Com. 72-73. Le Livre des annales (Chou) a quatre parties princi-
pales, qui sont : les Livres des quatre dynasties de Yû (Chûn), de Hiâ,
deChõnget deTchờou*. Les Tiàn ( ôLois immuablesằ ), les Mụ ( ôCon- seils donnộsaux princesằ ) ; les Hiỷn ( ô Instructionsằ ), les Kdo ( ôAver-
tissementsằ); les Tchi (ôPrestations de sermentằ ) et les Ming (ôMan- dats impộratifsằ,) sont tous des noms donnộs à des chapitres du Chou ' La dynastie de Yû-Chûn régna de 2,255 à 2,204 avant notre ère; celle des Hia ; de 2,205 à 1,782; celle des Chàng : de 1,783 à 1,133, et celle des Tcheôu : de 1,134 à 255 également avant la même date.
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(Kợng). Le caractốre tiàn signifie ô ce qui est immuable, qui ne change pasằ (tchõng yố). Les tiàn sont donc des principes, des lois immuables que l'on ne peut changer. Ce sont celles que les empereurs (tl) et les rois (wõng) ộdictent, lorsqu'ils reỗoivent leur mandat1 du Ciel pour rộgner. Tels sont dans le Chou Kợng, le Yõo tiàn et le Chỷn tiàn. Les
Mô sont des^onseils, des plans proposés (mêou yè). Les premiers mi- nistres (td tchợn) voulant modifier, rectifier les idộes (du souverain), lui présentent des projets, des plans d'améliorations, pour effectuer
et mettre en pratique le saint gouvernement (ou gouvernement mo- dèle des anciens princes), comme le GrandYu le fit dans le Chapitre2
Yih tsùh (du Chou Kợng) qui est un Mụ. Les Hiỷn ( ôinstructionsằ )
sont des espốces d'admonitions (hụeù yố). Les premiers ministres recommandem à'ieur prince de suivre le chemin de la droiture et de
la justice, et de se corriger de ses défauts, sans défaillir, ainsi qu'on le voit dans le cljapitre I-hiun 3. LesKdo ( ôinjonctions ằ ) sont des ordres donnés (par le prince en audience publique). Les rois font des pro- clamations auxquelles on donne le nom deling, ôordreằ, ôộditằ. On les promulgue dans tout le royaume pour qu'ils soient répandus et constituent un document administratifobligatoire ; tels sont les (cha- pitres du Chou Kỵng intitulés) : Tchỏng hơẹ tchỵ kdo '', Td Kdos les
ô grands avertissements ằ, (de Tchợng wõng à ses ministres); Kõng
kdo 6, Tchõo Kdo, Tsiờou-Kdo1. Les Tchi (ou Chi) ôprestations de ser- ment, dộclarations solennelles de fidộlitộ au princeằ, sont des docu-
ments auxquels on doit ajouter foi (sợn yố). Leprince qui craint d'en- courir les reproches ou les châtiments du Ciel, ordonne à ses troupes de lui prờter ô serment de fidộlitộ n (tchl). Les paroles prononcộes à
cette occision comportent récompense ou punition selon le cas. Tels
1 ^ ming. Coeli mandatum. Jợn sb pin cheụu yỷ thiờn yố, ô mandat
ô que l'homme reỗoit du ciel ằ. (Dict. Iwõnpi lan).
2 Chapitre V de la I" partie intitulộe Yu-chỏ, ô Livre de Yu ằ.
3 Chapitre IV de la IIIe partie intitulộe Chàng chou, ô Livre des Chàng ằ.
:* Chapitre II de la IIIe partie.
y Chapitre VII du Tcheơu-Chỏ, IVe partie.
c Chapitre IX de la même partie.
7 Chapitre X, ib. On peut consulter sur tous cesChapitres nos Livres sacrés
de l'Orient, traduction du Chỏ-Kỵng, aux Chapitres cités.
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sont-les chapitres du Chỏ-Kỵng intitulés.: Kân tchi, Tâng tchi, Thạ
tchi, Fờù tchi, Thsợn tchi 1. Les ômandatsằ (ming) sont des ôordres
(ling). Les princes répandent leurs ordres parmi les grands fonction- naires, comme on le voit dans les chapitres du même livre, intitulés :
Yỷe et Weùtse tchợ ming; Kõng wõng kou ming, Wờn heou tchợ ming.
Dans l'antiquité l'historien de la gauche (tsb szé) enregistrait les
affaires publiques (ki szé); l'historien de la droite (yéou szé]|enregis-
trait les paroles et les discours (kiyõn). Les ô affaires publiqueằ sont
comme celles qui sont traitées dans le Tchûn-thsiêou (de Confucius) ; les ô paroles, les discours ằ sont comme ceux qu'on trouve dans le
Chỏ-Kỵng, lesquels sont conservés dans les archives du fils du Ciel
(l'empereur) ó ils sont examinés, et d'ó ils sont tirés (par l'histo- rien). C'est pourquoi (le Chou Kỵng) est aussi nommé Chdng-Chỏ, le
ô Grand Livreằ. Khỏng-tsốu revit et corrigea les Annales des Quatre (premières) dynasties et en forma en tout cent chapitres, dont la moitié
à peine a ộtộ conservộe; les Thsợn ộtant arrivộs pour dộtruire par le
feu les Livres canoniques. Du temps de l'empereur Wờn-tù des Hõn (179-165 avant notre ère) un édit3 fut rendu, qui ordonnait de recher- cher les écrits qui avaient pu échapper à la destruction. 11 se trouva un vieux lettrộ, nommộ Fou-sùng, õgộ de 90 ans, qui dicta de vive voix le Châng Chou en 58 p'iên ou chapitres. Du temps de Wou-ti (140-85 avant notre ère) Kỏng-wâng, prince héréditaire de l'État de Lou, ayant fait démolir (pour les réparer) de vieux murs de la maison de Khỏng-tsèu (Confucius), on y trouva le Chdng-Chỏ que Khỏng-tsèu y avait caché. En comparant cette copie avec celle dictée de mémoire
1 On peut voir ces chapitres dans l'ouvrage cité ci-dessus, p. 65, 69, 84, 134 et 135.
2 Ib., p. 79, 98, 123 et 133.
3 L'édit en question fut rendu l'année 179 avant notre ère. Un autre édit avait ộtộ rendu prộcộdemment, l'annộe 191, par l'empereur Hoeù-ti, lequel
ộdit rapportait celui de Chi-Hoõng-ti, des Thsợn, qui ordonnait l'incendie des livres. J'ai donné la traduction de l'édit de 179, dans mes Mémoires sur l'an-
tiquitéde l'histoire et de la civilisation chinoises, publiés dans le Journal
asiatique de Paris (n°* de septembre-octobre 1867, et avril-mai 1868). La traduction en question se trouve p. 21-24 du Tirage à part. (Voir ci-devant
p. 42.)
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par Fou-sợng, on n'y trouvaaucune diffộrence. Le commentairechoisi (tsỵh tehû) de Tsạ-chin, disciple de Tchou-tsèu, sur le Chỏ-Kỵng, a suivi la copie trouvée dans le mur de la maison de Khỏng-tsèu; c'est pourquoi on l'appelle : Pùh Kợng, ôle Kợng de la murailleằ.
n. m m 4 - # m m.
Ngb Kỵ kỏng, tsơh Tchêou H.
Ngâ ki công, tâc châu le.
TchƠu lỏh kóan, thsûn tchi thi.
Trvr lue quan, ton tri thé.