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Luận văn nghiên cứu lỗi trong dịch thuật pháp việt trường hợp sinh viên các khoa tiếng pháp tại việt nam

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THÔNG TIN TÀI LIỆU

Thông tin cơ bản

Tiêu đề Luận văn nghiên cứu lỗi trong dịch thuật pháp việt trường hợp sinh viên các khoa tiếng pháp tại việt nam
Người hướng dẫn Monsieur Binh Hong Vin, Monsieur TrinkDie Thdi
Trường học Universidad de Hanoi
Chuyên ngành Translation Studies and Linguistics
Thể loại Thesis
Thành phố Hanoi
Định dạng
Số trang 209
Dung lượng 3,96 MB

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Nội dung

En effet, de nombreux théoriciens comme Cary 1956, Lefevre 1977, Horguelin 1981, Santoyo 1987 font des études historiques et pratiques de la traduction, D’autres s'intéressent A un domai

Trang 1

ATTESTATION SUR L’HONNEUR

Paileste sor Phormeur que cells thése a ld réalisée par moi-mgme el que tes résuittals qui y sont

sont exacts ef n’ ont jamais été publics ailleurs

Dỗ Lan Anh

Trang 2

REMERCIEMENTS

J adresse mes vemerctemenis les plus sincéres & Monsieur Binh Hong Vin et Monsieur

TrinkDie Thdi, mes directeurs de thése Je ne scurais leur exprimer toute ma reconnaissance

pour leur grande disponibilité, leur rigueur scientifique et leurs précieux encouragements et

conseils qui, tout au long de ces derniéves années, ont fait progresser cette thése

Je remarcia sincévement les enseignantes qui ont participé a cette étude, notamment

Afadame Nguyễn Yén Nhi de l'Université de Hanoi, Madame Neuyén Lan Anh de Académie Diplomatique du Vietnam, Madame Nguyén Thi Thu Trang de l'Ecole Normale Supérieure de

Hanoi, Madame Céng Huyén én NY Nhiém et Madame 16 Thity An de UBcole Supérieure

de Langues Ktrangires - Université de Tue, Madame 1.8 Thi Ngoc 1a de (Université de

Langues Eirangéras - Université de Danang, Madante Tran 1.é Bao Chan de} Université de

Pédagogie de Hochiminh-ville et Madame Nguyén Lam Van Ank de Université de Cantho qui

atont aidée a élaborer le corpus de ma recherche

Que soient également remereiés le Département post-universitaire de 1 Université de

Langues et d’Ftudes Internationales - Université Nationale de Hanoi pour sa formation, le

Département de langue et de culture frangaises de l'Université de Langues et d'Etudes

internationales - Université Nationale de Hanoi gui ma facilité le travail de thése en me

dispensant des obligations professionnelles, mes collegues pour leurs soutiens et leurs

encouragements, Mes remerciements vont aussi @ tous ceux qui par leurs commentaires ef leurs critiques m ‘ont apporté une aide prévieuse

Je tiens & remercier mes parents, ma sar et mon mari qui mont soutenue tout au long

de cette aventure Leurs encauragements m'ant permis de terminer ce travatl

Trang 3

TABLE DES MATIERES

ATTESTATION SUR L?;HONNEUR:

REMERCIEMENTS

LISTE DES ABRÉVIATIONS

LISTE DES TABILEAUX

LISTE DES GRAPHIQUES

INTRODUCTION

CHAPITRE 1 - CADRE THEORIQUE

1.1 Définition de la traduction

1.2 Typologie de traductions

1.2.1 Traduction des textes Littéraires

1.2.2 Traduction des fexte: pécialité

1.2.3 Traduction auomatique

1.3 Diffférentes approches de traduction

1.3.1 Approche linguistique

1.3.1.1, Approche linguistique théorique

1.3.1.2, Approche lingnistique appliquée avec la théorie de traduction de Catford

1.3.1.3 Approche linguistique contrastive avec la traduction cormparative de Vinay &

Darbelnet (1958)

1.3.2 Approche sociolingnistique

1.3.2.1 Maunice Pergiicr ct Les fondements soctolmeutstiques de la traduction

1.3.2.2, Eugene Nida et son approche sociolinguistique

1.4.3 Définition de P erreur de traduetion et typologie d’ erreurs de traduction

1.5 Origines des erreurs en traduction

1.5.1 Maitrise insuffisante de la langue dz départ

Trang 4

1.5.1.1 Mauvaise analyse de la structure grammaticale

1.5.1.2 Mauvaisc saisic du sens duterme

1.5.1.3 Mauvaise attitude de lecture du texte

1.5.2 Insnffisance des connaissances socid-cultiircllos

1.5.3 Problémes d’expression dans la langue cible

Bilan du chapitre 1

CHAPITRE 2 - ANALYSE DES ERREURS EN TRADUCTION DU FRANCAIS EN

VLETNAMLEN DES ETUDLANTS DE 4” ANNEE

2.1, Enseignement de ta traduction dans les universités

2.1.1, Enseignement du fiangais dans les universités

2.1.2 Enseignement de Ja traduetion dans le programme universitaire

2.2.5 Mcthodes d’analyse des données

2.3 Analyse des erreurs commises par les étudiauts de 4° année

2.3.2.1, Dans fa phase de compréhension

2.3.2.2 Dans ka phase de réexpression,

CHAPITRE 3- PROPOSITIONS METHODOLOGIQUES POU!

DE LA TRADUCTION DU FRANCAIS EN VIETNAMIEN,

3.1, Critéres dune bonne traduction

3.2 Techniques de saiste du sens des termes,

tudiants en tradnetien du fang cn victramicn,

Trang 5

3.2.1 ADaide du dictionnaire

3.3.2 À I'aide das sites web à ]'Infemnet

3.3 Techniques d’analyse des relations syntaxiques

3.4, Techniques de satsic du bagage cognitif ct du contexte cognitf

3.5 Démarches a suivre dans Pacte traduisant

3.5.1, Dans la phase de compréhension

3.5.2 Dams Ta phase de déverbalisation

3.5.3 Dans la phase de rẻexprossion

Amnexc | : Textes a traduire

Annexe 2 : Typologie et sources d’arreurs

148

Trang 6

Contre-sens

eole đe Langues L:trangéres - Université de Danang Ecole Supéricure de Langues Erangéres - Université dz Hue Ecole Normale Supéneure de Hanoi

Faux-sens

Langue Varivée Langue cible Langue de départ Langue source Non-sens

Omission Texte d’anivée

‘Texte cible

‘Texte de départ Texte source Université de Cantho

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LISTE DES TABLEAUX

Nomis total des éturtianls de 4" are de tradnotion cl d’autres spécialités

Nombre total des devoirs de traduction récupérés Trreurs commnises par les étudianis de traduction et d’autres spécialités

Sources erreurs dans la phase de comprehension Sources @errowrs dans la phase de réexpression

38

62

64

89

Trang 8

LISTE DES GRAPHIQUES

Graphiqus 2.1: Synthése des erreurs ds traduction

Graphiqne 2.2 ; Exreurs dans la phase de comprehension

Graphiqne 2.3 : Lrrets dans la phase de réexpression

6A

89

Trang 9

INTRODUCTION

1 Ralson du choix du sujet

La ‘traduction joue un réle de plus en plus important dans la vie actuelle cù la communication entre ies ioeulsus de langues différentes (@ Poral on par Vécrit) constitue toujours un levier pour le développement, notamment dans le contexte de mondialisation actuelle En effet, le commerce international, les relations diplomatiques, les programmes éducatifis, les voyages, les activités comme les loisirs, les livres ou les films, les modes d’emplot pour |’électroménager, les logiciels informatiques ou Jes instructions de montage de meubles dépendent du travail des traducteurs qui essaient de transposer des idées et des informations d'une langue vers une autre

Au Vietnam, depuis son adoption de ls politique Pouverlure économique cl son

s dill

intégration a l'économie mondiale, les cchanges multiformes cnire le Victnam nts

pays y compris la Francs af Tes pays francopher

et de Traductewrs de !"Université de Paris 3 en France, I'Institut Supérieur de Traducteurs et Interprétes de l'Université Labre de Bruxelles ou Institut Libre Marie-Haps de l’Université Saint-Louis on Belgique, otc, aves de nombroux programuncs professionnalisants de formation &

la traduction, Au Vietnam, des écoles de langues ont aussi des proprammes dz formation & la

traduction coumne Université de Langues el Etudes Internationales - Université Nationale de

Trang 10

Vappremtissage de cette matiére ls font souvent des srreurs đe traduction bien quis aient

Trang 11

À Phaure actuelle, la traduction constitue un domaine qui fait objet des différentes études scientifiques En effet, de nombreux théoriciens comme Cary (1956), Lefevre (1977), Horguelin (1981), Santoyo (1987) font des études historiques et pratiques de la

traduction, D’autres s'intéressent A un domaine plus précis de la traduction a savoir la

traduction littéraire avec des études portant sur les problémes de la traduction des

ceuvres littéraires vers différentes langues cibles de Pellaumail (2000), Bruneaud (2010),

Scodeller (2009) ou des études sur les aspects culturels dans la traduction des textes littéraires de Said (1995), Pelea (2010), Krynicka (2010), Sierra (2013), ete ; la traduction

juridique avec des recherches des auteurs comme Sun (2000), Koutsivitis (1988), Grass

(1996), Sferle (2009), Geraud (2011) sur les problémes et les méthodes efficaces pour traduire des textes juridiques du francais en différentes langues (le chinois, le grec, l'allemand, éte) D’autres encore mettent l'accent essentiellement sur la traduction

automatique statistique avec un grand corpus dans laquelle on peut citer les études de

Rubino (2011), Rauf (2012), Déchelotte (2007), Azouzi (2011), Afi (2014) Ceux qui

travaillent dans le domaine de la didactique abordent dans leurs études des propositions visant a améliorer la qualité de 'enseignement/apprentissage de la traduction au milieu

scolaire 4 savoir Zhao (1989), Abrudeanu (2003), Saleh (2007) Cependant, le nombre d'études qui portent sur les erreurs des apprenants en traduction reste encore très modeste Parmi les recherches sur les erreurs de traduction, celles dans le domaine de la

traduction automatique sont toujours privilégiées, On peut citer l'étude sur l'analyse des

erreurs de la traduction automatique des noms propres de J'anglais et du frangais vers le vietnamien de Phan Thị Thanh Thảo (2014) ou celle qui porte sur la traduction

automatique des unités lexicales complexes 4 partir du web de Léon (2008) ou la

traduction automatique de la parole par méthode statistique de Déchelotte (2007), etc A

cela s‘ajoutent les problémes de la traduction technique d'une langue (le frangais) vers

une autre (I'allemand) d'Allignol (1995) ou de Gardosi (2012) Concernant un autre

domaine sur létude đ'erreurs de traduction au milieu scolaire, une thése intéressante

porte sur l'analyse d'erreurs en traduction frangais-arable d'Al-Attrache (2003) Cette

thése a pour but de trouver la/les raison(s) principale(s) des erreurs commises par les

apprentis-traducteurs arabophones et francophones A travers ce probléme, l'auteur a

essayé de savoir comment le processus d’enseignement/apprentissage des langues,

maternelle et étrangére, peut avoir une relation directe avec celui de la traduction Dans

Trang 12

cette thèse, Ï'auteur traite des erreurs linguistiques et intralinguistiques comprenant les interférences phonétiques, morphologiques, syntaxiques, dialectales et culturelles entre le

frangais et I'arabe et propose des exercices de traduction appropriés

A propos des études sur la traduction au Vietnam, on peut citer les mémoires de fin

d'études universitaires ou de master soutenus à Ï'U niversité de Hanoi sur les problémes de

la traduction des textes littéraires tels que l'incidence des éléments socio-culturels dans la

traduction littéraire: le cas de certaines nouvelles de Guy de Maupassant de Tran Ngoc Mai (2002), les problémes posés par la traduction d'un reportage littéraire : le cas de

Kỹ nghệ lấy Tây de Lé Dam Hoa Ha (2013), les récits fantastiques d’Alexandre Dumas:

quelques problémes de traduction de Pham Thi Bich Liéu (2008) , la traduction du roman

avant, pendant, aprés de Jean-Marc Parisis avant la relecture: problémes et remédia de

Nguyễn Khac Tu (2013) ou la transformation lexico-syntaxique dans la traduction

vietnamienne du roman bilingue L’enfant et la riviére de l'auteur Henri Bosco de Nguyén Van Duong (2012) II faut citer aussi des études sur les problémes de la traduction comme l'étude des connaissances culturelles dans la traduction (Etude de cas des étudiants en troisiéme et en quatriéme années du Département de langue et de culture franeaises -

Université de Langues et d'Etudes Internationales - Université Nationale de Hanoi) de

Nguyén Thanh Hoa (2010), des mémoires de master soutenus a Université de Hanoi &

savoir la traduction pragmatique - aspect théorique et pratique de Nguyén Phương Hoa

(2013), la traduction des argots modernes du frangais en vietnamien de Lé Thị Thu Huyền

(2003), les interférences dans la traduction frangais-vietnamien : causes et solutions de Bùi Thị Lưu (2009) ou les problémes liés 4 la traduction des textes techniques et

scientifiques de Dang Quéc Bao (2014), la traduction des temps du discours informatif du

francais en vietnamien de Dao Van Tuan (2009) a l'Université de Pédagogie de Hochiminh-

ville, la traduction des marques de la troisiéme personne du singulier en Vietnamien de

Huỳnh Tấn Lập (2011), l'application des trois critéres Fidélité - Elégance - Expressivité

dans wne traduction littéraire de version francaise en version vietnamienne de Trương Bich Hoa (2015) al'Université de Cantho, etc.

Trang 13

Quant aux recherches sur l'erreur de traduction, il y a deux mémoires de master

soutenus à l'Université de Hanoi: l'un porte sur I'analyse des erreurs de traduction des

textes commerciaux et propositions pédagogiques de Nguyễn Thúy Anh (2002) et l'autre

sur l'analyse d’erreurs dans la traduction des textes financiers et comptables de Nguyén Thi Nhung (2002) Dans le premier mémoire, auteur présente des problémes de traduction des termes spécialisés dans les textes commerciaux en vietnamien et propose des solutions dans le processus d’enseignement des textes commerciaux aux étudiants de francais tandis que le deuxiéme aborde des erreurs de traduction des textes financiers et

comptables et a partir desquelles elle propose des solutions de traduction convenables

pour ces types de textes Ce sont donc des recherches sur les erreurs de traduction à la

base des textes de spécialité dans lesquels les auteurs étudient les problémes de

traduction des termes spécialisé

A travers la revue de la littérature des recherches sur la traduction et l’erreur de

traduction a l’étranger et au Vietnam, nous constatons que les études sur les erreurs de

traduction sont encore limitées notamment celles sur les erreurs de traduction du frangais en vietnamien qui ne sont pas encore traités profondément C’est la raison pour laquelle nous

avons décidé de réaliser une thése de doctorat intitulée : «Liude des erreurs en traduction du

frangais en vietnamien (Le cas des étudiants des départements de francais au Vietnam)», Ce qui

est nouveau dans cette thése réside premiérement dans le choix du sujet En effet, il y a un bon nombre de recherches sur les problémes généraux de traduction tels que la traduction des proverbes, des argots, ou des obstacles de la traduction du frangais en vietnamien et vice versa mais aucune étude ne traite des erreurs commises par les apprenants dans le processus de traduction en général de fagon systématique Deuxiémement, I’analyse des erreurs à la lumiẻre

de la théorie de la traduction interprétative de Seleskovitch et de Lederer parmi les autres

théories de la traduction constitue notre propre choix pour réaliser cette thẻse Troisiẻmement, les propositions méthodologiques pour mieux comprendre le TS, les techniques d’exploitation

des outils de traduction et les techniques de réexpression en LC sont aussi des points remarquables dans cette thẻse

En choisissant ce sujet de recherche, nous voudrions faire une recherche systématique sur les erreurs de traduction commises par les étudiants dans les départements de frangais au

Vietnam Par ce travail d°identification des erreurs, nous envisageons de connaitre les causes de

ces erreurs, ce qui nous permettra de proposer des stratégies correctrices appropriées

Trang 14

Ainsi, d’un point de vue théorique, nous souhaiterions que ce travail de recherche conlribus aux dudes on Lraductologie, 4 Ja théorie des erreurs em traduction en général sl en traduction du francais en vietnamien en particulier

D’un point de vue pratique, notre techerche contribuera a identifier les difiérents types d’erreurs en traduction du frangais en vietnamien, et 4 proposer des solutions permettant aux apprenants déviter ces exreurs

2 Questions de recherche

Dans cette recherche, se posent trois questions auxquelles nous tenterons d’apporter des éléments de réponse

1 Quelles sont les principales cmc cn traduction du frangais cn victnamicn commiszs

par Jes étudiants des départements de frangais an Vietnam ?

2 Quelles sont les causes de ces erreurs ?

3 Quelles sont les solutions pour améliorer la qualité de la traduction du fiangais en vietnamien des étudiants des départements de frangais au Vietnam ?

3 Iypothases de recherche

1 Les Gtudianis des départements de frangais au Vietnam commellent toujours des

erreurs dans lours devoirs dc traduction du frangais on vietnamicn

2 Il existe non seulement des erreurs constatées dans 1a plupart des combinaisons linguistiques mais également des exreurs extralinguistiques, imputables aux différences socio-

culturellss cnire les Prangais ot les Victnamicrs

3 Hl exists toujours des solutions efficaces pour éviter ces erreurs zn traduction du frangais en vietnamien & savoir des techniques pour mieux comprendre Je TS et des techniques

de reformulation en langue matemelle

4.Objectifs de recherche

Ce travail de recherche a pour objectif de/d’

~ Identifier les erreurs les plus commises par les étudiants des départements de frangais

dans a traduction du frangais en vielnarnien,

- Identifier les causes de ces erreurs ©

+ Problémes de compréhension de la LS

Trang 15

Dans cette recherche, nous avons recueilli toutes les copies d'examen et devoirs de

traduction du (rangais en vietnamicn des Glutiants de 4° anne

de spécialiteé de tradnetion (1916 copies) et ePautres spécialités (2497 copies) des départements de francais des universités du

nord au sud du Vietnam

Pour l’analyse des données, nous pouvons utiliser la méthode statistique qui nous permet

de dénomibrer les erreurs de traduction commiscs par les cludiants dans les copies Poxarnien cl devoirs de traduction, de les classer et de les présenter sous forme des différents tableaux et les méthodes analvtiqne, descriptive et synthétique qui nous permettent ’analyser les erreurs et les causes des circurs de traduction commiscs par les ctudiants cn nous basant sur des livres, des documents et des publications et communications des auteurs spécialisés dans ie domaine de la

traduction

6 Structure de Ia thése

Notre travail de recherche se compose de 3 chapitres

Le premier chapitre est réservé au cadre théorique Mous allons présenter, dans ce chapitre, quelques điểmenls théoriquss đe ta traduction tets que 1a définition de la traduction, les différents types de traductions et les principaux courants théoriques de la traduction La définition de Verreur, de l’ermeur de traduction, la typelogie c’ereurs de traduction et tes

crigines dos erreurs de traduction y sont aussi abor

Le deuxiéine chapitre porte sur Panalyse des errenrs en traduction du frangais en vietnamien des studiants de 4° ange des départements de trangais du nord au sud du Vietnam Dans ce chapitre, nous nous concentrons essenticllement sum deux phases du processus de

Trang 16

traduction proposées par Seleskovitch & Lederer: 1a compréhension et 1a réexpression pour

faire Ja statistique des erreurs commiscs par les apprcnants ct on trouver lcs originss

Le ‘roisigme chapitre est consacré à la présentation đe plusieurs propositians méthodologiques telles que les critéres 4 respecter pour avoir une bonne traduction les démarches a suivre pour mieux comprendre le TS, plusisurs techniques d’exploitation des outils nécessaires pour Pacte traduisant ainsi que des techniques dcxpression on LC Ce qui vise &

améliorer la qualité de la traduction chez les étudiants.

Trang 17

CHAPITRE 1- CADRE TITEORIQUE

Corume son titre Pindique, ce chapitre vise ả constituer les bascs théoriques potr noe thisc, 11 comporte cing divisions pảnoipalos La prerniẻre abordk le probléme de définition de la traduction avec les points de vue de différents théoriciens La deuxiéme partie présente la

typologic de Geduetions caractérisde par le domaine précis de la traduvtion La toisiéme mentionne les courants thtoriques de Ia traduction avec trois grandes approches : l’approche

linguistique, ’approche sociclinguistique et l’approche interprétative La troisiéme section traite

le probléme de définition de I’ereur, V’erreur de traduction et la typologie @errems de traduction Enfin, la dorniére partic aborde les otigines des crreurs on traduction, de 1a maitrise insuffisante de la LD 4 I’insuffisance des connaissances socio-culturelles en passant par les problémes expression dans Ja langue malemelle

Depuis des siéctes, les meiflenrs esprits n’ont pas hésité 4 proclamer que 1a traduction constituait cn soi unc impossibilite

Corvantés, on Espagne, compare la traduction 8 un tapis mis 4 Ponvars : «Tous les motif soni la, mais rien de leur becuué n'est perceptible y (cité par Cary, 1958 ; 25)

En Allemagne, Humboldt, un des traducteurs les plus conmus, proclame: «Jute

traduction me puraii incontestablemeni une ternative de résoudre une tache irréalivable» et

Schlegel «La waduction est un dual a mort on peril inevitablement celui qui iracat ou celui qui est traduit» (Ibid, 25)

En Angleterre, Borrow affirmne : «/.a tradkotion est, au mien, un éeho», (sid, 25)

Trang 18

En Tranes, đepuis Joachim đa Bellay jusqu'ả Vietor Iugo, en pasaant par Volaire estimait que les traductions augmentaient les fautes d'un outrage et en gataient les beautés

Or, la traduction existe at se développe de sigcle en sitcle, «Et portant on rade !, a

affinnd Galiiée, Alors, qwesl-ce que e’est que fa traduction ?

Acstuellement, cette question engendre toujours des controverses Bon nombre de théoriciens et de praticiens de la traduction sont d’accord en ce qui eanceme la diftteulté de

donner une définition perlinenic de la traduction,

Larousse, un dictionnaixe de Iinguistiquedétinit la traduction comme I"saction de faire passer, un message d'une LD dite LS dens une LA dite LC» (1994; 486), La traduction, qui signific galement eiterprétation, facan d'exprimer, de correspondre a», rowois done a un processus, 4 un résultat ou a un produit

‘Au sens strict, Ia traduction ne conceme que les textes écrits quand il s’agit de langue partéc, on paslera d’intzrprélation

Sur le plan linguistique, Newmark’, professeur 4 l'Université de Suey et partisan

passionn€ de l’approche linguistique insiste fermement sur les mots d’un texte

Fedorov cherche & mener une étude systématique de la traduction suivant un paradigme

linguistique dans son ouviage L’iniroduction a ia théorie de la traduction parce quil est gonvaineu que «tole la théorie de la traduction duit dire incorporée dans lensemble des

disciplines linguistiques » (cité par Larose, 1989: 11)

D’autres auteurs ont ta méme conviction et s*évartuent @ faire de la traduction un domaine parmi d’antres de la recherche en lingnistique Vinay& Darbelnet, deux chercheurs canadiens de Ja théoric de Ja traduction, dans leur livre Strlistique comparée du francuis et de Fanglais défmnissent la traduction comme «le pavsage d'une langue A une langue B, pour

exprimer une méme réalité X» (1960 : 20) Le mécanisme de la traduction n’est rien d'autres

que Ia stytistique comparée Colleci ost fondée sur ta conmaissance do deux structures linguistiques ancrées dans deux cultures qui, par nature, appréhendent la réalité de fagon différents

Un grand chercheur de la traduction, Mounin, affirme que «la traduction consiste à produive dans la LA Uéquivalent naturel te plus proche du message dela ID, d aboard quant a

Wewmrark, P, (1982),Anproarhes ta Translation, Oxford & New York : Pergamon,

Trang 19

Ja signification puis quant au style» (1963 : 12) Celti-di cstirne que les problémes de traduction ane peuvent tire éclairés en premier liew que dans le cadre de ta science linguistanee» (bid, 17) Chez Mounin on observe la primauté de la signification; la forme, le style et l’expression

Viermenl ersuile

Dans son ouvrage.4 Linguistic Theory of Translation, Catford affirme que«la traduetion

esl une opération réalisée sur les langues: un processus de substitution d’im texte duns ume

langue par un texte dans une autre langue» (1965 : 20) Ia théorisé son approche de traduction

sur la base d'une conespondance formelle et Pune équivalence lextuetle

Ladmiral est du méme avis mais il est plus mmancé que ses prédécesseurs en disant «La

traduction est un cas particulier de convergence linguistique : œa sens plus large, elle désigne toute forme de médiation linguistique permettant de transmettre de l'information entre

pentes.» (1994-11)

locuteurs de langues diff

Pourtant, il existe un certain nombre de théoriciens qui considérent 1a traduction comme

unc pratique simiotique plutét qu’unc opcration linguistique, o’est-a-dire c’est de faire cc qui

était énoncé dans une langue le soit dans une autre, en trouvant Péquivalence de sens et de

valeur des deux dnoncés

Selon Gile dans La traduire, la comprendre, et apprendre, a traduction est «une activité linguistique réulisée sur des lextes, et les principaux facteurs déterminant la traduction sont des structures d'équivalence absiraites, définies syntaxiquement et sémantiquement »

(005: 37)

Quant & Dubois, «traduire, c'est énoncer dans wie autre langue fou LC) ce qui a été

gnoncé dans une LS, conservant les équivederus sémantiques et stylistiques » (1973: 490)

Pour Nida & Taber, «la traduction consiste a reproduire dans ta langue réceptrice te message de ta LS au moyen de l’équivalent le plus proche et le plus naturel, d’abord en ce qui concerne le sens et ensuite en ce qut concerne fe style.» (1971: LL)

Concemmnt ta notion de cultne đang Ta, traduction, Te traduciologue José Lambert (T988)

de /'Université de Louvain l’a minutizusement analysée et il en est arrive remettre en question les relations entre les langues et la culture, entre les peuples et leurs cultures respectives, mais une analyse de tous les points de vue des cultures impliquées dans le processus de transfert est essonticlle de Ja part du traductowr, Evo lui-méme affitme ; «On a déjtr dit, of Hidde est établie,

qu'une traduction ne concerne pas seulement un passage entre deux langues, mais entre deux

Trang 20

cultures, ou deux encyelopédies Un traducteur tient compte des régles linguistiques, mais aussi

d'éléments culturels, au sens le plus large du terme » (2007 : 190)

Ballard (2006) partage aussi cette idée en disant que Ia traduetion - contact de langues et

de cultures Pour lui, la traduction n’est pas simmplement une opération sur les langues mais sur les discours produits 4 l'aide des langues dans des cultures différentes Traduire s"accompagne

un désir de découverte des nouveaux horizons culturcls ct de s’cnrichir au contact de ccux-ci

Pour ces auteus, la langue est indissociable de la culture Ainsi, on ne traduit pas des faits linguistiques mais des faits culturels

D’aprés Moskowitz, «La traduction est un acte de communication Par conséquent, le

traducteur doit comprendre pour faire comprendre iz son lecteur » (972: AR)

A som tour, Delisle considére 1a traduction comme un «processus intellecnsel par lequel

un message dorné est transpose dans une autre langue» Toujours sclon lui, «Tradure n'est pas comparer, mais fondanentalement réexprimer un vouloir-dire manifesté dans un texte doté d'une fonction canmunicative précise Cette opération intellectuelle suit le modéle de la

conmnmication mitingue.» (1984; 16)

A travers evs definitions, on pout trouver que tous los théoricicns abordent les problémes universels de la traduction parmi fesquels une certaine somume d’éléments qui se retrouvent dans foule traduction sord lingnistique, sémantique, stylistique, culturel, etc

pologic de traductions

En faisant la recension des théses el des ouvrages sur la traduction, naus constatons qu'il

y a trois grands types de traductions

- La traduction des textes littéraires

- La traduction des textes spécialises

~ La traducuơn aulonalique

1.2.1, Traduction des textes Ilttératres

La ‘traduction littéraize vers quelque Iangue que ce soit posséde des caractéres qui la distingnent de la plupart des auires tâchos langagières car la traduction littéraire pose beaucoup

de problénncs inamenses, Le traducleur de cc type de texte doit le passer d'une langue dans une

autre et la différence entre deux langues éléve une barriére entre le texte écrit et le lecteur qut

Trang 21

pense et lit dans l'autre C°est pourquoi, les ceuvres littéraires constituent une mine pour que les

chercheurs qui ctudicnt la traduction puissent cxploiter

Le tradueteur doit démontrer une appréciation de sentir et pour différents styles, des tons

et des muances 4 la fois dans les langues source et cible, recréant ainsi l’ambianee de J’original

La traduction littéraire vise 4 simpiement changer les mots dune langue à 1"autre, il s’agit de la

tache complexe dont le traducteur ost charg En Wautres termes, le traductour doit laisser le

méme impression sur le lecteur du ‘TC que Pauteur fait sur le lecteur du T'S

Landers dit :

«Outre qu'une parfaite maitrise de la LS, le traducteur littéraire dott posséder

tna connaissance profonde de la LC fin réalité, 8tre on amour avec Vune ou lex

deux langues, si ce n'est pas une nécessité absolue, c'est un trait fréquenment

trouvé parmi les meilleurs traducteurs littéraires et les plus prospéres.» (2001 :

7

Au cours de ces dernigres années, de nommbreuses recherches ont dé effectuées sur Ta

traduction des textes littéraizes Elles prennent des ceuvres littéraires comme corpus pour analyser Jes registres de Ia LD, les eléments cultwrels et leurs transterts en LC Les genres littéraires sont és variés, les chercheurs peuvent choisir des ramans, proses, poémes discours

comiques cte pour étudicr la traduction du fiangais cn LC (cn grec, arabe, hongrois, chinois,

Japonais, persan, vietnamien, etc.)

1.2.2 Trades ni dex textes de spd

Tl existe un domaine de la traduction que I’on désigne ici sous Lappcliaion de

's besoins dans unc économic

«traduction spécialiséen Elle est née pour répondre aux diffe

mondialisée axée sur la science, la technologie et I’hyper-spécialisation, La traduction spécialisée désigne I’acte de traduire ponetivel, tributaire d'une finalité précise et ayant ume visée

professionnelle avérdc Sous cette dénowwination sont clas

plasicurs formes de traduction qui possédent un objectif spécifique, en particulier aide & a décision dans divers domaines de spécialité qui exigent le recomrs à la traduction: traduction économique (Delisle, 1988), traduction juridique (Bocgust, 1996), traduction médicale (Lec-Jabnke, 2001)

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Parmi ces domaines, on s'intéresse le plus a la traduction juridique car dans le

contexte actuel de la mondialisation, les relations contractuelles prennent toute leur

importance, et l'accroissement des accords transnationaux entraine une réelle imbrication

des systémes juridiques Et la demande en traduction juridique ne cesse d'augmenter

La traduction juridique pose des problémes qui lui sont propres La langue du droit présente également le paradoxe đ'avoir été soigneusement fagonnée, mais d’étre

hermétique et ambigué Comme le signale Gémar, «les juristes pratiquent un discours souvent obscur et tortueux 4 souhait, et cela dans la plupart des langues véhiculaires, en Occident tout au moins.» (1979 : 45)

Le droit étant un phénoméne social, le produit d'une culture, comme |'énonce

Gémar, il acquiert dans chaque société un caractére unique De ce fait, le discours du droit

est porteur d'une dimension culturelle qui se refléte non seulement dans les mots ou les

termes propres 4 un systéme juridique, mais aussi dans la fagon de les exprimer

1.2.3 La traduction automatique

La traduction automatique est née au milieu du XXe siécle aux Etats-Unis, sous

Vimpulsion de la Défense américaine, soucieuse de posséder des systémes de cryptographie et

de traduction susceptibles de faciliter le renseignement en langues étrangéres dans le contexte

de la guerre froide naissante Dés la fin des années 1940, le cryptographe Warren Weaver

produit un mémorandum qui pose la question de la faisabilité de la «Mechnical Translation» en

se référant a la théorie de l'information de Shannon et Weaver (1948) Pourtant, la traduction

automatique est ulilisée de fagon trés restreinte dans le domaine de traduction technique et

scientifique La traduction littéraire est hors de portée des machines

La traduction automatique ne peuvent atteindre l’exactitude ni la qualité de la traduction

humaine mais une série de projets est mise en ceuvre dont l’objectif affiché est la traduction a

grande échelle On peut citer les approches novatrices dans ces projets : la résolution des

ambiguités 4 l’aide de méthodes statistiques (Kaplan & Casey, 1958), l’analyse syntaxique fondée sur une approche sémantique (Masteman, 1957, Melcuk, 1960), l’ébauche d’un systéme basé sur les mémoires de traduction (Koutsoudas & Humecky, 1957), la conception de dictionnaires électroniques fondés sur I’analyse morphologique (Oettinger, 1960), ete.

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Cet extraordinaire élan théorique et pratique va prendre fin au milieu des années 1960

car la traduction automatique et plus tard la traduction assistée par ordinateur donne des

résultats peu satisfaisants,

En Europe, on assiste au méme mouvement de réorientation des recherches au profit de

Ja linguistique informatique Ainsi, en France, le CETA (Centre d’Etude pour la Traduction

Automatique), qui avait été créé en 1959 sous l’impulsion du ministére de la Défense, a opéré

un virage théorique analogue @ celui des Américains (Lofiler-Laurian, 1996)

Depuis les années 2000, la traduction automatique connait pourtant un renouveau

indéniable 4 la faveur de la révolution informatique et de 1a génération du web multilingue Le besoin en traduction n'a jamais été aussi pressant, contribuant du méme

coup A dynamiser les recherches et 4 multiplier les applications, Mais la contribution des

1.3 Différentes approches de traduction

Selon Guidére (2011),il existe de nombreuses approches explicatives de la traduction

Chaque approche se caractérise par une terminologie propre, des catégories spécifiques et une

méthodologie distincte On peut citer :

= Les approches linguistiques : la traduction est une partie de la linguistique avec quatre branches principales (linguistique théorique avec Les problémes linguistiques de la

traduction et Linguistique et traduction de Mounin (1963, 1976), Traduction et linguistique

de Schmitt (1981), LinguisticAnalysis and Translation de Firth (1957); - linguistique

appliquée avec A Linguistic Theory of Translation: Essay in Applied Linguistics de Catford (1965) ; linguistique comparée avec LaStylistique comparée du francais et de l'anglais de Vinay & Darbelnet (1958) et la sociolinguistique avec Les Fondements sociolinguistiques de

Ia traduction de Pergnier (1978)

- Vapproche herméneutique : la traduction est fondée sur un processus de compréhension

de type empathique avec le représentant Steiner dans After Babel (1975)

- approche textuelle : la traduction est étudiée dans le cadre de l’analyse du discours avec

L’Analyse du discours comme méthode de traduction de Delisle (1980), Théories

contemporaines de la traduction de Larose (1989).

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- Les appraches sémiatiques: l'étude des signes et des systèmes de sigrification et leur camparaison peuvent contribuer 4 une meilleure compréhension du sens, On peut citer Jakobson avec Les Aspects linguistiques de fa traduction (1959)

- Les approches communicationnelles : étude de fa traduction s'inspire des sciences le la cammunication avec Discourse and the Translator de Hatim & Mason {1990}

- Les approches cognitives: la traduction est envisagée comme un processus de compréhension et de reformulation du sens entre deux langues, intégrant un traitement particulier de l'information Certains chercheurs représentatifs de cette tendance sont Glle avec Regards sur la recherche en Interprétation de conférence (1998), Séguinot avec The Translation Process: An Experimental Study {1989} ou Lorscher avec Process-Oriented

Research into Translation and Implications for Transtation Teaching (1992)

A cdté des approches qui désignent une orientation générale des études & partir d'un point de vur disciplinairs particulier, Guidre ouve un ccrlain nembre ds théories spécifiques &

la traduction avec des constructions conceptuelles qui servent 8 décrixe, 4 expliquer ou a modéliser le texte traduit ou Je processus de traduetion & savoir la théorie interprétative avec la théoric du sens vt les processus de traduction de Scleskovitch & Lederer ; 1a théoric dc action avec laquelle la traduction est envisagée avant tout comme un processus de communication interculturelle visant & produire des textes appropriés & des situations spécifiques et & des

conte ( cst développée par Manttari (1984) ; la thóợr lon Iaquclls

la traduction est envisagée comme une activité humaine particulitre, ayant une finalité précise

đe skopos) avec les représentants comme Vermeer dans Skopos and Commission in Translational Action (1989), Nord dans Skopos, Loyally, and Translation Conventions (1991)

Quan à Mumday (2001), il a un autre regard sur la distinction des approches el modéles

de la traduction En effet, il cite approche de changement dans Ja traduction (the translation shift approach) dont les représentants sont Vinay & Darbelnet (1958) avec leurs deux stratégi

ct scpt procédures de traduction, Catford (1965) qui introduit le terme «shift» (changement)

dans la traduction, van Leuven-Zwart (1989, 1990) avec un modéle tres détaillé sur l'étude du

changement dans la Iraduction; approche foncliounelle ef cornmunicative donl les représentants sont Reiss (1971) avec la typologie de texte et Ja fonction du langage dans la traduction, Manttari (1984) avec la théorie de action dans Transiatorisches Handein : Theorie und Methode, Vermeet avec la théorie du skopos et Nord (1997) avec le modéle d’analyse des textos bas¢ sur la théoric fonctionnelle ; approche d’analysc du discous ct du rcgistre avec vin

introduction to Functional Grammar de Halliday (1994), Zranslation Quality Assessment: A

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Model Revisited de House (1997), Jn Other Words (1992), Discourse and the Translator (1990)

de Baker et Translator as Communicator de Hatim & Mason (1997)

On peut constater que méme si Guidére et Munday ont de points de vue différents sur la

classification des différentes approches et théories, celles-ci appartiennent généralement 4 trois

grands domaines: linguistique (approche textuelle, l’approche sémiotique, I'approche

danalyse du discours et du registre, etc.), communicationnel (les approches

communicationnellss, théorie de ’action) et cognitive ("approche hermeéneutique, les approches

cognitives, la théorie interpretative)

Nous n’avons pas l’ambition daborder ici, dans le cadre de ce travail de recherche, toutes les tendances et les approches de la traduction, Nous allons done présenter ci-dessous quelques théoriciens représentatifs de trois grands courants de recherche sur la traduction : linguistique, sociolinguistique et interprétative pour mieux voir leur point de vue sur la traduction et I’évolution dans I’étude de cette discipline

1.3.1 Approche linguistique

Avant d’entrer en détail les approches linguistiques de la traduction les plus connues, il

convient de s'arréter un instant sur ce que l'on entend par linguistique

En 1916, dans Le Cours de Linguistique générale, Saussure a défini la linguistique comme «une

science du langage» qui a pour objet de décrire les langues comme un systéme de signes linguistiques (le signifiant et le signifié) et comme l'étude du fonctionnement du langage en tant que systéme de

regles

La linguistique peut affecter la traduction pour les raisons suivantes :

1, Lobjet de la linguistique est la langue avec des éléments tels que la phonétique, le vocabulaire, la grammaire Le point de départ et de destination de la traduction est la langue: le traducteur doit travailler avec la LS 8 I'écrit et à oral pour transmettre fidélement l'information dans la

Lc

2, La linguistique notamment la linguistique structurale avec des méthodes de recherche pertinentes, y compris les méthodes de recherche sur les facteurs directs qui ont créé les conditions nécessaires a la traduction La description de la langue de la plus petite unité (phonémes, morphémes)

au plus haut niveau (phrase, texte, discours) a montré les caractéristiques de chaque langue pour analyse

La théorie de la traduction linguistique néglige presque tous les produits discursifs créés par

une société culturelle Toutefois, certains points de vue des théoriciens linguistiques sur la traduction

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ant une certaine valeur Naus allons citer cl-dessous trois branches de 'apprache linguistique avec les

auteurs représentatifs

1.3.1.1 Approche linguistique théorique

La linguistique théorique est considérée comme une étude scientifique du langage qui a développé le plus amplement ses recherches Son but est de fournir des descriptions des dannées et

en faire connaitre les régles La Jinguistique aus sens large doit mettre en ceuvre des modéles de Vutilisation du langage et des processus de la communication linguistique qui doivent expliquer le rôle

du langage dans le contexte interhumain, social C/est surtout de la description de la structure du

langage que s'est occupée la linguistique dans ces derniéres décennies

1.3.1.1.1 Roman Jakebson et Les aspects linguistiques de la trasection

Létude d’équivalence de Jakobson a donné un nouvel élan a Fanalyse théorique de la traduction car il intreduit la notion de «équivalence dans ja olfférence» En se basant essentiellement sur approche sémiotique de la langue, il suggére trois types de traductions:

«i.e traduction intralinguale ou reformulation consiste en t'interprétation des signes

linguistiques au moyen d’autres signes de la méme langue

2.La traduetion interlinguafe ou traduction praprement dite consiste en Finterprétgtion

des signes finguistiques au moyen d'une autre langue

3.La traduction intersémiotique ou transmutation consiste en Finterprẻtation des signes

finguistiques au moyen de signes non linguistiques) Ce type de traduction se fait entre

les systemes de signes» (1953 : 79}

Parmi ces trois types, la traduction interlinguale nous intéresse le plus et est définie par cet auteur comme l'intesprétation de signes linguistiques sources par d'autres signes linguistiques cibles

En effet, si on traduit un mot frangais comme «fromage» en vietnamien, on a I"quivalent «phd mats

Les Anglais et les Italiens ont d’autres signes équivalents comme «cheesen et «formaggion

Ul peut étre conclu que la théorie de Jakobson est basée sur son approche sémiotique de

Ja traduction selon laquelle le traducleur doit @’abord décoder le message de la LS, erée ensuile

le message équivalent dans la LC

1.3.1.1.2 Georges Mounin et Les problémes théoriques de la traduction

Comme Jakobson, Mounin a tendance 4 voir la traduction comme une branche de la

linguistique En effat, dans son outage Les problémes théoriques de ta traduction, il dit que

«la traduction, donc, est un contact de langue et un fait de bilinguismes (1963 ; 266)Fi plus

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loin eneore, il aflrme : «cerfss Ì'acfivtả traduisant, imjplicitemeHf n'esi ƒamai absente de la

lingHiylujue.»

Vobjectif de Mounin est de faire accéder la traductologie au rang de #sciences mais il ne voit pas d’autre possibilité que de passer par la linguistique C’est pourquoi, il revendique pour I'étude scientifique de la traduction le droit de devenir une branche de lalinguistique On peut voir "influence

de la linguistique théorique dans son ouvrage qui traite des problémes suivants

1, Linguistique et traduction

2 Les obstacles linguistiques

3 Lexique et traduction

4 Visions du monde et traduction

5 Civilisations multiples et traduction

vie maiérielle» (1963 ; 63) Ces facteurs posent aussi dz grands problémes pour la traduction

La question de Pintraduisibilité accupe aussi une place importanle dans la réflexion de Monnin, mais sa réponse est muancée ll dit: con démontrerair que la coincidence

traductionnelle exacte de deux éléments d'un méme champ sémantique, dans deux langues

différentes, est presque toujours impossible» (Ibid 78 - 79) Lin théorie, les tmités de base de

deux langues (phonémes, monames, etc.) ne sont pas toujours comparables

L’approche linguistiquz théorique dans 1’étude de ta waduction de Mounin présente on fait inconvénient de détacher de la traduction du champ de 1a linguistique pour la rattacher 4

celui de ta cormmunication, fandis que celtz đermiẻre connait aujourd*hui un

sssor équivalont &

celui de la Linguistique au si¢ele dernicr

1.3

Approche linguistique appliquée avec ka théarie de traduction de Catford

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La linguistique appliquée est une branche de la linguistique qui sintéresse davantage aux applications pratiques de la langue qu’aux théaries générales sur le langage Pendant longtemps, la traduction a été pergue comme une chasse gardée de [a linguistique appliquée L’exemple typique de cette approche est le livre de Catford intitulé A finguistic theory of translation An essay in applied linguistics (Une théorie linguistique de la traduction Un essoi enfinguistique appliquée), dont le titre est sans ambiguité quant 8 la nature de approche

Dans son livre, Catford a défini la traduction comme eune operation réalisée d’un texte dons une langue por un autre texte dans une autre langue» (1965 +1) Cette définition de la traduction refléte bien son approche linguistique : «comme ta troduction a trait dư langage, Fanalyse et la description des processus de traduction doivent recourir essentiellement aux catégories mises en czuvre paur la description des langues» (préface du livre)

La notion d'«équivalence» ast fondamentale dans la théorie de la traduction de Catford Pour lui, «le probleme central de la pratique traductiannelie cansiste a trauver les équivolents de traduction dans fa tC Une tdche centrale d'une théorie de ta traduction est celle de définir la nature et les conditions d’équivalence de traduction» (\bid., 11} Celui-ci (Ibid., 27} classe l'équivalence en traduction en deux catégories et en fait une distinction assez nette :

- al/équivalence textuelle» est toute forme de TC dont "étude permet de dire qu’elle est equivalent d’une forme de TS

~ alacarrespondance formelfen se compose des différentes catégories de la LC occupant la méme place que celles dela LS

Tout en s‘intéressant 4 des applications pratiques de la langue, Catford propose divers types

đe traductions :

1 La traduction «integrates, par opposition à latraduoHon «partielle», parce qu'ellz Seffeviue au niveau des synlngmes cl non pas des mots simples Alors, il y a corespondance formelle lorsque les différentes catégaries đe la LƠ occupent la même place que celles de la LS

2 La traduction «totafex, par opposition à la traduction wrestrictiven, parce qu’elle concerne les niveaux du langage (phonologique, graphologique, grammatical ou lexical) et non pas des

usages particuliers Le but que veut atteindre Catford avec la traduction totale est de trouver

des eéquivaiences textuelies» et leur substitution ; sUne équivalence textuelle est tout texte

ou partie de texte dons un langage qui est retrouvée dons un contexte particulier, par des

méthodes décrites ci-aprés, qui sont 'équivalence d'un texte ou d'une partie de texte dans un

autre langage donné » (Ibid., 27}

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Catford (Ibid., 101) suggére qu’il existe deux principaux types de changements de traduction, les changements de niveau dont les éléments ont des niveaux linguistiques (la grammaire) at les changements de catégorie (le lexique) qui sant divisés en quatre types =

LeChangement de structure», au niveau des rigles de grammaire entre la structure de fa LS et celle de la LC Par exemple, la phrase en francais «J'aime le jazz» avec Ia structure pronam sujet + verbe + complément d’abjet direct est traduite en italien «mi piace il juzz»avec la structure complément d‘objet indirect + verbe + sujet nominal

2 «Changement de classification», quand un élément de la LS est traduit par un élément de la

LC qui appartient & une classe grammaticale différente V'exemple donné par Catford est «a medical student» en anglais et cun étudiant en médecine» en francais, Ưadjecti{ medical dụ groupe de mots en anglais est transformé en nom en médecine en francais

3 «Chongement d’unité», ily a changement quand léquivalence de la traduction dans la LC est différente de la LS au niveau de la higrarchie des unités linguistiques de la phrase, proposition, mot, morpheme)

4 «Chongement d’intro-systémen, la LS et la LC possédent des systémes qui correspondent formeliement & leur constitution, mais parfois la traduction implique la sélection d’un terme non-correspondant dans le systéme de la LC Par exemple, le singulier advice en anglais devient pluriel des conseils en frangais

II faut avouer que Catford a appliqué les progrés de la inguistique dans la traduction de facon systémique Pourtant, la typologie de traduction de Catford sera critiquée pour deux raisons : d’une part, parce que les traductologues sont unanimes sur le fait que la traduction totale n’existe pas et qu'il s‘agit d’une vue de esprit ; en pratique, il n'y a que des traductians partielles parce qu'il n'y a pas d'identité de signification interlinguistique ; d’autre part, parce qu'il s‘agit davantage, dans cette typologie, de correspondances formelles que d’équivalences a proprement parler; la traduction ne

peut se réd

4 la concordance de la farme au contenu des langues vistes

Sdan lui, il existe deux situations of la traduction peut s‘avérer impossible : Vintraduisibilité linguistique et Vintraduisibilite culturelle L’intraduisibilité provient de

V'absence d’équivalents dans la LC et l’intraduisibilité culturelle renvoie 4 l’absence d’éléments culturels dé Ja 1.8 dans la culture de 1a 1.C

Quoi quil on soil, Papproche linguistique de Catford apptiquéc à la tradnoliơn rofléte suatout état de la théorie linguistique & son époque IL n’amrive done pas 4 percaveir que la différence provient du lien étroit entre langue et culture, et que, par conséquent, on ne saurait que réduire la lraduction & un transfert purernent linguistique Tl faut atiendre Valfirmation de ta

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socioinguistique pour saisir les liens existant entre les niveaux du texte et les réalités exira-

textuclles

1.3.1.3 Approche linguistique contrastive avec Ja traduction comparative de Vinay & Darhelnet (1958)

L’ouvrage Stylistique comparée du francais et de anglais (1958) de Vinay & Darbelnet

parait pow la premicre fois cn anglais cn 1995 sous Ic titre de Comparative Strlistics of French

and English A Methodology for Translation (une traduction et une édition de Sager & Hamel) Cette édition est une version révisée de celle de 1958 avec l’appui de Vinay, le seul survivant des deux auteurs Ceux-ci pensent que Ia taduction est possible par le biais Pune élude

comparative de la structure de la paire de langues en présence

A l’époque, approche comparative constitue une innovation majeure dans le domaine

des études traductologiques, parce qu’elle ne se contente pas de mettre 4 profit les acquis de la

linguistiqne mais prapose des principes généraux pour traduire, Cesl unc véritable «nréthode de

traduction»

L’objectif de ces auteurs est trés clair Il s’agit pour eux de dégager «me théorie de la

traduction reposant & la fois sur la structure linguistique et sur ia psychologie des sujets

partaniss (Vinay & Darbelnet, 1958: 26) Fn clfel, & partir des cxemples, is procédent a

Vétude des attitudes mentales, sociales et culturelles qui donnent lieu A des procédés de

traduction

Les analyses faites par Vinay & Darbelnet nous montrent que la comparaison des

langues 4 traduire a une place importante du point dz vue de leur fonctiommement tel point que

la traduction est une branche subsidiaire de Ja linguistique, si bien que la réflexion traductologique de Vinay & Darbeinet est basée sur les idées de Saussure qui a découvert la

distinction cntre Janguc ct parole Is discnt :

«Langue véfere & des mois et des expressions généralement disponihles

pour les locnieurs, tout & fait indépendante de Vutilivation quéils font d'eux

Une fois que nous parlons ou écrivons, ces mots appartierment & la parole

Cente difference est importante car la plupart des éléments du langage subil use

transformation légere quand ils sont utilisés dans la parole.» (1995 : 5)

La méthode proposée par ces deux auteurs a permis aux traductewrs @améliorer Ja fagon

de traduire, Cewx-ci ont distingué sept procédés techniques de traduction : trois procédés directs

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đ'emprum, le calque, la trađuction littérale) et quatre procéđés cbliques (a transposition, la modulation, ’équivalcnec, l’adaptation) La traduction directs consiste & transposcr les dléments

de la LS dans la LC, mais lorsque la tansposition s’avére impossible 4 cause des différences

structurelles cl métalinguistiques entre LS ct LC, la traduction oblique s*impose

Vinay & Darbelnst proposent aussi la notion «unité de traductions comme objet analyse de ces procedds L’unité de traduction, pour cux, cst «le plus petit segment de

Vénoncé dont la cohésion des signes est telle qu’ils ne doivent pas ðtre traduits séparementy

(1958 : 16) Celie-ci comprend irois volels : le lexique, Pagenceant, le mess

2 «Les unités sémantiques», qui possédent le mame sens ;

3 «Les unités dialectiques», qui procédent du méme raisonnement ;

4, «Les unités prosodiques», qui impliquent 1a méme intonation

Malgré Ja pertinence d’une tele approche, elle comporte des faiblesses Le fait que leur ouvrage est essentiellement consacré 4 la stylistique du frangais ot de Panglais, comme I"indique

Waillcurs son titre, limite sa portéc Il est done difficile de géncraliscr des conclusions basézs

sur la stylistique comparée L’idée d'une approche comparative est intéressante, mais a partir du moment 03 Vinay & Darbelnet la raménent 4 une analyse stylistique, om peut se demander st unc [clic epprache peut nous éclairer sur les rapports entre timgue ot culture

Un autre probléme reside dans le choix des unités de traduction de Vinay & Darbelnct

Selon Larose «chaque unité de texte n'a de sens que si elle est insérée dans une totalité textuelle» (1989 : 27) Pour lui, e/es unités de traduction doivent danc âtre élevées au nivem macro-textuel et s'inscrive dans une conception plus large de la segmentation des textes, qui ne

doit pas étre mesurée en termes de séquence linéaire puisque | } le sens d'un texte, pris

globalement, dépasse celui des éléments langagiers qui le composents (Ibid)

Dans la méme perspective, Seleskovitch & Lederer critiquent les unités statiques de Vinay & Darbclnel, of proposent des «anités de ser» qui-permetiont unc traduetion dynamique

cal alunite de vens est le plus pent élément qui permette i’établissement d'équivalence en

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traductlon [ } Elle apparait comme le résultat de la jonction d'un savoir linguistique et d'un

savoir exiralinguistique déverbalisé, » (Lederer, 1994 : 17)

Cependant, cette approche comparative est sans doute intéressante lorsqu’on veut conftonter une traduction et son original en vue de faire ressortir les caractéristiques des deux langues sn présence, Les limites des approches essentietlement linguistiques, & I’instar de celles

de Catford ct de Vinay & Darbcinct, montrent Ja nécessité d’une approche pouvant rendre compte de la possibilité d’une théorie et d'une pratique de la traduction prenant en compte te lien étroit entre langue el cullure

comme manifestation de Yappartenance 4 une classe sociale, 3 un groupe, etc ou autrement dit c'est

étude de la langue dans san contexte social a partir du langage caneret Paur la soclolinguistique, la compréhension d'un énoncé dépasse le cadre linguistique et englobe des facteurs sociaux «Ainsi fe

sociolinguiste fait-t-il porter son attention sur fe jocuteur en tant que membre d’une communauté en

tant que sujet dont le langage peut caractériser Vorigine ethnique, fa profession, le niveau de vie, Tappartenance a une classe, ete.» (Baylon& Fabre, 1999 : 74)

Ce bref apergu monte que la différence essentiells entre linguistique ot sociotingnislique pravient du fail que la premiére se veut une science du langage, tandis que ta seconde porte sur les rapports entre phẻnomẻnes linguistiques et sociaux,

I existe sans doute plusiews approches sociolinguistiques de 1a traduction (par exemple les approches de Larson L984, Gutt 1941 et Pergnier 1993) Mais dans Je cade de ce travail de recherche, nous nous intéressons le plus 4 celles de Pergnier el de Nida qui sont Tes plus connues, Ce sont des personages les plus importants du XXe sigcle en matiére de théorie et de

pratique de la traduction

3.3.2.1 Maurice Pergnier et Les fondements sociofinguistiques de la traduction

Vo que Pusage du lerme «linguislique» est restriclif var on assiznile la ñnguislquc ä

V’stude de 1a langue comme systéme tout en oubliant un autre aspect important qu’est la parole,

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de la parole) et pas suz đes systêmes abstaits, iL ost temps đ'avoir tns théorie du langage et unc théoric de la traduetion dans Iesquelles la langue ct la parole sont intégrées C'est la raison pour laquelle Pergnier a écrit ’ouvrage Les Fondements sociolinguistiques de la

Quant & 1a traduction, Pergnicr la considére comme un acte de communication qui opére

sur le message En effet, elle a dit que «traduire consiste a remplacer un message (ou une partie

du message) énoneé dans une langue par un message équivalent énoncé dans une autres

(1978/1993 ; 17) Pour alle, la traduction est une activité verbale qui n’est pas que linguistique

Pergnicr (1978 : 2) studic le caractire vague du teume «le trardection» qui cst déctit dans trois acceptions de la traduction :

1 Le terme désigne un «résultat» - 12 texte tradutt est une traduction

2, Le terme désigne une «opération» - Vopération de reformulation mentale est une

traduction

3 Le terme désigne une «comparaison» - les deux objets comparés sont des traductions

Le point de vue adopté par Pergnier ouvre de nouvelles perspectives pour l'étude de la

traduction T.c fail que ics messages (iextes, textes traduils) comme éléments de parole se

définissent par rapport 4 un certain nombre de paramétres extralinguistiques comme ’émetteur,

le destinateur, tes conditions spatio-temporelles etc permet 4 1a chercheuse de situer la tiaduction dans un cadre assoz large,

1.3.2.2, Eugene Nida et son approche soctolinguistique

Nida, représentante de l'approche sociclinguistique, est aussi ’un des personages les

plus importants du XXe siécle en matiére de théorie et de pratique de la traduction Delisle

(1984) range également ta théoric de Nida dans la caldgoris des théarics soviclinguistiquas en disant que Pulitisation Pune telle lermrinologie lémoigne du sonci de Pauleur de ratlacher sa

Trang 34

théorie đe la traduction A celle đe la théorie de ia communication et đ'ađapter le rmess4pe

biblique à la mentalité de chaque peuple

Ce qui compte dans Ia théorie de la traduction de Nida constitue Ja traduction dynamique équivalenle qui pourrait Êre décril

comme «'équvalent le plus naturel pow le message en

£5» (Nida, 1964; 166), Cette définition comporte trois dléments essenticls ; équivalcnt qui sơ

refléte aun age de la LS, naturel qui est le plus proche du message de la LS-langus qui se

référe a Ta langue du técepteur, le plus proche qui Tie les deux orientations ci-dessus ä la hase du

plus haut degré approximation

Naturel se référe & trois aspects du processus de communication

«i Un rendu naturel qui devrait répondre & la langue et à la culture du récepteur

entier

2 Le contexte du message spécifique

4 Le public récepteur de langues (Ibid)

Par conséquent, la traduction ne doit porter aucune trace évidente d’une origine dirangére Unc traduction waturclle mrail & faire feo a dew principaux domaines de Vadaplation qui est la gratnmuaive ot le texique

L’adaptation grammaticale se déroule plus facilement puisque l'on est obligé de faire des ajustements tels que le changement d'ordre des mots ou utilisation des noms plutét que

des verbes dans la langue du récepta

La structure lexicale du message source sst moins facilement adapiée aux exigences sémantiques de la langue réceptrice, car il n’y a pas de rdgles strictes grammaticales, mais une varieté d’ options (Nida, 1964: 166)

«h Des termes pour lesquels if existe de nombreux équivatents, tels que Uhomme, Varbre et la fleur ;

2 Des termes qui identifient des objets cultureliement différents mais similaires de

fagon fonctionnelle conmne la maison, par opposition é «eabanes

3 Des termes qui identifient les spécialités culturelles telles que «knopkierie», «igloo»

et «Meintusisie».» (Ibid., 167)

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En bref, la théorie de Nida a montré que la traduction se réduit non seulement & une substitution linguistique mais aussi un transfert culturel Mais cette approche sociolinguistique

de Nida ne tient pas suffisamment compte de la fonction de la traduction dans la culture cible qui nest pas foreément la méme que celle de Foriginal

1.3.3, Approche interprétative

Avant d’étudier ce qu’est l'approche interprétative, il faut avant tout comprendre ce qu’est Vinterprétation En effet, celle-ci est définie comme sla compréhension de fa parole et ja reformulation de la compréhension dans une langue aifférente L'interprétation, qui ne se produit alors qu’aprés l'arateur a terminé, est une des appraches de traduction ia plus ancienne dans Vhistaire o'octivité de traduction.» (Lederer, 2001 : 13)

Les activités de traduction interprétative ant été étudiges par de nombreux savants depuis Vantiquité, L'interprétation n’avait pas sa propre théorie jusqu’é I'énoque modeme Bien que Vactivité d'interprétation soit née a 'Antiquité, elle a commencé a prendre forme en 1917 pendant les négociatians du Traité de Versailles La théorie interprétative est inspirée de "herméneutique qui,

à Vforigine, concerne l'interprétation des textes sacrés Jusqu’a présent, Danica Seleskovitch et Marianne Lederer sant considérées comme des chercheuses importantes a ’ESIT? qui défendent Vapprache interprétative

Concemant approche interprétative, on a des travaux de recherche comme interpréter pour traduire (1986) de Seleskovitch & Lederer, Les fandements sociolinguistiques de ta traduction (1978) de Pergnier, La traduction aujourd'hui (1994) de Lederer et L’Analyse du discours comme méthade de traduction (1980) de Delisle Ce dernier, à travers des exemples concrets, démontre le réle intellectuel que jouent les compléments cognitifs dans l'analyse exégétique de la traduction dite

interprétative

De leur cété, les théoriciens de la théorie interprétative de la traduction s’attachent de

moins en moins a Vaspect purement lingnistique Is prennent en considération @autres

éléments qui contribuent a la construction du ‘FS et qui doivent trouver leur place dans fe ‘IC en conseillant aux traducteurs de ne pas chercher A traduire, de dire ce qu’ils comprennent Pour comprendrs correctamert, il faul penser 4 1a qualilé on laquelle s’exprime Paraleur, penser aux interlocutears anxquels il s’adresse, aux circonstances dans lesquelles il parle

Les théoriciens de |"ESIT estiment que 1a barriére des langues et les malentendus seront

réduits si on comprend clairement que traduire c’est interpréter C’est pourquoi, Seleskovitch

constuit unc nouvelle ihéoric de traduction qu'elle appelle «#aduetion interprétativer Elle

affirme qu'il y a une zelation entre l’interprétation et la traduction:

fe Supériene dTiterprétes et de Traductews

Trang 36

«L ‘interprétation, de caractére oral, et la traduction, qui opére sur 1! écrit,

représentent bien deux formes d'expression différentes, mais étant donnd que

toutes deux ont pour objet de transmetire Je contenu de messages, la

théorisation faite & partir de l expérience de Uune peut prétendre s'appliquer

cue deux at reléguer au niveau des formes d’expression les differences qui les

séparent.» (Seleskovitch & Lederer, 1993 : 88)

La préoccupation cantrate de Vapproche inferprétative de cos dows autours ost Ta question du sens Pour saisir le sens, le traductewr doit posséder un «bagage cognitif> qui englobe la connaissance du monde, la saisie du contexte et la compréhension du vouloir-dire de

Dautour

Maurice Gravier*, celui qui partage cette idée, a affirmé dans son discours prononcé le

25 mai 1977 à la Sorbonne a |’occasion du 20° anniversaire de l’ESIT comme suit :

eTraduire, interpréter, ce n'est pas remplacer des mots par des mots, substituer une premiére mosaique de mols & une autre mosaique de mots Hl faut feanchir

da harviére des mots et de la syntaxe, il faut atieindve fa sens, il faut

comprendre, tle premier moment Ensuite i faut réexprimer, au besoin en oubliant les modes d’ expression auxquels recourait Vauteur du texte primitif »

1.3.3.1 Théorie du sens

La Théorie du sens ou la Théorie interprétative de Ja traduction, que l'on appelle aussi

parfois ‘Théorie de I'cole de Paris, repose sur un principe essential: Ja traduction n’est pas un

travail am Ìa langue, su le mo, c'est, Suns fravail, «sur Te

message, sut le sens I s’agit de déverbaliser, c’est-a-dire de rechercher le

sens, puis de réexprimer Dinh Héng Van a affirmé

«Le grand mérite de Danica Setleskovitch et de Marianne Lederer, les deux auteurs de cette théorie, est d'avoir démoniré U'impartance et le caractore naturel de ce processus dans lequel, le traducteur doit disposer d'un certain

savoir: la connaissance de la langue du texte, la compréhension du sujet, la

mattrise de la langue de rédacton, mats aussi wie méthode, des réflexes bien

éduqués, qui vont lui permetire d'adopter à V’égard du texte V'altibude qui

aboutira me meilleur résultat par la recherche d'équivalences, sans se taisser

Maurice Gravier, ancien directeur de !RSTT

Trang 37

enfermer dans tes simples correspondances » (SynetpiesPays riverains du

Mékong n° 1 - 2010: 144-171)

‘Aujourd’hui, tous les traducteurs sont d’accord pour dire que ce qui compte le plus dans

la traduction o’est le sens Pour Seleskovitch, «Le sens c'est l'idée ou si Von préfere le vouloir- dire dis locutewr et che: auditeur, le compris.» (Seleskovitch & Lederer, 1984 : 256) Le sens

ne peut apparaitre que dans los réalisations discursives dc la langue a partir de Vactualisation de significations

lapes ile ¢rarluction selon Papproche interprétative

Pour Seleskovitch et Lederer, l’acte traduisant consiste «2 conprendre le texte original,

a déverbaliser sa forme linguistique et 2 exprimer dans une autre langue les idées comprises et

Jes sentiments ressentis» (Lederer, 1994 : 11) C’est-d-dire, Pobjet de la traduction n'est phus les

mots I s’agit du sens que le traducteur doit traiter Hace a un texte, le traducteur doit prendre

conscience de dégager le sens d'un texts ou d’un discours, ensuite fairs reproduire ce texte

efficacement en matiére de structure et de contexte culturel de la LA Alors, la traduction est

considérée comme une identit2 de sens et de réexpression de celui-ci dans la LA L’exactitude

de Ja traduction dépend de la correspondance entre le voulcir-dire ou l’intention communicative

et les formes linguistiques utilisées dans la LC Le texte doit remplir le méme réle dans la LA et dans la LD

Ainsi, Ja traduction est fondde sur trois pha:

principales

- Compréhension: décodage des sigmes linguistiques et saisie du sens,

- Déverbatisatior: oubli des mots et conservation du sens

- Réexpression: reformulation du vouloi-dire en LA dune mamiére claire et exacte en

matière de nuances de la langue et de style

1.3.3

Compréhension

La compréhension joue un réle erncial non seulement dans V'acte de communication

mais aussi dans Vactc traduisant En cấtt, Sclcskovich, dẻs sa premitrc publication,

Trang 38

Evierpréte dans les conférences imiernationaler (1968), met en évidence Pirnportance đu processus de compréhension, Elle a étudié la comprehension chez Pinterpréts, mais ses conelusions sont valables aussi pour la traduction Alors, qu’est-ce que c’est que la compréhension ?

Dans le Robert, Dictionnaire de la langue frangaise (1986), nous avons

«= Compréhension : Faculté de camprendee, dembrasser par la pensée

- Comprendre * HE (v 1200, rare avant le XVime, sujet nde personne}

Appreéhender par la comnuissance, étre capable de faire correspondre & (agch,)

une idée claire

4 Donner & (gqch.) wn sens clair»

Quant a Galisson & Coste, le tenme «comprehension» est défini dans le Dictionnaire didactique des langues (1276) comme suit :

«Compréhension (nf): S’agissant de communication linguistique : opération mentale, résuliat du décodage d'un message, qui permed a wi lecteur (comprehension écriie) ou a un auditeur (compréhension orale) de saisir la signification que recouvrent les signifiants éerits ou

sonores.» (1976 : 315)

Steiner a affirmé dans After Babel (1975) que econiprendre, c’est raduire» Dans cette perspcetive, il cntend explorer «ant nouveau terrain pour la pensée, celui dune ontologie de la

compréhension a partir d'une grammaire et d'une poetique di traduire.» (1975: 9)

Certes, la connaissance des signes ou des styles de la LD est indispensable pour ta compréhension, mais elle n’est pas suflisante

eZ expérience, notamment avec des détudiants en interpretation, mantre qu'une

conipréhension suffisante du TD ne va pas nécessairement de sot Comme le note Robinson

(1997 a: 164), comprendre ce que dit ou écrit une autre persomne est bien plus compliqué que

ce qu'on a tendance & croire.» (Gile, 2005: 104)

U1 west pas possible de les interpréter st on ne sait pas quelque chose de la réalité extralinguistique quit désigne Te traduclour doit done élre capable de compemdrs Pimplicite Plus il a des connaissances extralinguistiques ou «un savair eneyclopédiquen, plus i comprend

le texte facilement et précisément, Cast pourquoi, pour avoir «une idée clairen, «un sens clair»

on «faire conespondrs» tme iđóc claire & un document écrit au oral, iI faul, pour Lederer, «faire

Trang 39

appel & une compétence linguistique et, simultanément, & un savatr encyclopédique.» (1994:

32)

Tout en partageant cette idée avec Lederer, Seleskovitch est amtivée 4 la conclusion

«La comprehension du discours ne suil ni l'orgunisation verticale nila stricie

Finéarité des structures de la langue: elle ne procéde pas d’aborda une

discrimination phonémique, puis a Uidentification des mots, suivie dela lavée de

leur ambiguité, puis de la saisie de 1a signification syntaxique dela phrase, de la

Jevée de l’ambiguité de cette derniére La compréhensiondu discours se

construit eybernétiquement en des allers et retours constantsentre des

percephions partielles et des asyociations cognilives qui se produisenien de

brusques syathéses.» (1981: 12)

D est conclu que la compréhension d’un texte exige une excelente maitrise de la LD (exique, régles syntaxiques, ete.) ainsi que des bagages st des contextes cognitifs qui permettent de completer ot d’interpréter Ics informations que donc Ï'énoneẻ En Jour absence,

la comprehension est lacunaire ou incertaine

I est a noter que la compréhension joue un réle extrémement important dans Je processus de traduction car c’est le point de départ de ce processus En effet, le tradueteur est avant tout un Icctour, c’cst-a-dire il doit comprendre le textc Mais e’cst un Icetcur particulicr car il doit comprendre un texte qui lui est parfois imposé pour Je faire comprendre & @autres

gens qui wont pas @aceés dirscl au texle original C'est pourquoi, il est important de prendre conscience que «en dehors de I’école, la traduction a pour but de faire vonnaitre & d'autres ce qui a été dit ou écrit dans ta langue dwangére Celui qui traduit ne traduit pas alors pour conyprendre mats pour faire comprendre Tl a compris avant de traduire.» (Vinay & DanbcinoL,

1977 ; 24)

1.3.3.2.2 Déverballsation

Suite a leu cxpeience de Vinterprétation simultane, Seleskovitch et Lederer ont signalé existence d'un élément important dans la compréhensian: une pensée détachée de la finguistique qu’clles appcllont dans lous ouvrages «la déverbalisationy, Cc phénomene peut étre vérifié dans la communication courante: nous oublions vite les mots utilisés par le locutew,, mais nous gardons en mémoire ce que nous avons compris price

Trang 40

notre savoir linguistique et extralinguistique Aprés avoir compris parfaitement le TS, le traduotcqr doit le rẻexpriner on LA Cotte dtape mentale se passe dans la téte du taduetour

Dussart explique la déverbalisation comme suit : «la phase déverbalisée, soumise @ un

repérage cognitif et d une interpretation doit retrouver une expression verbale en LA.» (2006

142)

Tout on parlagoanl colle méme idéc, Ballard oxptiqn

¢ que «la déverbalixation est

Petape qui surgit entre la phase de compréhension et de rédaction du texte en LA; c'est uni

processus cognitif ott les données sensorielles deviennent des connaissances dévétues de leurs formes sensibles » (2006 : 206)

La déverbalisalion consiste dan a saisir Virnage 1éférenticlle & laquelle Je texle renvoie, c’est-a-dire le réel exprimé dans l’original, griice aux dléments linguistiques utilises

La langue n’est que Poutil de médiatisation du sens qui n’est pas cixconserit dans les étroites limites des mots, ainsi, aprés avoir franchi des signes linguistiques le traducteur doit étre immédiatement disponible pour accucillir dans sa langue Péquivalence du scns, mais pas Péquivalence des mots Autrement dit, Ie traducteur doit oublier les mots mais retenir le sens pour extraire Is sens du texte original en Je réexprimmant dans la LC Bt ainsi, Te traducleur peut s'approcher autant que possible 4 la pensée ou a V'intuition ouiginale qui se manifeste dans le

TD

La déverbalisation est la phase la moins connue dans le traduction, mais aussi importants, méme indispensable, que les deux autres En effel, sans cette phase, le traducteur tisque de sactifier le sens pour traduire les mots qui le bruitent, Il en résulte que son produit sera soit lingnistiquement soit sémantiquement fautif, ou soit non idiomatiqne Alors, grice

un treitement fbile du texte, le traducteur peut apporter aw leciours un produit de qualité

En

ume, 1a déverbalisation est un processus cognilif ol le sens compris trouve sa place en mémoire parmi les connaissances, et les mots par lesqueis i a été expumé se sont pour la phupart évanouis et se trouvent sous forme non verbale, Et détacher Is sens de la forme, bien qwil ne soit pas aisd, pormet davoir une bore tadnetion fiddle au vouloirdire de Pautcur et de favoriscr I’tape suivante, le réancrage du sens dans la LA, ou bien la

réexpression

1.3.3.2.3 Réexpression

Ngày đăng: 20/05/2025, 14:52

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