1 De nos jours, toutes les ộditions impộriales des Kợng ou ô Livres canoni-
ô ques ằ, des Ssộ-Chỏ, etc., sont ponctuộes; les changements d'accents y sont même indiqués : les points par un petit
0 placé en bas et à droite du dernier caractère de la phrase
; les virgules par le même petit
o placé au mi- lieu, comme on l'a fait pour le texte du San tsộu kợng, reproduit ici.
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Com. 56. Toutela méthode pour faire ses études consisteà procéder graduellement, afin d'avancer sûrement. Ceux qui commencent leurs étudesdoiventpartirdeschosessuperficielles(faciles)pourpasser ensuite à des choses profondes; ils ne doivent pas transgresserl'ordre régulier des études. Alors ils pénétrerontfacilement (dans les choses difficiles)
et ils ne rencontreront pas d'obstacles. Peu d'entre eux auront le cha- grin de ne pas pouvoir pénétrer les difficultés.
Com. 57. Dans l'antiquité, les jeunes gens, dès l'âge de huit ans, entraient d'abord dans les écoles primaires. Ils y apprenaient à arro-
ser, à laver, à balayer, à répondre aux appels, à se présenter et à se
retirer avec un maintien convenable. Ils apprenaient aussi les rites,
la musique, l'art de tirer de l'arc, de conduire une voiture, les carac- tốres de l'ộcriture et le calcul. On leur faisait connaợtre leurs devoirs, en les leur faisant apprendre par coeur. C'est ce qu'on appelle ôsavoir
un certain nombre de caractốresằ.
C'est pour ces motifs que Tchỏ-tsé (nommé communémentTchỏ-
hợ) composa et publia son livre intitulộ : la Petiteẫtude1, (ou le ô Livre
d'ộtude pour les jeunes gens ằ). Son but et d' ô ẫtablir les principes de l'enseignement ằ; d'ô Exposer clairementles devoirs sociaux ằ; d'ô ấtre trốs-attentif sur sa propre personneằ. Ce sont là les devoirs intộrieurs
ou intrinsốques. L'ôExamen des usages de l'antiquitộằ, la ô Recherche
des paroles mộmorables des anciensằ, celle de leurs ôActions ver- tueuses2 ằ, sont les sujets de l'ộtude extrinsốque. L'expression ôộtablir
l'enseignementằ : c'est exposer les principes qui doivent servir à l'en- seignement, à l'ộducation des ộlốves des ộcoles. Les termes : ôexposer clairement les devoirs sociauxằ comprennent tout ce qui peut servir
à éclairer, à rendre manifestes les devoirs des hommes entre eux.
Ceux de : ôờtre trốs-attentifsur sa propre personneằ signifient : ôres- pecter cette même personne et ne pas oser se permettre d'en faire un ờtre paresseux, fainộant ằ. C'est pourquoi Tchou-tsốu a exposộ claire- ment et expliqué le tout en trois sections (les trois premières). En
1 ;N JP^ Siào hiụh, en deux sections; l'une intitulộe Nộù piờn, ô rela-
ô tive à l'intộrieur des familles ằ, et l'autre Aù piờn, ô relative à l'extộrieur ằ.
2 Ces six dénominations sont les titres des six chapitres dans lesquels est divisộ le Siào hiụh du philosophe Tchou-hợ.
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outre il y en à ajoutộ (trois autres) qui sont : 1° 1' ôexamen des usages de l'antiquitộằ, c'est dans cette section qu'il examine comment les anciens ộtablirent les rốgles relatives à ôl'enseignementằ, aux ôde-
voirs sociaux ằ, et au ô respect de sa proprepersonneằ. 2° La recherche
des paroles mộmorables des anciensằ ; .c'est dans cette section, qu'il
a recueilli ce que les anciens ont dit, concernant l'institution de l'en-
seignement, les devoirs sociaux, et le respect de sa personneằ. 3° Les
ô actions vertueusesằ : c'est dans cette section qu'il a aussi recueilli
ce que les anciens ont fait de bien, concernant ces mêmes sujets, afin de leur donner un corps, d'en faire une réalité. Les jeunes étudiants
doivent s'approprier ces paroles, ces maximes, que Tchỏ-tsèu a si bien
éclaircies et mises en évidencedans son livre pour les Écoles primaires.
C'est après cela que ces étudiants pourront s'appliquer à l'étude des
ô Quatre Livres classiques ằ (Szộ-Chỏ) qu'ils ne trouveront pas alors
difficiles.
Les ô Quatre Livres ằ comprennent : le Lỷn, le Mờng, le Hiụh et le
Yỏng 1. L'antiquité possédait ces ouvrages. Tchỏ-tsèufit un commen.
taire choisi (tsùh te/ni) et complộta ainsi les Quatre Livres. Les ou-
vrages : le Lûn et le Mêngi furent compris, sous les dynasties des Thâng, des Sỏng, et après elles, avec le Livre de la piété filiale Hiào
Kợng, le Eỷlh yà (sorte d'ancien Dictionnaire par ordre de matiốres),
les deux Commentaires de Kỏng-yâng et de Kơh-liâng (sur le Tchûn- thsieôu de Confucius), le Tchêou-li (Rituel des Tcheôu) et lel-li, (autre rituel),pour former, avec les ôCinqKỵngằ (OựKỵng) actuels,la ôcol-
lection des Treize Kợng (Chili sỷn Kợng). Le Lựn-yự et le Mờng-tsốu, forment, dans cette collection, deux ouvrages à part. Les ô deux com-
1 Cest-a-dire : le Lùn-ý, le Mêng-tsèu,le Td hiơh et le Tchỏng yỏng,
qui sont rộunis sous le nom de Szở-Chỏ, les ô Quatre Livres ằ. Il en sera question ci-aprốs. Ils sont ộnumộrộs dans le ô Catalogue des livres, recouvrộs
ô aprốs l'ordre de destruction par le feu, ordonnộ par Thsợn Chi-Hoõng-tl,
ô 213 ans avant notre ốre ằ. Ce Catalogue, rộdigộ au Ier siốcle avant notre ốre par Liờou Hiõng et LiờouHợn, tous deux fils de l'historien Pan-kou, et insộrộ dans son ô Histoire de la dynastie des Han ằ (livre XXX), a ộtộ traduit en entier par celui qui écrit ces lignes, et publié dans le Journal asiatique de
Paris (nos de septembre-octobre 1867 et avril-mai1868), dans deux ô Mộmoires
ô sur l'antiquitộ de l'histoire et de la civilisation chinoises ằ.
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mốntàirởsằ ộnu'mộrộs, sont, dans la pratique, plus ou moinsestimộs.
Les deux livres•: le Tchỏng-yỏng (V ôInvariabilitộ dans le milieu ằ), et le Ta hiụh (la ô Grande ẫtudeằ) ộtaient aussi compris dans le Li kl (le ô Mộmorialdes Rites ằ). Tchỏ-tsốu les en tira et les expliqua phrase par phrase en les divisant par chapitres (tchâng). Réunis au Lûn yûet
au Mêng-tsèu, il leur donna le nom général de Szé Chou, (i les Quatre Livres ằ. Depuislors, ils portentle nom de SzộChou. Que les ộtudiants commencent par les apprendre, en y appliquant toute leur attention, et alors ils connaỵtront les sources ó Khỏng (Confucius), Yen (-hoẹ), Ssê (Tsèu-ssê) et Mêng (-tsèu) ont puisé.
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Lỷn yự tchố, eỷlh chùh piờn.
Luân ngir giâ, nhi thâp thiên.