French discourse is delivered with much emotion. We’ll list some metaphorical expressions, catch phrases, and proverbs—all with fiery connotations. But first, some roots.
L’Orient-Express enflamma l’imagination des plus grands écrivains.
Ses déclarations ont enflammé son auditoire.
Il ne montre guère d’ardeur au travail.
Ses cendres ont été transférées au Panthéon.
À ses mots, les esprits se sont embrasés.
Sa remarque au vitriol n’a fait que jeter de l’huile sur le feu.
Feu le Président a laissé une marque glorieuse.
Le tout premier voyage était le baptême du feu.
Il n’y a pas de fumée sans feu.
Vous avez du feu?
Il n’y a pas le feu.
Il était pris entre deux feux.
Après avoir mangé un piment, il avait la bouche en feu.
Son voisin est accusé d’avoir mis le feu au garage.
Cette actrice est toujours sous les feux des projecteurs.
Doucement, doucement! Il n’y a pas le feu.
Il a reỗu un procốs-verbal pour avoir brỷlộ un feu.
D Complete the sentences in the first column by choosing the correct word from the second column.
1 _____ Il brûle d’un amour .
2 _____ Elle a l’immeuble.
3 _____ La a brûlé toute la nuit.
4 _____ Il l’a tendrement.
5 _____ Veuillez éteindre votre cigarette dans le . a incendié
b embrassée
c cendrier
d ardent
e bougie
Un tour en montgolfière
Vous préférez les espaces plus élevés? Allons donc faire un tour en montgolfière. Une véritable invitation au voyage.
Bien qu’elle soit le premier objet avec lequel l’homme se soit élevé dans les airs (en 1783), la montgolfière en tant que sport est une activité récente, d’à peine un siècle, redécouverte par les États-Unis et réintroduite en France par les Anglais dans les années 1970. D’aspect quasiment inchangé depuis deux siècles, le ballon évolue toutefois avec son temps, s’adaptant aux nouveaux matériaux et répondant aux exigences croissantes de sécurité et de maniabilité. Et pourtant le principe est resté le même, une bulle d’air chaud dans une immensité d’air froid. […]
La montgolfière est un excellent moyen de s’évader, de sortir de ses habitudes pour prendre le temps d’apprécier un instant privilégié: le vol. Formidable retour à la nature, comme tout sport en plein air, elle est un ressourcement essentiel pour tout aéronaute. À la fois divertissement festif et jeu ludique, le ballon a tout pour amener le sourire et la bonne humeur, pour mettre en confiance et en communion avec les autres, ceux qui sont proches comme ceux que le hasard du vent amène à rencontrer. En ce sens, faire du ballon n’est pas seulement une affaire de plaisir solitaire, malgré la distance avec le sol qui s’instaure en vol. Faire du ballon est une invitation à partager, partager avec ceux que l’on aime, partager avec ceux qui observent d’en bas, aller au-devant des autres pour faire connaợtre le bonheur que l’on éprouve. Le bonheur commence par la découverte, par le hasard des
rencontres, par l’aventure qui sans cesse se renouvelle. Contrairement au monde vécu au sol, fait de routine et d’habitudes, un vol en ballon est toujours différent.
[…] Car ce n’est pas l’homme qui prend l’air, c’est l’air qui prend l’homme. Le vent imprime une trajectoire avec laquelle l’homme à bord doit composer, en ressentant au mieux son ballon, en dialoguant avec lui, avec calme et sérénité.
Synthèse du mémoire de Matthieu Geoffray (matthieugeoffray@yahoo.fr).
La montgolfière flirte avec l’invisible, elle révèle à l’homme cet élément si subtil et si imprévisible qu’est l’air. Seule son inertie va guider le pilote sur les
orientations qui lui sont offertes, à lui de se fixer un objectif en cohérence avec le mouvement (qu’il ne maợtrise pas) et d’y parve-nir au plus juste. La montgolfiốre ne trace pas la voie, elle ne lui impose rien d’autre que d’être en éveil, d’ouvrir ses sens sans les influencer, d’éprouver la fadeur du monde (dans le sens taọste, sans jugement de valeur) pour revenir à sa simplicité, à cet état ó il était avant que l’homme ne lui donne sens. Voler en ballon, c’est effectivement voir un paysage, sentir des odeurs, entendre des bruits, mais aucun ne s’imprime en particulier, tout
se mélange dans un tohu-bohu insensible à l’analyse. Le pilote n’entend pas les brûleurs, il incorpore son ballon, devenu simple médiateur de mouvement. Il n’a plus qu’à ressentir, à s’observer dans le monde, à se sentir en équilibre avec son ballon et avec l’air pour composer avec les éléments et comprendre le potentiel de ses actes: leur influence à long terme et leur efficacité toute relative.
L’aéronaute acquiert ainsi une expérience en l’air qu’il va être amené à
reproduire sur terre. En apprenant à se décider, à anticiper, à se laisser porter en gardant le danger à distance, il se forge un caractère, il développe une philosophie de vie qu’il va essayer de transmettre autour de lui. Chacun sa voie, on peut aussi bien apprendre en ne faisant que du vol libre, en multipliant les vols commerciaux ou en rentrant dans un esprit compétitif. Une forme en particulier pouvant nuire à certains principes (professionnalisation et liberté par exemple), seul le vol libre permet de suivre l’ensemble des principes sans en négliger un. Mais quoi qu’il en soit, tout pilote est animé par la volonté de partager l’enseignement qu’il a tiré de ce maợtre muet et impassible qu’est le ballon. Le partager avec les autres disciples, se regrouper ainsi par affinités, ou le partager avec ceux qui n’ont pas encore eu le loisir de l’apprécier, transmettre son apprentissage: c’est un des objectifs que se donne le monde du ballon pour faire valoir sa place dans le ciel.
EXERCICES
E Un tour en montgolfière appeals to all our senses. Find sensory expressions in the text and write them below in the appropriate category.
1 le toucher (touch)
2 l’odorat (smell) 3 l’ouùe (hearing) 4 la vue (sight) 5 le gỏt (taste)