L’apprentissage d’une langue est un exercice très efficace pour améliorer sa mémoire, et en plus, cela peut-être très gratifiant et utile.. Il est bien sûr plus utile de mettre sa mémoir
Trang 1Contents
I PRESENTATION 2
I.1 Que faire quand on a une mauvaise mémoire 2
I.2 La méthode fun pour mémoriser des mots 3
I.3 Déconstruire le mot pour mieux le mémoriser 4
II CONTENU 5
II 1 LES ETAPES DE L’AQUISITION DU LANGAGE ECRIT 5
II.1.1 Le stade logographique 6
II.1.2 Le stade alphabétique 6
II.2 LES RELATIONS LECTURE/ ECRITURE 7
II.3 ASPECTS PEDAGOGIQUES L’EVOLUTION DU LANGAGE 8
II.4 L’IMPORTANCE DES REPRESENTATION PHONOLOGIQUES PENDANT LA LECTURE 10
II.4.1 La conscience phonologique 10
II.4.2 Le codage phonologique 12
II.4.3 La reconnaissance et l’identification des représentations linguistiques 12
III CONCLUSION 16
III.1 LE RENFORCEMENT DE L’INFORMATION PHONOLOGIQUE EN LANGUE ETRANGERE 16
III.1.1 L’action sur le processus de mémorisation 16
III.1.2 Les unités sonores sur lesquelles porte l’action remédiatrice 17
BIBLIOGRAPHIE 18
Trang 2I PRESENTATION
Il y a quelques années, l’enseignement des langues étrangères axé sur l’approche communicative visait à permettre aux élèves d’acquérir des compétences proches des situations de communication de la vie réelle A présent, l’approche actionnelle, qui considère avant tout l’usager et l’apprenant d’une langue comme des acteurs sociaux ayant à accomplir des tâches, a un rôle important dans l’enseignement Nous ne pouvons cependant refuser que son objectif soit encore centré sur la communication mais dans des situations plus réelles Dans ce contexte, l’enseignement du vocabulaire et de la prononciation, souvent jugé ennuyeux par les apprenants, ne se limite plus à la théorie ou la pratique en laboratoire Les activités en classe peuvent motiver les apprenants et les encourager à acquérir une meilleure prononciation et apprentissage bien du vocabulaire
I.1 Que faire quand on a une mauvaise mémoire
Beaucoup de personnes pensent qu’ils ont une mauvaise mémoire (moi y compris), certains ont du mal à retenir les dates, les prénoms, par exemple Il faut savoir que la mémoire est comme un muscle, elle a besoin d’entrainement pour se développer
L’apprentissage d’une langue est un exercice très efficace pour améliorer sa mémoire, et en plus, cela peut-être très gratifiant et utile
Lorsqu’on apprend une langue, certains mots sont particulièrement difficiles
à mémoriser Quand on utilise un logiciel de répétition espacée, le travail de mémorisation est grandement simplifié, mais n’importe quel logiciel ne pourra pas nous faire mémoriser à notre place, il y a quand même un certain travail à faire, au moins pour la première mémorisation
Les mots les plus difficiles sont souvent des mots qui n’ont aucun point commun avec un mot qu’on connaît déjà, ou au contraire, un faux ami (voir liste les faux amis en espagnol ou en anglais)
Trang 3Si vous utilisez un logiciel d’apprentissage à basse de carte flash je suis sûr que vous vous êtes déjà retrouvé avec un mot qui vous semble impossible à mémoriser, même après de nombreuses répétitions
Pourtant, il existe beaucoup de technique pour mémoriser des connaissances très complexes Hermann Ebbinghaus, un des précurseurs dans la recherche sur la répétition espacée et la courbe de l’oubli a mémorisé pour ses recherches un nombre impressionnant de syllabes aléatoires Et il y a plein d’exemples sur le net
de mémoire impressionnante C’est impressionnant, mais pas très utile Il est bien sûr plus utile de mettre sa mémoire au service de l’apprentissage d’une langue étrangère
En fait, il n’y pas besoin d’être surdoué et d’avoir une bonne mémoire pour mémoriser de grande quantité d’information, il existe beaucoup de techniques d’apprentissage dites mémotechniques, mais je vais orienter cette initiative d’expérience dans le cadre l’apprentissage d’une langue, et plus particulièrement de mémorisation de vocabulaire ou de phrases
I.2 La méthode fun pour mémoriser des mots
Notre cerveau ne fonctionne pas comme un ordinateur, il n’y a pas vraiment d’accès direct et immédiat aux informations La plupart du temps, notre information enfouie dans notre mémoire, on effectue une sorte de cheminement dans le labyrinthe de notre mémoire D’autre part, nous mémorisons beaucoup mieux lorsque l’information est associée à un contexte, ou à une image émotionnelle particulière Par exemple, je suis sûr que vous vous souvenez avec précision du moment ó cet événement possède une forte dose émotionnelle
Ainsi, lorsqu’on a des difficultés pour apprendre un nom, il suffit de s’inventer une histoire ou une scène en rapport avec ce mot, en partant par exemple
de la prononciation ou de l’orthographe du mot L’histoire ou l’image doit être la plus émotionnelle possible, elle peut donc être amusant, loufoque, animée, personnelle, tout en liant le mot et sa traduction Ce n’est pas grave si c’est idiot que
Trang 4cela n’a aucun sens (au contraire), l’essentiel est de pouvoir voire aider à récupérer l’information
Par exemple, j’ai eu du mal à me souvenir du mot voler (par un voleur) Pour m’en rappeler, je me suis inventé une histoire la plus loufoque possible :
« Pénélope Cruz monte les marches de Cannes dans une magnifique robe, quand soudain, un fan réussit à passer les barrières de sécurité, et arrache la robe
de Pénélope, et s’enfuit en emportant la robe sous ses bras
Pénélope Cruz s’est fait voler sa robe ! »
Autre exemple, le verbe subir, il veut dire monter Vous pouvez imaginer des pèlerins qui montent des marches (par exemple pour aller à la cathédrale de Fourvière à Lyon, situé sur une colline pour ceux qui connaissent), tout en se flagellant…
«Ils subissent donc leur montée ! »
Donc subir = monter
Bon, je sais que ces techniques peuvent paraître complètement idiotes, mais
je peux vous assurer que cela fonctionne très bien Et après quelque répétition, on n’a même plus besoin de se remémorer l’histoire, car le mot finit par rentrer dans notre mémoire à long terme, qui possède un accès quasi immédiat aux informations
I.3 Déconstruire le mot pour mieux le mémoriser
Une autre méthode intéressante et efficace et d’étudier ou « déconstruire » la structure d’un mot ou d’une phrase, pour mieux le mémoriser L’espagnol possède beaucoup de similarité avec le français (qui sont toutes les deux des langues latines) Cela aide donc beaucoup de chercher à déconstruire le mot et de voir les similarités avec le français Ces mots similaires, apparentés, ou encore vrais amis sont très nombreux Il y a beaucoup de mots totalement identiques (comme dormir,
ou servir), mais également des mots qu’on peut déconstruire pour retrouver la racine
Trang 5II CONTENU
II 1 LES ETAPES DE L’AQUISITION DU LANGAGE ECRIT
Elle nécessite un apprentissage explicite car pour le langage oral, l’élève possède naturellement les compétences qui permettent de l’apprendre Ce n’est pas
le cas du langage oral comme objet de réflexion Le caractère souvent décontextualisé du langage écrit doit solliciter davantage la compréhension et mobiliser une attention plus soutenue que pour le langage oral
Aux mécanismes spécifiques du traitement de l’écrit : vers une définition de
la lecture On lit pour comprendre mais il faut acquérir les mécanismes spécifiques
du traitement de l’écrit, ce sont des mécanismes de reconnaissance des mots : le déchiffrement
L= R x C
L = performance en lecture : capacité à extraire de l’information du texte
R = reconnaissance de chaque mot de la phrase Il recouvre 2 processus :- la perception visuelle des formes graphiques et des mécanismes d’identification des mots
C = compréhension orale qui dépend du degré de maîtrise du langage oral dans ses différentes composantes Elle dépend également des connaissances encyclopédiques (sur le monde) Ce facteur C n’est donc pas spécifique du traitement
Lecture
Compréhension du langage écrit
Reconnaissance des
mots écrits
Perception visuelle Indentification des
mots
encyclopédique
Trang 6B L’acquisition des mécanismes d’identification des mots écrits
1 Les principales étapes d’acquisition des mécanismes d’identification des mots écrits
Le rơle de l’école maternelle est déterminant pour l’apprentissage de la
lecture : l’approche réflexive des sons de la parole et l’investissement dans les
activités de pré-alphabétisation préparent les enfants à l’acquisition du principe alphabétique
II.1.1 Le stade logographique
Le traitement du mot comme image est reconnu grâce à son environnement donc, les indices graphiques du mot ne sont pas utilisés pour le reconnaỵtre Ensuite, certaines caractéristiques du mot sont mémorisées : la taille des lettres…
L’identification se fait donc grâce à une analyse visuelle partielle du mot sans conversation graphème/ phonème
Il n’est donc pas permis de discriminer les mots visuellement proches : bouton/ bonbon
Cette reconnaissance de mots appris par cœur sur la base d’indices visuels constitue alors le lexique initial, une centaine de mots environ
Mais cette stratégie est insuffisante pour identifier plus de mots D’ó 2 grands types d’erreurs :
- les substitutions lexicales qui respectent la longueur du mot cible : feu/ jeu
- les substitutions visio-sémantiques : en fonction du contexte, la substitution d’un mot de même sens : voiture/ auto
II.1.2 Le stade alphabétique
C’est convertir des graphèmes en phonèmes, une procédure d’identification des mots par médiation phonologique
Trang 7Cette stratégie marque l’entrée effective dans l’apprentissage de la lecture et nécessite donc l’apprentissage du principe alphabétique
Phonogrammes : graphèmes qui notent les sons de la langue (Il y a environ
40 graphèmes.) Ils sont composés de graphèmes, de digrammes (graphèmes à 2 lettres) et de trigrammes
Les graphèmes sont organisés en morphèmes lexicaux ou grammaticaux Il y a une différence entre les morphèmes grammaticaux (à l’oral) et les morphogrammes grammaticaux (à l’écrit) car les marques grammaticales sont plus fréquentes à l’oral qu’à l’écrit
Les logogrammes (ou/ó ; ce/se…) jouent un rơle fondamental dans la construction du sens de l’écrit en permettant la distinction des homophones lexicales ou grammaticaux
Pour que l’écrit reconstitue le plus fidèlement possible l’oral, il y a aussi le blanc graphique, les accents, la ponctuation
Les accents : indiquent la prononciation
La ponctuation a un rơle prosodique et un rơle sémantique
II.2 LES RELATIONS LECTURE/ ECRITURE
La stratégie logographique se développe d’abord en lecture et elle est ensuite
en appliquée en écriture Mais c’est dans le domaine de l’écriture que se développe d’abord la procédure par médiation phonologique (stade alphabétique) qui peut être transférée ensuite en lecture
La procédure orthographique est acquise en premier en lecture, quand les compétences de lecture ont atteint un niveau supérieur, l’écriture peut en bénéficier
L’adoption et le développement de la stratégie orthographique consacrent la dernière phrase de l’évolution du langage écrit
Trang 8II.3 ASPECTS PEDAGOGIQUES L’EVOLUTION DU LANGAGE
Le langage oral se situe au cœur des apprentissages Ces classes apprennent à l’enfant à communiquer de façon de plus en plus riche, de plus en plus complexes, dans un contexte social élargi
L’élément central de la démarche pédagogique est constitué par l’aide à la construction du langage d’évocation Ce langage d’évocation offre à l’interlocuteur tous les nécessaire à la compréhension, il est proche du langage écrit et son maniement prépare à la rencontre des textes à lire
La lecture à haute voix, favorise le langage d’évocation
La capacité d’évocation est développée dans le cadre des dialogues, puis dans
le cadre de véritables discussions suscitées et accompagnées par l’enseignant
L’objectif est l’acquisition des règles d’un échange verbal organisé : la réussite de cette étape conditionne beaucoup les apprentissages ultérieurs
Le langage écrit est abordé par le biais des histoires lues en grande section, s’y ajoute la découverte du fonctionnement du code écrit Il ne s’agit pas d’un apprentissage mais d’une imprégnation visant à aider l’enfant à construire des représentations relatives aux aspects fonctionnels et structurels de l’écrit
Par les jeux métaphonologiques, l’enfant prend conscience des réalités sonores de la langue et il comprend que les lettres de l’alphabet représentent les sons dans les mots familiers
Les objectifs de l’école : structuration et enrichissement du vocabulaire, de la syntaxe, développement des capacités de traitement sémantique et pragmatique
L’apprentissage du lire/ écrire a lieu surtout pour que l’élève devienne un lecteur autonome de mots nouveaux en appliquant le principe alphabétique ; pour pouvoir identifier de manière directe les mots écrits connus et les mots irréguliers les plus fréquents
Trang 9L’élève a un accès aisé et autonome à la compréhension d’un texte lu et des bases d’acquisition orthographique, lexicale et grammaticale L’apprentissage de la lecture et de l’écriture sont menés conjointement, de manière interactive
Il maîtrise le langage oral et l’écrit reste un pôle prioritaire avec des activités propres au langage et d’autre transversales L’élève ne doit pas sortir de l’école dans une assurance minimale dans le maniement du langage écrit et du langage oral, ce qui doit lui permet d’être suffisamment autonome pour travailler et progresser
* La « bonne » méthode de lecture : une question dépassée
Il existe 3 catégories de méthodes : - synthétique
- mixte
- analytique
Synthétique : elle part de la lecture -> syllabe ->mot ->phrase -> texte
Elle est centrée sur la correspondance graphème/ phonème
Analytique : c’est l’inverse, elle part du sens global -> traitement du sens des
phrases -> mots Le travail sur le code n’est pas exclu mais différé
Mixte : elle fait progresser de front l’accès au sens et l’apprentissage des
correspondances lettres/ sons
Depuis les IO de 1995, lire, c’est déchiffrer et comprendre ; alors, on voit de plus en plus de méthodes mixtes
Dans les IO de 2002, les orientations sont claires pour le choix des approches pédagogiques dans l’apprentissage de la lecture :
-> identifier les mots écrits : cela relève de la lecture
comprendre la signification dans un contexte verbal ou non : lecture et écriture
Difficultés de l’évolution du langage : le rôle de l’école
Trang 10 L’école permet :
- de détecter précocement les difficultés de langage oral qui exposent l’enfant
au risque de difficultés du langage écrit qui sont pour beaucoup dans l’échec scolaire
- de réaliser des investigations complémentaires et de prendre des mesures d’aide et de prévention, c’est l’évaluation
II.4 L’IMPORTANCE DES REPRESENTATION PHONOLOGIQUES
PENDANT LA LECTURE
De très nombreuses recherches sur les étapes d’apprentissage de la lecture par les enfants, menées sur plusieurs langues, attestent de l’importance des concepts de consciences et de codage phonologiques, indispensables pour devenir un lecteur expert
II.4.1 La conscience phonologique
Le langage écrit constitue un moyen de transcrire le langage parlé Toute écriture est plus ou moins phono- graphique Les formes phonologiques permettant
de transcrire les unités de sens sont présentes dans tous les systèmes d’écriture logographique privilégie le mot ou le morphème
Le principe d’un système d’écriture alphabétique est de représenter les unités phonémiques de l’oral par des graphèmes Le lecteur doit relier ces unités orales à leur transcription graphique Les conventions grapho-phonologiques des langues à système alphabétique différent grandement en fonction des règles orthographiques propres à chacune d’elles Le système orthographique de langues telles que l’allemand, l’italien ou l’espagnol est superficiel car il reflète assez fidèlement la phonologie de surface La relation entre phonèmes et graphèmes est bi-unique Cette relation est au contraire particulièrement instable pour l’anglais et le français dont les systèmes orthographiques sont profonds ou opaques car ils représentent simultanément la langue aux niveaux phonologique, morphologique et syntaxique