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Étude du bagage cognitif dans la traduction du français en vietnamien le cas des étudiants de spécialité de traduction et d’interprétation qh2015 f1 f1 clc

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Questions de la recherche Dans cette recherche, se posent deux questions auxquelles nous tenterons d’apporter des éléments de réponse : - Pourquoi le manque de bagage cognitif cause-t-il

Trang 1

UNIVERSITÉ DE LANGUES ET D’ÉTUDES INTERNATIONALES

DÉPARTEMENT DE FRANÇAIS

MÉMOIRE DE FIN D’ÉTUDES

ÉTUDE DU BAGAGE COGNITIF DANS LA TRADUCTION DU FRANÇAIS EN VIETNAMIEN (Le cas des étudiants de spécialité de traduction et

d’interprétation QH2015.F1.F1.CLC)

Directrice de mémoire : Mme Lan Anh DO Étudiante: Nguyet Anh VU

Code d’étudiante : 15040598 Classe : QH2015.F1.CLC

Hanọ, 2019

ĐẠI HỌC QUỐC GIA HÀ NỘI

ĐẠI HỌC NGOẠI NGỮ

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KHOA NGÔN NGỮ VÀ VĂN HÓA PHÁP

KHOÁ LUẬN TỐT NGHIỆP

NGHIÊN CỨU VỀ HÀNH TRANG TRI NHẬN

TRONG DỊCH THUẬT PHÁP-VIỆT (Trường hợp sinh viên chuyên ngành biên-phiên dịch

QH2015.F1.F1.CLC)

Giáo viên hướng dẫn: Đỗ Lan Anh

Sinh viên: Vũ Nguyệt Anh

Mã số sinh viên: 15040598

Hà Nội – 2019

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TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION 7

1 Raison de choix du sujet 7

2 Questions de la recherche 8

3 Hypothèses 8

4 Objectif 8

5 Méthodologie de recherche 8

5.1 Objet de recherche 9

5.2 Méthode de recherche 9

6 Plan du mémoire 9

Chapitre 1 CADRE THÉORIQUE 11

1 Définitions 11

1.1 Définition de la traduction 11

1.2 Définition du sens 13

1.2.1 Notions de significations et de sens 13

1.2.2 Théorie du sens 16

2.1 Définition 16

2.2 Connaissances linguistiques 18

2.3 Connaissances extralinguistiques 18

2.4 Explicite et implicite 19

2.4.1 Rôle de l’implicite et de l’explicite dans la communication 20

2.4.2 Rôle de l’implicite et de l’explicite dans la traduction 21 Chapitre 2 : ÉTAT DES LIEUX DE LA TRADUCTION DU FRANÇAIS EN

VIETNAMIEN DES ÉTUDIANTS QUI MANQUENT DU BAGAGE COGNITIF 24

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2.1 Présentation du corpus 25

2.2 Analyse des problèmes rencontrés par les étudiants en 4e année de la classe 15F1 27

2.2.1 Problèmes liés aux connaissances linguistiques 27

2.2.1.1 Mauvaise saisie du sens des termes 27

2.2.1.2 Connaissances insuffisantes de la syntaxe 29

2.2.2 Manque de connaissances extralinguistiques 31

Chapitre 3 : PROPOSITIONS MÉTHODOLOGIQUES 39

1 Pour la saisie du sens des termes 39

2 Pour l’analyse syntaxique 40

3 Pour la saisie des connaissances extralinguistiques 40

BIBLIOGRAPHIE 46

ANNEXE 48

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ATTESTATION DE NON-PLAGIAT

Je, soussignée Nguyet Anh VU

Auteure du mémoire de fin d’étude intitulé « Étude du bagage cognitif dans la traduction »

Déclare sur l’honneur de ce mémoire est le résultat d’un travail personnel, que je n’ai ni contrefait, ni falsifié, ni copié tout ou partie de l’œuvre d’autrui pour faire passer pour la mienne

Toutes les sources d’information utilisées et les citations d’auteur ont été mentionnées conformément aux usages en vigueur

Je suis bien consciente que le fait de ne pas citer une source ou de ne pas citer clairement et complètement est constitutif de plagiat, que le plagiat est considéré comme une faute grave au sein de l’Université, pouvant être sanctionnée par la loi

Fait à Hanoi, le 12 mars 2019

Signature de l’étudiante

i

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En préambule à ce mémoire, je souhaite adresser mes remerciements sincères à Madame Lan Anh DO, qui a accepté de diriger mon travail de recherche, m’a donné des suggestions et des conseils bien précieux Sans son encouragement, je n’aurais jamais pu trouver des solutions pour avancer, dépasser mes freins psychologiques et surtout, aller jusqu’au bout du travail Nos remerciements vont également à nos autres professeurs à l’Université de Langues et d’Études Internationales pour leurs enneigements très utiles à nos études

Je voudrais adresser également mes grands remerciements à mes parents

et mes amis qui m’ont toujours soutenue et encouragée pendant tout mon parcours d’études, surtout au cours de la réalisation de ce mémoire

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1 Raison de choix du sujet

De nos jours, dans un monde multiculturel, avec le développement rapide et sans cesse de tous les domaines différents, les gens de quatre coins du monde ont vraiment besoin d’apprendre, de s’enrichir et de s’intégrer Ces besoins nécessitent vraiment l’échange entre les pays, les économies et les cultures C’est pourquoi la traduction est devenue indispensable dans notre vie d’aujourd’hui

Pour bien traduire, il faut comprendre Mais qu’est-ce qu’il faut comprendre ? Le signifié uniquement ? Il est loin d’être suffisant Le signifié est juste une unité sémantique que nous ne pouvons pas saisir séparément C’est plutôt le sens qu’on doit comprendre pour traduire Pour bien saisir le sens, il faut bien disposer du bagage cognitif

Le bagage cognitif est donc nécessaire pourla compréhension, qui est une étape primordiale de la traduction Le traducteur doit dépasser la limite de la langue et comprendre le signifié pour bien saisir le sens

Une recherche, dans le but de bien réussir, devrait venir des préoccupations aussi bien que des intérêts des chercheurs En tant qu’une étudiante du Département de français, j’étais toujours curieuse du rôle du bagage cognitif dans la traduction Quelle est l’importance de la maîtrise du contexte dans la traduction ? Nous tenons au cœur d’une part découvrir les difficultés rencontrées par les apprentis-traducteurs dans la traduction du français en vietnamien et d’autre part, proposer quelques solutions pour aider aux étudiants à améliorer leur qualité de traduction

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2 Questions de la recherche

Dans cette recherche, se posent deux questions auxquelles nous tenterons d’apporter des éléments de réponse :

- Pourquoi le manque de bagage cognitif cause-t-il la mauvaise qualité de la traduction

du français en vietnamien des étudiants de spécialité de traduction et d’interprétation de

Afin de saisir le sens, ils doivent bienmaîtriser le bagage cognitif, principalement les connaissanceslinguistiques et extralinguistiques

5 Méthodologie de recherche

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5.1 Objet de recherche

Dans cette recherche, pour répondre aux questions posées, nous avons étudié les causes de la mauvaisetraduction en langue cible à travers des traductions de huit textes effectués par les étudiants de la classe 15F1 du Département de français de l’Université

de Langues et d’Études Internationales En relevant les problèmes dans leurs traductions, nous avons essayé de trouver les solutions quiles aident à remédier à cette situation

5.2 Méthode de recherche

La méthode que nous recourrons dans notre recherche est la méthode descriptive Comme son nom l’indique, cette méthode nous permet de décrire, de présenter les situations, les circonstances, de comparer, de donner un point de vue sur les cas particuliers En effet, à travers les textes traduits du français en vietnamien par les étudiants de 4e année de la classe 15F1, nous pourrons les analyser pour obtenir des résultats espérés

Nous avons aussi utilisé les méthodes analytique, statistique et synthétique afin d’analyser les difficultés rencontrées par les apprentis-traducteurs et regrouper ces problèmes sous forme de tableaux

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traduisante Le deuxième chapitre porte sur les problèmes rencontrés par les étudiants

de la classe 15F1 en raison du manque du bagage cognitif en analysant le corpus choisi Enfin, le troisième chapitre est consacré aux propositions méthodologies pour résoudre ces problèmes

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Chapitre 1 CADRE THÉORIQUE

1 Définitions

1.1 Définition de la traduction

De nombreuses études sur l’histoire de la traduction ont été menées à l’échelle

de chaque pays et à l’échelle mondiale Pourtant, il est difficile de trouver l’origine de

la traduction

Le mot traduction provient du verbe traduire, dont l'origine est le verbe latin

traducere : « faire passer » Le sens le plus courant est : « faire passer un texte d'une

langue à une autre » Selon l’explication du Dictionnaire de linguistique et des sciences

du langage, le verbe traduire apparaît pour la première fois en français en 1539, et le nom traduction en 1540 L’expression nominale peut exprimer soit la pratique traduisant

soit le résultat de cette activité

On analyse d'abord la définition de la traduction donnée par Le dictionnaire

Larousse (1973) c’est « l’énonciation dans une autre langue (ou langue cible) de ce qui

a été énoncé dans une langue (la langue source), en conservant les équivalences sémantiques et stylistiques » L'équivalence des deux énoncés est considérée comme le but d’une traduction

La traduction peut être définie différemment en fonction des critères et des principes mis à la base de sa conception

Selon Ladmiral, un traducteur français, définit dans Théorèmes pour la

traduction, la traduction comme « une activité humaine universelle rendue nécessaire à toutes les époques et dans toutes les parties du Globe» (Payot, 1979 : 28) La traduction

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est un moyen de communication qui joue un rơle primordial dans la mesure ó elle permet de passer la barrière de la langue

Mounin, un linguiste français et grand chercheur de la traduction souligne que «

la traduction consiste à produire dans la langue d’arrivée l’équivalent naturel le plus proche du message de la langue de départ, d’abord quant à la signification puis quant

au style» (Mounin, 1963 : 12) Il laisse la priorité à la transmission du sens du texte

source dans le texte cible, la traduction, c’est « le passage et ce n’est que le passage du

sens d’un texte d’une langue dans une autre » (1963 : 23)

Edmond Cary propose une autre conception de la traduction qui est pertinente et

intéressante

« La traduction est une opération qui cherche à établir des équivalences entre deux textes exprimés en des langues différentes, ces équivalences étant toujours et

nécessairement fonction de la nature des deux textes, de leur destination, des rapports

existant entre la culture des deux peuples, leur climat moral, intellectuel, affectif,

fonction de toutes les contingences propres à l’époque et au lieu de départ et d’arrivée

» (Sprová, 1995 : 158 )

Dans son ouvrage A Linguistic Theory of Translation, Catford affirme que « La

traduction est une opération réalisée sur les langues : un processus de substitution d'un texte dans une langue par un texte dans une autre langues » (1965 : 20)

Danica Seleskovitch et Marianne Lederer, dans son ouvrage «La théorie du sens ou la

théorie interprétative», ont décrit la traduction comme un processus de trois étapes

indissociables mais bien distinctes : compréhension, déverbalisation et réexpression

Et pour Lederer , dans La traduction d'aujourd'hui (1994),

« L’acte de traduire consiste à « comprendre » un texte et puis le réexprimer dans une autre langue Cela signifie que la compréhension fait intervenir non seulement des

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connaissances linguistiques mais aussi extralinguistiques Ainsi, la qualité de la réexpression dépend du degré de connaissance de la langue d’arrivée, du talent avec lequel le traducteur manie la plume » (1994:13).

Brièvement, de ces idées différentes sur la définition de la traduction, nous soulignerons quelques points essentiels suivants :

- La traduction est une activité langagière qui établit une équivalence entre le texte de la langue source et celui de la langue cible en tenant compte de certaines

contraintes (contexte, style, grammaire, etc.)

- La traduction est une activité de communication dans laquelle la complexité, les particularités, les nuances, les significations du texte et du discours sont transmises d’une langue à une autre

- La traduction est une activité interactive entre des cultures différentes dans laquelle les traducteurs deviennent les intermédiaires des échanges interculturels

1.2 Définition du sens

1.2.1 Notions de significations et de sens

Dans Qu’est ce que la littérature ?, Jean-Paul-Sartre écrit :

« Dès le départ, le sens n’est plus le contenu dans les mots puisque c'est lui, au contraire, qui permet de comprendre la signification de chacun d’eux ; l'objet littéraire quoiqu'il se réalise à travers le langage, n'est jamais donné dans le langage; [ ] aussi les cent mille mots alignés dans un livre peuvent être lus un à un sans que le sens de l'œuvre en jaillisse; le sens n'est pas la somme de mots, il en est la totalité organique »

Jean-Paul-Sartre a prouvé que le sens est un ensemble déverbalisé qu'on peut obtenir grâce à la perception des signes linguistiques et à des connaissances extralinguistiques

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Le sens ne devrait être confondu avec l’intention de l’auteur ou la raison pour laquelle il rédige un texte ou prononce un discours Dans « La traductologie entre l’exégèse et le linguistique » Seleskovitch a délimité le sens :

« Le sens d’une phrase c’est ce qu’un auteur veut délibérément exprimer, ce n’est pas la raison pour laquelle il parle, les cause ou les conséquences de ce qu’il dit Le sens ne se confond pas avec des mobiles ou des intentions Le traducteur qui se ferait exégète, l’interprète qui se ferait herméneute transgresseraient les limites de leurs fonctions »

Les deux mots « sens » et « signification » sont toujours confondus par beaucoup

de traducteurs En français, « sens » et « signification » sont synonymes Faute de distinction entre ces deux notions, les traducteurs tombent dans les pièges de la traduction mot à mot, en oubliant que ce qui compte le plus dans la traduction c’est le sens Il est important pour les traducteurs de faire une distinction entre la signification

et le sens pour ne pas trahir la version originale de l'auteur en trop collant aux mots ou aux signes linguistiques Hors de contexte, les mots ont un caractère ouvert : chacun d'entre eux ont un ou plusieurs concepts, c’est sa signification ou ses significations Une

de ses significations a été actualisée dans chaque texte ou discours précis et elle est comprise et après interprétée par le destinataire pour établir le sens

Ledererprécise : « Signification » s’applique à des mots et à des phrases isolées

La signification des phrases résulte des significations lexicales et grammaticales Les significations lexicales sont décrites dans les dictionnaires Elles relèvent de la langue

et représentent un « pouvoir signifier » non actualisé Dans les phrases, elles sont déterminées par le contexte verbal autant que par leur signification initiale au plan de la langue ; dans le discours, elles le sont en outre par le domaine cognitif et par la particularité d’emploi d’un auteur Les significations pertinentes des mots sont le produit

de ces déterminations Seules les significations pertinentes participent à la formation du

sens (Lederer, 1994 : 216) Selon Seleskovitch, « Le sens c’est l’idée ou si l’on préfère

le vouloir dire du locuteur, et chez l’auditeur, le compris.» (Seleskovitch et Lederer,

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1984 : 256)tandis que « les significations relèvent du dictionnaire » (Seleskovitch, 1975

: 12)

Prenons un exemple pour illustrer la distinction entre la signification et le sens

Un mot tel que « décoller », on pourra trouver dans un dictionnaire ses différentes significations (selon le dictionnaire en ligne Larousse)

1 Quitterle sol, la surface, en parlant d'un avion, d'une fusée, de quelqu'un, etc

2 S'élever socialement, intellectuellement ou sortir de la stagnation

3 Ne plus pouvoir suivre

4 Maigrir beaucoup ; dépérir

5 Sortir du sous-développement

6 Détacher, séparer qui était collé

https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais

Dans la phrase « L’avion décolle dans deux heures », le mot « décoller » signifie

Quitter le sol, la surface, en parlant d'un avion, d'une fusée, de quelqu'un tandis que

dans la phrase « Je décolle le papier peint sur le mur », ce mot signifie Détacher, séparer

qui était collé Le verbe décoller n'a pas le même sens dans les deux phrases

Il ne faut pas confondre le sens et la signification des mots d’une langue Le sens apparaỵt dans une situation de communication ó s’unissent le bagage cognitif (composé

de connaissances linguistiques et de connaissances extralinguistiques) pour permettre la compréhension On peut comprendre tous les mots, toutes les phrases d'un texte sans apercevoir son sens, c'est-à-dire on comprend seulement des significations des mots isolés À l’inverse, on peut comprendre le message du texte sans avoir compris tous les mots puisque les connaissances extralinguistiques ont permis la saisie du sens Il est essentiel que le traducteur distingue le sens des significations des mots (écrites dans le dictionnaire) et hors de tout contexte, un mot ou une phrase a justement des potentialités de sens

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1.2.2 Théorie du sens

La Théorie du sens ou la Théorie interprétative de Danica Seleskovitch et Marianne Lederer repose sur un principe essentiel : la traduction n’est pas un travail sur

la langue, sur les mots, sur les signes linguistiques C’est un travail sur le message, sur

le vouloir-dire de l'auteur et sur le sens Ce processus compose toujours au moins de deux étapes : COMPRENDRE et DIRE Il s’agit de déverbaliser, c’est-à-dire de rechercher le sens, puis de ré-exprimer Le traducteur doit disposer d’un certain savoir :

la connaissance de la langue du texte, la compréhension du sujet, mais aussi la méthode, les réflexes bien éduqués, qui vont lui permettre de chercher des équivalences, sans se laisser enfermer dans les simples correspondances

2 Bagage cognitif

2.1 Définition

Le bagage cognitif désigne cet ensemble de connaissances linguistiques et encyclopédiques dont dispose chaque individu Un ensemble de connaissances acquis tout au long de notre existence et ancré dans la mémoire à long terme sous forme de souvenirs et de faits d’expérience, d’évènements manquants

Dans son œuvre « La traduction d’aujourd’hui » Lederer donne une définition du bagage cognitif comme :

« Le bagage cognitif n’est pas fait de notions articulées entre elles de façon cohérente et

nommée individuellement ; il est constitué de souvenirs (d’autres diraient de

représentations mentales), de faits d’expérience, d’évènement qui ont marqué,

d’émotions Le bagage cognitif, ce sont des connaissances théoriques, des

imaginations, le résultat de réflexion, le fruit de lectures, c’est encore la culture

générale et le savoir spécialisé Il s’agit d’un tout contenu dans le cerveau sous une

forme deverbalisée dans la quelle chacun puise pour comprendre un texte »

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[……… ] Le bagage cognitif est pour l’essentiel ce qui se nomme en anglais encyclopedic

(ou world) knowledge – connaissance encyclopédique ou connaissance du monde

Il comprend toutes les connaissances, linguistiques et extralinguistiques,

emmagasinées dans la mémoire de l’individu, réactivables à tout moment par une

sollicitation extérieure ou intérieure (1994 :37).

Selon Plassard, le bagage cognitif englobe « des connaissances qui sont antérieures à la lecture d’un texte donné, fonds de connaissances tant linguistiques que thématiques, sédimentées et « stockée » dans la mémoire à long terme, « stock mnésique » ó puiser le savoir nécessaire à l’identification du perçu mais aussi à la compréhension » (2007:10)

Le bagage cognitif de chacun prend part au savoir de la collectivité humaine, d’autre part, il est propre à chaque individu Le bagage cognitif renvoie à toutes les connaissances qu’un individu acquiert au cours de son existence Ces connaissances s’acquièrent dès son enfance et s’améliorent tout au long de son développement intellectuel Le bagage cognitif de l’un ne ressemble celui de l’autre, mais les plages de savoir commun se recouvrent suffisamment pour que le sens d’un texte écrit par l’un passe à l’autre Grâce à ses connaissances, le traducteur ne doit pas trop dépendre des mots du texte source et il est apte à saisir l’explicite et l’implicite dans le message de l’auteur et donc le réexprime avec aisance dans la langue d’arrivée

Le bagage cognitif existe préalablement à la lecture d’un texte et intervient dans

sa compréhension chaque fois qu’un élément du texte réveille un élément cognitif y ayant trait Ce n’est pas que tout le bagage cognitif est mobilisé pendant la lecture, seulement les connaissances pertinentes y participent à la compréhension du vouloir-dire de l’auteur Si j’assiste à une conférence sur la santé sexuelle et reproductive chez les adolescents, non seulement les connaissances sur ces deux domaines pendant la conférence, mais encore nos propres connaissances préacquises nous aident à comprendre le message de l’auteur

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Le bagage cognitif nous permet à relever toutes les ambiguïtés des formes linguistiques en gardant seulement le sens convenable au vouloir-dire de l’auteur Alors, le bagage cognitif joue un rôle primordial dans la compréhension du texte et la réexpression du message de l'auteur

2.2 Connaissances linguistiques

Le savoir linguistique est l’ensemble des savoirs sur la lexicologie, morphologie, phonétique, la grammaire…Nous devons non seulement s’enrichir les connaissances lexicales mais aussi les connaissances grammaticales, phonologiques, morphologiques

Les connaissances linguistiques appartiennent au bagage cognitif et jouent un rôle incontestablement important dans la compréhension et la réexpression

Le traducteur doit posséder des connaissances profondes sur la langue source et

la langue cible Non seulement les connaissances de la langue cible amènent les traducteurs à une bonne traduction mais celles de langue source nous permettent de produire une traduction incompréhensible de la communauté de langue d’arrivée

Dans son ouvrage Traduction d’aujourd’hui, Lederer a écrit :« Seule une

excellente connaissance de langue originale donne directement accès au sens ; seule une excellente maîtrise de langue d’arrivée permet la réexpression adéquate de ce sens » (1994 :33)

2.3 Connaissances extralinguistiques

Une traduction demande l’acquisition de connaissances à la fois linguistiques et extralinguistiques en fonction du texte à traduire Les seuls éléments linguistiques ne suffisent pas pour permettre au lecteur d’accéder au sens véhiculé par le texte À tout moment, les connaissances extralinguistiques sont réactivées et reconstituent dans son esprit l’ensemble explicite/implicite, qui est le vouloir de l’auteur L’intervention des connaissances extralinguistiques (connaissances pertinentes) dans la compréhension d’un texte ou d’un discours passe le plus souvent inaperçue

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L’absence de connaissances extralinguistiques peut bloquer la saisie du vouloir

dire de l’auteur Prenons un exemple : la célèbre citation, attribuée à Marie-Antoinette, qui aurait été prononcée pendant la disette de 1789 « Ils n'ont pas de pain ? Qu'ils

mangent de la brioche ! » Les cries de la foule avaient été seulement compris en langue

Pour en comprendre l’esprit et éviter des malentendus, Marie-Antoinette doit doter aux connaissances extralinguistiques, c’est-à-dire les connaissances sur la condition de vie

du peuple Le peuple est toujours aussi miséreux et il ne peut plus supporter l'augmentation des prix, notamment celui du pain

Cet exemple nous montre l’importance des connaissances extralinguistiques dans

la saisie du sens Faute de ce savoir pertinent, la traduction se base seulement sur la langue et les significations de la langue d’origine du texte source sans transmettre le vouloir-dire de l’auteur

2.4 Explicite et implicite

Dans l’opinion de Philippe Blanchet :

« toute communication est partiellement explicite, et partiellement implicite Toute

signification se construit en partie sur des données implicites […] l’implicite est partout, car tout n’est pas dit […] Faute de cet implicite, il serait impossible de communiquer, puisqu’il faudrait toujours tout expliciter, et le moindre message serait une spirale sans fin s’auto-

explicitant et explicitant son auto explicitation » (Blanchet, 1995: 90)

D’abord, il faut clarifier ces deux notions en trouvant leurs définitions

Explicite s'exprime complètement et clairement sans laisser place à l’ambiguïté

tandis que selon le dictionnaire Larousse, « implicite, qui sans être énoncé formellement,

découle naturellement de quelque chose ». En effte, on dit qu’une information est implicite lorsqu’elle est seulement suggérée et que le locuteur fait appel au sens de la déduction et de l’interprétation du récepteur du message

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Implicite se compose des présupposés et des sous-entendus Le présupposé est une information qui se déduit d’un mot présent dans l’énoncé Par exemple, dans l’énoncé : « Je ferais du shopping avec ma collègue préférée », l’information présupposée peut être « J’ai au moins deux ou trois collègue, et je préfère l’un(e) d’eux »

Le sous-entendu est l’information implicite qui n’est donnée par aucun mot de l’énoncé, mais doit être déduite par le récepteur Prenons un exemple : dans l’énoncé

« Il fait chaud », les vouloir-dire de l’énonciateur, selon la situation, peut être « Ouvrez

la fenêtre ! » ou « Allumez le climatiseur ! »

Lors de la traduction, le traducteur essaie de relever toutes ces implicites pour comprendre le sens du texte en les reliant à son explicite mais ne traduit que les présupposés Les sous-entendus devraient être laissés au public

2.4.1 Rôle de l’implicite et de l’explicite dans la communication

Les présupposés de la langue font partie de l’association des signifiés à la connaissance du monde, alors que les sous-entendus sont les intentions qui poussent à

la production du dire.Pourtant, l’objectif de traduction ne vise à désambiguïser le entendu et il ne fait pas partie du sens à transmettre en traduction, mais le présupposé peut y participe

sous-On peut prendre un exemple comme suit :

Si quelqu’un à dit à son ami « Florian a arrêté de boire de l’alcool », cette phrase laisse

transmettre un présupposé : Avant, Florian buvait de l’alcool et un sous-entendu comme

Il faut que tu cesses de boire de l’alcool comme Florian Néanmoins, ces phrases

n’apparaissent jamais dans la traduction

On ne peut nier l’importance de l’implicite et l’explicite dans la communication

Si deux interlocuteurs s’arrêtent seulement sur la compréhension de l’explicite, cela peut

Trang 21

provoquer des malentendus La communication entre d’eux peut devenir monotone ou incohérente Prenons un exemple ci-dessous :

La phrase il fait froid prononcé dans les deux endroits différents, l’un à télévision

et par le présentateur météo, et l’autre dans un bureau et par un chef à un employé Au premier cas, on doit seulement se fonder sur le premier plan de l’énoncé, c’est-à-dire l’explicite pour comprendre le vouloir dire du présentateur Tandis que, au deuxième cas, il exige une compréhension de l’implicite de l’énoncé Ce patron n’a pas l’intention

de parler du temps qu’il fait, il veut donner un ordre au employé : « il fait froid, fermez

la fenêtre ou allumez le chauffage, s’il vous plaît » Et son employé répond « Ah oui, il fait froid » On peut facilement inférer qu’il n’a pas probablement compris le vouloir

dire de son patron Dans ce cas, la réponse Oui, je vais le faire maintenant, peut être

plus convenable Dans cet exemple, dans les cas différents, cet énoncé explicitement est

le même mais n'entraîne pas de même réaction

Donc, la compréhension de l’explicite et de l’implicite dans la communication nous aide à éviter de mener une conversation qui n’aboutit à rien Lors d’une interaction,

on essaie d’abord de relever l’explicite de l’énoncé et après le prend comme base pour enfin parvenir à comprendre le vouloir dire de l’interlocuteur Si la saisie l’un des deux éléments est ratée, particulièrement l’implicite, il en résulte des malentendus, voire des conséquences inattendues

2.4.2 Rôle de l’implicite et de l’explicite dans la traduction

La grande valeur de l’explicite et l’implicite dans la communication est incontestable Et ces deux éléments occupent des places importantes dans la traduction

On se rend compte que la qualité d’une traduction dépend du degré de la saisie de ces deux composants Un traducteur qui se fonde uniquement sur l’explicite, produit une traduction littérale et incompréhensible de la communauté dans la langue d’arrivée Celui qui donne une traduction cohérente et de qualité doit toujours prendre en compte

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de l’implicite que l’auteur du texte source veut transmettre On peut prendre un exemple pour l’illustrer

Dans un texte sur les perspectives économiques dans différents pays africains, on trouvait, en 2005, la phrase suivante :

« It would appear that President Wade’s honeymoon with the people is coming to an

end.»

Le traducteur l’a traduit comme suit :

« Il semble que la lune de miel entre le président Wade et sa population touche à sa fin »

Alors, cette phrase traduite a suscité une grande indignation entre l’organisme ayant publié cette phrase et le Sénégal Car la fin d’une lune de miel, c’est la disparition

de l’amour Ce que l’auteur voulait dire, c’est qu’on ne pardonne plus à un dirigeant qui vient d'accéder au pouvoir suite à une élection Le traducteur ne comprend pas vraiment l’implicite de l’auteur

« Il paraît que l’état de grâce pour le président Wade se termine »

En conclusion, pour donner naissance une bonne traduction, il ne faut pas que le traducteur toujours se satisfaire et s’arrêter sur l’explicite mais il vaudrait mieux savoir mobiliser les connaissances extralinguistiques bien saisir le sens du l’original

Les connaissances linguistiques permettent d’une compréhension des explicites dans l’énoncé Pourtant, la conversation (le texte source) se compose non seulement des implicites mais aussi des explicites Avec seulement les savoirs linguistiques, l’interlocuteur - traducteur n’arrive pas à appréhender le vouloir-dire de l’auteur Il faut mobiliser les connaissances extralinguistiques pour comprendre l’aspect explicite de l’énoncé

Le bagage cognitif se forme à plusieurs éléments, y compris les connaissances linguistiques et extralinguistiques, mais celles qui contribuent à la saisie du vouloir-dire

de l’auteur, ce sont des connaissances encyclopédiques

Prenons un exemple suivant:

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La phrase « l'interdiction du tabac s'arrêtera à la porte de certaines chambres d'hơtel ou d'établissements de soins comme les maisons de retraite » est traduite « Việc cấm hút thuốc sẽ dừng lại ở trước cửa các phịng khách sạn và ở các trung tâm chăm sĩc như viện dưỡng lão » Dans ce cas, les mots sont parfaitement traduits mais le traducteur n’arrive pas à transmettre le sens de cette phrase Au lieu d’être trop collé au mot, le traducteur doit mobiliser son bagage cognitif pour déverbaliser la phrase de la langue de départ Cet énoncé représente les endroits ó la loi de l’interdiction du tabac ne peut être en vigueur « s’arrêter à la porte » peut-être signifie « ne pas être en vigueur » ou « ne pas avoir de valeur »

À travers cet exemple, on peut apercevoir la grande importance du bagage cognitif, particulièrement les connaissances extralinguistiques dans la saisie des implicites dans les énoncés Le traducteur peut compléter ce qui n’est pas représenté dans la langue mais apparaỵt dans le vouloir-dire de l’auteur grâce à ses connaissances Brièvement, on ne traduit pas les significations, on transmet le sens ou le vouloir-dire

de l’auteur

Trang 24

Chapitre 2 : ÉTAT DES LIEUX DE LA TRADUCTION DU FRANÇAIS EN VIETNAMIEN DES ÉTUDIANTS QUI MANQUENT DU BAGAGE COGNITIF

1 Présentation de l’école et des étudiants

L’Université de Langues et d’Études internationales relevant de l’Université Nationale de Hanoi (ULEI-UNH) se situe au nord du Vietnam Le Département de français a été crée en 1962 Actuellement, le Département de français se concentre sur les formations selon deux grandes spécialités : la didactique et la linguistique La linguistique se devise en trois orientations telles que la traduction-interprétariat, le tourisme et l’économie

Au Département de français, pour les étudiants de spécialité interprétation, la traduction est introduite à partir du premier semestre de la 3e année avec le cours de traduction 1 et le cours d’interprétation niveau 1, le cours de traduction

traduction-et d’interprétation niveau 2 au deuxième semestre de la 3e année, le cours de traduction

et d’interprétation avancé au premier semestre de la 4e année et le cours de traduction et d’interprétation spécialisé au deuxième semestre de la 4e année Parallèlement, les étudiants de spécialité traduction - interprétation apprennent le cours de la théorie de traduction et de la recherche documentaire en 3e année

Les documents utilisés dans les cours de traduction et d’interprétation abordent principalement des thèmes proches de la vie quotidienne comme environnement, politique, culture, société, économie, etc… Les documents de chaque thème sont régulièrement mis à jour et conviennent le mieux en classe Les textes, les articles en

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français sont tirés des journaux en ligne comme lemonde.fr, libération.fr,lefigaro.fr, et des journaux en ligne ou en papier tels que Hanoimoi, dantri.com.vn, pour les documents

en vietnamien

Dans la classe d’excellence 15F1, il y a seize étudiants de spécialité traduction - interprétation 50% des étudiants sont débutants, le reste apprend le français depuis 3, 7

ou 12 ans Ils ont bien maîtrisé la langue française et la plupart des étudiants ont obtenu

le diplôme d’étude en langue française DELF B2 Étant étudiants de spécialité traduction-interprétation, ils ont bien acquis des connaissances de la théorie, des techniques de la traduction et les méthodes de recherche documentaire au cours du processus d’apprentissage de la traduction et de l’interprétation

Pour les étudiants de la classe d’excellence 15F1, ils peuvent suivre des différentes orientations professionnelles pour devenir traducteur, rédacteur, interprète, guide touristique, secrétaire, etc…

Ces textes abordent les thèmes divers qui sont proches à la vie quotidienne Est abordé dans le document 1, l’influence d’Internet sur la vie privée qui est un sujet intéressé par les jeunes dans l’ère informatique Le texte 2 parle du protocole de Kyoto qui est lié à l’environnement, une préoccupation pour l'humanité tandis que le texte 3 (le développement humain) est le thème utile à traduire pour les futurs traducteurs Le

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texte 4 est abordé sur la sécurité alimentaire et le texte 5 a pour thème de l’élection présidentielle en 2006 Les textes 6, 7 , 8 traitentprincipalement de l’alimentation saine

Tous ces textes ont été utilisés dans les cours de traduction au premier semestre

de la quatrième année Les étudiants peuvent profiter les dictionnaires en papier ou en ligne, des sites web à l’Internet les transmettre en vietnamien

Le nombre de ces devoirs sont présentés dans ce tableau ci-dessous :

Tableau 1 : Nombre de devoirs de traduction

traduction des étudiants/ 16

Pourcentage (%)

Texte 3 : Le développement

humain / IDH : La France en 22ème

position

Texte 4 : La sécurité alimentaire :

un problème qui affecte toutes les

populations du monde

Texte 6 : Boissons et snacks

interdits dans les écoles

Texte 7 : Du fast-food équilibré

pour éduquer le consommateur

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2.2 Analyse des problèmes rencontrés par les étudiants en 4e année

de la classe 15F1

Dans cette partie, nous analyserons les problèmes rencontrés par les étudiants à cause de la maîtrise insuffisante du bagage cognitif En réalité, beaucoup facteurs influencent la compréhension du texte source chez les apprentis-traducteurs Dans le cadre de ce mémoire, nous mettons l’accent sur la maîtrise insuffisante des connaissances linguistiques et connaissances extralinguistiques

2.2.1 Problèmes liés aux connaissances linguistiques

2.2.1.1 Mauvaise saisie du sens des termes

Dans la langue française, les mots polysémiques sont nombreux Ils donnent beaucoup de significations et leur sens varie selon le contexte Donc, pour bien comprendre le sens du mot, ils doivent avoir de solides connaissances de langue et ils doivent tenir en compte toutes les significations possibles du mot

Ex 1 – Texte 6 : « Boissons et snacks interdits dans les écoles »

Plus de la moitié des étudiants de la classe 15F1 traduisent le terme « boissons »

en « đồ uống » (50%), « thức uống » (6.25%) comme la définition de ce terme en français « Tout liquide que l'on boit » Mais dans ce cas, le vouloir-dire de l’auteur n’est pas encore transmis dans ces propositions de traduction Dans cet article, on parle de l’interdiction de « soda » ou « boisson gazeuse » dans les écoles 43.75% des étudiants parviennent à la bonne traduction de ce terme « đồ uống có ga » (18.75%), « nước ngọt » (12.5%), « nước giải khát » (12.5%)

Ex 2 – Text 7 : « Quatre Belges sur cinq reconnaissent l’importance d’une nourriture

saine »

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56.25% des étudiants ont du mal à saisir le sens du terme « nourriture saine », ce qui est distinct de celui de la sécurité sanitaire des aliments La nourriture saine est constituée d'aliments choisis judicieusement parmi une variété d'aliments; le plus souvent ce sont des aliments faibles en gras, des produits céréaliers et des fruits et légumes Donc, en vietnamien, on doit traduire ce terme « chế độ ăn uống dinh dưỡng »,

« chế độ ăn uống tốt cho sức khoẻ » Donc il faut tenir compte de dans le processus de

traduction, le sens « se construit su fur et à mesure que se déroule la chaîne parlée »

(Seleskovitch & Lederer, 1948 : 19)

La mauvaise saisie du sens des mots et des termes est aussi représentée dans l’exemple suivant :

Ex 3 - Texte 7 : « 63% une offre de desserts allégés »

La plupart des étudiants (62.5%) ont mal traduit le terme « desserts allégés » en vietnamien « tráng miệng nhẹ » Cette proposition est incompréhensible pour la communauté de la langue d’arrivée Selon le dictionnaire en ligne Larousse, le mot

« allégé » est défini « se dit d'un produit alimentaire qui a été débarrassé de tout ou partie

de ses graisses ou de ses sucres » Donc, il faut traduire ce terme en vietnamien « tráng miệng ít béo », « món tráng miệng ít calo » comme les solutions proposées par 25% des apprentis-traducteurs

Ex 4 - Texte 4 : « La sécurité alimentaire : un problème qui affecte toutes les

populations du monde »

Dans cette phrase, 25% des étudiants se contentent de traduire le terme « la sécurité alimentaire » en « vệ sinh an toàn thực phẩm » (12.5%), « An ninh thực phẩm » (6.25%), « An toàn thực phẩm » (6.25%) Mais la sécurité alimentaire « est une situation qui garantit à tout moment à une population, l'accès à une nourriture à la fois sur le plan

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qualitatif et quantitatif Elle doit être suffisante pour assurer une vie saine et active, compte tenu des habitudes alimentaires » (selon Wikipédia) ce qui est différent de la sécurité sanitaire des aliments Donc, ce terme doit être traduit en vietnamien « An ninh lương thực »

Dans l’opération traduisante, les apprentis-traducteurs traduisent souvent des mots et des phrases isolées hors de contexte, ce qui empêche la transmission du vouloir-dire de l’auteur Pour éviter le piège des mots, les étudiants doivent se concentrer sur le sens et le réexprimer dans la langue d’arrivée

Pourtant, les problèmes rencontrés par les étudiants ne se réduisent pas seulement à la mauvaise saisie du sens Les connaissances insuffisantes de la syntaxe de

la langue source provoquent aussi des difficultés pour des apprentis-traducteurs lors de

la traduction

2.2.1.2 Connaissances insuffisantes de la syntaxe

Une bonne compréhension d’une phrase exige toujours la maîtrise de la grammaire de la langue source Chaque langue possède ses propres structures syntaxiques et cela provoque beaucoup de difficultés pour les traducteurs

Ex 5 - Texte 8 : « Le temps consacré à l’alimentation est abordé dans les pays latins

comme une limite au temps consacré aux autres activités »

100% des étudiants donnent des propositions de traduction fausses de cette phrase parce qu’on a du mal à saisir la structure du groupe de mots « une limite au temps consacré aux autres activités » :

« Theo các công trình nghiên cứu xã hội học gần đây, người dân ở các nước La tinh cho rằng, thời gian dành cho việc ăn uống sẽ làm giảm thời gian dành cho các hoạt động khác »

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« Theo những nghiên cứu xã hội học mới đây, thời gian dành cho việc ăn uống

ở các nước La tinh bị coi như một cản trở khiến người ta không có thời gian làm việc khác »

« Theo các nghiên cứu xã hội học gần đây, người dân ở các nước La tinh coi những bữa ăn gây cản trở đến quỹ thời gian dành cho những việc khác »

« Theo các nghiên cứu xã hội học gần đây, ở các nước La tinh, thời gian dành cho việc ăn uống cũng hạn chế như thời gian dành cho các hoạt động khác »

Mais ce groupe de mots signifie le contraire « on dissocie les repas des autres activités » En effet, il est préférable de traduire cette phrase comme suit :

« Các nước La tinh không để các hoạt động khác cản trở việc ăn uống.»

Ex 6 - Texte 3 : « Il fait apparaître que malgré les sempiternelles critiques des

altermondialistes contre le capitalisme international, le monde ne s’est jamais mieux porté »

Plus de trois quart des étudiants ont commis le contre-sens en traduisant « le monde ne s’est jamais mieux porté » en vietnamien comme « Thế giới chưa làm tốt hơn » (25%),

« Viễn cảnh thế giới không khá lên chút nào » (18.75%), « Viễn cảnh thế giới chưa được cải thiện » (25%) parce qu’ils ont mal compris la négation « ne…jamais » Si on analyse soigneusement le groupe de mot « ne s’est jamais mieux porté », on peut comprendre que cette phrase porte un sens à l’inverse de celui dans 75% des traductions « Il fait apparaître que malgré les sempiternelles critiques des altermondialistes contre le capitalisme international, le monde ne s’est jamais mieux porté » La phrase principale est : « « Il fait apparaître que le monde ne s’est jamais mieux porté » Elle commence par la forme impersonnelle au début (il fait apparaître que) et après, le sujet ( le monde)

et le verbe (se porter) Ici, le verbe « se porte » se comprend « devenir », « rester », ou tout simplement, « être » La plupart des étudiants peuvent saisir le sens de ce mot Pourtant, la forme négative « ne jamais » est mal traduite parce qu’elle est combinée avec le mot « mieux » « Ne jamais mieux », si on écrit comme cela, on peut apercevoir

Ngày đăng: 19/07/2021, 11:17

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