Exemplaire de Hampton Cliffs, collection Walton , grandeur naturelle.. Exemplaire de Ranville, encrỏtant un gasléropode ; collection Deslongchamps ; grandeur naturelle.. Portion grossie
Trang 1Les animaux agrégés, que les anciens auteurs ont considérés comme a p p a r t e
-n a -n t au môme groupe -n a t u r e l q u e les polypes Coralliaires , et pour lesquels
M E h r e n b e r g a établi la classe des Bryozoaires en se fondant sur les recherches d'Audouin et d e M Milne E d w a r d s , ont laissé leurs dépouilles calcaires dans
p r e s q u e tous les dépôts m a r i n s qui e n t r e n t dans la composition d e l'écorce du globe Ils se présentent m ê m e souvent avec u n e telle abondance, q u e la roche qui les renferme en est littéralement pétrie Plusieurs des étages d e l à formation
j u r a s s i q u e sont n o t a m m e n t très riches en Bryozoaires, et c'est à l e u r p r é s e n c e
q u e certaines couches des environs de Caen doivent leur nom de calcaire à
po-lypiers Ces êtres, malgré leur petite taille, j o u e n t donc un rôle important dans
la faune de cette é p o q u e , et p a r conséquent ils méritent l'attention des géologues aussi bien que des paléontologistes
Lamouroux (1) est le p r e m i e r qui en ait fait connaître un certain n o m b r e , et il sut, en général, assez bien distinguer leurs différences génériques Ses éludes ont
p o r t é sur ceux qu'on trouve c o m m u n é m e n t dans le Calvados , et elles ont servi
d e base à toutes les recherches entreprises ultérieurement sur le m ê m e sujet
T r è s peu de temps après la publication de son travail, Defrance décrivit de n o u
-veau, dans le Dictionnaire des sciences naturelles (2), les espèces découvertes p a r
(1) Exposition méthodique des genres de Polypiers, 1 8 2 1 ; Encyclopédie méthodique, phytes , 1 8 2 4
Zoo-(2) 1 8 2 2 - 1 8 2 8
Trang 2L a m o u r o u x , et en indiqua q u e l q u e s nouvelles Goldfuss (1) figura à son tour
p l u s i e u r s bryozoaires de la formation jurassique de l'Allemagne, tandis q u e
J Fleming (2) e l l e professeur John Phillips (3) signalaient l'existence de ceux q u ' o n avait trouvés en Angleterre, et commençaient la liste que M Morris (4) devait en-suite considérablement accroître En 1 8 3 0 , Blainville (5) soumit à un nouvel examen les espèces p r é c é d e m m e n t d é c r i t e s , et apporta quelques modifications dans leur classification Bientôt après M Milne Edwards (6) se livra à des r e -cherches très approfondies sur différents types de la même classe, et fit c o n n a î t r e , beaucoup plus complètement qu'on ne l'avait fait alors et q u ' o n ne l'a fait d e -
p u i s , plusieurs des animaux éteints dont j ' a i à parler ici Plus tard, M chelin (7) a consacré un grand n o m b r e de bonnes figures aux fossiles des environs
Mi-de C a e n , et étendu considérablement les notions q u e l'on Mi-devait déjà à
Lamou-r o u x suLamou-r les bLamou-ryozoaiLamou-res de cette contLamou-rée Enfin, dans ces deLamou-rnièLamou-res a n n é e s ,
M Alcide d'Orbigny (8) a créé pour ces êtres un n o m b r e considérable d e genres nouveaux que j'ai dû rejeter pour la p l u p a r t , et il a mentionné beaucoup d'espèces nouvelles, mais sans les d é c r i r e d'une manière suffisamment claire et
é t e n d u e , de sorte q u ' i l est p r e s q u e t o u j o u r s impossible de les reconnaître
Là se b o r n e n t à peu près les travaux e n t r e p r i s j u s q u ' à ce j o u r sur les b r y o zoaires de la formation j u r a s s i q u e , et il m'a p a r u intéressant de les r e p r e n d r e et
-de les compléter par -de nouvelles r e c h e r c h e s Cette tâche m'a été singulièrement facilitée par l'extrême générosité avec laquelle plusieurs géologues ont mis à m a disposition toutes les richesses de leurs collections Je dois avant tout adresser l'expression de ma reconnaissance à M William W a l t o n , de Bath, qui a bien voulu me confier p e n d a n t plusieurs a n n é e s la magnifique suite des bryozoaires anglais qu'il a rassemblés M Olry T e r q u e m , de Metz, m ' a également envoyé
le résultat d e ses laborieuses explorations dans le d é p a r t e m e n t de la Moselle Je suis redevable au savant successeur de Lamouroux, M Eudes Des long c h a m p s ,
de tous les échantillons rares que renferme sa collection, et j ' a i obtenu, en
o u t r e , de nombreux fossiles des environs de Caen de M Hébert, de M Juan nova, et du docteur Lesauvage ; m o i - m ê m e , et à plusieurs reprises, j ' e n ai re-cueilli à Luc une certaine q u a n t i t é M Bouchard-Chantereaux, de Boulogne, m'a adressé, avec sa bienveillance habituelle, tous ceux qu'il a découverts dans le
Vila-(1) Petrefacta Germanice, t I , 1 8 2 6 - 1 8 3 3
(2) British animais, 1 8 2 8
(3) Illustrations ofthe Geology of Yorkshire, Ir o édit., 1 8 2 9
(4) Catalogue ofthe British fossils, 1 8 4 3
(5) Dictionnaire des sciences naturelles, t LX , 1 8 3 0 ; Manuel d'actinologie, 1 8 3 4 (6) Annales des sciences naturelles, 2e sér., t I X , 1838 Voyez aussi les Annotations de la
2 e édition de Lamarck, t I I , 1836
(7) Iconographie zoophytologique, 1 8 4 0 - 1 8 4 7
(8) Revue et magasin de zoologie, 1 8 4 9 ; Cours et Prodrome de Paléontologie, 1 8 5 0 ; tologie française, Terrains crétacés, t V, 1 8 5 2 - 1 8 5 4
Trang 3Paléon-d é p a r t e m e n t Paléon-du Pas-Paléon-de-Calais Enfin M Paléon-de L o r i è r e , M J - S B o w e r b a n k ,
MM P i e t t e , etc., m'ont aussi fourni divers exemplaires de q u e l q u e s autres localités
J ' a i cru n é c e s s a i r e , avant de t e r m i n e r le travail pour l e q u e l j!avais eu le
b o n h e u r de r é u n i r t a n t de matériaux, d'aller étudier au Musée de Caen les plaires qui ont servi de types à L a m o u r o u x , et M Deslongchamps m'a r e n d u cet examen très facile M Michelin s'est également empressé de me livrer tous les échantillons de sa collection qu'il a fait figurer J'ai pu de la sorte d é t e r m i n e r
exem-s û r e m e n t leexem-s eexem-spèceexem-s contenueexem-s danexem-s leexem-s deux ouvrageexem-s leexem-s pluexem-s i m p o r t a n t exem-s qui aient été publiés sur cette partie de la paléontologie
et se r e d r e s s e n t sous forme d'un tube subconique, lisse et régulier ; la base p r é sente des bourrelets transversaux plus ou moins accusés, et est toujours un peu dilatée et aplatie La gemmation a constamment lieu à la partie inférieure des testules, au point ó commence la c o u r b u r e Les bourgeons sont successivement simples, puis g é m i n é s ; dans ce d e r n i e r cas, les deux jeunes s'écartent n o t a b l e -
-m e n t l'un de l'autre , en sorte que les séries n'offrent nor-male-ment q u ' u n s eul individu de front, et que les testules sont libres l a t é r a l e m e n t ; mais des r a p p r o -chements irréguliers, plus fréquents dans certaines espèces, peuvent donner lieu accidentellement à des rangées doubles ou m ê m e t r i p l e s Péristomes à bord circulaire, un peu épaissi, situés sur un plan parallèle à celui de la base r a m p a n t e
Lamouroux a établi cette division, en 1 8 2 1 , pour u n e espèce (Aiecto dichotoma)
qu'on rencontre assez communément sur les coquilles de la grande oolite des
environs de Caen, et que Goldfuss (3) fit r e n t r e r plus tard dans son g e n r e
Aulo-pora Les fossiles dévoniens, auxquels ce dernier nom a dû être restreint (4),
r e s s e m b l e n t , en effet, beaucoup, quant à leur forme générale, à VAiecto dicho»
(1) Ce nom avait déjà été donné par Leach , en 1 8 1 5 , à un genre d'Échinoderrnes (Astérọdes)
(2) Voyez, sur le sens de ce mot et du mot testule, Jules Haime, Observations sur la morphologie des Tubuliporides (Société philomatique, séance du 27 mars 1852 ; Institut, n° 9 5 4 , t X X , p 117) (3) Petref Germ., t I, p 2 1 8 , pl 6 5 , fig 2 , 1833
(h) Milne Edwards et Jules Haime, Pol foss des lerr paléoz., p 3 1 1 , 1 8 5 1
Trang 4toma de L a m o u r o u x , mais présentent à la paroi i n t e r n e de leurs tubes des stries
verticales, bien manifestes , qu'on n e retrouve avec cette régularité q u e dans la classe des Coralliaires et qui représentent des cloisons rudimentaires
Il existe donc une différence fondamentale entre les vrais Aulopores etl'Aleclo
de Lamouroux Cette d e r n i è r e coupe, dont M Bronn avait changé le nom en celui
de Stomatopora dès 1 8 2 5 , fut successivement enrichie, p a r Blainville, M Milne
E d w a r d s , M Michelin et M d'Orbigny, de nouvelles espèces q u i , pour la plupart» ont été découvertes dans la formation crétacée
Je crois avoir trouvé des caractères suffisants pour a d m e t t r e sept espèces j u r a s siques différentes Celle q u i , j u s q u ' à p r é s e n t , s'est m o n t r é e la p r e m i è r e dans la
-série des couches, et q u e p o u r cette raison j ' a p p e l l e Stomatopora antiqua, a été
recueillie p a r M T e r q u e m dans le lias de Valière, ó elle est fixée sur des G r y
-phées arquées Les S Terquemi, Desoudini et dichotomoides, s e m b l e n t p r o p r e s à
l'oolite i n f é r i e u r e , les deux p r e m i è r e s des environs de Metz, l'autre des environs
de Bayeux et de Cheltenham La S dichotoma n'a été r e n c o n t r é e q u e dans la
grande oolite et l'argile de Bradford, et c'est à ces derniers dépơts q u ' a p p a r t i e n t
aussi la S Waltoyi Enfin la S Bouchardi est de l'argile oxfordienne des environs
de Boulogne
1 STOMATOPORA DICHOTOMA, pl VI, fig 1 , a-d
Alecto dichotoma, Lamouroux, Exp méth des genres de Pol., p 8 4 , pl 8 1 , fig 1 2 , 1 3 ,
1 4 , 1 8 2 1
W D Conybeare et Will Phillips, Outl of the geol of England and Wales,
p 2 1 4 , 1 8 2 2
— — — Lamouroux, Encyel (Zooph.), p 4 1 , 1 8 2 4
Stomatopora dichotoma , Bronn, Pflanzentk p 2 7 et 4 3 , pl 7 , fig 3 , 1 8 2 5
Alecto dichotoma, Defrance, Diet, des sc nat., t X L I I , p 3 9 0 , pi 4 3 , fig 1 , 1 8 2 6
Fleming, Brit, anim., p 5 3 4 , 1 8 2 8
Aulopora dichotoma, Goldfuss, Petref Germ., t I, p 2 1 8 , pi 6 5 , fig 2 , 1 8 3 3
Alecto dichotoma, Blainville, Man d'actin., p 4 6 4 , pi 6 5 , fig 1 , 1 8 3 4
Stomatopora dichotoma, Bronn, Leth geogn., p 2 4 2 , pi 1 6 , fig 2 5 , 1 8 3 5
Alecto dichotoma, Milne Edwards, Ann des sc nat., 2E série, t I X , p 2 0 6 , pl 1 5 , fig 4 ,
1 8 3 8
Milne Edwards, Atlas du règne animal de Guvier (Zooph.), $\ 7 2 , fig 4
Morris, Catal of Brit, foss., p 3 0 , 1 8 4 3
Michelin, Icon, zooph., p 2 3 8 , 1 8 4 6 (non p 1 0 , pi 2 , fig 1 0 )
Le testier d e cette espèce a des mailles inégales, mais de forme assez r é g u lière, et ordinairement rhombọdales L e s rangées d e testules sont p r e s q u e tou-jours simples La testule souche est petite et subconique p o s t é r i e u r e m e n t ; les deux individus q u i en naissent s'écartent fortement l'un de l ' a u t r e , et suivant un angle p r e s q u e égal à deux droits ; p r e s q u e toujours chacun d'eux produit deux bourgeons, dont l'angle d'écartement est encore obtus ou à peu p r è s droit ; mais les angles des individus issus de ces d e r n i e r s sont d'environ 50 degrés p o u r un cer-
Trang 5-tain n o m b r e de générations, et p l u s tard enfin ils redeviennent obtus Si l'on
ex-cepte les trois p r e m i e r s individus q u i , comme nous venons de le voir, produisent
chacun deux jumeaux ( r a r e m e n t les sept p r e m i e r s sont dans ce cas), on trouve
o r d i n a i r e m e n t u n affaiblissement dans le pouvoir générateur de ces j u m e a u x q u i
n e portent plus q u ' u n seul j e u n e ; mais celui-ci en se développant e n g e n d r e soit
u n , soit plutơt deux nouveaux i n d i v i d u s , en sorte q u e , entre u n e bifurcation et celle
qui la suit immédiatement , on compte deux ou au plus trois péristomes Les
courtes séries ainsi formées sont droites ou faiblement a r q u é e s La partie
basilaire ou r a m p a n t e des testules est notablement dilatée et a p l a t i e , plissée
en travers, et d'un d i a m è t r e assez égal dans ses diverses parties e t dans les
divers individus, d ' u n e m ê m e colonie On y r e m a r q u e , lorsqu'on se sert d'un
grossissement suffisant, des pores distants environ de q u a t r e ou cinq fois leur
d i a m è t r e et un peu i r r é g u l i è r e m e n t disposés en quinconces et en lignes t r a n s
-verses J'estime que ces pores p e u v e n t avoir l / 2 0 0e de millimètre tout au p l u s
La partie terminale ou dressée d e s testules n'a pas la moitié de la largeur de
l ' a u t r e région ; mais, quoiqu'on l'ait toujours regardée comme très peu saillante,
parce q u ' o n l'avait trouvée brisée, je m e suis assuré, par l'examen de bons é c h a n
-tillons provenant d e Bradford , q u ' e l l e a au moins la longueur de la p o r t i o n
r a m p a n t e Il m'a semblé voir p l u s i e u r s dents inégales au b o r d interne des p é
-ristomes L'espacement des péristomes d'une même série, lequel mesure en m ê m e
t e m p s l'étendue de la région b a s i l a i r e , varie un peu dans les différents testiers
ou sur différents points d ' u n m ê m e testier ; en général, il équivaut
approximativem e n t à trois ou q u a t r e fois le d i a approximativem è t r e du péristoapproximativeme Les proportions des i n
-dividus sont également u n p e u v a r i a b l e s , suivant les exemplaires Les plus
grandes testules, dans des échantillons provenant de Ranville, ont près d ' u n
d e m i - m i l l i m è t r e de l a r g e u r ; dans la p l u p a r t des exemplaires des environs d e
Bath et d e Marquises , elles ont à peine un tiers de m i l l i m è t r e
Cette Stomatopore est r e m a r q u a b l e par sa disposition régulièrement dichotome,
la parfaite égalité des bourgeons j u m e a u x , l e peu de confusion des séries de testules,
en m ê m e temps q u e par l'aplatissement de ces testules dans leur région basilaire
Elle est assez abondante dans la g r a n d e oolite des environs de Caen, ó elle est
p r e s q u e toujours fixée sur des T é r é b r a t u l e s ou d'autres coquilles M
Deslong-champs l'a recueillie à Lebisey et à Ranville, et moi-même j e l'ai trouvée à L u c
M Bouchard-Chantereaux m'a c o m m u n i q u é un exemplaire provenant de
Marquises, ó elle paraỵt être r a r e M W i l l i a m W a l t o n , de Bath, en possède de n o m
-b r e u x échantillons a d m i r a -b l e m e n t conservés, qui sont d e l à grande oolite de
Hampton Cliffs et de l'argile de B r a d f o r d
Goldfuss cite Streitberg (monts Baireuth) p o u r son Aulopora dicliotoma
M d ' O r b i g n y , qui place ce dernier fossile dans l'étage corallien ( 1 ) , lui
(1) Prodr depaléont.,t.Il,$ 2 5 , 1 8 5 0 Il l'appelle Stomatopora corallina, Paléont franc.,
Terr crét, t V, p 8 8 5 ; 1 8 5 4
Trang 6d o n n e le nom d'Alecto corallina, et l ' i n d i q u e aussi à P o i n t e - d u - C h é , p r è s
la Rochelle
Explication des figures.— Pl VI, n° 1
Fig a Exemplaire de Hampton Cliffs, collection Walton , grandeur naturelle
F i g b Exemplaire de Bradford, collection Walton, grandeur naturelle
Fig c Portion de a grossie
Fig d Teslules grossies 3 0 fois
2 STOMATOPORA W A L T O N I , pl VI, fig 3 a-b
Cette espèce ressemble beaucoup à la S dichotoma par la forme et la disposition
de ses t e s l u l e s ; seulement leur partie r a m p a n t e est un peu moins aplatie, et r e l a tivement plus allongée Les mailles d u testier ont une tendance à figurer des hexagones ; les séries de testules sont toujours simples ; les individus j u m e a u x offrent un égal développement Les rides transversales de la région a d h é r e n t e sont bien marquées, mais fines et assez régulières ; les pores sont subégaux, assez
-g r a n d s , r a p p r o c h é s , ouverts s u r la portion saillante de ces r i d e s , et s u i v e n t , d e
m ê m e q u e celles-ci, u n e direction t r a n s v e r s e u n peu oblique La région traçante des testules est p a r t o u t à peu p r è s égale, e t n'a pas tout à fait 1/5° de m i l l i m è t r e
e n d i a m è t r e
La S Waltoni se distingue par la petite taille de ses testules, et surtout par ses
perforations en séries r é g u l i è r e s Ces caractères , joints aux q u e l q u e s autres
différences q u e j e viens de signaler, m ' o n t décidé à la séparer de la S dichotoma,
avec laquelle au p r e m i e r a b o r d on serait t e n t é de la confondre Elle a été
décou-v e r t e dans l'argile de Bradford p a r M W i l l i a m W a l t o n
Explication des figures — Pl VI, n° 3 Fig a Exemplaire de Bradford, grandeur naturelle
Fig b Portion du m ê m e , grossie
C'est peutêtre à cette espèce q u ' i l faut r a p p o r t e r Y Alecto bajocensis, d ' O r b i gny, Prodr de pat, 1.1, p 2 8 8 , 1 8 5 0 ; Stomatopora bajocensis, i d , Pal franc.,
-Terr crét., t V, p 8 3 5 , 1 8 5 4 C'est u n fossile de P o r t - e n - B e s s i n , a y a n t , dit cet
a u t e u r , « des cellules très l o n g u e s , t r è s g r ê l e s , très r é g u l i è r e s , formant des
b r a n c h e s dichotomes t r è s ramifiées »
3 STOMATOPORA ANTIQUA, pl VI, fig 7 a-b
Les mailles de ce testier ont une tendance à se r a p p r o c h e r de la forme d ' u n
r h o m b e i r r é g u l i e r , et dont les angles s e r a i e n t émoussés Les sept p r e m i è r e s testules produisent deux bourgeons ; il a r r i v e fréquemment que deux testules
j u m e l l e s soient u n p e u inégales en g r o s s e u r , et r e s t e n t p r e s q u e complètement accolées l'une à l ' a u t r e ; mais les i n d i v i d u s auxquels elles d o n n e n t naissance
Trang 7s'écartent notablement l'un de l ' a u t r e : E n t r e une bifurcation et celle qui l a suit, on compte o r d i n a i r e m e n t deux ou trois péristomes en série La partie r a m -
p a n t e des testules est m é d i o c r e m e n t allongée, légèrement conique à l'origine, puis cylindrọde et faiblement aplatie ; elle p r é s e n t e des plis fins et d'autres plus
p r o n o n c é s ; les pores sont petits et assez écartés La g r a n d e largeur des testules dépasse u n peu 1/3 de m i l l i m è t r e
Ce fossile rappelle tout à fait p a r son aspect général la S dichotoma; mais les
irrégularités q u e n o u s venons d ' i n d i q u e r dans le mode de multiplication , ainsi
testules sont d'un a u t r e cơté b e a u c o u p moins longues et moins lisses que dans l a
S Waltoni
Tous les exemplaires q u e j ' a i observés étaient fixés sur des Gryphées a r q u é e s ,
e t ont été découverts par M T e r q u e m dans le lias inférieur de Valiere (Moselle)
Explication des figures — Pl VI, n" 7
Fig a Exemplaire adhérent à une Gryphée arquée, grandeur naturelle
Fig b Portion du m ê m e , grossie
4 STOMATOPORA DICHOTOMOIDES, pl VI fig 2 a-c
Alecto dichotoma, Michelin, lcon zooph., p 1 0 , pl 2 , fig 1 0 , 1 8 4 0 (non Lamouroux) Alecto dichotomoides, d'Orbigny, Prodr de pal., t I, p 288 , 1 8 5 0
Stomatopora dichotomoides, d'Orbigny, Paléont franc., Terr crét., t V, p 8 3 5 , 1 8 5 4 Alecto dichotoma, Quenstedt, Handb der Petref., p 6 3 8 , pl 5 6 , fig 21 et 2 2 , 1 8 5 2
La gemmation binaire et dichotome dans cette espèce s'opère avec plus d e fréquence et de r é g u l a r i t é , et suivant un angle u n peu plus grand q u e dans la
S dichotoma; les sept p r e m i e r s individus p o r t e n t deux b o u r g e o n s ; les mailles
d u testier sont hexagonales Les testules sont à peu p r è s lisses, ou ne p r é s e n t e n t
q u e des plis obsolètes; leur partie rampante est longue et s u b t u r b i n é e , r e s s e r r é e
à sa base, et graduellement renflée en avant, faiblement aplatie Les pores sont fort inégaux , beaucoup plus grands à l'origine des testules que sur t o u t le reste
de leur s u r f a c e , ó ils se disposent en lignes transversales un peu i r r é g u l i è r e s
La portion r e d r e s s é e ou p é r i s t o m i e n n e , q u e j e n'ai jamais trouvée p a r f a i t e m e n t entière, est au moins une fois plus étroite que la portion t r a ç a n t e , et ses parois sont plus épaisses ; on r e m a r q u e q u e l q u e s dents inégales dans son i n t é r i e u r La plus grande largeur des testules est à p e u près de l / 5e de m i l l i m è t r e
P a r sa petite taille et par les mailles hexagonales de son t e s t i e r , cette espèce
rappelle la S Waltoni; lorsqu'on la regarde à l'œil n u , son aspect est le m ê m e ;
mais le microscope fait apercevoir des différences très notables, dont les p r i n c i pales consistent dans la forme subconique des testules et dans l e u r s pores i n é -gaux Ces deux caractères suffiront, j e p e n s e , à distinguer cette S t o m a t o p o r e d e toutes ses congénères
-Les exemplaires de M Michelin p r o v i e n n e n t de l'oolite f e r r u g i n e u s e de
Trang 8Croi-zille et Saint-Vigors M W a l t o n a recueilli celui dont j e d o n n e la figure dans l'oolite inférieure de P o s t l i p
Explication des figures — Pl VI, 11° 2
Fig a Exemplaire de Postlip, collection "Walton, grandeur naturelle
Fig b Le même, grossi
Fig c Testules grossies 30 fois
5 STOMATOPORA B O D C H A R D I , pl V I , fig 6 a-b
* Je n'ai m a l h e u r e u s e m e n t pu observer ce bryozoaire q u e sur des exemplaires fort incomplets et e n t r é s petit n o m b r e , et j ' a i longtemps hésité à le séparer de la
Stomatopora dichotoma avec laquelle il a de grands r a p p o r t s P o u r t a n t u n
exa-m e n attentif exa-m'a fait reconnaître q u e l q u e s différences qui exa-m e s e exa-m b l e n t devoir
ê t r e considérées comme ayant la valeur de caractères spécifiques Il est fort r a r e
d e trouver u n individu ne portant pas deux bourgeons, lesquels s'écartent suivant
un angle à peu près d r o i t ; les testules p r é s e n t e n t des rides transversales assez
p r o n o n c é e s , et m o n t r e n t sur toute l e u r surface des pores relativement p e t i t s , et disposés sans o r d r e appréciable Leur largeur est environ 1/3 d e m i l l i m è t r e
M Bouchard a trouvé ce fossile dans l'argile d'Oxford des environs d e B o u logne
-Explication des figures, pl V I , n° 6
Fig a Exemplaire de grandeur naturelle
Fig b Le même grossi
6 STOMATOPORA TERQDEMI , pl V I , fig h a-b
Alecto? Quenstedt, Handb der Petref., pl 56, fig 2 3 , 1 8 5 2
Les mailles du testier ont dans cette espèce des formes t r è s inégales et i r r é g u lières Tous les individus, ou p r e s q u e t o u s , d o n n e n t naissance à deux bourgeons égaux qui s'écartent suivant u n angle de 50 à 60 d e g r é s Les testules sont o r d i n a i -
r e m e n t libres l a t é r a l e m e n t , ou r a r e m e n t situées sur deux rangées contiguës, m é diocrement longues ; leur partie traçante est s u b c y l i n d r i q u e , faiblement aplatie, à plis fins, à pores petits et s e r r é s La partie d r e s s é e a des parois assez m i n c e s , et
-m o n t r e dans son i n t é r i e u r des dents longitudinales au n o -m b r e de h, 5, 6, ou
m ê m e p l u s Le d i a m è t r e des testules est de 1/4 de millimètre dans leur moitié
r a m p a n t e ; la région péristomienne n'est pas tout à fait u n e fois moins large Celte Stomatopore se distingue bien de ses congénères par u n e gemmation
p r e s q u e constamment et r é g u l i è r e m e n t b i n a i r e , et par la minceur d e ses testules
Je ne connais encore q u e deux échantillons qui ont été découverts par M 0
Ter-q u e m dans l'oolite inférieure de Montvaux, près de Metz
Explication des figures — Pl V I , n° k
Fig a Exemplaire de Montvaux, grandeur naturelle
Fig b Le même grossi
Trang 9Dans toutes les espèces décrites p r é c é d e m m e n t , le b o u r g e o n n e m e n t nous a offert u n e certaine r é g u l a r i t é , et il nous était toujours facile de retrouver l ' o r i -gine d ' u n e testule p r i s e au h a s a r d Il n ' e n est plus de m ê m e ici ; la dichotomie
et la disposition sériale sont masquées par l e grand développement en gueur de la région r a m p a n t e de tous les individus , et par l e u r écartement t r è s faible; les testules sont quelquefois en séries simples, mais plus souvent placées sur des rangées doubles ou t r i p l e s , i n t i m e m e n t soudées e n t r e e l l e s , et à peine séparées par des sillons longitudinaux superficiels ; les péristomes s o n t t r è s espacés sur u n e m ê m e s é r i e , et l'on serait tenté de regarder au p r e m i e r abord, comme
lon-d é p e n lon-d a n t lon-du m ê m e inlon-divilon-du q u e chacun lon-de c e u x - c i , les bases traçantes lon-des testules juxta-posées Cette région r a m p a n t e est fort aplatie, et présente des b o u r -relets assez marqués avec des pores petits et inégalement espacés Son d i a m è t r e moyen dépasse u n peu 1/3 de m i l l i m è t r e ; l'extrémité péristomienne a u n peu plus de la moitié de cette l a r g e u r
Ce fossile diffère beaucoup de toutes les Stomatopores p a r son b o u r g e o n n e m e n t irrégulier et le peu d ' é c a r t e m e n t de ses bourgeons j u m e a u x Par ses séries o r d i -
n a i r e m e n t m u l t i p l e s , il établit le passage entre le genre ó j e le place
provisoi-r e m e n t et le g e n provisoi-r e Pprovisoi-roboscina
Je n'ai observé q u ' u n petit n o m b r e d'exemplaires qui ont été découverts par
M T e r q u e m dans l'oolite inférieure de L o n g w y
Explication des figures — Pl VI, n° 5
Fig a Exemplaire de Longwy, grandeur naturelle
Fig b Le même grossi
ESPÈCES DOUTEUSES
8 STOMATOPORA INTERMEDIA, Bronn, Ind pal., p 1 2 0 2 , 1 8 4 8 — Aulopora intermedia, Goldfuss, Petref Germ., t I, p 2 1 8 , pl 6 5 , fig 1, 1 8 3 3 — A l e c t o intermedia, d'Or- bigny, Prodr.,t I I , p 2 5 , 1 8 5 0
C'est u n e espèce de S t r e i t b e r g , qui me paraỵt r e m a r q u a b l e par son testier à mailles relativement petites et par ses testules courtes et renflées à l'extrémité
de leur portion r a m p a n t e
9 STOMATOPORA CALLOVIENSIS, d'Orbigny, Paléont franc., Terr crét., t Y, p 8 3 5 ,
1854 — A l e c t o calloviensis, d'Orbigny, Prodr de paléont., 1 1 , p 3 4 4 , 1 8 5 0
« Espèce d i c h o t o m e , dont les cellules sont l a r g e s , p l u s g r a n d e s q u e chez
l'A dichotoma Lyon (Calvados) »
Ce fossile ne diffère p e u t - ê t r e pas de la Stomatopora Bouchardi
Trang 10Proboscina (pars), Audouin in Savigny, Descr de l'Egypte, Pol., p 2 3 6 , 1 8 2 6
Proboscina, d'Orbigny, Pale'ont franc., Terr crét , t V, p 8 8 4 , 1 8 5 4
Testier d i v i s é , subréticulé , à rameaux ordinairement d i c h o t o m e s , a d h é r e n t s dans toute leur longueur, semi-cylindriques T e s t u l e s allongées dans la direction des rameaux, c y l i n d r o ï d e s , a r q u é e s , placées sur plusieurs r a n g s , soudées entre elles p a r l e u r s côtés, et libres seulement vers leur sommet qui est légèrement a t t é -
n u é Des pores a r r o n d i s , ouverts sur tous les points du cylindre, font c o m m u n i q u e r
c h a q u e c h a m b r e testulaire avec l ' e x t é r i e u r et avec les c h a m b r e s voisines La mation a constamment lieu vers la c o u r b u r e des testules ; l'individu souche donne naissance à deux bourgeons ; cette seconde génération est suivie d'une autre sem-blable ou un peu plus n o m b r e u s e , e t , après celle-ci ou la s u i v a n t e , le n o m b r e des individus d ' u n e zone transverse se trouve atteint, e t , dans la suite du déve-
geml o p p e m e n t , n'est p geml u s d é p a s s é , sinon sur quegemlques p o i n t s , et d ' u n e manière e x
-c e p t i o n n e l l e ; -ce qui revient à d i r e q u ' a p r è s la formation d ' u n -certain n o m b r e d e
t e s t u l e s , les générations nouvelles d o n n e n t naissance à des générations n u m é
-r i q u e m e n t égales à elles-mêmes ; toutefois le b o u -r g e o n n e m e n t devient un peu p l u s actif, l o r s q u ' i l doit se p r o d u i r e u n e bifurcation Dans q u e l q u e s espèces d e ce
g e n r e , les t e s t u l e s de m ê m e âge sont situées exactement sur u n e m ê m e ligne
t r a n s v e r s a l e , ce q u i d o n n e au testier u n e a p p a r e n c e a n n e l é e ; dans d ' a u t r e s ,
la disposition des testules est plus i r r é g u l i è r e L e p é r i s t o m e est circulaire dans tous les i n d i v i d u s , et l'on distingue o r d i n a i r e m e n t en dedans de son b o r d q u e l -ques petites dents
La Cellepora echinata de Goîdfuss (1) m e p a r a î t ê t r e le p r e m i e r fossile connu
se r a p p o r t a n t à cette division; les a u t r e s , p r i n c i p a l e m e n t ceux de la c r a i e , ont
é t é d é c r i t s comme des Diastopores ou d e s Tubulipores soit p a r M M i c h e l i n , soit par M Lonsdale M d'Orbigny les avait d'abord indiqués sous le n o m
d'idmonêes, et plus t a r d il reprit celui de Proboscina, appliqué par Audouin
en 1 8 2 6 Il critique M Edwards d'avoir a p p e l é Criserpia u n e e s p è c e , que l u i ,
M d'Orbigny, confond avec les Proboscina; cependant les caractères du p r e m i e r
de ces genres sont a s s u r é m e n t très différents de ceux qu'il assigne lui-même aux Proboscines
Eu 1850 (2), M Lonsdale a n o m m é Siphoniotyphlus plumatus un fossile d e
la c r a i e , qui n e diffère p e u t - ê t r e pas g é n é r i q u e m e n t de ceux que j e décris i c i ;
m a i s , comme le testier figuré par M Lonsdale n ' e s t p a s ramifié, il m e reste q u e l ques doutes sur ses affinités
-Je place dans ce genre cinq espèces j u r a s s i q u e s ; les trois p r e m i è r e s , P Eudesi,
(1) Petref Germ., t I, p 1 0 2 , pl 3 6 , fig 1 4 , 1 8 2 9
(2) Dixon's, GeoL and foss of tketert and cret format ofSussex, p 3 0 0 , 1850
Trang 11Davidsoniel Buchi, sont, j u s q u ' à présent, p r o p r e s à la grande oolite; les deux
a u t r e s , P Alfredi et Jacquoti, à l'oolite inférieure des environs de Metz
1 PROBOSCINA E U D E S I , pl V I , fig 9 a-b
Testier réticulé ; r a m e a u x m é d i o c r e m e n t saillants, régulièrement convexes, u n peu dilatés à leur e x t r é m i t é ; les bifurcations se faisant suivant un angle de 60 à
70 d e g r é s , à l'exception d e la p r e m i è r e qui est à peu près égale à deux angles droits Les testules sont disposées en séries transverses régulières , légèrement obliques à l'axe des rameaux, et formées de cinq ou six i n d i v i d u s Ces individus sont t r è s rapprochés entre e u x , et l'on ne distingue qu'avec peine le faible sillon qui les sépare; leurs péristomes se touchent p r e s q u e , tandis q u ' i l e x i s t e à peu
p r è s la distance de deux fois leur d i a m è t r e entre une série de ces o u v e r t u r e s et
u n e a u t r e série Dans l'échantillon que nous décrivons , les i n d i v i d u s des p r e mières générations ont eu u n développement inégal ; la bifurcation s'est opérée à
-la troisième génération, et ce n'est q u ' à -la sixième que -la première s é r i e régulière s'est constituée Les rameaux a d h è r e n t n o n - s e u l e m e n t par toute leur face infé-rieure, mais encore p a r u n e sorte de limbe qui les b o r d e latéralement; on observe
en quelques points de ce limbe d e petites o u v e r t u r e s , q u i r e p r é s e n t e n t les p é ristomes de j e u n e s testules Les pores sont a r r o n d i s , petits, et à peu près disposés
celle des rameaux étant seulement de 1 millimètre La partie libre des p r e m i è r e s
p a r a ỵ t être peu saillante
L'exemplaire que j'ai figuré a été découvert à L u c par M Eudes Deslongchamps ; c'est le seul q u ' o n connaisse j u s q u ' à p r é s e n t
Explication des figures — P l V I , n° 9 Fig a Exemplaire de Luc, grandeur naturelle
Fig b Le même grossi
2 , PROBOSCINA D A V I D S O N I , pl V I , fig 11 a-b
Testier réticulé ; r a m e a u x m é d i o c r e m e n t s a i l l a n t s , non dilatés à leur mité ; les bifurcations se faisant suivant u n angle de 60 à 70 degrés On compte
extré-q u a t r e testules de front (rarement trois), dont le développement est inégal, et dont les péristomes ne sont pas o r d i n a i r e m e n t placés en s é r i e , bien que cela arrive quelquefois; ils sont distants e n t r e eux d'une é t e n d u e assez variable, mais q u i , le
p l u s souvent, égale u n e fois ou u n e fois et demie leur d i a m è t r e Les testules sont bien soudées latéralement entre e l l e s , mais très distinctes dans leur partie supé-
r i e u r e , ó elles ont la forme de petits t u b e s relevés et saillants Les pores sont
p e t i t s , etplacés sans o r d r e apparent Les testules sont larges de 1/7" d e millimètre,
e t les rameaux des trois quarts de 1 m i l l i m è t r e
Ce bryozoaire a été trouvé d a n s la g r a n d e oolite de Hampton Cliffs, par
Trang 12M W W a l t o n Nous le nommons en l ' h o n n e u r de M Thomas Davidson, a u t e u r
de savantes publications sur les Brachiopodes
Il diffère de la P Buchi par l'absence de limbe au bord des r a m e a u x ,
l'ab-sence d e séparations lamellaires e n t r e les t e s t u l e s , la surface lisse d e celles-ci et
le mode général de bifurcation
Explication des figures — P l V I , 11° 1 1 Fig a Exemplaire de Hampton Cliffs, coll TValton, grandeur naturelle
Fig b Portion du même, grossie
3 PROBOSCINA B U C H I , pl V I , fig 1 0 a-b
L ' u n i q u e exemplaire de cette espèce qu'ait jamais trouvé M E u d e s champs est dans un état de développement assez peu a v a n c é ; il présente des rameaux u n p e u s a i l l a n t s , non dilatés à leur extrémité On compte o r d i n a i r e -
Deslong-m e n t 4 testules de front (quelquefois 3 , quelquefois 5 ) , dont le développeDeslong-ment est inégal et dont les péristomes n e sont pas ordinairement placés en s é r i e , bien que cela se m o n t r e en quelques p o i n t s ; l'écartement des péristomes est t r è s
v a r i a b l e ; les testules sont séparées e n t r e elles.par u n e sorte de petite m u r a i l l e
l i n é a i r e ; elles se r e d r e s s e n t et sont libres latéralement clans u n e assez g r a n d e
é t e n d u e ; l e u r surface p r é s e n t e des rides assez m a r q u é e s et des pores r a p p r o c h é s mais qui n'affectent a u c u n e disposition r é g u l i è r e Il est à r e m a r q u e r q u e sur les
q u a t r e rameaux, qui naissent p r o b a b l e m e n t de la cinquième génération, les deux latéraux sont p r e s q u e parallèles à l e u r s voisins du c e n t r e qui s'écartent l'un d e
l ' a u t r e suivant un angle d'environ 65°; la deuxième génération n e se composait
q u e de 2 testules, la troisième de 3 , la q u a t r i è m e de k, la cinquième de 6 S u r
les côtés des rameaux on distingue un petit limbe q u i les b o r d e inférieurement Leur largeur dépasse un peu 1 millimètre et celle des testules est au moins de
Ijk de millimètre
Fossile de Ranville (Calvados)
Explication des figures — Pl V I , n° 1 0 Fig a Exemplaire de Ranville, coll Deslongchamps, grandeur naturelle
Fig b Le même grossi
h PROBOSCINA A L F R E D I , pl V I , fig 8 a-b
Je ne connais q u e des testiers incomplets de cette espèce Les rameaux sont assez saillants, bien c o n v e x e s , u n p e u dilatés à l e u r extrémité et p r é s e n t e n t sur l e u r trajet des parties resserrées et d ' a u t r e s renflées ; les bifurcations se font suivant
u n angle à peu près droit Les testules sont disposées en séries transverses assez
régulières (moins cependant q u e dans la P Eudesï) et formées de q u a t r e ou cinq
individus Ces individus sont r a p p r o c h é s e n t r e e u x , mais en général bien d i s
Trang 13-lincts ; ils sont éloignés de ceux des séries voisines d'une fois ou une fois et demie
leur d i a m è t r e Les pores sont à peu près disposés en séries transverses La
largeur des testules est d'environ 1/4 de millimètre et celle des rameaux d e
1 millimètre 1/2
Ce bryozoaire a été trouvé dans le calcaire à polypiers (oolite inférieure)d e
Montvaux et de Genivaux aux e n v i r o n s de Metz Je le dédie à M Alfred T e r q u e m ,
professeur d'histoire n a t u r e l l e au Collège de cette ville et fils de l'habile
explo-r a t e u explo-r du d é p a explo-r t e m e n t de la Moselle
Les principaux caractères qui distinguent cette espèce de la P Eudesi sont
l'absence de limbe aux cơtés des r a m e a u x , la disposition des p o r e s , la moindre
q u a n t i t é de teslules p o u r des rameaux plus gros et l'irrégularité de la surface de
ces derniers
Explication des figures — Pl VI, n° 8
Fig a Exemplaire de Montvaux, coll Terquem, grandeur naturelle
Fig b Le même, grossi
5 PROBOSCINA J A C Q U O T I , pl VII, fig 5 a-b:
Le seul exemplaire connu est r e m a r q u a b l e par son mode de développement Il
commence p a r des b r a n c h e s a d h é r e n t e s très g r ê l e s , q u i , à m e s u r e qu'elles se
d i c h o t o m i s e n t , s'élargissent extérieurement Les testules sont l o n g u e s , u n p e u
ridées en travers et i r r é g u l i è r e m e n t cylindrọdes ; elles ont environ 1/4 de
milli-m è t r e de largeur Les péristomilli-mes sont écartés
Ce fossile a été découvert dans l'oolite inférieure, à Montvaux, p a r M T e r q u e m
Explication des figures — Pl VII, n° 5
Fig a Exemplaire de grandeur naturelle
Fig b Une de ses bifurcations grossie
Espèces douteuses
On doit sans doute r a p p o r t e r également au genre Proboscina q u e l q u e s fossiles
nommés par M d'Orbigny, d a n s son Prodrome de Paléontologie, mais qui n e
sont pas suffisamment caractérisés p o u r q u ' i l soit possible de les r e c o n n a ỵ e
Ce sont :
6 PROBOSCINA GRACILIS, d'Orbigny, Paléont franc., Terr crét., t V, p 8 4 6 , 1 8 5 4 —
Jdmonea gracilis, d'Orbigny, Prodr., t I , p 317, 1 8 5 0
« Espèce dont les rameaux sont t r è s grêles formés d e d e u x ou trois cellules
« au plus de largeur Ranville »
7 PROBOSCINA ELEGANTULA, d'Orbigny, Paléont franc., Terr crét., t V, p 8 4 5 , 1 8 5 4 —
Idmonea elegantula, d'Orbigny, Prodr., t 1 , p 2 8 8 , 1 8 5 0
« C h a r m a n t e espèce formant des rameaux divergents ornés de trois ou q u a t r e
» cellules de front Port-en-Bessin »
Trang 148 PROBOSCINA COMPLANATA, d'Orbigny, Paléont franc., Terr crét.,l V , p 8 4 6 , 1 8 5 4
— ldmonea complanata, d'Orbigny, Prodr.,\ I , p 2 8 8
« Espèce voisine de la précédente dont les cellules, beaucoup moins saillantes,
» forment u n e surface p r e s q u e p l a n e Bayeux »
9 PROBOSCINA AMMONITORUM, d'Orbigny, Paléont franc., Terr crét., t V , p 8 4 6 , 1 8 5 4
— ldmonea ammonitorum, d'Orbigny, Prodr., t I, p 3 7 8
« Espèce dont les b r a n c h e s sont i r r é g u l i è r e m e n t élargies, à cellules é p a r s e s ,
» i r r é g u l i è r e s , fixée sur les Ammonites Ile-Delle (Yendée) Étage oxfordien
G E N R E III — I D M O N E A
ldmonea, Lamouroux, Exp méth des genres de Pol., p 8 0 , 1 8 2 1
Reptotubigera (pars), d'Orbigny, Paléont franc., t V , p 7 5 1 , 1 8 5 3
Testier d i v i s é , s u b r é t i c u l é , à rameaux dichotomes adhérents dans toute l e u r
l o n g u e u r , prismatiques Testules soudées e n t r e elles dans u n e g r a n d e é t e n d u e , allongées d'abord dans la direction des r a m e a u x , puis recourbées en h a u t et en
d e d a n s Péristomes circulaires , disposés en séries transverses régulières et
al-t e r n e s sur chaque face oblique de l'angle solide des rameaux ; l e u r d i a m è al-t r e esal-t inégal, ceux du sommet étant plus larges q u e les a u t r e s Les parois testulaires criblées de pores arrondis Le b o u r g e o n n e m e n t a lieu non loin de la base des i n -dividus ; le p r e m i e r p a r e n t produisait successivement deux bourgeons alternes dont chacun donnait naissance à u n b o u r g e o n antérieur et médian et à u n
a u t r e situé l a t é r a l e m e n t , mais p r e s q u e p a r a l l è l e à c e l u i - c i ; à la troisième ou
q u a t r i è m e génération, le n o m b r e des b o u r g e o n s latéraux s'augmentait et, au bout d'un certain temps, c h a q u e individu n ' e n g e n d r a i t q u ' u n bourgeon s e m b l a b l e à
l u i , les individus du milieu un bourgeon m é d i a n , ceux des cơtés un geon l a t é r a l , leur développement décroissant du faỵte des rameaux vers leurs
bour-b o r d s
Lamouroux n'avait compris dans ce g e n r e que la seule espèce de la formation
j u r a s s i q u e (I triquetra) Les auteurs qui sont venus après l u i , et principalement
Defrance , M Milne E d w a r d s et M Michelin ont augmenté cette division d'un certain n o m b r e de fossiles dendrọdes et dont les rameaux sont libres et dressés
E n 1850, M d'Orbigny (1) a t e n u c o m p t e de cette différence en établissant
p o u r ces derniers le genre Crisisina A cette é p o q u e , il plaçait dans la division des Idmonées rampantes les espèces qu'il a nommées depuis RepLotubigera Mais tout récemment (2) il a de nouveau décrit, sous le n o m à'Idmonea, ses Crisisina
( 1 ) Prodrome de paléontologie, t II, p 2 6 5 , 1 8 5 0
2 ) Paléontologie française, Terrains crétacés, t V , p 7 2 8 , 1 8 5 4
Trang 15de 1850, et a placé à la fois dans le genre Idmonea et dans le genre
Reptotubi-gera l'espèce que j e vais d é c r i r e
Si l'on admet que le caractère de la liberté des rameaux a u n e importance
générique, il est évident q u e les Crisisina doivent être séparées de la p r e m i è r e Idmonée dont elles diffèrent au m ê m e titre que les Proboscina des H o r n è r e s
ÏDMONEA TRIQUETRA, pl VII, fig 1 a-b
Idmonea triquetra, Lamouroux ( 1 ) , Exp méth des genres depol., p 8 0 , pl 7 9 , fig 1 3 - 1 5 ,
1 8 2 1
Defrance, Dict se nat., t X X I I , p 5 6 4 , 1821 — Une espèce de Grignon s'y
trouve également rapportée
: Lamouroux, Encyclop (Zooph.), p 4 6 2 , 1824
Bronn, Syst der Urw., Pflanz., p 21 et 4 3 , pl 6, fig 1 2 , 1825
Bronn, Leth geogn., p 2 4 9 , pl 1 6 , fig 1 1 , 1 8 3 5
Milne Edwards, Annot de la 2e édit de Lamark, t II, p 2 8 1 , 1 8 3 6 — É d i t illustr
du Règne animal de Cuvier (Zoophytes), pl 7 1 , fig 2
Milne Edwards, Ann des se nat., 2e série, t I X , p 215 , pl 9 , fig 2 , 1 8 3 8
Morris, Catal of Brit foss., p 4 0 , 1 8 4 3
• Michelin, Icon zooph., p 2 3 4 , pl 56, fig 1 6 , 1 8 4 6
d'Orbigny, Prodr de paléont., 1 1 , p 3 1 7 , 1850
Idmonea triquetra et Reptotubigera triquetra, d'Orbigny, Paléont franc., Terr crét., t V,
p 729 et 7 5 1 , 1 8 5 4
Testier subréticulé , à mailles assez régulières et sub-hexagonales ; rameaux quelquefois u n p e u c o u r b e s , se bifurquant suivant un angle de 60 à 70°, leur angle solide n ' é t a n t environ q u e de 50°; la p r e m i è r e bifurcation est p r e s q u e égale à deux angles droits Chaque série transverse est composée de cinq testules ( r a r e m e n t de s i x ) et est ordinairement perpendiculaire à l'axe des
r a m e a u x ; on r e m a r q u e à la partie inférieure et marginale de ceux-ci u n petit limbe sillonné oblique qui paraît représenter de jeunes individus avortés Les péristomes circulaires, bien qu'assez rapprochés dans une même série, un p e u saillants et formant p a r leur réunion de petites côtes t r a n s v e r s e s ; ceux qui occupent les points extrêmes de la série diffèrent des i n t e r m é d i a i r e s , en ce q u e celui du sommet est plus large, celui du bord plus étroit Les testules sont s é -parées entre elles par un petit sillon et m o n t r e n t à leur surface des pores grands
et rapprochés.' Les séries de péristomes sont distantes d'une fois ou u n e fois
et demie leur d i a m è t r e : la largeur des rameaux varie d'un millimètre à un limètre et demi, et le d i a m è t r e moyen des testules est d'à peu près u n cinquième
mil-de m i l l i m è t r e
M Eudes Deslongchamps n'a trouvé q u ' u n seul exemplaire de cette espèce à
L a n g r u n e , p r è s de Caen; c'est celui q u ' a figuré M Michelin M Hébert et m o i
-(1) Blainville a rapporté (Man d'act., pl 6 8 , fig 2 ) , à l'espèce de Lamouroux, un bryozoaire
à rameaux libres qui en est très différent, et qui, très probablement, provient d'un autre terrain
Trang 16m ê m e en avons recueilli chacun un à Luc Les plus beaux échantillons que j ' a i observés proviennent du Bradford-clay de Pound-Pill, et font partie de la collec-tion de M Walton de Bath
L'individu figuré par Lamouroux diffère seulement des autres p a r des p r o p o r tions un peu plus fortes et en ce q u ' i l était fixé sur un corps peu résistant qui s'est détruit p e n d a n t la fossilisation, et a laissé à nu la face a d h é r e n t e de ses
r a m e a u x M Milne E d w a r d s (l c.) a du reste très bien reconnu cette p a r t i c u l a
rité, et c'est pour n'en avoir pas tenu compte que M d'Orbigny a placé cet é c h a n tillon type dans un a u t r e genre que les exemplaires de m ê m e espèce fixés sur des coquilles
-Explication des figures, pl VII, n° t
Fig a Exemplaire de Pound Pill, collection Wallon, grandeur naturelle
Fig b Portion de la surface, grossie
-I U G E R A R E P R E S S A (Paléont franc., terr crét., t V, p 7 5 2 , 1854) C'est, dit-il,
u n e « e s p è c e de la m ê m e taille q u e la p r é c é d e n t e , mais non t r i a n g u l a i r e et carénée en dessus, simplement déprimée et très plate »
G E N R E I V — T E R E B E L L A I U A
Terebellaria, Lamouroux, Exp méth despol., p 8 4 , 1 8 2 1
Testier d e n d r o ï d e , fixé p a r une base plus ou moins large et en forme de t r o n c ;
r a m e a u x dressés, o r d i n a i r e m e n t dicholomes, libres l a t é r a l e m e n t , à moins q u ' i l s
n e contractent entre eux des adhérences accidentelles, de moins en moins gros à
m e s u r e qu'ils s'éloignent davantage de la base, paraissant t o r d u s sur eux-mêmes
Le développement se fait par couches de testules qui se s u p e r p o s e n t en suivant
u n e ligne spirale et s'accroissent ensuite de h a u t en bas en se recouvrant de plus
en p l u s Testules allongées, à peu près droites, i n t i m e m e n t soudées avec l e u r s voisines, d'abord c y l i n d r i q u e s , puis aplaties en certains points et polyédriques sur d ' a u t r e s ; elles sont criblées de pores très petits Leurs péristomes sont circulaires ou subelliptiques sur la plus grande surface des rameaux, ó ils affectent une disposition quinconciale très r é g u l i è r e , et deviennent polygonaux sur les bords inférieurs des tours de s p i r e ; ils présentent au p o u r t o u r i n t e r n e de petites dénis peu prononcées Il n'est pas r a r e de les trouver fermés par un dia-
p h r a g m e calcaire
On ne connaỵt q u ' u n e seule espèce de ce genre dans la formation j u r a s s i q u e , mais il en existe d'autres dans la formation crétacée
Trang 17Millepora, William Smith, Strafa iolentif by organ foss., p 3 0 , pl Clay over the upper oolite, fig 5, 1816 (figure grossière)
Terebellaria ramosissima et antilope, Lamouroux, Exp méth des genres de poi., p 8 4 ,
pl 8 2 , fig 1 et 2, 1 8 2 1
Terebellaria ramosissima, W D Conybeare et Will Phillips, Outl of the geol ofEngl and Wales, p 2 1 4 , 1 8 2 2
Terebellaria antilope, Bronn, Syst der Urw., Pflanz, p 2 0 , pl 6, fig 1 3 , 1 8 2 5
Terebellaria ramosissima et antilope, Defrance, Dict se nat., t L U I , p 1 1 2 , pl 4 5 , fig 5
et 6, 1 8 2 8
Terebellaria ramosissima, Fleming, British Animais, p 5 3 1 , 1 8 2 8
Terebellaria ramosissima et antilope (1), de Blainville, Man d'actin., p 4 0 9 , pl 6 7 , fig 5
et 6, 1 8 3 4
Terebellaria antilope, Bronn, Leth geogn., p 2 4 6 , pl 1 6 , fig 1 2 , 1 8 3 5
Terebellaria ramosissima et antilope, Milne Edwards, Annot de la 2e édit de Lamarck, t I I ,
p 318 et 3 1 9 , 1 8 3 6
Terebellaria ramosissima, Morris, Cat ofBrit foss., p 45,, 1 8 4 3
Terebellaria ramosissima et antilope, Michelin, Icon zooph., p 231 et 2 3 2 , pl 5 5 , fig 10
b i f u r q u a n t suivant u n angle de 60 à 70 degrés, naissant o r d i n a i r e m e n t en assez
g r a n d n o m b r e d'un tronc p r i n c i p a l , plus ou moins atténués à leurs extrémités ; les tours de spire sont généralement d'autant plus rapprochés qu'on les observe sur u n e
p l u s grosse b r a n c h e ; cette spire m a r c h e dans le même sens sur les divers rameaux
et ne change point de direction lorsque ceux-ci se b i f u r q u e n t , mais elle p e u t être renversée accidentellement sur quelque point de son trajet Il est à r e m a r q u e r
q u e , dans tous les exemplaires observés j u s q u ' à présent, les péristomes de toute la région supérieure des tours de spire sont fermés ; quoique j e les aie examinés au microscope avec le plus g r a n d soin, j e n'ai pas p u m ' a s s u r e r si cette particularité
d é p e n d ou non de la fossilisation, mais l o r s q u e les échantillons sont bien servés, on voit au bord inférieur de ces tours des testules bien ouvertes., les unes
con-s u p é r i e u r e con-s , ayant leur péricon-stome circulaire et l i b r e , lecon-s autrecon-s con-situéecon-s au-decon-scon-soucon-s des précédentes ayant leur péristome polygonal et soudé avec celui des individus voisins A la surface des testules, on distingue des rides nombreuses et b i e n mar-quées et des pores très petits qui n e sont a p p a r e n t s qu'à un grossissement de 60 dia-mètres M Eudes Deslongchamps a r é u n i u n e série de j e u n e s exemplaires qu'il a
(1) Dès 1 8 3 0 (Dict des se nat., t LX, p 6 7 4 ) , Blainville avait pensé que ces deux espèces
pou-vaient n'en former qu'une seule
Trang 18bien voulu me c o m m u n i q u e r et que j ' a i pu compléter m o i - m ê m e , en explorant avec
ce savant guide les falaises des environs de L u c Les premières générations se
p r é s e n t e n t sous la forme d ' u n e lame en croissant très semblable au j e u n e âge des Bérénices ou des Diaslopores, et dans laquelle les testules ont l e u r s péristomes très peu serrés L'extrémité nouvellement formée de la d e m i - l u n e , en se d é v e -loppant davantage, complète le cercle et vient recouvrir en partie les p r e m i è r e s
t e s t u l e s ; la lame spirale, en se c o n t i n u a n t , devient plus ou moins conique au centre et, dans son évolution successive autour de cet axe saillant, se redresse de plus en plus, au point que la surface de ses tours arrive à être presque verticale
En m ê m e temps que de nouveaux tours se forment, les testules du milieu de ceux qui sont déjà constitués s'allongent de h a u t en bas, sans altérer la disposition quinconciale de leurs péristomes, et n e tardent pas à recouvrir les testules m a r -ginales placées plus bas q u ' e l l e s , en sorte que le b o r d des tours se trouve formé
de plusieurs couches de testules très serrées, q u o i q u e dans l'origine la lame rale soit s i m p l e ; c'est à cette circonstance q u e ont dus les b o u r r e l e t s plus ou moins saillants qu'on voit à la surface des rameaux Le diamètre moyen des r a -meaux est de 5 ou 6 m i l l i m è t r e s , celui des testules à peu p r è s d'un q u a r t d e millimètre
spi-Ce fossile n'est pas r a r e dans le calcaire à polypiers (grande oolite) des rons de Caen, à Ranville, L a n g r u n e , Benouville, Lebisey, Luc et Saint-Aubin J'en ai vu de très beaux exemplaires dans le Muséum de P a r i s , le Musée de Caen, les collections de M Michelin, de MM Deslongchamps et Tesson à Caen, d u p r o -fesseur J u a n Vilanova, de M Hébert, etc M W i l l i a m Walton en possède aussi de très r e m a r q u a b l e s provenant de Bradford, de P o u n d - P i l l et de Hampton Cliffs
envi-p r è s de Bath M Morris le cite encore à Kingsdown dans la grande oolite, et, d'après M Lonsdale dans le Fuller's E a r t h à Farleigh, Hungerford, W i l t s W Smith, qui a le premier signalé l'existence de cette espèce, i n d i q u e les localités suivantes- Broadfield F a r m , Farley Castle, Hinton, Pickwick et Westwood
Conformément aux prévisions de Defrance et de Blainville, j e réunis en u n e
seule espèce les Terebellaria antilope et ramosissima de L a m o u r o u x , parce q u e
j e m e suis assuré que la forme plus ou moins atténuée et divisée des rameaux
s u p é r i e u r s varie souvent dans un m ê m e testier et n e cọncide avec aucun ractère qu'on puisse r e g a r d e r comme spécifique Il me parait plus q u e p r o b a b l e
ca-que la Terebellaria tenuis de M d'Orbigny, qui est définie (Prodr de paléont.,
t I, p 3 1 8 , 1850) : « Espèce infiniment plus grêle q u e les a u t r e s , ses tiges étant
t r è s étroites, » appartient encore à la T ramosissima J'ai m o i - m ê m e trouvé
à Luc q u e l q u e s petites b r a n c h e s qui r é p o n d e n t bien à ce signalement vague et qui ne diffèrent pas a u t r e m e n t des exemplaires décrits p l u s h a u t
Quant à la Terebellaria gracilis, d'Orbigny (/ c , p 289), c'est d'après cet auteur une « espèce voisine d u T cervicornis, mais à tige l e q u a r t p l u s grêle Gueret (Sarthe) » Je me bornerai à faire r e m a r q u e r q u e la Terebellaria cervicor-
Trang 19nis, qui sert ici de t e r m e de comparaison pour la grosseur de sa tige n'a été
signalée par personne, pas m ê m e p a r M d'Orbigny
La Geriopora radiciformis, Q u e n s t e d t , Handb der Petref., p 6 3 7 , p l 5 6 , fig 1 3 , 1854, me paraỵt être u n fragment usé de la T ramosissima Elle est in-
diquée comme provenant d u J u r a b l a n c de Bœllert
Explication des figures — Pl VI, n° 12
Fig a Testier très jeune, recueilli par inoi à Saint-Aubin ; grandeur naturelle
Fig b Le même grossi
Fig c Jeunes testiers, de Ranville, coll Deslongchamps, grandeur naturelle
Fig d L'un d'eux grossi
Fig e Testier plus développé que les précédents, mais non encore ramifié ; de Ranville ; grandeur naturelle,
Fig f Branche d'un exemplaire très ramifié, montrant vers son milieu un changement de direction
dans la spire ; de Luc ; coll Hébert ; grandeur naturelle
Fig g Extrémité d'une autre branche à spire irrégulière ; de Ranville ; coll Deslongchamps;
grandeur naturelle
Fig h Portion bien conservée d'un rameau, grossie
Fig i Testules à péristome fermé, grossies
G E N R E V — B E R E N I C E A (1)
Berenicea (pars) , Lamouroux, Exp méth des genres de pol., p 8 0 , 1 8 2 1
Rosacilla,Y Adolph Roemer, Verst des norddeutsch Kreidegeb.,\> 1 9 , 1840
Diastopora, d'Orbigny, Prodr de paléont., t I, p 2 8 8 , 1850 (Non Lamouroux)
Berenicea, Multisparsa et Reptomultisparsa, d'Orbigny, Paléont franc., Terr crét.,t.Y,
p 8 5 8 , 869 et 8 7 5 , 1 8 5 4
Testier a d h é r e n t , o r d i n a i r e m e n t e n c r o û t a n t , formé de couches superposées Testules cylindrọdes, m é d i o c r e m e n t longues, soudées latéralement entre elles dans u n e assez grande é t e n d u e , ó elles sont généralement peu distinctes, r e -dressées et libres dans leur partie terminale ; péristomes circulaires, r é t r é c i s ,
m o n t r a n t souvent à l'intérieur q u e l q u e s dents irrégulières Peu ou point de
dia-p h r a g m e s transverses à la base des c h a m b r e s testulaires/; leurs dia-parois sont criblées de pores rapprochés et arrondis La partie inférieure de chacune des couches superposées p r é s e n t e , sur les b o r d s , de petits méats qu'occuperont les bases de jeunes t e s t u l e s ; le développement commence d ' u n e manière radiée
ou en éventail
Ce genre a été établi par Lamouroux qui, outre l'espèce fossile des environs de
Caen (JB diluviana), y comprenait deux espèces vivantes que j e n'ai pas r e t r o u
vées dans le Musée de Caen, et qui, avec ses figures seules, me paraissent i n d é
-t e r m i n a b l e s L'une (B annula-ta) p o u r r a i -t b i e n , en raison de ses péris-tomes
(1) Je conserve ce nom que Lamouroux a emprunté à Pérou et Lesueur, parce qu'il en a légèrement
modifié la terminaison ; ces derniers auteurs appelaient Berenix un genre de la classe des Acalèphes
Trang 20très petits et de ses testules renflées, appartenir à la famille des E s c h a r i d e s ;
l'autre (Berenicea proeminens) n'est sans doute q u ' u n e j e u n e T u b u l i p o r e M F l e
-m i n g ( l ) a accru ce groupe d ' u n certain n o -m b r e de t e s t i e r s q u i , p o u r la p l u p a r t ,
se r a p p o r t e n t aux Discopores, ainsi que l'a fait observer M Milne E d w a r d s Ce
d e r n i e r savant, en faisant connaître complètement la Bereniceadiluviana, l'a placée
dans le genre Diastopore de Lamouroux, dont elle se r a p p r o c h e en effet e x t r ê m e
-m e n t p a r l a s t r u c t u r e de ses testules, -mais dont elle diffère par la disposition de ses couches s u p e r p o s é e s , caractère évidemment de m ê m e valeur que ceux q u i distinguent plusieurs autres genres généralement admis dans la famille des T u -
b u l i p o r i d e s
En 1 8 4 8 , M J -E Gray (2) proposa de réserver le nom de Berenicea à la B
proe-minens de L a m o u r o u x ; et en cela il a été imité r é c e m m e n t p a r M d'Orbigny ;
mais ce qui prouve q u e ce bryozoaire est t r o p imparfaitement connu p o u r rester
le type du g e n r e , c'est que M Gray lui donne pour synonyme la Diastopora
obe-lia de Johnston, qui ne lui ressemble que très p e u , et que sous le m ê m e nom de
B proeminens, M d'Orbigny figure dans la Paléontologie française (3) un testier
qui ne lui ressemble pas du tout
Pour m e t t r e un terme à ces incertitudes, il me paraît indispensable de laisser
la dénomination de Berenicea à la seule espèce d é t e r m i n a b l e p a r m i celles q u ' a figurées Lamouroux, c'est-à-dire à la B diluviana En transportant à cette coupe le nom de Diastopora, comme l'a fait d'abord M d'Orbigny qui appelait Bidiastopora
la Diastopora foliacea de Lamouroux et de M E d w a r d s , il arrivait q u e le n o u veau genre Diastopora ne contenait plus a u c u n e des espèces ainsi désignées par
-L a m o u r o u x ; car, la Diastopora -Lamonrouxi a p p a r t i e n t r é e l l e m e n t à la m ê m e division q u e la D foliacea A la vérité, M d'Orbigny vient de restituer le nom
de Berenicea à l'espèce fossile de L a m o u r o u x , et aux espèces voisines q u a n d elles sont j e u n e s , mais il en sépare, dans deux a u t r e s genres différents, Multisparsa
Reptomultisparsa, les Bérénices bien développées (4)
^ e s q u a t r e espèces j u r a s s i q u e s que j e décris, l ' u n e , B striata, a été trouvée
dans le lias i n f é r i e u r , et paraît ê t r e la plus ancienne d u g e n r e ; u n e seconde,
B microstoma, est p r o p r e à la g r a n d e oolite ; q u a n t aux deux a u t r e s , B diluviana
et B Edivardsi, il est probable qu'elles se p r é s e n t e n t en m ê m e t e m p s dans la
grande oolite et dans l'oolite i n f é r i e u r e , ce que j e n'ai pas pu déterminer avec
Trang 21Berenicea diluviana, Lainouroux, Exp méth des genres de polypes, p 8 1 , pl 8 0 , fig 3 - 4 ,
1 8 2 1
Conybeare et Will Phillips, Outl of thegeol ofEngl and Wales, p 2 1 4 , 1822 •}
Défiance, Dict se nat., t XLII, p 3 9 1 , pl 4 3 , fig 4, 182G
Fleming, British animais, p 5 3 3 , 1828
Blainville, Dict se nat., t LX, p 4 1 0 , 1830 — Man d'Actin., p 4 4 5 , pl 6 5 ,
fig 4, 1836
? Bronn, Leth geogn., p 2 4 0 , (ab 16, fig 8, 1 8 3 5
? Milne Edwards, Annot de la 2e édit de I.atnarck, t II, p 2 6 4 , 1836
Diastopora diluviana, Milne Edwards, Ann se nat., 2e série, t IX, p 2 2 8 , pl 1 5 , fig, 3,
1 8 3 8
Morris, Cat of Brit foss., p 3 5 , 1 8 4 3
Michelin, Icon., p 2 4 1 , pl 56, fig 1 3 , 1846
Berenicea diluviana et Reptomultisparsa diluviana, d'Orbigny, Paléont franc., t V, p 860
et 8 7 7 , 1 8 5 4
Testier e n c r o û t a n t recouvrant ordinairement des coquilles de gastéropodes
qu'il enveloppe complètement Couches minces Testules ayant des plis t r a n s
-versaux r u d i m e n t a i r e s ; leur portion terminale semble peu saillante : les
péristomes sont assez également espacés et d'environ deux fois leur d i a m è t r e ;
leur disposition n'est cependant pas r é g u l i è r e m e n t quinconciale Largeur des
t e s t u l e s , 1/6 ou 1 /7 de millimètre
Grande oolite : environs de C a e n , R a n v i l l e , L u c , etc ( E u d e s
Deslong-c h a m p s , J Vilanova); Bradford ( W a l t o n ) ; Ardennes ( P i e t t e ) ; G u é r Deslong-c t , dans la
S a r t h e (Hébert)
Explication des figures, pl VU, n° 2
Fig a Exemplaire de Ranville, encrỏtant un gasléropode ; collection Deslongchamps ; grandeur
naturelle
Fig b Portion de sa surface, grossie
Fig c Jeune testier [Diastopora verrucosa, Edwards) de Bradford, grossi; collection Walton
Fig d Portion grossie de la surface d'un testier un peu plus développé que le précédent et
pro-venant de la même localité
M d'Orbigny place deux états du d é v e l o p p e m e n t d u testier de cette espèce dans
deux genres différents, et blâme MM Deslongchamps et E d w a r d s d'avoir c r u
« que les colonies simples aune couche et à plusieurs peuvent d é p e n d r e d e l à mơme
espèce » Il n'est cependant pas difficile, p a r l a comparaison d'un grand n o m b r e
de testiers inégalement développés, de s'assurer de la vérité de ce fait De quelle
autre manière M d'Orbigny p o u r r a i t - i l expliquer le mode d'accroissement
d e ses Multisparsa et Reptomultisparsa? Suppose-t-il donc q u e l e u r s colonies
commencent par plusieurs couches superposées à la fois? Il est très possible
et m ê m e p r o b a b l e q u e le testier de certaines espèces d e m e u r e toujours c o m
Trang 22-posé d ' u n e simple couche de testules ; mais c est bien certainement aussi par u n e semblable lame simple que c o m m e n c e n t les testiers des espèces q u i , finalement, doivent présenter plusieurs couches H e u r e u s e m e n t que pour celles-
ci on r e n c o n t r e souvent des exemplaires dans ce p r e m i e r é t a t , d'autres dans u n état plus avancé, et d'autres enfin dans des états i n t e r m é d i a i r e s qui d é m o n t r e n t
l ' i d e n t i t é spécifique de ces différents fossiles
M Bouchard a trouvé ce bryozoaire à M a r q u i s e s ; M W a l t o n , dans le cornbrasb
à Laycock, et dans la grande oolite à Hampton Cliffs J'en ai recueilli m o i - m ê m e
à L u c L'échantillon figuré par M E d w a r d s provenait des environs de Bath
La Diastopora verrucosa, Milne E d w a r d s , Ann des se nat., 2e s é r t I X ,
p 2 2 9 , p l XIY, fig 2 ; Michelin, Icon zooph., p 2 4 2 , p l 5 6 , fig 1 4 , 18H6 ;
Berenicea verrucosa, d'Orbigny, Pal franc., Terr crét., t V, p 1 6 0 , 1854, m e
paraỵt n ' ê t r e pas autre chose que le j e u n e état de la B diluviana, ó les testules
sont libres dans u n e plus g r a n d e é t e n d u e On r e m a r q u e , en effet, q u e les i n d i vidus des j e u n e s testiers sont g é n é r a l e m e n t plus saillants dans ce genre et les genres voisins qu'ils ne le sont dans les testiers parvenus à u n certain degré d e développement Au reste, il est t r è s difficile de d é t e r m i n e r l'espèce à laquelle appartiennent les petites crỏtes arrondies que l'on r e n c o n t r e si f r é q u e m m e n t sur les fossiles de la grande'oolite et m ê m e , dans certains cas, de décider si l'on a affaire à l'origine du testier d ' u n e Bérénice ou d'une Diastopore
-Quant à la Diastopora verrucosa, Michelin, Icon zooph,, p 10, pl 2 , fig 1 1 ,
q u i est de Bayeux et de Moutiers, M d'Orbigny, Prodr de pal., fig 1, p 2 8 8 , l'appelle Diastopora normaniana, et, dans sa Paléontologie française, Terr
crét., t Y, p 8 6 0 , Berenicea normaniana, mais il ne dit pas en quoi elle diffère
de la D verrucosa de M E d w a r d s
Le m ê m e a u t e u r , loc cit., p 2 8 8 , i n d i q u e comme provenant de Conlie(Sarthe)
la « Diastopora incrustans, espèce qui fait e n t i è r e m e n t disparaỵtre de grosses
coquilles par ses couches superposées les u n e s sur les a u t r e s » Cette p a r t i c u l a
-r i t é qui n'est pas un vé-ritable ca-ractè-re spécifique , quoique M d'O-rbigny n ' e n
signale pas d ' a u t r e , se m o n t r e souvent chez la Berenicea diluviana, et j e suis
d ' a u t a n t plus p o r t é à croire q u e le fossile de Conlie ne diffère pas de cette espèce, q u e dans une localité t r è s voisine, à G u é r e t , on trouve en effet de petites coquilles disparaissant sous les couches superposées de celle-ci
2 B E R E N I C E A M I C R O S T O M A — Pl V U , fig 3 a-d
Diastopora microstoma, Michelin, Icon zooph., p." 2 4 2 , pl 5 7 , fig 1, 1846
Diastopora undulata, Michelin, ibid., p 2 4 2 , pl 5 6 , fig 15
Diastopora microstoma, d'Orbigny, Prodr de paléont., t I , p 3 1 7 , 1 8 5 0
Diastopora undulata, d'Orbigny, ibid., p 317
Berenicea undulata, d'Orbigny, Paléont franc., Terr crét., t V, p 8 6 0 , 1 8 5 4
Reptomultisparsttmicrostoma , d'Orbigny, ibid., p 877
Testier épais, gibbeux, o r d i n a i r e m e n t formé^d'un t r è s grand n o m b r e de c o u
Trang 23-ches superposées Testules distinctes seulement près de leur s o m m e t , m a r q u é e s
de plis transverses ondulés très prononcés qui se continuent d'un individu à
l ' a u t r e Péristomes inégalementespacés ; ilsparaissent être beaucoup plus serrés
et plus régulièrement disposés dans les p r e m i è r e s périodes du d é v e l o p p e m e n t Leur diamètre est d'environ 1/6 ou 1/7 de millimètre Un exemplaire encore fort
j e u n e p r é s e n t e , en mơme temps q u ' u n commencement de superposition de c o u ches, des crêtes saillantes formées de deux plans de testules adossés, comme cela
-a lieu d-ans les Di-astopores
Le testier de cette espèce tend à s'accroỵtre en épaisseur, tandis que celui de
la B diluviana tend plutơt à s'accroỵtre en é t e n d u e
M W a l t o n a recueilli ce fossile clans la g r a n d e oolite à Harapton Cliffs et à
P o u n d - P i l l M Eudes Deslongchamps et M J Vilanova l'ont trouvé à Ranville
et à L u c , et M Bouchard-Chantereaux à Marquises
Explication des figures — Pl VII, n° 3
Fig a Exemplaire jeune montrant à la fois une nouvelle couche de testules recouvrant la première,
et dans celle-ci des crêtes formées par un double plan de testules accolées Il est de Marquises ; collection Bouchard ; grandeur naturelle
Fig b Une portion de sa surface, grossie
Fig c Coupe verticale grossie d'un vieil exemplaire de Pound-Pill; collection Wallon
Fig d Portion grossie de la surface d'un jeune exemplaire de Marquises , collection Bouchard ; ses péristomes sont plus petits et plus rapprochés que dans b, en même temps que ses plis sont
plus prononcés
3 B E R E N I C E A S T R I A T A , pl VII, fig 8 « 4
Je ne connais celte espèce q u e par deux petites crỏtes situées à la surface d'une c o q u i l l e ; la plus grande p r é s e n t e plusieurs lobes a r r o n d i s , l ' a u t r e
a la forme d'un petit éventail Les testules sont assez longues, cylindrọdes et
un peu a p l a t i e s , marquées de rides transverses fines et n o m b r e u s e s Les p é r i stomes sont écarlés et à peu près autant dans un sens que dans un a u t r e , mais n'affectent pas de disposition r é g u l i è r e ; ils ont 1/6 ou tout au plus 1/5 de millimètre en diamètre,
-M T e r q u e m a découvert, ce fossile dans le lias de Valière La Diastopora
lia-sica, Quenstedt, Handb der Pelref., p 6 3 7 , pl 5 6 , fig 10, est très voisine d e
cette espèce ; elle commence de même par une plaque en éventail, mais se ramifie davantage extérieurement
Explication des figures — Pl VII, n° 8
Fig a Deux jeunes exemplaires, de grandeur naturelle
Fig b Portion de la surface du plus grand, grossie
Trang 24Diastopora diluviana, var., Milne Edwards, Ann des se nat., 2E série, t I X , pl l/i, fig 'i,
1 8 3 8
Multisparsa Luceana, d'Orbigny, Paléont franc., Terr crét., t V, p 8 7 0 , 1 8 5 4
Ce bryozoaire, que M Milne E d w a r d s a considéré comme une variété d e n
-drọde de la B diluviana, me paraỵt en différer cependant par plusieurs caractères
i m p o r t a n t s Au lieu d ' e n c r o û t e r les corps m a r i n s , il n'est fixé que par une base relativement étroite et s'élève beaucoup en affectant un aspect i r r é g u l i è r e m e n t cespiteux Les rameaux sont subcylindriques, diversement rapprochés ou c o n -tournés , de grosseur v a r i a b l e , bifurques suivant des angles inégaux mais en général fort aigus, et formés de couches concentriques Les testules sont moins
lisses q u e dans la B diluviana et m o n t r e n t en certains points des plis transverses
inégalement e s p a c é s ; les péristomes sont aussi un peu plus petits et disposés
d ' u n e m a n i è r e moins régulière ; enfin les c h a m b r e s testulaires p r é s e n t e n t des diaphragmes bien prononcés
M Walton a trouvé cette espèce dans la g r a n d e oolite à Hampton Cliffs, dans le Bradford-clay à P o u n d - P i l l , et dans le cornbrash à Laycock M Bouchard l'a
r e n c o n t r é e à Marquises ; j ' e n ai r e c u e i l l i moi-même plusieurs échantillons à L u c
Je suis porté à regarder comme devant s'y r a p p o r t e r un exemplaire usé trouvé
p a r M T e r q u e m dans l'oolite inférieure, à Saint-Quentin, près Metz
Explication des figures — Pl VII, n" Zi
Fig a Petit exemplaire de Hanlpton Cliffs; collection W a l t o n ; grandeur naturelle
Fig b Portion de la surface d'un exemplaire de Luc, grossie
Fig c Coupe transverse grossie d'un rameau de Laycock ; collection Walton
5 B E R E N I C E A A R C H I A C I , pl I X , fig 1 1 a-b
Testier formant de petites crỏtes a r r o n d i e s à la surface des coquilles tules allongées, c y l i n d r i q u e s , ayant u n e partie r a m p a n t e par laquelle elles sont unies entre elles latéralement et u n e portion terminale libre et un peu redressée ; leur surface est m a r q u é e de rides transverses très fines, et leur extrémité basi-laire est un peu a t t é n u é e Les péristomes sont circulaires, disposés sans o r d r e apparent, m é d i o c r e m e n t serrés Des masses calcaires, trois ou q u a t r e fois plus grosses que les t e s t u l e s , lisses et de forme ovalaire, sont éparses à la surface
Tes-e n t r Tes-e lTes-es tTes-estulTes-es Tes-et dans la m ê m Tes-e dirTes-ection quTes-e cTes-ellTes-es-ci CTes-e sont vraisTes-embla-
vraisembla-b l e m e n t les restes de capsules ovariennes Le diamètre des péristomes est viron 1/6 de millimètre
d'en-Oolite inférieure : Longwy et Plappeville-lès-Melz ( 0 T e r q u e m ;
Explication des figures — Pl IX, nc 1 1
Fig a Exemplaire de Plappeville; collection T e r q u e m ; de grandeur naturelle
Fig b Une portion de sa surface, grossie
Trang 256 B E R E N I C E A R A D I C I E O R M I S — C'est sans doute auprès de la Berenicea Edwardsi que doit prendre place la Cerioporaradiciformis, Goldfuss, Petref Germ., t I, p 3 4 , pl 1 0 , fig 8
1 8 2 6 — C'est un fossile du calcaire jurassique de Thurnau (monts Baireuth)' dont les péristomes sont circulaires et très serrés ; les couches de testules ne se recouvrent qu'impar- faitement
7 B E R E N I C E A O R R I C U L A T A , d'Orbigny, Paléont franc., Terr crét., p 8 6 1 , 1854.—Cellepora
orbiculata, Goldfuss, Petref Germ., t I, pl 1 2 , fig 2 , 1 8 2 6 ; Roemer, Verst des norddeutsch oolith., p 1 8 , 1 8 3 9 — D i a s t o p o r a orbiculata, d'Orbigny, Prodr., t II,
p 2 5 , 1850 — J ' a i observé des exemplaires de cette espèce dans la collection de M
Hum-bert ; il est possible qu'elle diffère de la Berenicea diluviana, mais j'avoue n'y avoir pas
reconnu de caractères pouvant servir à la distinguer Ces échantillons provenaient du rag du département de l'Yonne Ceux de M d'Orbigny sont des environs de la Rochelle Goldfuss cite Baireuth
coral-8 B E R E N I C E A D U A T A T A , d'Orbigny, Paléont franc., Terr crét., t V, p 8 6 1 , 1 8 5 4 —
Diastopora dilatata, d'Orbigny, Prodr., p 378 « Espèce voisine de la Diastopora orbiculata,
mais ayant les cellules plus longues et plus espacées Villers (Calvados) » Étage oxfordien
9 B E R E N I C E A L A X A T A , d'Orbigny, Paléont franc., Terr crét., t V , p 8 6 1 , 1 8 5 4 —
Diasto-pora laxata, d'Orbigny, Prodr de paléont., t I, p 3'i5, 1 8 5 0 «Espèce dont les cellules
sont grandes, espacées et encrỏtantes sur les corps sous-marins Lion (Calvados) » Étage callovien
10 B E R E K I C K A T E N U I S , d ' O r b i g n y , Paléont franc., Terr crét., l V, p 8 6 9 , 1 8 5 4 — D i a s t o p o r a tennis, d'Orbigny, Prodr de paléont., t II, p 5 5 , 1850 « Espèce très mince, en plaques
arrondies sur les coquilles : Kimmeridge-CIay, Boulogne (Pas-de-Calais) » D'Orbigny, / c
Diastopora flabellum, d'Orbigny, Prodr de paléont., t I, p 2 8 8 , 1 8 5 0 « Espèce qui
re-présente toujours un éventail Port en Bessin » D'Orbigny, / c C'est, comme l'on sait,
sous celte forme que se montrent toutes les Bérénices dans le jeune âge
12 B E R E N I C F A ? R U G O S A , d'Orbigny, Paléont franc., Terr crét., t V, p 8 6 1 , 1854 « Espèce
dont l'intervalle des ouvertures est chargé de grosses rides concentriques 1res prononcées et très souvent de vésicules ovariennes saillantes cinq fois grandes comme les cellules, ouver- tures transverses Angoulins, près de la Rochelle »
G E N R E VI — D I A S T O P O R A
Diastopora, Lamouroux, Exp meth des genres de Polypes, p 4 2 , 1 8 2 1
Diastopora et Mesenteripora, Blainville, Dict se nat., t LX, p 395 et 3 9 7 , 1 8 3 0
Bidiaslopora, d'Orbigny, Rev et mag de zool, 2e série, t I, p 5 0 2 , 1 8 4 9
Elea, d'Orbigny, Paléont franc., Terr crét., t V, p 6 2 7 , 1 8 5 2
Lateromaltelea, id., ibid., p 6 2 9 , 1 8 5 3
Mesenteripora, id., ibid., p 8C6, 1 8 5 4
Diastopora, \à.,ibid., p 8 2 5 , 1854
Tcslier adhérent par une large base, élevé, foliacé ou frondescent, quelquefois réticulé, formé de feuilles ascendantes, repliées sur elles-mêmes et i n t i m e m e n t soudées de manière à p r é s e n t e r le plus souvent deux plans adossés de testules Ces deux plans sont unis par une lame é p i d e r m i q u e calcaire Testules cylin-
Trang 26drọdes, allongées, soudées latéralement entre elles dans u n e g r a n d e étendue ó elles sont généralement peu distinctes, libres et un peu recourbées dans l e u r portion t e r m i n a l e Péristomes circulaires, rétrécis, présentant souvent à l'inté-
r i e u r q u e l q u e s dents inégales, n e se disposant pas en "lignes transversales r é g u lières P e u ou point de diaphragmes transverses à la base des c h a m b r e s t i t u -laires L e u r s parois sont criblées de pores r a p p r o c h é s et a r r o n d i s ,
-Lamouroux a appelé Diastopora foliacea des fossiles q u ' i l considérait comme
appartenant à la m ê m e espèce, mais qui r é e l l e m e n t en forment deux Celle à laquelle M Milne E d w a r d s a proposé de laisser ce nom a ses feuilles ascendantes doubles ou formées de deux plans testulaires adossés, comme une E s c h a r e ; l'autre,
qu'il n o m m e Diastopora Lamourouxi, a des lames simples repliées seulement
de manière à constituer des tubes i r r é g u l i e r s Cette différence peut p a r a ỵ t r e , au
p r e m i e r abord, assez importante ; mais en observant un certain n o m b r e d ' e x e m plaires, j'ai r e m a r q u é q u e , sur plusieurs points, les lames repliées en tubes se
-r a p p -r o c h a i e n t et venaient m ê m e à s'accole-r incomplètement Il n'y a donc là q u ' u n degré de moins dans la soudure des doubles l a m e s , caractère dont il est n é c e s -saire de tenir c o m p t e , mais qui ne me p a r a ỵ t pas de n a t u r e à motiver la s é p a r a -tion de ces espèces dans deux genres différents, ainsi q u e l'a fait M d ' O r b i g n y
En 1 8 3 0 , Blainville créa u n e coupe particulière (Mesenteripora) p o u r les
espèces à feuilles très contournées, et il c r u t devoir la placer e n t r e les Adéones et les Rétépores M, Milne E d w a r d s a pleinement d é m o n t r é q u e ce r a p p r o c h e m e n t était sans fondement et q u ' a u c u n caractère générique ne distinguait les Mésen-téripores des Diastopores de Lamouroux
P o u r t a n t M d'Orbigny a conservé ces deux divisions, en donnant à la dernière
le nom h y b r i d e de Bidiastopora, et a p p l i q u a n t p a r e r r e u r celui de Diastopore aux espèces du genre Berenicea P l u s t a r d , il a appelé Elea et mis dans u n e
autre famille les exemplaires un peu usés ó il a cru trouver des péristomes culés, et il s'est d e m a n d é s'il n e faudrait pas établir u n genre spécial pour la
oper-Diastopora lamellosa, qu'il nommerait alors Lateromultelea
Il me paraỵt utile de d i s t r i b u e r les Diastopores en trois petites sections :
1° D I A S T O P O R E S S I M P L E S Lames simples pliées en tubes ou incomplètement adossées
Trang 27Lames doubles formées de deux plans adossés, successivement bifurquées et soudées de manière à constituer un réseau vertical très régulier
Diastopora retiformis
Sur ces quatorze espèces de Diastopores, q u a t r e , D Wriqhti, scobinula,
Miche-liniel lamellosa, sont communes à la grande oolite et à l'oolile inférieure ; q u a t r e
autres sont spéciales, au moins quant à présent, à ce d e r n i e r étage : ce sont les
D Waltoni, Terquemi, metlensis et retiformis; enfin les six qui r e s t e n t , / ) mourouxi, foliacea, Eadesana, Davidsoni, cervicornis et ramosissima, n'ont
La-encore été rencontrées que dans la grande oolite
1 D I A S T O P O R A L A M O U R O U X I , pl VIH, fig 1 a-b
Diastop07'a foliacea (pars) , Lamouroux, Exp mèth., p 4 2 , pl 7 3 , fig 3 , /1821 (Cœt
e x c l )
Bronn., Syst des Urw., Pflanz., p 2 5 , pl 6, fig 8, 1 8 2 5
(pars), Blainville, Dict des se nat, t LX, p 3 9 5 , 1 8 3 0 —Man., p 4 3 0 , pl 6 3 , fig 1 b, 1 8 3 4
Diastopora Lamourouxii, Milne Edwards, Ann se nat., 2e série, t I X p 2 2 5 , pl 1 5 , fig 2 , 1838
Milne Edwards, Atlas du règne an de Cuv (Zooph.), pl 7 2 , fig 2
Michelin, Icon zooph p 2 3 9 , pl 56, fig 7, 1846
d'Orbigny, Prodr de paléont., t I, p 317, 1850
Testier lobé et subrameux, à feuilles simples ( d o u b l e s seulement sur quelques points), minces, contournées en cylindre ou en entonnoir Testules placées sur un seul plan et ayant leur partie terminale dirigée e x t é r i e u r e m e n t ; elles sont adhérentes dans une assez grande é t e n d u e , très atténuées à leur base, bien d i s -tinctes latéralement, très peu aplaties et marquées de rides transverses assez fines Péristomes écartés, surtout dans le sens longitudinal, n'étant pas placés dans
un o r d r e régulier, mais fendant, du moins sur quelques p o i n t s , à affecter une
disposition spirale Ils sont arrondis et larges de 1 / 4 de millimètre ou un
peu p l u s
Grande oolite : Ranville (Eudes Deslongchamps) M Michelin cite encore Lebisey Je regarde comme le j e u n e état de cette espèce un testier encrỏtant que j ' a i trouvé à L u c
L'Aulopora compressa, Goldfuss, Petref Germ., t I, p 8/i, pl 3 8 , fig 1 7 ,
i n d i q u é comme provenant de Rabenstein et Graefenberg, pourrait bien ê t r e aussi un j e u n e exemplaire de la même espèce
Explication des figures — Pl VIII, n° 1
Fig a Exemplaire de Ranville ; collection Deslongchamps ; de grandeur naturelle
Fig b Sommet d'un de ses rameaux, grossi
Trang 28C e fossile se rapproche extrêmement par sa forme générale de la D Lamourouxi ;
les feuilles du testier sont également s i m p l e s ; leurs lobes paraissent seulement être moins c y l i n d r i q u e s L e s testules sont cependant très différentes; car elles
ne sont unies que dans une étendue fort courte, et leur partie libre est très s a i l lante et fortement r e c o u r b é e en dehors.' L e s péristomes sont très r a p p r o c h é s , surtout dans le sens horizontal, et assez régulièrement disposes en lignes q u i n -
-c o n -c i a l e s ; ils n'ont guère qu'un -c i n q u i è m e de m i l l i m è t r e
Je ne connais encore qu'un seul e x e m p l a i r e de celte e s p è c e , lequel a été d é c o u vert par M W i l l i a m W a l t o n dans l'oolite inférieure de P o s t l i p , près C h e l l e n h a m
-Explication des figures — Pl VIII, n" 2 Fig a Exemplaire de Postlip, de grandeur naturelle
F i g b Portion de sa surface, grossie
3 DIASTOPORA FOLIACÉ A, pl VIII, fig 3
Diastopora foliacea (pars), Lamouroux, Exp méth., p 4 2 , pl 7 3 , fig 1, 2, 1 8 2 1 (Cœt
excl.)
Lamouroux, Encycl (Zooph.), p 2 5 0 , 1 8 2 4
, Defrance, Dict des se nat., t X L I I , p 3 9 2 , pl 4 1 , fig 1 , 1 a, 1 8 2 6 (non fig M,
et 1 c)
(pars), Blainville, Dict des se nat., t L X , p 3 9 5 , 1 8 3 0 — Man d'act., p 4 3 0 ,
pl 6 3 , fig d, 1 a, 1 c, 1 8 3 4
Eschara foliacea, Bronn, Leth geog., t I, p 2 4 1 , 1 8 3 5
Diastopora foliacea, Milne Edwards, Ann des se nat., 2* série, t I X , p 2 2 4 , pl 1 5 , fig 1,
l i è r e Testules placées sur deux plans adossés, ayant leur partie adhérente longue,
à peine atténuées à la base, aplaties, assez distinctes latéralement et marquées de plis transverses assez prononcés P é r i s t o m e s s u b c i r c u l a i r e s , mais pourtant un peu comprimés dans le sens vertical, disposés~sans ordre apparent, peu serrés, principalement écartés de leurs voisins antérieurs et postérieurs, à bords m i n c e s , ayant près de 1/3 de millimètre de l a r g e u r
Grande oolite : R a n v i l l e (Eudes Deslongchamps) M Morris a, d'après M W a l ton, indiqué celte espèce à Hampton Cliffs, près B a t h ; mais il l'a évidemment
-confondue avec la D Wrighti
La figure 3 de la p l a n c h e VIII représente la portion terminale d'une des feuilles d'un exemplaire de R a n v i l l e vue sous un grossissement de dix diamètres
Trang 29Diastopora Eudesiana, Milne Edwards, Ann des se nat., 2 ' série, t IX, p, 2 2 5 , pl 1 4 ,
fig 1 , 1 8 3 8
Michelin, Icon., p 2 4 0 , pl 5 6 , fig 9 , 1 8 4 6
Bidiaslopora Eudesia, d'Orbigny, Prodr de paléont., t 1, p 317, 1 8 5 0
Mesinteripora Eudesiana, d'Orbigny, Paléont franc., Terr crét., t Y, p 808, 1854
Testier à feuilles doubles, minces, larges, diversement contournées, et
sou-dées entre elles, peu ou point lobées s u p é r i e u r e m e n t ; les espaces laissés entre
leurs plis méandrọdes sont assez larges Teslules placées sur deux plans adossés,
longues, a peine atténuées à leur base, ó, du reste, elles sont très peu distinctes,
traversées par des rides inégales et bien m a r q u é e s ; péristomes circulaires, s a i l
-lants, 'sans ordre apparent, fréquemment rapprochés dans le sens horizontal, très
écartés dans la direction opposée, n'ayant environ que 1/5 de millimètre
M Bouchard-Chanlereaux a recueilli ce fossile aux environs de M a r q u i s e s ; on
le trouve aussi auprès de C a e n , à Lebisey et à Ranville (collection Michelin) ; un
exemplaire encrỏtant qui provient de Hampton Cliffs (collection W a l l o n ) paraỵt
être le jeune état de cette espèce
Explication des figures — Pl VIII, n° 4
Fig a Exemplaire de Marquises; collection Bouchard; grandeur naturelle
Fig b Une portion de sa surface, grossie
Fig c Portion grossie de la surface d'un autre exemplaire de la même localité dont les péristomes
sont plus petits et les plis transversaux plus prononcés
Fig d Portion grossie du bord d'une des feuilles de a
5 DIASTOPORA DAVIDSONI, pl V I I I , fig 9 a-b
Testier à feuilles doubles, minces, larges, diversement contournées et
soud é e s , lobées supérieurement, laissant entre elles soud'assez gransouds espaces T e s
-tules placées sur deux plans adossés médiocrement longues, peu distinctes à leur
base, à rides transverses rudimentaires ; péristomes circulaires, saillants, tournés
en dehors, très rapprochés dans le sens horizontal ó ils forment des séries
irré-gulières et encore très serrés dans la direction opposée, larges d'environ 1/5 de
millimètre
Ce fossile a été trouvé par M Walton à Hampton Cliffs dans la grande oolite Il
a beaucoup de rapports avec la D Eudesana, dont i l diffère par ses péristomes
très serrés et ses testules lisses
Explication des figures — Pl VIII, n» 9
Fig a Exemplaire de Hampton Cliffs; collection 'Walton; grandeur naturelle
Fig b Portion de sa surface, grossie
Trang 30diastopora foliácea, Morris, Catal of Brit foss., p 3 5 , 1 8 4 3 (Non Lamouroux.)
Testier à feuilles d o u b l e s , m é d i o c r e m e n t minces, larges, diversement c o n
-t o u r n é e s , soudées e-t lobées, laissan-t e n -t r e elles de g r a n d s espaces ; -tes-tules assez longues, à bords bien d i s t i n c t s , à rides transverses r u d i m e n t a i r e s ; péristomes circulaires, saillants, t o u r n é s en d e h o r s , r a p p r o c h é s l a t é r a l e m e n t et disposés le
p l u s souvent en rangées obliques, larges d'environ 1/5 de m i l l i m è t r e
Cette espèce a été trouvée par M W a l t o n dans la g r a n d e oolite à Hampton Cliffs, et dans l'oolite inférieure à Postlip p r è s de Choltenham
Elle est voisine de la.D Davidsoni, dont elle diffère par ses péristomes moins
serrés et plus r é g u l i è r e m e n t disposés en séries o b l i q u e s Les larges espaces
laissés entre ses lames contournées r a p p e l l e n t l'aspect de la I) foliacea avec l a
-quelle M Morris l'a confondue Il est p r o b a b l e q u e c'est à la m ê m e espèce qu'il
faudra r a p p o r t e r la Bidiastopora meandrina, d'Orbigny, Prodr de pal., t I,
p 2 8 9 , 1 8 5 0 ; Mesinteripora meandrina, i d , Paléont franc., t V, p 8 0 7 ,
1 8 5 1 Elle n'est i n d i q u é e que par cette courte phrase : « Espèce voisine du B
foliacea, mais avec des lames plus fortement c o n t o u r n é e s C o n l i e , P o r t e n
-Bessin »
Explication des figures — Pl VIII, n» 5
Fig a Exemplaire de Posllip ; grandeur naturelle
Fig b Portion un peu usée de sa surface, grossie
7 D I A S T O P O R A S C O B I R E L A , pl V Ï I I , fig 6 a-b
Diastopora scobinulà, Michelin, leon zooph., p 1 0 , pl 2, fig 1 2 , I 8 Í 1 O (Exemplaire jeune.)
d'Orbigny, Prodr de paléont., t I , p 2 8 8 , 1 8 5 0
Testier à feuilles d o u b l e s , minces, diversement contournées et soudées, bées à leur sommet, laissant d'assez grands espaces entre leurs plis m é a n d r o ï d e s Testules placées sur deux plans accolés, m é d i o c r e m e n t longues, à base peu d i s -
lo-t i n c lo-t e , sans rides lo-t r a n s v e r s e s ; périslo-tomes disposés régulièremenlo-t en q u i n c o n c e s
s u r d o s lignes légèrement c o u r b e s , saillants, circulaires; leur é c a r t e m e n t est
tou-j o u r s faible et assez égal dans les deux sens, mais il est un peu variable pour lès divers échantillons, et le d i a m è t r e des testules varie également un peu Peu ou point de méats infrateslulaires
G r a n d e oolite : Hampton Cliffs (Walton) ; Marquises; (Bouchard-Chanlereaux) Oolite inférieure : Croizille dans le Calvados (Michelin); Postlip près C h e l t e n -
h a m ( W a l t o n ) ; Montvaux, près de Metz ( t e r q u e m ) ; M d'Orbigny cite encore Guéret (Sarlhe)
Trang 31Explication des figures — Pl V I I I , N° 6
Fig a Portion terminale grossie d'une feuille d'un exemplaire de Hampton Cliffs ; collection
Walton
Fig b Portion grossie de la surface d'un jeune exemplaire de Montvaux; collection Terquem
La Diastopora belemnitarum, d'Orbigny, Prodr de paléont., t I, p 2 8 8 ,
«Espèce bien distincte de la scobinnla par son ensemble mince à cellules bien
p l u s petites,» est u n fossile de P o r t - e n - B e s s ; n , qui, à en juger p a r cette c o u r t e
diagnose, formerait p e u t - ê t r e u n e variété de la D scobinula
8 D I A S T O P O R A T E R Q D E M I , pl V I I I , fig 7 a-d
Testier à feuilles doubles, m é d i o c r e m e n t minces, très larges, diversement contournées et s o u d é e s , laissant e n t r e elles de très grands espaces T e s t u l e s placées sur deux plans adossés, assez longues, non atténuées et peu distinctes à
la base, aplaties et sans rides transverses Péristomes circulaires, t r è s r é g u l i è
-r e m e n t espacés et disposés en q u i n c o n c e s , distants d e p-rès de deux fois l e u -r
d i a m è t r e qui n'est que 1/6 de m i l l i m è t r e Une coupe transverse montre de n o m
-b r e u x méats infratestulaires
M T e r q u e m a découvert cette espèce dans l'oolite inférieure des environs de Melz, à Saint-Quenlin et à Montvaux
Elle est fort voisine de la D scobinula, et j ' a i longtemps hésité à l'en séparer ;
elle me paraỵt toutefois en différer par ses feuilles plus larges et plus épaisses, et surtout par ses péristomes plus petits et plus régulièrement espacés
Explication des figures — Pl V I I I , n° 7
Fig a Exemplaire bien développé de Saint-Quentin ; collection T e r q u e m ; grandeur naturelle Fig b Portion de sa surface, grossie
Fig c Portion grossie du bord d'une de ses lames
Fig d Quelques testules grossies 36 fois pour montrer les pores dont elles sont criblées
On trouve encore dans les mêmes couches à Plappeville-lès-Metz et à Longwy des bryozoaires en crỏtants et peu é t e n d u s , mais qui paraissent se plisser sur leur bord pour p r e n d r e la forme des Diastopores L e u r s péristomes, qui en q u e l q u e s points seulement affectent u n e disposition q u i n c o n c i a l e , sont beaucoup p l u s
serrés que dans la D Terguemi, et leur d i a m è t r e est souvent u n e fois plus
g r a n d
Trang 32Bidiastopora Michelina, d'Orbigny, Prodr de paléont., 1 1 , p 3 1 7 , 1 8 5 0
Mesinterìpora Michelinii, d'Orbigny, Paléont franc., Terr crét., t V, p 8 0 8 , 1 8 5 4
Testier de forme s u b s p b é r i q u e , formé de doubles feuilles m é d i o c r e m e n t
m i n c e s , s e r r é e s , très contournées et f r é q u e m m e n t coalescentes, à peine lobées
au sommet et ne laissant e n t r e elles que des espaces rétrécis Testules disposées
s u r deux plans adossés, m é d i o c r e m e n t longues ; leur portion l i b r e assez g r a n d e , oblique et t r è s r a p p r o c h é e de la paroi des lames dressées ; péristomes circu-laires, r a p p r o c h é s , un p e u inégalement espacés, mais c e p e n d a n t formant sur la
p l u p a r t des surfaces du testier des séries ascendantes un peu obliques, plus ou
m o i n s longues L e u r d i a m è t r e est à peu p r è s de 1/5 de m i l l i m è t r e L ' a p p a r e n c e des teslules est très différente selon le degré d ' u s u r e des échantillons U n e coupe transverse m o n t r e de nombreux méats infratestulaires
G r a n d e oolite : Ranville ( E u d e s Deslongchamps, J Vilanova) M Michelin cite aussi Lebisey Hamplon Cliffs ( W a l t o n ) ; Ardennes (Pielte); La J o n n e l i è r e , dans le d é p a r t e m e n t de la Sarthe (Hébert)
Oolite i n f é r i e u r e : Montvaux près Metz ( T e r q u e m ) Une variété lobée a été recueillie à Posllip près Cheltenham par M W a l l o n
Explication des figures — Pl VIII, n° 8
Fig a Exemplaire de Hampton Cliffs, vu en dessus, de grandeur naturelle ; collection Walton Fig b Le même, vu en dessous, de grandeur naturelle
Fig c Portion grossie de la surface d'un exemplaire de Ranville
Fig d Autre portion usée de la surface du même exemplaire, grossie
1 0 D I A S T O P O R A L A M E I X O S A , pi, I X , fig 1 a-d
Diastopora lamellosa, Michelin, Icon., p 2 4 1 , pl 5 6 , fig 1 1 , 1 8 4 6
Eschara Ranvilliana, i d , ibid., p 2 4 3 , pl 5 7 , fig 1 2
d'Orbigny, Prodr de paléont., t I, p 3 1 6 , 1 8 5 0
Elea Ranvilliana ou Lateromulteleo Ranvilliana, id.', Paléont franc., Terr crét., t V,
p 6 2 9 , 1 8 5 2
Testier formé de doubles feuilles un peu épaisses, s e r r é e s , i r r é g u l i è r e m e n t contournées et fréquemment coalescentes, très lobées au sommet Testules dis-posées sur deux p l a n s , m é d i o c r e m e n t longues ; leur portion libre paraît être très peu saillante; les péristomes très rapprochés et assez ^également, mais p o u r t a n t
un peu plus serrés dans le sens horizontal Leur d i a m è t r e est d'environ 1 /5 de
Trang 33mil-limètre Lorsque les testules sont un peu usées, ce q u i arrive souvent, les bords soudés de chaque i n d i v i d u apparaissent très n e t t e m e n t , et l'ouverture p r e n d
u n e forme semi-elliptique, de façon à r a p p e l e r l'apparence d'un p é r i s t o m e d'Escharien Une section transverse m o n t r e de n o m b r e u x méats infratestulaires Grande oolite : Ranville.(Eudes Deslongchamps, J Vilanova) ; L u c (Hébert et moi-môme); C o r s h a m , P o u n d Pill ( W a l t o n ) ; Marquises (Bouchard-Chantereaux) Oolite inférieure : P o s t l i p ? (Wallon)
Un exemplaire usé de cette espèce a été pris pour u n e Eschare par M lin M d'Orbigny a d'abord partagé celte opinion au point de le choisir pour
Miche-type de son genre Eschara ( 1 ) , mais bientôt il l'a rangé dans son genre Elea qui
contient d'autres Diastopores usées et dans sa division des Centrifuginés operculés
ou operculinés Il est môme tenté d'en former un genre particulier qu'il
appeller a i t Lateappelleromiillelea, « caappeller, ditil, il offappellere des couches supeappellerposées qui appeller e m o n tent parallèlement comme chez le genre Mullelea, mais avec des colonies com-
-primées (2).»
Explication des figures — Pl I X , n° 1
Fig a Un exemplaire 1res lobé, de Ranville; grandeur naturelle
Fig b Un de ses lobes bien conservé, grossi
Fig c Une portion un peu usée de sa surface, grossie
Fig d Une portion très usée de sa surface, grossie
1 1 D I A S T O P O R A C E R V I C O R N I S , pl IX, fig 2
Diastopora cervicornis, Michelin, Icon zooph p 2 4 1 , pl 5 6 , fig 1 2 , 1 8 4 6
Bidiastopora cervicornis, d'Orbigny, Prodr de paléont., t I, p 3 1 7 , 1 8 5 0 ,
Elea cervicornis, i d , Paléont franc., Terr crét.,X V, p 6 2 8 , 1 8 5 3
Teslier cespiteux, formé de frondes dichotomes, étroites et un peu épaisses, qui s'élèvent beaucoup en se c o u r b a n t l é g è r e m e n t , et n'offrent qu'un petit n o m -
b r e de s o u d u r e s Testules courtes, sans rides transverses et à base indistincte,
un peu aplaties Péristomes subcirculaires, très rapprochés s u r t o u t latéralement,
r é g u l i è r e m e n t disposés en lignes obliques et ascendantes de d e d a n s en d e h o r s , mais quelquefois un peu confondus vers le milieu des faces de c h a q u e f r o n d e ; leur diamètre est au plus de 1/4 de m i l l i m è t r e ; les frondes sont larges de 3 à
5 millimètres
Grande oolite : Banville ( Eudes Deslongchamps) Bradford clay : P o u n d - P i l l (Walton)
M Walton a trouvé aux environs de Bath un fossile très altéré, q u i paraît
se r a p p o r t e r à celte e s p è c e ; il diffère du type que j e viens de d é c r i r e par ses frondes moins élevées et plus coalescentes
(1) Cours élémentaire de 'paléontologie, t II, p 9 9 , fig 2 5 8 , 1 8 5 2
(2) Paléontologie française, Terrains crétacés, t V, p 6 2 8 , 1 8 5 2
Trang 34La figure 2 de la p l a n c h e I X r e p r é s e n t e la majeure p a r t i e de la coupe t r a n s verse d'une fronde grossie
-1 2 D I A S T O P O R A R A M O S I S S I M A , pl I X , fig 3 a-b
Bidiastopora ramosissima, d'Orbigny, Prodr de paléont., t I , p 3 1 7 , 1 8 5 0
Elearamosissima, i d , Paléont franc., Terr crét., t V , p 6 2 8 , 1 8 5 2
Je ne connais ce fossile q u e par de très petits morceaux, r e m a r q u a b l e s par l'étroitesse des frondes, mais dont les testules offrent les plus grands r a p p o r t s
avec celles de la D cervicornis P e u t - ê t r e ne devra-t-on pas les séparer de cette
d e r n i è r e espèce La largeur des frondes dépasse à peine 1 m i l l i m è t r e , et les
p é r i s t o m e s s o n t situés sur des lignes transversales ou un peu obliques
G r a n d e oolite : Ranville (Eudes Deslongchamps) ; la Jonnelière (G de Lorière)
Explication des figures — Pl I X , n° 3 Fig a Fragment de Ranville ; grandeur naturelle
Fig b Portion un peu usée de sa surface, grossie
M T e r q u e m a trouvé, dans l'oolite inférieure à Saint-Quentin, un fragment q u i paraît se r a p p r o c h e r de l'espèce p r é c é d e n t e , mais dont les péristomes sont moins
r é g u l i è r e m e n t disposés
1 3 D I A S T O P O R A M E T T E N S I S , pl V I I I , fig 1 0 a-c
Testier subeespiteux, formé de frondes dichôlomes étroites et minces qui se
c o u r b e n t légèrement et se soudent fréquemment par 1 e u r s b o r d s , de m a n i è r e à constituer des mailles ovalaires de g r a n d e u r variable Testules allongées, allé-nuées inférieurement, un peu aplaties, à bords dislincls, à rides transverses fines Péristomes circulaires, p r o b a b l e m e n t peu saillants, un p e u irrégulièrement dis-posés, 1res écartés, surtout dans le sens longitudinal, larges de 1/6 de milli-
m è t r e ou un peu p l u s ; les frondes sont larges de 3 à 6 millimètres
Oolite i n f é r i e u r e : S a i n t - Q u e n t i n , près de Metz ( 0 T e r q u e m ) ; Postlip, près Chellenham (W Walton)
Celte espèce q u i , par la disposition et la forme des t e s t u l e s , est très différente
d e la D cervicornis, s'en r a p p r o c h e par l'aspect e x t é r i e u r de ses frondes, mais
celles-ci sont beaucoup plus f r é q u e m m e n t coalescentes, et les mailles encore irrégulières qu'elles forment rappellent un peu le testier complètement réticulé