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Báo cáo khoa học: "Variabilité clonale de la race polonica du mélèze d’Europe pour la résistance à Lachnellula willkommii" ppsx

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Lachnellula willkommi / Larix decidua polonica / inoculation / clonal variability / resistance / canker Résumé - Quarante clones de Larix decidua originaires du centre de la Pologne ont

Trang 1

Article original

Luc E Pâques Giberte Sylvestre-Guinot Claude Delatour

a Station d’amélioration des arbres forestiers, Inra, centre d’Orléans, 45160 Olivet, France

b Laboratoire de pathologie forestière, Inra, centre de Nancy, 54280 Champenoux, France

(Reçu le 9 janvier 1998 ; accepté le 19 aỏt 1998)

Abstract - Genetic variation among clones of Larix decidua polonica for resistance to Lachnellula willkommii Forty clones of

European larch selected from four native stands in the Blizyn region (central Poland) were tested for resistance to Lachnellulla

willkommii In spring 1991, artificial inoculation (mycelium on sorghum straw inserted into a hole drilled in twigs) was conducted in three French sites (Orléans, Peyrat-le-Château and Cendrieux) Each clone represented by between 3 to 15 11-year-old ramets

received between 20 to 40 inoculations The development of larch canker symptoms (bark necrosis, pathogenic resins, fructification)

was observed for three growing seasons The overall infection rate (Ti, defined as the proportion of inoculation points showing at

least one of the symptoms) varied from 10 to 30 % according to the site This confirms the rather weak to moderate susceptibility to

canker of the polonica race and reveals a strong site effect on the infection success and further development A broad clonal

variabili-ty is shown (worthy of mention is the absence of an immune clone) together with a sufficiently high level of genetic control (h

0.53-0.66 for Ti) for the selection of clones for resistance to be conducted efficiently Nevertheless, two main factors somewhat limit the scope of this study : i) the instability of ranking of clones over sites and ii) a large within-clone variability Progress in the

experi-mental use of this artificial inoculation technique is expected from a better understanding of the host-pathogen interaction process In

particular are suggested : i) the definition of optimal ecological conditions for the pathogen expression (for the choice of the

experi-mental site) and ii) a limitation of undesirable experimental noises - e.g it is hypothesised that the vigour of the inoculated twig can

influence the infection success, in which case the standardisation of twig size is necessary (© Inra/Elsevier, Paris.)

Lachnellula willkommi / Larix decidua polonica / inoculation / clonal variability / resistance / canker

Résumé - Quarante clones de Larix decidua originaires du centre de la Pologne ont été inoculés dans trois sites français (Orléans, Peyrat-le-Chateau, Cendrieux) avec un isolat de Gachnellula willkommii au printemps 1991 Chaque clone représenté par 3 à

15 ramets âgés de 11 ans, a reçu 20 à 40 inoculations Les symptơmes ont été suivis pendant trois saisons de végétation Le taux

général d’infection obtenu a varié de 10 à 30 % selon les sites, confirmant une sensibilité faible à modérée de la race « polonica »

étudiée et révélant un effet marqué du site sur la réussite et le déroulement de l’infection Une forte variabilité clonale (à noter

l’absence de clone immun) est mise en évidence ainsi qu’un contrơle génétique non négligeable de la résistance au niveau des moyennes clonales, mais le classement des clones varie selon les sites La variabilité résiduelle (intraclonale) forte, due aux effets du milieu reste un obstacle à la réalisation de tests à portée générale Des progrès sont attendus d’une meilleure connaissance de l’inté-raction hơte-parasite, en particulier par la définition des conditions optimales d’expression de la maladie (en particulier pour le choix

du site expérimental) et d’autre part par une réduction des bruits de fond liés à l’expérimentation (par exemple homogénéisation de la taille des organes inoculés) (© Inra/Elsevier, Paris.)

Lachnellula willkommii / Larix decidua polouica / inoculation / variabilité clonale / résistance / chancre

*

Correspondance et tirés à part

paques@orleans.Inra.fr

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1 INTRODUCTION

(Alpes) a été largement compromise en Europe

prove-nances alpines mal adaptées pour les reboisements de

plaine Dans ces conditions écologiques, il est souvent

(Hartig) Dennis, une des maladies les plus

domma-geables pour le mélèze [21].

populations alpines sont plus sensibles à la maladie que

celles d’Europe centrale : Sudètes (L sudetica) et Centre

Pologne (L polonica) [16].

Pologne, ces résultats ont incité les améliorateurs à

France par l’Inra gère plusieurs centaines de clones de

qu’aucune population n’apparaît totalement résistante :

qu’à la suite d’inoculations artificielles [20].

Le développement d’une méthode d’inoculation du

parasite et la définition de ses conditions d’utilisation

[19] nous ont incités à envisager de tester

systématique-ment par voie d’inoculation tous les clones des

L’objectif principal du présent travail a donc été de

diffé-rents clones du mélèze d’Europe polonica, réputé le plus

l’éli-mination sélective des clones les moins intéressants du

point de vue de la résistance Directement lié au

précé-dent, un second objectif, a été d’estimer la stabilité du

comportement de l’hôte vis-à-vis du parasite En effet,

écolo-gique et la sylviculture exercent une influence marquée

sur l’expression de la maladie [3, 8, 16, 22, 23] Pour

com-parativement le comportement du matériel végétal dans

2 MATÉRIEL ET MÉTHODES

Quarante clones de mélèze d’Europe (Larix decidua Mill.) originaires des collines de Ste-Croix (entre Kielce

et Radom dans le Centre de la Pologne) ont été utilisés,

s’agit de 40 arbres « plus » sélectionnés

phénotypique-ment par l’Institut de recherches forestières de Varsovie (IBL) pour leur forte croissance et la bonne forme de

leur tige Ces arbres proviennent de quatre peuplements

voisins, réputés autochtones : Jastrzebia (Blizyn) : clones

243 à 253, Swinia Gora (Blizyn) : clones 254 à 268,

Wilczy Bor (Skarzysko Blizyn) : clones 269 à 270 et

des arbres forestiers de l’Inra

(Haute Vienne) et Cendrieux (Dordogne) Chaque clone

y est représenté par 3 à 15 ramets Les conditions

écolo-giques très contrastées de ces trois sites faisait de ces

collections un matériel intéressant pour étudier les

570 et 200 m ; précipitation annuelle moyenne : 620,

mini-mum-maximum : 6,2-14,9, 3,4-14,6 et 5,9-17,3 °C).

2.2.1 Inoculum

chancre naturel de L decidua de l’Arboretum d’Amance

(54) Depuis sa première obtention en 1987, elle a été

succes-sives ; elle a été utilisée dans nos expériences antérieures [18, 19] Dans la présente expérience, l’isolat ré-obtenu

2.2.2 Les inoculations

ino-culum mycélien (paille de sorgho) appliqué sur une

bles-sure (perforation radiale de 1 mm de diamètre) selon la

ont été pratiquées sans désinfection préalable des

rameaux Les rameaux inoculés étaient tous âgés de

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toujours supérieur

Chaque rameau inoculé a reçu également une blessure

inoculée, distante de 7-10 cm de celle-ci Du fait du

grand nombre de rameaux inoculés, leur diamètre initial

répertoriés individuellement (1560 blessures inoculées à

Orléans, 1520 à Peyrat et 760 à Cendrieux, comprenant

22 respectivement).

2.3 Observations

juillet 93 à Orléans, octobre 92 à Peyrat, juillet 92 et aỏt

Peyrat, l’essai y ayant été interrompu après deux saisons

de végétation (oct 92, 18 mois) En effet, l’on craignait

rameaux inoculés a été mesuré; la partie mesurée a été

l’inoculation, mais non déformée par le chancre

Les critères pris en compte pour évaluer l’infection

(symptơmes : présence/absence) ont été les mêmes que

ceux définis antérieurement par Sylvestre-Guinot et

Delatour [20] à savoir : pour la présence du

conidifères) et les fructifications parfaites (apothécies) ;

L’importance de la nécrose d’écorce a été aussi prise

en compte par mesure de la longueur totale de la

Nous définissons le taux de présence d’un critère

la disparition accidentelle de certaines d’entre elles De

façon plus globale, les inoculations jugées réussies ont

Compte tenu des résultats antérieurs obtenus en matière

de jugement des inoculations [20], il n’a pas été pratiqué

Analyses statistiques génétiques

mala-die entre les trois sites expérimentaux, c’est tous ramets

taux d’infection a été considérée

Pour l’étude des performances clonales, les analyses

avons régularisé les effectifs en éliminant les résultats

qui portaient sur un nombre trop faible de points lus par

ramet (inférieur à 6) L’expérience conduite selon un

analysée par analyse de variance en considérant seul le

L’importance de la ceinturation, la longueur de la

dépression ainsi que le diamètre du rameau ont été

sont présentés.

le niveau de répétabilité des observations :

au sens strict

clones) a été estimée selon

avec σ= σ = variance génétique = variance clonale ;

σ= variance phénotypique au niveau moyenne

de clones ;

σ = variance résiduelle (variance environnem-entale) ;

sui-vant [9].

Pour étudier la stabilité des performances clonales

dans le temps et dans l’espace, outre le coefficient de

rang de Spearman, nous avons utilisé le test statistique

non paramétrique de stabilité (S4) de Hühn [7] pour

des rangs des clones classés dans chaque site est calculée

et testée par rapport à une distribution χ En cas de rejet

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l’hypothèse (stabilité phénotypique),

Pour le site de Cendrieux, des dégâts importants liés

au vent (bris de rameaux) ont réduit exagérément le

lec-ture, limitant sérieusement la précision sur ce niveau

pour ce site Par contre, le nombre de points observés par

déroule-ment de la maladie et celle de la stabilité des clones entre

3 RÉSULTATS

symptômes ; les blessures se sont cicatrisées rapidement

sans produire d’exsudation persistante de résine

La présence de symptômes, notée vers la fin de la 2e

(soit 10 % des clones) et trois à Cendrieux, différents des

précédents (soit 9 %).

cependant relativement modeste, n’atteignant qu’environ

Peyrat (tableau II) Le taux moyen d’infection par clone

dépassé 50 % Par ailleurs, aucune évolution importante

obser-vée entre la seconde et la troisième année de végétation,

indiquant une stabilisation de la situation dès la 2saison

de végétation.

Caractéristiques

chez les infections jugées réussies

L’observation des différentes manifestations de la

développement de nécrose dans l’écorce Cette nécrose

pathologique de résine À Peyrat toutefois, la résine

de résine sèche laissait à penser qu’elle avait concerné,

plus tôt en saison, 80 % des inoculations jugées réussies

également chez la plupart des inoculations réussies

Lorsque les fructifications étaient présentes, il y avait des apothécies dans 95-100 % des cas à 15-18 mois

des cas L’apparition des fructifications a cependant été

plus précoce à Peyrat (18 mois : 82 %) qu’à Orléans

Par comparaison, l’évolution observée à Cendrieux a

été assez différente Une forte manifestation résinique

les cas précédents étaient toujours liées à la présence

fréquentes que dans les deux sites précédents (68 % des

com-plets (nécrose + résine fraîche + fructifications) dans

rameaux inoculés s’est élevée à 10 % à Orléans au bout

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cumulée, (moins

Cendrieux).

végé-tation, ont montré faible variabilité La nécrose

cein-généralement

Trang 6

qui plus

rence des rameaux après 15 mois (ceinturation : 57 %)

dépassaient les trois quarts au bout de 27 mois et leur

Le suivi des manifestations pathologiques montre que

par comparaison avec ce qui a été observé à Peyrat et à

Orléans, le déroulement de la maladie a eu lieu de façon

taux de nécrose à Orléans et à Peyrat, et qu’il l’est

3.2 Performances clonales

3.2.1 Variabilité clonale

Pour tous les symptômes étudiés, mais

particulière-ment pour le taux d’infection et la fréquence de nécrose,

l’amplitude clonale est très large, en particulier sur le site

génétique À Peyrat, l’amplitude observée est plus

limi-tée puisque pratiquement réduite de moitié par rapport à

Orléans

(α = 0,001) entre clones sont mises en évidence pour

tous les caractères à Orléans (F> 2.8***) À Peyrat,

taux de signification plus faible qu’à Orléans (F 37, 123

compris entre 1,6 et 2,1, significatif respectivement au

seuil de 5 et 1 %).

Cependant, une forte variabilité subsiste entre ramets

fréquence de résine fraîche à Peyrat, amplitude = 8,3 %)

dépasse même 25 % pour le taux d’infection et de

0,12 à 0,43 (tableau IV) : t est en fait une mesure du

comme des observations multiples d’un même caractère

sur un clone donné La répétabilité est pour tous les

de la maladie

Comme mentionné précédemment, les fréquences moyennes des divers symptômes changent peu entre 15

périodes peut être considérée comme bonne : les

de 0) sont de 0,82 pour la fréquence de fructification, 0,64 pour le taux d’infection et la fréquence de nécrose

peut donc admettre que les mêmes mécanismes géné-tiques sont en jeu pour les deux périodes.

Compte tenu de la nature du matériel, il est

géné-tique des caractères étudiés Cependant, l’examen des

modé-ré à 15-18 mois sur les deux sites d’Orléans et de Peyrat

et pour tous les caractères (< 0,34) Il s’améliore

(héritabilité au sens large) La sélection porte en effet

généralement sur des clones et non sur des individus (ramets), ce qui la rend plus efficace Ces héritabilités

géné-tique moyen (0,59) à 15 mois à Orléans, pour le taux

redondant, cf tableau III), un peu plus faible pour la

fré-quence de résine mais surtout pour la fréquence des

Trang 7

Peyrat Pour tous les symptômes, les niveaux

27 mois).

inté-ressantes à considérer que dans le cas d’une diffusion

des clones par voie végétative, ce qui est au moins le cas

intraclas-se t est plus intéressant à considérer La limite supérieure

de l’héritabilité au sens strict est alors fixée par t.

3.2.3 Stabilité clonale inter-sites

mala-die déjà évoqué plus haut, il est intéressant de vérifier

trois sites

(hormis pour le taux de nécrose entre Orléans et

Cendrieux, r S= 0,37*) n’est mise en évidence (r< 0,31

ns) entre rangs des clones sur les trois sites, ce qui laisse

Hühn [7] Pour les quatre caractères étudiés, le test

montre en effet une inégalité de stabilité entre clones sur

les trois sites : S4 = 56,2, 60,2, 60,0 et 61,5 > &chi; 2 0,05, 32

ddl pour le taux d’infection, les fréquences de nécrose,

taux d’infection, 250, 252, 260, 265, 268 et 275, pour la

fréquence de nécrose, 250, 257, 261, 271 et 275, pour la

fréquence de résine et 244, 249, 250, 251, 268 et 275

4 DISCUSSION

quatre points principaux.

polonica vis-à-vis du L willkommii

Le taux d’infection mis en évidence dans les trois

Sylvestre et al [ 19] chez une provenance de mélèze

d’Europe des Alpes françaises avec la même méthode

partir d’un échantillon de clones représentatifs, apparaît

Sylvestre et Delatour [20] par recours à une méthode

d’inoculation de même type, mais moins bien normalisée (blessure au scalpel inoculée avec du mycelium sur

sup-port d’agar) et à partir de six individus seulement Ils

4 ans après l’inoculation, les trois populations testées

(Alpes, Sudètes et Centre Pologne) se comportaient

apparu réfractaire aux inoculations : la provenance alpine

à l’opposé de la provenance du Centre Pologne,

Ce bon comportement des clones de mélèze d’Europe polonica testés pourrait résulter de leur mode de

exemple porteur de chancre, est en principe écarté Les

comportement exact de l’ensemble de la population d’origine, bien que l’incidence de la maladie y soit

exemple sur un site expérimental des Beskides très pro-pice à la maladie, des taux d’infection inférieurs à 8 %

de 50 %

ceux obtenus en situations d’infection naturelle dans les

tests de provenances [16] et confirment aussi l’intérêt qui

est porté à cette race de mélèze d’Europe dans les

Trang 8

4.2 Variabilité clonale forte et niveau

variabili-té très forte entre clones est mise en évidence pour tous

que le site d’expérimentation apparaỵt plus propice au

développement du pathogène, ce qui est à l’évidence le

Parallèlement, le niveau de contrơle génétique est

cohé-rent entre les sites d’Orléans et de Peyrat Avec des

clones, l’héritabilité apparaỵt modérée pour le taux

d’infection, comparée aux niveaux observés dans

pouvoir être comparé à des résultats similaires sur

étude apparaỵt équivalent ou supérieur aux niveaux

et 0,27 que l’on peut comparer à ceux obtenus dans cette

géné-tique apparaỵt cependant suffisant pour assurer par

5 % et jusqu’à 30 % pour un taux de sélection de 1 %

4.3 Fort effet du milieu

et instabilité clonale inter-sites

1 le coefficient de corrélation intraclasse représente dans ce cas

l’héritabilité au sens strict (h ) si l’on fait l’hypothèse de

d’effet

Cendrieux) Plus grave apparemment dans ses

consé-quences serait la forte interaction mise en évidence entre

le comportement des clones vis-à-vis du parasite et les

Le problème majeur posé par ces résultats semble

donc être lié aux sites L’influence des conditions

écolo-giques (sol, climat) sur le déroulement des maladies en

patholo-gie Dans le cas par exemple du chancre à Hypoxylon

mammatum de Populus tremuloides, il a été montré que

aucune expérimentation d’inoculation concernant des

connais-sance, utilisant un même isolat d’un parasite donné,

appliqué dans différents sites La comparaison d’un

soumettant à l’infection naturelle La comparaison des

abie-tina.; la plus grande sensibilité de semis de Pinus

sylves-tris inoculés, comparée à celle du P contorta, est

contraire à ce qui est observé en plantations

compara-tives; à l’appui de cette discordance l’auteur évoque

Dans notre cas, il serait en particulier intéressant de

pouvoir définir des critères de choix du site expérimental

qui présenterait les meilleures conditions en vue d’une

hơte-parasi-te L’aspect optimal recherché sous-entend l’obtention

d’un taux d’infection suffisant et une expression la plus

large possible de la variabilité clonale Cette condition

mala-die comme l’est la population polonica.

À cet égard, le site d’Orléans est clairement apparu

comme celui ó la maladie se développe le mieux et le

plus complètement et ó une variabilité clonale

s’expri-me le plus largement Par comparaison, le site de Peyrat

Cendrieux, malgré une incidence relativement

importan-te de la maladie, il est à craindre que les résultats obtenus soient peu fiables du fait d’une expression peu typique

Trang 9

n’y malheureusement pas de raisons évidentes à

pathogène dans l’hôte et certains critères écologiques

pouvant les influencer Sylvestre-Guinot et Delatour [20]

ont par exemple clairement montré que la saison

du pathogène En conditions naturelles, Bürgi [3] a établi

proprement dite de l’hôte Les données dont nous

dispo-sons sont insuffisantes pour étudier les facteurs

écolo-giques déterminants d’autant que les effets éventuels de

arbres inoculés, différent suivant les sites

pourraient par ailleurs être à l’origine des fortes

un poids exagéré dans le cadre de la présente étude

intraclasse, la répétabilité de la manifestation des

symp-tômes entre ramets est peu élevée (t compris à 15-18

mois, entre 0,22 et 0,34 à Orléans et entre 0,12 et 0,21 à

Peyrat) Elle est cependant nettement supérieure à celle

du pin maritime (t < 0,14).

augmen-tent exagérément la variance résiduelle (variance

génétique Deux sources principales de perturbation

sché-ma expérimental et en particulier la taille de

l’échantillon ; la seconde repose sur l’hypothèse d’une

4.4.1 Taille de l’échantillon

ramet et donc par clone Le choix du premier était fixé

D’après l’étude de Muranty et al [12] à partir de

(Larix x eurolepis), six à huit ramets par clone sont

part, comme le montrent plusieurs auteurs [15], plus le

trop faibles, en particulier compte tenu des niveaux

utili-sés pour évaluer la sensibilité au L willkommii

d’inoculation) nécessaires pour d’une part éviter une erreur donnée sur une proportion et d’autre part pour

mettre en évidence une différence donnée entre deux

proportions Ainsi, avec les effectifs par clone

du taux d’infection (10 % et 30 %) l’erreur commise sur

15 % respectivement En outre, pour mettre en évidence

Statistiquement, une augmentation sensible de la

pro-portion moyenne (dans notre cas du taux d’infection

moyen > 70 %) permettrait de travailler avec des

biologique de la population-hôte testée et d’autre part, il

aujourd’hui des conditions expérimentales plus

le seul moyen actuellement disponible pour répondre à

cette contrainte d’effectifs serait de travailler sur un

vers l’âge de 5-6 ans, un ramet peut héberger environ 15

points d’inoculation et 15 à 25 ramets seraient donc nécessaires; mais si l’on voulait utiliser des sujets plus

jeunes, des ramets de 2-3 ans par exemple qui ne

Trang 10

peu-vent héberger que trois à quatre inoculations seulement,

sur le degré d’infection

au cours de son développement d’une part, et d’autre

part le niveau de répétabilité faible à modéré observé

entre les réponses des ramets d’un même clone, laissent

pourraient influencer le degré d’infection, comme cela a

déjà été suggéré lors d’études précédentes [20].

vigueur des rameaux (en terme d’accroissement en

dia-mètre) sur le succès et le développement de l’infection, il

nous a semblé intéressant de tester cette hypothèse en

mettant en relation infection et diamètre moyen des

rameaux.

les rameaux infectés ont en moyenne un diamètre

t significatif à 5 %) Cela est vérifié sur les trois sites et

Un examen des histogrammes de fréquence (non

pré-sentés) indique que les taux d’infection les plus élevés

sont assez systématiquement relevés chez les classes des

plus petits diamètres disponibles : 4 à 6 mm ou 6 à

De la même manière, sur des boutures de 4 ans

d’épi-céa commun, Swedjemark et al [17] montrent une forte

Par ailleurs, une comparaison rapide des résultats

entre les trois sites montre assez clairement une relation

la plus grande sensibilité, est caractérisé par le plus

partielle-ment liées à la vigueur des rameaux inoculés

5 CONCLUSION

À travers le comportement des 40 clones testés sur les

claire-ment que le mélèze d’Europe polonica présente une

arti-ficielle, les observations faites aussi bien dans l’aire

génétique non négligeable de la résistance à la maladie

sont également mis en évidence Par sélection, la

résis-tance pourrait donc être augmentée de façon appréciable.

Cependant, l’importante influence du milieu sur

Ngày đăng: 08/08/2014, 14:21

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