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Étude comparative des traductions du livre le petit prince le cas de la traduction de bui giang et de la traduction de trac phong

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Le même texte original mais chaque traducteur a des interprétations et des expressions différentes, créant une traduction différente.. Par exemple : « la traduction totale est celle qui

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UNIVERSITÉ NATIONALE DU VIETNAM À HANỌ UNIVERSITÉ DE LANGUES ET D’ÉTUDES INTERNATIONALES

DÉPARTEMENT DE FRANÇAIS

MÉMOIRE

ÉTUDE COMPARATIVE DES TRADUCTIONS DU LIVRE

“LE PETIT PRINCE”

(Le cas de la traduction de Bui Giang et de la traduction de Trac Phong)

Directrice : Réalisateur : Code d’étudiante :

Classe :

Mme Nguyễn Thu Hà Lương Minh Ngọc

17040764 16F1.CLC

Hanọ, mai 2020

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ENGAGEMENT

Nous attestons sur l’honneur que ce travail de recherche est original et a été achevé grâce à nos efforts sous la direction de notre tutrice, Mme Nguyễn Thu Hà Tous les documents utilisés à titre documentaire ainsi que les citations sont énumérés de manière complète et précise dans leur intégralité dans la section Référence de ce mémoire de fin d’études universitaires

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RÉSUMÉ

La «barrière de la langue» est un problème permanent dans notre société, entre un pays et un autre, une nation et une autre, et entre cette période et une autre Par conséquent, la traduction est née comme la clé pour surmonter ces obstacles, et au fil

du temps, elle a de plus en plus prouvé sa position dans la société à l'égard de la mondialisation aujourd'hui La preuve est que les expressions « littérature étrangère »,

« livres en langues étrangères », sont devenues une partie importante de la littérature Cependant, comme mentionné, chaque époque a un type de langue différent Par conséquent, le même problème que chaque époque a des expressions différentes De même, la traduction doit également être modifiée Par conséquent, j'ai fait ma recherche « Étude comparative des traductions du livre Le Petit Prince » à travers deux traductions de Bui Giang et Trac Phong »

L'étude se compose de 2 chapitres principaux, notamment:

Chapitre 1: Introduction générale sur les concepts théoriques de la traduction, les critères d'une traduction, y compris le concept de "fidélité", "créativité" et "style d'auteur" en traduction

Chapitre 2: Recherche de chaque traduction à travers les critères "expliqués en étirant les phrases", "expliqués en raccourcissant les phrases", "adaptation" À partir de là, comparez les deux traductions pour trouver les similitudes et les différences, les facteurs qui composent les similitudes et les différences

À travers cette recherche, nous pouvons tirer quelques résultats suivants :

Premièrement, l'étude confirme l'importance du style d'auteur dans la traduction Le même texte original mais chaque traducteur a des interprétations et des expressions différentes, créant une traduction différente

Deuxièmement, l'étude montre qu'une traduction est influencée par deux facteurs principaux Telle est la situation de vie et le contexte social de la période de traduction Ce sont ces deux facteurs qui affectent directement le style du traducteur et créent une caractéristique unique pour les textes littéraires

Enfin, une œuvre doit être traduite encore et encore Au fil du temps, la langue change, afin qu'une œuvre puisse exister et vivre en même temps, l'œuvre doit être traduite pour mettre à jour les nouvelles et supprimer les anciennes qui prêtent à confusion

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REMERCIEMENT

Nos remerciements à toutes les personnes qui nous ont donné leur soutien pour achever ce travail de recherche

La construction de cette recherche n’aurait été possible sans l’intervention de certaines personnes Qu’elles trouvent ici l’expression de mes plus sincères remerciements pour leurs précieux conseils

Nous tenons tout d’abord à exprimer ma reconnaissance envers Madame NGUYEN Thu Ha, notre enseignante du Département français, université de Langues et d’Études Internationales pour nous avoir aidées, conseillées et guidées dans notre travail

Je remercie également tous les professeurs du secteur TRADUCTION – INTERPRÈTE du Département français pour son enseignement professionnel et ses conseils des études, sans lesquels ce dossier n’aurait pu voir le jour

Nous n’oublions bien évidemment pas mes camarades de formation et les remercie chaleureusement pour tous ces agréables moments passés ensemble

Enfin, nous tenons à remercier la direction du Département de français de l’université

de Langues et d’Études Internationales de nous aider de réaliser notre enquête pour la recherche

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3.2.2 Traduction par adaptation 47

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Raison de la recherche

En général, la traduction vise essentiellement à une transmission des messages d’une langue à une l’autre de manière facile à comprendre mais la traduction littéraire doit exprimer à la fois le contenu et l’art de l’ouvrage

En matière de littérature française, Le Petit Prince tient une place importante Publié

en 1943 à New York, ce livre devient rapidement un phénomène international et est traduit en 361 langues jusqu’à maintenant L’auteur, Antoine de Saint-Exupéry, a contribué au trésor de la littérature mondiale une oeuvre incroyable Ce livre attire des lecteurs de tous âges car l'auteur utilise un langage simple et des images enfantines pour les enfants mais il cache en eux les messages et les philosophies que même les adultes doivent lire plusieurs fois pour comprendre Plusieurs leçons de la vie, de l’amour, de l’amitié… sont mentionnés dans les 93 pages

La traduction de cette oeuvre devient un travail à la fois facile et difficile : facile à lire mais difficile à transmettre entièrement les idées de l’auteur Au Vietnam, ce livre est rapidement traduit dans le cadre de l’accès à littérature française

Questions de recherche

Dans le cadre de cette recherche, nous nous permettons de formuler les questions de recherche suivantes :

● Quels sont les différences entre les deux traductions ?

● Quels sont les aspects qui influencent la traduction ?

● Malgré la différence du style d’écriture, les deux traductions sont-elles fidèles aux pensées de l’auteur ?

Ainsi, nous nous permettons de formuler les hypothèses, y compris :

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● Malgré le même choix de l’oeuvre, les deux traductions contiennent des

différences en termes de pensée, de style d’écriture, de choix des mots et de structure d’écriture

● Les situations sociales et personnelles des traducteurs influencent leur

publiée en 2013 à l’occasion de l’anniversaire de 70 ans du livre “Le Petit Prince” Il

s’agit des traductions excellentes et appréciées des lecteurs Un contenu mais deux versions de traduction, que font-ils les traducteurs ?

Méthodologie de la recherche

En observant l’étendue de ce mémoire, la recherche descriptive nous permettra de travailler efficacement à travers de différentes stratégies d’observation telles qu’ analyse du contenu, observation systématique, étude comparative, etc Les méthodologies de type de collecte et l’analyse des données nous aideront à trouver une réponse aussi valide, objective et précise que possible

Les démarches de la recherche se composent de 3 étapes D’abord, nous relèverons les

tirages du livre “Le Petit Prince” (de l’original et des traductions) Ensuite, nous les

analyserons et comparerons afin de clarifier mes préoccupations mentionnées dessus Et enfin, c’est la conclusion qui présentera les résultats obtenus

ci-Objectif de la recherche

À travers de ce travail, j’ai l’opportunité de répondre à mes questions et de tirer de l’expérience des prédécesseurs dans le métier de traducteur En général, l’analyse des traductions se voit peut-être un moyen d’apprentissage afin de se former et perfectionner un style de traduction personnelle

Structure

Ce travail se divise en deux parties La première présente la théorie concernant la traduction dans l’objectif de soutenir les analyses dans la partie suivante Et la deuxième partie vise à comparer les deux traductions à travers les données recueillies

et puis tirer des conclusions finales

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CHAPITRE 1 CADRE THÉORIQUE

On peut dire que les êtres humains occupent une place dominante dans le système de fonctionnement de la Terre La particularité qui distingue les hommes des autres espèces consiste en désir de maîtriser les connaissances grâce auxquelles ils peuvent maîtriser leur vie C’est pourquoi l’humain trouve toujours une explication acceptable pour chaque sujet ou phénomène Lorsqu'il s'agit d'étudier en profondeur quelque chose, nous devons comprendre sa définition afin de déterminer une bonne direction pour la mise en œuvre Dans cette partie, nous présenterons respectivement les définitions nécessaires à comprendre la traduction littéraire et ainsi les bases théoriques concernant ce sujet

1 Traduction

1.1 Définition

De nombreux spécialistes partagent la difficulté de la détermination d’une définition précise de la traduction Pourtant, au fil du temps, ce terme a connu un bon nombre d’explications qui perfectionnement peu à peu la signification officielle

Définition selon les dictionnaires

Le terme « traduction » vient du verbe « traduire » La définition donnée par le

dictionnaire Littré met en évidence le sens étymologique latin, « conduire au-delà », « faire passer », « traverser » Dans ce dictionnaire, « traduire » signifie « faire passer

un ouvrage d’une langue dans une autre » Le terme commence à être utilisé dans

cette acception vers 1527

Une autre définition plus détaillée, Le Petit Robert affirme que le verbe « traduire » provient du latin « traducere », signifiant « faire passer », « faire que ce qui était énoncé dans une langue naturelle le soit dans une autre, en tendant à l'équivalence sémantique et expressive des deux annoncés » Cette définition aborde de

l’équivalence entre les deux énoncés qui semble donc le but d’une traduction L’énoncé sur lequel porte l’opération traduisante peut varier d’une simple phrase ou

me�me un mot jusqu’à l’œuvre d’un écrivain

Des explications simples, mais l’histoire du terme et de ses dérivés montrent la

complexité du phénomène Le terme « retraduire », apparu vers 1695, signifiait d’abord « traduire un texte qui est lui-même une traduction » Mais le terme «

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retraduction », apparu au XX siècle, ne comporte pas ce sens limité, il signifie une

nouvelle traduction d’un auteur

Définition selon les experts

En étudiant la question de la traduction, les experts se donnent leurs propres explications pour ce sujet C’est une manière d’exprimer leurs opinions personnelles qui contribuent à développer peu à peu un domaine

Jean-René Ladmiral définit la traduction comme « une activité humaine universelle rendue nécessaire à toutes les époques et dans toutes les parties du Globe » 1, sa finalité étant de dispenser de la lecture du texte original La traduction apparaît ainsi comme une voie de communication, communication dont les gens ont besoin pour la vie quotidienne et pour les échanges interculturels Bref, un moyen d’accès à une information en langue étrangère

En outre, d’autres professeurs s’intéressent la manière de fonctionnement de cette

activité en la déterminant Par exemple : « la traduction totale est celle qui communique le plus complètement possible le contenu sémantique du texte original et est avec lui dans un rapport de parfaite équivalence fonctionnelle et stylistique », déclare A.V Fedorov dans Principes fondamentaux de la théorie générale de la traduction publiée en 1968 à Moscou

Un autre grand chercheur de la traduction, Georges Mounin, affirme que « la traduction consiste à produire dans la langue d’arrivée l’équivalent naturel le plus proche du message de la langue de départ, d’abord quant à la signification puis quant

au style » (Mounin 1963 : 12) Chez Mounin, on observe la primauté de la

signification ; la forme, le style, l’expression viennent ensuite En tant que praticien, il privilégie la transmission du sens du texte source dans le texte cible Selon lui, la

traduction, c’est « le passage et ce n’est que le passage du sens d’un texte d’une langue dans une autre » On insiste donc sur le côté non ambigu d’une traduction Par

son existence même, la traduction postule la dissociation entre le message universalisable et la langue comme réalité socio-culturelle qu’il exprime

Edmond Cary, un brillant traducteur ainsi qu’interprète du monde, précise : « la traduction est une opération qui cherche à établir des équivalences entre deux textes exprimés en des langues différentes, ces équivalences étant toujours et nécessairement fonction de la nature des deux textes, de leur destination, des rapports existant entre

1 LADMIRAL, Jean-René (1979) Traduire: théorèmes pour la traduction, Paris :

Payot, p.28

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la culture des deux peuples, leur climat moral, intellectuel, affectif, fonction de toutes les contingences propres à l'époque et au lieu de départ et d'arrivée ».2

À l’occasion de la défense de ses études à l’ESIT - École supérieure d’Interprètes et

de Traducteurs, appartenant l’Université Sorbonne Nouvelle, Marianne Lederer - une théoricienne de la traduction, en acceptant les opinions de Edmond Cary, a proposé

son point de vue sur la traduction, « La traduction interprétative est un processus de transfert de contenus notionnels et émotionnels d’une langue dans une autre, effectué par un traducteur bilingue, totalement identifié à l’auteur du texte original et conscient des réactions probables des lecteurs de son texte »

Les parties théoriques suivantes ainsi que les parties d’analyse présentées dans le deuxième chapitre se basent essentiellement sur la définition de Marianne Lederer et

son étude “La traduction aujourd’hui”

1.2 Trois niveaux de la traduction

Dans « La traduction aujourd’hui », Marianne Lederer présente les 3 niveaux de la traduction : niveau du mot, de la phrase et du contexte

La manière de traduction la plus facile se base sur le sémantisme lexical, normalement appelé la traduction « mot-à-mot » Ce type de traduction se concentre sur la correspondance de chaque mot entre la langue de départ et la langue d’arrivée Par exemple :

Anh ấy = il, lui

Xong = finir, terminer, après avoir, être à la fin,…

Rồi = déjà, après, puis, ensuite, ou un complément désignant le passé composé

Au niveau de la phrase, il s’agit de mettre en oeuvre d’une langue « La signification d’un mot est précisée par les mots qui l’entourent, et chacune de ces significations précise à son tour celle des autres mots, mais aucun contexte autre que verbal n’intervient » (Marianne Lederer, 1994 : 14) À ce niveau, il suffit d’un dictionnaire

bilingue pour consulter les définitions ainsi que le rôle des termes dans la phrase

Xong (verbe) = accomplir qqc, finir qqc, terminer qqc…

Xong (adj) = être stable

2 CARY, Edmond, introduction de BALLARD, Michel (1985) : Comment faut-il

traduire, Presses universitaires de Lille, p.85

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Xong (sens figuré) = être mort

L’exemple ci-dessus « Anh ấy xong rồi » peut signifier « Il a accompli » ou « Il est mort »

Pourtant, à propos du 3è niveau, il faut faire attention au contexte : un employé fait des erreurs dans son rapport Et puis le patron l'appelle dans le bureau Alors un autre employé a dit « Anh ấy xong rồi » Dans ce cas, cette phrase permet de traduire « Il a rencontré un grand problème » Au niveau du texte, la parole est complétée par le savoir général et contextuel du traducteur Il est clair que la traduction fait appel à des connaissances plus vastes que celles des alignements de signes linguistiques et impose

au traducteur une démarche interprétative

Les deux premiers types viennent d’une méthode de l’enseignement des langues étrangères Ils facilitent les explications des nouveaux mots lors du début de l’apprentissage d’une nouvelle langue Mais cette méthode est utile justement pour les phrases simples et populaires Face à un document académique ou contenant plusieurs mots d’argot, idioms, etc., il est difficile à traduire naturellement le texte

1.3 Processus de la traduction

La traduction est un processus communicationnel se composant au moins de trois élément : la langue source et la langue cible (sous la forme d’un texte ou d’un discours), entre les deux se trouve le traducteur - un médiateur qui a pour mission de décoder le message du premier élément et d’encoder selon les règles du deuxième élément

Le processus traduisant n'est pas directement observable C’est une démarche mentale qui se passe dans le cerveau du traducteur Nous ne constatons que le résultat - le message en langue d’arrivée

Langue source Langue cible

Traducteur

Figure 1 Schéma triangulaire du processus traduisant

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La traduction n’est pas une pratique linéaire qui part du texte source pour arriver au texte cible Elle désigne une activité professionnelle en plusieurs étapes Ce terme se rapporte à un processus mental, binaire (selon Jean-René Ladmiral3) ou en trois phases (selon Danica Seleskovitch et Marianne Lederer)

Selon J Ladmiral, le processus de traduction se partage en deux phases : la compréhension (il s’agit de comprendre et transcoder le message) et l’expression (recréer vers un texte cible) Tandis que les deux théoriciens de l’ESIT le distinguent

en 3 phases en ajoutant la déverbalisation entre les deux phases de Ladmiral Quelle que soit l’opinion, il faut lors de la traduction faire disparaître la forme physique, oublier les signifiants de la langue source pour donner les signifiants les plus naturels

en langue cible

Comme nous annonçons au début, nous nous concentrons sur la deuxième opinion Un processus de traduction comporte 3 phases : compréhension - déverbalisation - reformulation

1.3.1 Compréhension

Dans son livre sur l’éducation, Carl Bereiter - un chercheur en éducation explique la compréhension comme un processus psychologique lié à un objet physique ou abstrait tel que la personne, la situation ou le message selon lequel une personne est capable

3 Ladmiral J-R., (2005), Le « salto mortale de la déverbalisation », META

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de réfléchir et d’utiliser des concepts pour traiter cet objet de manière appropriée La compréhension est la relation entre celui qui connaỵt et l’objet de la compréhension Elle implique des capacités et des dispositions par rapport à un objet de connaissance suffisant afin de produire un comportement intelligent.4

Une autre définition d’un célèbre informaticien Gregory Chaitin, la compréhension est

un type de compression de données Dans son essai, il affirme que comprendre quelque chose signifie être capable de comprendre un ensemble de règles qui l’explique Par exemple, nous sommes capables de comprendre pourquoi le jour et la nuit existent car nous disposons d’un modèle simple : la rotation de la Terre Nous compressons de nombreuses informations en utilisant un simple modèle de prédiction

De la même façon, nous comprenons que le nombre 0,33333… équivaut à un tiers Une quantité importante de mémoire a été nécessaire pour représenter le nombre d’une première façon La deuxième façon, elle, permet de produire toutes les données

de la première représentation mais utilise beaucoup moins d’informations.5

Sous l’aspect linguistique, Marianne Lederer avance que « comprendre un texte c’est faire appel à une compétence linguistique et simultanée, à un savoir encyclopédique

La compréhension est une activité globale, difficilement subdivisible en phase distincte [ ] Une distinction entre ses deux composantes, linguistique et encyclopédique, sera donc nécessaire pour dissiper une confusion communément commise en particulier dans les manuels dits de traduction ó les erreurs dues à une connaissance insuffisante de la langue étrangère sont traitées em erreurs de traduction »

La compréhension est un phénomène complexe Donc, en suivant la définition de M Lederer, nous nous permettons de résumer que lors de la traduction, il faut comprendre, autrement dit saisir le vouloir-dire de l’auteur Cela nécessite une compréhension globale concernant le texte original (la composante linguistique, les implicites, les compléments cognitifs, etc.) Et puis on analyse les rapports sémantiques entre les mots et détermine le contenu conceptuel par le biais du contexte

1.3.2 Déverbalisation

La déverbalisation est un concept clé de la théorie interprétative

Linguistiquement, le mot « déverbalisation » est combiné par le terme « verbalisation

» et le préfixe « dé » désignant un sens contraire « Verbalisation » vient du verbe « verbaliser » signifiant « dresser un procès-verbal » Alors « déverbalisation » peut être

4 Carl Bereiter, (2002), Education and mind in the Knowledge Age, Mahwah, NJ

5Gregory Chaitin, 2006, The Limits Of Reason, Scientific american

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expliquée comme une action de briser le structure de la langue de départ pour arranger par ordre de langue de cible

À travers le travail « La théorie interprétative pour traduire », M Lederer et D

Seleskovitch protègent une opinion selon laquelle les mots sont insuffisants pour saisir

le sens du texte et qu’on ne doit pas faire des mots des moyens de compréhension de texte Alors, le processus de la déverbalisation est considérée comme un facteur important pour pouvoir traduire naturellement

« La déverbalisation est un processus cognitif que nous connaissons tous : les données sensorielles deviennent, en s’évanouissant, des connaissances dévêtues de leurs formes sensibles Nous l’appelons mémoire cognitive ; il s’agit de l’acquisition d’une connaissance, si fugace que soit parfois sa rétention » partage M Lederer

Donc, après avoir saisi les pensées de l’auteur, le traducteur doit personnaliser ses connaissances et oublie immédiatement le coquille de la langue

une processus encyclopédique pendant lequel il faut utiliser ensemble les connaissances cognitives et linguistiques Après avoir parfaitement compris le texte, le traducteur doit mettre en oeuvre toutes les connaissances pour réécrire les idées de

6 Jean Delisle, 1984, L’analyse du discours comme méthode de traduction, Presses de l’Université d’Ottawa, p.82

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l’auteur à sa propre manière L’importance est de traduire à partir de sens, pas à partir

de mots

De même avis, dans un compte rendu Laurence Bastit écrit : « La démarche suivie pour traduire ce texte a consisté en une première phase d’interprégnation, c’est-à- dire de lectures successives du texte pour l’absorber, se l’« approprier » sans consciemment commencer à penser à « comment » le traduire Pourtant, pendant cette phase, le texte - avec toute sa coloration - est stocké quelque part en mémoire et, au hasard de lectures ou conversations toutes autres en français, le traducteur repère des tournures ou expressions qui pourront utilement rendre tel ou tel point.» Il pense que

la compréhension crée une capacité de reformulation du texte en français (ou en langue de départ en expansion) Et puis le traducteur transmet ce qu’il vient de réécrire en langue cible

Par ailleurs, ces deux experts ajoutent une étape ó on vérifie et retraduit le texte en langue d’arrivée afin de perfectionner une version finale complète

En acceptant les deux descriptions au-dessus, un conseil de l’auteur de « La traduction

aujourd’hui » : « Ne cherchez pas à « traduire », dites ce que vous comprenez; pour comprendre correctement, pensez à la qualité en laquelle s’exprime l’orateur, pensez aux interlocuteurs auxquels il s’adresse, aux circonstances dans lesquelles il parle

[ ] »

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Définition selon les dictionnaires

Nombreux sont les dictionnaires et les encyclopédies qui partagent les mêmes définitions attribuées au mot « littérature », nous notons alors que :

Étymologiquement, le mot « littérature » est issu du latin « littera » qui signifie lettre,

et puis « litteratura » : écriture, grammaire et culture, et désigne :

● L'ensemble des œuvres écrites ou orales fondées sur la langue et dont la dimension esthétique les distingue des œuvres scientifiques ou didactiques (sens attesté en 1764) ;

● Les activités de production et d'étude de telles œuvres (sens apparu dans la première partie du XIXe siècle) ;

● Ensemble de textes publiés relatifs à un sujet, qu'ils aient ou non une dimension esthétique (d'après l'allemand Literatur, 1758) C'est en ce sens que l'on peut parler par exemple de littérature scientifique

Dans le dictionnaire en ligne Wiktionnaire, il ne s’éloigne pas beaucoup des définitions précédentes, et présente à son tour le mot « littérature » comme « l’ensemble des productions littéraires d’une nation, d’un pays, d’une époque », et soutient que la littérature représente « l’activité et le métier des écrivains », et ajoute qu’il s’agit d’un « domaine particulier de la production littéraire », pour désigner enfin, « des développements spéciaux plutôt que solides »

Tandis que le dictionnaire Le Littré, reste restreint dans sa définition de la littérature,

et propose trois sens : « Connaissance des belles-lettres », « l’ensemble des productions littéraires d’une nation, d’un pays, d’une époque » et « l’ensemble des gens de lettres »

L’encyclopédie numérique Wikipédia, propose une définition plus précise du mot « littérature », dans son sens le plus courant, et elle la présente comme un aspect particulier de la communication verbale- orale ou écrite- qui met en jeu une exploitation des ressources de la langue afin de multiplier les effets sur le destinataire

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La littérature privilégie ainsi la fonction esthétique, en s’éloignant de la communication utilitaire dont le seul objectif est de transmettre des informations (presse et politique), pour s’intéresser à la forme

Définition selon les experts

Abordé de la littérature, Paul Valéry dit tout simplement que « la littérature n’est qu’un développement de certaines des propriétés du langage élaborées par un écrivain »

Tandis que Andrẹ Makine, un écrivain russe, définit la littérature à la manière d’un

style fleuri : « la vraie littérature était cette magie dont un mot, une strophe, un verset nous transportaient dans un éternel instant de beauté»

Histoire du sens du terme « littérature »

Le concept de la littérature apparaỵt depuis longtemps et connaỵt plusieurs changements selon les pensées et les événements de chaque l’ère Il est utile de comprendre l’évolution de ce terme depuis l’antiquité jusqu’à maintenant

Inscrit dans le TLFi (Trésor de la langue française informatisé), le mot “littérature” a connu en 1121 pour le premier sens "ce qui est écrit" Cette acception générale se gardait jusqu'à XVIIè siècle, on dit alors "avoir de la littérature" comme on dit aujourd'hui "avoir de la culture"

Parallèlement aux pensées originales, il existe à partir de la 2è moitié du XVIIè siècle une autre explication pour ce terme - "belles-lettres", c'est-à-dire d'œuvres reconnues par les gens de gỏt, et puis vers un sens plus large celui de « la création langagière écrite » basée sur la subjectivité et libérée de critères esthétiques contraignants

Au XIXe siècle, le mot « littérature » acquiert son sens moderne qui devient le sens commun et s'applique à « des textes auxquels on accorde une qualité esthétique que l'on peut discuter » Après, le grammairien Bernard Jullien distingue entre « littérature

» et « grammaire », deux concepts intimement liés depuis l’Antiquité Selon lui, la littérature « classe et étudie les ouvrages (présentant un intérêt de style) »7 : elle prend

en charge l'étude et le questionnement sur le fond, sur le contenu des œuvres

Finalement, au XXe siècle, le champ de la « littérature » s'élargit à toutes les productions écrites, en prenant en considération le contenu et la forme

7 Cité par Littré « La littérature commence ó la grammaire finit, c'est-à-dire que, quand la grammaire s'est occupée du langage, de ses formes, de ses qualités et de ses défauts, la littérature classe et étudie les ouvrages ó toutes ces parties déjà connues doivent se retrouver »

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En conclusion, nous choisissons une définition la plus simple pour la base du système

de connaissances ci-dessous : “la littérature est un ensemble d'œuvres écrites ou orales auxquelles on reconnaît une valeur esthétique” Comme des autres arts, la littérature est un moyen idéal à exprimer la vie humaine La littérature vise à éduquer, à communiquer des pensées, à influencer et même à séduire La littérature constitue un héritage patrimonial et peut concourir à la préservation du patrimoine d'un pays, lorsqu'elle en souligne les valeurs, la culture et la civilisation

2.1.2 Traduction littéraire

Nous pouvons reconnaître que la traduction littéraire occupe un grand terrain dans le domaine de la traduction Si on parle de la traduction, la première illusion dans notre pensée renvoie à une rangée pleine d’oeuvres littéraires traduites de plusieurs langues différentes

Le traducteur littéraire tient une fonction un peu différente des autres du même champ Car il s’agit essentiellement d’une fonction culturelle Jusqu’à maintenant, on ne peut pas donner une propre définition Concernant un phénomène abstrait - la culture, elle demande plus d’aspects que les autres domaines comme la traduction des textes techniques, administratifs, économique, Mais ses spécialités ne suffisent pas à créer

un nouveau concept

Certains acceptent l’opinion selon laquelle la traduction littéraire n’est qu’une imitation d’un texte original déjà existant, qui se classe donc dans la même catégorie que le texte source Basés sur cela, ils traduisent en essayant à garder totalement l’original, autrement dit, ils utilisent la méthode mot-à-mot Ils atteignent au maximum le 2è niveau de la traduction Néanmoins, au fil du temps, la qualité d’une traduction s’améliore à travers plusieurs études La littérature est un art La traduction littéraire demande donc des aptitudes en stylistique, une bonne imagination et des connaissances culturelles étendues Il s'agit de reproduire l'effet intégral du texte original chez le lecteur du texte dans la langue d'arrivée, autant que le sens des mots

La traduction doit être aussi plaisante à lire et susciter les mêmes émotions que l'original Les grands traducteurs, quelles que soient leurs langues de travail, ont une formation très exigeante, études littéraires et universitaires, dans la langue à partir de laquelle ils traduisent - et nombre de traducteurs littéraires traduisent à partir de plusieurs langues - mais aussi et surtout dans leur langue maternelle, langue vers laquelle ils traduisent L'écriture du texte de destination devient alors primordiale Et les experts doivent partir d’un nouveau chemin pour expliquer la notion de la traduction littéraire

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Lorsqu'on essaie de définir la traduction, on entend souvent d’une « re-création », tandis que le traducteur devient un « co-auteur » ou « re-écrivain », dont le travail connaît les mêmes difficultés que l’auteur Les notions de culture, d’échanges culturels apparaissent de plus en plus dans le discours théorique sur la traduction, surtout lorsqu’il s’agit de traductions littéraires Mais cette idée n’est pas entièrement soutenue Lê Bá Thự, un grand traducteur vietnamien partage que cette appellation semble un peu gonflée Selon lui, le terme “création” signifie faire apparaître une chose inédite, nouvelle que personne ne connaît jamais Or, ce n’est pas la mission d’un traducteur Ce qu’il faut faire, c’est reconstruire une oeuvre en une autre langue

Le traducteur peut introduire sa créativité dans la traduction afin de vietnamiser le texte, mais pas d’abandonner le critère “fidélité” Le traducteur crée dans un cadre fixé Après tout, l’auteur écrit ce qu’il connaît tandis que le traducteur doit connaître

ce que l’auteur écrit Le métier de traducteur demande en effet un grand nombre d’expériences, de connaissances Trouver les mot, les expressions les plus adéquats, c’est accomplir le travail

2.2 Éléments et critères de la traduction littéraire

La fidélité est une clé de la traduction Elle assure entièrement le contenu du texte original En effet, plusieurs théoriciens dans le domaine de la traduction s’accordent que la fidélité constitue un thème important de discussion Tout traducteur prétend être fidèle Mais il est fidèle à quoi ?

La fidélité d’une traduction ne peut pas se poser en matière de copie de l’original Avant de juger de la réussite d’une traduction, il faut se débarrasser de l’idée que traduire, c’est livrer une copie exacte d’une œuvre dans une autre langue

Les théoriciens essaient de proposer des différentes réponses pour la question « Que doit-on préserver dans une traduction ? » Jusqu’à maintenant, ils tentent d’approcher

de la fidélité de nombreuses manières : linguistiques, sémantiques, textuelles, philosophiques… Pourtant, toutes les études arrivent une conclusion : la fidélité au sens Selon Marianne Lederer, une traduction peut être fidèle aux différents aspects du

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sens : visualisation d’une situation, connaissance d’une réalité, fonction symbolique, figements et registre d’expression

2.2.2 Créativité

Chaque langue est le produit d'une culture particulière au sein de laquelle elle s’est développée et à laquelle elle est adaptée Par conséquent, la description d’une culture donnée devient difficile à atteindre en une langue étrangère Comment désigner autrement qu'en recourant à des artifices les différents produits de la pâtisserie française par exemple en vietnamien ? Et inversement, comment décrire dans une langue européenne des concepts propres de la culture orientale ? Alors il nécessite une reformulation en ajoutant la créativité dans le texte cible afin de comprendre plus facilement

En effet, le terme « créativité » devient accepté dans la période contemporaine de la traduction Autrefois, la traduction a été considérée comme une pâle copie de l’original, la création et la recréation se sont trouvé un flou conceptuel en traduction Plusieurs personnes ont pensé que le traducteur n’est pas un écrivain ou un artiste bien

qu’il soit aussi protégé par le statut de l’auteur « Il se veut écrivain, mais n’est que écrivain Il est auteur et jamais l’Auteur Son œuvre de traducteur est une œuvre, mais n’est pas l’Œuvre »8, a partagé Antoine Berman

ré-Pourtant, en recherchant plus sur la traduction, on n’ignore pas l'existence de la

créativité « Nous ne pouvons pas définir un produit créatif, mais nous le savons comme on le voit » (We cannot define a creative product, but we know it when we see it.) 9 Cette tendance de « créativité » évalue de temps en temps : « Il peut paraître étrange, voire même provocant, de parler de créativité à propos de la traduction »10, selon M Ballard

C’est vrai qu'une traduction doit respecter le texte original Mais une équivalence entière cause une question : Que doit-on faire dans le cadre des mots intraduisibles ou des problèmes culturels ? De ce fait, les écrits consacrés à la créativité en traduction

se sont de plus en plus multipliés et certains vont même jusqu’à affirmer que la traduction exige plus de créativité Selon les théories sur le processus de la traduction, les experts affirment qu’il demande l’étape de reverbalisation par lequel le traducteur

8 Antoine Berman (1984), L'épreuve de l'étranger: Culture et traduction dans

l'Allemagne romantique: Herder, Goethe, Schlegel, Novalis, Humboldt,

Schleiermacher, Hölderlin, Paris, Gallimard, p.19

9 Glover, G., Ronning, R., & Reynolds, C (Eds.) (1989) Handbook of creativity: Perspectives on individual differences New York: Plenum

10 Michel Ballard (1997), Créativité et traduction, Target 9.1

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oublie la forme du texte de départ et réécrit par sa propre compréhension Ainsi, la créativité existe dans le fondement de la traduction

Pourtant, il est important de faire l’attention au niveau de la créativité Si la traduction constitue peu créative, le contenu devient rigide et difficile à comprendre En revanche, si elle plus créative, le changement fait disparaître l’authentique et le vouloir-dire de l’auteur Donc, un bon traducteur a besoin d’une adaptation juste qui lisse les phrases tout en gardant les valeurs du texte de départ

De plus, il faut distinguer la créativité et la création Selon Larousse, la création

définit une « action d'établir, de fonder quelque chose qui n'existait pas encore », tandis que la créativité signifie un « aspect de la compétence linguistique représentant l'aptitude de tout sujet parlant une langue à comprendre et à émettre un nombre indéfini de phrases qu'il n'a jamais entendues auparavant et dont les règles (en nombre fini) d'une grammaire générative sont censées rendre compte »

2.2.3 Style d’écriture

Jusqu’à maintenant, plusieurs experts discutent de cet aspect mais on ne trouve pas encore une définition exacte pour le style d’écriture Selon le dictionnaire Larousse, le style est une façon particulière dont chacun exprime sa pensée, ses émotions, ses sentiments Tandis que l’écriture littéraire désigne la manière par laquelle certains écrits se situent dans la société et l’histoire Le mot « écriture » a acquis un sens tout à fait nouveau au début des années 1960, Roland Barthes l'ayant choisi pour désigner la façon dont l'écrivain lui-même envisage la place de ses écrits.11 Donc pour les écrivains, le style d’écriture se charge un moyen de créer sa propre langue Chaque écrivain possède son style, sa manière de construire l'histoire, de construire les phrases, d'utiliser les mots Chacun utilise, autant qu'il crée, ses techniques d'écriture

« Du style je ne m’en occupe pas Je dis les choses comme elles arrivent sur moi, comme elles m’attaquent si vous voulez, comme elles m’aveuglent L’écriture courante que je cherchais depuis si longtemps je l’ai atteinte Par écriture courante,

je dirai écriture presque distraite qui court qui est plus pressée d’attraper des choses que de les dire Je parle de la crête des mots c’est une écriture qui courait sur la crête pour aller vite, pour ne pas perdre », partage Marguerite Duras en 1984

Chaque écrivain possède sa propre manière d’exprimer son histoire On peut déterminer le style d’un auteur à partir des éléments stylistiques de base par exemple les registres de langue, les procédés littéraires, les figures de style, Nous pouvons rencontrer un style parlé, un peu vociférant de Louis-Ferdinand Céline dans « Voyage

11 Roland Barthes (1953), Le degré zéro de l’écriture, Paris, Seuil

Trang 23

au bout de la nuit », ou un style coulé, fluide, plongé dans le souvenir comme l’extrait

« Sur la lecture » de Marcel Proust

En outre, écrire s’inscrit dans une époque L’écrivain s’inscrit dans une lignée Il est influencé par ses lectures, par son temps, par sa classe sociale Roland Barthes remarque que la forme choisie par des écrivains varie avec le temps, que des contemporains peuvent avoir des styles proches ou différents, que tout sépare « Gide

et Queneau, Mallarmé et Céline, Claudel et Camus, qui ont parlé d’un même état historique de notre langue avaient des écritures profondément différentes » affirme Barthes

Liés aux critères de traduction, comme l’a mentionné Marianne Lederer « il faut respecter des aspects de sens », alors devons-nous respecter également le style

d’écriture de l’auteur ? Barthes, dans son oeuvre « Le degré zéro de l’écriture », a dit :

« Placée au cœur de la problématique littéraire qui ne commence qu'avec elle, l'écriture est essentiellement la morale de la forme, c'est le choix de l'aire sociale au sein de laquelle l'écrivain décide de situer la nature de son langage » L’écriture joue

un rôle plus important dans le domaine de la littérature que les autres Par exemple : dans le texte administratif, il faut des phrases neutres, exactes, sans subjectivité; ou dans le texte scientifique, il fait attention le plus d’attention au contenu des théories Mais pour la littérature, le style d’écriture est la façon la plus personnelle de raconter les choses Il reflète l’essence du narrateur et l’âme de l’auteur Les propres caractères (phrases courtes ou longues, phrases simples ou complexes, manière de mise en oeuvre des figures de styles, rhétoriques, ) sont la mesure par laquelle l’auteur révèle ses implicites Donc, c’est nécessaire de conserver le style d’écriture de l’auteur dans

d’oeuvre

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CHAPITRE 2 COMPARAISON DES DEUX TRADUCTIONS

1 Présentation générale

1.1 Présentation du tirage à analyse

Étant une oeuvre connue du monde, « Le Petit Prince » est rapidement traduit en

vietnamien par plusieurs traducteurs tels que Vĩnh Lạc, Nguyễn Thành Long, Nguyễn Tấn Đại, Comme mentionné dans l’introduction, nous nous permettons de faire ces études à travers la version la plus connue de Bùi Giáng et la dernière version de Trác Phong

Le tirage à analyse, contenant 6 chapitres (du Xè au XVè chapitre), aborde la découverte des astéroi�des 325, 326, 327, 328, 329 et 330 du petit prince Il rencontre alternativement un roi sans citoyen, un vaniteux qui aime être acclamé, un buveur qui boit pour oublier la honte de boire, un businessman qui ouvre des comptes de banque pour gérer les étoiles, un allumeur qui éteint et rallume la réverbère fidèlement à la consigne et un explorateur qui ne quitte jamais son bureau À travers ces découvertes, l’auteur du livre - Antoine de Saint-Exupéry décrit une vie ennuyeuse, occupée et incompréhensible des adultes

1.2 Présentation du corpus

Une bonne traduction ne constitue pas une copie de l’original, il nécessite la créativité Chaque personne possède sa propre compréhension, sa manière d’expression, son vocabulaire, et il les utilise afin de recréer une oeuvre C’est pourquoi une oeuvre peut être obtenue de nombreuses traductions, chacune apporte des couleurs et le style particuliers dépendant de son traducteur

Alors, tout d’abord, nous trouvons le style propre des deux auteurs de manière à analyser chaque traduction par rapport à l’original : Comment construit on les phrases

? Comment traduit-on les mots intraduisibles ? Quelle est la spécialité dans la traduction de chaque auteur ? Ensuite nous allons comparer les deux traductions : Quelles sont les similitudes et les différences? Chaque traduction exprime-t-elle la créativité? Ou est-elle entièrement fidèle ? Finalement, nous allons conclure quelques explications des similarités ainsi que les différences entre les deux traductions

Trang 25

2 Analyse de traduction de Bui Giang

2.1 Présentation du tirage

Le poète Bùi Giáng a traduit « Le Petit Prince » en 1973, c’est la première fois que ce

livre tient le nom « Hồng tử bé » qui est gardé dans quelques traductions suivantes Cette traduction est publiée par la maison d’édition An Tiem (à Ho-Chi-Minh ville) et republiée en 2005 Le tirage dans ce travail vient de la première édition

Selon le traducteur, « Le Petit Prince » est le plus poétique et agrégé parmi les oeuvres

de Saint-Exupéry Il parle d’un ange qui revient la Terre pour « s’engager » à comprendre la vie puis « séparer la rose sans ressentiment »

Étant un poète, l’interprétation de Bùi Giáng contient la musicalité et la romance C’est la raison principale qui produit deux opinions mitigées de lecteurs aujourd’hui : certains pensent qu’il utilise trop de créativité dans la traduction, personnalise trop le texte et change du style de l’auteur ; d’autres croient qu’il fleurit la traduction d’une manière vietnamienne l’original

2.2 Analyse de traduction

2.2.1 Traduction par explication

Outre l’utilisation des mots équivalents entre les deux langues, la méthode souvent pratiquée par les traducteurs consiste en l'interprétation explicative Au fait, cette méthode fait le texte traduit plus court ou plus long que le texte original Elle crée donc la liberté grâce à laquelle les traducteurs peuvent ajouter ou passer quelques mots du texte de départ afin de transmettre le message plus compréhensible et intelligible Il s’agit de deux types pour expliquer : l’explicitation et l’implicitation

2.2.1.1 Explicitation

Lors de la traduction, les traducteurs ajoutent parfois des éléments de phrases dont les correspondances n’existent pas dans le texte de départ Cette addition n’influence guère le contenu de l’auteur Elle vise à clarifier au lecteur la phrase originale Ici nous allons proposer des exemples typiques dans la traduction de Bùi Giáng

(1)

La première était habitée par un roi Tinh cầu thứ nhất cĩ một vì vua cư trú

Si nous lisons seul la phrase « la première était habitée par un roi », il est difficile à

comprendre qu’est ce que la première? Actuellement, l’auteur a énuméré des astérọdes au paragraphe précédent Les lecteurs devinent donc que c’est la première astérọde Pourtant, les nombres ordinaux (première, deuxième, ) paraissent souvent

Trang 26

dans les chapitres suivants, Bui Giang explicite « tinh cầu thứ nhất / thứ hai / » en

visant à aider les lecteurs vietnamiens à mieux comprendre

(2)

Le roi siégeait, habillé de pourpre et

d’hermine, sur un tro �ne très simple et

cependant majestueux

Vị vua nọ, vận xích bào và da lông chồn

bạch, nghiễm nhiên chễm chệ trên một

cái ngai vàng rất đơn sơ và rất trọng thể

Dans cette phrase, le mot « nghiễm nhiên » ne correspond aucun mot de l’édition française Le traducteur le produit ici pour insister le caractère d’un roi arrogant, dominant

(3)

C’était un monarque absolu

Vua này là vua tuyệt đối chuyên chế chí tôn

Le terme « c’était » est un structure impersonnelle Le traducteur le traduit par « vua này là vua », le mot « vua » apparaît 2 fois afin d’insister et d’identifier le sujet de la phrase

(4)

Approche-toi que je te voie mieux Lại gần đây cho trẫm xem rõ mày mặt

Le mot « mặt » détaille plus la demande du roi Mais actuellement, quand une personne dit voire quelqu’un mieux, on comprend qu’elle veut regarder précisément son visage Nous pouvons trouver un cas semblable :

J’ai fait un long voyage et je n’ai pas

dormi

Tôi đã trải một cuộc hành trình dằng dặc,

và chưa có ngủ chút nào, nên thèm ngủ

quá

Nous pouvons facilement constater qu’il n’existe pas les éléments correspondant à

«nên thèm ngủ quá » dans le texte original En ayant recours à la phrase précédente,

le traducteur a ajouté ces éléments dans sa traduction Ce fait a pour but de rendre le message plus clair et plus compréhensible

(5)

Mais tu le gracieras chaque fois pour Nhưng cứ mỗi một phen ngươi lại xá miễn

Trang 27

l’économiser Il n’y en a qu’un cho nĩ, là cốt để dành dụm con chuột lại

cho cịn đĩ mãi mãi về sau Suốt xứ, chỉ

(7)

Parce que les ivrognes voient double

Alors le géographe noterait deux

montagnes, là ó il n’y en a qu’une seule

Tại vì những bọn say rượu nhìn một ra

hai Do đĩ xui nhà địa lý lầm lạc theo, nhà địa lý ắt sẽ ghi hai ngọn núi tại một nơi chỉ cĩ một ngọn núi mà thơi

Dans ce cas, le traducteur utilise habilement le terme « nhìn một ra hai» qui a la

même signification du mot « double » Puisque dans la phrase ci-dessus, l’auteur

parle de deux montagnes Alors cette explication résume à la fois le mot « double » et

le mot « deux »

(8)

Il est contraire à l’étiquette de bâiller en

présence d’un roi,

Triều nghi khơng cho phép thiên hạ đứng

trước mặt một vì vua mà ngốc miệng ra ngáp Trẫm cấm nhà ngươi cái sự vụ ngáp đĩ

En ajoutant le mot « thiên hạ », les lecteurs se demandent ce qui est contraire à l’étiquette Et il est nécessaire dans ce cas-là La deuxième phrase, « trẫm cấm nhà ngươi cái sự vụ ngáp đĩ » exprime la même idée de la phrase précédente Cette

répétition vise à insister la demande ainsi que le pouvoir du roi

Trang 28

(9)

Elle était habitée par un vieux Monsieur

qui écrivait d’énormes livres

Có một ông già cư trú, ông ta viết những

cuốn sách thật bự

Dans la traduction, le mot « ông » est utilisé 2 fois tandis que le «vieux Monsieur » existe seul une fois Pourtant, en francais, l’auteur utilise le pronom relatif visant à éviter la répétition En vietnamien, Bui Giang double ce terme pour vietnamiser la phrase

(10)

Et le géographe, ayant ouvert son

registre, tailla son crayon

Và nhà địa lý, mở rộng cuốn sổ ra, cầm

con dao gọt nhọn đầu cây bút chì

Il est facile à trouver la présence de l’action « tient le couteau » qui favorise le fait suivant du géographe

(12)

[ ] c’est qu’il regrettait cette planète

bénie à cause, surtout, des mille quatre

cent quarante couchers de soleil par

vingt-quatre heures !

[ ] chàng luyến tiếc tinh cầu lai láng

hạnh phúc kia nhiều nhất là bởi lẽ: tại đó

trong khoảng hai mươi bốn tiếng đồng

hồ, chàng có thể hưởng được đến một ngàn bốn trăm bốn mươi cơn mặt trời lặn!

La groupe de mots expliquant la cause du regret du petit prince est remplacée par une proposition subordonnée Si on préserve la structure grammaticale française, la phrase deviendra lourde Séparer en deux propositions est une bonne solution pour reformuler

à la manière vietnamienne

Trang 29

Pourtant, la créativité n’est efficace qu’à un niveau précis Depuis longtemps, Bùi

Giáng est connu en raison de saupoudrer trop la traduction de sa personnalité Et alors quelques explicitations vont à l’encontre de leur objectif Par exemple :

(13)

– Alors, lui dit le roi, je t’ordonne de

bâiller Je n’ai vu personne bâiller depuis

des années Les bâillements sont pour moi

des curiosités Allons ! bâille encore

C’est un ordre

« Thế thì », vua phán « Trẫm ra lệnh cho

nhà ngươi hãy ngáp Ngáp đi Từ bao

năm nay trẫm cũng chưa gặp cơ duyên run rủi có được một phen gió nhìn thần

dân ngáp Những cái ngáp, ngáp ngắn

ngáp dài, đối với quả nhân là thứ của lạ

Nào! Ngáp đi Ngáp nữa đi Trẫm ra lệnh

Je n’ai pas besoin d’habiter ici Hà tất phải ở lại đây Ích chi mô

Le terme « chi mô » utilisé souvent dans les provinces au Centre du Vietnam, signifie

« có ích gì đâu », « có để làm gì đâu » Après avoir consulté, nous connaissons que Bùi Giáng est née à Quảng Nam (au Centre) C’est facile à comprendre la raison par laquelle il donne les empreintes de son village natal dans son travail Mais cette action provoque un embarras pour les lecteurs

(15)

Ça c’est plus amusant que la visite au roi

Cái vụ này coi a có mòi thú vị đây, có mòi

rỡn vui du hý hơn cái vụ viếng ông vua bữa trước

Une fois de plus, nous pouvons trouver les termes du Centre dans la phrase « coi », «

có mòi » En outre, en version française, la pensée du petit prince semble court, simple, peu d’émotion Nous nous permettons de la traduire par exemple : « Chuyến viếng thăm này vui hơn nhiều so với lần thăm ông vua » Quant à la version vietnamienne, le petit prince devient plus égrillard au moyen de la parole longue, répétée

(16)

Trang 30

Admirer signifie reconnaître que je suis

l’homme le plus beau, le mieux habillé, le

plus riche et le plus intelligent de la

planète

Thán phục ngợi ca à? Ấy có nghĩa là du dương nhìn nhận rằng là ta đây đúng là

con người đẹp nhất, ăn vận bảnh bao

nhất, thắt ca vát xum xuê nhất, giàu sang

phú hậu nhất trên nền, tài danh phong

nhã nhất trên bậc, từ vào trong cho chí ra ngoài, tràn lan khắp phong cảnh của tinh cầu tư lự, thông minh nết đất, văn chương tính trời

Nous apercevons juste d’un coup d’oeil rapide que la phrase ci-dessus compte beaucoup de propositions supplémentaires Les phrases « thán phục ngợi ca à? », « thắt ca vát xum xuê », ou « từ vào trong cho chí ngoài » réalisent une même mission : insister l’importance, la grandiose du vaniteux Le problème demeure que : nous pouvons accepter une première phrase, mais 3 propositions rendent la phrase plus longue, lourde, fatigante De plus, le mot « du dương » décrit quelque chose mélodieuse, harmonieuse comme la musique, le chant, la voix Selon nous, le traducteur veut dire que le vaniteux prétend recevoir tant d’acclamations qu’elles semblent une belle mélodie Que ce soit vrai ou non, l’idée du traducteur devient plus compliqué que l’original

En observant les avantages ainsi que les obstacles des explicitations, nous trouvons la différence entre les Vietnamiens et les Français : les Français réfléchissent à manière claire, logique, il est rare à voir des répétitions dans un texte français ; en revanche, les Vietnamiens ont tendance à faire l’attention au sentiment et recourent souvent à la répétition pour l’exprimer Ainsi, ce n’est pas bizarre que Bui Giang répète plusieurs fois les mots, les phrases de même idée, pour bien traduire les pensées du personnage

2.2.1.2 Implicitation

Contrairement à l’explicitation, l’implicitation fait disparaître quelques éléments dans

le texte source pour éviter d’alourdir la traduction Observons les cas suivants :

(1)

Voilà un sujet, s’écria le roi quand il

aperçut le petit prince

Đây là một con dân, vị vua nọ thốt to lúc nhìn thấy thoáng hoàng tử bé

Nous pouvons constater les deux propositions dans la phrase ci-dessus ont le même sujet « le roi » Mais l'auteur remplace l'un par pronom « il » de crainte de la répétition lexicale Bui Giang simplifie la phrase complexe par une phrase simple en

Trang 31

abandonnant le pronom et garde seulement un sujet De ce fait, la phrase traduite semble plus vietnamien et plus court

(2)

Si j’ordonnais à un général de [ ], et si

le général n’exécutait pas l’ordre reçu,

qui, de lui ou de moi, serait dans son tort

?

Nếu ta ra lệnh cho một vị tướng [ ], và nếu như vị tướng không thi hành mệnh lệnh, thì ai là kẻ quấy, vị tướng nọ hay là trẫm này?

En traduisant complètement tous les mots, la phrase peut être écrite « nếu vị tướng

không tuân theo mệnh lệnh được giao / ban / nhận ? » Mais il n'a pas besoin de

traduire le mot « reçu » dans ce cas, car cela fait encombrer la phrase En effet, on explique que le roi ordonne à un général dans la phrase précédente

(3)

Tu pourras juger ce vieux rat Tu le

condamneras à mort de temps en temps

Ainsi sa vie dépendra de ta justice

Nhà ngươi sẽ thỉnh thoảng lên án nó từng trận mà chơi Và như vậy, số kiếp nó sẽ tùy thuộc nơi quyền tài phán công minh tối thượng của nhà ngươi

Dans cet exemple, l’auteur décrit deux actions successives « juger », puis « condamner » En évitant la mort dans un livre destiné aux enfants, le traducteur traduit

l’idée en reliant les deux phrase de départ et passe la deuxième phrase

(4)

Je n’ai pas besoin d’habiter ici Hà tất phải ở lại đây

Mais ce n'est pas tout le temps que l'auteur explique par les phrases complètes Dans

la phrase ci-dessus, Bui Giang remplace une phrase suffisant le sujet et le prédicat par une structure impersonnelle Cette solution exprime l'indifférence du petit prince pour

– Mais non Des petites choses dorées qui

font rêvasser les fainéants

« Những con ruồi? »

« Không, không phải, những cái vật vàng óng làm cho những đứa lười biếng nó mơ mộng đăm chiêu ở bên thân mình của phố thị »

Trang 32

Cette conversation entre le petit prince et le businessman se compose de questions et

de réponses de même structure Le traducteur efface une paire de question - réponse pour éviter la répétition et la longueur de la discussion sans changement l’idée originale

(6)

Je les gère Je les compte et je les

recompte, dit le businessman

Ta quản lý chúng Ta đếm đi đếm lại chúng Ta đếm tới đếm lui chúng

La description désignant la parole du personnage est retranchée Pourtant, le businessman se situe dans une conversation Cette indice n'est pas donc nécessaire dans ce cas-là

2.2.2 Traduction par adaptation

Comme nous avons abordé dans la partie de la théorie, la traduction a pour l’objectif

de transmettre le message de l’auteur le plus naturellement Pourtant, chaque langue se construit sur les structures et les règles différentes Si on obéit entièrement au texte de départ, on fera l’erreur de traduction « mot-à-mot » Alors, dans la traduction, il faut l’adaptation C’est également la manière par laquelle les traducteurs montrent leur créativité

2.2.2.1 Adaptation lexicale

Nous savons que chaque mot dans la langue de départ contient plusieurs significations dans la langue d’arrivée Fréquemment, lors de la rencontre d’un mot nouveau, certains le consultent dans le dictionnaire et choisissent l’une la plus raisonnable parmi les définitions Pourtant, les dictionnaires ne donnent jamais suffisamment les mots équivalents en langue cible, ils n’expliquent que les sens d’un mot C’est parce qu’il faut s’appuyer sur le contexte pour sélectionner un sens le plus acceptable Donc, l’adaptation lexicale devient un problème indéniable dans la traduction

Formules d’appel

Le tirage montre les rencontres du petit prince avec six autres personnes qui représentent les adultes Alors les formules d’appel entre le petit prince et chaque personne peuvent constituer un problème de la traduction

(1)

Quant au petit prince, tout au long de l’extrait, le traducteur utilisent les formules

neutres comme « tôi », « ta »

Je ne peux pas m’en empêcher [ ] Tôi không tự kiềm chế nổi cái ngáp [ ]

Trang 33

Je t’admire, dit le petit prince [ ]

Ta chúc tụng ngợi ca nhà ngươi đó nhé [ ]

Sauf avec le roi, il s’adresse « hạ thần » - un formule ancien des sujets lors de la

période de monarchie

[ ] je vous demande pardon de vous

interroger

Xin bệ hạ mở lượng hải hà cho phép hạ

thần nêu tiếng hỏi

Et le roi répond au petit prince par « trẫm » :

Approche-toi que je te voie mieux Lại gần đây cho trẫm xem rõ mày mặt

Dans ce cas-là, le traducteur se base sur la relation hiérarchique entre le petit prince et

le roi pour choisir le mot « trẫm » C'est la façon de se nommer autrefois par les rois

des pays orientaux dont le Vietnam

« Je je t’ordonne tantôt de bâiller et

tantôt de… »

« Thế thì ta ra lệnh cho nhà ngươi lúc

thì ngáp, lúc thì » Même la parole du roi, mais cette fois, Bui Giang choisit « ta » pour le désigner C’est

un ordre du roi au petit prince Grâce au terme « t’ordonne » - « ra lệnh cho nhà ngươi », la position du roi reste même

(2)

Pour les restes, le traducteur tient aux pronoms neutres :

Admirer signifie reconnaître que je suis

l’homme le plus beau [ ]

Ấy có nghĩa là du dương nhìn nhận rằng

là ta đây đúng là con người đẹp nhất [ ]

Je fais là un métier terrible

Tôi làm một nghề kinh khủng đó chú thấy không

Je suis géographe, [ ] Ta là nhà địa lý [ ]

Cinq cent un millions de je ne sais

plus

Năm trăm một triệu cái cái chi tao cũng

chẳng biết nữa

En vietnamien, le mot « tao » n’est utilisé que dans la langue familière, par exemple

dans la communication des amis proches, la parole des parents aux enfants, ou la parole des personnes ayant une haute hiérarchie pour les personnes de la basse

Trang 34

hiérarchie D’ordinaire, un businessman est équipé toujours de la politesse et de l’éducation, donc il emploie rarement « tao » Mais dans cette situation, Bui Giang croit peut-être que le businessman méprise le petit prince

Tâu bệ hạ, chàng hỏi Xin bệ hạ mở

lượng hải hà cho phép hạ thần nêu tiếng hỏi

Vous avez un drôle de chapeau

Ngài có một cái mũ đội trên đầu trông ngộ nghĩnh kỳ cục lai rai, ron ren dấm dớ thật

Mais vous êtes géographe ! Nhưng ông là nhà địa lý kia mà!

Et Bui Giang traduit « vous » par les pronoms « bệ hạ », « ngài », « ông » Ils expriment également le respect à l’égard des personnes de haute hiérarchie en vietnamien

(4)

Pour le buveur, l’allumeur et le businessman, l’auteur emploie le pronom « tu » Mais

en traduisant, Bui Giang continue à prendre les mots formels :

Pourquoi bois-tu ? lui demanda le petit

prince "Tại sao ngài nhậu?", hoàng tử bé hỏi

Mais tu ne peux pas cueillir les étoiles !

Nhưng ông, thì ông không thể hái ngắt

được những đóa ngôi sao đâu!

Tu sais je connais un moyen de te

reposer quand tu voudras

Bác biết đó nhé tôi biết một phương cách giúp bác nghỉ ngơi lúc nào bác muốn

Une exception: lors de rencontre avec le vaniteux, le petit prince change le vouvoiement par le tutoiement

Vous avez un drôle de chapeau

Ngài có một cái mũ đội trên đầu trông ngộ nghĩnh kỳ cục lai rai, ron ren dấm dớ thật

Trang 35

Mais tu es seul sur ta planète !

Nh ưng ngài có một mình ngài trên cái

tinh cầu của ngài mà!

Nous apercevons que la formule d’appel du petit prince révèle son attitude pour les autres Quand il se vouvoie, il se rend poli : le roi représente la monarchie à qui tout le

monde doit obéir ; le vaniteux semble « plus amusant que la visite du roi » ; et le géographie est «un véritable métier » Quand il se tutoie, il considère que les autres

sont proches ou occupent le même niveau hiérarchique avec lui : le buveur boit dans

toute la conversation et donne au petit prince juste la tristesse ; le businessman « raisonne un peu comme mon ivrogne » ; et l’allumeur « est le seul dont j’eusse pu faire mon ami » Même le cas exceptionnel, l’auteur montre un changement intérieur

du petit prince : le vaniteux a tout d’abord l’air amusant, mais ensuite notre héros se tutoie tout de suite lorsqu’il ne l’entend pas et montre sa confiance si bizarre

Pourtant, dans la traduction en vietnamien, cette nuance n’est pas démontrée Peu importe à qui le petit prince parle, Bui Giang n’expose pas la différence nette entre le

pronom « vous » et « tu » de Saint-Exupéry Cela peut s’expliquer peut-être que le

traducteur ne fait pas l’attention au changement du comportement du petit prince, ou pour lui, il reste encore un enfant rapport aux autres qui sont des adultes

(5)

Quant aux autres personnes sur les planètes du nombre de 325 à 330, elles ont leurs propres moyens de traitement dépendant de leur position pour le petit prince

Si tu ordonnes à ton peuple d’aller se

jeter à la mer, il fera la révolution

Nếu nhà ngươi ra lệnh cho con dân nhảy

xuống biển, thì dân con sẽ nổi loạn làm cách mạng con dân

Ton coucher de soleil, tu l’auras

Cảnh mặt trời lặn của ngươi, ngươi sẽ có

Est-ce que tu m’admires vraiment

beaucoup ?

Có thật chăng, có thật chăng là nhà

ngươi thán phục ngợi ca ta?

Ce sont les paroles du roi et du vaniteux

Hein ? Tu es toujours là ? Hử? mày vẫn đứng đó?

Concordant au mot « tao », le businessman appelle le petit prince par « mày »

Trang 36

D’ó viens-tu ? lui dit le vieux Monsieur Chú từ đâu tới? cái ơng cụ già hỏi

Pour le géographe, le petit prince devient « chú » - un terme qui exprime l'hospitalité

d’un savant pour les visites

Dans « Le Petit Prince », le narrateur tient la 3è personne Car nous constatons

l'existence du pronom « il » désignant les personnages Alors, comment Bui Giang traduit-il ce terme dans chaque cas ? Il choisit seul un terme pour tout le texte ou transmet en plusieurs mots dépendant du contexte ?

(6)

Il se trouvait dans la région des

astérọdes 325, 326, 327, 328, 329 et 330

Chàng đã từng ở trong vùng những tiểu tinh cầu 325, 326, 327, 328, 329 và 330

Dans ce tirage, le traducteur emploie le mot « chàng » ou appelle directement « hồng

tử bé » Le mot « chàng » répand dans la société vietnamienne au dernier siècle Cet

appel apporte un ton affectueux du traducteur pour le héro - un petit garçon nạf

(7)

Comment peut-il me reconnaỵtre puisqu’il

ne m’a encore jamais vu !

Làm sao ngài lại cĩ thể nhận ra ta được,

vì bấy nay cĩ bao giờ ngài gặp gỡ ta đâu

Le roi signifie une personne qui tient un grand pouvoir Alors, au lieu des mots

ordinaires comme « ơng ta », « anh ta », , le traducteur traduit le pronom « il » par « ngài », ressemblant au pronom « vous » Cette traduction montre du respect à l'égard

du roi

(8)

C’est, peut-être, parce qu’il s’occupe

d’autre chose que de soi-même

Ấy cĩ lẽ vì chàng bận tâm lo tới những gì

khác hơn là chính bản thân mình

À la fin de la conversation avec l’allumeur, le petit prince avoue qu’il l’aime On peut aperçoit un changement dans la manière de traduction :

Quand il allume son réverbère, c’est

comme s’il faisait naỵtre une étoile de

plus, ou une fleur

Khi anh ta thắp ngọn đèn lồng thì cũng cĩ thể gọi là làm một việc giống như làm nảy sinh thêm ra một cái ngơi sao nữa, hoặc một đĩa hoa rạng rỡ nữa

Trang 37

C’est, peut-être, parce qu’il s’occupe

d’autre chose que de soi-même

Ấy có lẽ vì chàng bận tâm lo tới những gì

Tandis que pour les autres, le pronom « il » apporte une explication générale

Est-ce que tu m’admires vraiment

beaucoup ? demanda- t-il au petit prince

"Có thật chăng, có thật chăng là nhà

ngươi thán phục ngợi ca ta?", gã hỏi

hoàng tử bé một câu như thế

Tiens ! voilà un explorateur ! s’écria-t-il,

quand il aperçut le petit prince

"Kìa một nhà thám hiểm!", ông ta thốt lớn

khi thoáng thấy hoàng tử bé

Synonymes

Outre les formules d’appel, le traducteur approuve son style d’écriture à travers des synonymes

(1)

Le roi siégeait, habillé de pourpre et

d’hermine, sur un trône très simple et

cependant majestueux

Vị vua nọ, vận xích bào và da lông chồn bạch, nghiễm nhiên chễm chệ trên một cái

ngai vàng rất đơn sơ và rất trọng thể

Il n’avait jamais vu encore une planète

aussi majestueuse

Chàng chưa bao giờ nhìn thấy một tinh

cầu uy nghiêm thế này

le roi, qui ramena majestueusement un

pan de son manteau d’hermine

nhà vua [ ] long trọng kéo bớt một vạt

áo lông chồn trắng lên

Nous observons que les mots « trọng thể », « uy nghiêm », « long trọng » ont le même sens en vietnamien L'auteur utilise les synonymes au lieu d'un seul mot 3 fois Cela vise à éviter la répétition dans la littérature Nous pouvons voir plusieurs exemples similaires dans l’annexe

(2)

Approche-toi que je te voie mieux, lui dit

le roi qui était tout fier d’être roi pour

quelqu’un

"Lại gần đây cho trẫm xem rõ mày mặt", nhà vua bảo thế, vì ngài rất lấy làm hãnh

diện được dịp đóng vai vua chúa với một

con người, con kẻ, con dân

Trang 38

Dans les dictionnaires, « quelqu'un » signifie « n'importe qui, une personne inattendue» ou « bất kỳ ai, người khác, bất cứ ai, ai đó » en vietnamien Mais l'auteur

ne choisit pas un mot équivalent, il traduit ce mot par 3 noms « một con người, con kẻ, con dân » Ces trois noms désignent les personnes de la basse hiérarchie par rapport au roi Dans le texte de départ, il n'y a qu'un terme, mais dans la traduction on voit des termes de même sens juxtaposés Cela explique que le traducteur veut insister sur la traduction en créant une certaine nuance littéraire

(5)

Je suis très vieux, je n’ai pas de place

pour un carrosse, et ça me fatigue de

Trang 39

Dans l'original, l'auteur écrit « je n'ai pas de place pour un carrosse » Au lieu de traduire mot à mot, Bui Giang le transmet : la planète n'a pas de place pour un carrosse Cela fait la phrase plus logique et facile à comprendre

Nous remarquons que le terme en langue d'arrivée s'allonge car le traducteur ajoute une série d'adjectifs et crée donc une certaine musicalité et une image expressive à la phrase, par exemple :

Nous écrivons des choses éternelles

Chúng ta viết, chúng ta ghi chép những

sự vật thiên thu, những sự vụ vạn đại, những sự kiện vĩnh viễn muôn năm, trường tồn tuế nguyệt

Je suis sérieux, moi, je suis précis

Ta đứng đắn nghiêm trang, ta đưa ra con

số chắc chắn, rõ rệt, chính xác

Si nous nous intéressons à cette seule phrase, nous le traduirons « ta rất chính xác »

En tenant compte de la circonstance, le traducteur explique une telle proposition parce que c'est la parole du businessman et qu’il travaille avec les nombres

(8)

La planète d’année en année a tourné de

plus en plus vite, et la consigne n’a pas

changé !

Tinh cầu mỗi năm mỗi quay nhanh chóng

hơn, còn hiệu lệnh thì không thay đổi!

Comme nous avons connu, le terme « et » exprime l'addition tandis que le terme « còn» en vietnamien désigne l'opposition Cependant, en examinant le contexte, cette traduction devient raisonnable Ici l'allumeur rencontre un paradoxe : le temps se passe de plus en plus vite mais il doit également éteindre et rallumer selon la consigne

Trang 40

(2)

C’est un ordre Trẫm ra lệnh cho nhà ngươi ngáp đó

Ici, l'auteur écrit une phrase impérative impersonnelle Nous pouvons le traduire par exemple « Đây là mệnh lệnh » Mais le traducteur explique clairement en ajoutant le sujet et le complément d'objet dans la phrase

(3)

[ ] si le général n’exécutait pas l’ordre

reçu, qui, de lui ou de moi, serait dans

son tort ?

[ ] và nếu như vị tướng không thi hành mệnh lệnh, thì ai là kẻ quấy, vị tướng nọ hay là trẫm này?

Nous voyons l'inverse de la position entre les deux groupes « de lui ou de moi » et

«serait dans son tort » Cela facilite la compréhension des lecteurs

(4)

Mais j’attendrai, dans ma science du

gouvernement, que les conditions soient

favorables

Nhưng thể theo thuật cầm quyền, ta sẽ

chờ cho tới lúc những điều kiện thuận lợi đầy đủ đi về

En vietnamien, on met souvent les compléments de manière au début ou à la fin de la phrase Tandis qu'ils peuvent se placer également au milieu de la phrase en francais

Ngày đăng: 16/03/2021, 09:36

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