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Étude de la phase de compréhension dans la traduction du français en vietnamien university of languages and international studies vietnam national university

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ATTESTATION DE NON-PLAGIAT Je, soussignée Thu Uyen TRAN Auteure du mémoire de fin d’études intitulé « Étude de la phase de compréhension dans la traduction du français en vietnamien » Dé

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UNIVERSITÉ NATIONALE DU VIETNAM À HANỌ UNIVERSITÉ DE LANGUES ET D’ÉTUDES INTERNATIONALES

Directrice de mémoire : Mme Lan Anh DO

Étudiante : Thu Uyen TRAN Code d’étudiante : 15040596 Classe : QH2015.F1.CLC

Hanọ, 2019

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ĐẠI HỌC QUỐC GIA HÀ NỘI

TRƯỜNG ĐẠI HỌC NGOẠI NGỮ

KHOA NGÔN NGỮ VÀ VĂN HÓA PHÁP

Tên đề tài :

THUẬT PHÁP-VIỆT

(Trường hợp sinh viên năm thứ 4 - Khoa Ngôn ngữ và Văn hóa Pháp - Trường

Đại học Ngoại Ngữ - Đại học Quốc gia Hà Nội)

Giáo viên hướng dẫn : Đỗ Lan Anh Sinh viên : Trần Thu Uyên

Khóa : QH2015

Mã số sinh viên : 15040596

Hà Nội, 2019

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REMERCIEMENTS

En préambule à ce mémoire, je souhaite adresser mes remerciements sincères

à Madame Lan Anh DO, qui a accepté de diriger mon travail de recherche, m’a donné des suggestions et des conseils bien précieux Sans son encouragement, je n’aurais jamais pu trouver des solutions pour avancer, dépasser mes freins psychologiques et surtout, aller jusqu’au bout du travail

Nos remerciements vont également à nos autres professeurs à l’Université de Langues et d’Études Internationales pour leurs enseignements très utiles à nos études

Je voudrais adresser également mes grands remerciements à mes parents et mes amis qui m’ont toujours soutenue et m’encouragée pendant tout mon parcours d’études, surtout au cours de la réalisation de cette mémoire

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ATTESTATION DE NON-PLAGIAT

Je, soussignée Thu Uyen TRAN

Auteure du mémoire de fin d’études intitulé « Étude de la phase de compréhension dans la traduction du français en vietnamien »

Déclare sur l’honneur de ce mémoire est le résultat d’un travail personnel, que je n’ai ni contrefait, ni falsifié, ni copié tout ou partie de l’œuvre d’autrui pour faire passer pour la mienne

Toutes les sources d’information utilisées et les citations d’auteur ont été mentionnées conformément à l’usage en vigueur

Je suis bien consciente que le fait de ne pas citer une source ou de ne pas citer clairement et complètement est constitutif de plagiat, que le plagiat est considéré comme une faute grave au sein de l’Université, pouvant être sanctionnée par la loi

Fait à Hanoi, le 8 mai 2018 Signature de l’étudiante

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TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION 7

CHAPITRE 1 : CADRE THÉORIQUE 11

1.1 Traduction 11

1.1.1 Définition de la traduction 11

1.1.2 Trois phases du processus de la traduction 14

1.1.2.1 Compréhension 14

1.1.2.2 Déverbalisation 14

1.1.2.3 Réexpression 14

1.2 Compréhension 14

1.2.1 Définition de la compréhension 14

1.2.2 Éléments influençant la compréhension 17

1.2.2.1 Présupposés et sous-entendus (Implicite et explicite) 17

1.2.2.2 Les compléments cognitifs 18

1.2.2.2.1 Bagage cognitif 18

1.2.2.2.2 Contexte cognitif 19

1.2.2.3 La compétence textuelle 19

CHAPITRE 2 : ANALYSE DU CORPUS 22

2.1 Apprentissage de la traduction à l’Université de Langues et d’Études internationales 22

2.2 Présentation du corpus 22

2.3 Analyse du corpus 23

2.3.1 Problèmes rencontrés par les étudiants en traduction du français en vietnamien 23

2.3.2 Problèmes rencontrés par les étudiants dans la phase de compréhension en traduction du français en vietnamien et leurs causes 24

2.3.2.1 Manque de connaissances linguistiques 25

2.3.2.1.1 Mauvaise saisie du sens du terme à traduire 25

2.3.2.1.2 Mauvaise saisie des structures syntaxiques 27

2.3.2.2 Manque de connaissances extralinguistiques 31

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CHAPITRE 3 : PROPOSITIONS MÉTHODOLOGIQUES POUR L’AMÉLIORATION DE LA TRADUCTION DU FRANÇAIS EN

VIETNAMIEN 37

3.1 Techniques de saisie du sens des termes à traduire 37

3.2 Techniques d’analyses des structures syntaxiques 38

3.3 Technique de faire la recherche documentaire 39

CONCLUSION 41

BIBLIOGRAPHIE 43

ANNEXE 45

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INTRODUCTION

1 Raison de choix du sujet

Que ce soit lors de conférences, pour des documents professionnels ou encore

en littérature, la traduction tient une place importante dans notre société

La traduction n’est pas seulement un moyen de communication mais aide encore les interlocuteurs à dépasser les barrières des différentes langues C’est-à-dire,

la traduction demeure une façon d’échange au milieu des langues dans une même société Pour traduire, parfois on doit changer la structure syntaxique mais le but est toujours d’apporter un maximum d’informations aux interlocuteurs en gardant le sens du message Il signifie de la fidélité quasi absolue du texte source Donc, l’enrichissement des connaissances diverses favorise la compréhension des messages

et la traduction de ces textes

Le traducteur travaille à chaque fois dans le but d’informer les personnes mais aussi afin d’apporter un savoir-faire acquis en s’adressant à un public précis, c’est-à-dire un public qui connaît et comprend le domaine en question S’il joue parfois un rôle plus social et économique, voire juridique, le traducteur peut remplir une fonction plus culturelle, comme cela est le cas en littérature

Dans notre société moderne, la traduction crée donc une nouvelle façon de communication De plus, le traducteur diversifie son travail en se spécialisant dans différents domaines, s’intégrant dans de divers sujets En revanche, un traducteur qui n’est qu’excellent dans un domaine, rencontre des difficultés dans la réexpression d’une langue à une autre langue parce que ses connaissances sur les autres champs sont restreintes C’est pourquoi les traducteurs ne travaillent pas dans un seul domaine Leurs connaissances s’approfondissent à travers la traduction et deviennent

de plus en plus solides grâce à la traduction

Dans tous les cas, le métier de traducteur ou d’interprète reste souvent une passion avant tout pour la diversité des langues et des communautés Pourtant, avant tout, la traduction nécessite une compréhension Dès la bonne compréhension du contenu dans la langue de départ, le traducteur aura la possibilité de transférer,

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d’exprimer dans la langue d’arrivée Donc on peut dire que l’étape de compréhension joue un rôle primordial dans la traduction

Une recherche, dans le but de bien réussir, devrait venir aussi bien des préoccupations que des intérêts des chercheurs En tant qu’étudiante du Département

de français, je suis toujours curieuse de l’étape de compréhension dans la traduction Nous tenons au cœur de découvrir d’une part des difficultés dans la compréhension

de la traduction des apprentis-traducteurs et d’autre part, d’éclaircir le rôle de la traduction, de la phase de compréhension et la situation actuelle des activités traduisantes des étudiants

2 Questions de recherche

Dans le cadre de cette recherche, nous avons formulé les questions suivantes : Quelles sont les problèmes liés à la compréhension des apprentis-traducteurs

en traduisant des textes français en vietnamien?

Quelles sont les mesures à prendre pour que les apprentis-traducteurs puissent mieux comprendre le texte de départ avant de le transmettre en langue cible ?

3 Hypothèses

Dans cette perspective, nous avons formulé 2 hypothèses suivantes:

Lors de la traduction, le traducteur est confronté à des difficultés dans l’étape

de compréhension qu’il doit résoudre, quitte à créer un texte différent de celui de départ

Pour résoudre les problèmes dans la phase de compréhension, les apprenants nécessitent l’amélioration de la technique de saisir le sens des termes, d’analyse grammaticale et la recherche documentaire

4 L’objectif

Tout au long de nos quatre années d’études universitaires nous, les étudiants

du Département de français de l’Université de Langues et d’Études Internationales, avons acquis des connaissances linguistiques et culturelles au service de la traduction

Pourtant, après avoir suivi les cours de civilisation française, de français, de spécialités (analyse de textes littéraires, linguistique, etc ), et notamment les cours

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de traduction et d’interprétation aussi difficiles qu’attractifs, un grand problème se pose: comment pouvons-nous traduire les textes français d’une façon à la fois séduisante et concise?

Il est communément admis que la traduction est un travail qui exige des compétences bien au-delà de la sphère linguistique Les traducteurs doivent comprendre pour ensuite faire comprendre dans un contexte, dans un corpus précis Contrairement aux interprètes dont le travail est mis sous la pression de temps, les traducteurs ont plus de temps de réfléchir, de se documenter pour viser une traduction optimale

À l’issue de cette recherche, nous essayons de montrer que la traduction pédagogique ne suffit absolument pas En effet, le transfert de sens ne se fonde pas uniquement sur la signification des mots, mais aussi sur une analyse du sens des mots, des phrases et sa relation avec le contenu de l’ensemble du texte L’objectif général de notre recherche est donc de trouver et d’identifier des différences entre les textes français et leurs traductions en vietnamien, source de confusions chez les apprenants de français et de difficultés chez les traducteurs professionnels

Dans un deuxième temps, nous voudrions aider les jeunes vietnamiens qui apprennent le français à mieux comprendre les contraintes dans l’étape de compréhension de la traduction du français en vietnamien

Par ailleurs, en identifiant ces différences, nous espérons apporter notre contribution à la théorisation de la traduction, utiles pour que les apprentis-traducteurs puissent effectuer mieux le processus de la traduction

5 Méthodologie

5.1 Objet de recherche

Afin de répondre aux questions posées, nous avons étudié quatre textes français qui ont été traduits en vietnamien par les apprentis-traducteurs du Département de français Ces textes se composent de 4 textes et leurs traductions qui sont effectuées par les apprentis-traducteurs, nous permettent de comprendre les raisons de choix de la façon d’exprimer en vietnamien des traducteurs

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CHAPITRE 1 : CADRE THÉORIQUE

Dans le premier chapitre de mémoire, je vais clarifier les questions théoriques qui occupent une place indispensable pour l’analyse du corpus Il comporte 2 parties principales La première partie aborde le problème de définition de la traduction à travers les points de vue des différents théoriciens La deuxième partie expose la définition et les problèmes liés à la compréhension

1.1 Traduction

1.1.1 Définition de la traduction

La traduction inspire de nombreux chercheurs dans le monde Ils ont fait des études servant à la clarification de définition de la traduction à la fois à l’échelle de chaque pays et à l’échelle mondiale Pourtant, il est difficile de trouver l’origine de

ce terme

Alors, qu’est-ce que la traduction ?

Selon l’explication du site universalis.fr, un site d’information très fiable dans

le monde :

« le mot traduction provient du verbe traduire, dont l'origine est le verbe

latin « raducere », c'est-à-dire « faire passer » Le sens le plus courant est : « faire passer un texte d'une langue à une autre » Dans d'autres langues telles que l'anglais et l'allemand, c'est à la notion de déplacement que renvoie l'étymologie Le verbe « traduire » apparaît pour la première fois en français en 1539, et le nom « traduction » en 1540 On remarquera que l'expression nominale est réservée exclusivement à l'acception la plus courante et peut exprimer soit l'activité de traduction, soit le produit fini.»

Depuis des siècles, de nombreux théoriciens et traducteurs dans le monde entier n’ont pas hésité à proclamer leurs propres idées de définition de la traduction, mais cette question continue à engendrer des controverses qui ne sont pas encore terminées

Selon larousse.fr, un dictionnaire linguistique en ligne très connu dans le monde, la traduction est « l’énonciation dans une autre langue (ou langue cible) de

ce qui a été énoncé dans une langue (la langue source), en conservant les équivalences sémantiques et stylistiques » Donc, les équivalences ont fait l’objectif

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de la traduction C’est une belle définition mais elle n’éclaire pas beaucoup de choses La traduction, comme le dit la définition, c’est de passer un texte en langue cible dans une langue source, c’est donc un travail écrit

Sur le plan linguistique, Andréi Fedorov affirme que « toute la théorie de la

traduction doit être incorporée dans l’ensemble des disciplines linguistiques »

(Larousse, 1989 : 11) dans son ouvrage et dans lequel il a effectué une étude de manière systématique de la traduction

Georges Mounin, un grand linguiste français, affirme que « la traduction

consiste à produire dans la langue d’arrivée l’équivalent naturel le plus proche du message de la langue de départ, d’abord quant à la signification puis quant au style»

(Mounin, 1963 : 12)

Dans son ouvrage A Linguistic Theory of Translation, Catford proclame que

« la traduction est une opération réalisée sur une langue : un processus de

substitution d’un texte dans une langue par un texte dans une autre langue » (1965 :

20) On peut voir qu’il définie la traduction en se basant sur la correspondance et l’équivalence

Pour Jean-René Ladmiral, un traducteur français, il partage avec l’idée de

Mounin mais sa définition est un peu différente Il affirme que « la traduction est un

car particulier de convergence linguistique : au sens plus large, elle désigne toute forme de médiation linguistique permettant de transmettre de l’information entre locuteurs de langues différentes » (1979 : 11)

Pourtant, certaines idées indiquent une relation indissociable entre les langues

et la culture

José Lambert, un traducteur de l’Université de Louvain en Belgique qui a analysé et recherché la notion de culture dans la traduction, a affirmé :

« On a déjà dit, et l’idée est établie, qu’une traduction ne concerne pas

seulement un passage entre deux langues, mais entre deux cultures, ou deux encyclopédies Un traducteur tient compte des règles linguistiques, mais aussi d’éléments culturels, au sens le plus large du terme » (2007 : 190)

Pour Edmond Cary, il donne une définition très claire et pertinente :

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« La traduction est une opération qui cherche à établir des équivalences

entre deux textes exprimés en des langues différentes, ces équivalences étant toujours et nécessairement fonction de la nature des deux textes, de leur destination, des rapports existant entre la culture des deux peuples, leur climat moral, intellectuel, affectif, fonction de toutes les contingences propres à l’époque et au lieu de départ et d’arrivée » (Sprová, 1985 : 158) Selon Danica Seleskovitch et Marianne Lederer, dans leur ouvrage «La

théorie du sens ou la théorie interprétative», la traduction est un processus de trois

étapes indissociables mais bien distinctes : Interprétation, compréhension et expression

D’après Marianne Lederer, dans son ouvrage La traduction d’aujourd’hui,

elle dit :

« Défini de façon sommaire, l’acte de traduire consiste à « comprendre »

un texte et puis le réexprimer dans une autre langue Cela signifie que la compréhension fait intervenir non seulement des connaissances linguistiques mais aussi extralinguistiques Ainsi, la qualité de la réexpression dépend du degré de connaissance de la langue d’arrivée, du talent avec lequel le traducteur manie la plume» (1994:13)

En bref, à travers ces définitions, j’ai proposé quelques idées principales suivantes :

- La traduction consiste à restituer une identité de sens dans une équivalence des formes ; à cela s`ajoutent les paramètres de la communication et les contraintes imposées aux traducteurs

- La traduction est la transmission de la complexité, des significations d’un texte ou d’un énoncé, d’un discours d’une langue à une autre

- La traduction n’est pas simplement une opération sur les langues, elle crée les interactions, les échanges entre deux cultures de deux langues en donnant lieu à

un produit culturel correspondant à un produit antérieur relevant d’une autre culture

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1.1.2 Trois phases du processus de la traduction

Le processus de la traduction n’est pas directement observable Ce qui est accessible à l’observation, ce sont uniquement les produits issus de ce processus

Dans « La traduction d’aujourd’hui », le schéma du processus de traduction vu par

M Lederer (1994) est le suivant : compréhension, déverbalisation et réexpression

1.1.2.1 Compréhension

La compréhension joue un rôle important non seulement dans l’acte de communication mais aussi dans l’acte de traduction Pour bien traduire un texte, on doit tout d’abord comprendre le texte Il est nécessaire d’avoir une compétence linguistique et, simultanément, un savoir encyclopédique et le bagage cognitif

1.1.2.2 Déverbalisation

La déverbalisation est une étape non verbale, un processus cognitif au cours duquel les données sensorielles s’évanouissent et deviennent connaissances (Lederer, 1994 : 23) Dans cette phase, on doit oublier immédiatement et volontairement le signifiant pour ne retenir que l’image mentale du signifié (concept, idées, etc.)

1.1.2.3 Réexpression

Dans la troisième et dernière étape du processus de la traduction, on doit produire un nouveau signifiant dans l’autre langue, qui doit répondre à un double impératif, exprimer tout le message original, et être adapté au destinataire (Seleskovitch, 1968: 35)

1.2 Compréhension

1.2.1 Définition de la compréhension

Comme nous avons mentionné ci-dessus, la compréhension est la première étape du processus de traduction qui est l’une des exigences pour avoir une bonne traduction Le concept de compréhension désigne l’action de comprendre et la faculté, la capacité ou la perspicace de saisir et d’assimiler les choses La compréhension est donc une attitude tolérante et l’ensemble des qualités intégrant

une idée Pourtant, comme « la traduction », certains théoriciens, traducteurs ont

donné leur point de vue de ce terme

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Dans l’ouvrage « Grand - Le Robert de la langue française - Dictionnaire

alphabétique et analogique de la langue française » (1986), nous avons:

« - Compréhension : Faculté de comprendre, d'embrasser par la pensée

- Comprendre : Appréhender par la connaissance, être capable de faire correspondre à (qqch.) une idée claire

1 Donner à (qqch.) un sens clair.»

Quant à Galisson, R &Coste, D., dans leur ouvrage « Dictionnaire de

didactique des langues » (1976), le terme «compréhension» est défini comme suit :

«Compréhension (n.f) : S’agissant de communication linguistique :

opération mentale, résultat du décodage d’un message, qui permet à un lecteur (compréhension écrite) ou à un auditeur (compréhension orale) de saisir la signification que recouvrent les signifiants écrits ou sonores.» (R

Galisson& D Coste, 1976 : 315)

On ne peut pas refuser l’importance des connaissances des signes

linguistiques dans la compréhension mais elle n’est pas suffisante car «comprendre

ce que dit ou écrit une autre personne est bien plus compliqué que ce qu’on a tendance à croire» (Gile, 2005 : 104) En fait, pour comprendre bien un texte ou un

discours, on a besoin non seulement des connaissances linguistiques mais aussi de la

réalité extralinguistique qu’il implique, ou « un savoir encyclopédique » Donc, pour mieux comprendre un texte ou un discours, selon Lederer, on doit « faire appel à une

compétence linguistique et, simultanément, à un savoir encyclopédique.» (Lederer,

1994 : 32)

Seleskovitch, en partageant la même idée avec celle de Lederer, il donne une

conclusion de la définition du terme « La compréhension » comme suit:

«La compréhension du discours ne suit ni l’organisation verticale ni la

stricte linéarité des structures de la langue; elle ne procède pas d’abord à une discrimination phonémique, puis à l’identification des mots, suivie de

la levée de leur ambiguïté, puis de la saisie de la signification syntaxique

de la phrase, de la levée de l’ambiguïté de cette dernière La compréhension du discours se construit cybernétiquement en des allers et retours constants entre des perceptions partielles et des associations cognitives qui se produisent en de brusques synthèses» (1981 : 12)

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Brièvement, la compréhension de la lecture (ou d’un texte) est le processus d’élaborer des significations par le biais de l’apprentissage des idées majeures d’un texte et de la relation établie avec d’autres idées préalables Au cours de ce processus,

le lecteur interagit avec le texte

Selon certains théoriciens, par exemple Dan Sperber, la phase de compréhension comprend deux étapes La première consisterait à comprendre la langue du texte comme la grammaire, le lexique, le vocabulaire La seconde à en clarifier le sens à l’aide de connaissances extralinguistiques La saisie du sens n’est pas le produit d’étapes successives mais d’une seule démarche de l’esprit On ne comprend pas un texte d’abord au niveau de la langue, puis à celui du discours, mais d’emblée au niveau du discours

Mais qu’est-ce que le sens ?

Pour Jean-Paul Sartre, le célèbre intellectuel (romancier, dramaturge et

philosophe) engagé du XXe siècle, dans son ouvrage « Qu’est-ce que la

littérature ? », il a dit :

« [Ainsi] dès le départ, le sens n’est plus contenu dans les mots puisque c’est lui, au contraire, qui permet de comprendre la signification de chacun d’eux ; et l’objet littéraire quoiqu’il se réalise à travers le langage, n’est jamais donné dans le langage ; [ ] aussi les cent mille mots alignés dans

un livre peuvent être lus un à un sans que le sens de l’œuvre en jaillisse ; le sens n’est pas la somme des mots, il en est la totalité organique » (1985 :

50)

Selon lui, le sens est un semble déverbalisé, retenu en association avec des connaissances extralinguistiques Il est généralement caractéristique de la nature humaine et se manifeste simplement en manière plus ou moins évidente et accompagne toujours la perception de signes linguistiques

Seleskovitch a déclaré que « Le sens est un vouloir dire extérieur à la langue,

antérieur à l’expression chez le sujet parlant, postérieur à la réception du discours chez le sujet percevant » (1976), et d’après lui, « le sens d’une phrase c’est ce qu’un auteur veut exprimer, ce n’est pas la raison pour laquelle il parle, les causes ou les conséquences de ce qu’il dit » (1984 : 269)

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1.2.2 Éléments influençant la compréhension

La compréhension d’un texte exige une excellente maîtrise de la langue source (lexique, règles syntaxiques, etc.) ainsi que des bagages et des contextes cognitifs qui permettent de compléter et d’interpréter les informations que donne l’énoncé En leur absence, la compréhension est lacunaire ou incertaine Comprendre la composante linguistique implique la connaissance de la langue du texte source La connaissance linguistique inclut la prononciation, la morphologie, la syntaxe et évidemment le lexique du texte source Tous ces éléments font partie de ce qu’on appelle une théorie interprétative de la traduction, le langage cognitif du traducteur Comprendre un texte signifie de faire appel à une compétence linguistique et au savoir encyclopédique La compréhension apparait ainsi comme une activité globale ayant deux composants, à savoir linguistique encyclopédique

1.2.2.1 Présupposés et sous-entendus (Implicite et explicite)

La compréhension inclut aussi des sous composants, à savoir les présupposés

et les sous-entendus qui sont réunis sous le terme général d’implicite et qui sont indissociables de la connaissance et de la compréhension d’une langue et d’un texte source Les implicites jouent un rôle tout aussi grand dans la compréhension d’un texte que la composante linguistique, c’est-à-dire les explicites

Dans l’énoncé : « Pierre a cessé de fumer », nous retrouvons les informations suivantes :

Pierre ne fume pas actuellement et Pierre fumait avant

Dès qu’on l’insère dans une situation de communication, cet énoncé peut comporter des sous-entendus tels que : « Tu ferais bien d’en faire au temps C’est n’est pas comme toi qui continue à fumer »

Le point de vue de la théorie interprétative de la traduction, les présupposés

de la langue impliquent la capacité de faire l’association entre les signifiés et la connaissance du monde Les sous-entendus sont toujours les résultats d’une action

de déduction, mais ils ne font pas partie du sens que le traducteur doit transmettre Aucun traducteur ne traduit « Pierre a cessé de fumer » par « Pierre, tu devrais cesser

de fumer »

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Le phénomène de l’implicite est omniprésente car on ne s’exprime jamais de façon totalement explicite Les énoncés impliquent autant qu’ils explicitent Tous les traducteurs impliquent l’implicite et l’explicite pour comprendre les textes C’est ce qui fait aussi les lecteurs ou les auditeurs Les présupposés sont compris par la langue, tandis que les sous-entendus restent extérieurs à l’acte de traduction

1.2.2.2 Les compléments cognitifs

Aussi bien à l’écrit qu’à l’oral, les interlocuteurs utilisent pour exprimer ou pour comprendre le sens une somme de connaissances qui reste non exprimée selon Ducrot, il serait faux de croire que les sujets parlant font correspondre une signification à la phrase par leur simple connaissance de la langue indépendamment

du contexte La compréhension est ainsi le résultat du « deux sources d’informations : le texte et les structures cognitives Les compléments cognitifs sont

de deux espèces : notionnelles ou émotionnelles Tous les textes font appel à ces compléments, mais il est malaise de distinguer avec précision la notion de l’affectif

L’affectif et le cognitif sont englobés sous le terme de complément cognitif

À l’intérieur du complément cognitif, on peut distinguer le bagage cognitif constitué par les connaissances linguistiques et extralinguistiques emmagasinées dans plus ou moins termes dans la mémoire du traducteur On peut aussi distinguer

à l’intérieur du complément cognitif le contexte cognitif qui est constitué par les connaissances acquises à la lecture d’un texte et conservées en mémoire à court terme

1.2.2.2.1 Bagage cognitif

Le bagage cognitif, c’est-à-dire le savoir encyclopédique ou la connaissance

du monde, comprend toutes les connaissances linguistiques et extralinguistiques emmagasinées dans la mémoire du traducteur à long terme selon certains chercheurs spécialisés aussi en neurologie, le bagage cognitif n’est pas fait des notions articulées entre elles de façon cohérente, mais il est constitué de représentations mentales,

de faites d’expériences, d’événements, d’émotions, de connaissances théoriques du résultat de lecture, dans un mot, la culture générale est le savoir spécialisé qui forment un tout contenu dans le cerveau sous une forme déverbalisée Une partie du

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bagage cognitif est formée par le savoir de la collectivité humaine Il est donc commun à un milieu social, tandis qu’une autre partie est propre à chaque individu

Le traducteur ne traduit pas un texte en lui appliquant seulement des connaissances linguistiques D’autres connaissances sont à tout moment réactivées

et reconstituent dans son esprit l’ensemble explicite/implicite, ce sont des connaissances extralinguistiques

Ex : M Lederer : Cannery Row (La Rue de la Sardine) : « The old China man comes out of the sea […] est rendue en français par : « Le vieux Chinois sort de l’océan »

Dans la restitution de « sea » par « océan », entre en jeu la connaissance mobilisée intuitivement concernant le lieu ó se déroule l’action, dans autre cas la cơte ouest des États-Unis Le traducteur identifie la réalité dans le texte source, l’époque de l’écriture, l’auteur, etc Il devient ainsi capable de compléter, d’interpréter l’explicite du texte source

1.2.2.2.2 Contexte cognitif

Les unités de sens qui se constituent à mesure que l’on avance dans le lecteur construisent progressivement les contextes cognitifs, c’est-à-dire un savoir latent

déverbalisé qui intervient dans la compréhension de séquence verbale successive

Ex : « …and flap-flapsacross the strut » : donne en français : «…et fait clapoter sa semelle le long de la rue » Le traducteur ajoute « semelle » le contexte cognitif situe dans son esprit un complément extralinguistique une information déverbalisée qu’il réactive en introduisant « semelle »

1.2.2.3 La compétence textuelle

Au-delà de la faculté de langage, qui est propre à tous les hommes et de la maỵtrise de la langue maternelle, il existe selon certains chercheurs, parmi lesquels Eugen Coseriu, une compétence textuelle qui concerne la capacité de rédiger un texte Dans le cas de la traduction, il s’agit d’un processus de réverbalisation, de réexpression pratiqué par le traducteur Le traducteur doit effectuer dans une première phase une lecture pendant laquelle il se produit une sorte de

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« stockage » en mémoire après laquelle il effectue une lecture du texte dans son entier

en réfléchissant sur les éventuelles difficultés de tous les types, est ce n’est qu’ensuite qu’il proche de à la traduction proprement dite Une fois la traduction terminée, elle doit être vérifiée par une relecture après l’avoir laissée de côté quelque temps pour oublier au maximum la forme du texte source et pouvoir ainsi aborder la traduction comme si c’était un texte original Pendant cette phase, le traducteur peut rectifier les maladresses et les flous pour procéder ensuite à une vérification comparative avec le texte source pour s’assurer que rien n’a été oublié Enfin, une lecture faite par une personne dont la langue cible est la langue maternelle, mais qui

ne connait pas du tout l’original, serait très utile pour tester l’éclaté et le naturel Le traducteur doive vérifier si les phrases qu’il écrit seront comprises par le public cible

Il doit s’assurer que sa version ne porte pas l’empreinte des formes et des structures

de la langue de départ Ce processus est appelé par certains chercheurs, parmi lesquels Jean Delisle, analyse justificative

« La troisième et dernière étape du processus cognitif de la traduction,

l’analyse justificative, a pour but de vérifier l’exactitude de la solution (provisoire) retenue Cette vérification consiste à s’assurer que l’équivalence rend parfaitement tout le sens de l’énoncé initial » (Delisle)

Jean Delisle souligne qu’en procédant à l’analyse justificative :

« le traducteur cherche à vérifier dans quelle mesure la formulation retenue est conforme au sens du passage original.[…] L’analyse justificative est une seconde interprétation La première vise à dégager les idées du message, la seconde s’intercale entre la réexpression et le choix d’une solution finale et a pour but de vérifier si les signifiants provisoirement retenus rendent bien compte de ses idées »

Dégager les idées, réverbaliser, vérifier : voilà les étapes de tous processus interprétatifs de la traduction, qui est ainsi un processus universel Qu’il s’agisse d’œuvre littéraire ou technique, d’histoire, d’économie, etc., l’expression en traduction a comme point de départ de l’association des sémantismes linguistiques avec le cognitif et les motifs et aussi l’association des connaissances linguistiques de traducteur avec son bagage cognitif et son expérience affective Le fait que la théorie interprétative de la traduction place dans son centre la déverbalisation, fait craindre

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à certains chercheurs que le traducteur finisse par « oublier » la forme du texte source

et qu’il s’éloigne ainsi de l’original Marianne Lederer souligne que si le phénomène

de déverbalisation entraine cependant chez les traducteurs professionnels, ni des pertes, ni des erreurs d’information La déverbalisation d’une compréhension profonde du sens d’un passage de l’original : ayant perdu sa forme originale, le sens

en retrouve une autre selon un processus identique à celui ayant présidé sa formation initiale

Ex : « The sun lighted her blond hair and she scratched him over one ear »

« Le soleil jouait sur ses cheveux blonds, elle lui chatouilla l’oreille » a traductrice recourt à une réverbalisation, elle ne cherche pas d’équivalences de type : « the sunlightened = éclairait/illuminait » ou « elle le gratta au-dessus de l’oreille »

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CHAPITRE 2 : ANALYSE DU CORPUS

2.1 Apprentissage de la traduction à l’Université de Langues et d’Études internationales

L’Université ó nous avons fait le corpus est l’Université de Langues et d’Études Internationales - Université nationale du Vietnam à Hanọ (ULEI-UNH) proposant les programmes de formation de la langue française avec différentes orientations aux apprenants

Actuellement, cette université se concentre sur la formation des étudiants de français selon deux grandes spécialités : la didactique et la linguistique avec ses trois orientations à savoir la traduction-interprétation, le tourisme et l’économie

En fait, dans le Département de français, environ 50-60% des étudiants sont débutants, le reste apprend le français depuis 3, 7 ou 12 ans La traduction est enseignée à partir du 1er semestre de la 3e année pour les étudiants de spécialité de traduction-interprétation, avec le cours de traduction niveau 1 et d’interprétation niveau 1, le cours de traduction niveau 2 et d’interprétation niveau 2 au 2e semestre

de la 3e année, et la traduction spécialisée au 1er semestre de la 4e année La théorie

de la traduction et de la méthode de recherche documentaire sont enseignées de pair avec la formation de la pratique de la traduction et de l’interprétation Donc, après le

1er semestre de la 4e année au Département de français, les étudiants ont acquis des connaissances de base sur les activités professionnelles du métier

2.2 Présentation du corpus

J’ai choisi des textes qui peuvent répondre à plusieurs critères suivants Premièrement, les textes doivent être utilisés pour la formation de la traduction dans le Département de français à l’Université de Langues et d’Études Internationales Dans ces textes, il y a des obstacles liés à la saisie du sens des termes

ou des phrases complexes, des composantes syntaxiques, à des personnages ou des phénomènes, des événements sociaux, culturels et politiques, qui demandent à des apprentis-traducteurs d’avoir suffisamment des connaissances linguistiques et extralinguistiques acquises dans le processus d’apprentissage de la traduction pour transmettre le vouloir-dire de l’auteur du texte source En outre, ces textes aident des

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étudiants à améliorer ou développer les techniques de traduction des textes du français en vietnamien

Deuxièmement, les textes doivent aborder des thèmes différents du monde actuel En effet, ces documents sont rédigés par les auteurs ou des journalistes natifs

et tirés des journaux en ligne ou des sites web français constituant des sources

d’information fiables dans le monde comme lemonde.fr, lexpress.fr,

courrierinternational.com, fr.irefeurope, etc

Le premier texte concerne la sécurité alimentaire, une des préoccupations les plus importantes de notre époque Le deuxième parle du développement humain dans

le monde et particulièrement en France Est abordé dans le troisième document l’outil

de communication le plus connu, Internet Le dernier porte sur la solution de la pollution de l’environnement des pays dans le monde À travers ces quatre textes, nous avons indiqué des problèmes rencontrés par les apprentis-traducteurs

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Graphique 1 : Taux de nombre d’erreurs de la traduction dans la phase de

compréhension et de réexpression dans le corpus

En observant ce graphique, nous constatons que les erreurs dans la compréhension sont beaucoup plus commises que celles dans la réexpression D’abord, dans le premier texte, 87% des erreurs sont causées par la mécompréhension tandis qu’il y a seulement 13% sont des erreurs de la réexpression Ensuite, dans le deuxième et troisième, la plupart (soit 84%) sont des erreurs commises par les apprenants dans la phase de compréhension par rapport à 16% de celles dans la phase de réexpression Et le dernier document, il représente 62% chez

la compréhension et 38% chez la réexpression

Donc, nous allons étudier de façon plus détaillée les problèmes et leurs origines dans la phase de compréhension avec des exemples tirés des devoirs de traduction des apprentis-traducteurs dans la partie suivante

2.3.2 Problèmes rencontrés par les étudiants dans la phase de compréhension

en traduction du français en vietnamien et leurs causes

La phase de compréhension est une étape indispensable en traduction parce

qu’ « on ne peut réexprimer correctement et clairement que ce que l’on a

préalablement compris » (Durieux, 1988 : 39) En réalité, il existe beaucoup de

facteurs influençant la compréhension du texte source chez les apprentis-traducteurs

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La mauvaise compréhension peut être causée par la maitrise insuffisante des connaissances linguistiques et connaissances extralinguistiques

2.3.2.1 Manque de connaissances linguistiques

Il est évident que le rôle de la connaissance des signes linguistiques est irremplaçable pour la compréhension Si nos connaissances linguistiques sont insuffisantes, si le texte source est difficile à comprendre, les étudiants risqueront de commettre beaucoup d’erreurs en compréhension

2.3.2.1.1 Mauvaise saisie du sens du terme à traduire

Graphique 2 : Taux de nombre d’erreurs de la traduction dans la phase de

compréhension et de réexpression des termes dans le corpus

La première cause est provoquée par l’instabilité du sens des mots français

En effet, il est variable selon le contexte Dans les activités traduisantes, les

apprentis-traducteurs oublient toujours que le sens « se construit au fur et à mesure

que se déroule la chaine parlée » (Seleskovitch & Lederer, 1948 : 19) et ont

l’habitude d’être dépendants d’un seul sens des mots, sans comprendre toutes ses autres significations possibles

Ex 2.1 – Texte 1 : « 85 % des consommateurs de fast-food souhaiteraient

trouver une proposition de menu équilibré »

Ngày đăng: 16/03/2021, 09:36

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