1. Trang chủ
  2. » Ngoại Ngữ

Histoire naturelle de la France P24, Paléobotanique (plantes fossiles), Fritel 1903

425 87 0

Đang tải... (xem toàn văn)

Tài liệu hạn chế xem trước, để xem đầy đủ mời bạn chọn Tải xuống

THÔNG TIN TÀI LIỆU

Thông tin cơ bản

Định dạng
Số trang 425
Dung lượng 13,15 MB

Các công cụ chuyển đổi và chỉnh sửa cho tài liệu này

Nội dung

Complément de l'ouvrage que nous avons donné sur les Animaux fossiles caractéristiques de France, ce second volume a pour but l'examen des plantes qui vécurent aux époques antérieures de

Trang 1

lomf IffURELLE

!>ELAFRANCE

24e bis PARTIE

PALÉOBOTANIQUE

;Àveç 36, piàeches hors texte et 412 dessins dans !e texte

II.!", ;-."!'II'HM.VNTI;NTOTALDES46 FIGURES

P.-H FRITELAita'-liéau MusiiSumd'Histoirenaturelledo Paris

MAISONEMILEJJEYROI.LË

4fi, RUE DU BAC

1903

Trang 3

HISTOIRE NATURELLE DE LA FRANGE

24e bis PARTIE'BALÉOBOTANIQUE

(PLANTES FOSSILES)

Trang 5

HISTOIRE NATURELLE

DELAFRANCE

24e bis PARTIE

PALÉOBOTANIQUE

(PLANTES FOSSILES)

Avec 36 planches hors teste et 412 dessins dans le texte

FORMANTUNTOTALDE546 FIGURES

PAR

P.-H FRITEL.îtachéau Muséumd'Histoirenaturelledo Paris

Trang 7

Complément de l'ouvrage que nous avons donné

sur les Animaux fossiles caractéristiques de France,

ce second volume a pour but l'examen des plantes

qui vécurent aux époques antérieures de l'histoire

du globe, animant successivement les paysages de

cette partie du continent qui devait être plus tard la

France, et dont on retrouve aujourd'hui les débris,

en plus ou moins grand nombre, dans différentes

couches de notre sol.

Les végétaux ne se sont qu'imparfaitement servés à l'état fossile : par suite des conditions

con-très particulières de leur enfouissement

au sein d'un

sédiment préservateur, et à cause aussi de la tesse de leurs organes qui n'opposèrent, en général,

délica-qu'une faible résistance aux causes de destruction.

Aussi est-il assez rare de rencontrer leurs

Trang 8

Il PRÉFACE

graines, des fruits, ou simplement des fragments

d'écorce ou de bois Les fleurs ou organes floraux,indispensables pour la classification des plantesvivantes, sont d'une excessive rarelé! Aussi faut-ilavouer que bien souvent les rapprochements faitsentre les plantes fossiles et les vivantes restententachés de quelques doules

Il existe d'ailleurs d'immenses lacunes dans laconnaissance des types anciens, beaucoup d'entreeux ne -s'étant pas trouvés, durant leur vie, dans desconditions qui permissent leur fossilisation, soit àcause de leur extrême fragilité, soit par suite de leurhabitat trop éloigné des centres de sédimentation.

Cette rareté relative des végétaux fossiles parrapport aux animaux et surtout aux'invertébrés

est, en grande partie, la cause de l'abandon danslequel semble être restée l'élude de ces fossiles,bien dignes cependant d'attirer l'attention d'unplus grand nombre de personnes, parmi celles quis'intéressent aux sciences géologiques.

La recherche même des plantes fossiles fournira,

à ceux qui s'y livreront avec perspicacité, sion de faire des découvertes beaucoup plus nom-breuses et non moins intéressantes, bien loin de là,que celles qui restent à faire dans le domaine de lapaléoconchyliologie, et, comme l'a fait remarquer

l'occa-M B Renault, ce n'est pas le terrain qui manqueaux recherches, mais bien plutôt les chercheurs

Trang 9

du règne végétal tel qu'il est actuellement

repré-senté, et l'existence de groupes éteints très

impor-tants et riches en espèces caractéristiques de nosterrains, nous oblige à modifier, dans ce volume,

la marche que nous avions suivie pour l'étude desanimaux fossiles

Au lieu de passer en revue les espèces les plus

fréquentes en suivant l'ordre méthodique,

c'est-à-dire marchant, du simple au composé, comme nous

l'avions fait pour la Paléontologie, nous

pren-drons ici les associations de végétaux ou « flores »comme elles se présentent dans la série slraligra-

phique, en commençantpar celles qui sont

représen-tées dans les couches les plus anciennes de l'écorce

terrestre pour arriver, pas à pas, à celles dont les

débris se rencontrent dans les sédiments les plus

récents

Cet examen de la répartition des végétaux dans

le temps fera l'objet de la première partie de cevolume; dans la seconde, nous étudierons plus par-

ticulièrement les espèces végétales reconnues en

France aux différents niveaux stratigraphiques.

Les espèces mentionnées dans ce volume sont au

nombre de 539, représentées par 412 figures dans le

Trang 10

ÈRES SYSTÈMES ÉTAGES FLORES

' K Danien

c l Aturien Lignites de Fuveau.

B £ 1 y, . • ( Grès à végétaux duh-a I Emscnerieu -lT-, , p

3 < I m l Arcile noire feuilletée

S"G / Si/-.-Cenomamen • ( Cénom de l'Argonne.r ., , 0, ,, ,°

| 3 1 Ithe) et d'Etrochey

eirri-.pq « ' E < J Bathonien <rons de Millau (Aveyron)

c^, I K« \ jcouches de Provence à'§« ( ™o i fCancellophycus (3e hori-

I 1 ' BajocienJ j , Couches à

Cancello-/phycus (2° horizon)

/ Couches à chondritesde

TJ.03.1C16U••« jl'Est et à Cancellophycus\#,„_ i • i

(1er horizon des

| j Charmouthien |de°°aCheS à Phymat°"

J \ Sinéniurien N

S Hettangien j , F,loredu.§rès^Hetlange

•s ° jet ues environs ae Mende.

i Flore des grès de ChiracRhétien jet du plateau dAuxy (Lo-

iriasique ^rei.fén;en ou i Flore des grès bigarrés

Vosgien (des Vosges.

Trang 11

REPARTITIONSTRATIGRAPBTQUEDES FLORES

mi • • ( Couches à Voltzia deThurrogien \YA n_

le,mlm Saxonien Flore de Lodève.

I Autunien Flore de Brives

'Commentry ChampàgnacStéphanien <Decazeville, Grand'Com-

Jbe, Rive-de-Gier,

Bessè-!ges, Carmaux, etc

5 \r„„h„„ /•„•„,•„„/ w,.-* i r jbassins du Nord et du

^ \Carbonifenen l Westphalien jPas_de-Calais Lens,

j i Fougères dans les

ardoi-\ Silurien j Ordovicien jses de l'Anjou Algues? des

Nous allons donner maintenant, dans les tableauxqui suivent, la répartition des grands groupes vé-gétaux entrant dans la composition des différentes

flores énumérées dans le tableau précédent, en mençant par le plus ancien des étages parmi ceuxqui ont fourni des restes végétaux Nous ne citons,dans ces tableaux, que les familles les plus importantes

com-soit par le nombre, soit par la fréquence des espècesqui les représentent (1)

(i) Les étages et les systèmes, éiiumérés dans ces tableaux, sont

Trang 12

ERE PRIMAIRE

Pendant l'Ère primaire, ce sont quelques games vasculaires qui apparaissent au début, puis lesCryptogames acrôgènes et les Phanérogames gymno-spermes se montrent à leur tour et prennent un granddéveloppement, surtout dans les systèmes Carboni-.férien et Permien constituant par leur décomposi-tion les puissants dépôts de combustibles exploitéssous le nom de Houilles Les végétaux les plus élevés

Crypto-en organisation sont alors des conifères du genreVollzia

présentés dans leur ordre de superposition naturelle, c'est-à-direque le plus ancien est placé à la base du tableau, le plus récent ausommet

Trang 13

REPARTITIONSTRATIGRAPHIQUEDES FLORES

Etienne et 1 g [ Cordạtées Cordaites.

js; plateau Central 1 1 Stigmariées

B3 Westphalien, I I ' Lépidodendrées.

(appari-g (Partie principale^m 1 l tion).

g jdes bassins du ÏÏ „ 1 Equisétinées < Annularia

« Nord et du < g I i Asterophyllites

5 j Pas-de-Calais g-g/ f Calamodendrées.

u fI _ H ° Sphénophyllées.

fBasse-Loire et de,3Bassin de laj , Si- I I Sphénoptéridées.\ Pécontéririées

Fougères ^c°pte idees^

\ Névroptéridées

g/ Ordovicien, /, / Fûugères Eopteris.

S Flore?? des grès g S [Cruziana,

§ SSÏÏÏÏÏÏdd^ I Algues?? { CrossochW

Trang 14

b PALE0B0TAN1QUE

ÈRE SECONDAIREPÉRIODETRIASIQUE

Dans la première période de l'Ère secondaire (époqueTriasique), la végétation est restée sensiblement lamême que celles des périodes précédentes, appauvrie

cependant et présentant les caractères d'une époque

de transition ; les végétaux les plus élevés semblent

être encore les Conifères

E-< d'Epinal.deRam-jg.g ) / Caulopteris.

bervillers, etc =» Fougères Nevropteris.

i >îG/ ) Anomoptens

I g "*f ' Pecopteris

PÉRIODELIASIQUE

Pendant cette période les Conifères des genres Voltzia

et A Iberiia sont remplacés par des genres nouveaux : Paqiophyllum et Araucaciles.

Les Cycadées prennent un développement plus grand

Trang 15

REPARTITIONSTRATIGRAPHIQUEDES FLORES 9

que dans les périodes précédentes, et ce sont elles qui,avec les Conifères, constituent le fond de la végétation

| Couches à chon- 3 g I _, , , ( paiera.

î drites et à can- ° S 1 fcalisbunêes < Palissya

^ dHettango et des! ml'g,) , 1 Th;nPfeldi?

environs Mo fougères j ôictyophylium.

du Mont-dOr <

J g ( ( Toen'iopleris

Flore des grès -f-â] Algues < Cancellophycus

I de Chirac ètdu l| / Phymatoderma

plateau d'Auxy ' \ " [ l

PÉRIODEJURASSIQUE

Le fond de la végétation reste, pendant cette riode, ce qu'il était pendant la période précédente,

pé-quelques genres nouveaux se montrent cependant, et

au sommet de la série on voit, en Portugal, les spermes faire leur apparition avec le genre Rhizocau-lon Ce genre n'a pas été, jusqu'ici, rencontré en Francedans les dépôts de cette époque

Trang 16

et des calcaires | g ( Cycadopteris.

de CliAteauroux g f Algues ! r "-.', =

(Indre) Il" ' Ohondnles.

Bathonien, f m / Conifères Brachyphyllum.Flore de Mamers *

g Salisburiées j Baiera.

d'Etrochey g s <

w (Côte-d'Or), * | I / Pterozamites

t, de Millau %g I p,v(,ad<5p_ Zamites.

O! (Aveyron), B o ^ycauees Qtozamiles.

"s j "c " ( Canceilophycus

o *

Trang 17

RÉPARTITIONSTRATIGRAPHIQUEDES FLORES 11

Série Crétacique.

À la base de la série, pendant la période tacée, la végétation garde un faciès nettement juras-sique: rien, en effet, ne peut faire soupçonner la déca-dence des Cycadées, non plus que la fin du règneexclusif des gymnospermes

infracré-Il n'en est pas de même pendant la période crétacée; celle-ci voit s'opérer la diffusion rapide desdicotylédones ou plantes à feuillage caduc

supra-C'est en effet dans le Cénomanien que se rencontrent

les premiers végétaux à feuillage, auparavant nus : « Partout, dit de Saporta, une révolution, aussirapide dans sa marche qu'universelle dans ses effets,favorise l'introduction de cette catégorie de plantes etpartout aussi les Cycadées et les Conifères, jusqu'alors

incon-les dominateurs du règne végétal, tendent à décroître

et à reculer »

Trang 18

du Beausset ' cryptog acrog Fougères. Lomatopteris.

/ ml angiospermes

(dialypé-u Turonien, I 11(dicotylédones)| taies Magnoliacées

"• — IS1 i anétales jMyricacées

pq Argile noire )§\ ' ""(Salicinées.

^ \des Martigues.j^l (Conifères]Frenelopsis

PS f "• gymnospermes] (Çyparissidium

M cryptogames Fougères Comptoniopteris

((Magnoliacées

g / angiospermes ( dialypé- <Araliacées

s l(dicolylédones)\ taies (Légumineuses.5] (apétales Juglandées.

c <

lignite de i%\ |Conifères )T j.

SfrPaulet 1 (FymnospermesjCycadées

|Ind,ces-f" crytogames (FougèresJ ° Ki iFucoides.

Trang 19

RÉPARTITIONSTRATIGRAPHIQUEDES FLORES 13

ERE TERTIAIRE - .

La végétation qui vécut pendant la longue duréedes temps qui constituent l'ère tertiaire, nous estbeaucoup mieux connue que celle des temps secon-daires La prépondérance des gymnospermes est finie,les arbres à feuillage caduc, apparus pendant, le cré-tacé supérieur, se partagent maintenant avec les pal-miers le domaine continental Au point de vue dudéveloppement des flores, il convient de partager l'Èretertiaire en 8 périodes (Paléocène, Éocène, Oligocène,Miocène, Pliocène) qui correspondent assez exactement

à celles que les géologues admettent à la suite de tude des faunes et de la stratigraphie

l'é-PÉRIODEPALÉOCÈNE

Pendant cette période, la végétation est restée très sine de ce qu'elle étai t aux temps crétacés, elle comporte,d'une part, des types devenus aujourd'hui tropicaux

voi-et, d'autre part, des types appartenant à la partie trale de la zone tempérée Les genres dominants sontdes Chênes, des Lauriers, des Figuiers et des Fougères*Les formes y sont remarquables par l'ampleur dufeuillage

Trang 20

aus-j—~S '

ÉTAGES'Û ayant fournides TYPESVÉGÉTAUX

^ du SoTssonnaisl« /£\o( ' Cupulifères

§1 et, )| l< Si Apétales HuÇ,andé?s?

"° argile <a 12 J / Artocarpées.

Trang 21

REPARTITIONSTRATIGRAPHIQUEDES FLORES 13

Série Eocène

La végétation Eocène a perdu l'ampleur qu'elle sentait pendant la période précédente, et, bien queriche et variée, elle se compose de formes en généralpetites, dures, coriaces, qui sont bien diversifiées sui-vant les stations

pré-Les formes qui dominent rappellent celles qui, de

w I (banc royal et{<\ §' monocotylédones Palmiers.

Trang 22

la végétation oligocène exigent à peu près toutes levoisinage des eaux, grands lacs ou fleuves, ou l'in-fluence d'un ciel pluvieux Aucune de ces espèces n'au-rait pu résister à la sécheresse qui régnait lors destemps éocènes.

m ÊS,S £]"'Monocotylédones Palmiers.

ra ^ o Gymnospermes : Coni- ) Abiétinées.

Trang 23

RÉPARTITIONSTATIGRAPHIQUEDES FLORES 17

•§ ^ ^ BICOTY^IDialypétales / Sapỵndacées.

et pluvieuse en été Parmi les types de cette époque

ó les formes à feuillage persistant semblent dominer,

il en est qui semblent congénères de ceux que

Trang 24

La flore de notre pays se modifie beaucoup peindant

cette période : elle perd ses grands palmiers, ses phriers Les séquoias et les bambous, bien que plus

(Cam-résistants, émigrent à leur tour, et toutes ces foirmes

sont remplacées par des espèces bien voisiiiets de

celles qui forment le fond du paysage actuel;

cejpen-dant, parmi ces types, il en est quelques-uns qu'il faut

chercher aujourd'hui en Algérie, au Japon et m.ême

dans les grandes forêts de l'Amérique

Trang 25

REPARTITIONSTRAT1GRAPHIQUEDES FLORES 19

S 1/iT ?YS?ac: 5 1 >monocotylédones: Graminées

^Haute-Loire) | f gymnospermes: Coni-| Abiétinées

I cryptogamesvasculaires : Fougères

Plaisancien, I— t» /gamopétales Caprifoliacées

à IFlorule \ g K e J , , , „ ,desmarnes I < s / "S \ dialypétales Sapinaacées

: de Vaquières ) o g>\ H )

i Théziers i S / 5 Vapétales Cupulifères.

| (Gard) | ? Ï5 ' monocotylédones: Graminées

ÈRE QUATERNAIRE

Végétation ressemblant, par la combinaison desgenres, à celles des époques antérieures. Quoique trèsvoisine de celle qui habite encore sur notre sol, elles'en distingue cependant par la présence de plusieursespèces devenues exotiques et par les combinaisons

différentes de celles restées indigènes.

Trang 26

20 PALÉOBOTANIQUE

( Caprifoliacées.gamopétales.<Rubiacées

de Saint-Zachane.de l'Huveaune g / dialypétales ( Légumineuses,

Trang 27

DEUXIÈME PARTIE

ÉTÏLTBE DES ESPÈCES CARACTÉRISTIQUES

CHAPITRE PREMIERSYSTÈMESPRÉCAMBRIEN,SILURIENET DÉVONIEN

Em France, les systèmes Précambrien, Silurien etDôvconien n'ont fourni, jusqu'à ce jour, aucun débris

de végétaux fossiles, à moins qu'il ne faille regardercomime des Algues, les restes problématiques (attri-bués?, par certains naturalistes, à des pistes d'animauxinvertébrés, annélides, crustacés ou autres) auxquels

on ai donné le nom général de Bilobiles et qui se conttrent, à profusion, dans les grès de l'étage Ordovi-

Trang 28

ren-22 PALÉOBOTANIQUE

cien de Bretagne et de Normandie, principalement

à Bagnoles, dans l'Orne

Les paléobotanistes qui attribuent ces restes à desAlgues, y distinguent deux formes qui cependantdoivent appartenir à un même genre l

En voici les caractères spécifiques :

FRONDE? j largeur 1 centimètre

en-non ramifiée ( viron 1 Crossochorda, Sch.longue, demi- <

cylindrique / largeur 5 à 10

cenli-rubanée ' mètres 2 Cruziana, d'Orb

Crossochorda, Sch. (PI 1, iîg 1). — Rubans trèslongs, larges d'environ 1 centimètre, traversés d'or-dinaire par un sillon longitudinal, avec des plisobliques profonds et serrés, dirigés en avant, simulantdes folioles imbriquées et formant, par leur saillielatérale, une sorte de frange que l'on a considéréecomme les pieds d'un Annélide

Cruziana, d'Orb (PI 1, iîg 2et iîg.3).— Rubans trèslongs, larges de 5 à 10 centimètres, formés d'un ou plussouvent de deux cylindres aplatis latéralement, ornés,sur leur surface de bourrelets et de plis dirigés enavant, arqués, irréguliers, un pli médian, et çà et là,des cicatrices qui indiquent l'insertion (?) des frondes.

Ces deux formes sont d'ailleurs extrêmement bles, ce qui a permis (!) de créer toute une série d'es-pèces^) (C rugosa, C fursifera, C Lyelli, C Pre-voslï, C ijolafussij etc., etc.)

varia-Ces fossiles se rencontrent dans les grès armoricains

en Normandie, dans l'Orne, aux environs de Domfront

et de Mortain, à Bagnoles particulièrement; et en tagne, à Châteaubriant, Malestroit, Pontréan, Sion etc.

Trang 29

Bre-SYSTÈMESPRÉCAMBRIEN,SILURIENET DÉVONIEN 23Dui même étage Ordovicien, M de Saporta signale etdécrit une fougère.

Eopteris Morieri, Sap (PL i, fig 4), des schistes àCalyimènes ou schistes ardoisiers d'Angers.

Ellle présente l'aspect des Cy"clopteris du terrainhouiiller, mais la fronde comporte des folioles mordi-llées et inégales, qui, mélangées les unes aux autres,donment une physionomie toute spéciale à cette planteque nous ne signalons qu'à titre de curiosité, carelle semble extrêmement rare

Trang 30

CHAPITRE IISYSTÈMESCARBONIFÉRIENET PERMIEN

C'est par l'examen attentif de ces restes de plantesque l'on est parvenu à établir une division dans lalongue série des temps pendant lesquels se formèrentces sédiments

On distingue, en effet, dans le système rien, trois étages, correspondant chacun à une phasedistincte de végétation, chacune de ces phases présen-tant des espèces qui lui sont propres, mélangées àd'autres qui se montrent indistinctement dans les troistermes de la série.

Carbonifé-Ces trois étages sont, de la base au sommet :

Trang 31

SYSTEMESCARBONIFERIENET.PERMIEN 28

1° Le Dinantien ou Culm (phase des Lyeopodiacées):

2° Le Westphalien (phase des Sigillariées);

3" Le Stéphanien (phase des Fougères)

Avant d'examiner les espèces les plus importantes

de chaque étage, nous verrons, dans le tableau tomique suivant, les caractères essentiels des grandsgroupes végétaux auxquels il faut rapporter ces diffé-rentes espèces.

dicho-CRYPTOGAMES ACROGÉNES

Fougères

Toujours représentées par des fragments plus oumoins importants de frondes, rarement par destroncs

t { Pinnules à nervures uréolées* Dictyoptéridées

Pinnules rélrécies à la base; à

2 \ lobes très profondémentdécoupés Sphénoptéridées

j Pinnules non rélrécies à la base;

S

Pinnules attachées par un seulpoint ou par une portion très ré-

„ duite de leur base Névroptéridées.

/ Pinnules attachées par toute la

'

I Nervure médiane très nette; les

\ secondaires disposées suivant le

/ Nervure médiane peu distincte,

' toutes lesnervures partant durachis Odontoptéridées

[ Pinnules libres jusqu'au rachis, la

l terminale égale ou à près aux

d i Pinnules décurrenles à la base,

| la terminale plus grande que les

Trang 32

26 PALÉOB.OTANIQUE

Équiséliiiées et Sphcnophj'llées

Représentées, le plus fréquemment, par des rameauxfeuilles ou non (Annularia, Asterophyllites, Spheno-phyllum), ou par des tiges (Calamités Calamodendron)

Rameaux renflés aux noeuds,à

t cannelures longitudinalesdes

entre-] noeudsn'alternant pas Feuilles

dé-1 \ coupéesen lanières courtes Sphénophyllées.

j Rameaux nonrenflés aux noeuds,à

j cannelures longitudinalesdes

entre-noeudsalternantes aux articulations Equisétinées

Spliénophyllées

Genre unique : Sphenophyllum

Tige articulée, ornée de cannelures se correspondantaux noeuds, qui sont renflés Les feuilles verticillées,généralement par 6, sont: cunéiformes, à bord supé-rieur arrondi, tronqué ou muni de dents Les ner-vures, plusieurs fois bifurquéos, aboutissent aux dents

Éqnisétinées

I Rameauxà feuillesdresséescomme

„ J dans l'Equisetum Asterophyllites

, Rameaux à feuilles étalées dans

[ le même plan que les ramules Annularia.

«Cannelures

longitudinales se respondant aux noeuds; feuilles di-

J Cannelures longitudinales

alter-f nant d'un entre-noeud à l'autre ;

Ljcopodîuées

Le plus souvent représentées par des tiges feuillées

ou non

Trang 33

SYSTÈMESCARBONIFÉRIENET PERMIEN 27' Tige à coussinet foliaire rhombọ-

Tige à coussinet foliaire

ơ H1

S "si Cicatrice plus haute que large Lépidodendron

|gj Cicatrice plus large que liante Lépidophloios

"~c '

„ / Ecorce présentant des cannelures

.§ i longitudinales entre les séries

ver-2 \ ticales de cicatrices Sigillaria à cơtes

g 1 Ecorce ne présentant pas ces

ovales-lancéo-Nous allons maintenant passer en revue les espècesles plus importantes qui rentrent dans chacun desgroupes énumérés ci-dessus, en commençant par cellesqui constituent la flore de l'étage le plus ancien de lapériode

§ 1 — Étage Dinantien ou Culm.

Représenté par les gisements des bassins houillers

de la Basse-Loire, de la Sarthe et de la Mayenne, parles grès anthracifères du Roannais et du Beaujolais, etpar la grauwacke des Vosges

Trang 34

( Pinnules à segments filiformes 2.

( Pennes primaires simples et

feuil-9 ) lées sur toute leur longueur Rhodea.

\ Pennes primaires bifurquées et

feuillées à leur sommetseulement Diplothmenia.

Sphenopteris elegans, A Brong (fig 1)

Fig 1 —Splienopteris elegans, À Brg Réd de 1/3 (d'après Stur)

Pinnules trilobées ou à 4, rarement S lobes oblongscunéiformes, tronqués ou légèrement émarginés ausommet Pinnules terminales simples, cunéiformes

Trang 35

SYSTÈMESCARBONIFÉRIENET PERMIEN 29nuuueia limera , otui

(fig 2)

Pinnules profondément

di-visées en lobes très minces,

allongés; la nervure étant

bordée par un limbe en

la-nière, à nervures secondaires

imperceptibles L'aspect

par-ticulier que cette disposition

donne à la fronde fera

recon-naître facilement cet te espèce

Diplothmema dissecta ,

Brong sp (fig 3)

Les pennes primaires

pré-sentent un axe nu qui se

subdivise au sommet en

deux pennes qui portent des

pinnules découpées

profon-Fig 2 — Rhoclea fdifera,Stur Réd de 1/3 (d'aprèsStur)

Fig 3

Diplol/unema dissecta, A Brg sp Réduite de 1/3 (d'après Stur)

Trang 36

30 PALE0B0TAN1QUE .

dément, en lobes filiformes, plusieurs fois quées

bifur-Névroptéridécs

Frondes simplement pinnées

Pinnules larges à la base,

Frondes tri ou quadripinnées »Pinnules rélrécies en coin à la

Cardiopteris frondosa, Gopp (fig 4)

Pinnules de grande taille ovales, cordiformes oupresque orbiculaires; nervures toutes égales, naissant

du rachis et plusieurs fois dichotomes, très serréessurtout vers les bords, qu'elles atteignent en s'arquantfaiblement

Très commun dans la grauwacke des Vosges.

Cardiopteris polymorpha, Gopp sp (fig 8).

Se distingue de l'espèce précédente par ses pinnulesplus petites, plus acuminées au sommet et plusserrées les unes contre les autres

Egalement commun dans la grauwacke des Vosges.Adiantites tenuifolius, Gôpp (fig 6).

Pinnules entières, arrondies au sommet, acuminées

en coin à la base, assez espacées les unes des autres.Les nervures, assez fortes, sont presque égales etrayonnent du point d'attache; elles se subdivisent vers

le sommet

Éqnisétinées

Asterocalamites radiatus, Brong. (PI 2, fig 1)

Côtes longitudinales n'alternant pas, mais se pondant aux noeuds, et dépourvues de mamelons à

Trang 38

nature-32 PALÉOBOTANIQUE

leur sommet On observe, à l'intersection de lation et- des sillons, une cicatrice arrondie, correspon-dant aux feuilles qui se Lrouvenl quelquefois enplace

ces coussinets Les autres cicatrices, alignées lement, sont grandes, ovales, en forme de cône sur-baissé, orné de sillons rayonnants, irréguliers, et pré-sentent, à leur centre, une dépression cratériforme.

Trang 39

vertica-SYSTÈMESCARBONIFÉRIENET PERMIEN 33

Entre chacune de ces secondes cicatrices, on compteenviron neuf rangées obliques des premières

2 Sigillariées :

Sigillaria venosa, Brong (PI 2, fig 3)

Ecorce plane, sans ondulations ou mamelons. Laforme des cicatrices foliaires est celle d'un pentagone àangles arrondis, placé la pointe en bas Le côtésupérieur

est échancré Les veines ou stries qui s'observent entreles cicatrices, sont toutes longitudinales et ondulées

Linopteris sub-Brongniarti, Gd'Eury (PL 3, fig 1)

Pennes fusif ormes, les pinnules de labase et du sommetdes pennes étant plus courtes que celles du milieu Ran-gée inférieure des pinnules se continuant sur le rachis pardes pinnules marginales subtriangulaires Pinnulesnon

décurrentes, presque quadrangulaires, à sommet ment arrondi Nervures toutes de même valeur

large-Lonchopteris Bricei, Brong (PI 3, fig 2)

Cette espèce diffère de la précédente par des nules décurrentes à la base, beaucoup plus longues que

pin-3

Trang 40

34 PALÉOBOTANIQUE

larges et aiguës au sommet La rangée inférieure despennes n'est pas reliée au rachis par des pinnulesmarginales Ressemble beaucoup par son port àAlelhopteris Serlii. Brong

Sphénoptéridées

I Pinnules à lobes étroits, cunéi- Sphenopteris furcata

1 < formes

( Pinules à lobes larges, arrondis 2

/ Fronde tripinnée, pinnules

" ) Fronde bipinnêe, pinnules non'

Sphenopteris furcata, Brong. (fig 8)

Fig.8.— Spkenopleris furcata, rig.9.—Sphenopteris obtusiloba,

Ngày đăng: 23/11/2018, 23:18

TỪ KHÓA LIÊN QUAN

🧩 Sản phẩm bạn có thể quan tâm