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Importance de la composante discursive dans la traduction du français en vietnamien

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Ensuite, nous nous concentrons sur les questions théoriques concernées de la traduction, de la traduction professionnelle, de la composante discursive plus précisément des éléments discu

Trang 1

UNIVERSITÉ NATIONALE DE HANỌ ECOLE SUPÉRIEURE DE LANGUES ÉTRANGÈRES

DÉPARTEMENT DE LANGUE ET DE CULTURE FRANÇAISES

Mémoire de fin d’études universitaires IMPORTANCE DE LA COMPOSANTE DISCURSIVE

Trang 2

ĐẠI HỌC QUỐC GIA HÀ NỘI ĐẠI HỌC NGOẠI NGỮ KHOA NGÔN NGỮ VÀ VĂN HÓA PHÁP

KHÓA LUẬN TỐT NGHIỆP

TẦM QUAN TRỌNG CỦA HIỂU BIẾT VỀ DIỄN NGÔN

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Déclaration

Je soussignée, TRAN Thi Minh Qui, étudiante de la classe 11F3 du Département de Langue et de Culture françaises de L’Université de Langues et d’Etudes internationales de l’Université Nationale de Hanọ, atteste que ce mémoire

a été écrit par moi-même, que cette étude est personnelle et n’est jamais été publiée

Je supporterai toutes les sanctions en cas de plagiat

Hanọ, le 05mai 2015

TRAN Thi Minh Qui

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Remerciements

Nous souhaitons adresser nos remerciements les plus sincères aux personnes qui ont apporté leur aide et contribué à l’achèvement de ce mémoire de fin d’études Nous tenons à exprimer tout d’abord notre reconnaissance à Madame DUONG Thi Giang qui n’a cessé de nous encourager à entreprendre des activités de recherche Son écoute attentive ainsi que ses connaissances psychologiques ont été une aide précieuse et sont devenues notre motivation de finir ce mémoire

Nous voudrions également remercier sincèrement tous nos professeurs du Département de Langue et de Culture française qui, par leur enseignement, leurs précieux conseils et leur soutien nous ont aidées à réaliser ce mémoire

Nos remerciements spécieux s’adressent enfin à notre famille et tous nos amis qui nous ont toujours soutenues et encouragées au cours de la réalisation de ce mémoire de fin d’études universitaires

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Résumé du mémoire

Notre étude, ayant pour titre « Importance de la composante discursive dans la traduction du français en vietnamien», se présentera sa problématique, ses objets, sa méthodologie et son plan d’ensemble

Ensuite, nous nous concentrons sur les questions théoriques concernées de la traduction, de la traduction professionnelle, de la composante discursive (plus précisément des éléments discursifs dans la traduction du français en vietnamien) et l’analyse des erreurs en matière discursive, la proposition de quelques traductions des textes de genres différents pour justifier l’importance de la composante discursive dans la traduction du français en vietnamien

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TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION 6

1.Problématique 7

2 Objets de recherche 7

3 Méthodologie de recherche 8

4 Plan d’ensemble 9

CONTENU 10

CHAPITRE I : BASE THÉORIQUE 11

1 Définition de la traduction 11

2 Traduction professionnelle 14

2.1 Objectifs de la traduction professionnelle 14

2.2 Approche interprétative de la traduction professionnelle 15

3 Composante discursive 19

3.1 Définition de la composante discursive 19

3.2 Composante discursive dans la traduction français - vietnamien 24

4 Bilan du chapitre 30

CHAPITRE II : ANALYSE DES ERREURS EN MATIÈRE DISCURSIVE DANS DES TEXTES DE GENRES DIFFÉRENTS 31

1 Lettre familiale 31

2 Lettre administrative 35

3 Texte littéraire 38

3.1 Extrait du roman 38

3.2 Poème 43

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5 Publicité 49

6 Bilan du chapitre 54

CONCLUSION 55

BIBLIOGRAPHIE 57

ANNEXES 60

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INTRODUCTION

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1 Problématique

La traduction joue un rôle très important dans n’importe quelle époque, surtout dans la globalisation actuelle Elle est considérée comme un pont qui relie les

différents pays sur le plan économique, politique, culturel, et social…

Le traducteur devient, donc, un acteur de ces échanges bilingues et multilingues Pourtant, traduire avec succès des textes est un problème épineux En effet, une bonne traduction exige aux traducteurs beaucoup de compétences et de connaissances En dehors de bonnes connaissances linguistiques de la langue de départ et de la langue d’arrivée, le traducteur doit aussi recourir à des connaissances extralinguistiques : connaissances référentielles, connaissances socio-culturelles et connaissances discursives Or, au cours de nos études à l'université, nous constatons que s'ils sont peu à peu conscients des trois premiers types de connaissances lors de

la traduction, les apprentis-traducteurs ne comptent souvent pasdes connaissances discursives, une composante indispensable pour une traduction comme il faut De plus, il s'agit aussi d'une erreur commise chez les appentis-traducteurs et les traducteurs professionnels,laquelle rendent la traduction moins claire et non conforme aux habitudes de la langue du lecteur

Nous décidons donc de faire un petit mémoire sur des problèmes rencontrés par des étudiants et parfois même par des traducteurs professionnels autour du discursif pour mettre en évidence le rôle important de la composante discursive dans la traduction ainsi que pour aider les apprentis-traducteurs à mieux appliquer desconnaissances discursives lors de leur travail dans l'avenir

2 Objets de recherche

Dans ce petit mémoire, nous nous concentrons sur l’étude des éléments discursifs de la langue française, et dela langue vietnamienne dont le traducteur doit tenir compte lors de la traduction Afin d’apporter une vue la plus précise que possible sur ces éléments, nous choisissons une variété de textes de différent genre

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S’y ajoute une analyse des erreurs commises par les étudiants et aussi les traducteurs professionnels, ce qui nous permet de comprendre comment arriver à une traduction de bonne qualité sur le plan du sens et du style

Notre corpus se compose des traductions publiées dans des livres bilingues, des romans et des poèmes publiés et des textes traduits par les étudiants en traduction de 3è et 4è année du Département de langue et de Culture françaises de l’Ecole supérieure de langues étrangères relevant de l’Université nationale de Hanọ

3 Méthodologie de recherche

Pour réaliser ce mémoire, nous partons des erreurs en matière discursive de la traduction des étudiants et aussi des traducteurs professionnels en nous basant sur la composante discursive de deux langues Avec un recours à cette composante, nous essayons de proposer une solution de traduction pour chaque texte analysé

En fait, nous utilisons des méthodes suivantes :

- Consultation des sources bibliographiques: les articles, les bibliographies d’ouvrage de références et Internet

- Application des connaissances ainsi que des expériences personnelles après avoir appris les modules de traduction et de théorie de la traduction

- Utilisation des méthodes analytiques, descriptives et synthétiques pour :

 Analyser des éléments discursifs du texte de départ

 Analyser la manière d’expression du vietnamien dans des textes concrets, décrire et analyser les erreurs en matière discursive dans la traduction

 Appliquer des connaissances discursivesde deux langues pour donner quelques propositions de traduction

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4 Plan d’ensemble

Notre mémoire de fin d’études se compose de deux chapitres principaux :

Le premier abordera d’abord les fondements théoriques de la traduction, de l’approche interprétative de la traduction professionnelle Nous présenterons aussi dans ce chapitre la composante discursive - une de quatre composantes indispensables pour la traduction professionnelle et les éléments discursifs dont il faut tenir compte lors de la traduction La connaissance sur ces théories nous permet

de produire la traduction la plus proche du message de l’origine quant à la signification et au style aussi

Le deuxième sera consacré à justifier le rôle important de la composante discursive dans la traduction en analysant des erreurs en matière discursive chez les étudiants et aussi les traducteurs professionnels dans des textes concrets et en parvenant à une proposition plus raisonnable grâce au recours aux connaissancesdiscursives

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CONTENU

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CHAPITRE I BASE THÉORIQUE

1 Définition de la traduction

Jusqu’à présent, « Qu’est –ce que la traduction ? » est encore une question à discuter Les théoriciens de traduction ont présenté beaucoup de définitions en la matière Les définitions suivantes vont nous aider à mieux comprendre de quoi s’agit la traduction:

Selon Le Petit Robert (2008 :2592), « le verbe « traduire » qui provient du

latin « traducere » (1480) signifiant « faire passer » –, qui date de 1520 : « faire que ce qui était énoncé dans une langue naturelle le soit dans une autre, en tendant à l’équivalence sémantique et expressive des deux énoncés » Dans cette

définition, l’équivalence sémantique et expressive des deux énoncés est le but d’une traduction

Hartmann & Stock (Dictionary of Translation Studies, 1972 : 713) considèrent

la traduction comme une substitution d'un texte dans une langue par un texte équivalent dans une autre langue

D’après J.Dubois dans La nouvelle grammaire du français: « La traduction

c’est d’énoncer dans une autre langue cible ce qu’on a énoncé dans la langue source tout en conservant les équivalences sémantiques et stylistiques.»

M.E.A.Nina, un linguiste américain a insisté sur l’équivalence dans la

traduction (Translation and Texte Transfer, New York, Perter Lang, 1992 : 38) :

« La traduction consiste à produire dans la langue d’arrivée l’équivalent naturel le plus proche du message de la langue de départ, d’abord quant à la signification puis quant au style » Pour la traduction, M.E.A.Nina souligne la

signification, la forme, le style et l’expression du texte de départ en langue d’arrivée

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Edmond Cary, dans Noblesse de la parole, considère la traduction comme

« une opération qui cherche à établir des équivalences entre deux textes exprimés en des langues différentes Ces équivalences étant toujours et nécessairement fonction de la nature des deux textes de leur destination, des rapports existant entre la culture de deux peuples, leur climat moral, intellectuel, affectif fonction de toutes les contingences propres à l’époque et au lieu de départ et d’arrivée »

Ces définitions nous permettent d’identifier la traduction comme une opération qui consiste à restituer intégralement dans la langue d’arrivée un message tout en conservant les équivalences sémantiques et stylistiques de la langue de départ Pourtant, il existe toujours des altérités entre les langues, cette opération exige chez le traducteur une bonne connaissance linguistique et des connaissances extralinguistiques très variées pour produire une traduction qui est fidèle à l’information du texte de départ, exprime encore le style de l’origine et est adaptée aux destinataires

En réalité, faute de connaissances et d’expériences, nombreux sont ceux qui pensent que la traduction n’est qu’une simple transposition linguistique d’une langue à une autre, et pour pouvoir traduire, il suffit de remplacer les mots du texte

de départ par leurs équivalents dans la langue d’arrivée Il s’agit en fait d’une méthode que l’on appelle « approche contrastive » de la traduction pédagogique – une méthode de l’apprentissage de la langue

Analysons l’exemple suivant pour mieux comprendre la différence entre une traduction pédagogique et une traduction professionnelle :

C’est une femme qui est instruite, qui sait tout faire…Elle touche à un chiffon :

ça devient une robe…Elle meuble une petite maison de paysan : ça devient le Paradis…

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C’est un extrait de « Le retour du prisonnier » dans « Le testament et autres nouvelles » de l’Edition bilingue de la Maison d’Editions en Langue étrangère Nous avons deux versions traduites suivantes :

Traduction 1:

Đó là một người đàn bà có học thức, có thể làm được mọi việc…Cô ấy chạm tay vào một mảnh giẻ rách, thế là nó thành ngay một chiếc áo…Cô ấy mà xếp dọn một túp lều nông dân, nó sẽ trở thành thiên đường…

Traduction 2 :

Cô ấy là một người có học thức và biết làm mọi việc…Từ những mảnh vải vụn, cô ấy có thể may thành chiếc váy đẹp…Từ một ngôi nhà đơn sơ cô chăm chút thành một thiên đường…

Ces deux traductions sont fidèles au texte de départ Pourtant, nous trouvons évidemment que la deuxième traduction est acceptable plus facilement que la première

En effet, pour la traduction 1, le traducteur recherche d’abord les équivalences des termes qu’il ignore dans des dictionnaires bilingues, il tente ensuite de transmettre le sens du texte de départ en reproduisant en langue d’arrivée la structure grammaticale et lexicale, et toutes les informations dans le texte de départ Cette méthode s’appelle l’approche contrastive de la traduction pédagogique – une méthode de l’apprentissage de la langue

Pour la deuxième, après avoir compris le vouloir-dire de l’auteur, le traducteur essaie de reformuler le texte de départ en langue d’arrivée pour que sa traduction soit adaptée aux lecteurs vietnamiens Cette méthode s’appelle l’approche interprétative de la traduction professionnelle

A travers l’exemple ci-dessus, nous trouvons que la première traduction est fidèle à l’original par des mots et des phrases Pourtant, en raison de l’application de l’approche contrastive de la traduction pédagogique, autrement dit la traduction

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mot-à-mot, et d’une omission du traducteur des différences de style et de manière d’expression de deux langues, cette traduction est exprimée dans une langue maladroite et n’est pas adaptée aux lecteurs vietnamiens

Nous allons étudier plus clairement l’approche interprétative de la traduction professionnelle ainsi que ses avantages par rapport à l’approche contrastive lors du processus de la traduction

2 Traduction professionnelle

Dans cette partie, nous faisons référence au Cours de théorie de la traduction

de M NGUYEN Chi Dan, professeur du Département de Langue et de Culture françaisesde l’Ecole supérieure de langues étrangères de l’Université nationale de Hanọ

2.1 Objectifs de la traduction professionnelle

La traduction professionnelle exprime une différence par rapport à la traduction exercée en contexte d’apprentissage (la traduction pédagogique), elle est réalisée dans le cadre d’une formation ou d’un stage en entreprise La finalité de cette activité est de rendre accessible le contenu d’un écrit (pragmatique ou

littéraire) rédigé dans une langue incomprise par les destinataires

Selon M NGUYEN Chi Dan, la traduction professionnelle connaỵt deux grands objectifs suivants:

- Transmission intégrale dans une autre langue du sens (du vouloir dire de l’auteur) d’un discours produit en une langue

- Déclenchement d’une action ou d’une réaction chez les interlocuteurs

Donc, la traduction professionnelle ne se limite pas à un travail sur la langue, elle vise à transmettre le « vouloir dire » de l’auteur d’une langue à une autre

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langue, plus que la langue elle-même C’est pourquoi la traduction professionnelle applique l’approche interprétative

2.2 Approche interprétative de la traduction professionnelle

Christine DURIEUX (SELESKOVITCH, Danica, Etudes traductologiques, Didier Erudition, 1993) a proposé un schéma fondé sur la théorie interprétative de la traduction et qui s’impose pour la traduction professionnelle

Compréhension

(Sens-vouloir dire de l’auteur)

xx xx

xx xx

Texte de départ Texte d’arrivée

Ces deux axes figurent les deux temps forts de l’opération Le premier part du texte de départ et s’élève vers l’appréhension du sens : C’est la phase de compréhension Le seconde part du sens et aboutit au texte d’arrivée : C’est la phase

de réexpression

Ce schéma, sous forme de deux axes qui ne se touchent pas, illustre l’absence

de contact entre deux langues en présence On part du texte de départ et prend ensuite une voie qui ramène autrement à un texte d’arrivée, plus lisible et fidèle au vouloir dire de l’auteur

- Phase de compréhension

Cette phase consiste en prise en conscience du sens du texte de départ De la langue de départ, nous établissons une image mentale qui concrétise le sens appréhendé Cette image mentale – le sens – est l’objet de la traduction La phase de

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compréhension ne peut être menée à bien qu’avec la mobilisation des connaissances autres que linguistiques pour saisir le sens

En effet, selon Marianne Lederer dans La traduction aujourd’hui: « Il n’y a

pas de traduction sans compréhension, la traduction professionnelle a besoin

en plus de ses connaissances de la langue, d’un bagage cognitif qui vient d’une part du savoir de l’individu (connaissance encyclopédique) d’autre part de tout

ce que le texte apporte comme connaissance au fur à mesure que le traducteur avance dans la lecture »

Ces connaissances sont : linguistique, socioculturelle, référentielle et discursive Il s’agit de quatres composantes de la competence de communication

que Sophie Moirand a précisées dans son oeuvre Enseigner à communiquer en

langue étrangère (1982) :

- Une composante linguistique, c’est-à-dire la connaissance et l’appropriation

(la capacité de les utiliser) des modèles phonétiques, lexicaux, grammaticaux et textuels du système de la langue

Autrement dit, la composante linguistique se compose de tous les connaissances concernant la langue telles que la grammaire, le lexique, la phonologie…

Examinons l’exemple suivant :

« Toutes les nourrices que le père Barbeau put trouver lui demandèrent donc dix-huit livres par mois, ni plus ni moins qu’à un bourgeois Le père Barbeau n’aurait voulu donner que douze ou quinze livres, estimant que c’était beaucoup pour un paysan »

(La petite Fadette _George Sand)

En générale, nous connaissons le mot « livre » avec quelques sens :

+ Un assemblage de feuilles imprimées réunies par un côté un volume ou texte imprimé d’un tel ouvrage

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+ Unité de masse anglo-saxonne valant 453,39 kg

+ Ancienne unité monétaire de plusieurs pays…

Dans ce cas, « livre » n’a qu’un sens, il s’agit de l’ancienne unité monétaire de

la France La polysémie de mot entraîne l’ambiguïté dans la compréhension La suffisance des connaissances linguistiques est donc bien entendu importante dans l’activité de traduction

- Une composante socioculturelle, c’est-à-dire la connaissance

et l’appropriation des règles sociales et des normes d’interaction entre les individus

et les institutions, la connaissance de l’histoire culturelle et des relations entre les objets sociaux

Elle signifie la connaissance concernant les éléments divers comme coutumes, pensée, tradition, vêtements, musique, peinture, mode de vie…

- Une composante référentielle, c’est-à-dire la connaissance des domaines

d’expérience et des objets du monde et de leurs relations

Il s’agit de la connaissance du sujet traité du texte : Politique, loi, tourisme, science, technologie…

- Une composante discursive, c’est-à-dire la connaissance et l’appropriation

des différents types de discours et de leur organisation en fonction des paramètres

de la situation de communication dans laquelle ils sont produits et interprétés

Elle consiste en connaissance des types de texte et de la manière d’expression de la langue

Prenons un exemple suivant pour mieux comprendre l'importance des connaissances autres que linguistique (précisément, la connaissance socio-culturelle) dans le processus de traduction :

Principale source de revenus de l'Arabie saoudite, le pétrole constitue pourtant aujourd'hui son talon d'Achille

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(Le roi Abdallah mort, l'Arabie saoudite doit changer, Le Point.fr)

Il n’est pas difficile de traduire cette phrase si vous avez la connaissance socioculturelle sur "la mythologie grecque" Achille est un héros légendaire dans l’Iliade - une épopée de la Grèce antique Sa mère le plonge dans le Styx, l'un des fleuves des Enfers, pour que son corps devienne invulnérable Son talon est tenu par

la main de sa mère il n'est pas donc trempé dans le fleuve C’est pourquoiil est mort quand il est atteint à la cheville par une flèche en participant à la guerre Alors, le talon d’Achille désigne tout simplement le point faible d'une personne, en référence

à Achille, héros de la mythologie grecque Nous pouvons donc comprendre cet exemple que « le pétrole est principale source de revenus de l'Arabie saoudite, pourtant il constitue aujourd'hui le point faible pour ce royaume »

- Phase de réexpression

Après avoir compris le sens du texte de départ, le traducteur va choisir le moyen d’expression pour l’interpréter d’une façon la plus fidèle à l’information de l’original et cette manière d’expression doit être adaptée au destinataire

Nous savons bien donc que c’est une phase cruciale pour le traducteur et qu’il lui exige beaucoup de compétences et de connaissances En effet, assimiler un vouloir-dire qui n’est pas le sien et remodeler dans une autre langue cette pensée étrangère, c’est plus compliqué que nous croyons

Dans cette phase, la mobilisation des connaissances discursive s’avère indispensable pour que le texte soit clair et conforme aux habitudes de la langue du lecteur Pour le faire, nous devons oublier la structure tout en gardant le sens de l’original

La formulation est choisie en fonction du destinataire et la destination du texte Il faut faire attention à son attente et reformulerdans la langue d’arrivée un message adapté à ses possibilités de réception et de compréhension, de ce que le lecteur est censé savoir avant la lecture de la traduction

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Analysons le proverbe suivant :

Découvrir Saint Pierre pour ouvrir Saint Paul

Ce proverbe signifie la compensation de l’un à l’autre En vietnamien, au lieu de dire «Lột quần áo thánh Pierre để mặc vào thánh Paul», nous disons :

Vặt đầu cá vá đầu tôm

Nous trouvons qu’en évitant la traduction littérale qui consiste à juxtaposer seulement des éléments linguistiques, le traducteur a rendu son produit plus adapté aux Vietnamiens Ce qui signifie la bonne maîtrise des connaissances extralinguistiques du traducteur, plus précisément de la connaissance discursive

3 Composante discursive

3.1 Définition de la composante discursive

Selon Sophie Moirand (Enseigner à communiquer en langue étrangère,

1982 :20 ):« La composante discursive, C’est-à-dire la connaissance et

l’appropriation des différents types de discours et de leur organisation en fonction des paramètres de la situation de communication dans laquelle ils sont produits et interprétés »

Pour H Boyer (1990 : 48-51) : « Une composante discursive/ textuelle,

c’est-à-dire les représentations et la maitrise effective des divers fonctionnements textuels et la mise en discours (cohésions interphrastiques; cohérence du projet argumentatif ou narratif ) qui permettent par exemple de construire/de reconnaitre une démonstration, un récit etc [ ] »

La composante discursive dans la traduction comprend donc la connaissance des types de texte et de la manière d’expression de deux langues : la langue de départ et la langue d’arrivée Les connaissances discursives de la langue de départ permettent au traducteur de comprendre le texte plus facilement et plus précisément tandis que les connaissances discursives de la langue d’arrivée sont indispensables

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pour que le traducteur puisse prendre les bonnes décisions en matière de réexpression

Selon Daniel Gile (La traduire, la comprendre, et l’apprendre, 2005) la

version traduite d’un texte remplit bien son rôle si elle peut faire les lecteurs ressentir les mêmes sensations, comprendre ou retenir les mêmes informations que donne le texte de départ En outre, pour pouvoir suivre un texte sans difficulté, le lecteur doit tout d’abord le comprendre Cela signifie que le texte doit être clair et conforme aux habitudes de la langue du lecteur et que le traducteur doit ainsi maîtriser des connaissances discursives de la langue comme le disait Danica

Seleskovitch (“L’interprète dans les conférences internationales” 1968, p.165) :

“Interpréter, c’est donc aussi savoir s’exprimer de sa langue maternelle et du langage pour être capable de créer sans cesse toutes les formules nécessaires

à l’expression”

Quels sont donc les éléments discursifs à analyser devant un texte à traduire ?

En nous appuyant sur la théorie de la compétence discursive (Cadre européen

commun de référence pour les langues : apprendre, enseigner, évaluer : 96), nous

tirons quelques éléments discursifs suivants qui influencent l’activité de la traduction :

+ Genre de texte et type de texte :

D’après Langue Référentiel (Thyrion F., Rosier L., Denyer M ; Collection

parcours et références, Bruxelles, De Boeck & Larcier, 2003), un type de texte est

une catégorie de classement de textes fondés sur des critères linguistiques observables dans le texte même En nous basant sur l’intention, nous avons : texte informatif, injonctif, persuasif, poétique et fictionnel

Le terme « genre » désigne plutôt des formes d’expressions codées par la tradition Le genre du texte se compose des genres littéraires (roman, poésie, théâtre…) et des genres courants (curriculum vitae, exposé, débat, interview, divers

Trang 23

Il s’agit évidemment de catégories de classement un peu artificielles Rares sont les textes « purs », la plupart jouent avec les limites et se présentent sous une forme composite Pas mal de textes sont, du reste, constitués à partir de séquences textuelles de types différents On peut ainsi trouver des poésies dont le type est à la fois descriptif, narratif, dialogué et argumentatif (c’est le cas de la fable) De plus, l’activité de la traduction traite souvent des textes de genres différents Nous décidons donc présenter des textes à analyser selon des genres différents

+ Les registres de langue (les niveaux de langage) :

Les trois principaux sont le langage soutenu, le langage courant, et le langage familier Chacun de ces registres se caractérise par certaines marques particulières, selon Fralica, un site invitant à la pratique du « français en liberté cadrée » : http://users.skynet.be/fralica/refer/theorie/theocom/communic/niveaux.htm :

 Choix du vocabulaire

 Construction des phrases

 Respect ou non-respect des règles de grammaire

Le langage soutenu utilise des mots compliqués et raffinés Il est employé dans une lettre officielle, dans un texte littéraire ou lorsque l’on s’adresse à une personne à qui on accorde une grande importance

Exemple : Il réside dans une demeure en banlieue

Le langage courant s’emploie dans la vie de tous les jours dans des circonstances quotidiennes

Exemple: Il vit dans une maison en banlieue

Le langage familier signale un milieu populaire, des relations amicales ou familiales Il fait appel souvent à des mots familiers et à des abréviations

Exemple: Il crèche dans une baraque en banlieue

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« Demeure », « maison », « baraque » signifient le lieu ó l’on habite Pourtant « demeure » est souvent utilisée dans la littérature avec le verbe de la langue soutenue « résider » « Vivre dans une maison » s’utilise dans la vie quotidienne « Baraque » est la maison mal bâtie, il est correspondant au verbe de la langue familière « crécher »

En outre, nous pouvons avoir recours au langage scientifique ou au langage vulgaire

+ L’organisation des phrases et de leurs composantes :

C’est-à-dire l’agencement des idées dans le texte et l’ordre des mots dans une phrase qui varient d’une langue à l’autre Même dans une langue, chaque arrangement des mots dans une phrase lui apporte une nuance différente

Par exemple :

Mon amie s’est ennuyée à la montagne

Ou: A la montagne, mon amie s’est ennuyée

Dans la deuxième phrase, le syntagme prépositionnel « à la montagne » est placé à

la tête pour insister sur cette information

La cohésion: La cohésion tient au fait que les éléments grammaticaux aillent ensemble Elle correspond au niveau grammatical et textuel Les signes de la cohésion sont des connecteurs logiques

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Par exemple :

Les prix montent ; les gens réclament une augmentation de salaire

Unies par un simple point-virgule, les deux propositions de cette phrase ont une relation de cause/conséquence qui est implicitement entretenue

+ La rhétorique :

La rhétorique s’utilise à produire un effet, une impression : émouvoir, séduire, convaincre, attirer l’attention… La manière d’expression de la rhétorique vise à s’écarter du l’usage ordinaire de la langue et à donner une expressivité particulière En générale, elle n’obéit pas les règles de la grammaire et s’exprime par la rupture de construction, le choix des mots, l’allure des phrases, la sonorité et l’art poétique

Nous trouvons souvent la rhétorique dans la publicité avec des mots riches

de nuance, très évocateurs et l’argumentation serrée Suivrons l’exemple suivant qui

est un extrait dans « Etude des structures argumentatives de la publicité

télévisuelle », Mémoire de fin d’études post – universitaire, 2007 : 58 de l’auteur

HO Thi Thu Hien:

Des cheveux aussi brillants, aussi lisses, aussi forts que la nature Nouveau Timotei bambou, la nature est sublime, vos cheveux aussi

Il s’agit d’une publicité du shampooing Timotei Cette publicité peut être

interprétée comme suivant : Des cheveux sont aussi brillants, aussi lisses, aussi

forts que la nature (Or) La nature est sublime (Donc) Vos cheveux sont sublimes aussi C’est une comparaison égale sur le sublime entre les cheveux et la nature

De plus, nous trouvons dans cette publicité cinq adjectifs : brillants, lisses, forts, nouveau et sublime et que l’adverbe «aussi » est répété quatre fois Une telle présentation spéciale avec des mots évocateurs d’une publicité séduit toujours le public

Trang 26

Un autre exemple : La phrase « Métro, boulot, dodo » est employée pour parler de la routine quotidienne des Français La rime « o » de trois mots nous séduit et il est facile pour nous de mémoriser cette phrase

Bref, en analysant des éléments discursifs d’un texte, le traducteur pourra mieux le comprendre et ainsi savoir sous quelle forme ils devraient reformuler le texte pour arriver à un produit typique de la langue d’arrivée

Selon Füsun SAVLI dans Quelles compétences faut-il développer chez les

futurs professeurs de français, nous constatons que dans la traduction, la

composante discursive implique l’utilisation et l’adaptation des connaissances linguistiques acquises dans les études (la phonologie, la grammaire, le lexique…) et les analyses de différents genres de textes d’une façon appropriée aux circonstances concrètes

3.2 Composante discursive dans la traduction français-vietnamien

Si une bonne connaissance discursive de la langue de départ apporte au traducteur une compréhension précise du texte, elle lui permet de reproduire en langue d’arrivée une traduction adaptée et conforme aux habitudes de langue des lecteurs Une maîtrise des règles de la langue vietnamienne ainsi que de la différence sur le plan discursif entre le français et le vietnamien est donc nécessaire pour éviter des lacunes dans la traduction comme par exemple les erreurs sur la structure de la phrase, sur la cohérence et la cohésion des phrases ou les fautes sur l’utilisation des mots dans le texte (la répétition, l’utilisation des mots entraînant la mauvaise compréhension ou des mots qui ne sont pas correspondants au contexte)

+ Genre de texte et type de texte :

Une bonne compréhension du genre de texte aidera le traducteur à créer des textes d’arrivée équivalents à l’original sur le plan de style et de type Par exemple:

Trang 27

Une allée du Luxembourg Lối đi trong vườn Luxembourg

Elle a passé, la jeune fille

Vive et preste comme un oiseau

À la main une fleur qui brille,

À la bouche un refrain nouveau

Nàng qua rồi, cơ thiếu nữ thơ ngây!

Bước nhanh nhẹn như một con chim nhỏ Trong tay nắm một đĩa hoa rực rỡ

Miệng líu lo vang điệp khúc tân kỳ

C'est peut-être la seule au monde

Dont le coeur au mien répondrait,

Qui venant dans ma nuit profonde

D'un seul regard l'éclair cirait !

Trên đời này cĩ lẽ chỉ mình cơ

Mang đáp lại cho tim tơi nồng ấm

Cơ đến tơi bĩng đêm đen thăm thẳm

Chỉ một ánh nhìn làm tỏa sáng mênh mang Mais non, - ma jeunesse est finie

Adieu, doux rayon qui m'as lui, -

Parfum, jeune fille, harmonie

Le bonheur passait, - il a fui !

Nhưng mà khơng – Tơi đã hết thanh xuân

Đã từ biệt, tia sáng bừng xao xuyến

Cơ gái trẻ và hương thơm hịa quyện Hạnh phúc qua rồi - hạnh phúc mãi lìa xa !

« Une allée du Luxembourg » est le poème de Gérard de Nerval - un poète français au XIXè siècle Il est composé de trois quatrains d’octosyllabes avec rimes alternées et le respect de l’alternance entre les rimes masculines et les rimes féminines La traduction de Hồng Nguyên Chương est aussi un poème de trois quatrains équivalents à l’origine De plus, Hồng Nguyên Chương a réussi à interpréter le contenu du poème en respectant le rythme du poème français En fait,

ce n'est pas toujours une tâche facile, notamment quand la poésie française et la poésie vietnamienne ont chacune ses caractéristiques différentes

+ Les registres de langue :

En consultant le dictionnaire, nous pouvons trouver le niveau de langue d’un mot Pourtant, il existe des cas ó le mot s’utilise au niveau à la fois soutenu et courant ou au niveau à la fois courant et familier Donc, il faut compter sur le genrede texte et son contexte pour identifier le niveau de langue utilisé

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Par exemple :

Elle a passé, la jeune fille

Il s’agit le premier vers du poème « Une allée du Luxembourg » Ce vers peut être traduite comme :

Cô ấy đã đi qua rồi, cô gái trẻ

Pourtant, en lisant tout le poème, nous trouvons que le poète Gérard de Nerval considère la fille comme son aimée et il l’appelle « la jeune fille » avec pleine d’amour Comment exprimer l’amour du poète auprès de cette fille en vietnamien? En comprenant l’amour de l’auteur, le traducteur ne choisit pas « cô gái trẻ », il traduit « la jeune fille » comme « cô thiếu nữ thơ ngây», ce syntagme nominal nous montre la tendresse du poète N’oublions pas que c’est un poème,

« cô thiếu nữ thơ ngây » correspond donc vraiment à la poésie qui exige toujours des mots soignés ou de la langue soutenue « Nàng » au lieu de « Cô ấy » est un choix raisonnable dans cette situation Ce premier vers est traduit par le traducteur Hoàng Nguyên Chương comme suivant :

Nàng qua rồi, cô thiếu nữ thơ ngây

+ L’organisation des phrases et de leurs composantes:

Reprenons l’exemple de la partie précédente :

A la montagne, mon amie s’est ennuyée

La compréhension de la mise en relief sur le syntagme prépositionnel « à la montagne » nous permet de créer une traduction équivalente suivante :

Vùng núi á, bạn tớ chán ngấy chốn đó rồi

+ La cohérence et la cohésion :

Toujours reprenons l’exemple :

Les prix montent ; les gens réclament une augmentation de salaire

Sans tenir comptede la manière d’expression des vietnamiens, le traducteur

Trang 29

lương" qui ne conforme pas aux habitudes des lecteurs vietnamiens Il est donc nécessaire d'exprimer le rapport de cause/conséquence entre ces deux propositions par la paire de mot « Vì…nên » en vietnamien Nous arrivons à la traduction comme suivante :

Vì giá cả tăng cao nên người lao động yêu cầu tăng lương

En outre, pour la cohérence et la cohésion, nous devons prendre en compte de

la différence de la manière d’expression des Vietnamiens et des Français en traduisant la concession (bien que, quoi que,…), des phrases signifiant des relations : cause/conséquence (parce que, puisque, faute de…), condition/résultat (si, dans le cas ó, pour vu que,…) et au cas ó ces connecteurs logiques soient placés à la tête de la phrase

En effet, afin de créer la cohésion entre la condition et le résultat, les Français utilisent le mot « si »

Par exemple :

Si je suis libre, j’irai à la bibliothèque

Sans tenir compte de la manière d’expression des Vietnamiens, cette phrase peut être traduite comme :

Nếu rảnh mình sẽ đến thư viện

Cette traduction n’est pas adaptée aux lecteurs Vietnamiens qui emploient une paire de mot « Nếu…thì…» « Hễ…là…», « Cĩ…mới… » pour exprimer le rapport

de condition/resultat Nous avons donc :

Nếu rảnh thì mình sẽ đến thư viện

+ La rhétorique :

Cet élément est souvent rencontré dans la poésie ou dans la publicité En outre, le langage quotidien l’utilise aussi avec la rime, la sonorité… Parfois, le traducteur ne fait pas attention à cet élément parce qu’il ne lit pas à voix le texte, il saisit seulement le sens du texte et le réexprime immédiatement

Trang 30

Prenons un exemple :

Tenir secret, ne pas révéler

Cette phrase peut être traduite comme :

Giữ bí mật, không được tiết lộ

Pourtant, nous trouvons la rime « e » dans « secret » et « révéler » qui rend cette phrase intéressante et facile à mémoriser Donc, il vaut mieux de produire une traduction qui non seulement interprète le sens mais encore contient une certaine rime en langue d’arrivée Donc, cette phrase peut être traduite comme :

Bí mật, không thể bật mí

Cette traduction est évidemment plus adéquate que la précédente

Cependant, en générale, il est difficile d’interpréter la sonorité et l’art poétique d’une phrase ou d’un texte de français en vietnamien

+ Dans quelques cas, la manière d’expression de deux langues est différente Suivons quelques formules de politesse dans la lettre administrative des Français et des Vietnamiens :

En vietnamien :

Tôi xin chân thành cảm ơn (Je vous remercie sincèrement)

Ou Tôi xin gửi đến ông lời chào trân trọng (Je vous envoie la salutation

Trang 31

récepteur Cette différence crée pour nous quelques difficultés au cours de la traduction Ainsi, nous nous demandons souvent : « Faut-il choisir la manière d’expression du français ou celle du vietnamien ? »

Prenons l’exemple suivant, analysons les éléments discursifs, trouvons leurs significations et choisissons la manière d’expression équivalente :

Ce n'est pas par manière de reproche que je t'ai dit cela, mais par manière de remerciement, bien au contraire

(La petite Fadette _George Sand)

La scène du roman « La petite Fadette » est une campagne au Sud de la France, les personnages sont des agriculteurs

Cet exemple est la parole d’un mari adressée à sa femme avec le sens « Je t’ai dit cela pour te remercier, je n’ai pas l’intention de te reprocher » Les Français utilisent souvent le présentatif « Ce n’est pas…que , mais… » pour nier une chose

et mettre en relief sur une autre Tandis que les Vietnamiens privilégient la phrase active avec l’expression « không phải…mà… » ou « chứ không phải » Donc, nous arrivons à la traduction suivante :

Tôi nói thế không phải để trách móc mình đâu, mà trái lại là để cảm ơn mình đấy thôi

(Cô bé Fadette _ Maison d’édition de Nha Nam)

Pour les agriculteurs, « mình » et « tôi » sont des pronoms raisonnablement utilisés dans la relation matrimoniale vietnamienne Au lieu de « chỉ trích », « trách móc » est un bon choix, il est correspondant à la langue familiale De plus, les particules « đâu », « đấy thôi » rendent la phrase plus tendre et affectueuse, ces particules s’utilisent souvent dans la communication entre les proches au Vietnam Ainsi, une saisie du contenu du texte accompagnée d'un recours à des connaissances discursives de la langue de départ et la langue d'arrivée par le traducteur nous apporte une traduction bien adaptée aux lecteurs vietnamiens

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4 Bilan du chapitre

Dans ce chapitre, nous avons abordé des définitions de la traduction et présenté la bonne méthode de traduction – l’approche interprétative de la traduction professionnelle qui consiste à garder le sens de l’origine et à assurer l’adaptation aux destinataires Pour le faire, le traducteur doit avoir recours aux quatre composantes indispensables : composante linguistique, composante référentielle, composante socio-culturelle, composante discursive dont la composante discursive n’est pas souvent comptée par les apprentis-traducteurs, même parfois par les traducteurs professionnels Nous avons montré des éléments discursifs remarquables lors d’une traduction français - vietnamien et que la compréhension

de ces éléments est utile dans toutes les deux phases de la traduction Dans la partie suivante, nous allons analyser les erreurs en matière discursive chez les étudiants ainsi que les traducteurs professionnels pour justifier le rôle important de cette composante A travers ces analyses, nous souhaitons aider les apprentis-traducteurs

à faire attention aux éléments discursifs lors de la traduction pour but d’avoir une meilleure traduction

Ngày đăng: 16/03/2021, 09:37

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