de repérer et d’indexer des objets d’apprentissage

Trang 21

2.2 SIMBAD 11

2.2.2 Architecture

Ce système comprend trois niveaux : Domaine, Composant et Utilisateur (cf fig 2.3) Ledomaine est représenté par une ontologie Le niveau composant contient les ressources élémen-taires ou les ressources composées L’utilisateur va rechercher et manipuler ces ressources

Fig 2.3 – Architecture du système de composition des ressources pédagogiques SIMBAD

2.2.3 Adaptation dans SIMBAD

Le modèle de description de ressources choisi va nous permettre d’une part d’offrir desmodes de sélection sophistiqués pour les ressources tant pour les apprenants que les auteurs

et d’autre part d’adapter les ressources sélectionnées en fonction de l’apprenant Les modes desélection destinés aux apprenants vont correspondre à des modèles pédagogiques différents :+ Mode ressource : l’apprenant sélectionne une ressource particulière (par navigationdans la base des ressources ou bien parce qu’un enseignant lui a fourni cette référence) Il s’agit

du mode le plus classique qui correspond à la pratique habituelle d’enseignement ó l’apprenantest passif par rapport au choix du contenu

+ Mode concept : l’apprenant définit le (ou les) concept(s) sur le(s)quel(s) il/elle veuttravailler et ensuite il va y avoir un processus de sélection des ressources correspondantes Ils’agit plutơt d’un mode actif

+ Mode requête : il s’agit du même principe que pour le mode concept, mais la requêteporte sur la partie non sémantique de la description de ressources

De manière plus générale, le processus peut se découper de la manière suivante :

Trang 22

2.2 SIMBAD 12

- Sélectionne(requête R) : renvoie les identificateurs de ressources correspondant à R ;

- Adapte(ensemble d’identificateurs de ressources I, apprenant A) : choisit une ressource rdans I satisfaisant au mieux le modèle de A ;

- Présente(ressource r, apprenant A) : construit la présentation de la ressource r pourl’apprenant A

L’apprenant va pouvoir interagir dans ce processus de deux manières Tout d’abord, tionne et adapte sont définis en partie sous forme de règles L’ensemble des règles par défautpeut être surchargé par l’apprenant pour mieux adapter le processus Ensuite, l’apprenant peutchoisir la stratégie qui lui convient le mieux pour résoudre sa requête (privilégier la précision,

sélec-la vitesse, )

2.2.4 Discussion

Dans cette section on a présenté un système de composition de ressources pédagogiques quipropose des standards en intégrant une description sémantique des ressources basée sur uneontologie du domaine de connaissances couvert Une ressource se décrit par des prérequis, uncontenu et une fonction d’acquisition Cette description permet d’offrir des outils de rechercheplus sophistiqués et favorise également la réutilisation en construisant de nouvelles ressourcespar assemblage de ressources existantes grâce à un graphe de composition construit à partir deressources existantes et d’opérateurs de composition

Ce système fournit des services différents à deux types d’utilisateurs : l’auteur des ressources

et l’apprenant A côté de l’apprenant, il peut choisir un cours qui est ensuite "adapté" enfonction de son profil et de ses connaissances (presque comme SCARCE), ou choisir un ouplusieurs concepts et il faut alors retrouver le cours correspondant le mieux à sa recherche et

"l’adapter" ensuite

Cet approche utilise les opérateurs de composition (SEQ, ALT,PAR cf sec 2.2.1) quipeuvent résoudre le problème de représenter dans certains cas de scénario pédagogique dansSCARCE (cf sec 2.1.4) On va les réutiliser dans notre système

Trang 23

et l’interface (description des opérations, leur paramètres et attributs).

2.3.2 Architecture

L’architecture de l’application de composition des services web est basée sur le modèle

"Trader" de Oussama et "Broker" de Moussa Lo et Fabien Gandon Deux modèles là sonttrès proches Le modèle Trader utilise Ontobroker comme moteur d’inférence pour stocker lesdescriptions du service web Grâce à cela, Trader peut rechercher en utilisant de la sémantiquesur Ontobroker pour trouver les services web satisfaisants aux besoins de l’utilisateur Dans

le cas ó Trader ne trouve pas les services web correspondant aux besoins de l’utilisateur, il

va procéder à la composition de services existants pour fournir à l’utilisateur un service webcomposé (cf fig 2.4)

Exporter est le fournisseur des services web Importer est le consommateur de services web.Tout d’abord, Exporter inscrit tous les services web qu’il fournit à Trader (1) Ensuite, Traderles annotent et les stockent dans Ontobroker (2) Des que Importer reçoit une requête il latransmet à Trader (3) Trader consulte Ontobroker qui lui renvoie les services web satisfaisants

la requête(4,5) Trader transmet la description des services web trouvés à Importer (6) Importerutilise cette description pour appeler directement Expoter afin d’il exploite les services web

2.3.3 Adaptation dans SCARCEW S

Dans les applications de composition de services web, l’aspect d’adaptation au modèle del’utilisateur se résume à l’adaptation de la demande des entrées et sorties de l’utilisateur De

5 OWL est une recommandation de W3C qui décrit les services web

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Dans cette section on a présenté un système de la composition de services web pour fournir

un nouveau service web en combinant des services existants, ou on peut s’inscrire de nouveauservice en temps d’exécution Alors, chaque fois on veut utiliser un nouveau service qui n’existepas encore, on peut l’ajouter grâce au "Trader" du système Dans notre système on réutilisedonc, l’architecture de SCARCEws pour l’avenir

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l’adapta-2.4 Conclusion 15d’un dispositif à utiliser) et l’adaptation des scénarios pédagogiques aux profiles des apprenantsdifférents (l’adaptation de méthode) (cf chapitres 3, 4 et 5).

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Chapitre 3

Contexte et Adaptation dans un

système d’informatique sensible au

contexte

De nos jours, de nouveaux besoins en systèmes d’information sont apparus L’utilisateurd’une application veut avoir l’information n’importe ó qu’il soit et à tout moment Ceci aincité les développeurs à intégrer les terminaux mobiles dans leurs applications (donnant ainsinaissance à de nouveaux systèmes d’information dits pervasifs ou ubiquitaires) [2, p.1] Ce cha-pitre va discuter sur la définition du contexte, des éléments contextuels, l’architecture généraled’une application sensible au contexte et l’adaptation de l’application au contexte

3.1 Contexte et système d’informatique sensible au contexte

Un système d’informatique sensible au contexte est un système ayant la possibilité de cevoir la situation de l’utilisateur dans son environnement et d’adapter par conséquent tout lecomportement du système à la situation en question : ses services, ses données et son interfaceutilisateur [2, p.1]

per-Dans ce genre de système ci-dessus, une adaptation de l’application à un ensemble deparamètres (type de terminal, état de connexion, utilisateur connecté ) doit être assurée pourgarantir une utilisation confortable Tous ces paramètres forment un contexte d’utilisationparticulier Dans différents contextes, les utilisateurs accèdent aux même données et aux mêmesservices mais reçoivent des réponses qui peuvent être différentes ou présentées différemment ou

à des niveaux de détails différents Par exemple, un docteur consulte le dossier médical d’un

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3.1 Contexte et système d’informatique sensible au contexte 17

patient à l’hôpital à l’aide d’un ordinateur de bureau Dans un autre contexte, il consulte lemême dossier mais chez le patient à l’aide d’un ordinateur de poche Il peut aussi avoir unesynthèse vocale du même dossier avant une opération chirurgicale [2, p.1]

Le développement d’une application sensible au contexte nécessite de répondre à deuxquestions principales :

(1) Comment concevoir une architecture garantissant l’adaptation au contexte ment au cours de l’exécution ?

dynamique-(2) Comment concevoir l’application elle-même pour qu’elle s’adapte au contexte ?

Les chercheurs dans le domaine de l’adaptation au contexte n’ont pas encore abouti à unedéfinition à la fois générique et pragmatique de la notion de contexte, et plus précisémentdes paramètres constituant le contexte En effet, toutes les définitions existantes sont soit trèsabstraites - ce qui rend la formalisation du contexte très difficile -, soit très spécifiques à undomaine particulier La définition la plus complète et la plus adoptée par les chercheurs estcelle de Dey [2, p.2] et [5] Cependant, elle ne permet pas d’identifier les données appartenant

au contexte ni de les distinguer des données propres à l’application [2, p.3]

Cette séparation nous semble cependant importante, avant d’entreprendre la conceptiond’un système sensible au contexte En effet, le corps fonctionnel de l’application doit être conçu

en faisant abstraction des données contextuelle L’adaptation au contexte constitue une secondeétape qui peut être ajoutée après un développement indépendant du contexte La séparationentre les données contextuelles et les données de l’application est également importante pour lamodélisation du contexte Pour garantir cette séparation, la limite entre ces deux types de don-nées doit être clairement précisée Cependant cette limite dépend du domaine de l’application :une donnée définie comme contextuelle dans un domaine peut être une donnée de l’applicationdans un autre domaine [2, p.3]

D’une façon générale, le contexte décrit la situation de l’utilisateur en termes de tion, de temps, d’environnement, de terminal utilisé, de profil utilisateur De plus,les données contextuelles ne sont pas extraites d’un support de stockage de l’application etelles ne sont pas produites par des équipements ou des sources directement liées à l’application.D’un point de vue pratique, une donnée contextuelle n’est pas fournie par l’utilisateur lors del’invocation des services de l’application [2, p.4]

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localisa-3.2 Éléments contextuels dans un système sensible au contexte 18

Le contexte est donc, un ensemble des paramètres externes à l’application pouvant influer sur le comportement d’une application en définissant de nouvelles vues sur ses données et ses services [2, p.4].

Ces paramètres ont un aspect dynamique qui leurs permet d’évoluer durant le temps cution Ils ne sont pas significatifs à l’utilisateur final et doivent donc lui être transparents.Une nouvelle instance de ces paramètres caractérise une nouvelle situation contextuelle qui nemodifie pas les données de l’application mais qui peut mener à les traiter d’une façon diffé-rente Par exemple, un utilisateur en déplacement veut avoir la liste des restaurants dans sonentourage Sachant que cet utilisateur a des problèmes de santé et qu’il doit suivre un régimealimentaire précis, la liste des restaurants est filtrée pour ne donner que ceux qui proposentdes plats adéquats La liste des restaurants et les plats qu’ils proposent forment les données del’application L’information "l’utilisateur a un problème de santé" est une donnée contextuelleextraite du profil utilisateur [2, p.4]

d’exé-3.2 Éléments contextuels dans un système sensible au contexte

Pour pouvoir modéliser un contexte dans un système sensible au contexte (cf chapitres 4

et 5) il faut trouver tous éléments contextuels influant sur ce système Il y a plusieurs élémentscontextuels comme : localisation, temps, environnement, terminal utilisé, profil d’utilisateur (cf sec 3.1) On propose de les diviser en deux catégories essentiels suivant [13, p.2-3] :

- Individuel contexte : Comporte des informations relatives à l’interaction entre nant et l’application Il est divisé en deux sous-catégories :

l’appre-+ Environnement interne : Compote le modèle d’utilisateur et l’état actuel au cours de

l’interaction de l’apprenant avec l’application

+ Environnement externe : Comporte le social environnement, l’environnement physique,

l’environnement temporel et le matériel et les logiciels environnements

- Contexte partagé : Comporte l’environnement coopératif entre les apprenants

3.3 Architecture générale d’une application sensible au contexte

Dans [13] on a organisé une application sensible au contexte avec un intergiciels Cetteintergiciels Architecture (cf fig 3.1) vise à gérer les éléments contextuels et les adapter aux

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3.3 Architecture générale d’une application sensible au contexte 19

besoins de l’apprenant Ce "contexte d’adaptation" va créer un environnement d’apprentissageadéquat qui lui permet de mieux se concentrer sur sa tâche d’apprentissage dans ce contexte[13, p.5] :

Fig 3.1 – Architecture d’Intergiciels une application sensible au contexte

En générale une application sensible au contexte va avoir donc, des fonctions essentiellescomme :

- Capture du contexte : vise au but de détecter de contexte à l’aide de senseurs physiquesqui génèrent des données brutes qui ne sont pas directement exploitable par l’application

- Interprétation du contexte : Cette étape consiste à transformer les données tuelles brutes en paramètres de haut niveau plus faciles à utiliser pour l’application Parexemple, une adresse postale est beaucoup plus significative que des coordonnées GPS

contex Stockage du contexte : vise au but de gérer l’histoire de contexte

- Dissémination du contexte : Pour qu’elle soit sensible au contexte, l’application doitconsommer une partie du contexte Elle doit s’inscrire au "context broker" (courtier) qui trans-met les paramètres contextuels pertinents pour chaque service de l’application Lors de l’ins-cription, les services spécifient les paramètres contextuels qui modifient leurs comportements

et leurs méthodes de dissémination (synchrone et asynchrone)

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3.4 Adaptation de l’application au contexte 20

- Adaptation au contexte : Après la phase d’abonnement au courtier, les services doivents’adapter au contexte Cette adaptation peut concerner trois niveaux différents de l’application :+ flux de données entre les services et l’utilisateur (adaptation de contenu),

+ interface utilisateur (adaptation de présentation) et

+ fonctionnement des services offerts à l’utilisateur (adaptation de comportement)

Dans la section suivante on va discuter sur l’adaptation plus détail sur les trois types dessus

ci-3.4 Adaptation de l’application au contexte

Dans une application sensible au contexte on a trois types de l’adaptation : adaptation decontenu, adaptation de présentation et adaptation de comportement (cf sec 3.3) :

3.4.1 Adaptation de comportement

Une application peut être modélisée par un ensemble de ces entités conceptuelles [2, p.4].Les entités conceptuelles présentent des dépendances fonctionnelles En effet, les entrées d’unservice peuvent dépendre des sorties d’un autre service Un service peut être modélisé parune fonction f qui prend en entrée un ensemble de paramètres X=(x1,x2, xm) et qui renvoie

un ensemble de données R=(r1, r2, rn) Chaque paramètre de sortie ri peut avoir plusieursinstances (ria, rib ) Cette définition générique permet de définir une structure d’échange com-mune entre fonctions ; ce qui facilite la composition et l’adaptation des services On utilise lanotation suivante : f1 -> f2 pour modéliser la dépendance "f2 dépend de f1" (le service f2 nepeut être présenté à l’utilisateur que s’il a déjà invoqué le service f1) Le modèle fonctionnel del’application est modélisé par donc, un ensemble de ses services et des dépendances fonction-nelles présentes entre eux Ce modèle peut être représenté par un graphe orienté ó les sommetssont les services et les arcs représentent les dépendances fonctionnelles La racine du graphe est

le premier service qu’on offre à l’utilisateur (généralement, c’est un service d’authentification

de l’utilisateur) [2, p.5]

3.4.2 Adaptation de contenu

L’adaptation de contenu (cf chapitre 2) vise au but d’adapter des données, des ressources àaccéder au niveau de connaissance, à l’objectif et à d’autres caractéristiques d’un utilisateur

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3.4 Adaptation de l’application au contexte 21

(profile de l’utilisateur) Par exemple, le système pourra agir sur le niveau de compréhension

ou le niveau de détail du document en prenant en compte l’expertise de l’utilisateur afin de lesatisfaire Un expert se verra proposer plus de détails, alors qu’un novice recevra des explicationssupplémentaires Le système pourra donc montrer ou masquer, mettre en évidence ou en arrière-plan un fragment conditionnel sur la page présentée à l’utilisateur

On a plusieurs méthodes d’adaptation de contenu [10, p.53] :

L’explication additionnelle

Les seules parties du document qui sont présentées à l’utilisateur sont celles qui pondent à son niveau de connaissance Par exemple, si le concept présenté dans un fragmentest connu, le système masquera la définition du concept, sinon, il masquera les détails quipourraient perturber l’utilisateur dans sa compréhension du concept présenté dans le ressourced’apprentissage

corres-L’explication prérequise

Le système évalue les prérequis nécessaires à la compréhension de la page présentée à lisateur Si ce dernier ne possède pas les connaissances suffisantes, le système intègre des infor-mations supplémentaires sur les concepts méconnus (ou inconnus) dans la page

l’uti-L’explication comparative

L’idée des explications comparatives est de rechercher si l’utilisateur connaît un conceptsimilaire à celui présenté dans la page Web (concept qu’il ne connaît pas) Si tel est le cas,alors le système ajoute des explications qui insistent sur les similarités et les différences entreles deux concepts

Les explications variantes

Le système possède différentes versions des fragments Il sélectionne ceux qui correspondent

le plus au profil de l’utilisateur

Le tri

Les différents fragments d’information sont triés en fonction de leur pertinence pour sateur

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l’utili-3.4 Adaptation de l’application au contexte 22

3.4.3 Adaptation de présentation

L’adaptation de présentation (cf chapitre 2) vise au but d’adapter la mise en place desmorceaux de contenu adaptés, les liens adaptés suivants (afin de guider l’utilisateur vers l’in-formation la plus intéressante, la plus pertinente) au niveau de connaissance, à l’objectif et

à d’autres caractéristiques d’un utilisateur (profile de l’utilisateur), ainsi que le dispositif àutiliser (PC, PDA ) On a plusieurs méthodes d’adaptation de présentation [10, p.56] :

Le guidage global

Le but du guidage global est de permettre à l’utilisateur de prendre le chemin le pluscourt pour accéder à l’information qu’il recherche Il est nécessaire que l’utilisateur ait une idéegénérale de l’information qu’il désire et que la recherche soit réalisée par la navigation dansl’hyperespace d’information Cette méthode est souvent utilisée dans les systèmes de recherched’information, d’aide en ligne ainsi que dans les hypermédia éducatifs

Le guidage local

Le but du guidage local est d’aider l’utilisateur à passer d’une page à l’autre en lui suggérant

le lien le plus intéressant à suivre à partir du noeud courant Contrairement au guidage globalqui se base sur un objectif général de l’utilisateur, le guidage local fait une suggestion à partirdes préférences, de la connaissance et du savoir-faire de l’utilisateur

Le repère de navigation global

Le repère de navigation global a pour objectif d’aider l’utilisateur à comprendre la structureglobale de l’hypermédia ainsi que sa position dans celui-ci Dans les documents traditionnels, cerepère est proposé sous la forme d’une table des matières Dans les hypermédia non adaptatifs,

il s’agit d’une carte de la structure (ou du site)

Le repère de navigation local

Le repère de navigation local a pour objectif l’orientation de l’utilisateur dans l’hypermédia

Il lui indique ó il est, d’ó il vient et aussi ó il peut aller

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3.4 Adaptation de l’application au contexte 23Les vues personnalisées

Afin d’éviter la surcharge cognitive des utilisateurs face à la structure globale souvent plexe d’un hyperespace d’information, les vues personnalisées ont pour objectif d’offrir un accèspersonnalisé à une partie réduite de l’hyperespace qui correspond à leur activité quotidienne.Une vue est une organisation des liens pertinents pour l’utilisateur en fonction de ses objectifs

com-Il existe différentes techniques qu’il est possible de combiner afin de réaliser les méthodes

de navigation adaptative :

Le guidage direct

Le système détermine à partir des objectifs et connaissances de l’utilisateur le meilleur

"prochain" noeud à visiter Le lien vers ce noeud est représenté par un bouton "suivant" ou

"continuer"

Le tri

Il s’agit de guider l’utilisateur en lui proposant une liste de liens triés du plus pertinent

au moins pertinent pour l’utilisateur Cette technique est très utilisée dans le domaine de larecherche d’information

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3.5 Conclusion 24

3.4.4 Discussion

Dans cette sections on a présenté des méthodes d’adaptation utilisées dans un systèmeinformatique adaptatif sensible au contexte On a trois types de l’adaptation : adaptation decontenu, adaptation de présentation et adaptation de comportement (cf sec 3.3) L’adaptation

de comportement et les méthodes de l’adaptation de contenu sont bien présentés et elles vontimplémenter dans notre système (cf chapitres 4 et 5) Toutefois, les méthodes de l’adaptation

de présentation vise maintenant seulement au but de l’adaptation des liens afin de guiderl’utilisateur vers l’information la plus intéressante, la plus pertinente à son profile Il manquedes méthodes de mettre en place des morceaux de contenu adaptés à l’écran d’un dispositif àutiliser (PC, PDA )

Dans ce chapitre on a une vue générale sur les caractéristiques d’un système sensible aucontexte comme : la définition du contexte, des éléments contextuels influant sur ce système,l’architecture générale d’une application sensible au contexte et l’adaptation de l’application

- Un système de p-Learning est un système informatique sensible au contexte et complexe.Dans ce système, les ressources pédagogiques sont les ressources d’apprentissage (contenu) etles scénarios pédagogiques (conception d’un cours) [4, p.1] et cf sec 2.1.4 Il faut donc ajouterl’adaptation de ces scénarios aux profiles des apprenants différents (l’adaptation de méthode)(cf chapitre 4)

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La notion de p-learning comprend la mobilité du m-learning (Mobile learning), mais avec

un environnement augmenté Cela peut signifier des espaces intelligents, une invisibilité destechnologies, des interfaces avec des objets tangibles

Fig 4.1 – Une vue synthétique du p-Learning

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Il est donc un système informatique sensible au contexte.

Fig 4.2 – Un point de vue sur p-Learning

Au minimum un système p-Learning a donc, des caractéristiques suivantes [1, p.3] :+ Permanency : processus d’apprentissage est mise à jour tous le temps L’apprenant neperd pas son travail

+ Accessibility : l’apprenant peut accéder à leurs ressources tous le temps

+ Immediacy : l’apprenant peut avoir des information demandée immédiatement de porte ó il est

l’im-+ Interactivity : l’apprenant peut communiquer avec des tutoriels, des experts ou des autresapprenants synchrone ou asynchrone

+ Adaptability : l’apprenant peut obtenir la bonne information au bon endroit dans labonne Façon

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4.2 La théorie anthropologique de Chevallard 27

4.2 La théorie anthropologique de Chevallard

Selon Chevallard [3], l’activité de l’enseignant et de l’apprenant se décrit en termes de types

de tâches Tc réalisés par des techniques τ qui sont récursivement décomposées en sous-tâches

Tc’ Ce système tâches/techniques a une structure hiérarchique par décomposition récursive

des tâches Tc en sous-tâches Tc’ au travers de techniques τ L’articulation de l’exécution des

tâches entre elles et celle des sous tâches respectives qui les composent se fait en utilisant lesopérateurs suivants : seq, par, alt (comme SIMBAD) Ces opérateurs permettent respectivementl’exécution séquentielle, simultanée et alternative des tâches associées La structure hiérarchique

T/τ définit un savoir-faire qui s’appuie sur une technologie θ (i.e le discours qui justifie et

explique la technique) et une théorie Θ (la théorie des gaz parfaits et le modèle PV=nRT dansnotre exemple) justifiant et éclairant la technologie [11, p.4] On peut observer par ailleursdeux grandes catégories de systèmes tâches/techniques caractérisés par le rôle du formateur :routinier, en apprentissage Pour le premier cas, le professeur n’a pas prévu d’intervenir, et dans

le second cas, plus la tâche est considérée comme problématique, plus le professeur intervienttôt dans la situation didactique [11, p.5] :

+ une typologie des tâches d’apprentissage et d’encadrement considérés à différents niveaux

de description dans la structure hiérarchique T/τ : scénario, phase, moment, tâche

d’apprentis-sage, tâche routinière La structure de résolution de chacune de ces tâches se compose de tâchesd’encadrement, réalisées pendant le processus d’apprentissage par l’enseignant ou la machine

Fig 4.3 – Les moments d’apprentissage de la "Tâche d’apprentissage"

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4.3 Modèle informatique de scénarios 28

Fig 4.4 – Les moments d’apprentissage de la "Tâche routinière"

+ l’adaptation du parcours de formation : Il s’agit du choix de la technique adéquate pourune tâche en fonction de la classe de l’apprenant (PE, PLC), du milieu d’apprentissage (type

de salle et matériel TICE associés, présentiel/distance, ressources) et du niveau d’acquisition

du type de système tâche/technique en cours

+ la répartition de l’activité entre l’apprenant, l’enseignant et la machine : elle dépend dutype de système tâches/techniques qui caractérise en particulier le niveau de participation dututeur (enseignant ou machine), autrement dit sa tâche dans les cas respectifs routinier et enapprentissage

Cette théorie est en train d’étudier dans le projet MODALES (Modeling Didactic-based

Active Learning Environment in Sciences) pour mettre en place de séquences de formation,

à destination de futurs enseignants, basées sur l’utilisation de ressources multimédias et puyant sur des pratiques réelles [12, p.3]

s’ap-Dans le chapitre suivant on va présenter la structure de scénario du cours (on appelle le dèle informatique de scénarios) basé sur cette théorie en transformant la structure hiérarchique

Mo-T/τ à T/m (Tâche/Méthode).

4.3 Modèle informatique de scénarios

Les activités d’apprentissage et d’encadrement des scénarios formateur d’origine ont étédécrites en termes de type de tâche Tc et de technique τ (d’après [3]) Nous proposons de

Ngày đăng: 27/10/2016, 23:05

TỪ KHÓA LIÊN QUAN