Wên-Tchỏng-tsèu, avec Lào et Tchouâng

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1 jffl U, recta ratio (Voir p. 3). Je ne puis m'empêcher de citer ici ces

belles paroles de Cicộron sur la philosophie : ô 0 vitee Philosophia dux! 0 vir-

ô tutis indagatrix, expultrixque vitiorum ! Quid non modo nos, sed omnium

ô vita hominum sine te esse potuisset? Tu urbes peperisti ; tu dissipatos homi-

ô nộs in societatem vitee convocasti; tu eos inter se primo domiciliis, deinde

ô conjugiis,tumlitterarumetvocumcommunionejunxisti.Tu inventrix legum,

ô tu Magistra mỷrum et disciplinas fuisli. Ad le confugimus; à te opem peti-

ô mus; tibi nos, ut antea magna ex parte, sic nunc penitus, totosque tradi-

ô mus. Est autem unus dies bene, et ex proeceptis tuis actus, peceanli immor-

ô talitati anteponendus ằ. (Tuscul., V, 2.)

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Com. 86-87. Toutes les familles, ou écoles des philosophes, sont

considérables et très-mélangées; on pourrait à peine les énumérer. En abordantleur étude on doit choisir ceux d'entre eux, qui sont les meil- leurs, et les lire. Dans ce cas, il y en a cinq; ce sont : 1° Lào-tsèu 1,

dont le nom de famille était Li, le petit nom Eûlh, le surnom Péh-

yâng. Il naquit dans les premiers temps de la dynastie des Tchêou à

Pôh yè2. Du temps des Tcheôu orientaux, il fut employé sous eux en qualité d'historiographe archiviste [tchùhia szé). Il composa le Tào- tởh kợng1 qui comprend cinq mille mots (ou caractốres).

Tchỏang, nommé Tcheơu, surnommé Hieơu, naquit (339 ans av.

notre ère) à Mỏng-tchỵng, ville de l'État de Tsou, (aujourd'hui pro-

vince de Ngan-hoeù).Etant dans le Jardin des arbres à vernis, il y com- posa son Nỷn hoõ kợng 4, ô Livre des fleurs mộridionalesằ.

Siun-tsốu,de son petit nom d'enfance: Khợng,ộtaitde Lan-ling, dans

1 On peut voir la traduction que j'ai donnée de la vie légendairede Lào-tsèu

dans un Mémoire sur l'origine et la propagation de la doctrine du Tào, ou

de la Raison suprêmefondée en Chine, par Lào-tsèu, traduit du chinois, etc, suivi de deux Oupanichads des Vêdas, avec le texte sanskrit et la traduc-

tion persane inédite. Paris, 1831, in-8°. On peut consulter aussi la 1re livrai-

son que j'ai publiée, en.janvier 1837, du livre de cet ancien philosophe intitulé : Tào te kợng, en chinois,en latin et en franỗais, avecun grand nombred'extraits des commentateurs, en chinois, avec la traduction franỗaise. Le reste de

l'ouvrage que j'avais traduit dès 1832 est resté inédit, par suite de circonstances que j'ai exposées ailleurs.

2 Lào-tsèu naquit l'année 604 avant notre ère, 53 ans avant la naissance de Confucius, et 84 ans avant la naissance de Bouddha, selon les historiensofficiels de la Chine. Bouddha, selon eux, serait né la 9e année du règne de Tchỏang- wâng,correspondant à l'année 688 avant notre ère, tandis que d'autres histo- riens le font mourir 211 ans avant, c'est-à-dire en 477 avant J.-C, ce qui

concorderait mieux avec les livres bouddhiques de Ceylan.

lÊr 'fH $:E0Voir la note ci-dessus. Cet ouvrage a eu jusqu'à ce jour

de nombreuses éditions différentes. J'enpossède huit.

4 Cet ouvrage de Tchỏang-tsèuforme les 2e, 3e, 4e et 5e pèn ou volumes

du grand recueil des Dix anciens philosophes chinois(Chùh tsốu thsiỏan chou) publiộ en 1804. Le Tào tở kỵng forme le 1er volume. Tchỏangtsốu ộtait de l'école de Lào-tsèu.

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l'État de Tsou. Il composa un ouvrage intitulé

: Siun-tsèu, en deux p'iên ou livres1.

Yâng-tsèu, de son petit nom d'enfance : Hiỏng, était de la ville de Tching-tou (province de Sze-tchouan), et vivait sous les Hân (au com- mencement de notre ère). Il composa un livre très-métaphysique*in- titulộ Fõh yan ( ô paroles pour servir d'exemples ằ ).

Wên Tchỏng-tsèu,dont le nom de famille était Wâng, le petit nom Thỏng, le surnom Tchỏng-yên, naquit à Lỏng-mên, sous les Soụ

(6e siốcle de notre ốre). Il composa deux ouvrages : le Youõn kợng (le

ôLivre des Originesằ), et le Tchỏng chỏe 1, (ôDissertations de Tchỏngằ ). Son nom posthume qualificatif est Wờn Tchỏng-tsốu.

L'idée dominante de chacun de ces cinq philosophes (Où tsèu) est celle-ci : 1°Lào-tsốu ne tient aucun compte de la ôrenommộeằ (pou

kỵng mỵng), ne fait pas montre de ô vertu ằ (pou hiỏan tởh) ; c'est le ôpur reposằ, la ônon actionằ qu'il place au dessus de tout.

2° Tchỏang-tsèu se plaỵt dans les dissertations métaphoriques avec lesquelles il joue habilement, mais qui fatiguent les générationspar leur étendue. C'est dans l'éloignement de la foule, dans la séparation du vulgaire, qu'il place son but le plus élevé. 3° Siûn-tsèu discourt sur l'ộtude du ôprincipe des opộrations physiques et morales de

l'hommeằ (sing)1, et sur le ômandat qui nous a ộtộ imposộ en nais-

sant par le Cielằ s. Il y a à prendre et à laisser, dans les ộcrits de Siỷn- tsốu. 4° Yõng-tsốu s'en rộfốre au ôLivre des transformationsằ (Yùh) pour porter un jugement; il y a beaucoup de bonnes choses chez lui et peu de mauvaises. 5° Wên-tchỏng, dans son Tchỏng chỏet, fait

1 Cet ouvrage forme les 6e, T, 8e et 9e volumes du Recueil cité. L'auteur vivait à l'époque des guerres civiles (chên kỏe) dans le ine siècle avant notre

ère. C'est un des plus éminents philosophes de l'Ecole de Confucius.

2 II forme le 24e volume du Recueil des Dix anciens philosophes (Chùh

tsèu thsiỏan chou). Yâng-tsèu était de l'Ecole de Confucius.

3 On n'a reproduit, dans le Recueil des Dix philosophes, que le Tchỏng- chỏe; il en forme le 25e volume.

4>flT sing, natura, principium immateriale, prout in rébus receptum;

estque principium omnium actionum,tam physicarum quam moralium. (Basile.)

-&f ming. Fatum. Coeli mandatum. Leges providentise immobiles. Id quod homo petit et recepit à Coelo. (Dict. chinois. I-wân-pi-lân, sub voce.)

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beaucoup de cas du Lûn-yù\ mais tout le monde n'estime pas autant

ses dissertations. Son Yỏan kỵng1, si on le compare au Tchûn-Thsiêou (de Confucius), en diffốre beaucoup. Il y honore les traợtres qui ont usurpộ les trụnes des Tỗin et des Wờù du Nord ; ce n'est pas là l'inten- tion, la doctrine du Tchûn-Thsiêou. Les étudiants peuvent seulement parcourirles écrits de Wên, et en prendre une idée ; mais il ne doivent pas s'embourber dans la vase de ses discours.

88-89. L'Étude des Historiens.

ss. g Ơ a ằ mm &.

Kỵng tsèu thỏng, tóh tchỏ szè.

Kinh tir thông, doc chu* shù.

89. # ift % ô p $Ê #„

Khào chi hi, tchỵ tchỏng chi.

Khõo thờ' hờ, tri chung thù.

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