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L’enseignement apprentissage du vocabulaire au lycée curcus de trois ans le cas des lycées à hai duong diplôme master en science du langage

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Pour cela, nous allons utiliser la technique d'enquête par questionnaire auprès des apprenants, l’entretien chez les enseignants pour les interroger sur le rôle du vocabulaire dans la co

Trang 1

MÉMOIRE DE MASTÈRE DE DIDACTIQUE DES LANGUES

L’ENSEIGNEMENT /

APPRENTISSAGE

DU VOCABULAIRE AU

LYCÉE curcus de trois ans

LE CAS DES LYCÉES À HAI

Trang 2

Hanọ, 2010

Trang 3

TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION

1 Problématique

2 Objectifs de la recherche

3 Questions et hypothèses

4 Méthodologie de recherche

5 Plan du mémoire

Chapitre I : CADRE THÉORIQUE

1 Concepts de base……… ………

1.1 Le lexique

1.2 Le vocabulaire

1.3 Rapport entre le lexique et le vocabulaire

1.4 Le mot

1.5 Le signifiant et le signifié

1.6 Champs lexicaux et champs sémantiques

2 Généralités sur l’enseignement du vocabulaire

2.1 La place du vocabulaire dans la maîtrise de la langue ………

2.2 Les principes de l’enseignement du vocabulaire

2.3 Moyens de sémantisation

3 Enseignement du vocabulaire à travers les méthodes et approches

3.1 Méthode traditionnelle

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3.2 Méthode directe 22

3.3 Méthode audio-orale 23

3.4 Méthode SGAV (structuro-globale audio-visuelle) 23

3.5 Approche communicative 24

4 Stratégies d’apprentissage du vocabulaire……… ………… 26

4.1 Définition 26

4.2 Les stratégies mnémoniques 27

4.3 Les stratégies cognitives 28

4.4 Les stratégies compensatoires 30

4.5 Les stratégies métacognitives 31

4.6 Les stratégies affectives 32

4.7 Les stratégies sociales 33

5 Conclusion partielle 34

Chapitre.II :.ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE.DU.VOCABULAIRE À TRAVERS LES TROIS MANUELS DE FRANCAIS – CURCUS DE 35 TROIS ANS – CAS DES LYCÉES À HAI DUONG

1 Présentation des manuels de français “Tiếng Pháp 10”, “Tiếng Pháp 11”, 35 “Tiếng Pháp 12”

1.1 Objectifs 35

1.2 Public 36

1.3 Principe de l’élaboration 36

1.3.1 Principes fonctionnel – communicatif 37

1.3.2 Principe concentrique 37

Trang 5

1.3.3 Niveau de langue:

2 Structure des manuels

2.1.Structure du manuel “Tiếng Pháp 10”

2.2.Structure du manuel “Tiếng Pháp 11”

2.3.Structure du manuel “Tiếng Pháp 12”

3 Structure de chaque unité

3.1.Structure d’une unité du manuel “Tiếng Pháp 10”

3.2.Structure d’une unité du manuel “Tiếng Pháp 11”

3.3.Structure d’une unité du manuel “Tiếng Pháp 12”………

4 Enseignement du vocabulaire dans les manuels “Tiếng Pháp 10”, “Tiếng Pháp 11”, “Tiếng Pháp 12”……… ……… …

4.1 Points forts………

4.1.1 Utilisation efficace des moyens de sématisation……….…

4.1.2 Application du principe concentrique………

4.1.3 Présentation explicite du vocabulaire………

4.2 Points faibles………

4.2.1 Contenu surchargé………

4.2.2 Monotonie des exercices………

5 Tableau récapitulatif du contenu lexical des manuels………

6 Présentation de l’enquête

7 Enquête auprès des élèves et des enseignants

8 Le procédé de collecte des données

9 Analyse des résultats

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10 Conclusion partielle

Chapitre 3 : ANALYSE DES RÉSULTATS DE L’ENQUÊTE PROPOSITIONS PÉDAGOGIQUES 1 Analyse et interprétation des résultats

1.1.Stratégies mnémoniques

1.2.Stratégies cognitives

1.3.Stratégies compensatoires

1.4.Stratégies métacognitives

1.5.Stratégies affectives

1.6.Stratégies sociales

1.7.Analyse de l’entretien auprès des enseignants

2 À propos des résultats obtenus

3 Propositions pédagogiques

4 Conclusion partielle

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE

ANNEXES

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Il est connu aujourd’hui qu’apprendre une langue, c’est essentiellement apprendre

le vocabulaire de cette langue (Enseigner le vocabulaire en classe de langue, M-C Tréville

&Lise Duquette, 1996) En effet, si l’acquisition des sytèmes grammaticaux et phonétiquespourrait théoriquement être limitée à un certain moment dans le cursus d’apprentissage, cen’est pas le cas du vocabulaire Son enrichissement demande aux apprenants une longuepatience et beaucoup d’efforts au fil du temps pour comprendre le monde et pour effectuerles tâches langagières

Selon Marie-Claude Tréville & Lise Duquette :

« Le vocabulaire est le siège des significations brutes, pivot autour duquel gravitent les contextes, source des règles de combinaison syntaxique et discursive et voie d’accès à la communication »

Cependant, le vocabulaire était le parent pauvre de la didactique et del’enseignement des Langues étrangères pendant long temps

On est loin de la période des vaches grasses (R.Galisson, 1991: 5ss) ó les

méthodes dites directes et traditionnelles se triomphaient Celles- ci avaient pour mission

de mettre à la portée des élèves les texts littéraires et présentaient donc un vocabulaire trèsriche Celles-là mettaient l’accent sur la production des élèves en réduisant au strictminimum l’apport lexical

Après 1954, vient ensuite le fameux français fondamental (f.f) dans l’enseignement

du français langue étrangère (FLE), les méthodes audio-visuelles bannissent de plus enplus de leur leçon toute possibilité d’enrichissement lexical C’est l’époque des laboratoires

de langue et des exercices structuraux: les apprenants doivent d’abord acquérir lesmécanismes de base et ils les acquièrent le mieux, à l’aide d’un vocabulaire minimal

À part le rappel de R Galisson (voir Galisson 1971, 1978, 1979), ce n’est que vers

la fin des années 70 que les spécialistes de linguistique appliquée, les didacticiens de L2 etles enseignants s’ameutent contre le blocus lexical Mais ils n’atteignent pas tout de suiteles revues les plus influentes: E.L Judd (1978) publie son article sous le titre :

“L’enseignement du vocabulaire (…): la nécessité de réévaluer les hypothèses existantes”

dans TESOL Quarterly; P.Meara (1980), qui annonce dès le titre de sa contribution que

l’acquisition du vocabulaire est “un aspect négligé de l’apprentissage des langues”, délivre

ce message dans Language teaching and Linguistique: Abstracts À cette époque, le

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et que leur besoin de comprendre peut expliquer leur fascination à l’égard du lexique(Galisson 1983: 18) F.J Hausmann (1984) dédie un article à son ancien professeur defrançais qui disait toujours : “L’apprentissage des L2 consiste en trois grands M: des Mots,des Mots et des Mots” Et J.Courtillon (1989 : 147) est d’avis que:

« Le lexique est le pivot de l’acquisition à partir duquel s’organise la syntaxe et, plus tard, la morpho-syntaxe Cela s’explique aisément par le fait que le lexique, haut porteur d’information, contribute, avec l’intonation, à donner rapidement aux élèves l’accès à la communication »

Même si on a reconnu et affirmé son rơle le plus important dans

l’enseignement/apprentissage des langues étrangères, le vocabulaire est « rarement au centre des méthodologies dites communicatives Beaucoup d’observateurs, d’enseignants et d’apprennants ont déjà relevé cette contradiction” (M-C Tréville & Lise Duquette, 1996).

Ce serait bien le cas dans les lycées ó on enseigne le français à HaiDuong Enobservant des lycéens dans des classes FLE, cursus de trois ans et en communiquant aveceux, je trouve que le vocabulaire français leur pose des problèmes Les élèves ne savent pascomment apprendre d’une façon efficace les mots rencontrés dans cette langue

Nous décidons enfin de mener cette recherche dans l’espoir d’identifier l’état del’enseignement/apprentissage du vocabulaire français dans les lycées à Hai Duong; detrouver des méthodes d’enseignement efficaces leur permettant de faciliter leur acquisitionlexicale et de développer une véritable compréhension du vocabulaire enseigné

2 Objectifs de la recherche

Notre travail de recherche a pour objectif d’abord d’examiner l’utilisation desstratégies d’apprentissage des lycéens ainsi que celles enseignées aux élèves par lesenseignants dans les classes de FLE, curcus de trois ans de l’année scolaire 2009-2010,selon la théorie des des six types stratégies d’apprentissage du vocabulaire de Rebecca

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l’enseignement/apprentissage du vocabulaire français langue étrangère en particulier dansles classes de français, curcus de 3 ans à Hai Duong, et enfin de proposer des suggesionspédagogiques appropriées permettant son amélioration, suite à la base théorique de notrerecherche.

3 Questions et hypothèses

3.1 Questions

Notre recherche porte sur les questions suivantes:

1. Quelle est l’extension du vocabulaire dans les manuels Tiếng Pháp 10, 11, 12(curcus de trois ans)?

2. Quelles sont les stratégies d’apprentissage du vocabulaire que les lycéens concernés tendent à utiliser ?

3. Quelles seraient les propositions pédagogiques destinées à en assurer unenseignement/apprentissage efficace ?

3.2 Hypothèses

À partir de ces questions, nous formulons nos hypothèses de recherche suivantes :

- Les trois manuels actuels de français répondent aux besoins de apprentissage du vocabulaire français et correspondent à la capacité des lycéens.

l’enseignement Parmi les stratégies disponibles, les lycéens utilisent le plus souvent celles cognitives dans leur apprentissage du vocabulaire français.

- L’enseignement des stratégies d’apprentissage du vocabulaire, la diversification des activités d’acquisition, l’introduction de matériel didactique varié et des TICE (technologies de l’information et de communication pour l’enseignement) dans un cours d’enseignement de vocabulaire contribuent à en améliorer l’enseignement/apprentissage.

4 Méthodologie de recherche

Pour effectuer cette recherche et atteindre les objectifs fixés, nous allons recourir à

la méthode descriptive avec sa démarche et ses techniques propres afin de vérifier les

hypothèses de départ et d’y trouver des solutions pertinentes aux problèmes del’acquisition des mots nouveaux par les lycéens concernés Pour cela, nous allons utiliser la

technique d'enquête par questionnaire auprès des apprenants, l’entretien chez les

enseignants pour les interroger sur le rôle du vocabulaire dans la communication, sur lafréquence d’utiliser les stratégies d’apprentissage du vocabulaire français, leur attitude vis

à vis de la formation de la langue française dans le milieu scolaire

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5 Plan du mémoire

Cette recherche se structure en trois chapitres à part l’introduction et la conclusion: Lechapitre 1 présente l’enseignement du vocabulaire à travers les méthodes et approches; lesstratégies d’apprentissage du vocabulaire du point de vue communicatif et quelques autresétudes relatives au vocabulaire constituant le cadre théorique de la recherche Le chapitre 2

présente notre étude de cas Il comprend des informations sur lepublic, les techniques d'enquête, les procédés de collecte et d’analyse des données

Le chapitre 3 est consacré aux propositions pédagogiques destinées à améliorer laqualité d’enseignement-apprentissage du vocabulaire dans les lycées à Hai Duong ó lefrançais est dispensé comme langue étrangère

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Chapitre I : CADRE THÉORIQUE

Ce chapitre est destiné à la présentation des points théoriques sur lesquels se fondenotre problématique Nous allons décrire d’abord la nature du vocabulaire ainsi qued’autres études relatives au vocabulaire Nous allons présenter ensuite sa place dans leprocessus de l’enseignement/apprentissage d’une langue Et puis, nous allons aborder lesobjectifs principaux de l’enseignement du vocabulaire et présenter les moyens desémantisation dans l’enseignement d’une langue étrangère Enfin, nous allons parler desstratégies d’apprentissage du vocabulaire du point de vue communicatif pour en faire uneréférence théorique de la recherche

1. CONCEPTS DE BASE

1.1.Le lexique

En ce qui concerne le concept « lexique » selon l’auteur Tran Hung, dans Précis de lexicologie (publié en 1998, page 6), il est nécessaire de commencer par une distinction

entre le lexique individuel et le lexique global :

Le lexique est « L’ensemble de tous les mots qui, à un moment donné, sont à la disposition du locuteur Ce sont les mots qu’il peut, à l’occassion, employer et comprendre, ils constituent son lexique individuel ».

Il est évident qu’un individu ne peut pas posséder tous les mots qui composent lalangue en raison de l’existence extérieure à son lexique individuel d’un nombreindéterminé des mots Ce sont tous les mots que le locuteur n’a pas encore rencontrés dansl’usage quotidien de son langage

Le lexique global ou lexique général, c’est une somme considérable de mots, dont

on peut établir théoriquement l’inventaire, d’une communauté linguistique à une époquehistoriquement déterminée

La richesse du lexique individuel est une composante importante des attitudesverbales de l’individu, de la richesse des connaissances Le lexique individuel est trèsdifférent d’une personne à l’autre Mais selon quelques linguistes, un lexique de cinq millesunités permet de répondre à la plus grande partie de situations de communication courante

de la vie pratique Il existe encore un sous-ensemble, entre le lexique individuel et lelexique global, qu’on peut appeler lexique du groupe Il comporte des termes spécifiquesque ne connaîtront pas les autres Le lexique peut être réduit ou étendu selon le locuteur, sasituation, ses préoccupations

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1.2 Le vocabulaire

Le vocabulaire est une partie intégrante de la langue, grâce auquel, la languedevient un moyen de communication de l’homme Les linguistes ont proposé jusqu’àmaintenant plusieurs définitions

Selon le Dictionnaire pratique du français (Hachette, 1989, p.1174), le vocabulaire

est « un dictionnaire abrégé d’une langue, un ensemble des mots d’une langue et un ensemble des termes que connaît, qu’emploie une personne, un groupe, et qui sont propres

à une science, un art ».

Ensuite, dans le dictionnaire Le Robert dictionnaire historique de la langue

française (p.410), le vocabulaire est défini comme « un dictionnaire succinct ou spécialisé (d’une science, un art, ou qui caractérisent une forme d’esprit) »

Et selon Duquette L.&Tréville M-C (Enseigner le vocabulaire en classe de langue,

1996, p.12), le vocabulaire est considéré comme « un sous-ensemble du lexique de la langue Il est composé de toutes les unités sémantiques, graphiquement simples et composées et locutions indécomposables qui s’actualisent dans le discours ».

Enfin, pour faciliter la compréhension de la part des lecteurs, Trần Hùng (Précis de lexicologie, 1998, p.7) a donné sa propre définition : « le vocabulaire est l’ensemble des mots effectivement employés par le locuteur dans un acte de parole précis, réalisé sous forme de discours oral ou écrit ».

Le vocabulaire est l’actualisation d’un certain nombre de mots appartenant aulexique individuel du locuteur C’est pourquoi, on peut compter les mots différents qu’unélève a employés dans un exercice Ce qui donne une certaine image de la recherche duvocabulaire de l’élève à ce moment- là mais on peut donner qu’un aperçu partiel de sonlexique

Vocabulaire passif/ vocabulaire actif

La lexie qu’un individu « connaît » mais ne peut pas utiliser appartient à son

vocabulaire passif Exemple: Un apprenant sait très bien que le mot « commérage » existe

mais ne peut pas l’employer dans son propre discours, il peut connaître le sens mais sans

en maîtriser les conditions d’ulitisation Il s’agit d’un élément de son vocabulaire passif

Le vocabulaire actif est la lexie que l’on connaît et qu’on peut employer dans dedifférentes situations de communication, notamment faire l’étude de ses conditions del’ulitisation Il s’agit en gros des contraintes d’utilisation d’une lexie donnée Exemple:

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pour « commérage », il faut savoir que l’on dit : « se livre à des commérages, les commérages vont bon train, … » Il vaut mieux apprendre aux élèves à dévélopper leur

vocabulaire actif

1.3 Rapport entre le lexique et le vocabulaire

Le Professeur Henriette Gezundhajt, Département d'études françaises de

l'Université de Toronto, 1998-2009 dans ses Études du lexique en 2001, a fait une

distinction entre le lexique et le vocabulaire comme suit:

« Lexique: ensemble des formes connues de façon active ou passive par un locuteur donné.

Vocabulaire : uniquement les formes connues activement par l'énonciateur Les vocabulaires sont aussi appelés des jargons Ils sont utilisés dans un champ donné par un groupe social particulier »

Il faut noter qu’il y a une différence entre le lexique et le vocabulaire Ce dernier estl’ensemble des mots utilisés par un locuteur donné dans ses circonstances données tandisque le lexique est l’ensemble des mots qui sont à la disposition du locuteur à un moment

donné Autrement dit « le vocabulaire renvoie au discours, le lexique à la langue ».

Le couple lexique/vocabulaire relève assez exactement des oppositions

langue/parole (terminologie de F De Saussure) et langue/discours (terminologie de

Guillaume) Ce couple est en rapport d’inclusion : le vocabulaire est toujours une partie dedimensions variables selon les moments et les sollicitations du lexique individuel, lui-même, partie du lexique global

À ce titre, dans l’enseignement d’une langue étrangère, il est impossible de donnertous les mots qui la composent L’enseignement du vocabulaire n’est pas capable defournir à l’apprenant tous les mots du lexique Il lui suffit de maîtriser un certain

vocabulaire permettant de comprendre les paroles d’autrui et de pouvoir exprimer sapensée dans la communication Autrement dit, il s’agit d’enrichir le lexique individueld’élève et de l’aider à faire un choix convenable, en vue d’utiliser son vocabulaire avecprécision

De cette situation, il y a deux conséquences: l’enseignant ne perçoit jamais latotalité du lexique de son élève, l’élève n’utilise jamais dans l’acte de parole la totalité deson lexique Mais il faut dire que la richessse du vocabulaire est la fonction de la richesse

du lexique

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1.4 Le mot

Une langue comme le français compte des milliers de mots Ainsi, étudier le

vocabulaire, c’est concrètement étudier les mots Le « mot » est un terme très ambigü.

Jusqu’à maintenant il y en a beaucoup de définitions faites par des linguistes mais lesdéfinitions ont été jugées insuffisantes et incomplètes On ne parvient pas encore à donnerune définition univoque

Certains linguistes distinguent les mots graphiques des mots phonétiques

En apparence graphique, le mot est « un groupement de lettres limitées à sa droite

et sa gauche d’un blanc qui forme ses frontières naturelles » (E.Grenouvier- J.Peytard, Linguistique et enseignement du français)

Exemple : Il est très intelligent

Cette phrase possède 4 mots graphiques

En apparence phonétique, le mot est « un groupe de son qui porte un seul accent »

(E.Grenouvier- J.Peytard, Linguistique et enseignement du français) On sait bien que dans

le français, l’accent d’insistance tomble toujours sur sa dernière voyelle prononcée

Exemple : Suivez !

Merci !Mais dans un groupe de mots, l’accent se déplace immédiatement pour se reportersur la syllable finale

Exemple : Suivez – moi !

Suivez – moi bien !Merci encore !Alors les limites du mot phonétique ne conicident pas toujours avec celles du motgraphique Il est vraiment difficile de donner une définition générale pour ce problème

Pourtant, ici nous acceptons une signification du mot : « un mot est un ensemble de sons ou

de lettres formant une unité autonome susceptible d’être utilisé dans les divers énoncés d’une langue » (Gérard Vigner, Enseigner le français comme langue seconde, p21)

Les mots français ne sont jamais isolés, ils sont toujours liés à d’autres mots Parconséquent, dans l’enseignement du vocabulaire, l’analyse du sens de mots doit se faire entenant compte du système et du contexte concret C’est-à-dire on doit mettre le mot enrapport avec ses voisins dans la phrase pour en avoir la signification exacte

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La distinction très nette de trois concepts me semble indispensable et permet àl’enseignant d’en bien saisir le sens et de tenir compte du rôle et de la place du vocabulairedans une classe de langue.

1.5 Le signifiant et le signifié

Le signifiant et le signifié sont les deux composantes du signe linguistique Selon la

tradition que le linguiste suisse Ferdinand de Saussure (Cours de linguistique générale,

Paris, Payot, 1916) a institué en français, un signe se définit par l’union d’un signifiant (un

certain nombre d’unités vocales que l’on peut représenter au moyen de lettres) ou la forme

et d’un signifié (le concept) ou le contenu Cette paire de mots (signifiant/signifié) a

l’avantage de faire apparaître, en opposant le participe actif du verbe signifier à son passif,

le caractère indissociable des deux composantes du signe: l’une ne peut exister sans l’autre,pas plus, dit Saussure, qu’une feuille de papier ne peut avoir qu’une seule face, car s’il y a

un recto, il y a forcément un verso

On peut concrétiser ces notions par un exemple simple Le mot cheval, qui est un signe

linguistique, se constitue d’un signifiant, correspondant à une suite de sons à l’oral [ ∫∂val ], à

une suite de lettres à l’écrit c, h, e, v, a, l et d’un signifié, le concept du cheval que décrivent les

dictionnaires et qui n’a qu’une réalité psychologique C’est par la relation

entre signifiant et signifié que le mot est mot, que le signe Certains linguistes parlent

d’expression et de contenu, plutôt que de dire signifiant et signifié Il s’agit d’affaire de

préférence personnelle

On peut donc schématiser un signe linguistique comme suit :

SIGNE LINGUISTIQUE = Signifiant (sons ou lettres) + signifié (contenu ou

concept)

Signifiant et signifié sont donc les deux faces indissociables du signe, dont l’une estperceptible (signifiant), l’autre (signifié) est non perceptible : un signifié n’est pasaccessible aux organes sensoriels On n’entend pas, on ne voit pas le concept d’un mot oud’un signe, on peut seulement, à partir du signifiant perçu, le deviner, le comprendre parune opération psychologique très différente de la perception Aussi, F De Saussure a-t-il

insisté sur l’aspect « matériel » c’est à dire « sensoriel », perceptible, de la face signifiante

des signes, pour l’opposer à la face « signifiée » non perceptible du signe

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oppositions pertinentes dans un champ donné Le sens précis de « intelligent » ne peut être apprécié que si on le met en rapport avec des mots comme « clairvoyant », « astucieux

», « savant », « érudit », « perspicace », « ingénieux »

Selon E.Genouvier et J.Peytard (Linguistique et enseignement du français, p221, 1970), les champs lexicaux sont : « des ensembles de mots (ou de syntagmes ou de lexies) qui se groupent pour signifier une certaine expérience : création d’une technique, désignation d’une activité pratique ou notionnelle »

Exemple : Champ lexical de l’« automobile », de l’« aviation », de l’ «algèbre » ,

de la «mode »

On appelle champ lexical « l’ensemble des mots qui, dans un texte, se rapportent à une même idée Ces mots ont pour un point commun d’être synonymes, d’appartenir à la même famille, au même domaine ou encore de renvoyer à la même notion Le champ lexical renseigne sur le thème du texte « (www.lettres.net/cours/02-champslex.htm)

Exemple : «bombarder », «guerre », « ennemie », « soldat », « invasion »

appartiennent au champ lexical de la guerre

Alors, comment faire pour tracer les frontières du champ sémantique dans lequel unmot prend son sens ? Il faut d’abord le situer historiquement car un mot appartient à lasociété qui l’utilise, et puis, relever un grand nombre de textes ou le mot qui figurent

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Les recherches de J.Dubois donnent un principe : « un mot connaît une double définition structurale » (E.Genouvier et J.Peytard, Linguistique et enseignement du français, p215, 1970) Premièrement, le mot est un système de rapports (structure

paradigmatique) C’est par exemple, le verbe « baisser » connaît de différentes

oppositions : (baisser/monter ;baisser/augmenter ; baisser/hausser ; baisser/intensifier ).

Deuxièmement, le mot entre dans divers syntagmes, nominaux ou verbaux (structure

syntagmatique) : syntagme fermé (« hocher la tête », « hocher » ne s’emploi pas sans l’objet «tête » ); syntagme conditionné (« passer d’un lieu à l’autre », « de » ne peut s’employer sans « à »); et syntagme libre dont l’objet peut être limité à une classe de mots

et le sujet exclusivement animé ou inanimé

Afin d’établir son statut, il est nécessaire de savoir quel type de sujet admet tel

verbe ou quel type de complément allant de pair avec ce verbe-là (« il tourne » s’oppose à

«il tourne le dos » - opposition entre absence de complément et présence d’un complément d’objet direct ou entre les éléments qui précèdent ; « la voiture chasse »

s’oppose à « il chasse le gibier » - opposition entre un sujet animé « il » (le chasseur) et un sujet inanimé « la voiture »).

Pour une bonne acquisition d’un mot, il ne suffit pas de connaître son sens, il faut lemettre dans une époque précise, dans un contexte concret Il faut connaître en même temps,ses principes de fonctionnement ainsi que ses relations avec d'autres éléments de la phrase

En conclusion, considéré depuis toujours comme « la chair de la langue », le

vocabulaire joue un rôle de premier plan dans l’emploi communicatif des langues Aucunelangue ne peut exister sans lui Il se différencie du lexique Si le lexique appartient à une réalité

de la langue d’une société, le vocabulaire est son sous-ensemble Par rapport aux connaissancessyntaxiques, les connaissances lexico-sémantiques sont bien plus intéressantes C’est qu’il esttout à fait possible d’utiliser à bon escient un mot sans se servir de la syntaxe Mais levocabulaire d’une langue évolue sans cesse L’enseignement/apprenti-ssage du vocabulaire estdonc à la fois très important, intéressant et difficile

2 GÉNÉRALITÉS SUR L’ENSEIGNEMENT DU VOCABULAIRE

2.1 La place du vocabulaire dans la maîtrise de la langue

La langue est un moyen de penser Elle est support de la connaissance, grâce àlaquelle, la pensée humaine est fixée, analysée, conservée et transmise par un système de

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signes De plus, en tant que moyen de communication, la langue nous permet d’entrer enrapport les uns avec les autres pour maintenir l’existence de la société, précisément lesrelations humaines

La phonétique, la grammaire et le vocabulaire, sont les trois éléments essentielsconstitutifs d’une langue Ils sont en relation étroite parce que l’une ne peut pas exister sansl’autre Mais il semble que le vocabulaire joue un rơle très important, il est une partieintégrante de la langue En effet, le mot ne reste pas isolé dans une langue, il est toujourslié à d’autres mots Les mots sont groupés dans une phrase pour exprimer la pensée decelui qui parle On a prouvé que sans la connaissance du lexique de la langue étudiée(c’est-à-dire les mots et les expressions), on n’est jamais capable d’arriver au but final desétudes de la langue Il s’agit de l’utilisation de la langue comme un moyen decommunication, la possibilité d’écouter, de lire, de parler et d’écrire en cette langue

Il est évident que communiquer en langue étrangère est beaucoup plus difficilequ’en langue maternelle On n’arrive pas à bien exprimer sa pensée, exposer son point de

vue, à changer des informations faute de vocabulaire considéré depuis longtemps comme « siège des significations brutes ó gravitent les contextes, sources des règles de combinaison syntaxique et discursive » et qui constitue « la voie d’accès à la communication » (Tréville M-C & Duquette L., Enseigner le vocabulaire en classe de

langue, 1996, p.7) C’est pourquoi, on pourrait dire que le vocabulaire occupe une place

primordiale dans l’enseignement/apprentissage de toute langue La relation étroite duvocabulaire doit être étudiée dans son ensemble avec les autres composantes de la langue :c’est-à-dire avec le système grammatical et le système phonétique aussi avecl’orthographe En fait, chaque mot a sa particularité phonétique qui le distingue des autresmots

Exemple : père [p ε r] / pain [p ɛɛ]

mère [m ε r] / main[m ɛɛ]

La signification de chacun de ces deux mots est liée à la différence des sons [p]/[m]

et [ε] / [ɛɛ] De plus, on peut considérer la phonétique comme un moyen d’acquisition desmots parce qu’une bonne prononciation nous permet d’acquérir facilement le vocabulaire

Il y a aussi un lien organique entre le vocabulaire et la grammaire surtout la syntaxe : « Connaỵtre, avec les règles grammaticales un maximum des mots permet de bien parler »

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(Grenouvier, 1972, p.179) Cela veut dire que la combinaison entre les règlesgrammaticales et les mots nous permet d’effectuer un grand nombre de phrases, d’énoncés

et puis de bien communiquer aux autres

Pourque les mots acquièrent une forme particulière en tant que moyen decommunication entre les hommes, il faut s’agencer en proposition, ce qui constitue l’objet

de la syntaxe Par ailleurs, chaque mot a une structure lexico-grammaticale (la racine, lesaffixes, les terminaisons) et il appartient au discours (substantif, adjectif, verbe ect)

L’étude du vocabulaire est liée à celle de la grammaire Donc, il est impossible deposséder pratiquement une langue si l’on étudie le vocabulaire sans aucun lien avec laphonétique et la grammaire car cela nous permet d’avoir une connaissance formelle del’orthographe

Exemple : père [p ε r] et paire [p ε r]

On ne peut différencier la signification de ces mots que par leur orthographe.L’étude du vocabulaire a sans doute une grande importance car l’acquision du lexiquecontribue à l’assimilation d’autres connaisances de la langue

Il n’est pas indispensable d’enseigner le fonctionnement d’une langue qui seraitvide de mots, vide de sens Et puis, ce n’est qu’à travers le mot, l’objet magique etpassionnant que l’apprenant pourra s’ouvrir au monde réel et au monde imaginaire et à la

littérature En effet, c’est « par le vocabulaire qu’est véhiculée la culture d’une communauté » (Tréville M-C & Duquette L – Enseigner le vocabulaire en classe de langue, 1996, p.9) ; à travers le vocabulaire on peut connaỵtre l’histoire, le mode de vie, la

culture et la civilisation d’une communauté

C’est pour toutes ces raisons que les linguistes donnent au vocabulaire une place

importante Tréville M-C (Enseigner le vocabulaire en classe de langue, 1996, p.9) a indiqué qu’ apprendre une langue, c’est essentiellement le vocabulaire de cette langue ».

Dans l’apprentissage d’une langue, le vocabulaire joue un rơle important Nousconstatons que si l’apprenant n’a pas de mots, il ne peut ni comprendre un texte écrit, niproduire des énoncés, ni entrer en contact avec d’autres même s’il maỵtrise bien les règlesgrammatico-phonétiques et une bonne connaissance socio-culturelle du pays ó est parléecette langue En outre, l’acquisition des systèmes grammaticaux et phonétiques peut êtrelimitée à un certain moment de l’apprentissage tandis que l’enrichissement du vocabulaire

se fait sans cesse, c’est le travail de tous les jours : la maỵtrise du vocabulaire ne peut être

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2.2 Les principes de l’enseignement du vocabulaire

Personne ne peut affirmer connaître tous les mots d’une langue C’est pourquoi ilfaut prendre conscience de l’impossiblité de les enseigner Alors, il est nécessaire de choisir

le vocabulaire adapté à la nationalité, à l’âge, au degré de scolarisation et à l’intérêt (aspectoral, aspect écrit, langue de spécialité) de différents publics Et il est nécessaire dedéterminer dès le début le vocabulaire à enseigner

Nous allons noter ici quelques principes essentiels pour bien enseigner levocabulaire tels que: le contexte, la sélection du contenu, la progression…

- Le rôle du contexte : Dans une langue, les mots ne restent pas isolés, ils sonttoujours liés à d’autres mots pour former une phrase Cela veut dire qu’on ne peut pas

enseigner les mots de manière isolée, ils doivent être reliés à un contexte pour en percevoir

le sens (Rebuffot, 1986) Sans contexte, la signification du mot n’est pas définie, le mot n’a alors pas de sens, il est libre ou au contraire, il a trop de sens (Nielsen, 1976).

On peut aussi, de façon plus traditionnelle, travailler sur les relations intrinsèques

au mot, qu’elles soient morphologiques (dérivation) ou sémantiques (les recherches desynonymie ou d’antonymie, de définition, d’équivalences métaphoriques): là encore le mot

ne doit pas être isolé mais être présenté dans un champs lexical ou morphologique

- Le rôle de la mémoire : La psycholinguistique nous revèle que les progrès seraientplus grands si les mots étaient présentés en liste, assortis d’une définition ou d’unetraduction, et ensuite présentés en contexte Ainsi on utilise un certain nombre de stratégiesqui peuvent être décontextualisées (liste, dictionnaire, …), semi-contextualisées(regroupement, imagerie), contextualisées (écoute, composition,…)

- La sélection du contenu : L’enseignant est appelé à sélectionner les mots à étudier

à l’intérieur des documents authentiques qui servent de base à l’étude de la langue Motsfaciles ou difficiles? Les mots et leurs fonctions Les besoins des apprenants?

- La progression : Les niveaux des compétences langagières tels que décrits par

J.P.B Allen dans modèle de programme à trois niveaux pour l’enseignement d’une langue

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seconde (J.P.B Allen , Revue canadienne d’une langue vivante, p 47), sont réduits à la

dimension lexicale de langue

Niveau structural (élémentaire): l’accent est mis sur l’acquisition méthodique desaspects formels du lexique: structure morphologique et sémantique des mots, pratique horscontexte et présentation de la manière fournie par des documents authentiques

Niveau fonctionnel: (intermédiaire): l’accent est mis sur le fonctionnement et le sensdes mots en contexte par une manipulation des mots au niveau du discours avec uneintention de communication préalable

Niveau empirique (avancé) : l’accent est mis sur l’utilisation non analysée etnaturelle du vocabulaire dans la réalisation d’objectifs sociaux, professionnels ou scolaires

La pratique est libre, non contrôlée, en interactions sociales authentiques et recours à toutesles ressources disponibles pour comprendre et communiquer en vue d’objectifs personnels(Tréville, Marie-Claude et Lise Duquette: Enseigner le vocabulaire en classe de langue, Hachette, Paris, 1998, p.108)

- Le nombre de mots nouveaux: Il semble difficile de donner un nombre de mots fixe

à introduire Cependant, il serait raisonnable de ne pas dépasser quinze mots nouveauxpour chaque leçon Selon un linguiste, un texte comporte seulement de 4% à 6% de motsinconnus dont le sens peut-être deviné d’après le contexte ou d’après la structure des mots

- L’utilisation du dictionnaire: Plusieurs chercheurs comme Anne Tréville, rénovent

la pratique dictionnairique en la personnalisant et proposent d’inciter l’apprenant à

construire son propre glossaire, qui comprendra le mot, ses réseaux, ses contextes, etc

- La culture et le vocabulaire: On entre spontanément dans une langue étrangère par

les mots, on peut aussi entrer par eux dans sa culture Cette option pédagogique d’ « entrer dans la culture par les mots afin de solidariser et d’intégrer la langue et culture dans un même enseignement/apprentissage » a été formalisée par Robert Galisson Pour cet auteur,

l’ensemble des connotations partagées par une communauté linguistique et culturelleconstitue ce qu’il appelle sa lexiculture

À partir de ces principes, les enseignants ont aussi des propres techniques à appliquerdans leurs cours

2.3 Moyens de sémantisation

Comme nous le savons, l’apprentissage du vocabulaire, à ce jour encore, de tous lesaspects de l’apprentissage du français, fait le plus de problèmes Les raisons en sont

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nombreuses et tiennet autant à l’histoire même de la pédagogie des langues vivantes qu’àl’existence d’un certain vide théorique en matière de sémantique Beaucoup de linguistesessaient depuis longtemps de donner des manières efficaces pour enseigner le vocabulaire

Et en fait, il y en a partout dans les livres linguistiques En se basant sur le cas concret, lesenseignants choisissent telle ou telle procédure pour mener chaque leçon

Il est à noter que la présentation du lexique est toujours faite oralement, livres etcahiers fermés, et précède la pratique de la langue parlée et la lecture Ce devancementoral, prévoit l’étude du mot dans ses structures différentes, ce qui permet de mieux retenir

le matériel grammatical On présente le mot dans une structure et on procède à lasémantisation Ensuite, on étudie le mot isolé pour faire assimiler sa forme Puis, on lereplace dans des contextes différents pour que les élèves apprennent à l’employer dans lesstructures Le choix des moyens de sémantisation dépend largement de la naturelinguistique du mot, du degré de préparation des apprenants, de leur âge

On compte les trois moyens de sémantisation (révélation du sens) suivants :

-Les moyens audio-visuels

plus rapidement Les chercheurs ont considéré « l’utilisation de l’image comme pont de départ possible de la compréhension, comme similaire d’une certaine réalité culturelle » et

«l’utilisation combinée de l’image et du son stimulte un acte de communication et permet d’en provoquer de nouveau » Dans la salle de classe, si chaque dialogue est illustré par

une série d’images, l’apprentissage des langues étrangères est beaucoup plus favorable Par

exemple, pour présenter le mot « maison », on ne peut pas apporter une maison en classe,

et il est difficile d’expliquer ce mot en langue étrangère Alors, dans ce cas, l’image d’unemaison passée à la tété ou par des filmes fixes paraît très efficace Les élèves comprendront

tout de suite le sens du mot « maison » sans recours à la traduction en langue maternelle.

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Cet exemple a justifié nettement l’utilité et la nécessité des moyens audio-visuels mais,l’utilisation de cette technique dépend beaucoup du matériel des lycées.

Gérard Vigner (Enseigner le français comme langue seconde, CLE international,

2001) a distingué deux types d’images en fonction de leur rôle :

-Images de transcodage :

Dans ce cas, l’image est introduire pour illustrer et transcoder Sa fonction est aussi

de proposer une notion visuelle du contenu sémantique du signe linguistique, c’est-à- direelle peut renvoyer aux contenus des sens des énoncés nouveaux Elle sert à comprendre lecontenu sémantique et le signe codé perceptif

-Images situationnelles :

Dans ce cas, l’image est considérée comme un moyen de présenter la situatuond’énonciation et participe aussi à la justification des énoncés De plus, l’imagesituationnelle est utilisée pour introduire les informations nouvelles Cet emploi vise undouble but : l’assurance de la compréhension du dialogue et l’assurance de la répétition desénoncés phonétiques

2.3.1.2 Le document sonore

Au cours de l’enseignement du vocabulaire, à côté de l’image, le document sonorejoue un rôle assez important parce qu’il est considéré comme un élément favorisantl’entrainement à la prononciation et à l’intonation Après avoir entendu grâce aumagnétophone les mots et les expressions nouveaux, les élèves peuvent les répéter

Dans la classe, le professeur doit proposer un environnement sonore semblable àcelui que les élèves trouvent dans le pays dont ils apprennent la langue grâce aux films, à laradio… Cela aide les élèves à fixer leur vocabulaire déjà acquis De plus, il lui fautorganiser des débats, puis en enregistrer au magnétophone pour faire revenir à leurmémoire des expressions, des mots oubliés

2.3.2 La langue étrangère

La sémantisation d’un mot au moyen de la langue étrangère, c’est-à- dire l’analyse

de sa structure à l’aide du contexte, de sa défintion en langue étrangère et l’utilisation dessynonymes, antonymes On se sert de l’analyse de sa structure pour la sémantisatiom desmots dérivés ou composés Pour que ce procédé réussisse, quand l’enseignant done un motnouveau, il fau assurer que ses élèves saisissent la signification de la racine et des affixes

de ce mot Sinon, ils ne comprennent rien

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Exemple : - Chant

-Chanter

-Chanteur

Si les élèves connaissent la racine «chant » et le suffixe «eur », ils comprendront

tout de suite le sens du mot « chanteur »

Ensuite, la sématisation par le contexte du mot, c’est-à-dire on met le mot nouveau

dans l’entourage des termes connus en construisant la proposition d’après les règles

grammaticales étudiées

Exemple : Pour enseigner le verbe « dépendre de », on le met dans son contexte

suivant :

- Si tu travailles bien, tu auras de bons résultats ; si tu travailles mal, tu auras de

mauvaises notes Les résultats dépendent de ton travail.

C’est aux élèves de deviner le sens du verbe en mobilisant les mots connus Ainsi,

ce moyen leur permet à la fois de réviser leur vocabulaire et retenir les mots nouveaux

Si le professeur se sert de définitions, de paraphrases ou d’autres techniques

d’explication en langue étrangère, cela offre l’avantage d’augmenter considérablement la

quantité de matériel lexical étranger employé et d’en assurer une répétition continue Dès

que les apprenants sont capables de comprendre quelque chose dans l’autre langue, il est

donc bon d’essayer les mots nouveaux en termes de mots déjà appris D’une part, cela peut

renforcer les liens entre les éléments de la langue étrangère et ainsi structurer un réseau de

plus en plus indépendant de la langue maternelle, de l’autre, une telle méthode fait

fonctionner la langue étrangère de façon vraiment communicative, ce qui peut avoir un

effet motivant sur les élèves

Enfin, la défintion du mot en langue étrangère est proche du contexte Dans certains

cas, on peut présenter le sens du mot au moyen des synonymes et antonymes

Exemple: - gai = joyeux

- fabriquer = produireGrâce aux synonymes et antonymes, les élèves comprendront mieux le sens des

mots nouveaux et ont une grande connaissance de ces mots Mais il ne faut pas oublier que

les synonymes exacts sont très rares En outre, P.Nation (Teaching and learning le

vocabulaire, 1990, p.21) nous rappelle que plusieurs expériences ont démontré qu’ en

début d’apprentissage, une traduction sera plus significative parce qu’elle aura beaucoup

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plus d’associations pour l’apprenant qu’un synonyme qu’il connaît dans la langue étrangère” Et M.Martin (Advanced vocabulaire teaching: the problem of synonyms, 1984,

p.130) nous met en garde contre un emploi irréfléchi des synonymes en constatant que

“l’enseignement du vocabulaire par le biais de gloses ou de “synonymes” en langue cible mène à bien des erreurs lexicales chez les apprenants avancés”.

En conclusion la sémantisation par la langue étrangère est un procédé utilisé audegré supérieur C’est-à-dire que l’on l’applique seulement pour les apprenants ayant uncertain niveau de langue et pour les débutants, ce moyen est presque exclu

2.3.3 La langue maternelle

Dans la nouvelle méthodologie, on accepte le recours à la langue maternelle Eneffet, elle est devenue un moyen de sématisation inévitable dans l’enseignement duvocabulaire, surtout pour les débutants

Selon Levensterne L.S: “La langue est directement liée à la pensée, c’est dans les mots et les agencements de mots que notre pensée est fixée, ce qui rend possible l’échange des idées dans la société humaine De même que la langue en général est liée à la pensée,

le mot est lié au concept Or, nos concepts sont liés en général aux mots de la langue maternelle.” Nous sommes Vietnamiens, nous pensons en vietnamien et nos élèves

pensent aussi en vietnamien pendant leur appentissage On ne pourra pas dès lecommencement lier les concepts des élèves à tous les mots de la langue étrangère parceque leur vocabulaire est limité, ils ne comprennent pas toutes les explications del’enseignant En effet, il n’a pas d’autre choix que la langue maternelle L’habituded’associer directement les mots étrangers à la chose vue ou évoquée s’établira plus vite etplus aisément, si peu à peu on restreint l’emploi de la traduction

Bref, dans une certaine mesure, l’enseignement du vocabulaire en languematernelle est très efficace et rapide Il permet à l’enseignant de gagner du temps et aussiaux apprenants de comparer le sens du mot en langue étrangère à son référent en languematernelle pour mieux comprendre le mot Mais cette méthode semble se heuter à troisinconvénients:

1. elle n’est guère applicable aux items grammaticaux;

2. pour les mots pleins, il n’est pas toujours facile de donner une traduction

appropriée;

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3. si on traduit beaucoup de mots, l’apprenant sera soumis à un va-et-vient continuentre les deux langues, ce qui ne favorise pas la construction d’un réseau lexical

en langue étrangère

Aucun de ces arguments n’est cependant très fort En ce qui concerne le premier,

s’agissant d’éléments appartenant à la grammaire, il n’a pas malgré certains cas limitésentre les deux domaines, beaucoup d’incidences sur l’apprentissage du vocabulaire Pour le

deuxième inconvénient, si, comme le front remarquer R.Grains et S Redman (Working

with words A guide to teaching and learning vocabulaire, 1986, p.75), une traduction ne

rend pas toujours le sens exact d’un item, il n’en n’est pas autrement des synonymes ou des

définitions en langue étrangère Il ne faut pas non plus exagérer le poids du troisième

argument: pour établir un lien entre une forme étrangère et un élément de la mémoiresémantique, l’apprenant doit activer le réseau pertinent de cette mémoire; commel’étiquette de la langue maternelle occupe une place dominante dans ce réseau, il se créeranormalement (aussi) une connexion entre cette étiquette et la forme étrangère Comme on

le sait, les apprenants donnent souvent spontannément la traduction d’un mot qui a étéexpliqué d’une manière Bien des élèves ont besoin de ce type de confirmation

En définitive, parmi des trois moyens de sémantisation du mot ci-dessus, ilappartient à l’enseignant de choisir le moyen convenable à la nature linguistique du mot, auniveau de langue des apprenants Grâce à une méthode adaptée, l’enseignant peutévidement motiver les élèves et les aider à saisir de mots nouveaux de façon rapide

En conclusion, au cours de ce chapitre, nous avons abordé trois concepts de basetelsque lexique, vocabulaire et mot qui me semblent indispensables à l’enseignement duvocabulaire et évoqué certains procédés mis à disposition de l’enseignement du françaispour mieux apprendre aux élèves à comprendre et à réutiliser les éléments lexicaux dansdes situations de communication courante Nous nous concentrons maintenant surl’enseignement et sur l’apprentissage du vocabulaire

3 ENSEIGNEMENT DU VOCABULAIRE À TRAVERS LES MÉTHODES ET APPROCHES

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Elle a été appliquée d’abord à des langues qui n’étaient plus vivantes commme le grec etsurtout le latin, ensuite à la découverte des œuvres littéraires de cette époque là.

La caractéristique la plus importante de la méthode traditionnelle, c’est qu’elle metl’accent sur l’enseignement de la grammaire La langue est considérée comme un ensemble

de règles et d’exceptions Elle s’intéresse surtout à la forme de la langue et : « la langue était une grille grammaticale dans laquelle on n’aurait qu’à parler des mots » (Nguyễn Lân Trung – Didactique du français langue étrangère)

L’objet principal visé de cette méthode est de comprendre les textes d’auteurs, derédiger dans une langue soignée et de développer des compétences au raisonnement et àl’analyse On utilise souvent les textes littéraires comme un support essentiel, les motsconstituent un aspect essentiel de la chair vive d’un texte littéraire Le vocabulaire enseignéest riche et toujours soigné avec des listes de mots, traduction, définition, paraphrase Pourenrichir le vocabulaire, l’enseignant donne des synonymes, antonymes et homonymes desmots Pour présenter des mots nouveaux et pour les faire comprendre aux élèves,l’enseignant ne faisait que les traduire en langue maternelle et à l’inverse, il donnait uneliste parallèle de mots dans les manuels pour les aider à accumuler le plus grand nombre demots, on donne toutes les acceptions possibles d’un mot Dans cette méthode, ons’intéresse seulement à la forme du mot et on laisse tomber le côté du sens, lefonctionnement et l’emploi de ce mot

Ainsi, les exercices utilisés sont les exercices écrits (morphologie) et exercicesd’analyse grammaticale(logique (syntaxe) Alors, le caractère artificiel est inévitable Parexemple : exercices à trou, exercices d’accord, exercices de traduction… Avec cetteméthode, les élèves peuvent posséder un grand nombre de mots mais ils ne savent pascomment les utiliser correctement dans une phrase Ils construisent des phrasesgramamticalement incorrectes et « pas français » L’enseignement du vocabulaire selon laméthode traditionnelle est sans fondement linguistique qu’un mot ne signifie rien à l’étatisolé

La méthode traditionnelle marque un tournant décisif dans l’histoire de laméthodologie Comme c’est la première méthode de langue alors elle ne peut pasévidemment éviter des défauts Pour que les élèves puissent avoir une bonne acquisition duvocabulaire, on doit trouver une autre méthode plus complète L’enseignement duvocabulaire doit être lié à la situation et au contexte précis On doit enseigner le

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La méthode directe constitue une approche naturelle de l’apprentissage d’une languefondée sur le processus d’acquisition de la langue maternelle.

Pour J.P Cuq et I.Gruca (2002), la méthodologie directe a des caractéristiques suivantes :

- l’apprentissage du vocabulaire courant

- la grammaire est présentée de manière inductive et implicite

- l’accent est mis sur l’acquisition orale

- la progression prend en compte les capacités et les besoins des apprenants

- L’appoche globale du sens

Selon la méthode directe, l’ enseignement des mots étrangers se fait sans passer par

la traduction en langue maternelle Le professeurs explique le vocabulaire à l’aide d’objets

ou d’images, mais ne le traduit jamais en langue maternelle L’objectifs est que l’apprenantpense en langue étrangère le plus tôt possible

On peut estimer que c’est à partir de la méthodologie directe que la didactique deslangues vivantes étrangères a fait appel à la pédagogie générale : on tenait en effet compte

de la motivation de l’élève, on adaptait les méthodes aux intérêts, aux besoins et auxcapacités de l’élève, en faisant progresser les contenus du simple au complexe C’est

pourquoi C.Puren (Histoire des méthodologies de l’enseignement des langues étrangères,

CLE international, 2009) estime que la rupture entre la méthode traditionnelle et la

méthode directe « se situe au niveau de la pédagoigie générale de référence « ce qui suppose » une grande nouveauté dans l’ enseignement scolaire »

L’enseignement/appprentisage du vocabulaire est lié directement àl’environnement immédiat de la classe dans lequel les mots présentés se basent sur lesobjets concrets des élèves

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3.3 Méthode audio-orale

Cette méthode s’est dévéloppée aux États - Unis durant la période 1940- 1970 Sonfondement linguistique s’appuie sur le structuralisme et surtout sur les travaux d’analysedistributionnelle des disciples de Bloomfield Son but essentiel est de faire acquérir auxapprenants les quatre compétences communicatives en langue étrangère dans des situations

quotidiennes Comme pour la méthodologie précédente, selon C.Germain (Méthodologie d’enseignement d’une langue étrangère, 1993), « la pririorité est accordée à l’oral et en particulier aux structures orales L’écrit ne vient qu’en second lieu dans chaque leçon et cet écrit, au fond, de l’oral « scripturé » C’est pourquoi la grammaire est enseignée de

manière implicite, inductive au moyen des exercices structuraux, souvent oraux et en cequi concerne le vocabulaire, on le réduit au vocabulaire fondamental et l’enseigne encontexte et au moyen des supports oraux

La méthode audio-orale a été critiquée pour le manque de transfert hors de la classe

de ce qui a été appris et on a considéré que sa validité se limitait au niveau élémentaire Demême, à l’enthousiasme pour les exercices structuraux a succédé la déception En effet, lesexercices ennuyaient les élèves, les démotivaient et le passage du réemploi dirigé auréemploi spontané ne faisait que rarement

Méthode SGAV (structuro-global audio-visuelle)

Au mileu des années 50, la langue anglaise est devenue de plus en plus la langue decommunication internationale La situation de la langue française parraissait dès lorsquelque peu menacée Afin d’assurer la diffusion du français à l’étranger, les linguistesfrançais ont essayé de trouver une méthode d’enseignement plus efficace C’est pour celaque la méthode audio-visuelle ou bien la méthode structuro-globale audio-visuelle a vu lejour vers le début du XXè siècle Selon cette méthode, le but d’enseignement d’une langueétrangère est de communiquer en langue étrangère La méthode SGAV accorde la priorité àl’oral et s’attache à procurer à l’élève la langue de communication courrante Par suite, lacapacité de prendre la parole en langue étrangère dans des situations quotidiennes constitueson objectif général

Cette méthode consiste à créer chez l’élève l’automatisme, soit l’aptitude decomprendre la leçon et de transposer à une situation dans un français standard,contemporain, modeste mais d’une correction grammaticale et phonétique rigoureuse

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Si dans la méthode traditionnelle, le vocabulaire devient « chair de la langue », le

vocabulaire joue un rôle important Dans la méthode SGAV l’enseignant doit posséder ungrand nombre de mots pour interpréter des images données Il doit sélectionner des motsconvenables avec chaque situation de communication présentée C’est le vocabulaire utilisédans la conversation de tous les jours La composante lexicale n’est pas déterminée au gré desenseignants mais liées au Français Fondamental (F.F) établi et composé de 3000 mots répartis

en 2 dégrés (F.F1 et (F.F2) d’environ 1500 mots chacun Le dernier constitue une base solidepour la rédaction du cours par une liste de mots essentiels utilisés dans les situations de tous lesjours Ce sont les mots qui ont une fréquence d’apparition assez élevée

Le F.F fournit des mots présentés en situation et expliqués par référence à l’image

et fixés par répétition systématique

Dans un cours de langue, on doit suivre la démarche qui comprend des moments «

présentation, mémorisation, exploitation et réemploi », c'est-à-dire, des mots sont

présentés en situation, expliqués par référence à l’image et fixés par la répétitionsystématique Le professeur ne doit pas traduire lors de l’apparition du mot nouveau.L’explication des énoncés se fait exclusivement à l’aide des supports audio-visuels tels queprojecteur, écran pour le filme fixe, tableau de feutre et surtout des images Ensuite, leprofesseur fait mémoriser ses élèves, qui essaient d’entrer en communication et enfinpeuvent discuter librement d’un autre sujet mais ils doivent employer des mots qu’ilsviennent d’apprendre Cette méthode interdit l’usage de la langue maternelle

Bien que la méthode SGAV présente beaucoup d’avantages par rapport à laméthode traditionnelle, il existe encore des inconvénients Il semble qu’elle comble deslacunes de la méthode traditionnelle mais elle néglige la langue écrite Le vocabulaire estlimité Les élèves peuvent bien parler mais écrivent très mal Selon certains auteurs, celacause l’apprauvrissement de la langue Il est évident qu’un tel français n’existe pas dansune production langagière normale chez les Français natifs Cela explique de grandesdifficultés auxquelles se heurtent les apprenants dans l’utilisation de la langue, une foissortis de la classe

C’est pourquoi, on a à trouver une autre méthode plus efficace

Approche communicative

L’approche communicative s’est dévéloppée depuis le début des années dix du XXè siècle en réaction contre les méthodes précédentes, audio-orale et audio-

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soixante-visuelle Elle est appelée aussi méthode communicative et cognitive ou méthodefonctionnelle ou encore méthode notionnelle-fonctionnelle Selon cette méthode, la langue

est un moyen de communication et un instrument d’interaction sociale : « La langue est un instrument, un outil : c’est un outil magnifique… Son premier but est de servir, d’être utile

» C’est pourquoi, elle demande aux apprenants de posséder non seulement la grammaire

globale mais encore la composante socio-linguistique, la composante discursive et lacomposante stratégique La langue sert non seulement à décrire le réel (fonctionréférentielle) mais elle sert aussi à agir, à établir un contact social (fonction phatique), àexprimer une opinion (fonction expressive), à faire agir autrui (fonction incitative).L’apprentissage d’une langue a pour but de communiquer, de parler et on insiste aussi surl’expression écrite

Pour communiquer couramment en langue étrangère, les simples connaissanceslinguistiques, ne suffisent pas, c’est pourquoi on doit connaître l’intention de lacommunication Posséder une langue, c’est posséder une compétence de communiquer encette langue, c’est-à- dire la capacité non seulement à comprendre et à produire desénoncés dans cette langue mais aussi de savoir les utiliser dans des situations decommunication Cette approche représente une grande souplesse parce qu’elle centrel’enseignement sur les besoins et les motivations des apprenants et avec une méthodesouple et flexible

Pour cette approche, le vocabulaire est indispensable parce qu’à partir des mots onpeut entrer dans la communication C’est pourquoi, le vocabulaire enseigné constitue desmots de tous les jours et les mots dans le « Niveau Seuil », outil de référence pour lefrançais On enseigne le vocabulaire dans les actes de parole selon les besoins, l’âge, leniveau des apprenants Selon cette approche, on n’enseigne pas les mots isolés car ces mots

ne signifient rien On présente les mots dans le contexte précis, c’est-à- dire dans unephrase ou une locution servant à communiquer On peut dire que l’enseignement duvocabulaire consiste à apprendre aux élèves à saisir avant tout les actes de parole à former,développer la capacité à utiliser d’une façon créatrice les moyens linguistiques poursatisfaire les besoins de communication Une fois que les élèves possèdent une bonneconnaissance du lexique, ils pourraient finir toujours par se débrouiller dans bien de cas.L’acte de parole a un rôle très important dans l’appoche communicative Il permet aux

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locuteurs de prendre la parole rapidement et adéquatement aux situations decommunication

Différente des méthodes précédentes, l’approche communicative permet d’utiliser

la langue maternelle pour expliquer les mots nouveaux dans le processus de l’enseignement

et on met l’accent sur le message plutôt que sur la forme linguistique Le vocabulaire estsouvent riche et varié, au gré des documents authentiques Et on peut tolérer des fautesparce que l’on considère qu’elles font évidemment partie de l’apprentissage et l’enseignantpeut remédier au contenu d’enseignement, il sait que sa méthode convient ou non auxniveaux des apprenants

L’approche communicative a fait des grands progrès par rapport à d’autresméthodes Elle semble combler des lacunes des méthodes précédentes Elle permet dedévélopper la compétence de communication, Alors les apprenants possèdent nonseulement des savoirs mais des savoirs-faire et des savoirs-être Jusqu’à maintenant cetteapproche est en vogue et à la mode Enfin, il faut noter que l’enseignement du français est

passé du « traditionnel » à « l’audio-visuel » et à présent au « communicatif » dans

l’évolution de la didactique du français langue étrangère Et l’enseignement du vocabulaire

a connu une place prédominante

4 STRATÉGIES D’APPRENTISSAGE DU VOCABULAIRE

Les stratégies d’apprentissage sont très importantes dans l’apprentissage d’unelangue Nous allons consacrer entièrement cette section, à une présentation d’uneclassification très connue des stratégies d'apprentissage du vocabulaire

4.1 Définition

Rebecca Oxford définit les stratégies d'apprentissage comme suit:

Les stratégies d'apprentissage d’une langue sont des moyens qu’emprunte

l’élève pour mieux apprendre.

D’après Le Forem (SYNEJOB):

Les stratégies d'apprentissage sont des actions entreprises par l’apprenant pour l’aider à acquérir, stocker, retrouver et utiliser des informations L’utilisation des stratégies d'apprentissage permettra à l’apprenant de rendre son apprentissage plus efficace, plus autonome et plus transférable vers de nouvelles situations.

L’acquisition de stratégies d'apprentissage est la clé vers une grande autonomie del’apprenant Bien que ces stratégies soient à utiliser individuellement par l’apprenant, les

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formateurs jouent un rôle important dans la sensibilisation aux stratégies d'apprentissage et

de là une mise en pratique efficace de ces mêmes stratégies

Suite à des observations d’aldultes apprenant les langues étrangères, RebeccaOxford (1990) classe les stratégies d’apprentissage en deux catégories:

-Les stratégies directes (celles qui concernent directement la langue).

- Les stratégies indirectes (celles qui concerent la gesion générale du processus

Ngày đăng: 08/11/2020, 14:55

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