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VI - RECHERCHES SUR L''''AGE DE LA FORMATION D''''EAU DOUCE DE LA PARTIE ORIENTALE DU BASSIN DE LA GIRONDE, PAR M. JOSEPH DELBOS

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Nous ne connaissons dans la mollasse sableuse d'autres débris organiques q u e les rares empreintes végétales des grès de Bergerac et les troncs d'arbres silicifiés de Minzac.. Mais il n

Trang 1

VI

I N T R O D U C T I O N

De toutes les formations qui composent le bassin tertiaire du S.-O de la F r a n c e ,

la formation d'eau douce inférieure est celle dont l'âge a toujours été le plus controversé La divergence des opinions à cet égard n e p e u t être rapportée qu'à l'extrême difficulté q u e p r é s e n t e l'étude de ces t e r r a i n s , difficulté dont M D u -frénoy a r e n d u compte mieux q u e p e r s o n n e dans son beau Mémoire sur les t e r -rains tertiaires du midi de la F r a n c e (1)

Nous avons cru utile d ' e n t r e p r e n d r e de nouvelles recherches sur cette question

si souvent d é b a t t u e , et c'est le résultat de ces r e c h e r c h e s q u e nous avons

l'hon-n e u r d e s o u m e t t r e à la Société géologique de F r a l'hon-n c e

La partie orientale du bassin d e la Gironde est la seule ó se m o n t r e n t

claire-m e n t les relations des diverses couches du terrain tertiaire inférieur, et c'est dans

ce p a y s , j u s q u ' i c i inconnu sous le r a p p o r t géologique, q u e nous trouverons les notions nécessaires p o u r établir d'une manière définitive la succession réelle des couches qui r e p r é s e n t e n t , dans le midi de la F r a n c e , l'étage inférieur des terrains tertiaires

Nos résultats différant, sous quelques r a p p o r t s , de ceux auxquels sont a r r i vés quelques uns des géologues qui nous ont p r é c é d é , nous croyons devoir j e t e r

-u n co-up d'œil préalable s-ur les divisions q -u e ces géolog-ues ont établies dans nos

t e r r a i n s , et sur l'ordre d e superposition qu'ils ont admis entre les différentes assises dont ils sont formés

(1) Mémoire pour servir à une description géologique de la France, t III, p 45

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M Al Brongniart a le p r e m i e r assimilé le calcaire marin de Bordeaux au caire grossier de Paris 11 a r a p p o r t é les t e r r a i n s d'eau douce de l'Agénais à u n e formation supérieure à ce même calcaire (1) Cette détermination a servi d e point

cal-de départ à la p l u p a r t cal-des cal-descriptions qui ont été publiées cal-depuis

M Boué r e g a r d a i t , en 1 8 2 4 , les t e r r a i n s du bassin de la Gironde comme vant être divisés en q u a t r e assises ainsi disposées en allant de bas en h a u t : Mol-

pou-l a s s e , capou-lcaire grossier, capou-lcaire d'eau d o u c e , grand dépôt m a r n e u x et arénacé

« Le calcaire d'eau d o u c e , d i s a i t - i l , ne paraît recouvrir nulle p a r t le calcaire

» g r o s s i e r ; il repose constamment sur la mollasse ; mais les apparences g é o

-» logiques et la distribution particulière du calcaire grossier n e laissent pas

» d e doute que le calcaire d'eau douce n e soit postérieur au calcaire

gros-» sier (2) gros-»

En 1 8 2 6 , M Billaudel n'admettait q u e trois étages : argile p l a s t i q u e , mollasse avec l i g n i t e s , calcaire grossier (3)

Dans un a u t r e Mémoire publié en 1 8 2 8 , M Billaudel classait les terrains du

d é p a r t e m e n t de la Gironde de la manière suivante : 1° C r a i e , 2° mollasse

alter-n a alter-n t avec l'argile p l a s t i q u e , 3° calcaire grossier, i ° calcaire d'eau douce séparé

du calcaire grossier par un second dépôt de grès et d'argile (4)

M Jouannet disposa q u e l q u e temps après les terrains du département, de la Gironde dans l'ordre suivant : C r a i e , argile p l a s t i q u e , calcaire grossier inférieur, sables tritoniens ( s a b l e des L a n d e s ) , t e r r a i n s p a l é o t h é r i e n s , m o l l a s s e , calcaire grossier s u p é r i e u r , terrains lacustres (5)

M Ch Des Moulins établit le p r e m i e r la séparation du calcaire de Blaye et de celui de Bourg (6) M Deshayes regardait déjà le premier comme analogue au calcaire grossier de P a r i s (7)

Enfin M Dufrénoy publia ses belles recherches sur les t e r r a i n s tertiaires d u midi de la F r a n c e (8) Le premier il leur appliqua la division en trois é t a g e s , et rangea dans le second toutes les mollasses et les formations d'eau douce Dès lors

le bassin d u S.-O fut connu ; les grandes divisions étaient établies, et il ne restait plus qu'à les compléter par les observations de détail

M Drouot (9) cependant s'écarta de cette classification, e t , faisant abstraction

de tous les caractères p a l é o n t o l o g i q u e s , il rangea dans l'assise i n f é r i e u r e , 1° les mollasses, et 2° le calcaire d'eau d o u c e , dont nous nous occuperons p a r t i c u l i è r e -

(1) Description géol des envir de Paris, édit 1 8 2 2 , p 180 et 299

(2) Annales des sc not., t IV, p 125 et 112

(3) Actes de la société linnéenne de Bordeaux, t Ier , p 99 (1826)

(4) Recueil de l'Académie des sciences de Bordeaux, 1828

(5) Actes de la société linnéenne de Bordeaux, t IV, 1830

(6) Bulletin de la société géologique de France, t I I , p 441 (1832)

(7) Recherches sur la distribution des coquilles fossiles des terrains tertiaires (1830)

(8) Mémoires pour servir à une description géologique de la France, t III (1836)

(9) Actes de l'Académie de Bordeaux, 1 année, p 650 (1839)

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m e n t dans ce travail A u - d e s s u s , il plaçai t : le calcaire grossier, un second terrain

d'eau douce (calcaire d'eau douce inférieur de M de Collegno), la mollasse

coquil-lière de M Dufrénoy, et enfin un dernier calcaire d'eau douce (marnes d'eau

douce supérieures de M de Collegno) Nous verrons dans le cours de ce Mémoire

tout l'intérêt q u e m e n t e le travail de M Drouot

La division des terrains publiée par M Grateloup dans les actes de l'Académie

de Bordeaux différa encore plus de celle de M Dufrénoy Il rangea les terrains

dans l'ordre suivant : C r a i e , argile p l a s t i q u e , calcaire grossier, terrain

paléothé-r i e n , calcaipaléothé-re tepaléothé-rtiaipaléothé-re moyen ( f a l u n s , e t c ) , tepaléothé-rpaléothé-rain lacustpaléothé-re s u p é paléothé-r i e u paléothé-r ,

dilu-v i u m , grande alludilu-vion m a r i n e (sable des Landes)

Enfin p a r u t le beau travail de M de Collegno (1) Ce savant géologue, adoptant

les grandes divisions de M Dufrénoy, y apporta plusieurs changements de détail,

qu'il publia en 1843 Voici comment il classa les terrains du département de la

Étage tertiaire moyen ou miocène

Calcaires et argiles d'eau douce

Calcaire à grandes huîtres ; faluns

Marnes d'eau douce supérieures

Étage tertiaire supérieur ou pliocène

Sables des Landes

Sables et argiles ferrugineuses de l'entre-deux mers

Nous lui devons la délimitation précise des calcaires d e Blaye et de Bourg Il

reconnut q u ' o n pouvait les caractériser, l'un p a r la présence des Orbitolites,

l'autre par la présence des Osselets d'Astéries Il mit hors de doute l'âge de la

mollasse du Fronsadais en démontrant qu'elle devait être rapportée à la période

é o c è n e , e t c , etc

Nous avons adopté les divisions de ce savant, et nous désignerons le calcaire

d e Blaye sous le nom de Calcaire à Orbitolites, et celui de Bourg sous le nom de

Calcaire à Astéries

(1) Essai d'une classification des terrains tertiaires du département de la Gironde (1843)

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P R E M I E R E P A R T I E

Nous diviserons en q u a t r e a s s i s e s , en allant de bas en h a u t , les terrains rieurs du bassin de la G i r o n d e , non compris le calcaire à Orbitolites

infé-Formation d'eau douce 1° Mollasse éocène ou du Fronsadais, comprenant les grès de Bergerac

2° Calcaire d'eau douce et Meulières Gypse

Formation marine 3° Dépôt d'Ostrea longirostris

MOLLASSE ÉOCÈNE OU DU FRONSADAIS

Caractères généraux de cette formation

La mollasse comprend des argiles et des grès ordinairement sableux, qui acquièrent sur certains points u n e très grande puissance

1° L'Argile est ordinairement s a b l e u s e , quelquefois assez p u r e Elle contient

p r e s q u e toujours du carbonate de c h a u x , et passe m ê m e , sur certains p o i n t s , à l'état d'une marne très argileuse Le quartz y est disséminé le plus souvent en grains très fins ; c e p e n d a n t , vers la limite o r i e n t a l e , ces grains deviennent assez gros pour être visibles à l'œil nu Elle est en général fortement colorée par du fer,

et quelquefois par une matière bitumineuse, q u i lui communique u n e teinte noire plus ou moins foncée ( S a i n t - V i n c e n t , Villefranche) (1) Le mica y est peu abon-dant et en parcelles très atténuées

L'argile est ordinairement d'un gris bleuâtre ou j a u n â t r e ; dans certaines lités, elle est panachée de b l a n c , de r o u g e , de v i o l e t , de j a u n e f o n c é , etc (Ber-

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cette m a r n e des boules de calcaire globaire qui ont j u s q u ' à 6 ou 8 centimètres de diamètre Ces boules sont formées de longues aiguilles de carbonate de chaux divergeant autour d'un centre commun Le noyau c e n t r a l , formé par la m a r n e verte e l l e - m ê m e , semble avoir subi un r e t r a i t , car il est divisé par des fentes assez l a r g e s , tapissées de très petits cristaux de chaux carbonatée Ces sphérọdes sont quelquefois réunis plusieurs ensemble ( S a i n t - C h r i s t o p h e , Lespinassat, Saint-Michel-de-Montaigne)

L'argile renferme parfois des lits peu suivis et peu épais de calcaire d'eau douce

2° La Mollasse sableuse, beaucoup plus développée q u e la mollasse a r g i l e u s e ,

est composée de grains arrondis de quartz et de feldspath, dont le volume mente à mesure qu'on s'avance vers les limites de la formation Elle contient toujours du c a l c a i r e , et souvent elle est très micacée

aug-Quelquefois la mollasse sableuse s'agrége d e m a n i è r e à se transformer en un grès plus ou moins solide Ce grès est alors disséminé dans le sable en rognons

a r r o n d i s , de forme irrégulière ( F r o n s a c , S a i l l a n s , etc.) Cet accident est très caractéristique d e la mollasse du F r o n s a d a i s Quelquefois, mais r a r e m e n t , ces rognons se divisent en couches concentriques ( La Carbonille)

Nous avons analysé quelques uns d e ces r o g n o n s , et nous leur avons toujours trouvé sensiblement la m ê m e composition qu'au sable qui les e n v e -loppe Nous ne serions pas éloignés d'y voir un fait de plus à l'appui des obser-vations q u e M Virlet d'Aoust a publiées dans son intéressant Mémoire sur les dérangements moléculaires éprouvés par les roches p o s t é r i e u r e m e n t à leur dépơt (1)

Vers les limites des terrains t e r t i a i r e s , le fer hydroxydé devient assez abondant dans la mollasse sableuse pour y constituer un minerai très r i c h e , exploité sur

u n e g r a n d e é t e n d u e dans le Périgord Il forme alors des rognons i r r é g u l i e r s ,

géo-d i q u e s , géo-dont l'intérieur présente quelquefois géo-des mamelons géo-de quartz stalactique

Il se m o n t r e p l u s r a r e m e n t en grains pisolithiques et en plaquettes Ne serait-ce pas encore le résultat de l'agrégation des molécules ferrugineuses disséminées primitivement dans le sable?

Lorsque les sables de la mollasse viennent à être pénétrés par un ciment caire ou siliceux, il en résulte des grès extrêmement d u r s , employés p o u r le pavage, ordinairement b l a n c s , colorés quelquefois en gris ou en b r u n ( C r e i s s e ,

cal-P e y r e b r u n e , e t c ) Ils sont minéralogiquement en tout semblables aux grès

de F o n t a i n e b l e a u , d o n t ils n e diffèrent que p a r leur grain p e u t - ê t r e un peu plus gros

Si ces sables ont été en même temps pénétrés par du fer, ils constituent des masses colorées en rouge plus ou moins foncé (forêt d e Lanquais)

(1) Bull, de la Soc géol de France, 2 série, t II, p 198

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La mollasse sableuse renferme quelquefois de petits lits de calcaire d'eau d o u c e , mais ces lits y sont encore plus r a r e s que dans l'argile

Nous ne connaissons dans la mollasse sableuse d'autres débris organiques q u e les rares empreintes végétales des grès de Bergerac et les troncs d'arbres silicifiés

de Minzac

Descriptions géognostiques

C'est à Cubzac q u e la mollasse se m o n t r e pour la p r e m i è r e fois bien

caracté-r i s é e , locaracté-rsqu'on caracté-remonte le coucaracté-rs de la Docaracté-rdogne en pacaracté-rtant de Boucaracté-rg

En 1 8 4 0 , les travaux exécutés pour les terrassements du pont suspendu de Cubzac ont mis à d é c o u v e r t , du côté de Saint-Vincent (rive g a u c h e ) , une argile feuilletée, non effervescente, colorée en noir très intense par une forte p r o p o r -tion de bitume Elle formait le fond des excavations pratiquées pour l'extraction des matériaux nécessaires aux remblais, e t s'y montrait sur une épaisseur de lm, 5 0

à 2m Elle n'était recouverte que par les alluvions, modernes d e la Dordogne ; mais

sa stratification d i s t i n c t e , sa ressemblance avec certaines couches que nous t r o u verons a i l l e u r s , l'identité de son niveau avec celui des argiles de la rive opposée,

-n e laisse-nt aucu-n cloute sur so-n âge

A C u b z a c , au-dessous du château des Quatre-Fils d'Aymon (Les T o u r s , de Cassini), on exploite u n e argile d'un gris v e r d â t r e , assez fine, contenant beau-coup de carbonate de chaux Elle se montre sur une épaisseur de 3m, mais on ne peut reconnaître ses limites inférieures Elle est recouverte d'assises puissantes

de calcaire m a r i n , et malgré la parfaite horizontalité des c o u c h e s , le plan d e contact, plonge sensiblement vers le N - O , ainsi que l'a r e m a r q u é M de Collegno

Le village de Cubzac est séparé de Saint-André par une dépression que traverse

la grande route de Paris Vers le fond de cette d é p r e s s i o n , à peu près à moitié distance de Cubzac à S a i n t - A n d r é , sur la gauche de la r o u t e , on exploite un sable assez fin, à stratification d i s t i n c t e , qui rattache la mollasse de Cubzac à celle des environs de Saint-André

La colline de Montalon, située au N.-O de S a i n t - A n d r é , est formée à sa partie inférieure d'une mollasse s a b l e u s e , b l e u â t r e , un peu a r g i l e u s e , passant vers le haut à un sable j a u n â t r e

La mollasse sableuse de Montalon forme cette petite l a n d e , au milieu de laquelle passe la grande route de P a r i s , au N de Saint-André-de-Cubzac Le sable y est coloré en j a u n e rougeâtre par du fer h y d r o x y d é , et ce c a r a c t è r e , joint à l'aspect physique du p a y s , a fait rapporter celte nappe arénacée à la formation du sable des Landes Mais il nous paraît plus rationnel de ne la considérer que comme le prolongement de la mollasse sableuse de Montalon En tout c a s , elle se montre ici à un niveau bien inférieur à celui du calcaire à A s t é r i e s , qui p a r a î t , à u n e petite d i s t a n c e , sur les hauteurs d'Aubié et d'Espessas

Trang 7

E n t r e ce dernier village et celui de Sallignac, près du ruisseau qui coule au fond de la v a l l é e , la carrière de la Carbonille offre un des exemples les mieux caractérisés que nous connaissions de la superposition du calcaire à Astéries à la mollasse Celle-ci s'y m o n t r e à l ' é t a t d'un sable fin, argileux, de couleur rousse, dans lequel se trouvent disséminés une énorme quantité d e rognons à couches

c o n c e n t r i q u e s , dont nous n'avons retrouvé les analogues dans aucune autre lité La substance d e ces rognons est compacte, alumineuse, d'un j a u n e verdâtre clair Le ciment c a l c a i r e , qui entre pour plus de la moitié dans sa c o m p o s i t i o n , lui communique quelquefois un aspect un peu cristallin sur les fractures (1)

loca-Le fond de la vallée qui sépare Espessas de Sallignac est occupé par la mollasse sableuse qui va passer sous le calcaire à Astéries des h a u t e u r s de Sallignac,

M o u i l l a c , e t c , p o u r r e p a r a ỵ t r e avec un grand développement dans la vallée

d e l'Isle

M de Collegno (2) ayant suivi la mollasse depuis Saint-André-de-Cubzac jusqu'à L i b o u r n e , nous croyons n'avoir r i e n à ajouter aux descriptions données

p a r ce géologue, et nous r e p r e n o n s l'étude de la mollasse à Fronsac

A p a r t i r de S a i n t - A n d r é - d e - C u b z a e , la mollasse se développe d e plus en plus

à mesure qu'on r e m o n t e la vallée de la Dordogne, P r è s de L i b o u r n e , elle forme à

elle seule le t e r t r e de F r o n s a c , ó elle acquiert une épaisseur de plus de 1 0 0 m

1° Le pied du t e r t r e se compose d'une mollasse sableuse, g r i s â t r e , très friable, micacée, avec quelques grains verts de fer silicate Elle contient q u e l q u e s nodules fondus dans la masse d'un sable t r è s fin, un peu argileux; mais l'alumine est fort peu r é p a n d u e dans celle assise (V p l XII, fig 1 2 )

2° Argile exploitée sur le flanc S.-O du t e r t r e ; s a b l e u s e v e r d â t r e , maculée

de fauve Epaisseur, 5 ou 6m

3° Au milieu de cette a r g i l e , on r e m a r q u e un banc de calcaire m a r n e u x ,

com-p a c t e , un com-peu r o u g e â t r e , avec q u e l q u e s fissures sinueuses Ecom-paisseur, 0m,50 4° Mollasse s a b l e u s e , formant le reste du c o t e a u , t r è s micacée, avec quelques grains verts Ce sable s'agglutine quelquefois et forme un grès grossier, assez

d u r , à cassure g r e n u e , brillante sous certains a s p e c t s , souvent divisé en strates peu épaisses

C'est dans cette assise q u e sont disséminés les rognons concrétionnés dont nous avons déjà p a r l é , et qui ne sont que la mollasse sableuse elle-même fortement agrégée Ces rognons sont fréquemment accolés les uns aux a u t r e s , de manière

à présenter l'aspect de boulets r a m é s , de grappes de r a i s i n s , etc Leur grosseur varie depuis 1 centimètre j u s q u ' à 3 décimètres d e d i a m è t r e , et m ê m e plus

(1) Toutes les observations qui précèdent ont été faites avec M de Collegno Elles prouvent, avec la dernière évidence, les relations qu'il a le premier fait connaỵtre

Nous croyons devoir reconnaỵtre ici la dette que nous avons contractée envers ce savant pour les conseils bienveillants dont il a bien voulu toujours nous honorer

(2) Mémoire cité, p 31

Trang 8

5° Dans les j a r d i n s de l'ancien château situé sur le sommet du t e r t r e , à q u e l q u e s décimètres au-dessous de la t e r r e végétale, on trouve u n e argile b l e u â t r e , beau-coup plus fine q u e la p r e m i è r e Cette argile forme la couche la plus élevée du tertre de Fronsac ; m a i s , sur la h a u t e u r de la L a q u e , elle est recouverte, suivant

M de C o l l e g n o , p a r le calcaire à Astéries

Le tertre de C a n o n , qui s'élève sur la droite du chemin d e Fronsac à S a i n t Michel, vis-à-vis le hameau de La C l é e , est composé de mollasse jusqu'aux trois quarts de sa h a u t e u r , mais elle est presque partout cachée p a r la c u l t u r e A 80m en-viron au-dessus du niveau de la Dordogne, u n escarpement p e r m e t de voir une mollasse c o m p a c t e , p e s a n t e , g r i s e , à grains fins, fragmentaire Elle est recou-verte immédiatement par le calcaire à Astéries, qui paraỵt s'être déposé dans les dépressions et les cavités de la m o l l a s s e , car il se montre quelquefois accolé à elle dans le sens de la largeur

-Le chemin qui conduit de Saint-Michel à Saint-Aignan monte r a p i d e m e n t à la sortie du p r e m i e r village Il est pratiqué entre deux escarpements de mollasse

s a b l e u s e , g r i s - b l e u â t r e , de 6 à 8m de h a u t e u r (Fig 1.)

De Saint-Michel à S a i n t - A i g n a n , et d e ce village à S a i l l a n s , la route suit la crête des coteaux, et on n e m a r c h e plus que sur le calcaire à Astéries Mais dans

la c o m m u n e de S a i l l a n s , au-dessous de ce c a l c a i r e , on t r o u v e , au lieu dit

de Montaigu, la mollasse mise à n u sur u n e grande h a u t e u r Nos observations nous ont fait reconnaỵtre l'exactitude d e la coupe d o n n é e par M Jouannet (1) : 1° Au-dessous du calcaire m a r i n , on trouve u n e mollasse s o l i d e , t r è s calca-rifère, d'un gris j a u n â t r e ou bleuâtre Elle devient de plus en plus d u r e à m e s u r e qu'on se rapproche de la couche suivante

2° Sable avec rognons concrétionnés analogues à ceux de Fronsac

3° Mollasse s o l i d e , fragmentaire, assez semblable à celle du t e r t r e de Canon 4° E n f i n , à la base de l'escarpement, M Jouannet cite des alternances de m a r n e

s a b l e u s e , d'argile figuline, de sable A l'époque ó nous visitâmes Saillans, cette assise était cachée par la t e r r e végétale M Billaudel a trouvé dans cette couche inférieure u n e mâchoire de Paléothérium (V l'appendice, coupe n° 1.)

E n t r e Saillans et Savignac, près de Saint-Crit, on exploite les argiles d e la mollasse dans u n e carrière à ciel o u v e r t , à 2 0m environ au-dessus du niveau de l'isle Cette carrière p r é s e n t e la coupe suivante :

1° Argile très p u r e , très fine, v e r d â t r e , m a r b r é e de f a u v e , non vescente 3m

effer-2° Cette argile se charge vers le haut de c a l c a i r e , tout en conservant la finesse de sa pâte Elle présente les mêmes c o u l e u r s , mais de teintes beaucoup plus claires 1m

3° Elle passe à une mollasse s a b l e u s e , un peu a r g i l e u s e , assez d u r e , très

(1) Mémoire cité (Mollasses du Fronsadais)

Trang 9

calcarifère, offrant les mêmes couleurs q u e la couche précédente Elle forme la couche la plus élevée de la carrière

La mollasse continue à se montrer au fond de toutes les dépressions du t e r r a i n , entre Saillans e t S'avignac La descente de la route vers la vallée de la Saye tra-verse la mollasse sableuse sur une épaisseur de p l u s de 2 0

Dans la commune de Bonzac, on p e u t voir p r e s q u e à chaque p a s , sur le sommet des coteaux, des affleurements de la mollasse argileuse

C'est dans cette commune q u e se trouve le coteau de la G r a v e , si bien décrit par M Dufrénoy Nous nous bornerons à rappeler la succession de couches obser-vée par cet illustre géologue (1) :

1° Depuis le niveau de l'Isle j u s q u ' a u x deux tiers du coteau, mollasse sableuse, assez solide

2° Au milieu d e cette a s s i s e , à 45m au-dessus de la r i v i è r e , on observe une argile g r i s e , b i t u m i n e u s e , dans laquelle on a trouvé les débris de Paléothérium,

G a v i a l s , T r i o n y x , décrits par Cuvier

3° Grès a r g i l e u x , c a l c a r i f è r e , micacé, b l a n c - j a u n â t r e , à peu près semblable

à la couche s u p é r i e u r e de la carrière de Saint-Crit 2 0m

4° Mollasse d u r e , b l a n c h â t r e , à grain très fin, très calcarifère, surtout vers

le h a u t , et passant à la couche suivante

5° Marne d'eau douce

De Bonzac à Saint-Martin-de-Laye, le niveau de la mollasse s'abaisse peu à peu,

et entre ce d e r n i e r village et G u ỵ t r e , elle se mêle à de puissants dépơts

caillou-t e u x , q u i , suivancaillou-t M Dufrénoy, apparcaillou-tiennencaillou-t à la m ê m e formacaillou-tion Nous croyons cependant q u ' u n e partie au moins de ces graviers p e u t être rattachée à l'action diluvienne

La mollasse n e se t e r m i n e pas à Guỵtre ; M Dufrénoy l'a retrouvée au N de celte v i l l e , à Montguyon, à Montlieu, à C h e p n i e r s , etc., ó elle forme encore des amas p u i s s a n t s , et ó elle vient recouvrir la craie

Le chemin de L i b o u r n e à Saint-Emilion ( c h e m i n de l ' E p i n e t t e ) est tracé sur les amas du diluvium caillouteux, qui a recouvert tout le fond de la vallée de l'Isle P r è s d e S a i n t - E m i l i o n , ce chemin suit u n e p e n t e de quelques d e g r é s , et

on ne t a r d e pas à rencontrer le calcaire m a r i n

Si l'on quitte Saint-Emilion en se dirigeant vers le n o r d , le chemin descend insensiblement j u s q u ' a u bas de la butte sur laquelle est situé le moulin de Cadet ( p r è s de la Peleyre de Cassini), à un kilomètre environ de Saint-Emilion La mollasse s'y m o n t r e au-dessous du calcaire à Astéries Elle est ordinairement

d ' u n gris j a u n â t r e , c o m p a c t e , à grains fins, d u r e , c a s s a n t e , fragmentaire Dans certains endroits elle affecte la forme fibreuse ou xylọde C'est u n e tendance à la

s t r u c t u r e radiée des boules dont nous avons déjà fait mention

(1) Mém pour servir à une desc géol de la France, t III, p 77

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Au-delà de la butte de Cadet, et jusqu'au ruisseau de la B a r b a n n e , la mollasse est cachée par les dépôts caillouteux et d'alluvion

La montée de la route de Saint-Emilion vers Saint-Christophe laisse voir une m a r n e v e r t e , dans laquelle se t r o u v e n t disséminées de nombreuses boules

de calcaire g l o b a i r e , q u e nous retrouverons bien mieux caractérisées à L e s p i nassat

-A partir de Saint-Christophe, le sommet des coteaux n'offre plus q u e le calcaire marin j u s q u ' à la descente vers la Baucamerie A peu près à la h a u t e u r de ce h a -

m e a u , le tracé de la nouvelle route a mis à n u , au-dessous d ' u n calcaire d'eau

d o u c e , u n e mollasse sableuse d'un gris j a u n â t r e ou b l e u â t r e Elle contient de nombreux nodules m a r n e u x , j a u n e s , dont la cassure présente des feuillets c o n -tournés autour d ' u n noyau central souvent formé d'une m a r n e très blanche (1) Cette mollasse forme le fond d u v a l l o n , et elle s'y m o n t r e de tous côtés sur une épaisseur de plus de 1 5m

Si l'on monte de là vers le moulin de Beney, on rencontre au-dessus de la mollasse le calcaire marin qui occupe tout le sommet du coteau j u s q u ' a u revers qui regarde Sainte-Colombe L'extrémité S.-O de ce coteau est composée de mol-lasse s a b l e u s e , g r i s â t r e , avec rognons analogues à ceux du t e r t r e de F r o n s a c , quoique un p e u moins d u r s

Dans le village même de S a i n t e - C o l o m b e , sur les b o r d s du chemin de

Man-g a u d , on retrouve cette m ê m e m o l l a s s e , mais en cet endroit elle renferme des amas d'un calcaire m a r n e u x , très b l a n c , très f r i a b l e , t a c h a n t , extrêmement l é -ger, qui se montre souvent associé aux sables de la mollasse dans cette partie du bassin du S.-O de la F r a n c e

Les sables de la mollasse forment le t e r t r e d e Saint-Magne, mais ils sont cachés

p r e s q u e sur tous ses revers par la t e r r e végétale

Le tertre d ' O r a b l e , qui domine Castillon au N.-E., est en grande partie posé de mollasse, mais la partie inférieure en est cachée par les cultures e t les terres éboulées Le chemin d e Belvez traverse ce t e r t r e à peu près à égale distance des moulins d'Orable et de ceux du Liau Aux deux tiers de la m o n t é e , on trouve :

com-1° Une argile très s a b l e u s e , d'un gris j a u n â t r e u n i f o r m e , lm

2° Argile marneuse b l a n c h â t r e , peu s o l i d e , 3m

3° Sable fin g r i s â t r e , 5m

4° Calcaire d'eau douce, etc (V l'appendice, coupe n° 2.)

Le chemin d'Orable à Belvez offre sur plusieurs points des affleurements de mollasse sableuse En approchant de Belvez, le calcaire m a r i n remplace la mol-lasse sur les bords de la r o u t e , et c'est ce calcaire qui forme toute la crête du c o -teau sur lequel sont placés les villages de Belvez et d e T o u r t i r a c A la Gasparde (commune de Tourtirac), il repose sur les sables gris de la mollasse

(1) Ces nodules rappellent parfaitement les chailles du Jura

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Belvez est séparé de Gardegan par u n e vallée au fond de laquelle coule le

ruis-seau de l'Anguille L'église de Gardegan est bâtie sur un coteau dont le sommet

est formé de calcaire à Astéries

Lorsque de Gardegan on se dirige vers l'ouest, on descend le revers du coteau,

et audessous des formations supérieures on trouve u n e argile très s a b l e u s e , j a u

-n â t r e , d'u-ne faible épaisseur, reposa-nt sur des sables g r i s , assez fi-ns, qui

for-ment le fond de la vallée et qui reparaissent j u s q u ' à la moitié de la h a u t e u r de

Pitray (entre Gardegan et la Millerie de Cassini) Ces sables sont recouverts ici

par le calcaire m a r i n (Fig 9.)

Le chemin de Gardegan au village des S a l l e s , après avoir traversé le ruisseau

de P i q u e r o q u e , passe près du château de Mondespit (1) Les h a u t e u r s qui

domi-nent ce château vers le N sont composées de mollasse sableuse et couronnées de

calcaire à Astéries

La route de Mondespit aux Salles laisse voir p r è s de ce village de nombreux

affleurements de cette mollasse Elle reparaît de l'autre côté de la v a l l é e , près

du château de Belecier, puis s u r les coteaux situés sur la rive opposée du ruisseau

de G u e y r a u d e , à la P l a n t e Nous l'avons suivie jusqu'à Minzac, mais entre ce

vil-lage et celui des Salles le niveau des coteaux s'abaisse, de manière que le

cal-caire marin n'y paraît p l u s , excepté p e u t - ê t r e en lambeaux isolés, sur les points

les plus élevés

Aux environs de Minzac, la mollasse sableuse couvre toute la surface du pays,

et n'est recouverte par aucune autre couche : aussi communique-t-elle toute, son

aridité au s o l , qui ne n o u r r i t plus que des b r u y è r e s , et dont la végétation p r é

-sente tout l'aspect de celle des Landes (Fig 13.)

Les champs qui entourent Minzac, l'intérieur du village m ê m e , sont couverts

d'une immense quantité de troncs d'arbres dicotylédones silicifiés Ils sont

dissé-minés au-dessus de la m o l l a s s e , et on n e les trouve point en couches ; mais ils se

p r é s e n t e n t toujours à un niveau inférieur au d i l u v i u m , dans lequel ils n e se r e n

-contrent jamais Nous croyons qu'ils représentent ici la végétation de l'époque des

grès de Bergerac

Les couches de gravier que nous venons de désigner sous le nom de diluvium

recouvrent les sommités des coteaux de Minzac, G o u r s , P u i n o r m a n d , etc Si elles

appartiennent à la m o l l a s s e , comme le pense M Dufrénoy pour celles de

Montg u y o n , L a Montg o r c e , e t c (2), l'âMontge des bois fossiles se trouvera fixé avec toute c e r t i

-tude Cependant ces bois semblent se lier plus intimement à la mollasse sableuse,

et les cailloux roulés dont nous venons de parler se trouvent à un niveau bien

supérieur à celui du calcaire à Astéries de Villefranche Nous ajouterons que ces

(1) Ce château, situé au milieu d'une ligne tirée de Gardegan aux Salles, est indiqué sur la carte

de Cassini, mais le nom a été oublié par le graveur

(2) Mém géol., p 73 et suiv

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bois se rencontrent plus bas que ce même c a l c a i r e , et q u e les c h a m p s ó on les observe ne renferment point de cailloux roulés

La mollasse sableuse se prolonge au N O de Minzac par les communes de P u i

-n o r m a -n d , Sai-nt Sauveur, Sai-nt-Mer (Sai-nt-Médard de Guizières) A A p z a c , elle est exploitée sur u n e épaisseur de plus de 30m C'est elle qui forme les vastes landes de C o u t r a s , des P i n t u r e s , ó elle est recouverte en partie par le diluvium

M Dufrénoy l'a r e c o n n u e de l'autre cơté de cette l a n d e , à L a g o r c e , e t c , et à un petit n o m b r e de lieues de Coutras on p e u t constater sa superposition à la craie

Au S.-S.-E de Minzac, on peut suivre la mollasse sableuse j u s q u ' à une petite distance de Villefranche-de-Lonchapt, ó le calcaire marin commence à se mon-trer Les ingénieurs chargés du tracé de la route de Villefranche à Montpont ont été obligés, pour adoucir la pente à la sortie de la p r e m i è r e d e ces villes, d'en-

tamer le sol j u s q u ' à u n e profondeur d'environ 1 0 m Cette coupe nous donne l'idée

la plus nette possible des relations de la mollasse avec le calcaire m a r i n : 1° Le haul de la tranchée est formé par un calcaire grossier, s a b l e u x , t e n d r e ,

j a u n â t r e , contenant une g r a n d e q u a n t i t é d e petits cailloux q u a r z e u x , et q u e l q u e s fossiles difficilement d é t e r m i n a b l e s , mais qui ne peuvent se r a p p o r t e r q u ' a u cal-

caire à Astéries ; tel est le Turbo Parkinsoni

2° Argile marneuse v e r d â t r e , formant le passage du calcaire à l'assise suivante

Elle contient vers le haut des fossiles marins (Serpules, e t c ) , et elle est même

pénétrée de veinules perpendiculaires du calcaire s u p é r i e u r

3° Argile g r i s â t r e , très fine, très bien stratifiée, 2m, 5 0

4° Au milieu de cette a r g i l e , on r e m a r q u e deux lits parfaitement horizontaux

de Septaria aplatis en forme de g a l e t t e s , d'une m a r n e très b l a n c h e , et dont le

centre est formé par une argile divisée dans son épaisseur par des fentes assez

l a r g e s , comme si elle ẻt éprouvé un retrait Ces Septaria sont parfaitement

cir-culaires ; ils ont de 1 à 2 décimètres de d i a m è t r e sur 2 à 3 centimètres seur Ils sont toujours posés à plat, et forment deux couches de 0m, 2 à 0m, 3 d'épais-seur, qui séparent en trois lits d'épaisseur à peu près égale l'argile dans laquelle ils sont intercalés

d'épais-5° Calcaire j a u n â t r e , t e n d r e , sans galets q u a r z e u x , très coquillier, contenant

surtout u n e grande quantité de Cérithes, Miliolites, Turbo Parkinsoni, etc

6° Argile très s a b l e u s e , feuilletée, colorée en un noir bleuâtre foncé par du

b i t u m e , comme celle de Saint-Vincent ( F i g 12.)

On nous a montré des pyrites qu'on nous a dit avoir été trouvées dans les argiles de Villefranche Elles forment des nodules ovọdes d'un centimètre environ

de longueur

La route d e Villefranche à Castillon descend d'abord le coteau rapide au s o m

-met d u q u e l se trouve la ville, et après avoir dépassé le niveau du calcaire m a r i n , elle traverse la mollasse g r i s e , s a b l e u s e , friable, des environs de Minzac

Sur la rive gauche d e la Dordogne, la mollasse acquiert un développement

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en-core plus grand que sur la rive droite Elle commence à se montrer, sur les bords

de la r i v i è r e , au village de Moulon E n t r e ce village et B r a n n e , le sommet des coteaux présente des affleurements d'une mollasse sableuse, j a u n â t r e , a l t e r n a n t avec des lits de sable un peu argileux Elle forme un escarpement de 2 mètres sur les bords de la grande route de B o r d e a u x , vis-à-vis sa jonction avec celle de Moulon (Fig 2.)

La mollasse des environs de Branne supporte les vastes carrières de calcaire à Astéries de Grézillac Elle se prolonge bien au-delà vers l'ouest

A un demi-kilomètre environ à l'E de B r a n n e , la route d e Cabara passe au pied d'un escarpement de mollasse de plus de 25 mètres de h a u t e u r On peut y voir une alternance de h u i t ou dix couches de sable gris et d'argile très sableuse jaunâtre

Un peu plus l o i n , vers l'E., la route passe entre deux buttes assez élevées La butte de C h a r l e m a g n e , située sur la gauche du c h e m i n , présente à son sommet une mollasse s a b l e u s e , g r i s e , à gros g r a i n s , très m i c a c é e , assez d u r e , qui se délite en strates minces et d'une épaisseur très uniforme Elle renferme des amas

de cette m a r n e blanche et légère q u e nous avons déjà citée à Sainte-Colombe

La route de Branne au château de B l a g n a c , à sa m o n t é e , coupe les assises suivantes, à peu près au niveau du sommet du t e r t r e de Charlemagne :

1° Argile m a r n e u s e , b l a n c h e , lavée de j a u n e

2° Argile assez p u r e , très f i n e , d'un gris j a u n â t r e , effervescente

3° Argile sableuse offrant les mêmes teintes que la p r é c é d e n t e , dont elle ne diffère q u e p a r son grain plus g r o s , et qu'en ce qu'elle forme avec l'eau u n e pâte moins tenace

l'es-La colline sur laquelle s'élève le château de Blagnac est entièrement composée

de mollasse M a i s , entre cette colline et Saint-Jean-de-Blagnac, la vallée de la Langrane i n t e r r o m p t la continuité des couches C e p e n d a n t , e n t r e ce ruisseau et

S a i n t - J e a n , s'étend une plaine s a b l o n n e u s e , formée sans doute par la mollasse qui du reste se montre bien caractérisée s u r les bords de la grande r o u t e , à 1 kilo-mètre d e Saint-Jean-de-Blagnac La mollasse g r i s e , sableuse, y atteint plus de

30 mètres d'épaisseur, et n'est recouverte q u e p a r le calcaire à Astéries

La route de Saint Jean-de-Blagnac à Castillon suit la crête des coteaux j u s q u ' à Sainte F l o r e n c e , et on ne marche plus que sur le calcaire marin Mais toutes les

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fois qu'elle descend dans des vallons assez profonds, on retrouve la mollasse C'est ainsi qu'à Berdel on r e m a r q u e des affleurements d ' u n e argile jaunâtre très sa-bleuse À la d e s c e n t e , vers le ruisseau de G a m a g e , on rencontre u n sable très fin,

v e r d â t r e , maculé de fauve (Fig 2.)

E n t r e Sainte-Florence et Pujol, la mollasse acquiert un développement énorme

Le coteau de Saint-Pey-de-Castets la m o n t r e sur u n e épaisseur de plus de

100 mètres Sa composition est assez uniforme ; cependant on y r e m a r q u e la disposition suivante en allant de bas en h a u t :

1° Argile assez p u r e , b l a n c h â t r e , lavée de teintes j a u n e s et bleuâtres

2° Mollasse s a b l e u s e , g r i s e , t e n d r e , à gros grains

3° Vers le h a u t du c o t e a u , quelques parties plus d u r e s se m o n t r e n t dans ce sable Ces parties affectent la forme des concrétions d e F r o n s a c , mais sans en acquérir jamais la d u r e t é

4°Enfin les sables se mêlent de plus en plus de c a l c a i r e , et il y a passage aux formations d'eau douce

A P u j o l , la mollasse forme le coteau sur lequel est bâtie l'église Elle a plus de

60 mètres de puissance C'est un sable semblable à celui de Saint-Pey-de-Castets ; mais on y r e m a r q u e des veines irrégulières de calcaire b l a n c , f r i a b l e , comme

celui de Sainte-Colombe, ainsi que des Chailles ou Sphérites semblables à celles

de la Baucamerie

Le coteau de Sainte-Radegonde offre des couches analogues à celles de P u j o l , visibles surtout dans le vallon qui sépare le t e r t r e d e Seret de celui de Mercadet Des argiles affleurent à la montée d e F o n b i d a r t Enfin le coteau qui sépare Juillac de Gensac est composé de mollasse sableuse s u r m o n t é e d'une argile

n o i r â t r e

La mollasse sableuse forme tout le fond de la vallée dans laquelle coule la

Durège Sous la ville de G e n s a c , elle acquiert un développement énorme ( p l u s

de 100 m è t r e s ) On peut suivre celte mollasse s a b l e u s e , très peu a r g i l e u s e , et d'une composition très u n i f o r m e , depuis le bord de la D o r d o g n e , à P e s s a c , j u s -qu'à G e n s a c , ó elle n'est recouverte q u e par le calcaire d'eau douce

Nous avons vu la mollasse constituer la plus grande partie des coteaux de la rive droite du Léchou et de la Lidoire Elle reparaỵt sur la rive g a u c h e , à la base

de toutes les éminences qui s'étendent de Castillon-sur-Dordogne à la-Grande Cependant elle n'y atteint jamais des niveaux aussi élevés q u e sur

Sainte-Foy-la rive gauche de Sainte-Foy-la Dordogne Elle s'abaisse peu à p e u , à mesure q u e les mations d'eau douce supérieures p r e n n e n t un plus grand développement

for-E n t r e Castillon-sur-Dordogne et La Mothe-Montravel, les coteaux qui b o r d e n t

au N la plaine du Carros sont formés de mollasse sableuse, avec quelques couches

de mollasse a r g i l e u s e , jusqu'aux trois quarts de leur h a u t e u r Vers l ' E , cette mollasse forme presque toute la colline de Montravel Elle y est s a b l e u s e , g r i s e , assez d u r e par places Elle se prolonge au N de Montravel, au-dessous des for-

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mations s u p é r i e u r e s , et elle se montre au fond de tous les vallons et de toutes les tranchées un peu profondes (1)

À Lespinassat (Lespinasse de Cassini ), la mollasse paraỵt au-dessous du calcaire d'eau d o u c e , sous forme d'une m a r n e s a b l e u s e , verdâtre, renfermant u n e g r a n d e quantité de boules très nettes de calcaire globaire Quelquefois le carbonate de chaux semble avoir cristallisé sur des surfaces p l a n e s , et p r é s e n t e alors la s t r u c -ture bacillaire Celte m a r n e reparaỵt avec les mêmes caractères à Saint-Michel-de-Montaigne

Au N de ce village, de l'autre cơté de la L i d o i r e , la mollasse constitue la m a

-j e u r e partie des coteaux A Montpeyroux, elle n'est recouverte que par le calcaire

m a r i n Elle se prolonge de là vers le N., ó elle va rejoindre la mollasse de Vil lefranche et de Minzac

-Au N - E de Lespinassat, la mollasse forme la base du coteau de Saint-Vivien

On p e u t la voir s u r t o u t à la d e s c e n t e , vers le fond de la vallée qui sépare Vivien de Montazeau Si du fond de cette vallée on se dirige vers le hameau des

Saint-M a r t h e s , on trouve la mollasse bien caractérisée s u r tout le flanc du coteau On peut y reconnaỵtre la disposition suivante dans les couches en allant de bas en

h a u t :

1° Argile bleue

2° Marne j a u n â t r e avec boules de calcaire globaire analogue à celui de nassat

Lespi-3° Mollasse sableuse grise, devenant très calcarifère dans sa partie s u p é r i e u r e

et établissant u n e sorte de passage au calcaire d'eau douce qui forme le h a u t de la montée ( F i g 11 et 14.)

A V e l i n e s , la mollasse argileuse forme c o n s t a m m e n t la base des coteaux Elle devient sableuse vers le h a u t , e t , comme à Montazeau, elle se charge de calcaire

à mesure qu'on se r a p p r o c h e des formations supérieures

P r è s de S a i n t e - F o y - l a - G r a n d e , la mollasse constitue les deux tiers du coteau

de la Ferraille ( La Pissaudie de Cassini ) Elle y atteint u n e puissance de plus

de 50 mètres C'est un sable g r i s â t r e , avec quelques veines peu épaisses d'argile

j a u n e très sableuse (Coupe n° 5 de l'appendice.)

Si l'on quitte Sainte-Foy p a r l a grande r o u t e de La R é o l e , on marche d'abord

s u r les alluvions de la Dordogne Mais, à une petite distance du lieu dit le P o n t

d e l a B e a u z e , la mollasse forme un escarpement de plus de 30 m è t r e s d e h a u

-t e u r , au pied d u q u e l coule la rivière C'es-t un sable r a r e m e n -t argileux, assez

n e t t e m e n t stratifié, de couleur g r i s e , j a u n e ou verte Une mollasse analogue p a raỵt au-dessous du calcaire d'eau douce à Appèle et aux Lèves C'est la même qui forme le coteau de G e n s a c , d o n t nous avons déjà donné la description

-(1) M A Paquerée, de Castillon, a bien voulu nous guider aux environs de cette ville; nous lui devons des renseignements précieux, notamment sur le pays compris entre Castillon et Sainte-Foy- la-Grande, et les coupes fig 8 , 1 0 , 11, 14, et n° 6 et 7 de l'appendice

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E n t r e Thoumeyragues et La R o q u i l l e , une vallée au fond de laquelle coule un petit ruisseau pénètre assez profondément pour m e t t r e au j o u r la mollasse Une argile j a u n â t r e , sableuse, y paraît surmontée par un sable g r i s , assez fin , sur une épaisseur d e 3 à 4 mètres Le tout est recouvert par les formations d'eau douce supérieures

La mollasse de Sainte-Foy se prolonge d'une manière continue jusqu'au-delà de Bergerac Près de cette v i l l e , les berges de la Dordogne sont formées sur une hauteur de 10 m è t r e s , et m ê m e p l u s , par un sable gris , peu c o n s i s t a n t , quel-quefois un peu m a r n e u x , nettement stratifié Ce sable devient de plus en plus grossier à m e s u r e q u ' o n avance vers l'E., et à la h a u t e u r de Bergerac il contient déjà de petits cailloux r é p a n d u s principalement dans les bancs inférieurs

La mollasse de Bergerac a été suivie vers le N par M d'Archiac Ce savant l'a reconnue dans p r e s q u e tous les coteaux situés entre Bergerac et Mucidan Elle y forme encore des assises de 60 à 80 mètres de puissance Elle se mêle fréquem-ment de cailloux roulés Vers sa partie inférieure , elle est argileuse et panachée

de blanc de j a u n e et d e violet Elle renferme des blocs de grès compacte plus ou moins d u r

Sur la route de Bergerac à C a m p s e g r e t , près du hameau de Ponbonne (1),

M d'Archiac a r e m a r q u é au-dessous d e la mollasse grise sableuse des sables rugineux et des grès reposant sur les glaises panachées

fer-Sur les h a u t e u r s de Creisse, à 7 kilomètres à l'E de B e r g e r a c , on exploite, pour le p a v a g e , des grès d u r s et très solides, m i c a c é s , ordinairement b l a n c s , quelquefois colorés en roux ou en b r u n Ils paraissent disséminés en blocs dans

la mollasse , dont ils ont été isolés le plus souvent par l'action des agents sphériques , ainsi que l'a déjà fait r e m a r q u e r M Dufrénoy Cette opinion paraît confirmée par la coupe q u e M d'Archiac a donnée des terrains tertiaires

atmo-de Creisse :

1° Glaises p a n a c h é e s , occupant la partie inférieure

2° Sable a r g i l e u x , j a u n e , et sables ferrugineux dans lesquels sont disséminés des grès peu solides sur u n e h a u t e u r de 7 à 8 m è t r e s

3° Cailloux r o u l é s

On trouve quelquefois dans les grès des environs d e Creisse des empreintes

de tiges végétales et de feuilles qui paraissent avoir beaucoup d'analogie avec celles du saule M Ch Desmoulins en possède deux magnifiques é c h a n -tillons

A l'E de Creisse, la mollasse ne se trouve plus q u ' e n lambeaux isolés au-dessus

de la craie de la rive droite de la Dordogne S u r la rive o p p o s é e , au c o n t r a i r e , elle forme des couches assez épaisses

Si du port de Lanquais on s'avance vers le S., on marche pendant quelque

(1) Études sur la formation crétacée, p 13

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temps sur la craie j a u n e supérieure ; mais près de la Graule, au Trou-de-la-Terre,

la mollasse se m o n t r e à un niveau inférieur à celui de la craie du sommet des teaux L'escarpement offre la coupe suivante en allant de bas en h a u t , sur une

co-h a u t e u r d'environ 8 mètres (Fig 7.)

1° Sable argileux à gros grains, maculé de r o u g e , d e violet, d e j a u n e , de blanc, formant u n e pâte assez tenace avec l'eau

2° Sable g r i s , mêlé de petits cailloux roulés de q u a r t z , passant vers le bas aux glaises précédentes (1)

Aux environs du château de L a n q u a i s , la mollasse a rempli les cavités de la craie du premier étage Elle s'y montre quelquefois sous forme d'un sable fin, très b l a n c , ou d ' u n e argile fine, douce au toucher, exploitée pour la fabrication des tuiles, aux R o q u e s , etc

A u n e petite distance de L a n q u a i s , à Combe-de-Bannes, la partie supérieure des coteaux est formée par des sables qui se chargent de fer à m e s u r e qu'ils se

r a p p r o c h e n t de la base de la formation, et qui finissent par donner un minerai extrêmement r i c h e

Pour exploiter ce m i n e r a i , on est obligé de traverser toute l'épaisseur des sables

s u p é r i e u r s , qui atteignent quelquefois u n e puissance de 12 à 14 m è t r e s , suivant

le niveau du terrain Le minerai s'y p r é s e n t e sous forme de rognons géodiques

ou d'œtites d e grosseur très variable

A Monbron, au S du village de Saint-Aigne, on trouve des glaises t r è s sableuses, colorées souvent par du fer hydroxydé en rouge-grenat très foncé

Lorsque les sables de la mollasse viennent à être agglutinés par un ciment à la fois siliceux et ferrugineux, il en résulte des grés extrêmement d u r s , d'un rouge très foncé, qui paraissent être exactement parallèles à la formation des grès de Creisse Ils se m o n t r e n t , comme e u x , en blocs irréguliers au-dessus de la mol-lasse On p e u t surtout les étudier aisément dans la forêt de L a n q u a i s , ó ils cou-

r o n n e n t la petite eminence du Boisredon

Au Pech-Nadal, près de L a n q u a i s , le fer a agglutiné des cailloux assez

volumi-n e u x , et la roche a acquis uvolumi-ne certaivolumi-ne ressemblavolumi-nce avec l'alios des Lavolumi-ndes et

de l ' e n t r e - d e u x - m e r s , du département de la Gironde ( 2 )

A u n e petite distance du B o i s r e d o n , le coteau des Pailloles (3) ( Pognoles de Cassini) est recouvert à sa surface de débris de calcaire siliceux et de meulières

Un puits a été foré en cet endroit j u s q u ' à la profondeur de 1 0m, 6 5 Nous devons

(1) M Ch des Moulins nous a dirigé lui-même dans nos excursions aux environs de Lanquais Nous devons remercier ici cet habile naturaliste de la noble générosité avec laquelle il a mis à notre disposition les précieux documents qu'il possède sur l'histoire géologique du bassin du S.-O de la France

(2) Le premier est contemporain de la formation du sable des Landes L'alios de mers est supérieure à tous les terrains du bassin de la Gironde

l'entre-deux-(3) Voyez Fig 7 Nous devons encore cette coupe à M des Moulins

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1° T e r r e végétale 0m, 3 3 2° Argile n o i r â t r e , enveloppant de gros blocs de meulières 1

3° Argile b r u n - j a u n â t r e , avec quelques petits fragments de meulières 0 ,83

4° Argile sableuse grise 1

5° Cette argile devient de moins en moins sableuse en d e s c e n d a n t , et

finit par acquérir une p u r e t é parfaite 1 ,86

6° L'argile sableuse n° 3 r e p a r a î t , mais elle renferme u n e assez grande

quantité de galets quartzeux de la craie Des fragments de quartz neetique

ont offert des empreintes d'une T é r é b r a t u l e voisine de la Terebratula

pli-catilis, Sow., ou T difformis, Lamarck Vers le b a s , la couche se mêle

d'ocre rouge 1 ,86

7° Argile s a b l e u s e , assez fine 1 ,22

8° Argile g r i s - j a u n â t r e , très douce au toucher, s a b l e u s e , maculée çà et

là de r o u g e 2 ,55

Cette coupe donne la plus j u s t e idée possible de la constitution de la mollasse

aux environs de Lanquais Les glaises inférieures q u e l'on a commencé à attaquer

i n d i q u a i e n t l'approche de la c r a i e , jusqu'à laquelle on n'a point pénétré

Au S des Pailloles, dans le vallon du Tour, la mollasse sableuse g r i s e , à gros

grains , supporte le calcaire d'eau douce De Lanquais à Beaumont, on trouve

plusieurs fois les minerais de fer géodiques ou p i s o l i t i q u e s , ainsi q u e les grès

ferrugineux

A B e a u m o n t , la mollasse se montre au-dessous du calcaire d'eau douce

M d'Archiac en donne la coupe s u i v a n t e , prise à la montée de la nouvelle

r o u t e ( 1 ) :

1° Calcaire d'eau d o u c e , 1 5m

2° Sable ferrugineux et lit de glaise, 5m

3° Argile sableuse violette, et alternances de sable b l a n c - j a u n â t r e , 8m

4° Fer hydruxydé argileux en plaques ou géodique et sable ferrugineux

La figure 6 représente la succession des couches q u e l'on peut observer

en allant de Bannes à Cadouin, en passant p a r Molières, et en revenant de

Ca-douin à Bannes par Saint-Avit-Senieur Nous la devons à M Ch des M o u l i n s , et

nous donnons ici un extrait des détails q u e ce savant a bien voulu nous c o m m u

-niquer avec sa coupe

Si on se dirige de Bannes vers le N - O , on n e marche que sur la craie j a u n e

supérieure , au-dessous de laquelle a p p a r a î t , dans la vallée de la Couze, la craie

(1) Études sur la formation crétacée, 1° partie, p 9 ; 1843

à l'obligeance de M Ch Desmoulins la liste des couches traversées En voici un

extrait :

Trang 19

grise à rognons A B o u r n i q u e l , on peut r e m a r q u e r sur le sommet des coteaux

quelques traces de terrain ter.tiaire

Sur le flanc de la vallée opposé à B o u r n i q u e l , on rencontre à m i - c ô t e , et à un

niveau inférieur à la craie de B o u r n i q u e l , u n affleurement de calcaire d'eau

douce (1), s u r m o n t é de couches panachées analogues à celles d e la Graule Le

sommet du coteau est occupé par les sables et graviers ferrugineux mêlés d'une

quantité considérable d e grains détachés de minerai de fer p i s o l i t h i q u e , et de

gros blocs de fer h y d r o x y d é , exploités

Les mêmes couches se retrouvent j u s q u ' à la descente vers Molières ; mais elles

sont plusieurs fois interrompues par les accidents du t e r r a i n , comme le montre la

figure A la descente vers Molières, le calcaire d'eau douce est séparé de la craie

par des glaises panachées et des graviers analogues à ceux qui recouvrent ce

m ê m e calcaire

De Molières à C a d o u i n , on retrouve le calcaire d'eau douce et les couches

meubles supérieures Du côté de Molières, ce calcaire repose sur la craie ; m a i s ,

sur le versant de C a d o u i n , il en est séparé par des sables jaunes exploités

sur une épaisseur de 4 à 5 mètres Ces sables passent vers le bas aux glaises

panachées

La m ê m e succession de couches p e u t s'observer e n t r e Cadouin et

Saint-Avit-Sénieur ; mais les couches inférieures m a n q u e n t en descendant vers ce

village, et on voit les sables à minerais exploités reposer d i r e c t e m e n t sur la

craie

Résumé

La formation de la mollasse se compose donc d'alternances d'argile, de s a b l e ,

et quelquefois de c a l c a i r e , paraissant présenter le plus généralement la

disposi-tion suivante en allant de bas en h a u t :

1° Argiles plus ou moins p u r e s , glaises p a n a c h é e s , alternant souvent avec des

lits peu épais de sables plus ou moins argileux, et dans lesquelles se trouvent

quelquefois des lits minces et peu suivis de calcaire d'eau douce

2° Sables alternant quelquefois avec des veines d'argile très s a b l e u s e , et très

r a r e m e n t avec des lits de calcaire Grès concrétionnés du Fronsadais Grès de

Bergerac Grès ferrugineux de Lanquais Minerais de fer du Périgord

3° Argiles peu épaisses, m a n q u a n t souvent

Nous croyons nos descriptions suffisantes pour fixer la place q u e doivent

occu-per les grès de Bergerac M Dufrénoy (2) a mis depuis longtemps hors de doute

la contemporanéité de la mollasse et des grès de la Saintonge, et a rapporté à la

m ê m e époque les grès de Bergerac Ce savant a fait r e m a r q u e r qu'ils se trouvaient

disséminés en blocs souvent très volumineux au-dessus de la mollasse, dans

la-(1) Les bancs de calcaire figurés dans cette coupe ne dépassent guère l'épaisseur de 1 m ,50

(2) Mém géol., p 75

Trang 20

quelle ils devaient être primitivement i n t e r c a l é s , et dont ils ont été isolés par l'action destructive de l'atmosphère Il est difficile de ne pas être frappé de la tendance que paraỵt avoir la mollasse sableuse à s'agglutiner en grès Selon n o u s , les blocs de Bergerac correspondent aux concrétions sphérọdales du Fronsadais Leur composition chimique ne diffère q u ' e n ce que les premiers contiennent plus

de silice

L'âge des minerais de fer a été plus vivement controversé Cependant nous croyons q u e les coupes que nous avons données le mettent hors de doute Notre opinion est pleinement confirmée p a r l'étude des environs de Lanquais ; en effet,

la surface des plateaux sur lesquels s'ouvrent les puits à mines est souvent verte de blocs épars de meulières q u i , ainsi q u e nous le v e r r o n s , paraissent être en p l a c e , et représentent la formation immédiatement supérieure à la m o l -lasse Du r e s t e , nous ne sommes pas les seuls qui ayons r a p p o r t é les minerais à cette formation ; M d'Archiac a été frappé de la place qu'ils occupent à Beaumont :

cou-« A en juger d'après ce que nous venons de voir dans la coupe de B e a u m o n t ,

» d i t - i l , on serait porté à regarder la prodigieuse quantité d e fer hydroxydé en

» plaques ou en rognons souvent t r è s volumineux, épars à la surface du sol, comme

» provenant des couches tertiaires les plus inférieures (1) »

L'existence des grès ferrugineux de Lanquais vient p r ê t e r u n e nouvelle force à nos conclusions sur l'âge des grès de Bergerac et sur celui des minerais de fer,

en liant entre eux ces deux accidents En effet, ces grès n e diffèrent de ceux de Creisse que par la grande quantité de fer d o n t ils sont i m p r é g n é s , et ils se r a t t a -chent aux dépơts de fer hydroxydé par des dégradations insensibles ; on p e u t voir les grès solides rouges passer graduellement aux sables f e r r u g i n e u x , et ceux-ci aux sables j a u n e s , et enfin aux sables blancs p u r s et incohérents

La mollasse éocène constitue u n e formation bien plus étendue qu'on n e l'avait cru j u s q u ' i c i , puisqu'on supposait q u e ses limites orientales se trouvaient vers le méridien de Saint-Émilion Nous avons fait voir q u e les mollasses q u i recouvrent

la craie de la lisière du bassin tertiaire du S.-O se lient d'une manière continue à celles du Fronsadais ; mais elles ne se t e r m i n e n t pas b r u s q u e m e n t sur le terrain secondaire : elles se prolongent sur tout le Périgord sous forme de minerais de fer et de grès solides qui se m o n t r e n t encore sur les terrains j u r a s s i q u e s d u d é -partement de la Corrèze

Nous avons toujours vu la mollasse former la partie inférieure des terrains t e r tiaires ; nous l'avons vue reposer m ê m e sur la craie et en remplir les dépressions,

-ce qui prouve une dénudation antérieure à son dépơt La formation de la mollasse n'est pourtant pas la plus ancienne de la période éocène ( V 2e p a r t i e )

Ses limites supérieures sont clairement déterminées ; elle est recouverte tantơt par le calcaire d'eau d o u c e , tantơt par le calcaire à Astéries

(1) Études géol., p 10

Trang 21

M Boué est le premier qui ait considéré la mollasse comme inférieure au caire grossier, dont il faisait l'analogue du calcaire grossier du bassin de Paris

cal-On verra cependant q u e ce calcaire supérieur à la mollasse diffère b e a u c o u p de celui qui lui est inférieur (V 2e partie.)

Plus t a r d , M Billaudel fit de la mollasse u n e formation intermédiaire à l'argile plastique et au calcaire grossier On a vu q u e l'argile inférieure ne pouvait être séparée de la mollasse ; de p l u s , l'âge que nous assignons à cette formation rend impossible toute comparaison avec l'argile plastique (V 2e partie.)

M Jouannet r e c o n n u t le premier l'existence d'un calcaire inférieur et d'un autre supérieur à mollasse Il les regardait tous deux comme identiques Ces cal-caires constituent cependant deux étages bien distincts

M Drouot considéra la mollasse comme inférieure à tous les terrains tertiaires

Cette opinion vraie pour le pays qu'il a é t u d i é , n'est plus applicable à la partie

occidentale du bassin de la Gironde

Enfin M de Collegno fit connaỵtre sa véritable place en prouvant qu'elle était inférieure au calcaire à A s t é r i e s , et en la rangeant dans l'étage tertiaire inférieur Plus récemment e n c o r e , M de Boucheporn arrivait à des résultats analogues en partant de considérations plus générales : « J e suis disposé, disait-il, à considérer

» comme n'appartenant pas à cette époque (miocène), mais bien à celle du terrain

» tertiaire inférieur, une partie des t e r r a i n s q u e l'on a nommés mollasses d'eau

» douce Dans le M i d i , ces mollasses renferment presque partout du lignite

» et du gypse ; on y trouve des ossements de p a l é o t h é r i u m s , des restes d e

croco-» diles et de p a l m i e r s , comme dans le terrain inférieur d e P a r i s (1) croco-»

Comme conclusions t h é o r i q u e s , nous pourrions avancer :

1° Qu'à l'époque ó se déposait la m o l l a s s e , la partie orientale du bassin de

la Gironde était couverte par un grand lac dans lequel se déversaient plusieurs

affluents considérables q u i , dans leurs périodes de plus grande é n e r g i e , t r a n s portaient des sables et m ê m e des graviers Ces affluents devaient p r e n d r e leur

-source dans les t e r r a i n s g r a n i t i q u e s , car on retrouve dans la mollasse tous les

éléments de celte roche

2° Que lorsque la vitesse de ces affluents venait à diminuer au point de ne voir plus transporter de s a b l e s , même assez fins, il ne se déposait p l u s que du limon plus ou moins p u r (argiles)

pou-3° Que le lac devait déposer en même temps u n e certaine quantité de calcaire plus ou moins abondant, suivant les époques ou les localités Lorsque, p a r q u e l q u e circonstance l o c a l e , la force de transport devenait n u l l e , il ne se formait plus que des d é p ơ t s , très limités il est v r a i , de calcaire d'eau douce

4° Que, p e n d a n t un certain temps et dans certains l i e u x , des sources siliceuses

et ferrugineuses pouvaient amener les éléments qui agglutinaient les sables et formaient les minerais

(t) Études sur l'histoire de la terre, ch X, p 41

Trang 22

5° Que sur les bords du lac vivaient des plantes et des mammifères 'dont les débris pouvaient y être transportés p a r les cours d'eau

CALCAIRE D'EAU DOUCE ET MEULIÈRES

Caractères généraux de cette formation

Cette formation, bien moins développée que la p r é c é d e n t e , présente une position beaucoup plus uniforme; elle ne c o m p r e n d q u e des calcaires et des meulières

com-1° Le calcaire est ordinairement blanc ou g r i s , le plus souvent d u r et cassant

11 est quelquefois m a r n e u x , surtout vers ses limites occidentales Mais, à mesure

q u ' o n avance vers l'E., il se charge d'une grande quantité de silice qui parait avoir été c h i m i q u e m e n t déposée avec l u i , et qui lui c o m m u n i q u e u n e grande dureté Sur la lisière du b a s s i n , il p r e n d même de petits cailloux quartzeux Dans quelques localités, il passe à la m o l l a s s e , sur laquelle il repose

Sa d u r e t é et sa texture varient beaucoup dans le sens vertical ; cependant sa plus grande compacité paraỵt être dans les couches moyennes Les parties assez

d u r e s et qui n e contiennent pas de silice sont criblées de vacuoles s i n u e u s e s , qui ont été quelquefois remplies p a r des infiltrations spafhiques Les fossiles y sont rares et inégalement r é p a r t i s

De l'E à l'O., il se développe de plus en plus à mesure qu'on se rapproche des limites du bassin

2° Les meulières se m o n t r e n t dans les couches les plus d u r e s du calcaire Elles

y sont intercalées en masses i r r é g u l i è r e s , a p l a t i e s , sans paraỵtre alterner avec lui Elles semblent être r a n g é e s , au c o n t r a i r e , en u n e couche horizontale placée

au milieu de la formation du calcaire

Quelquefois le quartz est disséminé en rognons irréguliers et peu volumineux qui se fondent dans la masse du calcaire siliceux (Orable)

Les meulières sont ordinairement blondes ; dans quelques localités, elles sont panachées de diverses couleurs ( O r a b l e , etc.) D'autres fois elles offrent de m a -gnifiques teintes j a u n e s , b l e u e s , r o u g e s , etc (Sainte-Foy)

Dans quelques localités, elles forment des couches assez compactes ; mais leur texture est ordinairement c a v e r n e u s e , les cavités sont très i r r é g u l i è r e s , fréquem-ment tapissées de quartz mamelonné ou botryọde, ou bien remplies de filets sili-ceux semblables à ceux des meulières de Paris On y trouve aussi du fer hydroxydé pulvérulent Leur texture devient quelquefois cellulaire et même p o r e u s e ; elles rappellent alors grossièrement les silex nectiques de Saint-Ouen

Les meulières forment une couche d ' u n e épaisseur peu constante et qui d é passe bien rarement 2m à 2m, 5 0 Elles commencent à se montrer vers le m é r i -dien de Castillon-sur-Dordogne Dans le P é r i g o r d , elles paraissent avoir été presque partout isolées par la destruction du calcaire qui les enveloppait

Trang 23

-Les fossiles y sont extrêmement rares On nous a fait voir à Sainte-Foy un

échantillon de meulière contenant u n e grosse Paludine Au-delà de Bergerac, les

fragments épars à la surface du sol p r é s e n t e n t , mais très r a r e m e n t , des empreintes

de Limnées et de Planorbes

Descriptions géognostiques

Le point le plus occidental ó nous ayons vu le calcaire d'eau douce, en r e m o n tant la vallée de la Dordogne, est la Baucamerie (coupe n° 3 de l'appendice), sur 'la route de Saint-Christophe à Sainte-Colombe Le tracé du chemin a mis à nu des affleurements de calcaire m a r i n , au-dessous duquel paraỵt une couche d e calcaire lacustre qui atteint à peine 1m,50 d'épaisseur Ce calcaire est d'un gris assez foncé, d u r , t r è s c o m p a c t e , cassant, r é p a n d a n t u n e odeur désagréable p a r

-le choc Il contient u n e assez grande quantité de mou-les de Limnea longiscata, de Planorbit rotundatus, et d ' u n e grosse Paludine

Ce calcaire forme u n lambeau i s o l é , car il ne reparaỵt plus de l'autre cơté de

la vallée, sur le coteau de Beney

Au N de Castillon, au sommet du t e r t r e du L i a u , on peut voir des ments de m e u l i è r e s , au-dessus desquelles on trouve u n calcaire d u r , blanc sale,

affleure-à fissures nombreuses

Le t e r t r e du Liau n ' e s t séparé de celui d'Orable q u e p a r u n e légère dépression

Le chemin qui conduit de la grande route de Sainte-Foy aux moulins d'Orable traverse les couches suivantes :

1° Le h a u t de l'escarpement est composé d'un calcaire compacte, blanc-grisâtre,

de dendrites noires Elles sont susceptibles d'être p o l i e s , et peuvent m ê m e d o n ner u n e assez bonne pierre lithographique Epaisseur, 10 mètres (coupe n° 2

-de l'appendice)

En suivant le chemin de Castillon à Belvez, on peut voir la superposition de

ce calcaire d u r et compacte à la mollasse Le sommet du coteau n'est recouvert que par un dépơt de cailloux roulés

La formation d'eau douce supérieure ne paraỵt pas sur le coteau de Belvez,

Trang 24

mais dans la commune de Gardegan elle se montre bien caractérisée Nous avons déjà dit que le fond de la vallée était occupé par la mollasse Plusieurs collines peu élevées laissent voir la superposition du calcaire d'eau douce avec meulières

à celte formation La coupe suivante indique la succession des couches qui ment le coteau opposé à celui de Pitray :

for-1° Au-dessus de la m o l l a s s e , on trouve d'abord un calcaire d'eau douce

com-p a c t e , assez d u r , criblé de grosses vacuoles irrégulières

2° Lit peu suivi et peu épais de meulières b r u n â t r e s , c o m p a c t e s , fissiles 3° Calcaire lacustre b l a n c h â t r e , de d u r e t é moyenne ( fig 9 )

Toutes ces couches réunies forment u n e épaisseur de 7 à 8 m è t r e s Elles sont recouvertes par le calcaire à Astéries Au-delà de Gardegan, le calcaire lacustre

d i s p a r a î t , et la formation d'eau douce n'est plus représentée q u e par la mollasse Sur l'autre rive de la L i d o i r e , au c o n t r a i r e , le calcaire d'eau douce et les m e u -lières se m o n t r e n t p r e s q u e p a r t o u t

Tout le coteau sur lequel sont placés les villages de Bonnefare et de de-Montaigne est formé de mollasse à sa partie inférieure, tandis q u e le sommet est occupé par le deuxième étage de la formation l a c u s t r e A i n s i , à Bonnefare,

Saint-Michel-on voit u n e meulière c e l l u l a i r e , poreuse m ê m e , dSaint-Michel-ont quelques parties sSaint-Michel-ont trées d'ocre rouge Aux E y m e r i s , u n e coupure verticale de 5 ou 6 mètres de hau-teur offre les couches suivantes de h a u t en bas :

péné-1° Meulières non c a v e r n e u s e s , formant u n e couche d'une épaisseur assez stante Elles sont généralement grises et o p a q u e s , avec quelques parties t r a n s -lucides

au c o n t r a i r e , les meulières sont très b l a n c h e s , lavées de teintes légères de bleu,

de j a u n e , de r o u g e , d'une pâte très fine et très u n i e , avec grandes cavités assez éloignées les unes des a u t r e s , remplies de filets r u g u e u x , entrecroisés, de quartz blanc opaque

Le calcaire à Astéries p a r a î t à une petite distance de Saint-Michel ; le deuxième étage de la formation d'eau douce se prolonge peu au N de ce village, et à Monlpeyroux on n'en retrouve plus de traces A l'E., au c o n t r a i r e , il acquiert une assez g r a n d e épaisseur

A Lespinassat, on est sur le calcaire d'eau douce Ce calcaire est recouvert vers

le S par le calcaire m a r i n , mais il reparait un peu plus l o i n , au Touron Si du Touron on monte vers le moulin de Nogaret, on retrouve le calcaire l a c u s t r e , mais ici il est recouvert p a r u n e m a r n e grisâtre, épaisse de 3 ou 4 m è t r e s , a u -dessus de laquelle paraît le calcaire à Astéries La même succession de couches se

Trang 25

voit à la descente vers N e y r a c , et sur la colline qui sépare ce hameau de F o n l r i gaud (fig 8 )

-Nous devons ces détails à M Paquerée N'ayant pas vu la coupe n o u s - m ê m e , nous n e pouvons dire si la marne s u p é r i e u r e a p p a r t i e n t à la formation d'eau douce Nous sommes disposé à croire plutôt qu'elle se rattache à la formation marine supérieure ; car au P l a t a n , entre le calcaire lacustre et le calcaire à Astéries, on voit u n dépôt de sable g r i s â t r e , paraissant se rapprocher beaucoup par sa posi-tion de la marne du Touron et de N e y r a c , mais qui contient ici des débris de coquilles marines

Au Denois et à Montearet, le calcaire lacustre est recouvert par le calcaire à Astéries, et repose sur la mollasse éocène

Dans la c o m m u n e de Saint-Vivien (fig 1 1 ) , le calcaire d'eau douce recouvre

la mollasse à Renaudie et à Fenêtres ; dans la première de ces localités, il est associé aux meulières ; il supporte le calcaire à Astéries, et la m ê m e dispo-sition se r e m a r q u e à la descente de Saint-Vivien, vers l'E A Montazeau, la mollasse passe dans sa partie supérieure au calcaire d'eau douce à meulières (fig 1 4 )

Dans la commune d e V e l i n e s , un passage analogue s'effectue e n t r e la mollasse

et la formation d'eau douce s u p é r i e u r e Cette d e r n i è r e formation se prolonge d'une manière continue j u s q u ' à Sainte-Foy-la-Grande, et sur plusieurs points elle est recouverte par des lambeaux d e calcaire marin

Si nous revenons maintenant sur nos pas p o u r étudier la composition des teaux de la rive gauche de la Dordogne (1), nous n e commencerons à trouver le calcaire d'eau douce q u ' à la h a u t e u r de Saint-Pey-de-Castets Nous avons déjà décrit la mollasse q u i forme la majeure partie du coteau sur lequel est situé ce village t vers le h a u t , la mollasse sableuse p r e n d une teinte blanche et se mêle de

co-c a l co-c a i r e , de sorte q u ' i l y a passage au co-calco-caire d'eau douco-ce supérieur Ce co-calco-caire est friable vers le b a s , t r è s blanc ; mais il augmente de solidité à m e s u r e qu'on s'élève, et finit par se transformer en u n e roche siliceuse, extrêmement d u r e , d'un gris de fumée, e t d'une texture un peu grumeleuse Ce calcaire est recouvert par la formation m a r i n e supérieure ( c o u p e n° 4 de l ' a p p e n d i c e )

Dans la vallée qui sépare le coteau de Seret d e celui de Mercadet, à l'E de Pujol, on p e u t voir la superposition du calcaire d'eau douce à la mollasse

Le coteau de Mercadet est formé vers sa partie supérieure d'un calcaire d'eau douce b l a n c - g r i s â t r e , très d u r , criblé de fissures Vers le h a u t , ce calcaire se charge d e silice, et sa d u r e t é et sa compacité augmentent Au sommet du coteau,

il y a quelques blocs épars de meulière b l o n d e , caverneuse

Un calcaire analogue recouvre les mollasses de F o n b i d a r t Il est d'un blanc

gri-(t) M Drouot assure que le calcaire d'eau douce inférieur se trouve en lambeaux isolés aux environs de Branne ; nous ne l'y avons point vu

Ngày đăng: 23/11/2018, 23:10

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