2.2. Présentation et analyse des résultats de l’enquête
2.2.2. Analyse et interprétation des résultats
Les réponses obtenues nous permettent d'évaluer sous plusieurs aspects l’enseignement/apprentissage du franỗais militaire dans notre ộtablissement. Voici les résultats que nous avons obtenus :
TABLEAU (1)
+ Informations sur l’apprentissage du franỗais des ộtudiants
QUESTION RÉPONSE POURCENTAGE
1. Avez-vous ộtudiộ le franỗais avant d’entrer à l’ESLEA ?
Oui
Non
26 24
52 % 48 % 2. Quel est votre rộsultat du franỗais du semestre dernier ?
Sous moyen
Moyen
Assez bien
Bien
3 19 20 8
6 % 38 % 40 % 16 %
Il ressort de ce tableau que la moitiộ des ộtudiants commencent à apprendre le franỗais à l’universitộ ( 48 %) contre 52 % ayant appris le franỗais avant d’y entrer. Ils sont donc 50
% des débutants absolus, et 50 % des faux débutants. Il existe une hétérogénéité entre eux.
Alors on peut facilement comprendre pourquoi leurs résultats d’étude sont différents. En effet, les faux débutants ont de bonnes notes, tandis que les vrais débutants ont souvent de mauvaises notes. Nous pensons qu’il est nécessaire, pour les années suivantes, d’avoir des stratégies convenables pour harmoniser ces deux niveaux de langue dans une même classe.
TABLEAU (2) + Le rụle du franỗais militaire
QUESTION RÉPONSE POURCENTAGE
3. Pouvez-vous classer le degré de l’importance du vocabulaire, de la grammaire, de la phonétique dans l’apprentissage du franỗais ? (classez de 1 à 3 du plus important au moins important : 1 = très important, 2=
important, 3 = pas très important)
Grammaire Vocabulaire Phonétique
2 1 3
1 2 3
3 2 1
39 10 1
78 % 20 % 2 % 4. Vous apprenez le vocabulaire du franỗais militaire pour :
lire des documents militaires
enrichir le vocabulaire militaire
communiquer avec des francophones sur le domaine
passer l’examen
36 22 13 20
72 % 44 % 26 % 40 % 5. Pour bien lire les documents de franỗais militaire,
d’après vous quelle est la connaissance la plus importante dans l’apprentissage ?
La grammaire
Le vocabulaire du franỗais militaire
La connaissance du domaine
3 32 22
6 % 64 % 44 %
6. Quelle est la place du franỗais militaire pour votre travail dans l’avenir ?
Pas nécessaire
Assez nécessaire
Nécessaire
Très nécessaire
1 7 18 24
2 % 14 % 36 % 48 % Afin de découvrir les opinions des étudiants à propos du rôle du vocabulaire dans l’apprentissage du FLE, nous avons donné trois éléments à classer selon le degré de leur importance . Les deux tiers des enquêtés accordent une grande importance au vocabulaire : 78% pensent que l’apprentissage du vocabulaire joue un rôle très important contre un cinquième (20%). Cela montre donc qu’ils ont conscience de l’importance du vocabulaire dans l’apprentissage du franỗais - langue ộtrangốre.
En plus, ils veulent exprimer clairement leur but quand ils apprennent le vocabulaire militaire : c’est de lire des documents du domaine (72 %). 64 % soulignent que le vocabulaire militaire est une des connaissances les plus importantes pour bien lire des documents militaires. La plupart d’entre eux trouvent que le franỗais militaire est utile à leur futur emploi. Un seul étudiant pense qu’il ne l’est pas. 84% indiquent que les connaissances militaires leur seront nécessaires à l’avenir. En outre, à travers les documents militaires, ils peuvent acquérir des connaissances générales et professionnelles, les rendant capables de bien s’adapter aux exigences du milieu professionnel. Grâce à cette discipline ils peuvent continuer à améliorer leur niveau linguistique, leur savoir-faire pour communiquer avec des francophones sur le domaine.
TABLEAU (3)
+ Situation de l’enseignement/apprentissage du vocabulaire militaire à l’ESLEA
QUESTION RÉPONSE POURCENTAGE
7. Le cours de franỗais militaire rộpond-il à vos besoins ?
Oui
Non
Dites pourquoi ?
23 27
46 % 54 %
8. Est-ce que les TIC sont appliqués dans l’enseignement/apprentissage du franỗais militaire ?
Souvent
Quelquefois
Rarement
Jamais
0 6 39
5
0 % 12 % 78 % 10 % Les rộponses obtenues nous permettent de connaợtre les avis des ộtudiants sur le cours de franỗais militaire. En effet, ce cours rộpond à leurs besoins (de plus de la moitiộ des enquêtés, 54 %). D’après eux, ce cours leur donne des connaissances élémentaires de l’armée. Cela leur suffit. Près de la moitié (46 %) ont répondu par non tout en soulignant qu’ils veulent plus d’exercices d’entraợnement au vocabulaire militaire et à des compétences de communication, plus de documents supplémentaires pour aller plus loin dans leur domaine professionnel. Ils souhaitent aussi qu’on consacre plus de temps à cette discipline pour les raisons professionnelles.
Il ressort de cette enquête que la présence des TICE y est très rare, car selon la majorité des étudiants (90%), les enseignants utilisent quelquefois ou rarement le multi-médias dans l’enseignement/apprentissage du franỗais militaire malgrộ les ộquipements mis à leur disposition. Ce qui montre qu’ils ne sont pas satisfaits tout à fait de cet enseignement pour des raisons diverses allant du contenu à la méthode d’enseignement. Il est urgent pour le dộpartement de franỗais de prendre des mesures nộcessaires pour amộliorer la qualitộ de l’enseignement , pour mieux répondre à leurs attentes.
TABLEAU (4)
+ Difficultés rencontrées dans l’apprentissage des termes militaires
QUESTION RÉPONSE POURCENTAGE
9. D’après vous, retenir les termes militaires, c’est :
facile
difficile
très difficile
1 43
6
2 % 86 % 12 %
10. Le franỗais militaire est difficile pour vous, à cause de :
la grammaire
les termes militaires
les connaissances militaires
tous les trois
1 23 28 22
2 % 46 % 56 % 44 % 11. Quelles sont vos difficultés dans l’apprentissage des
termes militaires ?
Prononciation.
Utilisation.
Retenir les mots.
Comprendre leur sens.
2 20 23 40
4 % 40 % 46 % 80 % 12. Quelles sont vos difficultés quand vous consultez le
sens ces termes ?
Ils ne figurent pas dans le dictionnaire du FG.
Ils sont polysémiques
On manque de dictionnaire spécialisé .
8 8
39
16 % 16 %
78 % Il ressort du tableau que parmi les difficultés de nos étudiants, l’acquisition des termes militaires reste un grand obstacle. En outre, 80% d’entre eux avouent ne pas comprendre le sens des termes, ne pas trouver un sens exact du terme spécialisé. Cela s’explique par sa polysémie, dans le document il peut avoir un sens différent de sa signification dans le système de la langue, alors que dans un texte ou un discours, une signification s’actualise et est interprétée par l’individu pour construire un sens inédit.
Une autre difficulté considérable c’est le manque de connaissances militaires. 56%
soulignent que l’insuffisance de leurs connaissances militaires empêche leur compréhension des documents car les connaissances de la langue ne sauraient suffire à former de bons étudiants de langue. Il leur faut encore des connaissances du domaine de spécialité.
Ensuite, environ 46% des étudiants constatent que le manque des termes constitue un grand obstacle. Les lacunes de connaissances du vocabulaire provoqueront des erreurs de la compréhension dans les situations professionnelles. 40% des informateurs ont du mal à réutiliser des mots appris. ils s’en plaignent souvent. Comme l’effectif de la classe est assez élevé, il est difficile pour l’enseignant de développer la pratique de langue pour tous.
Pour la consultation du sens des termes, plus d’un quart des étudiants (16 %) utilisent le dictionnaire du franỗais gộnộral. Or ce type de dictionnaire ne leur convient pas toujours car il leur est difficile de trouver le sens exact des termes dont ils ont besoin.
La plupart d’entre eux n’ont pas de dictionnaire spécialisé c’est leur grande difficulté.
Nous trouvons que le vocabulaire joue un rôle déterminant dans l’enseignement/apprentissage de la langue étrangère en général et du FOS en particulier. Si l’acquisition des règles grammaticales et phonétique peut théoriquement être limitée pendant un certain temps durant le cursus de l’apprentissage, l’enseignement du vocabulaire se fait sans interruption. Il est impossible pour les enseignants d’enseigner tous les mots nouveaux tout au long de la vie mais ils leur appartiennent d’enseigner les techniques d’apprendre des mots plutôt.
TABLEAU(5) + Méthodes d’apprentissage des termes militaires
QUESTION RÉPONSE POURCENTAGE
13. Comment faites-vous quand vous rencontrez un nouveau terme ?
Deviner le sens à travers le contexte.
Consulter le dictionnaire.
Demander l’explication du professeur.
Passer.
Autres : ………..
18 25 23 5 3
36 % 50 % 46 % 10 % 6 % 14. Que fait votre professeur pour expliquer les termes
militaires nouveaux ?
Il les énumère et les traduit en vietnamien.
Il les explique par des exemples, définitions, dessins…
Il fait deviner le sens à travers des illustrations ou des jeux dans un contexte précis.
autres : ……….
27 14 12 6
54 % 28 % 24 % 12 %
15. Comment apprenez-vous les termes ?
Apprendre par cœur les termes isolés.
Les mettre en contexte.
Les mettre selon le thème.
Traduire en vietnamien.
Autres : ……….
18 10 13 23 2
36 % 20 % 26 % 46 % 4 % 16. Élaborez-vous une fiche thématique ou un glossaire
dont vous vous servirez au cours de votre apprentissage ?
Oui.
Non.
36 14
72 % 28 % Nous pouvons constater que les apprenants dépendent des enseignants (46 %) et du dictionnaire (50 %). Car la moitié d’entre eux cherchent le sens du mot nouveau dans le dictionnaire en général, il leur est difficile d’y trouver le sens des termes et 46 % attendent l’explication des enseignants. Cependant 36 % des étudiants mettent du temps à deviner le sens du mots à travers le contexte (ceux-ci possèdent un très bon niveau de langue).
Pour la méthode d’enseignement, selon nos informateurs, leur enseignant énumère les termes nouveaux et les traduit en vietnamien. Très peu d’enseignants combinent de diffộrentes faỗons dans l’enseignement du vocabulaire. Selon 28 % des informateurs, leur enseignant les explique par des exemples, définitions, dessins… C’est la raison pour laquelle, 46 % des étudiants traduisent les termes en vietnamien pour les comprendre et les mémoriser. Ainsi les enseignants suivent souvent la méthode traditionnelle malgré les principes de l’approche communicative préconisée par les concepteurs. Pour améliorer cette situation, il faut des efforts de part et d’autre des enseignants et des étudiants tout au long du processus d’enseignement/apprentissage de ce cours.
À travers les réponses aux questions 15 et 16, nous découvrons comment nos étudiants apprennent, mémorisent les termes militaires dans ce cours. Beaucoup d’étudiants n’ont pas encore de techniques et de stratégies d’apprentissage appropriées et efficaces.
46 % traduisent les termes en vietnamien et les apprennent par cœur (36 %). Très peu les utilisent dans le contexte (20 %). Une minoritộ d’ộtudiants ont d’autres faỗons (chercher la dộfinition du mot, ou les antonymes et synonymes…). Alors, leur faỗon d’apprentissage n’est pas bonne. Avec ce style de travail, les étudiants connaissent le sens des mots mais ils
ne savent pas les mobiliser et les réutiliser pour communiquer dans les situations de communication réelles. C’est pourquoi, il revient aux enseignants de créer des situations et des contextes prộcis pour qu’ils s’entraợnent.
Conscients des difficultés et de l’importance du vocabulaire du FOS, la plupart (72 % ) des étudiants répondent que l’élaboration d’une fiche thématique leur est utile contre 28%
rộpondant par ô non ằ. Nous trouvons que les fiches faites par nos ộtudiants restent une simple liste parallèle des termes et leur équivalent suivi de quelques notes explicatives, voire une définition du terme faisant l’objet de la fiche. Ces dernières peuvent par la suite servir de banque de données à utiliser et à compléter au fur à mesure de leur travail.
De tout cela, nous voulons réaffirmer encore une fois qu’il y a une tâche à réaliser pour nous, c’est de créer plus d’activités d’apprentissage du vocabulaire du FOS plus intéressantes afin que les étudiants aient plus d’occasions de le pratiquer. Il nous faut aussi créer un environnement, une ambiance d’apprentissage plus attractif et favorable pour nos étudiants militaires (qui restent toujours dans la caserne après les cours, leur contact avec l’extérieur très limité).
TABLEAU (6)
+ Remarques sur l’apprentissage des termes dans le manuel
QUESTION RÉPONSE POURCENTAGE
17. Comment trouvez-vous les documents dans la méthode
ô Pratique du franỗais militaire ằ utilisộe en classe ?
Faciles.
Accessibles.
Difficiles.
1 16 33
2 % 32 % 66 % 18. Pour vous, ces documents ont :
moins de mots nouveaux.
assez de mots nouveaux.
beaucoup de mots nouveaux.
3 13 34
6 % 16 % 68 % En réponse à ces deux questions, 66% déclarent que les documents sont difficiles. C’est une des raison pour lesquelles ils ne font pas très bien des exercices dans le manuel. Selon eux, il existe beaucoup de mots nouveaux dans chaque texte. Ce qui entraợne des obstacles dans leur compréhension de ces textes. 32 % affirment pouvoir étudier et comprendre ces
documents et que ce cours leur convient car son objectif final est de leur fournir des termes militaires, de leur faire comprendre des documents spécialisés, ce qui est indispensable à leur travail dans l’avenir.
+ L’attente des étudiants dans l’enseignement/apprentissage du vocabulaire avec la mộthode ô Pratique du franỗais militaire ằ.
Les deux derniốres questions du questionnaire (19 et 20) visent à connaợtre les avis des uns et des autres sur les critốres de l’enseignement du franỗais militaire à l’E.S.L.E.A.
Question 19 : Pouvez-vous donner vos remarques sur la méthode d’enseignement/apprentissage du vocabulaire militaire avec le manuel ô Pratique du franỗais militaire ằ de notre ộtablissement ?
La plupart des étudiants ont répondu qu’il n’y a pas encore des scéances réservées au vocabulaire militaire et trốs peu d’exercice d’entraợnement au vocabulaire. Ils ont l’impression que les enseignants ne font pas attention à la pratique de cette composante et que les cours actuels sont insuffisants et nécessitent beaucoup des activités destinées à la pratique du vocabulaire .
Ce manuel est un ensemble des extraits, des textes et des documents datant plus de 15 années et ne répondent plus aux exigences actuelles en matière des termes militaires (progrès de la technologie industrielle et du langage militaire en usage dans les armées du monde).
Ils constatent que parfois leurs professeurs n’arrivent pas à traduire et à expliquer convenablement les termes militaires, ne disposent pas assez de connaissances lexicales du franỗais militaire, certains termes leur ộchappent dans la traduction fiable (ou exacte).
L’obligation de faire des recherches afin de collecter le maximum d’informations pour les transmettre aux étudiants incombe aux enseignants.
Le temps est consacré plutôt à la compétence de compréhension écrite, cela rend l’enseignement actuel monotone et peu efficace. Comme ils vont être bientôt officiers, ils ont besoin de la capacité à communiquer. Selon les didacticiens du FOS, dans leurs pratiques, les formateurs de FOS devraient proposer des activités, écrites et orales, actualisées dans les termes ciblés pour bien les transmettre aux étudiants.
Les étudiants souhaitent que leurs enseignants accordent une importance particulière à la pratique orale comme par exemple les entretiens avec des militaires ou les cadres francophones extérieurs. La plupart des étudiants s’accordent à dire qu’elle occupe une
place très importante dans l’assimilation et la compréhension du vocabulaire militaire.
Leurs acquis permettent à l’enseignant de juger leur capacité intellectuelle, de détecter les lacunes et d’y remédier afin de rendre l’enseignement plus pratique et efficace.
Question 20 : D’aprốs vous, qu’est-ce qu’il faut faire pour bien acquộrir et maợtriser des termes militaires ?
La réponse de nos étudiants montre qu’ils se heurtent souvent à des obstacles linguistiques et surtout aux termes militaires, ils préfèrent que leur enseignant leur explique les termes nouveaux, difficiles et complexes leur permettant de mieux comprendre les formes et les aspects du langage, car choisir un terme approprié est un choix difficile. Donc il est impératif de se baser sur le vocabulaire militaire et les définitions générales du dictionnaire de la langue franỗaise et parfois sur d’autres sources documentaires.
Les étudiants apprécient des efforts considérables déployés par les professeurs dans la transmission du savoir et ils souhaitent que ces derniers fassent davantages d’efforts.
En outre, ils indiquent la nécessité de fournir des connaissances politico-militaires en franỗais et en vietnamien car la seule connaissance linguistique, l'acquisition des mots ne sauraient suffire à faire de bons ộtudiants de langue, de bons ộtudiants du franỗais spécialisé. Alors avant d’aborder les documents militaires, il est nécessaire de prévoir un cours de langue militaire adapté à leurs besoins particuliers.
Concernant les études en groupe, ils trouvent que les activités ludiques les aident beaucoup à surmonter les barrières linguistiques, et à développer l’imagination et la créativité.
Ils constatent aussi que l’utilisation des auxiliaires techniques tels que le rétroprojecteur (ou data show), la navigation sur les sites d’Internet, les matériels audio-visuels est plus motivante et plus efficace dans l’apprentissage Ils souhaitent aussi qu’à la fin de chaque thème les enseignants leur fournissent un glossaire illustré des dessins et photos.
Il reste encore une autre solution concernant l’évaluation. Un test de vocabulaire après environ deux ou trois dossiers destiné à vérifier leurs acquis semble nécessaire.
2.2.2.2. Analyse des entretiens auprès des enseignants
L’entretien avec les enseignants chargés de l'enseignement de pratique des langues militaires étrangères au sein de l’école porte sur leur conception méthodologique et suggestions.
S’agissant de la nécessité des cours pratiques dans le programme de formation à l’E.S.L.E.A. les enseignants affirment tous que le volume horaire consacré à la pratique doit être aussi conséquente que celui consacré à la théorie. Tous les enseignants interrogés pensent que la pratique de la langue militaire est indispensable pour les étudiants militaires dans la mesure ó ils continuent à évoluer et progresser dans cette langue.
70% des enseignants pensent que malgré les difficultés de mettre à jour les termes militaires nouveaux, ils assument avec assiduité ce cours. 30% déclarent aussi avec le temps, combler les lacunes du domaine militaire et particulièrement les termes militaires.
Pour enseigner, ils ne disposent que de leurs propres expériences personnelles et des savoirs militaires, donc ils sont donc à la fois enseignants et apprenants mais ils sont ô des apprenants plus compétents, ayant une bien meilleure compréhension de la rationalité du processus dans lequel les uns et les autres sont engagộs. ằ
Il était toujours aussi question sur le début et la fin thématique d’un cours pratique de la langue militaire ô ú devrions nous, nous arrờter et quel contenu faut-il prộsenter sur le thốme ? ằ. Quand on aborde le franỗais militaire, le champ est assez large et la question est posée : doit-on choisir les aspects typiques des termes militaires comme objet d’enseignement ? Comment doit-on procéder ?
A propos des équipements disponibles pour ce cours, les enseignants reconnaissent le manque de matériel, de projecteurs, de cassettes audio-visuelles, de vidéo, de DVD destinés à faciliter le cours de langue militaire. Les sources documentaires que les professeurs exploitent souvent sont des textes écrits. Le manque de matériel empêche de varier les activités de ce cours.
Concernant la qualité du contenu du cours, les enseignants interrogés disent tous qu’ils se sont basộs sur les documents, les revues, les journaux et magazine de l’armộe franỗaise et des actualités militaires dans le monde.
Pour les activités de classe, les enseignants ont recours à des approches différentes. Ils constatent l’avantage de varier des méthodes de travail pendant le cours. Les activités les plus efficaces sont celles utilisant des documents audio-visuels et le travail de groupe.
Selon eux, le travail en groupe peut être plus complet que le travail individuel, car il mobilise le groupe à trouver une bonne solution aux problèmes rencontrés par tous. Les apprenants sont invités à venir au tableau noir pour travailler collectivement, oralement ou par écrit. Ainsi prennent-ils l’habitude d’exercer leur créativité, et leur spontanéité. Le travail en groupe est aussi un levier pour le développement de compétences qui placent
résolument l’individu au sein d’un collectif. Malgré des difficultés dans la recherche et l’exploitation des documents audio-visuels, les enseignants interrogés estiment que l’enseignement de franỗais militaire à partir de documents audio-visuels est une des activités professionalisantes.
2.2.3. Conclusion
Les résultats de l’enquête auprès des étudiants et des entretiens avec mes collègues nous ont permis de constater les difficultộs rencontrộs dans l’enseignement du franỗais militaire à l’E.S.L.E.A. D’après l’enquête, chaque texte comporte de nouveaux termes environ en moyenne de 15 à 20 mots nouveaux et personnellement, c’est un problème pour les étudiants et pour les enseignants, s’ajoutent à cela les difficultés de la traduction et d’explication, le manque de la pratique orale.
Donc, nous envisagerons d’actualiser le programme et d’y ajouter un volume horaire des cours de la pratique pour permettre aux étudiants de s’exercer davantage. Dans cette optique, nous tenterons de diversifier les activités destinées à favoriser l’apprentissage du vocabulaire militaire en particulièrement.
En conclusion, les résultats de l’enquête et des entretiens nous ont permis de vérifier la pertinence des hypothèses que nous avons formulées dans l’Introduction. Ils constituent certainement une matière de réflexion sur les méthodes d’enseignement des termes qui seront présentées dans le chapitre III qui suit.