La forme de Touverture et leplus ou moins d'epaisseurdu peristome, sontdes caracteres qui m'ont paru plus fixes.. I'ob-jelde ceMemoire, jecrois utiledesoumettreaI'examen de meslecteurs l
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m m\ W LA FRANCE
PAR
TOULOUSE
RUE DES GESTES, 6.
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Cyclostomes de la section Pomatias qui habitentle Midide
la France, j'ai pense que le resultat de mesobservations presenterait quelque interet pour les malacologistes En
effet, lesespeces francaises turriculeesouconiquesdugenre Cyclostome, sontd'autant plusdignes d'etre etudiees qu'el-les sont lesplus nombreuses La plupart appartiennent au Midi de la France, et la sectiondont fait partie le C ele-gans,n'estrepresentee, dansl'ouvragedeM MoquinTandon,
quepardeuxespeces Jen'ai pasentendudire que d'autres aient etedexouvertes
Le magnifique ouvrage dont je viensde parler, contient des determinations tres bien faites et generalement tres exactes J'ai cru pourtant y remarquer quelques-unes de cesrareset legeres inexactitudes qui se rencontrentmeme
dansles travaux lesplus consciencieux, surtout lorsqu'ils sont d'une aussi grande etendue Ainsi le celebre savant dontnousdeplorons laperterecente, et dontje suis I'eleve
crassila-brum au C obsciirum de Draparnaud La formede I'ou-ve-rturedela coquille, celleduperistome, I'epaisseur de ce dernieret la disposition desrides du tet, sont, a monavis, des caracteres suffisants pour que ces deux mollusques constituent deux especes distinctesquoiquevoisines IIme
semble aussiquele P carthusianusdoitetreplace avantle
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P obscurus Le peristome de ccs deux especesestunliable
etI'ouverturedela coqulllepyriformearrondle
La forme gen.erale de la spire varie jusqu'aun certain point quelquefois Je possede des Individus presque coni-ques du Pom. obscurus La forme de Touverture et leplus
ou moins d'epaisseurdu peristome, sontdes caracteres qui m'ont paru plus fixes.
pre-mier de ces deuxcaracteres La consequence naturelle de
ceque je viensdedire, estque leP carthusianus doitpre-cederleP obscurus
I'ob-jelde ceMemoire, jecrois utiledesoumettreaI'examen de
meslecteurs lesremarques generales suivantes :
A I'occasiondu genre Gyclostometelqu'il a ete cree par
a spire allongee, a spire plus ou moins courte, plus ou moins aplatie et parfoisplanorbulaire, on pentse poserla question suivante mise en avant par le savant anatomiste
M. Fisher, pour le genre Hclice, dans la page 311 du
» genre immenseoiidominentca et la des types
d'organi-)) sation? ou faut-il plutot admettre la serie des coupes
» nombreuses adoptees par differents auteurs? » La ques-tion estplus difficile a resoudrepour les Cyclostomes, car I'anatomie de I'ensemble de leursorganes n'a pas ete, jele crois, etudieedansun grand nombre d'especes Les obser-vations sont moins nombreuses, proportionnellement, que celles faites surlesHelices Danscet etatde choses, ilme
s^mble qu'on doitprendre un mezzo termine, c'est-a-dire
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-seesd'unaussi grandnombred'especes possible,saufa
eliessontou ne sont pas naturelles C'est lamarche qu'ont suivie les premiers auteurs pour d'autres Mollusques lis ontetabli, parexemple, lesgenres Helice, Bulirae, Maillot Pourtant il n'existe pas toujours des demarcations bien tranchees entrecestroisdivisions 11yacertainescoquilles
embarrasse, etTonsedemande si elles sont desHelices,des Maillots ou des Bulimes On est tentedetirer ala courte paille pourleurassigner une placequelconque^ malgre un
certain nombre defaits analogues, les troisgenresontete conserves.11meparaittout naturel, commeconsequencede
cequejeviensdedire,queles Cyclostomiensa spire allon-gee, pointue et a tours etroits, fassent partie d'une section
a part, surtout si Ton tientcompte des especes etrangeresa
la France Cettesection adeja recule nomde Pomatias Lesespeces qui se trouvent dans le Midi de la France
suivant :
1. Pomatias Carthusianus Dupuy, ouverture pyriforme arrondie
II. Pomatias ObscurumCrist, etJan., Irfem III. — Nouleti Dupuy, subovale arron-die, presque pyriforme
IV Pomatias Arriense Saint-Simon , ovale arrondie
V Pomatias Partioti Dupuy, Idem
arrondie
VII PomatiasSeptemsjnralis Crosse, arrondie
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Trang 6travail remarquable-, il est a regretterseulementquela par-tie anatomique n'y ait pas etc developpee d'une maniere plus etendiie, etque les especes francaises de Pomatiasne
soient pasI'objet d'un examencomparatifdansceMemoire, que I'auteur, resserredans les limites de son Recueil, a du
restreindre (VoirJourn Conch,, 1864, p.23 a 33.) MalgreI'autoritede MM. Pfeiffer etCrosse, je douteque
lesexpansionsauriculiformes duperistomesoientun carac-tere assez importantpour etablir des sections au depens du genre Pomatias
L'on mepardonnera deciterles diagnoses de M Moquin
inextenso;elles m'ont paru 6treles meilleurs elements de comparaison pouretablir les especes dont je m'occupe
I. POM CARTHUSIANUS Dupuy.
CoQuiLLE conique turriculee, nondilateevers la base, a rides fines, saillantes^ rougeatre, obscurement maculee-, peristomepresque plan, unilabie, trancbant Hauteur: 7 a
10 millimetres
Observation Les tours m'ont paru assez convexes, les sutures sont marquees, la colorationestplusou moins fon-cee, selon les individus
Habiteles environs de la Grande-Chartreuse
(Cbarpen-tier, DupuyetMoquin), de Grenoble, de Sassenage (Dupuy
etMoquin) M Pfeiffer considere ce Pomatias comme une
variete du suivant^ independamment des differences qu'il presentepourla taille, il enoffre d'autresplus importantes pourladisposition des rides qui sont plus saillantes et plus ecartces
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base, a rides fines, assez saillantes; d'un gris roussatre, macules-, peristome presque plan, unilabie, tranchant
Toulouse nedcpassent guere\i millimetres
Observation Le dernier tour est tres peu deprime au-tourdeI'ombilicet leperistome paraita peine continu Cetteespecenosetrouve pasdansVHistoire desAnimaux
sans Vertehres, de Lamarck.
III. POM NOULETI DupuY.
base, arides fortes,unpeu ecartees, tres saillantes; roussa-tre, tres peudistinctement maculee*, peristome plan, etroit, faiblementbilabie Hauteur: 9 a 12 millimetres
Habite I'Ariege, pres d'Axat (Noulet) et de Vicdessos (Charpentier etMoquin), Foix(Boutigny) J'ai trouve cette espece, en 1845, surles rocbers, a Fentree de la vallee
de Gourbit, pres de Tarascon
Observation Les tours m'ont paru assez convexes^ le dernierest a peine deprime autour de la fenteombilicale
Le peristome est plus continu que dans les especes prece-dentes
Un individu, qui m'a ete communique par M Crosse, presents desflammuleslongitudinales roussatres, etroites et ecartees
Cette espece a ete decouverte parmon savantami M. le
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(locleur Nouletqui, parsesnombreuxet iniportanls ouvra-gesj jouit d'une haute reputation scientifique justement acquise
Testa conoideo elongala, tnrriculata, vix basi dilatata solida, rufo vinosa-, apicesubtiliter striate^ flammulis lon-gitudinaliter flexuosis-, rugisvalidis,prominentibus, leviter sinuosis, distantibus
Peristomate continuo, bilabiate,incrassato,reflexo
labase, epaisse; rides fortes, tres saillantes,un peu sinueu-scset lp:gerement ecartees, plus claires que lereste de la coquille qui estd'unroux fence un peu vineux, et presen-tantdes flammuleslongitudinales plus sombres, assez lar-gest peristomecon tinu, large, epais, blanc, renverse en dehors et muni d'un bourrelet inlerieur large et saillant Hauteur: iOa42millimetres^ largeur de la base : 3 milli-metres
et Marignac, pres de cette derniere localite (Haute-Ga-ronne), avec le Pom. crassilahrum, assez rare Cierp, pres
de la rive gauche de la Pique, tres rare; sous les tas de fragmentsde rochers eboniesethumides,auneassezgrande profondeur
Observation J'avaistrouvedeuxindividusfrustes dece Mollusque et je les avais rapportes au Pom. Nouleti; un
nouvelexamen faitsur des individus vivants,m'a demontre qu'ilen differeparlaformegenerale de la coquille, celle de I'ouverture, ladisposition desrides, I'epaisseur et la
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verseen dehors Ce Pomatias est presqiie polntii au bout les tourssent assez serres, mediocrement convexes, crois-sant progressivement-,le dernierestcarenc; il presenteun aplatissement assez marqueautour de la fente ombilicale
On voit des stries plus fines dans I'intervalle desridesqui sont aussi saillantes, mais en memetemps moinsecartees que cellesdu Pom. Nouleti L'ouvertureest tres peu angu-leuse, superieurement et simplement pointue vers le bord columellaire Les toursembryonnaires ra'ontparu pluslar-ges, moins bombes, plus ternesque ceux du Pom. Nouleti,
etleurs stries sont moinsapparentes, plus droites et plus serrces
L'opercule ressemble a celui du Pom. crassilabrum; maisil est plus concave; lestours de spire sont plus ser-res; sacouleur est plus foncee, plus ou moins roussatre Les bordssontmoinssinueux, mais en meme tempsils pre-sententdesdenteliires; j'ai observe cbez plusieurs individus depetits appendices tres curieux, en cone renverse, situes surlebordcolumellaire
cenlree, immaculee; ridesextremementfines, peu saillan-tes, tres serrees; tours embryonnaires lisses; peristome plan, epais, subbilabie, subcontinu Hauteur: 9 a 10 mil-limetres
Var CROSSEANA Saint-Simon
CoQuiLLE a ridesmoins fines et moinsserrees, plus sail-lantes, dernier tour plus large; toursembryonnaires
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Habite Ics vallees de Gavarnie et de Heas (Partiot et
Moquin), au pied du Vignemale, au-dela deslacsdeGaube
et d'Estom (Dupiiy et Moquin), les Espelugueset
leGrand-Gers, aupresdeLourdes (Boutigny) La variete Crosseana
SBtrouve dansleCirquedeGavarnieetauPas-de-l'Echelle, pres Saint-Sauveur J'avaiscruquecette variete presentait,
ncausede sesrides, des caracteres suffisants pouretablir uneespecenouvelle-, mais M Crosse m'afaitobserver qu'il etait plus sagedene considerercetteforme quecomme une
simple varieteduP Partioti
VI POM CRASSILLABRUM Duply.
base, a ridesassez fines, d'un gris roussatre unpeu cen-dre, peu dislinctement maculee^ peristome plan, epais subbilabie Hauteur : 10 a 14 millimetres-, largeur: 4 mil-limetres
Opercule mince, membraneux, un peu concave, presen-tant sept ou buit tours de spirepeu distincts-, il est plus
quelques fentes droites et tres courtes
Habite toute la region Pyreneennedesdepartements de
la Haute-Garonne, des Hautesetdes Basses-Pyrenees Observation Les tours sont moinsbombes elle dernier
un peuplus etroit que cbez leP obscurum; la depression qui entoure I'ombilic est plus marquee Le peristome est plus continu, subbilabie*, il estenmeme tempsplus auri-cule vers le bord columellaire La forme de I'ouverturese rapprochedavantage deceWedesV.Partioti etseptemspirale
La figure27 delaplancbe37de I'ouvragedeM Moquin,
se rapporteauP crassilabrum
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J'ai trouve deuxindividus senestresde cette espece, un
centreun rochera Cierp,surlaroute deLuchon, en 1856,
etun autre aSignac, dansla valleedelaPique, en 4805 VII POM SEPTEMSPIRALIS Crosse
ridesun peu fortes-, roussatre, maculee•, peristomeepais, subauricule dechaquecote Hauteur: 5 a 7 millimetres Habite presquetoute laFrance, le Gers (Dupuy),etc.
VIIT POM PATULUS Pfeiffer,
fines, d'un rouxgrisatre, immaculee; peristome auricule
de chaquecote Hauteur: 5 a 8 millimetres
Observation.L'ouverture dela coquille estgrande, rela-tivement a la longueur de la spire, comme dans I'espece precedente Independamraentdes differences deja signalees qui la separent decelle-ci, on peut voir queles striessont moins saillantes
Je dois, en finissant ce travail, signaler I'ouvrageplein d'interetqu'a public, en 18G4, mon savant ami M I'abbe Stabile, surles Mollusques du Piemont Bien qu'un certain
peut etre utilecomme terme de comparaison aveccelle des genres et especes qui habitent la France, etTon trouve en outre, dansce travail consciencieux, une quantite de faits
anatomiques se rattachant aux Mollusquesfrancais Grace
a cetouvrage,j'aipuavoirconnaissance d'une monographic
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Ed Claparede, deGeneve, sur leCycl elegans IIa decou-vertune glandenouvelle et n'a pas oublie lesysleme
ner-veux qui ne se trouve pas toiijours dans lesdescriptions anatomiques, et dont je recommande I'etude a I'examen attentifdes observateurs, soitpourcegenre,soitpour d'au-tresgenres.Quand on auraainsietudieunaun les organes importanls dechaque Mollusque,etlorsqueon aura compare I'ensejibledeces ORGANES'a celui desorganesdes Cepbalo-podes, animaux les plus parfails de I'embrancbement des Mollusques, onsera bien pres d'arriver a une classification rationnelle des Gast^ropodes et desAcepbalesqui, se trou-vant presque en tete des invertebres, out attire, depuis
Swammerdam, I'aUentiondenosplusgrandszoologistes
M Crosse m'asignale dernierement dans une leltre, les observations faitespar Troscbel dans son « DasGebissder Schnecken, » surla plaquebuccale des Pomatias M I'abbe Stabile, pages 132-133 de son ouvrage surles Mollusques
duPiemont, donneunedescription, extraite du meme au-teur, surles dents lingualesdu Pom.paiulus, chez lequel cesdents sent simples, pointues et recourbees.MM.Stabile
et Sordelli ajoutent que les dents du Pom. septemspiralis sont semblables a celles de I'eipece ci-dessusmentionnee Voici maintenantle resultatdes observations quej'ai faites
sur le Pom. crasssilahrum; elles concordent, soit pour la
plaque maxillaire, soit pour la plaque linguale, aveo les observations precedentes
La plaque maxillaire est grande, en forme d'ecusson elargie et fortemeut echancree anterieurement, retrecie et faiblement echancree enarriere, convexe5 elle se compose
dedeuxpiecesdontla soudurediviseI'organeendeux par-tiesegales; celui-ci est d'un jaune ambre, rugueux, et
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-sente posterieurement des lignes paralleles de spinules; ces lignes formentdes chevrons dont la pointeest dirigee vers
la partieposterieure delaplaque Le devant decelle-ci pre-senteun rebord lineaire, sans tracede soudnre, d'unroux presquenoir, a denticules nombreuses, serrees, arrondies
On pourrait considerer cerebord denlecomme une
ma-cboire rudimentaire, et la plaquebuccalecomme I'expan-sion posterieure qui commencea prendreun certain deve-loppement chez les Succinea , les Omalomjx. (Voir Morcli Journ Conch.^ 4863, p. 391.)
L'organe en question se compose dedeuxpieces soudees mais distinctes Dansle G elegansellessont separees
Le ruban lingual est long, tres etroit, transparent, et presentequatre rangeeslongitudinalesde spinules pointues
etdontla courbureesttournee vers lapartie posterieure de l'organe; les deux rangees laterales sont plus petites et
Je n'ai pas observe de bifurcationdanslesspinules
IIserait a desirer que Ton multipliat les collections de macboireset de plaques linguales, car, de meme que les coquilles, elles peuvent servir de termes de comparaison pour determiner les genresetles especes, et Tonpentfaire des observations qui ont ecbappe a un premier examen Ainsi, j'ai pu constatersur le rostre du Vit,-Major, des Zonites Algirus, alliarius, Lychneiichus, des cotes fines qui rappellentun peu celles des Odontognaiha; seulement le
bordexterieurn'estpascrenele Jepose ces organes
ramol-lis dansI'eausuruneplaque demica,les tegumentsservent
de colle. La plaque de mica estlonguede 10millimetreset large de 5. Je renfermeletout dans un tube de verre long