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L’influence de la culture sur les prénoms français et vietnamiens

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Nous avons décidé de faire une étude sur les prénoms dans la culture vietnamienne et française.. Enfin « L’influence de la culture sur les prénoms français et vietnamiens » a été choisi

Trang 1

UNIVERSITÉ NATIONALE DE HANOI UNIVERSITÉ DE LANGUES ET D’ÉTUDES INTERNATIONALES

DÉPARTEMENT POST-UNIVERSITAIRE

*****************

NGUYỄN THỊ TUYẾT ANH

L’INFLUENCE DE LA CULTURE SUR LES PRÉNOMS

FRANÇAIS ET VIETNAMIENS

ẢNH HƯỞNG CỦA YẾU TỐ VĂN HĨA ĐẾN TÊN RIÊNG

CỦA NGƯỜI PHÁP VÀ NGƯỜI VIỆT

MÉMOIRE DE MASTER

Spécialité : Linguistique française Code : 60220203

HANỌ – 2015

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UNIVERSITÉ NATIONALE DE HANOI UNIVERSITÉ DE LANGUES ET D’ÉTUDES INTERNATIONALES

DÉPARTEMENT POST-UNIVERSITAIRE

*****************

NGUYỄN THỊ TUYẾT ANH

L’INFLUENCE DE LA CULTURE SUR LES PRÉNOMS

FRANÇAIS ET VIETNAMIENS

ẢNH HƯỞNG CỦA YẾU TỐ VĂN HÓA ĐẾN TÊN RIÊNG

CỦA NGƯỜI PHÁP VÀ NGƯỜI VIỆT

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ATTESTATION SUR L’HONNEUR J’atteste sur l’honneur que ce mémoire a été réalisé par moi-même et que les données et les résultats qui y sont présentés sont exacts et n’ont jamais été publiés ailleurs

Hanọ, le janvier 2015

Nguyễn Thị Tuyết Anh

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REMERCIEMENTS Nous tenons à exprimer en premier lieu nos remerciements les plus profonds à notre professeur et directeur de recherche, Monsieur Đinh Hồng Vân qui a dirigé ce travail avec beaucoup de dévouement

Nous tenons également à adresser notre vive reconnaissance à tous les professeurs du Département de formation post-universitaire de l’Université de Langues et d’Étude Internationales – Université Nationale de Hanoi qui nous ont professé avec gentillesse au cours de nos études à l’université Nous sommes vraiment reconnaissante des connaissances qu’ils nous ont enseigné,

ce qui nous aide beaucoup dans ce travail

Nous exprimons notre gratitude à tous les informateurs vietnamiens et français qui ont accepté de répondre à nos questions avec gentillesse Leur aide efficace nous a permis de réaliser avec succès notre enquête

Nos remerciements viennent enfin à notre famille et nos amis qui sont toujours à nos côtés tout au long de notre travail

Merci à toutes et à tous !

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RÉSUMÉ

Dans toutes les langues, les prénoms sont des objets linguistiques et des représentations complexes Le prénom est considéré comme un aspect de la culture Les prénoms reflètent les croyances et la pensée des gens sur le monde qui les entoure Nous avons décidé de faire une étude sur les prénoms

dans la culture vietnamienne et française Enfin « L’influence de la culture

sur les prénoms français et vietnamiens » a été choisi comme sujet de notre

étude

L'étude porte sur des questions controversées des prénoms dans la culture française et vietnamienne Nous souhaitons qu’elle offre un tableau intéressant d'une partie de la culture Cela sera utile pour les apprenants qui n’ont pas encore assez connaissance dans ce domaine, elle pourra leur aider à éviter les incompréhensions et même les chocs culturels

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TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION 1

1 Raison de choix du sujet 1

2 Problématique 2

2.1 Questions de recherche 2

2.2 Hypothèses de recherche 2

2.3 Objectifs 2

3 Méthodologie 2

4 Plan du mémoire 3

CHAPITRE I 5

CADRE THÉORIQUE 5

I La culture 5

1 Définition 5

2 Culture individuelle et culture collective 7

II Culture et langage 9

1 Histoire 9

2 La langue, la pensée et la culture 10

III L’interculturalité 12

1 Définition 12

2 La comparaison de deux cultures 13

IV Identités culturelles française et vietnamienne 15

1 Identité culturelle française 15

2 Identité culturelle vietnamienne 17

V Définition du prénom 19

CHAPITRE II 24

ÉTUDE DE L’INFLUENCE DE LA CULTURE SUR LES PRÉNOMS FRANÇAIS ET VIETNAMIENS 24

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I Présentation du corpus 24

II Traitement et interprétations des résultats de l’enquête 25

III Conclusion partielle 39

CHAPITRE III 41

LA DONNÉE DU PRÉNOM D’UNE PERSONNE SOUS L’IMPACT DES FACTEURS CULTURELS VIETNAMIENS/FRANÇAIS 41

I Le rôle du prénom 41

1 Identification des individus 41

2 Distinction du sexe 41

3 Préservation des valeurs traditionnelles 42

II Les facteurs culturels influent sur le choix du prénom d’une personne 43 1 La géographie 43

1.1 Au Vietnam 43

1.2 En France 44

1.2.1 Les Prénoms Basques 44

1.2.2 Les prénoms Bretons 45

1.2.3 Les prénoms Corses 46

2 La religion 47

2.1 Au Vietnam 47

2.2 En France 47

3 La politique 48

3.1 Au Vietnam 48

3.2 En France 49

4 Le statut social 50

4.1 Au Vietnam 50

4.2 En France 50

III III Les tendances populaires de la donnée du prénom 51

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1 Au Vietnam 51

2 En France 52

CONCLUSION 55

BIBLIOGRAPHIE 57 ANNEXES I

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INTRODUCTION

1 Raison de choix du sujet

Dans toutes les langues, les prénoms sont des objets linguistiques et des représentations complexes

Le prénom est considéré comme un aspect de la culture Les prénoms reflètent les croyances et la pensée des gens sur le monde qui les entoure En plus, le prénom reflète les préoccupations et les valeurs d'une société Cette idée est particulièrement vraie dans de nombreuses cultures à travers le

monde Les gens choisissent un prénom en combinant les noms, les adjectifs

et les verbes

Surtout, le prénom est utilisé pour identifier les individus, afin de

distinguer le sexe, de présenter la nationalité, de montrer l’amour et

d’exprimer des voeux Dans de nombreuses cultures, le choix du prénom d'un enfant est un des événements importants Nommer les enfants est d’une

grande importance pour tout le monde Les parents sont très prudents quand ils choisissent des prénoms pour leurs enfants Ils veulent que le prénom qu'ils ont choisi, ait une signification particulière en croyant que le prénom peut influer sur l’avenir de l’enfant, ce n'est pas seulement une identification, mais c’est aussi une façon d'exprimer leurs attentes et leurs aspirations Donc, la signification d'un nom, comment cela sonne, et ce qu'il suggère aux autres, tous sont des facteurs importants

Ensuite, l'idée des prénoms varie d’une communauté culturelle à l’autre Par exemple, on peut trouver qu'il existe des différences entre les prénoms français et vietnamiens

Dans une certaine mesure, l'étude des prénoms est un sujet intéressant pour de nombreux chercheurs

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Par conséquent, ce sont les raisons pour lesquelles nous sommes attirés par ce sujet et nous avons décidé de faire une étude sur les prénoms dans les

cultures vietnamienne et française Ainsi, « L’influence de la culture sur les

prénoms français et vietnamiens » a été choisie comme sujet de notre étude

1 Les facteurs culturels qui influent sur les prénoms français et

vietnamien, sont la géographie, la religion, la politique, le statut social

2 Les façons de nommer une personne dans la culture française et

vietnamienne se basent sur des critères culturels

Nous choisissons la méthode descriptive – analytique et la méthode

comparative – contrastive comme méthode de la recherche pour réaliser cette recherche grâce à son appropriation

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Les sources d'information comprennent notre étude et l’expérience des informateurs Nous avons utilisé aussi certains ouvrages à partir des sources

en ligne et des livres de référence de la bibliothèque car ils sont une source importante qui est utile pour notre étude La consultation des professeurs et autres manuels est la contribution importante pour notre recherche La discussion avec les informateurs dans la conversation quotidienne nous donne plus d'informations et plus de connaissances sur ce sujet La méthode analytique peut être considérée comme la base de l'analyse de l'étude

L’échantillon se compose de 200 personnes qui sont sélectionnés d’une façon aléatoire Le questionnaire est réalisé avec les Français et les Vietnamiens Les questions à choix multiples et des questions ouvertes sont exploitées dans l'enquête Les entretiens, la collecte du courrier, des discussions quotidiennes et les questionnaires sont adoptées afin qu'il puisse aider à fournir des connaissances qui peuvent répondre à la question : comment et pourquoi il y a des différences et des similarités dans la donnée

du prénom d’un enfant dans les différentes cultures

4 Plan du mémoire

Notre travail est présenté en trois chapitres :

- Le premier chapitre est consacré à la construction du cadre théorique de

la recherche Dans ce chapitre, nous utilisons des résultats des recherches disponibles et des sources d’informations en ligne élaborer le cadre théorique

de notre recherche

- Le deuxième chapitre consiste à présenter la comparaison entre les noms propres dans deux différentes cultures française – vietnamienne Ici, nous analysons les questionnaires, et fournissons des graphiques et des tableaux pour éclaircir l’opinion différente du peuple Français et Vietnamien sur l’influence du prénom sur sa culture

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- Nous présentons dans le troisième chapitre l’influence des facteurs culturels dans la donnée du prénom d’un enfant en France et celui au Vietnam Ce chapitre est construit en se basant sur les informations que nous avons collectées et ensuite nous faisons une synthèse pour présenter les facteurs culturels qui influent sur la donnée du prénom d’une personne dans chaque culture

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CHAPITRE I CADRE THÉORIQUE

I La culture

1 Définition

En philosophie, le mot culture désigne ce qui est différent de la nature, c'est-à-dire ce qui est de l'ordre de l'acquis et non de l'inné La culture a longtemps été considérée comme un trait caractéristique de l'humanité, qui la distinguait des animaux Mais des travaux récents en éthologie et en primatologie ont montré l'existence de cultures animales

En sociologie, la culture est définie comme "ce qui est commun à un groupe d'individus" et comme "ce qui le soude" Ainsi, pour une institution internationale comme l'UNESCO : « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd'hui être considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société

ou un groupe social Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances Ce "réservoir commun" évolue dans le temps et dans les formes des échanges Il se constitue en manières distinctes d'être, de penser, d'agir et de communiquer

La culture régit chaque aspect de notre vie et, comme la plupart des gens, nous n’en sommes pas vraiment conscients Si on vous demandait de la définir, vous avanceriez probablement la musique, la littérature, les arts visuels, l’architecture ou le langage et vous n’auriez pas tort Cependant, vous n’auriez pas entièrement raison non plus En effet, les produits culturels que nous percevons avec nos cinq sens ne sont que les manifestations de ce que signifie vraiment la culture — ce que nous faisons, pensons et ressentons La culture est enseignée, acquise et partagée — il n’existe pas une culture propre

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à chacun Et pourtant, la culture n’est pas monolithique — les personnes existent différemment au sein d’une culture Elle est en fait symbolique La signification est attribuée aux comportements, aux mots et aux objets, et cette signification est objectivement arbitraire, et subjectivement logique et rationnelle Une « maison », par exemple, est une structure physique, un concept familial et une référence morale, distincte selon chaque culture

La culture est cruciale, car elle permet à ceux qui partagent une culture semblable de communiquer les uns avec les autres sans avoir besoin de discuter de la signification des choses à tout instant La culture s’acquiert et s’oublie, aussi, malgré son importance, nous sommes généralement inconscients de son influence sur la façon dont nous percevons le monde et dont nous interagissons dans celui-ci La culture est importante, car lorsque nous travaillons avec les autres, elle est à la fois un recours et un frein dans notre capacité de travailler avec les autres et de les comprendre

La culture est l'ensemble des connaissances, des savoir-faire, des traditions, des coutumes, propres à un groupe humain, à une civilisation Elle

se transmet socialement, de génération en génération et non par l'héritage génétique, et conditionne en grande partie les comportements individuels La culture englobe de très larges aspects de la vie en société : techniques utilisées, mœurs, morale, mode de vie, système de valeurs, croyances, rites religieux, organisation de la famille et des communautés villageoises, habillement… Exemples : culture occidentale, culture d'entreprise… On distingue généralement trois grandes formes de manifestation de la culture: l'art, le langage et la technique Dans un sens plus large, le mot culture peut s'appliquer aux animaux sociaux et correspond aux savoirs et pratiques qui se transmettent et se partagent Au niveau individuel, la culture est l'ensemble des connaissances acquises par un être humain, son instruction, son savoir

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2 Culture individuelle et culture collective

En langue française, le mot culture désigne tout d’abord l’ensemble des connaissances générales d’un individu C’est la seule définition qu’en donne

en 1862 le Dictionnaire national de Bescherelle Les connaissances scientifiques y sont présentées comme élément de premier plan C’est ce que nous appelons aujourd’hui la "culture générale"

Après le milieu du XXe siècle, le terme prend une seconde signification Par exemple, le Petit Larousse de 1980 donne, en plus de la conception individuelle, une conception collective : ensemble des structures sociales, religieuses, etc., des manifestations intellectuelles, artistiques, etc., qui caractérisent une société Le terme peut alors revêtir l’un ou l’autre sens, mais

la proximité des domaines d’utilisation de chacun en fait une source d’ambiguïté

Il se trouve qu’en langue allemande, la définition de la culture individuelle ou culture générale correspond au mot Bildung, et qu’il existe un autre mot, Kultur, qui correspond à un patrimoine social, artistique, éthique appartenant à un ensemble d’individus disposant d’une identité.Ainsi, ce terme homophone, qui correspond plutôt en français à l’une des acceptions de civilisation, et par les échanges d’idées entre la France et l’Allemagne, s’est petit à petit amalgamé avec le sens initial du mot culture en français Cette seconde définition est en train de supplanter l’ancienne, correspondant à la culture individuelle Néanmoins, les dictionnaires actuels citent les deux définitions, en plaçant le plus souvent la culture individuelle en premier

Il y a donc actuellement en français deux acceptions différentes pour le mot culture :

- la culture individuelle de chacun, construction personnelle de ses connaissances donnant la culture générale ;

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- la culture d'un peuple, l'identité culturelle de ce peuple, la culture collective à laquelle on appartient

Ces deux acceptions diffèrent en premier lieu par leur composante dynamique :

- la culture individuelle comporte une dimension d’élaboration, de

construction (le terme Bildung est généralement traduit en éducation), et donc par définition évolutive et individuelle ;

- la culture collective correspond à une unité fixatrice d’identités, un

repère de valeurs relié à une histoire, un art parfaitement inséré dans la collectivité ; la culture collective n’évolue que très lentement, sa valeur est au contraire la stabilité figée dans le passé, le rappel à l’Histoire

C’est dans cette dichotomie que ces deux significations peuvent s’opposer:

La culture collective comporte une composante de rigidité pouvant s’opposer au développement des cultures individuelles, ou pouvant conduire à des contrecultures, concept qui est inimaginable avec le sens individuel, la connaissance ne pouvant être que positive

La science, toujours en évolution, n’est de ce fait pas raccrochée au concept de culture individuelle, dans les acceptions populaires, alors qu’elle

en est une des composantes principales dans la teneur initiale du terme

Mais c’est par l’art et l’histoire que les deux concepts se rejoignent La culture individuelle inclut la connaissance des arts et des cultures, celle des différentes cultures humaines, mais bien évidemment celle affiliée à la culture (collective) à laquelle l’individu s'apparente

C’est là le point d’amalgame entre les deux acceptions : la culture (individuelle) est comprise comme connaissance de la culture (collective) dont on dépend Fusionnant ainsi deux acceptions différentes, le terme culture

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tend actuellement, en France, vers un compromis dans son acception courante, ó il désignerait essentiellement des connaissances liées aux arts et

à l’Histoire, plus ou moins liées à une identité ethnique

Les deux sens doivent cependant être analysés distinctement : la culture collective et la culture individuelle se recoupent en réalité, non seulement par leur homonymie, mais aussi par la filiation de l'espèce et de l’individu à une entité culturelle

II Culture et langage

1 Histoire

La langue est probablement, dans les sociétés humaines, ce qui permet le mieux de véhiculer une culture, tant orale qu’écrite C’est ainsi que la culture française s’est développée dans l’Europe des Lumières, en fait essentiellement parce qu’elle était parlée dans plusieurs cours princières Cette prééminence

du français était due au rayonnement culturel de la France au XVIIIe siècle, et

à l’admiration que des souverains étrangers (en Prusse, en Russie…) portaient, à tort ou à raison, aux souverains français

Cette prééminence avait en réalité été préparée par l’édit de Cotterêts, signé par François Ier en 1539, qui établissait le français comme langue officielle, c’est-à-dire comme langue de l’administration et du droit (écrit) Puis, au XVIIe siècle, de grands écrivains donnèrent au français classique ses lettres de noblesse La France est probablement l’un des seuls pays au monde ó la langue parlée (et officielle) est soutenue par un système d’académies, qui en contrơlent le bon usage L’Académie française fut fondée dans ce sens par Richelieu en 1635

Villers-Aujourd’hui, la langue française est devenue une langue véhiculaire, porteuse d’un grand nombre d’informations dans des domaines comme le militaire, la finance, la science, et aussi et surtout l’informatique, la plupart

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des langages informatiques étant historiquement formés sur des mots de la langue anglaise Les normes, en particulier comptables (l’informatique étant à l’origine de la comptabilité générale), tendent à imposer un certain modèle culturel

En France, après la Seconde Guerre mondiale, on tendit à réagir contre cette forme d’impérialisme linguistique en établissant des liens culturels avec les pays de langue française dans le monde : la francophonie La protection de

la langue française est aujourd'hui intégrée dans le droit français : article 2 de

la Constitution de 1958, loi Toubon, etc

Le multilinguisme est, au moins officiellement, reconnu dans la politique linguistique de l'Union européenne, comme portant une valeur de diversité culturelle

Le langage étant l’un des modes de communication les plus importants (mais pas le seul), on voit apparaître des modèles linguistiques de communication fondés sur les fonctions du langage Dans le schéma de Jakobson, par exemple, on voit ces concepts culturels liés au message lui-même, contenus notamment dans le code de communication

2 La langue, la pensée et la culture

Il ne fait aucun doute que la langue, la culture et la pensée sont étroitement liés les uns aux autres, l’influence la plus évidente de la langue et

de la culture sur la pensée, c'est que du vocabulaire Un des meilleurs exemples pour illustrer cette relation est l'utilisation de mot pour nommer les personnes en différentes cultures Par conséquent, il est nécessaire d'examiner

la relation entre la langue, la culture et la pensée

Les gens qui vivent dans des différentes régions du monde, ont des origines culturelles et utilisent différentes langues La langue et la culture apparaissent sur la surface à deux distincts domaines, mais ils ont une relation

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entrelacés et influent mutuellement Les langues ne sont pas seulement les produits de cultures, mais sont aussi les symboles des cultures Le développement d'une langue affecte fréquemment son associé culture ; et les modèles culturels de la cognition et de la coutume sont souvent explicitement codés la langue

Comme tous les autres phénomènes de la vie, le langage est le fruit d’une histoire, liée à l’évolution des espèces sur de longues périodes de temps Il tire son origine de phénomènes biologiques plus frustes, qui en sont,

en quelque sorte, les précurseurs C’est ce que je voudrais montrer ici, à l’aide

de quelques exemples Le langage est une part importante de ce qu’on appelle les cultures humaines On appelle “culturels” des éléments de comportements qui se transmettent indépendamment du bagage génétique On en connaît bien d’autres que le langage et qui composent les cultures humaines : utilisation d’outils, utilisation de symboles, utilisation de règles, morale, esthétique et art En ce sens, le langage n’est qu’un exemple remarquable des riches traits

de la culture humaine

Nous savons aussi que notre capacité à utiliser le langage et notre capacité à penser et conceptualiser se développent simultanément Tout d'abord, il est évident que la langue est un outil pour exprimer la pensée humaine Chaque langue a une caractéristique visuelle vers le monde Il reflète la façon dont les gens pensent et voient le monde autour d'eux Selon Sapir - Whorf, " la langue, la culture et la pensée sont tous des miroirs les uns des autres" En fait, la langue et la pensée sont des dérivés de cultures La pensée elle-même diffère selon les langues et des cultures parce que les langues diffèrent nettement les unes des autres À travers la langue, nous pouvons comprendre la pensée des gens et la langue est clairement la représentation de la pensée humaine Et est-ce qu’il y a l’influence de la

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langue sur la pensée humaine? La réponse est oui

III L’interculturalité

1 Définition

Le mot « interculturel » comprend « inter » et « culturel » qui signifient « entre les cultures » La sociologie, la psychologie, l'éducation, le marketing, la résolution des conflits ou encore la philosophie étudient les phénomènes résultant

de la rencontre de plusieurs cultures, ou « relations interculturelles »

Selon Claude Clanet, le terme "interculturel" introduit les notions de réciprocité dans les échanges et de complexité dans les relations entre les cultures

Le phénomène interculturel est affaire de rencontres, du fait qu'il n'existe pas une culture mais des cultures, au sein desquelles parfois d'autres cultures coexistent et interagissent Chaque pays, peuple, être humain, organisation possède une culture différente

La culture peut comprendre différents éléments : il y a la culture que chaque être humain possède (sa connaissance du monde et ses normes), la culture commune à un groupe de personnes (comme la culture française qui comprend son histoire, sa gastronomie, ses valeurs ) ou à une organisation L'intérêt du management interculturel est d'étudier les risques de conflits entre cultures différentes, les raisons qui expliquent les chocs culturels inter-groupes, et les mécanismes qui peuvent conduire à une meilleure compréhension et coopération entre les différentes parties impliquées

L'interculturalité, c'est la rencontre de deux ou plusieurs cultures, plus ou moins violente, plus ou moins intense Mais une rencontre interculturelle, avec ou sans barrière de langue (élément qui met un obstacle de plus à la compréhension entre les deux personnes, mais qui intensifie la relation interculturelle), est parfois très forte, pleine d'émotions Ces expériences,

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rencontres avec l'Autre, avec l'altérité nous interrogent sur nous-mêmes et le monde Se préoccuper de l'autre fait réfléchir sur soi Nous sortons parfois enrichis de ces confrontations et des rencontres

« Le simple regroupement de personnes originaires de différentes cultures ne suffit pas à créer des apprentissages interculturels [ ] L'apprentissage interculturel se produit lorsque surgissent des difficultés, des processus de différentiation, des antagonismes qui ne peuvent être perçus que progressivement et qui ne peuvent être surmontés qu'ensemble.»

Ainsi l'interculturalité demande un effort de chacun et non seulement d'une partie des protagonistes, sinon cela voudrait dire que la rencontre n'a pas lieu La rencontre est forcément transformatrice et parfois même bouleversante

Certains sont fermés à la nouveauté parce qu'ils estiment inutile d'aller vers l'autre, en prétextant que cette démarche ne leur apportera rien Ils craignent la confrontation, entre points communs et dissemblances Parfois ils sont conditionnés, de par les représentations familiales, sociétales ou les fantasmes qui nourrissent des peurs quelque peu archạques Nous allons pourtant vers l'autre plus volontiers à l'étranger que dans notre propre ville et pays Dans un endroit nouveau, nous avons parfois besoin de demander à quelqu'un dans la rue, notre chemin, car nous ne connaissons pas les lieux Le besoin fait aller vers l'autre, et une fois la conversation engagée, elle peut se prolonger Dans un nouveau lieu, nous avons besoin de l'autre, s'il nous aide, nous en ressentons de la gratitude Ici la relation interculturelle commence, par un échange Avec l'autre, nous sommes incités à échanger, c'est cette richesse de l'échange qui fait la force d'une relation interculturelle C'est dans

la liberté d'aller ou non vers l'autre justement qu'une richesse d'échange s'élabore

2 La comparaison de deux cultures

Nous ne pouvons pas espérer de comparer deux cultures si nous n’avons pas une compréhension plus précise de chacune des cultures comparées Nous

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devons être en mesure d'éliminer les choses que nous prétendons faire mais en réalité ne faisons pas Nous devons être capables de décrire les choses que nous faisons sans avoir conscience de les faire, et nous devons nous assurer que nous sommes en mesure de décrire les pratiques de précision, pas au hasard ou, idéalement Et nous devons être en mesure de décrire les situations dans lesquelles nous exerçons ce que nous faisons

L’auteur Robert Lado a donné une définition de la culture qui peut être utile pour guider les comparaisons culturelles Cette définition reconnaît que les modèles culturels sont systématiques et partagées, qu'ils expriment un sens spécifique à la culture et qu'ils diffèrent selon des variables telles que le sexe, l'âge, l'ethnicité, la race, l'éducation, l'énergie, le revenu, la religion, la région, et d'autres éléments sociaux ; et que les modèles culturels peuvent changer au fil du temps

La comparaison interculturelle se définit, d'emblée, comme comparaison

de ces unités "naturelles", "données", constituées par les cultures et les sociétés Elle est utilisée dans les études interculturelles pour établir statistiquement des hypothèses (interculturelles ou intersociétales) de forme générale On peut soupçonner déjà le rapport de la comparaison interculturelle ainsi définie et utilisée à un modèle inductif de science répondant à une conception empiriste de la connaissance La comparaison interculturelle ne constitue pas du point de vue de sa logique et de la méthodologie un ensemble unique et il est nécessaire de distinguer deux formes majeures de cette comparaison : les comparaisons universelles et les comparaisons restreintes Les cultures ne sont pas des variables au sens strict du terme : elles sont signalées par des noms propres et les noms propres n'admettent pas de valeurs Comme nous le verrons plus tard, les noms de cultures ou de sociétés France, Amérique du Nord, par exemple - peuvent cependant être interprétés

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comme des références elliptiques à des facteurs théoriques encore non connus

ou non considérés Quoi qu'il en soit, la distinction entre comparaisons inter et intraculturelles permet de mieux cerner le rơle assigné à la comparaison dans les études comparatives : que ce soit d'une mesure de valeurs ó les valeurs de

la variable "culture" sont considérées constantes, que ce soit d'une mesure de valeurs qui inclut les valeurs de la variable "culture", il s'agit toujours d'une mesure de valeurs de variables

Lorsque l'on compare un phénomène linguistique en termes de culture, nous ne mentionnons pas seulement présenter mais également analyser la similitude ainsi que les différences entre eux de manière à comprendre, et ensuite utiliser la langue la plus appropriée Comparaison dans les cultures destinées à comparer phénomène de la culture dans les langues, soit les prénoms Français et Vietnamiens dans cette étude

IV Identités culturelles française et vietnamienne

1 Identité culturelle française

La France, autrement dit la République française, est un pays d'Europe, aujourd'hui une République constitutionnelle unitaire ayant un régime parlementaire à tendance présidentielle, dont la majeure partie du territoire et

de la population est située en Europe occidentale, mais qui comprend également plusieurs régions et territoires répartis à travers le monde Elle a pour capitale Paris, pour langue officielle le français et pour monnaie l’euro

Sa devise est « Liberté, Égalité, Fraternité », et son drapeau est constitué de trois bandes verticales respectivement bleue, blanche et rouge Son hymne est

La Marseillaise

La France est un pays ancien, formé au Haut Moyen Âge, tirant son nom

du peuple franc Du début du XVIIe siècle à la première moitié du XXe siècle, elle possède un vaste empire colonial À partir des années 1950, elle

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est l’un des acteurs de la construction de l’Union européenne Elle est une puissance nucléaire, et l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies La France joue un rơle important dans l’histoire mondiale par l’influence de sa culture, de sa langue et de ses valeurs démocratiques, lạques et républicaines

La France occupe, en 2012, le cinquième rang mondial pour le produit intérieur brut Son économie, de type capitaliste avec une intervention étatique assez forte, fait d’elle un des leaders mondiaux dans les secteurs de l’agroalimentaire, de l’ắronautique, de l’automobile, des produits de luxe, du tourisme et du nucléaire

Le français est la langue très majoritairement parlée en France, et est officiellement « la langue de la République » depuis le droit constitutionnel de

1992 La France n’est pas le pays francophone le plus peuplé du monde, mais

le premier en termes de locuteurs La France mène une politique linguistique active en faveur du français Celle-ci peut être visible entre autres au sein de l'Organisation internationale de la francophonie dont la France fait partie de même qu'au sein de l'Assemblée parlementaire de la francophonie dont la France fait aussi partie En dehors du français, il y aurait en 1999 soixante-quinze autres langues parlées en France, en comptant les langues régionales, les langues issues de l’immigration et les dialectes parlés dans les DOM-TOM, selon un rapport du linguiste Bernard Cerquiglini

La France, est un pays de tradition catholique ancienne, mais ó le poids

de l’Église a considérablement diminué Seules 51% à 64% des personnes interrogées se déclaraient catholiques lors de sondages publiés en 2007, et une large part de la population se dit agnostique, athée ou sans religion De plus, d’autres religions sont présentes dans des proportions moins importantes,

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notamment le judạsme depuis l’Antiquité, différentes branches du protestantisme depuis la Réforme et l’islam depuis l’arrivée en France d’immigrés du Maghreb et du Moyen-Orient au XXe siècle Diverses religions chrétiennes (Église apostolique arménienne, gallicanisme, mormons, Église néo-apostolique, Témoins de Jéhovah, mennonitisme…) ou non chrétiennes (hindouisme, bouddhisme, bahạsme, alévisme…) sont également présentes sur le territoire national

Le caractère français est unique Surtout, au cœur du caractère, la démocratie et la voix du peuple sont plus importants que rien d’autre Ce phénomène a son origine dans la Révolution française, ó un peuple d’esprit commun, a rejeté un système de gouvernement oppressive en le remplaçant avec un gouvernement du peuple Pour cette raison, les grèves et les manifestations sont centrales au caractère français C’est l’idée que si quelque chose n’est pas juste, au travail ou dans la vie, c’est la démocrative du peuple C’est très sain pour une société d’avoir un peuple qui est si actif dans la vie quotidienne

2 Identité culturelle vietnamienne

Le Vietnam est une bande de terre étroite dont la forme rappelle la lettre S Situé au centre de l’Asie du Sud-Est, en bordure orientale de la péninsule indochinoise, il partage des frontières avec la Chine, au nord, le Laos et le Cambodge, à l’ouest Il s’ouvre sur la Mer d’Orient à l’est et sur le Pacifique au sud

Le Vietnam est officiellement une « République socialiste » Un seul parti est autorisé, le Parti communiste vietnamien qui dirige toutes les institutions politiques du pays

Le Viêt Nam est un pays multi-ethnique, avec plus d'une cinquantaine de groupes bien distincts (54 étant reconnus par le gouvernement vietnamien)

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La population vietnamienne est majoritairement composée de Viêt, officiellement appelés Kinh (86 %), et de 53 ethnies minoritaires, principalement représentées dans les montagnes du Nord (30 à 40 % de la population) ou dans les provinces de Cao Bang, Hà Giang, Long Son, Lai Chau et Son La Pami ces ethnies, quatre comptent plus d'un million de représentants (Tày, Thạ, Muong et Khmer), treize comptent de 100 000 à 900

000 représentants et 36 en comptent moins de 100 000

La langue officielle, le vietnamien, est aujourd’hui écrite au moyen d'un alphabet dérivé de l'alphabet latin Cette romanisation se nomme quốc ngữ ; elle découle de la volonté des missionnaires catholiques du XVIIe siècle de retranscrire dans un système phonétique une langue qui n’était alors transcrite que dans le système d'écriture en caractères vietnamiens dérivé du chinois (chữ nơm) Le jésuite Alexandre de Rhodes établit ainsi le premier dictionnaire de langue annamite, en transcrivant les phonèmes vietnamiens sur la base de la phonétique du portugais L’utilisation de cette transcription alphabétique qui a été imposée par le gouvernement français en 1918, est devenue la méthode officielle d’écriture du Vietnam depuis l’indépendance

du 2 septembre 1945 La langue joue également un rơle très important dans la constitution de l'identité vietnamienne : "Certes, de 60% à 70% de mots de notre langue proviennent du chinois, mais si nous perdions les 30% de mots vietnamiens qu'il nous reste, nous perdrions l'unicité de notre identité culturelle, et notre culture serait absorbée par la culture chinoise Il est arrivé que Hơ Chi Minh trouve des expressions vietnamiennes composées de plusieurs mots d'origine chinoise et de changer ces mots par d'autres vietnamiens pour favoriser la pureté et l'originalité de la langue vietnamienne C'est un peu ce qu'il se passait en France au 16e siècle lorsque la langue française commençait à se développer." Une langue ancestrale qui a permis de

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conserver les mythes fondateurs du Vietnam Des croyances ont ainsi traversé les âges et perdurent encore aujourd'hui : l'animisme, le culte de la fécondité,

de la mort, des ancêtres, la croyance aux génies, etc Contrairement à celles de

la Chine, les divinités vietnamiennes étaient en majorité féminines Avant l'arrivée des Chinois au 2e siècle av J.-C., le rơle de la femme était prépondérant au Vietnam La société était à moitié matriarcale (sous l'autorité

de la mère)

Le bouddhisme, le taọsme et le confucianisme sont les religions dominantes du Viêt Nam D'après le rapport du 1er avril 2009 du Bureau des statistiques vietnamien, 6,8 millions (ou 7,9 % de la population totale) pratiquent le bouddhisme, 5,7 millions (6,6 %) sont catholiques, 1,4 million (1,7 %) sont des adhérents de Hịa Hảo, 0,8 million (0,9 %) pratiquent le caodạsme, et 0,7 million (0,9 %) sont protestants Au total, 15 651 467 Vietnamiens (18,2 %) sont officiellement enregistrés dans une religion Environ 81 % de la population vietnamienne ne souscrit à aucune religion Parmi les particularités de la civilisation vietnamienne, il y a l'esprit du respect de la pratique (et non l'esprit pragmatique) La pensée du Vietnamien est très loin du mysticisme et n'est pas penchée vers la pensée métaphysique Cela est nettement défini par l'histoire et la géographie du pays, par son peuple La culture vietnamienne porte en elle le "respect de la raison et de la lutte pour la raison, l'esprit esthétique et la possibilité de créer la beauté" Mais ce qui est étrange, c'est que le Vietnamien n'a jamais l'esprit xénophobe malgré les nombreuses invasions étrangères au cours de l'histoire

V Définition du prénom

Le prénom en français est un nom personnel qui précède le patronyme

ou nom de famille Il est utilisé pour désigner une personne de façon unique, par opposition au nom de famille qui est partagé et hérité Dans certaines

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cultures, il n’y pas de prénom mais un ou plusieurs post-noms Le post-nom, aussi écrit post-nom, est un nom personnel qui suit le nom de famille Celui-ci est donné pour désigner la personne de façon unique par opposition au patronyme ou nom de famille qui est hérité Son rơle est parfois comparable à celui du prénom ou second prénom À sa naissance, ou à son baptême, chaque personne se voit attribuer un ou plusieurs post-noms

Un nom de famille est la partie d'un nom personnel qui est transmise à

un enfant par l'un de ses parents, ou les deux, selon les règles et coutumes en vigueur Le nom de famille est en usage dans de nombreuses cultures, chacune ayant ses propres règles quant à son utilisation En France, on en retrouve les premières traces écrites au XIIe siècle Jusqu'à la fin du Moyen Âge, le nom de personne ou nom de baptême (correspondant au saint du jour

de sa naissance) est donc le nom principal de toute identité Comme dans beaucoup de sociétés occidentales, le choix du/des prénom(s) donne souvent lieu pour les parents à une intense réflexion De nombreux livres ont été publiés ces dernières années à ce sujet (par exemple : Xavier Delamarre,

Dictionnaire de la langue gauloise, Errance, Paris, 2001 ; Michel Roblin ;

Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, 1990) On

observe des phénomènes de mode Plus particulièrement en France, de nos jours, après une vague des prénoms américains apparus dès les années 1970/1980 et issus des séries télévisées américaines (Anthony, Gregory, Michael/Mickặl ou en encore Steve), on observe au cours des années 2000

un retour aux prénoms des grands-parents ou aux prénoms courts (Léa, Théo, Jules ) En France, une même personne peut, lors de sa déclaration de naissance à l'état civil, se voir attribuer plusieurs prénoms (il n'est pas rare qu'une personne porte un ensemble de cinq ou six prénoms) L'usage variera alors beaucoup selon les traditions familiales Ainsi, dans certaines familles

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catholiques, le prénom Marie sera systématiquement choisi pour premier ou deuxième prénom, même pour un garçon, en hommage à la Vierge Marie Le prénom du grand-père et de la grand-mère, ainsi que ceux du parrain et de la marraine, sont aussi fréquemment inclus dans la liste des prénoms Dans la vie courante, seul le prénom d'usage, en général le premier de la liste, sera normalement employé

Le prénom est très important dans la plupart des cultures dites occidentales Il permet de se reconnaître comme entité à part entière et de distinguer la parenté de la hiérarchie Le rapport amical rend l'utilisation du prénom très importante, signe d'appartenance à un même groupe Un surnom permet souvent de raffermir l'identité du groupe, car seules quelques personnes (même dans le groupe) connaissent la provenance de ce surnom

On observe cependant fréquemment, dans les bandes d'amis (peu importe l'âge), une ou deux personnes dont l'interpellation se fait par le nom de famille En général, ces personnes soit ont beaucoup d'influence sur les autres, soit sont moins appréciées et servent de bouc émissaire Dans plusieurs institutions (bureau, coalition de médecins, certaines universités), le nom de famille désigne la personne en puissance hiérarchique, souvent appuyée par

un titre comme Professeur (enseignement), Maître (droit), Monsieur (politesse) qui remplacent ainsi le prénom, alors signe de vie privée ou de non-formalisme Par contre, plusieurs entreprises se débarrassent aujourd'hui

de ces signes de respects devenus étouffants pour rendre les rapports à l'autorité plus conviviaux, ce qui peut, parfois, n'induire qu'une forme d'hypocrisie moins visible Aussi, un moyen de ramener à l'ordre un individu peut se faire en nommant son nom complet, puisque celui-ci inclut l'identité personnelle et la position familiale de ce même individu

Le nom d'un Vietnamien est souvent composé de trois mots

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monosyllabiques (rarement deux ou quatre ou plus), par exemple : "Phạm Quang Cường", "Nguyễn Thị Hương"

Le premier élément est "họ" qu'on pourrait traduire par nom de famille

ou patronyme La femme mariée ne prend pas le nom de famille de son mari comme il est d'usage en France Les enfants reçoivent le nom de famille de leur père, mais une habitude de plus en plus répandue est de faire suivre celui-

ci du nom de famille de leur mère

Le deuxième élément est "tên đệm" qu'on traduit par nom intercalaire Anciennement, dans certaines familles, celui-ci se transmet également de génération en génération, définissant ainsi une "lignée" plus spécifique Le nom intercalaire quasi-unique pour les femmes à l'époque était "Thị" (mot assez péjoratif) : "Nguyễn Thị Hương", "Nguyễn Thị Tường", "Phạm Thị Thuật" Le nom intercalaire des hommes le plus courant semble être "Văn"

De nos jours, ces usages sont pratiquement abandonnés dans les villes mais persistent à la campagne

Le troisième élément, "tên", correspond à peu près au prénom On s'appelle exclusivement par son prénom au Vietnam, même lors des événements officiels

À l'école, lorsque deux élèves ont le même prénom, on les identifie par le couple nom intercalaire + prénom pour les distinguer Souvent, ce prénom est accolé à un surnom, plus ou moins descriptif, plus ou moins original : " Dũng Bi", " Thành Kẹo", etc Lorsqu'on est en couple (marié on non), ce surnom peut être le tên de son partenaire : " Thành Hà", "Trung Thuỷ", etc

Le nom de famille le plus répandu au Vietnam est de loin "Nguyễn" Certains disent que 54% de la population vietnamienne possèdent ce nom de famille Viennent ensuite "Trần", "Lê", "Phạm", "Phan", "Ngô", "Đặng", "Vũ",

"Đỗ", "Mai", "Hồ", etc dans un ordre variable selon les régions Les noms de famille n'ont pas de signification spéciale, ils proviennent pour certains des noms

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de famille chinois Le fait que "Nguyễn" est très courant est certainement dû aux derniers empereurs vietnamiens, qui avaient pour le nom de famille "Nguyễn" Il

y a une autre histoire qu’après avoir usurpé le trône de « Lý », les « Trần » ont forcé les gens avant « Lý » comme nom de famille à adopter celui de famille de

« Nguyễn » ; c’est pourquoi on compte au Vietnam plus de 100 noms de famille

prédominés par celui de « Nguyễn » (Hữu Ngọc (2002), Từ điển văn hóa cổ

truyền Việt Nam,p.280, NXB Thế giới)

Le prénom, dans la numérologie et l'étymologie populaire, est vu par certains mouvements spiritualistes comme un moyen de connaître la personnalité affective de l'individu, qui serait « formé » à partir de son prénom ou influencé par sa consonance Ainsi, on a pu voir émerger depuis quelques années des marque-pages montrant la signification du prénom, les tendances affectives qu'il apporte, et même la vibration (expression remplaçant le mot « couleur ») liée au destin du porteur de ce même prénom

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CHAPITRE II ÉTUDE DE L’INFLUENCE DE LA CULTURE SUR LES PRÉNOMS

FRANÇAIS ET VIETNAMIENS

I Présentation du corpus

Comme nous avons déjà mentionné dans « Introduction », nous avons envoyé un questionnaire (écrit en français et en vietnamien avec des valeurs équivalentes) qui est constitué de huit questions qui traitent un problème sur

la donnée du prénom d’une personne dans les deux communautés (y compris

la signification, l'importance et les tendances en donnant un prénom) Il convient de noter que le questionnaire de l'enquête est conçu pour régler les deux grandes questions de recherche mis en évidence au premier chapitre Par conséquent, chacun d'entre eux vise à savoir des différences et des similitudes dans la donnée du prénom d'un enfant et des influences majeures de facteurs socio - culturels sur les prénoms dans les deux cultures vietnamienne et française

Les informateurs sont invités à cocher le choix approprié Il y a aussi un espace à la fin de chaque question dans laquelle les répondants sont libres de donner leur propre opinion En outre, ils sont invités à cocher les paramètres choisis parmi l'âge, le sexe, la profession, le lieu de vie, la compétence en langue étrangère qui pourraient nous aider à avoir un regard clair et tirer les conclusions qui s'imposent sur le phénomène culturel

L’échantillon se compose de 200 personnes qui sont sélectionnés d’une façon aléatoire Le questionnaire est réalisé avec les Français et les Vietnamiens 100 questionnaires remis et choisis parmi les Vietnamiens, qui sont comparées et analysées avec 100 copies chez les Français L'âge des répondants varie de 19 à 75 au moment de l'enquête Leurs emplois sont

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divers: enseignant, étudiant, avocat, homme d'affaire, gestionnaire, médecin et agriculteur Toutes les données sont recueillies et analysées du point de vue socio- culturelles Pour obtenir des renseignements des informateurs français, nous avons envoyé les questions en français aux touristes de deux hôtels : l’Hôtel Pullman d’Hanoi et l’Hôtel La Maison d’Hanoi De plus, les deux méthodes suivantes : les entretiens directs et les discussions quotidiennes (surtout avec les participants vietnamiens) sont également efficaces pour obtenir plus d'informations Quand nous avons discuté et interviewé les participants, nous avons utilisé non seulement le questionnaire, mais aussi quelques questions ouvertes associés à les sujets tels que : Est-ce que votre prénom avoir une signification particulière pour vous et votre famille ? Quel est le sens de votre prénom dans votre culture ? Ou : Pensez-vous que le prénom d’une personne peut avoir un effet sur ses caractéristiques ou son avenir ?etc

II Traitement des résultats de l’enquête

Dans cette partie, nous allons analyser et commenter les résultats selon l’ordre des questions posées dans le questionnaire de l’enquête L'analyse est effectuée avec soin et se fait en s'appuyant sur les données recueillies auprès des informateurs mentionnés ci-dessus Les résultats reçus du questionnaire

de l'enquête, des discussions en groupe et des entretiens sont fiables Les 200 fiches recueillies sont valides et nous donnent des informations très intéressantes et utiles

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Importan te 58%

Très Importan te 29%

Neutre 13%

En France

Très important e 65%

Important

e

30%

Neutre 5%

Au Vietnam

Question 1: À votre avis, dans votre culture, la donnée du prénom d’une

personne est:

Figure 1: L'importance de la donnée du prénom d’une personne dans

les cultures vietnamienne et française

Cette question est faite pour évaluer l'importance de nommer un nouveau-né en France et au Vietnam De tous les informateurs vietnamiens étant posés, 65% étaient d'accord que la donnée d’un prénom de l’enfant est très importante, 30% affirmaient qu'elle est importante et 5% d'entre eux choisissent « neutre » La question est livrée à ceux qui sont avocats, ingénieurs, enseignants et gestionnaires, secrétaire même les agriculteurs Surtout, les personnes qui étaient d’accord, ont âge de 28 à 75 ans, et ils ont déjà des enfants ou ils vont avoir un nouveau-né L'autre groupe a appartenu à ceux qui sont étudiants, célibataires En général, les Vietnamiens étaient d'accord que le prénom d'une personne joue un rôle important dans la vie quotidienne et ils doivent prendre beaucoup de temps, des pensées afin de choisir un bon prénom pour un enfant

De leur côté, les informateurs français sont aussi divisés en trois groupes

29 % d'entre eux constatent que la donnée du prénom est un des événements

Ngày đăng: 16/03/2021, 08:40

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