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La dimension culturelle dans l’enseignement du francais langue étrangère au lycée à option hung vuong de la province phú thọ = yếu tố văn hoá trong việc giảng dạy tiếng pháp tại trường THPT chuyên hùng vương tỉnh phú thọ

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À partir des constats ci-dessus, nous avons décidé de mener une recherche sur «La dimension culturelle dans l’enseignement du français langue étrangère au lycée à option Hung Vuong de la

Trang 1

UNIVERSITÐ NATIONALE DE HANOI ÐCOLE SUPÐRIEURE DE LANGUES ÐTRANGÌRES DÐPARTEMENT POST-UNIVERSITAIRE

Hµ thanh h-¬ng

LA DIMENsION CULTURELLE DANS L’ENSEIGNEMENT

DU FRANÇAIS LANGUE ÐTRANGÌRE AU LYCÐE µ OPTION

HïNG V¦¥NG DE LA PROVINCE PHó THä

YÕu tè v¨n ho¸ trong viÖc gi¶ng d¹y tiÕng Ph¸p

t¹i tr-êng THPT Chuyªn Hïng V-¬ng TØnh Phó Thä

MÉMOIRE DE MASTER

Spécialité : Didactique du FLE Code : 60 14 10

HANOI, ANNÉE 2010

Trang 2

UNIVERSITÐ NATIONALE DE HANOI ÐCOLE SUPÐRIEURE DE LANGUES ÐTRANGÌRES DÐPARTEMENT POST-UNIVERSITAIRE

Hµ thanh h-¬ng

LA DIMENsION CULTURELLE DANS L’ENSEIGNEMENT

DU FRANÇAIS LANGUE ÐTRANGÌRE AU LYCÐE µ OPTION

HïNG V¦¥NG DE LA PROVINCE PHó THä

YÕu tè v¨n ho¸ trong viÖc gi¶ng d¹y tiÕng Ph¸p

t¹i tr-êng THPT Chuyªn Hïng V-¬ng TØnh Phó Thä

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TABLE DES MATIÈRES

Page INTRODUCTION

Charpitre 1 : CARDRE THEORIQUE

1.1 Notion de culture : problème terminologique

1.1.1 Définition anthropologique

1.1.2 En dehors de l’anthropologique

1.1.3 Définition historique et sociale

1.1.4 Définition par les didacticiens de langues

1.2 La culture et la civilisation

1.3 Compétence interculturelle

1.4 Enseignement du F.L.E et de la culture

1.4.1 Objectifs de l’enseignement des langues étrangères

1.4.2 Langue et culture

1.4.3 Enseignement du F.L.E et de la culture

1.4.3.1 Rappel historique de la didactique de l’enseignement du F L.E et de la culture

1.6 Modèle d’enseignement du F.L.E et de la culture

1.6.1 Modèle de Louis PORCHER

1.6.2 Modèle de Michặl BYRAM (dans les années 90)

Chapitre 2 : ANALYSE DES DIFFICULTÉS DES ÉLÈVES DE FLE DU LYCÉE À OPTION DE HUNG VUONG DE LA PROVINCE PHU THO FACE AUX ÉLÉMENTS CULTURELS DANS L’ENSEIGNEMENT/ L’APPRENTISSAGE DU FRANÇAIS

2.1 Le contexte général de l’enseignement/ l’apprentissage du français au lycée

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à option Hung Vuong

2.1.1 Présentation générale de l’établissement

2.1.2 Objectifs de l’enseignement du F.L.E au lycée à option Hung Vuong

2.1.3 Public

2.2 Enquête et résultats d’enquête

2.2.1 Enquête menée auprès des élèves

2.2.2 Entrevue menée auprès des enseignants

2.2.3 Résultats d’enquête

2.2.3.1 Les connaissances culturelles des élèves

2.2.3.2 L’apprentissage du FLE et la culture française des élèves

2.2.3.3 Les difficultés dans l’apprentissage du FLE et de la culture

2.2.3.4 Les difficultés dans l’enseignement du FLE et de la culture

2.2.4 Contenu culturel et présentation des connaissances culturelles dans les

manuels utilisés

2.2.4.1 Objectifs généraux

2.2.4.2 Structure du manuel

2.2.4.3 Thèmes abordés du manuels

Chapitre 3: QUELQUES PROPOSITIONS POUR UN MEILLEUR ENSEIGNEMENT DE LA CULTURE DANS LES CLASSES À OPTION DE LANGUE ÉTRANGÈRE

3.1 Propositions générales

3.1.1 Contenus culturels

3.1.2 Enseignants

3.1.2.1 Rôle des enseignants

3.1.2.2 Formation des enseignants

3.1.3 Matériels d’enseignement

3.1.4 Evaluation des contenus culturels

3.1.4.1 Principes d’évaluation

3.1.4.2 Test d’évaluation

3.2 Propositions administratives et institutionnelles

3.3 Proposition de fiche pédagogique

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Liste des figures

Figure 1: Taux de bonnes réponses sur la culture française/ francophone des apprenants

(Le premier questionnaire)

Figure 2: Le (les) domaine(s) que les élèves préférez dans les études de français à l’école

Figure 6: Taux de réusites d’admistrassion aux concours à l’Université et de lauréats aux

concours nationaux de français

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INTRODUCTION

1 Raison du choix du sujet

Actuellement, le Vietnam, pays en voie de développement, s'ouvre au monde extérieur Ainsi, 1'enseignement et 1'apprentissage des langues étrangères jouent un rôle de plus en plus important dans la vie économique, sociale et culturelle du pays Il existe aujourd'hui une dizaine de langues qui sont enseignées à l’école: l’anglais, le français, le

russe, le chinois, Mais l'anglais et le français comptent parmi les langues étrangères les

plus utilisées au Vietnam

L’enseignement des langues étrangères ne consiste pas seulement à faire acquérir des connaissances linguistiques mais encore à présenter une image culturelle d’un peuple,

de ses attitudes, voire même des préjugés concernant divers domaines En effet, certainespersonnes disent que l’apprentissage des langues “élargit les horizons”, ce qui veut dire que l’apprentissage de la culture qui résulte de l’apprentissage de la langue ouvre des horizons vers d’autres peuples En d’autres termes, grâce à la langue que nous apprenons, nous découvrons en même temps la culture du peuple qui parle cette langue Étant donné l’importance de cette découverte, proposer, promouvoir une certaine compréhension vis-à-vis d’autres cultures et d’autres civilisations en vue du développement de la personnalité de l’élève, de sa capacité à s’identifier à l’autre, est un des objectifs de l’enseignement d’une langue étrangère

Or, nos expériences de professeur de français dans un lycée spécialisé montre que dans la classe de langue, l’accent est souvent et essentiellement mis sur l’apprentissage des compétences linguistiques et que l’environnement culturel dans lequel fonctionne cette langue est négligé Pourtant, tout le monde reconnaît que la langue est le miroir de la culture, que la culture laisse des incidences visibles sur la langue et que la langue véhicule toujours une culture L’enseignement d’une langue étrangère ne semble donc pas pouvoir

se faire sans que soit prise en compte la problématique de la culture

Le moment est donc venu d’enseigner une langue en tenant compte de son support culturel, du contexte dans lequel cette langue se pratique, de ses implicites culturels (ce qui concerne les allusions culturelles) Par ailleurs, au cours de nos pratiques de classe, nous avons constaté qu’un fait culturel évoqué à l’occasion d’une leçon pose souvent aux élèves des problèmes de deux niveaux différents Ce sont des problèmes linguistique et culturel

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Étant enseignant de français du lycée à option Hung Vuong de la province PhuTho, nous avons eu l'occasion de travailler avec des élèves venant de différents lieux dans la province qui ont choisi d’apprendre le français, et de faire des observations et des remarques sur 1'acquisition de la compétence linguistique et des éléments culturels de ce public

À partir des constats ci-dessus, nous avons décidé de mener une recherche sur «La dimension culturelle dans l’enseignement du français langue étrangère au lycée à option Hung Vuong de la province Phu Tho»

2 Pertinence de recherche

Cette recherche part d’une problématique que nous avons rencontrée dans la pratique de notre enseignement : blocage dans la communication, quand les élèves n’ont pas beaucoup de problèmes linguistiques Les résultats obtenus grâce à ce travail et les propositions que nous avons pu en dégager permettront de résoudre en partie les difficultés

de communication, de l’acquision des connaissances culturelles en FLE des apprenants au lycée à option Hung Vuong

3 Objectifs de recherche

Notre travail a pour but d’introduire l’approche des éléments culturels à l’enseignement

du français destiné aux élèves du lycée à option Hung Vuong , et ainsi, d’aider les apprenants à acquérir des éléments culturels lors de leur apprentissage de la langue étrangère Les objectifs spécifiques seront donc les suivants:

- de rechercher les difficultés de l’acquision des connaissances culturelles pendant les cours

- de relever les causes des difficultés dans l’apprentissage des éléments culturels au lycée grâce à des enquêtes auprès des élèves

- d’avancer quelques propositions méthodologies et pédagogiques pour remédier au(x) blocage(s) dans la communication, dus aux problèmes d’acquision des connaissances culturelles en FLE chez les élèves aux lycée à option Hung Vuong

4 Questions et hypothèses de recherche

A fin de réaliser les objectifs de recherche, nous nous sommes posés les questions

de recherche suivantes:

1 Quelles sont les principales difficultés des élèves face aux éléments culturels dans leur apprentissage du FLE ?

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2 Quelles en sont les causes?

3 Quelles sont les implications pour améliorer la qualité de l’enseignement/

l’apprentissage des éléments culturels des élèves du lycée à option Hung Vuong ?

A partir des questions ci-dessus, nous formulons les 3 hypothèses suivantes :

Hypothèse 1 :

Pour différentes raisons (limite des connaissances linguistiques, niveau de langue

hétérogène, grandes différences entre la culture maternelle des élèves et la culture française

/ de la langue cible, contacts difficiles, réticences et incompréhensions vis-à-vis de réalités

avec des réalités étrangères ) mais en particulier en raison de leur manque de

connaissances dans plusieurs domaines culturels (historique, politique, géographique,

social ), nos élèves de FLE rencontrent beaucoup de difficultés dans leur apprentissage du

français Cette lacune en culture française empêche une bonne acquisition de la langue

Hypothèse 2 :

Nos enseignants de FLE rencontrent aussi des difficultés dans la mise en oeuvre de

l’enseignement de la culture aux élèves en classe de 10ème

à 12ème : insuffisance des connaissances en culture française et en culture vietnamienne, manque d’expérience et de

méthodologie en matière d’enseignement de la culture en classe, hétérogénéité du niveau

des élèves parce que nos apprenants étaient débutants en langue en classe de 10ème , limite

des connaissances linguistiques Ces facteurs constituent un obstacle pour un

enseignement efficace de la culture

Hypothèse 3 :

L’ajout de quelques documents authentiques concernants les thèmes des manuels

accompagnés d’une meilleure conscience dans l’enseignement/apprentissage des éléments

culturels chez les enseignants, chez les élèves et d’un environnement francophone

favorable peuvent améliorer l’acquisition des éléments culturels chez les élèves au lycée à

option Hung Vuong

5 Méthodologie de recherche

Dans notre travail de recherche, nous choisissons plusieurs méthodes : la méthode

descriptive avec des démarches d’investigation tels que l’enquête par questionnaires, la

Comment [User1]: Je ne comprends pas bien

tout ce paragraphe

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méthode collecte des données, l’analyse qualitative et quantitative pour analyser les résultats d’ enquêtes menées auprès des apprenants de français

6 Délimitation de la recherche

La question de la dimension culturelle dans l’enseignement du FLE est un vaste

domaine Faute de temps et de connaissances, ce travail se limitera à l’étude des principales difficultés des élèves face aux éléments culturels dans l’enseignement/ l’apprentissage du FLE chez des apprenants de 10ème

à 12ème au lycée à option Hung Vuong de la province PhuTho qui travaillent avec la méthode «Tieng Phap 10, 11, 12»

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Chapitre 1

CARDRE THÉORIQUE

1.1 Notion de culture : problème terminologique

Les définitions de la culture sont nombreuses Selon les statisticiens pour cette notion de culture, il existe des centaines de définitions Nous empruntons ici le développement de Nguyen Van Dung (cours de l’Introduction à la communication interculturelle) sur ce concept, selon elle, il s’agit d’un mot clé Clé parce qu’on parle tout temps de culture : culture française, enseignement de la culture, culture du riz (à ne pas confondre avec culture-agronomie) et au fond, qu’est-ce que cela veut dire ?

Plusieurs auteurs sociologues, anthropologues, linguistes ont défini la Culture ou ont essayé de voir pourquoi on a eu tant de mal à le faire L’auteur a essayé de définir la culture sous des angles différents : anthropologique, intellectuel, historique et social et enfin didactique

1.1.1 Définition anthropologique : culture versus nature Selon Beacco, le premier sens

de culture est la culture d’un terrain, nous n’y pensons pas dans notre contexte de l’enseignement de la culture car c’est impensable de penser à ce sens Or faire de la culture dans le sens primaire de ce terme, c’est sélectionner certaines plantes dans la nature, ne pas

en prendre les autres et les améliorer Nous sommes des êtres naturels mais toutes nos pratiques naturelles sont en même temps nos « pratiques normées » Par exemple, nous mangeons, nous nous habillons mais la manière dont nous mangeons, dont nous nous habillons est culturelle car elle obéit à des normes, car à des règles Or ces normes ne sont pas les mêmes dans les sociétés et les pratiques ne sont pas les mêmes dans différentes cultures

Prenons par exemple la notion de Sauvage Il est actuellement considéré comme un terme péjoratif qui signifie bestialité : manger avec la main, se promener nu… Il s’agit d’une nature ignoble Cependant, la même notion était positive par exemple le mythe du bon sauvage du 18è siècle : les gens qui vivent comme l’homme au début de l’Humanité (Adam et Eve), la pièce de Jean Anouille est aussi le mythe de la « bonne » sauvage du

20ème siècle Il s’agit de la nature à l’aube de l’Humanité, une nature valorisante Dans ce sens, la culture est l’ensemble des activités humaines

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De différentes définitions proposées par les anthropologues et sociologues, nous retenons celle de Lévi-Strauss dans « Sociologie et anthropologie » (PUF-Paris-1966) qui définit la culture « comme un ensemble de systèmes symboliques au premier rang desquels

se placent le langage, les règles matrimoniales, les rapports économiques, l’art, la science,

la religion Tous ces systèmes visent à exprimer certains aspects de la réalité physique et de

la réalité sociale, et plus encore, les relations que ces deux réalités entretiennent entre eux

et que les systèmes symboliques entretiennent les uns avec les autres » Le texte de Strauss cité comme texte de référence nous montre que cette diversité est incontestable et qui constitue d’ailleurs la richesse de notre monde « On doit reconnaître que cette diversité résulte pour une grande part du désir de chaque culture de s’opposer à celles qui l’environnent, de se distinguer d’elles, en un mot d’être soi ; elles ne s’ignorent pas, s’empruntent à l’occasion, mais, pour ne pas périr, il faut que, sous d’autres rapports, persiste entre elles une certaine imperméabilité » Par ailleurs, actuellement, on parle tellement de dialogue de culture qu’à la fin chacun d’entre nous doit comprendre qu’il existe des cultures différentes et que chacun doit s’adapter, doit arriver à dialoguer avec d’autres afin d’avoir un certain consensus Ceci constitue aussi la richesse de notre monde, pas un modèle unique et univoque, des modèles différents qui coexistent et qui peuvent influencer les uns des autres Cependant, comme dit avec justesse Lévi-Strauss, « une culture consiste en une multiplicité de traits dont certains lui sont communs, d’ailleurs à des degrés divers, avec des cultures voisines ou éloignées, tandis que d’autres les en séparent, de manière plus ou moins marquée »

Levi-Prenons des exemples concrets dans la culture française et vietnamienne De façon plus générale, la culture vietnamienne traditionnelle est la culture du village « Le village est le produit du processus de sédentarisation et de grégarisation des paysans riziculteurs

Ce n’était pas seulement une unité économique avec un secteur de cultures propre, mais encore une communauté culturelle avec des traditions particulières…chaque village avait

sa vie propre On comprend que dans ces conditions, le village est le dépositaire du patrimoine culturel du pays (Le Van Hao, Essai sur la civilisation Vietnamien, Etudes Vietnamien -1980)

Dans ces contextes, il existait et existe toujours au sein du village des relations interpersonnelles assez solides et une grande solidarité Cette solidarité est considérée

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comme le devoir et le droit de tous Un proverbe Vietnamien dit « Ban anh em xa mua lang gieng gan»

Depuis des milliers d’années, la culture du village constitue la mentalité de tous les vietnamiens dans un pays de tradition rurale ó la solidarité est indispensable pour la survie de l’espère Cette culture du village ne peut pas exister en France, dans un pays industrialisé car dans les années 60, on assistait à l’exode rural, « ils quittent un à un le pays, pour s’en aller gagner leur vie, loin de la terre ó ils sont nés », comme chantait Jean Ferrat

Ces exemples sont assez présents dans la langue : examinons les termes d’adresse

en français et en vietnamien Les ressemblances sont nombreuses Pour désigner les interlocuteurs, les Français et les Vietnamiens disposent des pronoms personnels, les noms propres (anthroponymes), les termes de parenté, les termes de profession, les titres, les termes affectueux ou injurieux Cependant, l’usage des termes d’adresse est différent en Français et en vietnamien moderne Si en Français, on utilise beaucoup les pronoms personnels, en vietnamien, les termes les plus utilisés sont les termes de parenté Cela renvoie aussi à ce que nous venons d’évoquer en ce qui concerne les deux cultures : il s’agit d’une part d’une société ó domine la culture du village, tout le monde se considère comme membre d’une grande famille et d’autre part, d’une société post industrialisée ó l’individu est valorisé

Pourtant, si l’on remonte dans le temps, ces usages ont existé en France car la France était aussi un pays à dominant agricole Des études en diachronie nous permettrons

de mieux comprendre ce phénomène

1.1.2 En dehors de l’anthropologique, la culture peut être définit comme des activités

culturelles comme dans les rubriques des journaux ou au moins à certaines activités intellectuelles qui ne sont pas des pratiques productives mais plus en terme de consommation C’est un choix parmi les activités Pratiques culturelles c’est par exemple les loisirs, ce qui nous occupe quand nous avons accompli essentielle de la productivité

1.1.3 Définition historique et sociale : A l’intérieur des pratiques culturelles, c’est encore

une réduction : culture légitime qui s’oppose à culture inculque Il s’agit par exemple un corpus d’œuvres considérées comme appartenant à la Culture : les grands philosophes et écrivains…

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1.1.4 Définition par les didacticiens de langues Les linguistes et didacticiens des

langues en proposent d’autres, plus restreintes à visée didactique car selon J-C Beacco (2000 : 6), la culture est un mot piège c’est parce qu’il s’agit d’une notion à longue histoire, travaillée de multiples façons dans la tradition philosophique puis sociologique occidentale La définition de cette notion est un enjeu intellectuel et social et non un simple acte lexicographique Robert Galisson (1998 : 280) a dégagé les types de culture dans le cadre scolaire à travers un tableau récapitulatif

littéraire

Savante artistique

scientifique et technique

(avec l’esprit ) maîtrisée par le plus petit nombre :

Culture cultivée une partie de la collectivité pour

institutionnelle chacune de ses composantes

Courante partagée par le plus grand nombre

(avec le corps) dans sa dimension comportementale culturelle, expérentielle, au moins

comportementale

Cette définition de R.Galisson nous aide à cerner le contenu de notre enseignement Ceci est à rejoindre la définition de Beacco, linguiste, didacticien (2000 : 22-23) qui considère la culture « comme les éléments, dans l’enseignement des langues, concernant autre chose que la langue : les genres de vie, les mœurs, les valeurs, les caractéristiques de l’organisation des sociétés humaines De la sorte, il sera peut-être plus facile d’identifier la

nature exacte des choix didactiques, même à posteriori, qui se réclament de telle ou telle

valeur de ce terme »

En résumé, il nous semble nécessaire pour un enseignant de langue de retenir les deux définitions proposées par Galisson et Beacco : dans l’enseignement d’une langue étrangère, il y a la langue et la culture

Les parties suivantes visent à voir quelle place occupe la culture dans l’enseignement et quel est le rapport entre ces deux composantes d’un même objet

1.2 La culture et la civilisation

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Dans plusieurs ouvrages, les auteurs utilisent très souvent les termes: la culture et la civilisation pour désigner l’ensemble de connaissances socioculturelles dans l’enseignement du F.L.E Sont –ils synonymes ou concurrents dans la didactique des langues étrangères? Dans plusieurs cas, nous pouvons nécessaire de recourir à la définition

du terme de civilisation pour mieux définir la culture

Dans le dictionnaire Le Petit Robert 2006, on peut trouver les définitions suivantes

du terme « civilisation »:

• Fait de civiliser ou se civiliser;

• Ensemble des caractères communs aux vastes sociétés considérées comme avancées; ensemble des acquisitions des sociétés humaines;

• Ensemble des phénomènes sociaux (religieux, moraux, esthétiques, scientifiques, techniques) communs à une grande société ou à un groupe de sociétés ;

Ou bien, selon P.Huntington dans un ouvrage intitulé «Le choc des civilisations»,

une civilisation représente l'entité culturelle la plus large Elle est le mode le plus élevé de

regroupement et le niveau le plus haut d'identité culturelle dont les humains ont besoin pour se distinguer des autres De plus, les civilisations vivent et meurent C'est normal parce que les hommes forment ces civilisations Ils naissent, se développent, meurent Et dans l'histoire, on en voit bien des exemples: la civilisation égyptienne, la civilisation

grecque, etc

A partir de la définition de chacun, nous sommes devant un choix : quel terme

va-t-on adopter pour notre recherche ou accepte-t-va-t-on tous les deux termes comme synonymes pour couvrir les contenus socioculturels en culture cible présentés dans le cours

du F.L.E ?

«Les notions de culture et de civilisation ont été l’objet, pendant des siècles et dans

différents pays, de la part des historiens, des philosophes et des anthropologues, d’interprétations diverses, chacun des mots évoluant parfois isolément, parfois en relation avec l’autre et, dans ce dernier cas, souvent pour s’opposer, quelques fois pour se confondre.» (André Rebeboullet, 1973.)

Alors, la culture ou la civilisation, c'est l'ensemble des caractères moraux et esthétiques, des moeurs et coutumes, des manières de penser et de vivre, des créations communs à une société quelconque ou à un groupe de sociétés C’est ainsi que les concepts

de civilisation et de culture, pour des raisons concrètement opératoires, ont été confondus

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dans la même acception : «Il a été admis que civilisation (sens moderne) et culture (tel que

l’emploient aujourd’hui les anthropologues et les sociologues anglo-saxons ou de langue espagnole) recouvraient le même contenu et pouvaient donc être indifféremment employés» (ibid.)

Toutefois, en tenant compte des ouvrages de chercheurs et didacticiens, nous

trouvons que le terme «culture» implique encore une partie non linguistique mise en place

dans la classe de langue Celle-ci constitue alors une composante intégrante du processus

d'enseignement des langues étrangères On entend parler des Cours de Civilisation

Française, et non Cours de Culture Française La «civilisation» est l'ensemble des

connaissances sur la géographie, la société, la littérature, la politique, les moeurs et coutumes, les beaux-arts Ce sont plutơt les contenus d'un cours de civilisation destiné aux étudiants de troisième et quatrième années permettant aux apprenants d’acquérir un système de connaissances théoriques et une vue d'ensemble sur l'histoire du pays dont la langue fait l'objet de l'enseignement, et dans notre cas, c'est celle de la France ainsi qu' une vue panoramique sur la société française contemporaine

Dans la didactique des langues étrangères, nous nous mettons d'accord avec l'anthropologue américain Edward Sapir et le sociologue Hendri Madras en considérant que pour des raisons essentiellement opératoires, la culture et la civilisation sont

synonymes, et que c'est «l'ensemble des attitudes, des visions du monde et des traits

spécifiques de civilisation qui confère à un peuple particulier dans l'univers sa place originale»

Dans le cadre de ce mémoire, nous aborderons essentiellement la première étape du processus d'enseignement (première et deuxième années) ó les connaissances culturelles jouent un rơle primordial : la langue et la culture sont intimement liées et doivent être enseignées de concert En effet, un bon apprentissage de la langue dépend d'une bonne compréhension et d'une bonne connaissance de la culture A l'inverse, une culture ne peut être bien assimilée que par ceux qui possèdent une bonne maỵtrise de la langue cible Autrement dit, l'enseignement du F.L.E consiste à développer en même temps deux

compétences chez l'apprenant: la compétence linguistique et la compétence culturelle Or,

l'enseignement du F.L.E a lieu toujours dans un contexte de contacts avec d'autres cultures (au moins deux) dont la culture maternelle des apprenants On se trouve par conséquent dans un contexte interculturel

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1.3 Compétence interculturelle

Nous partagons l’idée de M Hoang Van Tien dans son mémoire de master

« L’enseignement de la compétence socioculturelle aux étudiants à l’Académie des Sciences Militaires », 2007, de la compétence interculturelle comme suivante :

+ Compétence de cuture maternelle

Tout apprenant n'aborde pas l'apprentissage d'une langue étrangère, vierge de tout savoir culturel Il dispose d'un certain nombre de concepts dont l’efficacité ne peut être mise en cause, puisque ceux-ci lui permettent jusqu'alors de se comporter, de s'intégrer sans défaillance majeure à l'intérieur de sa communauté (Zarate, 1986) Ce sont, selon

Henri Holec ( l'acquisition de compétence culturelle in Études de Linguistique appliquée coordonnée par G Zarate) des traits caractéristiques d'un groupe humain sur l'histoire du

groupe, la société dans laquelle vivent les individus : institutions, modes de vie,

comportements sociaux, pratiques langagières, courants philosophiques, religieux,

artistiques et les productions de tous ordres ou en d'autres termes, tous les savoirs et

pratiques de la communauté familiale et sociale: apprentissages linguistiques, liens familiaux et sociaux, modes d'organisation et de sociabilité, normes et valeurs morales, esthétiques, philosophiques et religieuses, etc

Ces outils apparaissent d'ailleurs comme innés, allant de soi Les procédures diffuses d'acquisition de la compétence culturelle en culture maternelle ne sont jamais considérées comme un choix conscient entre plusieurs possibles, et par conséquent, se produit l'élaboration d'une vision arbitraire du monde L'appartenance du natif à une culture

se décide, pourrait-on dire, en son absence, sur le mode de l'imposition : «Égrenés au fil

des jours, élaborés dans la diversité des relations, ces enseignements, qui ne se donnent pas comme tels que lorsqu'il s'agit de savoir scolaire, initient l'enfant aux références de son environnement sans qu'il y ait volonté explicite de transmission de la part de son entourage Ces enseignements s'énoncent ainsi sous forme de valeurs absolues Ils s'imposent à l'enfant avec toute la force des principes indiscutés et indiscutables» (Zarate,

1986 : 14) Et ce savoir acquis constitue une évidence indiscutable, la compétence

culturelle en culture maternelle, qui façonne toute vision du monde chez lui

Les membres d'un groupe ne savent pas, en effet, complètement ce qu'ils font dans

la mesure ó ils ne se sont pas approprié leur mode de jugement par une activité d'objectivation Ils en ont une connaissance pratique qui leur permet de répondre en actes

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aux contraintes de telle ou telle situation, mais ils ne sont pas capables de reconstituer

l'ensemble des réponses qui constitue leur style de vie Ainsi, le péremptoire «il faut y être

né pour comprendre» n'assure pas la perception maỵtrisée et objectivante d'une réalité

culturelle (ibid :28) Ces derniers ne peuvent pas objectiver, expliquer, systématiser ce qui codifie leur vision du monde

L'appartenance à un même groupe social signifie que l'on partage d'une façon implicite entre communauté familiale, régionale, nationale le même système de valeurs, de normes et que l’on construit conjointement une ligne de démarcation entre ceux qui partagent le sens évoqué dans la communication en cours et ceux qui ne le partagent pas C'est une frontière sociale efficace et discrète Il faut ajouter que ce système est composé

de plusieurs éléments dont la constante évolution de la langue Et la conception de la compétence culturelle comme un système relatif apporte l’immense avantage de ne pas limiter son enseignement à un inventaire encyclopédique des réalités ; au contraire, à une étude des aspects constitutifs généraux de la culture par une analyse concrète de ses manifestations

+ Compétence de culture étrangère

Dans le cadre de la classe de langues, la culture impliquée dans la langue étrangère

à enseigner est considérée explicitement comme «étrangère» De plus, comme nous

l’avons dit dans la partie précédente, tout membre d'une communauté culturelle donnée n'aborde pas une culture étrangère véhiculée dans la langue étrangère à enseigner sans être muni d'un bagage culturel de son propre système culturel qui constitue une sorte de frontière avec d'autres systèmes culturels, d'autres visions du monde Dans la rencontre avec l'Autre apparaissent des points de dysfonctionnement, des situations ó peuvent se

développer les significations aberrantes, puisque «dans la confrontation avec l'altérité, les

membres d'une communauté recherchent d'abord le plaisir des retrouvailles avec mêmes, la permanence de leur vision du monde» (ibid : 24, 27) Dans ces contacts de deux

eux-ou plusieurs cultures, l'apprenant treux-ouve le plaisir de déceux-ouvrir les similitudes ainsi que les différences d'une autre culture par rapport à son système Et toute perception de la différence tend à s'inscrire dans un esprit bien conservateur, dans une recherche narcissique

de l'identité maternelle Alors, toute la réalité de la culture étrangère est visionnée d'une part au travers de cette optique maternelle, selon les références propres à son système et

Trang 19

d'autre part au travers des stéréotypes, une représentation simplifiée et généralisée de la réalité étrangère façonnée toujours dans le contexte de la culture maternelle

La compétence culturelle consiste plutơt dans la mise en rapport de ces savoirs antérieurs avec le vécu immédiat, dans cette capacité d'évaluer intuitivement le savoir supposé nécessaire à une situation donnée, et de solliciter dans le lot de ses références disponibles celles qui seront susceptibles d'être les plus adéquates au contexte immédiat

La compétence culturelle n'est donc pas, dans ce cas, une addition de savoirs, mais plutơt la familiarité avec un nombre réduit de connaissances limitées à une expérience plus ou moins riche du monde Cette familiarité du natif s'accompagne d'une certaine assurance : même si l'identification des références implicites est incomplète, le message peut se révéler compréhensible dans la mesure ó il n'y a pas une quête forcenée du sens En revanche, pour l'étranger il n'est pas possible, la plupart du temps, de distinguer entre une opacité partielle et une opacité totale du sens En effet, sa compétence culturelle, si avancée soit-elle, est toujours lacunaire car elle n'a pas un espace continu et homogène dans lequel elle s'est constituée en se confrontant en permanence à une expérience pratique du monde comme celle du natif De plus, la compétence culturelle d'un membre d'une communauté linguistique est toujours socialement située, elle est donc spécifique et représente un point

de vue particulier par rapport à l'ensemble de la communauté Elle est préadaptée à un milieu dont les caractéristiques sont relativement stables et alors les cas de dysfonctionnement entre la compétence culturelle et la situation sont réduits au minimum

En revanche, les schémas de perception et d'appréciation de l'étranger sont au départ inadéquats, impropres à éviter les situations de crise : il ne peut pas toujours opérer une transformation d'une situation ambiguë, obscure en une autre maỵtrisable Il est sollicité très vite par la communauté d'adoption et aura à se situer socialement Mais lui, muni toujours des références de sa culture d'origine, aura à évaluer son propre système par rapport aux systèmes en usage dans la communauté d'adoption et à se déterminer en même temps à ceux-ci

Alors, la compétence culturelle du natif et celle de l'étranger sont, par nature, différentes et il est illusoire de se fixer comme objectif d'apprentissage que la seconde rejoigne la première La classe de langue doit être le lieu ó ces mécanismes d'analyse doivent être remis en cause, ó d'autres modes de relation, de contact doivent être proposés L'objectif de l'enseignement de la culture est de former chez l'apprenant, une

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sorte d'étranger de la culture française, une mise à distance de la réalité étrangère (la distanciation, la différenciation) et, en contrepartie, une objectivation de la culture maternelle dans les comportements face aux réalités rencontrées dans l'enseignement du

F.L.E Et certains didacticiens ont proposé le terme de «dialogue des cultures» ou les

relations interculturelles pour les comportements des apprenants dans le cadre d'une classe

de langue

Il faut rappeler que la compétence culturelle acquise au sein de la communauté maternelle - l'expérience implicite du monde, fait que les schémas de pensée sont inexplicables du fait même qu'ils n'ont jamais été présentés comme objets nécessitant une explication C'est une vision arbitraire du monde que le natif va utiliser comme un crible culturel pour tout jugement de valeurs des réalités culturelles de l'Autre en interaction avec cet étranger

En effet, un membre d'un groupe social va utiliser ce crible culturel ou en d'autre

terme issu de la psychologie sociale, une «représentation collective» présentée sous diverses appellations usuelles: «mentalités», «croyances», «valeurs», «visions du monde»,

«attitudes», «opinions», «évaluations», «préjugés», «mythes», «idéologies», «stéréotypes»

(Henri Boyer «De la compétence ethno-socioculturelle», Le FDLM, No 272) c'est-à-dire des caractéristiques ainsi que des attitudes associées à telle ou telle culture étrangère de son propre système culturel, et des savoirs préalables sur cette culture étrangère afin d'entrer en interaction avec l'Autre Face à la réalité des faits de la culture étrangère, la mise en relation de deux cultures entraỵne une redéfinition de l'identité maternelle, la reconnaissance positive ou négative des différences, la production des jugements de valeurs qui impliquent, dans la diversité de pratiques, la supériorité ou l'infériorité d'une

culture par rapport à l'autre Et alors, on introduit la notion de «compétence interculturelle» dans l'étude de la culture et dans l'enseignement du F.L.E, car «toute communication entre

deux personnes d'origines différentes est toujours une relation interculturelle» (P

Charaudeau, «L'intercuturel: nouvelle mode ou pratique nouvelle», Le FDLM, N°spécial

de Juillet- Aỏt 1987)

On pourrait croire que les connaissances des moeurs et coutumes d'une communauté nous permettent de comprendre les actes de langage et les comportements de l'interlocuteur dans la mesure ó celui-ci respecte encore les modèles d'interaction bien

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répertoriés Pourtant, la réalité des échanges quotidiens ne l'est pas toujours En réalité, dans les échanges, les interlocuteurs ont rarement recours aux principes stables et équilibrés de références, mais très souvent à un système de références bien diversifié, voire inconscient, de leur propre culture Un locuteur natif qui peut s'exprimer et décoder un discours donné d'une façon compréhensible / admissible selon les normes / les règles d’usage plus ou moins implicites de sa culture d'origine, semble incompréhensible et bizarre aux yeux d'un interlocuteur étranger, puisque l’étranger est détaché de toutes réalités socioculturelles de la culture du natif

Par conséquent, l'enseignement du F.L.E implique non seulement celui des savoirs, mais aussi de savoir-faire et de savoir-être; crée chez l'apprenant la compétence interculturelle au travers de l'interaction inévitable et enrichissante entre la culture maternelle et la culture étrangère Enrichissante, car l'interculturel n'est pas seulement un phénomène de représentations en contraste, débouchant inévitablement sur des stéréotypes, mais se configure comme un processus, un échange entre ces deux cultures visant un objectif de se débarrasser des barrières, d'établir la réciprocité et la solidarité Il faut donc pour l'apprenant :

• Acquérir la conscience que tout système de valeurs qui régit les comportements est relatif, dépend d'une culture donnée, et savoir traduire cette conscience en comportements adéquats

• Savoir identifier ce qui, dans l'interprétation d'un fait culturel étranger, relève de son propre ethnocentrisme, c'est-à-dire son crible, ses lunettes, son filtre culturel

• Savoir identifier et interpréter la variété et la complexité des manifestations d'une culture étrangère en les situant dans leur contexte social, économique, historique, etc Acquérir par là la conscience que l'appartenance nationale d'un individu n'est pas le principe fondateur de son identité, et qu'il y a d'autres définitions et distinctions pertinentes

• Savoir relativiser les différents concepts de «normalité» que les membres de cultures différentes expriment

• Savoir identifier une norme de comportement dans une culture étrangère

• Savoir expliquer cette norme et en prévoir l'application dans une situation donnée, décrire ou adopter une attitude, un comportement permettant d'être accepté dans une

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culture étrangère (Cecilia Bertoletti, «Nous, vous, ils stéréotypes identitaires et

compétence interculturelle», Le FDLM, N° 291)

La classe de langue devra donc permettre d'apprendre à percevoir les implicites autour desquels s'organisent les communautés culturelles et notre propre communauté en tant qu’un membre; à percevoir donc le fonctionnement de notre propre système C'est dans cette alternance d'ombre et de lumière que se situe l'apprentissage de la relativité

«Pour dépasser les effets désastreux de l'ethnocentrisme, l'homme doit juguler la hantise

de l'inconnu et du vide, maỵtriser les démarches d'autonomie » (Zarate, 1986 : 37), se

regarder lui-même sans complaisance Et c'est une prise de conscience de l'identité : dans

la confrontation avec l'Autre se construit une définition de soi

1.4 Enseignement du F.L.E et de la culture

1.4.1 Objectifs de l’enseignement des langues étrangères

Dans Culture et éducation en langue étrangère, (1992 , p.30) Michặl Byram

présente les objectifs de l’enseignement des langues étrangères et les classes en quatre grandes catégories

La première catégorie, intitulée «Communication», comprend deux objectifs :

- «Développer la capacité d’utiliser la langue efficacement à des fins de communication pratique.»

- «Construire une base solide pour la langue, les compétences et les attitudes nécessaires à la poursuite de l’apprentissage, à l’activité professionnelle et à la pratique des loisirs.»

La seconde catégorie, intitulée «Enseignement portant sur la langue » ou «Prise de conscience de la langue», comprend un seul objectif : «Développer une prise de conscience

de la nature la langue et de l’apprentissage des langues.»

La troisième catégorie, intitulée «Prise de conscience de la dimension culturelle», comprend deux objectifs :

- «Proposer un aperçu de la civilisation et de la culture des pays ó on parle la langue en question.»

- «Encourager des attitudes positives envers l’apprentissage des langues étrangères ainsi qu’envers les locuteurs de ces langues, et promouvoir une certaine compréhension vis-à-vis d’autres cultures et d’autres civilisations.»

La dernière catégorie comprend deux objectifs :

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- «Procurer le plaisir et la stimulation intellectuelle.»

- «Promouvoir des savoir-faire applicables à l’apprentissage au sens le plus large (par exemple : l’analyse, la mémorisation, l’inférence)»

La dernière catégorie est en relation directe avec l’appréhension de la langue en tant qu’élément du processus cognitif Prendre conscience des mécanismes de l’apprentissage des langues est, à la première vue, un savoir-faire utile permettant d’apprendre d’autres langues qui seront utiles à leur tour Pour ceux qui n’ont jamais appris une autre langue, l’apprentissage d’une langue étrangère permet de mieux comprendre le langage, puis de découvrir une culture autre que la leur, toute langue véhicule une culture en soi

Alors, l’étude d’une langue étrangère élargit l’expérience dans le domaine linguistique en permettant d’intéressantes comparaisons entre langues De plus, elle permet d’appréhender une autre culture, et à cet égard inclut des facteurs humains et sociaux Tout

au long de son cursus, on peut inciter l’apprenant à examiner ce qu’il connait avec un autre regard, notamment en ce qui concerne le comportement humain ; ainsi ses horizons seront élargis et les sentiments d’ethnocentrisme pourront se dissiper

1.4.2 Langue et culture

Dès les années 70, on a commencé à s'intéresser à la relation entre la langue et la culture dans les travaux de recherche sur la culture en psycholinguistique et

sociolinguistique Mais il faut préciser que la conception de la «culture», quelle que soit la

culture savante ou la culture quotidienne, n'est jamais séparée de celle de la langue La langue n'est pas simplement un système formel de signes (Besse, 1992), un ensemble de

réalités abstraites logiquement structurées, mais d’abord et surtout une pratique sociale (L

Porcher, 1986) La langue constitue alors un système important d'emblèmes, voire le plus important de la culture La langue, c'est le reflet de la culture En effet, elle joue un rôle primordial non seulement dans l’élaboration d’une culture, mais aussi dans son évolution, parce qu’au moyen de la langue, on peut codifier toutes les autres composantes d'une culture donnée et qu’au moyen de la langue, on peut étudier, enseigner ou apprendre une culture (Besse, 1992) De plus, le lexique d'une langue donnée reflète toujours les réalités

et les façons de pensée, de raisonnement caractéristiques de la communauté qui la parle (les connotations culturelles) Par exemple, à travers les comportements langagiers des membres d'une communauté linguistique, on peut reconnaître l'organisation hiérarchique

de la société ou de la famille (termes d'adresse, règles de politesse, règles d'interaction )

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Il s’agit de “la connaissance du monde ou savoir acquis et partagé sans lequel il ne peut y

avoir de transaction langagière” Et il s’agit également de “tout le contexte de communication sans lequel il ne peut y avoir ni interprétation ni négociation de sens”

(Kramsch, 1988 : 16) La culture et la langue sont sans aucun doute inséparables

Ainsi, l’enseignement d’une langue implique celui de la culture et de la langue en question Selon Michặl Byram (1992), la langue et la culture devraient être étudiées de concert, un aspect de la culture - qu’il s’agisse d’un artefact matériel ou d’une signification culturelle partagée - devrait être abordé à travers les éléments linguistiques qui renvoient

ou servent à l’exprimer La connaissance d’une culture et d’une société s’avère indispensable à la maỵtrise d’une langue, réciproquement, la connaissance d’une langue favorise l’étude d’une culture et d’une société étrangère Et dans l'enseignement du F.L.E, développer la compétence de communication chez l'apprenant doit consister dans la pratique interculturelle de la langue Et enseigner / apprendre une langue étrangère demande un développement parallèle de la compétence linguistique et de la compétence

culturelle Pour Henri Boyer («De la compétence ethnosocioculturelle», Le FDLM, N° 272), «la compétence ethno-socioculturelle peut être considérée comme le coeur, le

«noyau dur» d'une compétence de communication» ou selon les résultats d'une recherche

de NGUYEN Quang Thuan sur l'influence des connaissances socioculturelles sur la compétence de communication en F.L.E chez l'apprenant vietnamien, il faut, d’après les enseignants et apprenants de F.L.E étudiés, développer les quatre compétences constitutives de la compétence de communication (compétence linguistique, compétence socioculturelle, compétence discursive et compétence stratégique) dont les deux plus importantes sont la compétence linguistique et la compétence socioculturelle A la recherche d'une réponse à cette exigence, l'enseignement du F.L.E et de la culture a connu des jalons importants dans son développement

1.4.3 Enseignement du F.L.E et de la culture

Partager l’idée de Mme NGUYEN Phi Nga dans son mémoire « enseignement/ apprentissage de la culture : situation méthodologique en classe de F.L.E au Vietnam » l faut faire se rappelle des connaissances suivantes :

1.4.3.1 Rappel historique de la didactique de l’enseignement du F L.E et de

la culture

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La langue et la culture, toutes deux objets d’enseignement des Langues vivantes étrangères, sont en effet étroitement associées dans leurs evolutions meme et si, nous trouvons tout à fait evident qu’à present, elles se produisent l’une et l’autre, qu’elles s’expriment mutullement et qu’elles sont présentes l’une dans l’autre, cette réciprocité, dénuée de tout rapport de subordination entre la langue et la culture, n’a pas toujours existé

il y a quelque dizaines d’années

La langue et la culture, objet de l'enseignement du F.L.E sont intimement liées au cours du développement de la didactique du F.L.E Ce rapport si étroit n'existait pas il y a environ 20 ans La reconnaissance de l'importance de la culture dans l'enseignement du F.L.E est le fruit de bien des recherches des chercheurs et didacticiens dont

«L'enseignement de la civilisation en question» de Louis Porcher et «Acquiring

Cross-cultural Competence Four Stages for Students of French» sous la direction d'Alan

Singerman L'objectif est de proposer un modèle de réflexion sur la compétence culturelle

en français Ce modèle a été établi pour deux objectifs : améliorer l'enseignement du français en fournissant un regard cohérent sur les contextes socioculturels dans lesquels la langue est employée et contribuer à l'amélioration de la communication interculturelle Nous tenterons de dresser une évolution historique de l'enseignement de la culture au cours

de celle de la didactique des langues avec des méthodes et approches essentielles

Avec les méthodes traditionnelles, la conception la plus ancienne de “culture”

étrangère en classe de langue, est plutôt celle d’une culture savante Héritée des lettres”, des humanités grecques et latines, elle comprend la connaissance de la littérature

“belles-et de quelques arts, de la musique, de la peinture Un peu de géographie, l’histoire r“belles-etracée volontiers à travers les biographies de personnages représentatifs, la complètent Dans cette tradition, le contenu culturel, plus ou moins juxtaposé aux contenus linguistiques, va

connaître des variantes, mais le terme de “culture” reste l’équivalent de “civilisation”

Dans l'enseignement du F.L.E, on travaille essentiellement sur la langue écrite, avec des cours de «grammaire-traduction» et avec la fréquence exclusive des extraits littéraires, la culture enseignée est un synonyme parfait de la littérature

Avec la méthode structuro-globale audio-visuelle (S.G.A.V), en donnant la priorité

à la communication orale, dans le cadre d'un ensemble de situations de simulation, la réalité de la vie quotidienne a commencé à être introduite dans la classe de langue d'une manière assez naturelle grâce à l'utilisation systématique des moyens audio-visuels Certes,

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les éléments socioculturels restent rigides et simplifiés pour des demandes rigoureuses de

contenu linguistique (structural et lexical) et de dialogues «fabriqués» afin de satisfaire aux

objectifs de telle ou telle leçon du programme

L'approche communicative a pour objectif l'acquisition d'une compétence de

communication chez l’apprenant et propose donc des inventaires définis non plus en

termes de structures mais en termes de «fonctions de communication» : apprendre non pas

simplement à produire des phrases dans une langue étrangère mais à communiquer dans cette même langue (H.Boyer-M.Butzbach-M.Pendanx: «Nouvelle introduction à la didactique du français langue étrangère», p 12) ou bien pouvoir communiquer et se

débrouiller dans un pays étranger, au quotidien Et dans cette optique, l'enseignement d'un savoir linguistique ne suffit plus : on doit viser l'acquisition de savoir-faire langagiers, c'est-à-dire savoir s'adapter aux circonstances concrètes d'emploi des connaissances linguistiques selon les règles d’usage en vigueur dans la communauté étrangère en question La langue est considérée ainsi non seulement comme un simple moyen de communication, mais aussi comme une composante de la culture Et la notion de culture est vraiment introduite dans l'enseignement du F.L.E

Dans les années 80, bien des recherches ont mis l'accent sur l'importance de la culture dans l'enseignement du F.L.E, et sur le fait que l'enseignement de la culture devrait

se réaliser intimement au cours de celui de la langue Il s'agissait alors de mettre en cause les contenus à enseigner dans l'enseignement de la langue Alors les documents authentiques et les jeux de rôle sont entrés dans les classes de langue Les journaux, la radio, la télé, aussi bien que des horaires de train ou des menus de restaurant peuvent être des supports de cours dans cette perspective Du côté des pratiques, la conception fonctionnelle de la langue et de la culture tend à s’ajuster aux besoins sociaux

d’apprentissage Ainsi se développe l’enseignement de langues de spécialité, dit encore à

objectifs spécifiques, comme le français des affaires, le français de l’hôtellerie, le français

juridique…

D'après D.H Hymes, les membres d'une communauté linguistique partagent entre eux deux parties: d'une part, la connaissance linguistique et d'autre part la connaissance socioculturelle, ou en d’autres termes, la connaissance des règles morpho-syntaxiques et les règles d’usage de la langue

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C'est pourquoi, d'après Louis Porcher et bien d'autres chercheurs, à tout moment du processus d'enseignement du F.L.E, il faut absolument enseigner aux apprenants des

contenus culturels «Enseigner une langue, ce n'est pas seulement apprendre à

communiquer: par leur histoire et leur étymologie, les mots mêmes que l'on emploie, les structures, les expressions, véhiculent un passé, une culture, une civilisation.» (C

Tagliante: «La classe de langue», CLE international, p.68)

Nous sommes amenés donc à chercher à comprendre l’essentiel de l’enseignement

de la culture au sein de celui de la langue

1.4.3.2 Enseignement de la culture

Comme l’enseignement de la culture joue un rơle important dans l’enseignement de

la langue dans la mesure ó les mots d’une langue étrangère renvoient à des significations

et à des connotations à l’intérieur d’une culture donnée, créant ainsi une relation sémantique que l’apprenant doit comprendre, nous sommes tous d’accord sur le fait que cette étude est sans conteste partie intégrante de l’enseignement des langues étrangères et donc de celui du F.L.E C’est ainsi que se pose la question aux enseignants : «Qu’est-ce qu’enseigner une culture ?»

Selon Michặl BYRAM (1992, p.30), enseigner une culture, c’est «proposer un

aperçu de la civilisation des pays ó l’on parle la langue en question afin d’encourager des attitudes positives envers l’apprentissage des langues étrangères ainsi qu’envers les locuteurs de ces langues, et promouvoir une certaine compréhension vis-à-vis d’autres cultures, d’autres civilisations»

Par l’enseignement de la culture, les apprenants sont amenés à comprendre, à accepter, à tolérer les valeurs, le mode de vie du pays dont ils apprennent la langue, voire même à les assimiler tout en gardant leur identité culturelle nationale

A partir de cette conception, nous, enseignants de français, pensons qu’enseigner une culture consiste à décrire le monde à travers la langue étrangère, décrire le mode de vie, toute information, toute atttitude vis-à-vis de la culture étrangère qui apparaỵt dans l’enseignement du F.L.E Cet enseignement pourra s’effectuer de manière implicite ou explicite pendant le cours de langue pour une meilleure performance langagière Et il est nécessaire de savoir de quelle façon la culture française est abordée dans les méthodes de F.L.E et en classe de langue

1.5 Principes méthodologiques de l’enseignement de la culture

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L’enseignement de la culture exige de la part de l’apprenant une attitude dynamique (observation objectivante, participation à des enquêtes de terrain) et une démarche critique (regard décentré et prise de conscience des implicites culturels) Quant à l’enseignant, il doit jouer le rơle d’un médiateur qui vient en aide à l’apprenant, embarassé dans les faisceaux des interférences culturelles, pour franchir le mieux possible « ces zones

de turbulences », « la ligne de démarcation » qui séparent les deux univers culturels Développement l’idée de Mme Nguyen Lan Phuong « Vers une approche

interculturelle dans l’enseignement du F.L.E à travers la méthode Tout va bien », Mémoire,

Hanoi, 2008 ; selon elle, la classe de langue doit donc être le lieu ó entrent en contact la culture maternelle et la culture étrangère enseignée C’est pour cela que le professeur de langue occupe une position stratégique puisqu’il aménage cet espace de rencontre entre le semblable et le différent, l’intérieur et l’extérieur, le lointain et le proche (Zarate, 1986)

Ou d’après J-C Beacco, la classe est un «lieu privilégié mais pas unique du contact

culturel»

Il s’agit de promouvoir la connaissance de la culture non seulement pour des raisons utilitaires ou pour modifier les attitudes des apprenants mais aussi pour intégrer la socialisation dans l’apprentissage d’une langue étrangère

Le problème est que nulle description n’exclut le jugement de valeur et la subjectivité La vision que la méthode donne de la France et le degré d’apparence de la réalité dépendent plutơt du point de vue adopté dans la présentation et de la sélection d’éléments qui sont identifiables comme réels L’auteur de méthodes fait une description sélective de la France et des Français sans oublier l’importance de l’équilibre entre les aspects positifs et les aspects négatifs pour permettre d’améliorer la connaissance de la culture française, de développer la prise de conscience sociale chez les étudiants

Pour mieux comprendre l’enseignement de la culture, il nous faut examiner les approches méthodologiques utilisées dans les méthodes pour étudier ce processus

1.5.1 Approche sociologique

Cette approche traitera la question étudiée comme un phénomène social et dans ses relations à l’ensemble de la société française Ainsi, pour étudier par exemple le départ en vacances d’été des Français, on cherchera à connaỵtre les données statistiques (nombre de vacanciers, durée de vacances, dépenses moyennes par personne, etc.), les différentes

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catégories sociales et professionnelles, les destinations préférées, l’évolution du phénomène, les implications économiques, etc

L’approche sociologique nous donne, d’une part les informations de base, à savoir les statistiques et les données sociales, économiques et politiques, et d’autre part la dimension générale du problème, c’est-à-dire ses relations, ses points d’ancrage avec l’ensemble du système social français Elle permet aussi des approches comparatives avec d’autres sociétés, approches fondées non sur de «vagues impressions» mais sur la comparaison des données objectives : par exemple pour savoir si les Français sont plus ou moins « casaniers » pendant leurs vacances que leurs voisins, on doit connaỵtre le nombre

de personnes partant à l’étranger, la durée et le cỏt moyen de leurs séjours, les

destinations préférées, etc

1.5.2 Approche anthropologique

Plus centrée sur l’homme que sur les groupes et sur le concret que sur l’abstrait, cette approche permettra d’observer les questions de civilisation sous l’angle des réalités quotidiennes, de la vie de tous les jours, des habitudes et attitudes des Français : c’est la perspective des méthodes ou des dossiers dont le thème ou le titre sont «Comment vivent les Français ?» Nous prenons toujours pour l’exemple le départ en vacances des Français

On s’intéresse à la place des vacances dans leur vie, aux périodes et destinations, à leurs réactions, à leurs préférences, à leur chauvinisme, etc C’est la même façon dont les Français perçoivent et vivent les événements qui se passent en France ou ailleurs

Ainsi, cette approche corrige la part abstraite de l’approche sociologique et motive davantage les apprenants car elle s’appuie sur des témoignages spontanés, des enquêtes directes ou d’une façon plus générale sur des matériaux bruts

On doit travailler également sur des connotations car un signe culturel donne des connotations différentes dans chaque société Ce serait illusoire de prétendre enseigner aux apprenants l’ensemble des situations générant des connotations culturelles différentes mais

il est possible d’entraỵner ceux-ci à l’anticipation des malentendus en montrant que le passage d’une culture à une autre peut être assimilé, d’une certaine façon, à une opération

de conversion Par exemple, la lune évoque pour un Vietnamien la beauté, la pureté, une source d’aspiration poétique et on compare alors une belle jeune fille à la pleine lune En

revanche, un Français dit souvent d’une personne stupide «con comme la lune», parce que

la lune dans le langage populaire c’est le derrière ou les fesses ou le cul La connotation

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culturelle de la lune est donc différente chez un Vietnamien et chez un Français

1.5.3 Approche sémiologique

Avec cette approche, la culture est abordée comme un langage, composé de

«signes», au sens du terme Ce que l’on observe dans les faits, les objets ou les institutions d’une société, ce n’est plus le signifié primaire (plan de la dénotation) mais les connotations culturelles (les implicites, les représentations collectives) Il s’agit d’interpréter le réel à partir de la polysémie des données culturelles Pour l’illustrer la notion de « signe culturel », F Debyser utilise la déclaration de G Pompidou, à l’occasion

- Une réconciliation des Français après les guerres de religion du XVIe siècle (en

1969, la «grande peur» de 68 et l’épouventail de la «guerre civile» constituaient un argument pour la majorité au pouvoir)

- Le réalisme et le souci de paix, contre-argument électoral de l’époque, utilisé pour rallier des électeurs centristes pour qui la politique de grandeur et de prestige international

du général de Gaulle avait fini par sembler cỏteuse, voire aventureuse

Bien entendu, toutes ces composantes de significations sont transmises dans les mythologies nationales qui s’inscrivent dans les manuels d’histoire de l’école

A partir de ces analyses, nous comprenons mieux la notion de connotation d’un terme en tant que signe culturel : il doit être compris et accepté sans conteste par tous les

membres de la communautés dans laquelle il est employé

L’approche sémiologique va donc permettre d’identifier et d’analyser des signes culturels, faisceaux de connotations, réseaux de significations Nous pouvons ainsi appliquer la même démarche de décodage pour d’autres mythes ou signes : «Jeanne d’Arc», «l’Hexagone», «Napoléon », «Tour de France», etc

Après avoir examiné les principes méthodologiques de l’enseignement de la culture, nous voulons bien présenter ci-dessous les modèles d’enseignement / apprentissage du F.L.E et de la culture, proposés par des chercheurs et didacticiens de langues

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1.6 Modèle d’enseignement du F.L.E et de la culture

1.6.1 Modèle de Louis PORCHER

D'après Louis PORCHER, l'enseignement du F.L.E et celui de la culture doivent s'effectuer simultanément et ils sont en rapport très étroit C'est pourquoi, dans l'enseignement du F.L.E il existe un lien bien déterminé entre les objectifs, les contenus, la progression, les activités pédagogiques et l'évaluation Cela nous permet d'examiner plus précisément le contexte d'enseignement de la langue afin de trouver les meilleures démarches pédagogiques à celui de la culture

Il propose un modèle d'enseignement de la culture comportant 4 composantes suivantes:

+ Les besoins des apprenants, y compris langagiers et culturels;

+ Les objectifs des apprenants, y compris langagiers et culturels;

+ La progression du processus en proposant une liste de connaissances sociocultu - relles à enseigner;

+ Les contenus à enseigner

D'abord, il faut déterminer les besoins des apprenants Cela sert à orienter, diriger

et adapter non seulement l'enseignement de la langue mais aussi celui de la culture Pour ce faire, il faut bien connaître le public Tout apprenant, avant l'apprentissage d'une langue étrangère et donc d’une culture étrangère, est toujours muni d'un fond culturel donné acquis d'une façon plus ou moins arbitraire dans la culture maternelle: la vision du monde, les règles de savoir-vivre, l'identité d'appartenance à une communauté (Zarate, 1986) Ce fond culturel va influer sur l'attitude, la vision de ce dernier sur la culture étrangère et

provoquerait souvent l'ethnocentrisme chez lui, une attitude très fréquente dans les contacts

interculturels C'est l'attitude qui consiste à considérer son propre système culturel comme meilleur, comme supérieur par rapport à celui de l'Autre

En effet, dès sa naissance, par mille et une façons, conscient ou inconscient, le jeune homme acquiert au fur et à mesure, un système de référents de la culture maternelle

Ce sont les normes de comportements sociaux, le système de valeurs morales, esthétiques, religieuses et scientifiques que la vie communautaire et le système éducatif calquent dans

la mémoire de chaque membre Et alors, il va visionner le monde à travers cet objectif puisque ces référents ont jusqu'alors fonctionné sans grands incidents dans son système

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culturel, et cet objectif resterait valable à ses yeux, même si la réalité socioculturelle a

changé Cet ethnocentrisme lui impose des préjugés, la dépréciation de l'Autre

Pour L Porcher, l'enseignement de la culture est avant tout la lutte contre l'ethnocentrisme Alors, une bonne analyse du fond culturel de l'apprenant et de l'enseignant est très importante pour la mise sur place de l'enseignement du F.L.E

Ensuite, il faut déterminer les objectifs de l'apprenant en matière de la langue ainsi

que de la culture Il faut réaliser des tests diagnostiques auprès de l'apprenant pour évaluer

le niveau préalable de connaissance socioculturelle en culture française, chercher à savoir

ce que l'apprenant attend de l'enseignement du F.L.E linguistiquement et culturellement; d'ó une adaptation de l’enseignant à son public

Puis, la progression est l'organisation des contenus socioculturels enseignés à d'une

culture donnée, qui permet un développement cohérent et progressif de la compétence culturelle chez l'apprenant

Enfin, les contenus culturels à enseigner sont déterminés en fonction des besoins et

objectifs de l'apprenant en tenant compte des caractéristiques historiques, géographiques, institutionnelles et culturelles de son système culturel d'origine

Ce modèle n'est pas tout à fait perfectionné, mais il rend réalisable la mise en oeuvre de l'enseignement de la culture Pour L Porcher, ce processus doit s'effectuer indépendamment de celui de la langue parce qu'il dispose des particularités A notre avis,

ce modèle correspond mieux à l'enseignement de la civilisation en tant qu’une discipline à part, surtout dans la détermination des contenus socioculturels à enseigner (géographie, société, politique, littérature, moeurs et coutumes .)car le Cours de la Civilisation Française s'effectue toujours indépendamment de l'enseignement linguistique Mais ce que nous apprécions le plus dans ce modèle, c'est qu’il faut bien déterminer les besoins et les objectifs de l’apprenant dans son apprentissage pour classer les apprenants en groupes d’objectifs et motivations différents

1.6.2 Modèle de Michặl BYRAM (dans les années 90)

C'est un modèle philosophique de l'enseignement de langues étrangères qui prend

en compte des facteurs sociologique, anthropologique et psychologique Il comprend 4 composantes:

• Apprentissage de la langue;

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• Prise de conscience de la langue;

• Prise de conscience de la culture;

• Expérience de la culture

Dans Apprentissage de la langue, l'auteur met l'accent sur le fait que les progrès en

matière d’apprentissage de la langue, par l'approche communicative sont très valorisants Ceux-ci favorisent l'utilisation active de la langue chez l'apprenant, comme technique d'apprentissage et d'acquisition en prenant partiellement en compte le caractère social de la langue telle qu'elle s'emploie dans les actes de parole De plus, l'emploi des documents authentiques comme supports pédagogiques permet à l'apprenant une expérience de la langue parlée et écrite par les locuteurs natifs

Dans Prise de conscience de la langue, d'après Byram, il est nécessaire de

compléter l'apprentissage de la langue par une tentative de compréhension générale de la nature de la langue Il s'agit donc de développer par une meilleure compréhension de la culture cible une attitude positive à l'égard de l'apprentissage de la langue étrangère L'objectif de cette étape est de permettre à l'apprenant d’approcher une maîtrise de la langue y compris certaines caractéristiques des communications verbale et non verbales, l’organisation de la communauté qui la parle comme saluer, prendre congé, remercier, donner et recevoir un compliment Il conviendra d'attirer son attention sur les ressemblances et les différences avec la langue maternelle Et à cette étape, Byram préconise l'emploi de la langue maternelle

Dans Prise de conscience de la culture, les éléments extra-linguistiques

(mimo-gestuel, règles d'interaction ) de la culture cible sont présentés d'une façon plus explicite

Il importe de mettre l'accent sur la transformation de compétence monoculturelle en compétence interculturelle L'enseignant du F.L.E doit donc s'efforcer de faire comprendre

à l'apprenant les contenus culturels rencontrés en les mettant dans un contexte étranger De plus, prendre conscience de la culture de l'Autre, c'est finalement se voir soi-même comme l'Autre nous voit, c'est prendre du recul par rapport à sa propre expérience

Dans Expérience de la culture ou bien le vécu culturel de l'apprenant, il s'agit d'une

autre forme d'enseignement du F.L.E qui consiste à mettre en relation la langue et la culture françaises, à faire de la langue une partie indissociable de la culture à travers des échanges, des voyages, des contacts avec des natifs toujours dans l’environnement de la

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langue à enseigner Ce travail peut s'effectuer antérieurement, simultanément ou postérieurement par rapport aux autres composantes mentionnées ci-dessus

Le modèle de M Byram met en interaction deux cultures, culture étrangère et culture maternelle Cette vision nous conduit à redéfinir l'identité maternelle, à reconnaître positivement ou négativement des différences, à faire des jugements de valeurs qui impliquent, dans la diversité de pratiques, la supériorité ou l'infériorité d'une culture par rapport à l'autre Et la classe de langue nous permet ainsi de reconnaître les implicites de deux cultures concernées car au contact de l'autre culture, nous pouvons mieux comprendre

la nôtre

Dans la société vietnamienne, le vécu d’une culture étrangère ne se pratique pas souvent Cette expérience ne résulte qu’en général des conditions professionnelles ou individuelles de chacun, sous diverses formes: voyages d'études, voyages touristiques, stages de formation, visites et échanges en famille, entre amis Cela veut dire que ce vécu n'est pas toujours à la portée de tous les enseignants et apprenants

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Conclusion du chapitre 1

La culture ou la civilisation, c’est l’ensemble de caractères propre à une société quelconque L’enseignement de la culture fait partie intégrante de celui de la langue puisque la langue et la culture sont en relation inséparable La compétence de communication à créer chez l’élève se compose essentiellement de la compétence linguistique et de la compétence culturelle Ainsi l’enseignement de la culture et de la langue doit – il se faire de concert L’enseignement de la culture française en classe de F.L.E se pratique toujours dans un contexte interculturel et selon des principes méthodologiques plus ou moins particuliers par rapport à celui de la langue Dans l’histoire

de l’enseignement des langues, nous avons connu plusieurs conceptions sur ce processus Néanmoins, avec l’approche communicative, l’enseignement de la culture a trouvé sa juste place au sein de celui de la langue

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Chapitre 2 ANALYSE DES DIFFICULTÉS DES ÉLÈVES DE FLE DU LYCÉE À OPTION DE HUNG VUONG DE LA PROVINCE PHU THO FACE AUX ÉLÉMENTS CULTURELS DANS L’ENSEIGNEMENT/L’APPRENTISSAGE DU FRANÇAIS

Ce chapitre a pour but de présenter la situation de l’enseignement de F.L.E dans les classes spécialisées du lycée à option Hung Vuong de la province Phu Tho Nous allons analyser les problèmes concernant l’enseignement/apprentissage du français, les difficultés des élèves de F.L.E face aux éléments culturels dans les textes et aussi le programme d’étude, les matériels pédagogiques utilisés dans cet établissement et particulièrement la méthodologie prise pour cette recherche, l’analyse et l’interprétation du corpus

2.1 Le contexte général de l’enseignement/apprentissage du français au lycée à option Hung Vuong :

2.1.1 Présentation générale de l’établissement:

Le lycée à option de Hung Vuong est un lycée public qui se situe à la ville de Viêt

Tri, province de Phu Tho Etant un des premiers lycées à option du ViêtNam, et de la province de Phu Tho

Le nom lycée à option de Hung Vuong est pris sa source par sa situation Le lycée

à option de Hung Vuong se trouve sur le sol natal des ancêtres Hung Vuong est le

pseudonyme des rois Hung du pays Van Lang, qui ont fixé la capitale à Phong Châu (appartenu aujourd’hui à la province de Phu Tho)

Le lycée à option de Hung Vuong a été créé le 22 aỏt 1986 Dès sa fondation, le lycée est apprécié par le bon résultat et le bon prestige Il se trouve dans les 100 lycées qui ont les meilleurs résultats aux concours d’entrée à l’université

Les professeurs du lycée sont tous titulaires d’un diplơme de master ou de licence, ils sont sérieux, dévoués et enthousiasmes Ils ont beaucoup d’expériences dans le carrière d’enseignement En plus, presque tous les élèves sont assidus et brillants Pour entrer au lycée à option de Hung Vuong, ils doivent passer un concours difficile avec les trois matières : deux matières obligatoires ( les maths et la littérature) et une matière spécialisée choisie Ainsi, les élèves du lycée à option de Hung Vuong sont - ils les meilleurs de toute

la province de Phu Tho Le nombre d’élèves de chaque classe ne dépasse pas trente-cinq

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tandis que la moyenne nationale est de 55 élèves C’est en effet une sélection très soigneuse

Le système d’éducation du lycée à option de Hung Vuong est bien organisé Le lycée se compose des classes spécialisées en toutes matières : en maths, en physique, en chimie, en littérature, en histoire, en géographie, en informatique, en biologie, en anglais et

en français En outre, le lycée ouvre aussi des classes traditionnelles non-spécialisées Dans ces classes, sont recrutés des élèves qui ont réussi aux concours d’entrée destinés aux classes traditionnelles non – spécialisées

Ainsi, l’un des points forts du lycée à option de Hung Vuong, est - il la formation des meilleurs élèves de toutes matières de la province, la langue étrangère en général, et le français en particulier Actuellement, il compte 03 enseignants et 03 classes spécialisées de français entre 30 à 35 élèves par classe La classe spécialisée a 5 heures de français par semaine Les apprenants sont débutants, au premier semestre en dixième les élèves apprennent le français avec le manuel scolaire du français de trois ans, les professeurs résument les connaissances grammaticales et les enseignent hors du cours officiel pour que les élèves puissent suivre le manuel «Tieng Phap 10» niveau de 7 ans dans le deuxième semestre C’est un travail très difficile et dure Pour les classes de français; le «Tieng Phap

10, 11, 12» - le manuel du français de sept ans, est utilisé comme méthode principale d’enseignement du F.L.E, ce manuel développe 4 compétences: Compréhension écrite, compréhension orale, expression orale, expression écrite mais il est difficile à trouver le disque ou la cassette du manuel à la bibliothèque ou dans les librairies à la province et même à HaNoi; c’est pourquoi, les professeurs doivent choisir les autres documents (hors

du manuel) pour les enseigner Les enseignants et les apprenants du lycée à option de HungVuong doivent beaucoup travailler pour réaliser leurs objectifs Les élèves de la dixième à la douzième classe travaillent par la suite essentiellement sur les compétences linguistiques plus ou moins indépendantes pour l’apprentissage de la pratique de la langue

La classe spécialisée en français est appréciée des professeurs de français, par la capacité des élèves et surtout par les bons résultats dans des concours Malgré cela, les élèves rencontrent beaucoup de difficultés, ce n’est pas dans l’apprentissage linguistique, mais surtout dans les connaissances culturelles du pays de la langue cible Au cours de l’enseignement du F.L.E, plus ou moins conscients de l’importance des contenus culturels, les enseignants ainsi que les apprenants font beaucoup d’efforts pour une bonne acquisition

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de ceux-ci: l’exploitation de la méthode, l’auto-formation et la formation continue en matière culturelle, l’amélioration et l’innovation des méthodes d’enseignement culturel de

la part des enseignants; l’auto-apprentissage par les élèves …Pourtant, les résultats restent encore limités: la mauvaise aptitude à bien utiliser la langue dans un contexte communicatif concret est due au manque de connaissances culturelles de la langue cible, aux interférences négatives de la culture maternelle, à perdre des bonnes notes de connaissances culturelles dans les concours nationaux Les connaissances culturelles ne sont pas bien acquises Mais nous voulons, dans ce travail de recherche, nous intéresser essentiellement à l’enseignement des contenus culturels aux élèves de la dixième à la douzième classe car ce public présente des particularités exerçant des influences souvent néfastes sur l’apprentissage du F.L.E : niveau hétérogène du français, faible fréquence des contacts avec la culture française et que nous voulons traiter l’enseignement de la culture

en tant qu’une partie intégrante de l’enseignement du F.L.E, non que celui-ci soit une discipline à part

2.1.2 Objectifs de l’enseignement du F.L.E au lycée à option Hung Vuong:

Notre enseignement d’une langue étrangère vise à atteindre un triple objectif : communicationnel, linguistique, culturel Nous avons à développer chez nos élèves la compétence de communication qui prend en compte les dimensions linguistiques et extralinguistique de la communication et qui constitue un savoir-faire à la fois verbal et non-verbal, c’est-à–dire une connaissance pratique qui permettra aux élèves un emploi approprié en situation

Ainsi, les professeurs vont devoir développer l’aptitude à la compréhension auditive, à l’expression orale, à la compréhension de l’écrit et à l’expression écrite, et bien sûr à la compréhension interculturelle, condition indispensable à une bonne communication En effet, une bonne maîtrise de la langue française (capacité à la compréhension, expression orale et écrite) et un apperçu de la civilisasion et de la culture des pays francophones permettront aux élèves d’utiliser le français à des fins de communication pratique courante

En nous basant sur les finalités de l’enseignement des langues étrangères, nous avons déterminé les objectifs spécifiques de chaque cursus d’enseignement, de chaque établissement en tenant compte des particularités Dans le cas du lycée à option Hung Vuong, outre l’objectif de contribuer à la formation de futurs citoyens d’un Vietnam

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nouveau en développant chez eux leur personnalité, leur affectivité ; en les poussant à découvrir de nouveaux mondes et de nouvelles cultures tout en gardant leur identité nationale, l’enseignement du F.L.E a un autre objectif plus concret, celui de former des meilleurs élèves capables de bien maỵtriser la langue française en leur donnant de bonnes connaissances culturelles Ceux-ci pourront aider les élèves à passer les concours du français des meilleurs élèves du nation, les concours d’entrée à l’Université, à travailler facilement avec les professeurs étrangers dans les cours à l’école, à étudier éventuellement cette langue ou une autre branche dans un pays étranger ó elle est parlée le français En effet, pour satisfaire cette demande, ces derniers doivent posséder non seulement de bonnes connaissances linguistiques, mais aussi des connaissances sur la société, la culture, l’éducation, la politique, l’économie, les moeurs et coutumes ainsi que les valeurs morales

et religieuses de la communauté dont on apprend la langue Ces connaissances leur permettront non seulement de survivre, mais encore de bien s’y intégrer en évitant tout dépaysement lorsqu’on doit faire face aux réalités étrangères

C’est pourquoi, dans ce processus nous devons faire attention en même temps à deux dimensions : dimension linguistique et dimension culturelle Et dans le cadre de ce mémoire portant sur l’approche culturelle en classe de F.L.E dans notre école, nous voudrions souligner notre objectif culturel Par notre enseignement de F.L.E, nous voudrions que nos élèves puissent :

- utiliser des procédures de compréhension globale de textes écrits et oraux à partir

de documents authentiques contemporains ;

- identifier des stéréotypes et des représentations de la France et des autres pays francophones à partir des documents qui leur sont donnés

- identifier des stéréotypes et des représentations de leur pays en faisant une comparaison evec ceux de la France et des pays francophones

- identifier et utiliser les différentes sources d’information sur le contexte français et francophone disponible localement (presse, radio, télévision )

- se ménager un contact personnel avec un ou plusieurs francophones ;

- expliquer des faits propres à leur culture maternelle à un francophone ;

- maỵtriser l’usage de références géographiques, historiques, économiques, politiques propres à la culture étrangère, qui sont les plus fréquentes dans la relation culture maternelle/ culture étrangère ;

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identifier les sources de dysfonctionnement entre la culture étrangère et leur culture maternelle (valeurs morales, tabous ); savoir les expliquer à un francophone

- identifier les sources de dysfonctionnement entre la culture étrangère et leur culture d’origine (valeurs morales, tabous, ), savoir les expliquer à un francophone ; Par l’enseignement de la culture, on amène les élèves à comprendre, à accepter, à tolérer les valeurs, le mode de vie du pays dont ils apprennent la langue, voire même les assimiler tout en gardant l’identité culturelle nationale

Pour nous, professeur de français au lycée, enseigner une culture consiste à décrire le monde à travers la langue étrangère qui apparaỵt dans l’enseignement des langues étrangères Cet enseignement pourra s’effectuer de manière implicite ou explicite

On établira ainsi le lien entre la culture enseignée et la culture d’origine, étant donné que la psychologie de la cognition culturelle dans la culture d’origine éclairera les aspects psychologiques de l’expérience acquise au contact d’autres cultureles

Dans le partie qui suit, nous allons voir comment se réalise l’étude de la culture chez nos élèves dans le cardre du programme d’enseignement de langues étrangères au lycée Nous présenterons d’abord le contexte d’apprentissage de nos élèves

2.1.3 Public :

Nous avons des élèves de 15 à 18 ans Ils sont issus, pour la plupart, des familles de classe moyenne 60% ont des parents employés, ouviers ou paysan, 40% ont des parents qui ont fait des études supérieures (ingénieurs, médecins, professeur, cardres, ect) Ils ont commencé à apprendre une langue étrangère (l’anglais) il y a 4 ou 5 ans, quand ils étaient

au collège, 100% entre eux commencent à apprendre le français en dixième classe Pour la participation aux concours d’entrée à l’Université et au concours des meilleurs élèves, il est difficile à bien maỵtriser des connaissances linguistiques et des connaissances culturelles quand on l’apprend pendant deux ans Etant enseignante au lycée à option Hung Vuong pendand 10 ans, nous trouvons que les élèves de cette école ont des connaissances linguistiques assez solides après deux ans, mais ils ne possèdent pas bon des connaissances culturelles et parfois leurs connaissances restent très limites C’est pourquoi nous avons fait une enquête auprès d’eux pour comprendre ce qu’ils pensent de la culture générale, des relations entre l’apprentissage d’une langue et de la culture en question, d’ó vient des connaissances de la culture quand ils utilisent le manuel « Tieng Phap 10, 11, 12 »

2.2 Enquête et résultats d’enquête :

Ngày đăng: 22/10/2015, 12:33

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