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Luận văn vers un enseignement apprentissage efficace de la culture francophone À travers la collection  « ici et ailleurs » dans les classes bilingues au niveau collège

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THÔNG TIN TÀI LIỆU

Thông tin cơ bản

Tiêu đề Vers un enseignement apprentissage efficace de la culture francophone à travers la collection « Ici et Ailleurs » dans les classes bilingues au niveau collège
Tác giả oe (xe Dang Thi Minh Hieu)
Người hướng dẫn Pr-Dr. Nguyen Van Dung
Trường học Universite Nationale De Hanoï Ecole Supérieure De Langues Étrangères
Chuyên ngành Didactique du F.L.E
Thể loại Mémoire de Master
Năm xuất bản 2010
Thành phố Hanoi
Định dạng
Số trang 80
Dung lượng 1,56 MB

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Nội dung

Ktant le Ñuit de coopération entre la Krance et Je Vietnam, fe Programme « Classes bilingues » ost implant dans lo syslérne éducatif viclnamion depuis 1994 dont P'objectif ptineipal est

Trang 1

DANG THI MINH HIEU

VERS UN ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE EFFICACE

DE LA CULTURE FRANCOPHONE A TRAVERS LA COLLECTION!

«ICI ET AILLEURS » DANS LES CLASSES BILINGUES

AU NIVEAU COLLEGE

HƯỚNG DEN DAY-HOC CO HIEU QUA VAN HOA PHAP NGU

QUA BO SACH « ICI ET AILLEURS » G CAC LOP SONG NGU

Trang 2

1 Les nations de culture ef de culture francophone

1.1.Qu’est-ce que la culture ?

1.2.Culture francophone

1.2.1 Francophonic

1.2.1.1 Définition de la francophonie 1.2.1.2, Institutions ol missions de la Francophonic 1.2.2.Culture tiancophone

3 Didactique de Ia langue et de la culture

3.1 Langue et culture

3.2 Enseignement de Ia langue et de la culture selon le C.E.C.R Conclusion du chapitre I

CHAPITRE IT: Enseignement de la culture francophane dans les classes hilingues

au niveau collége a travers ta collection « Ici ct Ailleurs»

1 Contexte général des classes blingues

1.1 Historique

1.2 ObjectifS du Programme cesses cnnnnerre "—

1.2.1 Objectif général 1.2.2 Objectif final

3 Organisation de l’enseignement

Trang 3

2, Enseignement de Ja culture francophone dans les classes bilingues au niveau 26

2.2.2 Modes @inscription ct approaches de la fracophoric dams Jos tmanucls 33

3.2.1 Anulyse ct inlorprdlation des rdsullals đo Petquôte par quastiomiire 38 3.2.2 Analyse et interprétation des résultats de entretien individuel 52

CHAPITRE IIT: Propositions méthodolagiques et pédagogiques 38

1 Construction dc confcnus culfurels francophones ä cnseigr 38

Trang 4

5 Ma

lien đes rêunions pẽđagpgiqucs

6 Renfarcement aku matériel pétlapagique

6.1, Maténel audiovisual oo cece "—

Trang 5

langue véhicue, Ea effel, Ja langue esl un produit social, elle reflate les trails cullurels et ta culture laisse des traces sur Ja langue, L’enstignement/apprentissage de la langue, tout au long de son histoire, n’est pas dissocié de celui de la culture Les difficultés rencontrées

«Lu capacité a conmmaniquer ne sauraient se réduire a un capital purement

linguistique : elle reléve bien d'un capital commumicationnel dont ta culture et wt des

composants, au mime tire que la langue » (Porcher : 52, L’enseignement des langues

Strangéres, Hachette)

Ktant le Ñuit de coopération entre la Krance et Je Vietnam, fe Programme « Classes bilingues » ost implant dans lo syslérne éducatif viclnamion depuis 1994 dont P'objectif ptineipal est de former un contingent d’éléves parfaitement francophones et d'un bon niveau scientifique qui, 4 issue de leur cursus d'études dans l’enseignement général,

scromt aptes 4 s Studes clans Ie supéricur cn partic on entigremont sn frangais,

Partant de ce constat, le fiangais y est enseigné comme langue seconde (đésormais FLL.S) dans une perspective de multilinguisme et cet enssignement vise non seulement le développement des competences linguistiques telles que C-E, C.O, EE, E.O mais aussi le renforcement des connaissances de la culture francophone (désormais C.K) chez l’éléve

Celle culture devient donc une tmaliére d’enszignerent Cet enseignement est altemé a

cofui de Ta langue ct s’effectue an respect dos principes didactiquos spéei ques

Au niveau college, Venseignement/apprentissage du frangais s’effzctue à Ï'appui de

la collection « lei et Ailfetrs », une série de quatre mamels de 68, 78, 86 et 98, dlaborés

par un cquipe d’cxports on didactigue du fiangais languc sceonde L’¢laboration dc ccs

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Conscients de la spécialité d'un enscignement dit « bilingue francophone » et de Pirnportance de Ta C.F, afm de mener & bien les conrs, fes snseignanls des classes bilingues font sans cesse des efforts dans leur enseignement Cependant, de nos experiences qenseignant de fiangais, de nos observations et entretiens avec les collégues travaillant

dans les clas

bilingues, nous conslatons que Venscignemenlapprantissage de ta C.F dans ces classes n’atteint pas les objectifs fixés dans le Référentiel et ne xépond pas aux Ginalités du Cadre enropéen commun de référence (désormais C.E.C.R) De nombreux

de pouvoir contribuer, par des suggestions méthodologiques et pédagogiques, a la réussite

de Venseignemen/apprentissage du frangais on géndral et de la CF en particulier đang les classes bilingues au niveau collége, nous avons décidé de faire une recherche quia pour titte: « Un enseignement/apprentissage efficace de ta culture francaphone a travers la collection « Tei et Ailleurs » dans les classes hilingues av niveau colligen

‘Notre recherche vise a répondre aux questions suivantes :

- Quelles sont les difficuités rencontrées par des éléves et des enseipnants des

classes bilingues au niveau collége dans lear enseignement ¿ apprentissage de la C.E ?

- Les contemms d’suscignement inserits dans Ta collection « Tot cl Aillems » répondent-ils aux finalités de Penseignement / apprentissage du frangais et de la culture selon te Cadre européen commun de référence pour les langues dans les classes bilngue au niveau eollige ?

- Quelles sont les solutions pour améliorer Penseignement/apprentissage de la cullure francophone dans ces classes ?

Ces qnestions de recherche nous aménent formuler les hypothéscs suivanlos

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Ailleurs » élaborée dans Jes annges 2000 sur la base du Référentiel général orientations

et de contenus, ne répond pas suffisarmmen! aux allentes des apprenants

Hypothise 2: L’enseignement du fiangais de la C.F est du aux principes didactiques spécifiques Certains snscignanis n’ont pas bénéficié assez de formations en

porfectionnement tinguistique et méthodulogiqus, surtout de formations a la C.F

Hypothése 3: L’apport du matériel psdagogiqua, le soutien institutionnel et une

formation continue permettront un enseignement/apprentissage efficace aux éléves et

cuscignants des classes bilingues

Pour atteindre notre objectif de recherche, nous adoptons une recherche descriptive appropriée et analytique en trois phas

bilingucs an nivean college

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Dans ce chapilre, les trois grands conlenus relatifs an sujel de ta recherche seront présentés: les notions de culture et culture francophone, la compstence interculturelle et la didactique de la langue et de la culture

1 Les notions de culture et culture francophene

1.1 Qu’cst-ce que la culture ?

«Culture » est ume conception qui a une longue histoire et regoit de différentes

définitions saton Ie contexts auquel on se refers

A la fin du XIX sitcle, avec V'appatition des sciences sociales, on a commenced a parler de « ewduires » (au pluriel) Edward B.Tylor, un anthropologue anglais, en & donné

en 1871, la premitre définition: «La culnre est ưm tout complexe englabant les connaissances, les crovances, les arts, ta morale, les lois, les coulumes ainsi que les autres

capacités et habitudes acquises par l'homme en tant que membre d'une société »

Au cours du développement de Ja société, y compris celui des sciences, on a ve

appataitre différentes définitions du mot « culture » en fonction du domaine dont elle a fait

Vobjet d’étude Nous pourrons ainsi trouver des conceptions parfois irés divergentes

@historiens, Pantkropolognes, de philesophes, đe sociologues, đe politiciens mémes

@écononistes, etc

Draprés CORTES ( 1993-1994 :46), la culture « c’est ce patrunoine de coutumes,

de savoir, de gestes que les saciétes humaines se transmettent d'une génération à [ae ; c'est U'ensembla des structures sociales, religieuses, artistiques » « Ta culture est ala fois

pour V’homme le réceptacle dans lequel il déversera les produits de son imagination, de sa

création, et le réservoir qui lui dispensera une certaine maniére de vivre »

Gustave-Nicolas Fischer, un psychosociologue contemporain de Université dc

Metz, en 1991, a domné une définition tout simple de la culture :« L ‘ensemble des normes,

des valeurs, des comportenients qui traduisent le mode de vie d'un groupe et d'une saciéts »

Pour le sociologue tiangais Edgar Morin, (2001), le terme « czlture » a deux sens

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= Deuxidmement, ia culture désigne, dans un sens plus restrictif, les diverses culture, leurs formes singuliéres, chacune avec ses rites, sa technique

D’apris le dictionnaire Le Petit Robert 2006, la culture est définie comme :

= Développement de certaines facultés de i esprit par les exercices intellectuels

« Ensembles des aspects intellectuels propres dune civilixatian, une nation :

+ Ensemble des formes acquises de comportement, dans les soviéiés haunaines et

c'est le synonyme de « civilisation »

En réalité, la culture prend en compte 1’élément de la angus & travers lequel elle se

manifestc Dans cc sens, la culturc sc définit par Nabila Hamidou (Synergies Algcric no 1-

2007, p.p 29-40), « La culture peut s’inscrire et trouver toute sa plénitude dans un tableau

de peintire ou dans un espace culinaire ou tout simplement dans les faits et gestes qui trouvent leurs racines profondes duns un passé lointain Elle se manifeste dans le contexte

global d'une société donnée avec sa propre vision du monde, La culture est ce qui

constitue le fonds de chaque société avec sa langue et ses langues, ses moeurs et ses

traditions, sa mosaique d’ethnies ef toutes leurs composantes radivales, linguistiques et confessiomnelles »

Ainsi, dans les définitions sus-mentionnées, le terme de culture est définie de

imaniéres différentes A travers plusieurs aspeels de Ta vie sociale

Nous contastons qu’une seule définition de n’importe quel auteur cité n'est pas

suffisanfe an niveau de valeurs, de normes et d’institutions du terme culture

Pour venir a unc definition la plus complexe de 1a culture, nous avens recours done

Ja Déclaration universelle de J’Unesco sur la diversité culturelle en 2001 : « La culture doit

tre considérée comme lensentble des traits distinctifs, spirituels et matért intellectuels

et affectifs qui caractérixent une société ou un groupe social et qu'elle englobe outre les

arts et les letives, les modes de vie, les faguns de vivre ensentle, les systémes de valeurs,

les traditions et les crayances ».

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Le terme de francophonie a été inventé en 1880 par un géographe frangais au nom

de Ondsime Recius (1837-1916) Il fa employé pour désigner les espaces géographiques

ó Von parle Je frangais, Aujourd’hui, nous entendons par ffancophonie (avec une minuscule initial) ensemble des peuples qui utilisent partiellement ou entiérement la languc frangaise dans leur vie quotidionne ou Jeurs cormmicalions Aufroment dil, le tarme de fiancophonie sert 4 désigner l'ensemble des peuples qui utilisent le francais soit comme langue matemelle, soit comme langue officielle d’enscignement, ou tout simploment comms langue de cutture

Le terme Francophonie (avec une capitale initiale) désigne platdt ensemble des gouvernements, pays ou instances officielles qui ont en commmn usage du frangais dans leurs travaux ou leurs échanges Dans ce cas, la Francophonie est associée 4 V Organisation internationals de la Francophonic (O.LF )

A partir de 1960, la « Francophonie » se développe quand la France accorde leur indépendance a Ta majeure partis ds ses colonies africaines, Les leaders des nouveaux Flats exptiment le souhait đe garder, erice 4 la langue fiangaise, des liens privilégi¢s avec la France et les pays francophones des autres continents

Ces en 1962 que le Pr

dent du Sénégal el hore de letize Leopold Sédar

Senghor écrit : « La francophonie, c’est cel Iumanisme intégral qui se lisse autour dela

Jerre, celte symbiose des energies dormantes de tous les continents, de toutes les races, gui

se réveillent @ leur chaleur campléméntaire »

La définilion de ta francaphonic domés par Is Président Senghor fit toujours

référence de nos jours

1.2.1.2 Institutions et missions de la Francophonie

La Francophonie couvre aujourd'hui un ensemble de prés soixante pays sur les cing continents (cinquante et un pays membres et plus cing pays associés 4 titre d’observateurs), peuplés environ 710 miltions dhabilanis

Fn s"appnyanl sur la Charte de la Francophonic, adoplée par la Confironee

ministérielle de la Francophonie se déroulant le 23 novembre 2005 4 Antananarivo, nous

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Au sommet de Ja hiérarchie des institutions de la Francophonie, on trouve Organisation internationale de la Francophonie (O.LF) C'est Porgane potilique de la Francophonie Elle donne Ja position de l’ensemble des membres sur les sujets

internationaux Le poste de Secrétaire général de ['O.I.E a ¿té créé en 1996 Cest une

institution permanente dirigde par lo Séndgalais Abdou Diouf qui a été réélu 4 Beyroulh on

2002

Suivent ce qu'on appelle dans fe jargon de la Francophonie les opérateurs L'opératour principal ost (Agence intergouvernementale de la Francophonie (A F) Pn réalits, cet opérateur n’existe plus et a été remplaeé pat YO.LE, C’est elle qui met en pratique les décisions prises lors des Sommets des chefs d’Ltat A cet effet, elle méne des actions de coopération en faveur du développement, fait la promotion de la lange fiangaisc ct des cultures fiancophonzs

Les opératems directs sont /’Agence universitaire de la Francophonie (A.U.3, qui

Les grandes lignes de la politique de la Francophonie sont décidées par trois prnncipales instances *

= La Conférenes (ou ls Sommet) des chefs d’Flal ct de gouvernement membres de

a Francophonie Elle se réunit ( depuis 1986) tous les deux ans pour définir les grandes orientations politiques de la Francophonie

= La Conférence ministézicile de la Francophonic (C.MLF), composée des ministres des Affairos dtrangéres ou des ministres en charge de la Francophonie, Elle veille à Pexéculion des décisions prises lors des conférences des chefs d’Ttal el de gouvernement

«Le Consail pormancnt de la Francaphionic (C.P.F), composé dos rapréscntants personnels des chefS ở Efat et gouvernement membres, I asswe le suivi des décisions prises lors des confiirences des chefs d’Etats et de gouvernement

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Em relou, colle communauts @'Blals dome a la France une waix plus forle pour

s’exprimer sur la scéne mondiale Elle rend ainsi 4 la France son réle de puissance majeure

et en fait son porte-parole naturel face aux antres puissances

La ftancophonie représente un groupe de pression capable de défendre la place du frangais dans les organisations internationales et de s opposer 4 'uniformisation culturelle

que cherche a imposer Is monde anglo-saxon

De plus, la francophonie, espace de coopération entre des memtrss si divers, porte hunt Tes valows quai furent de longtemps véhicules par la langue frangaise: Phumanisme,

la Liberté, Y’indpendance et le progrés

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dans unc perspective de développzment durable, de democratic, de solidarilé ct de

promotion de la diversité dont la diversité culturelle De plus, « Ja francophonie peut offrir

@ nos traditions culturelles les plus solides un vecteur de portée internationale, que nos langues, pour des raisons hisioriques at géngraphiques, ne sont pas en mesure d'assuner

pour le moment» (Lamine Diakhatée, Troisiéme Sommet de la Francophonie, Commissariat Général de fa Langue Frangaise, Mermon, 1989, p.62, cité par Genevieve

Zarao, Ensoigmer la culture dtrangére) Qwesl-co que la diversité cullurelte de la

fiancophonie, autrement dit, 1a culture tiancophone ?

FI compose, font Pabord, par dos valeurs cullurelles propre:

mw pays fiancophones qui ont recours ¿ la langue frangaise pour se présenter La présence de la langue ftangaise dans plusieurs pays a créé les conditions favorables 4 la naissance de cette

Dans les espaces francophones, « choisir le francais comme langue d’enseignement

est done aussi choisir de construire une nouvelle culture, dont Voriginalité tiendra a ses

racines auiechtones et dont l'aspect commamautaire résidera dans sa dimense

francophone » On assiste ainsi peu à peu à lémergsnee d?une veritable oulture francophone, qui se construil aulant par ses valeurs propres que par Ta perception des

ditiérences avec les culhures non francophones

Fn classe do frangais Imgue seconds, quand on présente & um appronant dos éléments on des objets cultwrels francophones, plus que de Vinitiation 4 une culture

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étrangére,

eat donc de initiation 4 un patrimoine cultursf que sa communauté nationale

‘esl particlloment appraprié on auguel elle se réfere

La culture francophone est diverse, Mais en réalité, nous ne pouvons pas nier que la culture frangaise ost presque dominic 11 faut alors, par cetle raison, d’éviter de dommer a cette demire une place unique, mais P’insérer @ sa juste place au sein de la culture

francophone, parce que selon Geneviéve Zarate (1986, p-p152, cité par Jean-Pierre Cug, Le

frangais langue seconde), c'est la Êaneophorne qui permet seule « d'installer ta langue

#angaie au milien d'une grande diversité de valeurs culturelles »

Celle diversilé culturelle fourm 4 certains un argument pour conlester sou existence : il n’y aurait pas, à proprement parler, de culture francophone, parce que chaque

production artistique ne serait finalement que le reilet, beaucoup plus restreint, de la

iginaire « Fat notion de feancophonie a fortement évalué

dans le sens du pluralisme, c’est-a-dire dans le sens de l’envichissement réviproque des

langues et des cultures Ht e’est un bien pour tous ».( Cu Lluy Can, ‘Troisiéme Sommet de

la francophonic, 1989, p.62, cité par Jean-Pierre Cuq, Le francais langue seconde)

Pourtanl, la fancophonie est non seulement « fa famille » o& les cultures et les

civilisations, expriment mais cneore fe licu oft elle vise les arnbilions eulturciles Fn effet,

Ja francophonic a déja joud un réle de pionnicr pour la reconnaissance de la diversité

culturelle et le dialogue des cultures

2, Compétence interculturelle

2,1 Compétence de culture maternelle

Dvaprés Genevieve Zarate, 1986, « Un mdividu n'aborde pas l'apprentissage d’une

langue étrangére, vierge de tout savoir culturel H dispose d’outils conceptuels dont ib

waurait pas lieu, a priori, de remettre en cause lefficacité, putsque ceux-ci ont

Jusqa’alors fonclionné sans défuillance majeure dans son systéme cultured d'origine » Cos

outils sont des institutions, modes de vie, comportements sociaux, pratiques langagiéres, comands philosophiques, religisux, arlisliques el « /es praduetions de tous ordres » owen

autres termes, tous les savoirs et pratiques de le communauté familiale et sociale :

apprentissages linguistiques, liens familiaux et sociaux, modes organisation et de

sociabililé, normes et valeus morales, exthétiques, philosophiques el retigicuses, etc Ths

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apparaissent ‘Pailleurs comme innés, allant de soi Les procédures d’acquisition de la compélence ds culture malemelic ne sont jamais véenes comme un choix conscient ontre plusieurs possibles, entrainant I’élaboration d'une vision du monde arbitraire

Les modalités d'acquisition de la compétence culturelle en langue matemelle sont

souven! effavées, marquées par une sorte Paumésie générale, [La connivence présenle avec

le réel fait oublicr que Ja réalité n’a pas 18 toujours accessible avec la méme familiarité, quelle est une construction élaborée A travers une expétience pragmatique du monde, que

ce savoir disponible a été crsaigné

La connaissance acquise au sein de Ja communauté matemelle, lexpérience implicite du monde font que les schémas de pensée sont inexplicables du fait méme qu'il

groupe ne savent pas, en effet, complitement ce qu’ils font dans la mesure of ils ne se sont pas approprié leur mode de jugement par une activité d’objectivation

Ils en ont une connaissance pratique qui leur permet de répondre on acte aux contuaintes de tclle ou tellc situation, mais ifs no sont capables de reconstitucr l'ensemble des réponses qui constitue leur style de vie, Ainsi, le péremptoize « if faut y étre né pour comprendre » Wassure pas la perception mailrisée el objeclivante d'une réatité cultureile ( Geneviéve Zarate,1986:28), Ces demiers ne peuvent pas objectiver, expliquer, systématiser ce qui codifie leur vision du monde

L’apparlenance @ un méme groups social signifie que Fon partage Pane fagon implicite entre conmmunauté familiale, régionale, nationale le méme systéme de valeurs, de normes et que Pon construit conjointement une ligne de démarcation entre ceux qui partagent Ie sens évoqné dans la communication en cours et ceux qui ns le partagent pas

c sociale cfficuec cl diserdte, TI faut ajouter que ce systéme esl composé

C'est une fronlis

de plusieurs éléments dont la constante évolution de Ja langue Et la conception de la compétence cultrrelle comme un sysiéme relatif apporte immense avantage de ne pas limiter son cuscignement 8 un inventaire eneyclopédique des réalités ; au contraire, & unc étude des aspects constitutifs généraux de fa culture par une analyse de ses manifestations coneréles

Pour tout appronanl, Pune langne élrangérc, bion comaitre sa culture malemelts est wi enjeu de la compstence de culture strangare et de la compétence inferculturelle

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2.2 Compétence de culture étrangére

Tout @abord, nous vayuns que dans Te cadre de Ta classe de tongues, la eulture impliquée dans la langue étrangére enseignée est considérée explicitement comme

# éirangére » De plus, comme nous Pavons dit plus haut, toutes les personnes d'une

commmmaulé culluuretle dom

Waborden, pas une culture étrangére véhioulée dans Ja

langue ¢trangére apprise sans 3tre armé d’un bagage culturel de sa propre culture

matemelie qui constitue un décalage avec d’autres cultures, d’autres visions du monde Dans la renconfre avec Pautre apparaissenl « des paints de friction, des liewx de

dysfonctionnment, des occasions oit peuvent se développer les significations aberrantes »

parce que « dans la confrontation avec f'altérité, les membres d'une communauté

recherchent d'abord le plaisir des reirouvailles avec eux-mémes, la permanence de leur

vision de monde » ( Zarate,1986 ) Dans le contact avec d'autres cultures étrangéres, se

présente chez l'apprenant l’envie de découvrir les similitudes ainsi que les différences d ces demiéres par rapport 4 son propre systéme En effet, la compétence culturelle de

V’étianger cst différente par nature de eclle du natif Et toute perception de la différence

tend & s’insorize dans um esprit bien conservateur, dans une recherche narcissique de

Videntité maternette Alors, loule la réalité de Ja culture strangére est visionnée d'une part

a travers cette optique maternelle, selon les réfarences propres 4 son systéme et d’autre

part au travers des stéréotypes, une représentation simplifiée et généralisée de la réalité

drrangére fagonnd

oujours dans le conlexte malemel

La compétence cuitwrelle consiste plutét dans la mise en rapport de ces savoirs antériews avec le véou immédiat, dans cette capacité d’évaluer intuitivement le savoir supposé nécessaire & une situation donnée et de solliciter dans le lot de ses références disponibles celles qui scront suscoptibles d'étre les plus arléquales as contexte inmmeédiat,

La competence culturelle n’est done pas, dans ce cas, une addition de savoirs, mais plutdt

la familiaritg avec un nombre réduit de connaissances associéos & une expérience plus ou moins riche du monde, Cette familiarité du natif s’accompagne d’unc certaine assurance : méme si identification des référents implicites est incompléte, le message peut se révéler compréhensible dans a mesure oit it n'y a pas ume quéle forcenée du sens, Par contre, trì

te

Granger west pas on mesure, la plupart dn tomps, de dislingucr cnire une apavoité par

et une opaccité totale du sens, La competence culturelle de l’étranger, si avancée soii-elle,

est toujours lacumaire L’autochtone a moins de chances de se trouver confronté 4 une

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laeune aberrante dans la mise en place de sa oompétenoe culturelle De plus, la compétence

Ja situation sont réduits au minimum,

Par contre, les schémas de perception et dappréciation de l’étranger sont au départ inadéquats, impropres

évilor Tes situations de crise: ifs na peuvent pas Loujours opdror une transformation d'une situation ambigué, obscure en une autre maitrisable, Il est sollicité trés vite par la commnmauté @adoption et apte a se situer socialement Mais Ini tour Loujours des références de sa cullure doriging, antre & évalucr som propre s

Vapprentissage du ¥.L.E Commmniquer en langue étrangére, c’est entrer dans la relation

avec Ï"autrs, Paillears, le different ; c'est constilusr im mouvernent & double polarité- celle

de soi-mame et calle de Pautre Tenir compte des relations neuves entre les cultures avec des diversités, des altérités et des identités, des similitudes et des différences, autrement dit, des relations interculturelles est um comportement que les didacticens ont proposé aux enscignanls ot apprenants des classes di langues

2.3, Compétence interculturclic

2.3.1 Interculturel

Le concept « intercufturel » cst appraru au milicu des anges soixante-dix, au scin

de l’enseignement aux enfants migrants en Kurope Au fur et & mesure, la définition de ce terme a changé Le Conseil de PPurope en a proposé une qui est la plus adéquate pour une pédigogic cultwrclle sclan faquelle, Pintsreulturel implique quatre caractéristiques Lrabord, toute société est pluriculturelle, c’est-a dire il existe une coexistence et des

transformations mutuelles entre différentes cultures Ensuite, toute culture a ses propres

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valeurs, ses propres systimes de références et ses propres régulations Lit puis, tout enscignement doit s’cffectucr dams un contexte phuriculuurel Enfin, it faut ctablir des comnexions, des relations, des échanges entre ces cultures , c’est le préfixe « inter » qui donne le poids & ce terme

Parmi plusieurs définitions de Vinterculturel, nous apprécions celle de Louis

Porcher dans « La civilisation», 1986: « L’intercedamel esi latitude qui consiste & construire entre des cultures différentes des relations de réciprocité C'est-a- dire des

connaissances mumelles, connaissance étant prise ici au sens de saisie des lois de

fonctionnement organisant chacune des culawres considérées »

2.3.2, Competence intercultureDe

Tvaprés Charaudeau, 1987: «Toute communication entre deux personnes

Worigines différentes est toujours ume relation interculturelle » En etiet, la compétence cultnrelle acquise au sein de la comnmmauté maternelle- V’expérience implicite du monde

fait que les schémas de pensée sont inexplicables du fait méme qu’ils Wont jamais été

une vision arbitraiic du monds

que le natif' va utiliser comme un crible culture pour tout jugement de valeurs des réalités

de l’Autre en interraction avec cet étranger Face aux réalités de la culture étrangére, la

mise cn relation de deux cultures cntraine unc redefinition de Videntit? matemelle, la

reconnaissance positive ou négative des différences, la production des jugements de valeurs qui impkiquent, dans la diversité de pratiques, la supériovité ou Pinfériorité dung

cullure par rapport 4 Paulie La notion « compétence interculturelle » ost donc indrackote

dans I’ étude de la culture et dans l’enseignement du F.L.E Il s’agit, en réalité, de plusiews

définitions sur ce terme.

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Selon dictionnaire Wikipedia, «la compétence imerculturelle est définie par

laptitude & pouvoir communiquer avec succes avec des gens d'autres cultures » Plus

Jargement, Ikido Laza, 2007 a défini: «La compétence interculturelle est la capacité &

comumuniquer efficacement dans des situations interculturelle et & établir des relations

appropriées dans des contextes culturels divers »

« Lobjectif du développement de la compétence interculusrelle est de développer

un ensemble de savoirs, savoir-étre et savoir faire avec des caractéristiques propres & chaque individu, caractéristiques qui s'appuient sur chacune des cultures » (Audras cl

+ Une ouverture 4 l’altérité et le développement de capitaux interculturels ;

= Une connaissance đc soi ,

+ Une négociation des rapports entre ses propres croyanices, attitudes et

significations et celles de Y’Autre ;

+ Une competence d’interaction et d’analyse

Pour Mare Thomas (2002), la compétence anterculturelle vient d'un apprentissage mellant en jeu des rnéthodes actives dexpérimentation, des moyens (observation,

@analyse et d’évaluation, des réfleions théoriques penmettant Pintégrer les acquis de Vexpériance et de les confionter & d'autres expériences, d'autres points de vue, d'autres inferprétations Cet apprentissage, pour hii, nécessite des conditions suivantes

* Lecmpathis : cnpaaité comprendre Pautre s

Trang 20

L’apprentissage de Vinferculturel recéle donc le respect de la difiérence

Vinleraetion ct Péehange S‘ouvrir 4 Pautre on admetlant ses parlicularités culturclics c*est

en quelque sorte remettre en cause son propre systéme de valeurs et o’est ce qu’on veut

dire par « fa décentration ou ja distanctation » de la culture d’appartenance en portant un regard objectif sur sa culture et en changeant d'attitude vis-a-vis de l'autre (Amina

Méziani, Synergies Algérie no4-2008, pp.265-272)

Par conséquent, V’enseignement du F.L.E implique non seulement celui des

car Vinterculiuret west pas seulement un phénoréne de représentations en contrasic,

débouchons inévitablement sur des stéréotypes, mais se configure comme un processus, wi

échange entre ces deux cultures visant un objectif de se débarraser des barriéres, d’établir

Ja réciprocité et la solidarité Il faut donc pour Papprenant

= Acquérir la conscience que toui systeme de valeurs qui régit les comportements est relatif, dépend d’une culture donnée, et traduire cette conscience en comportements adéquats

= Savoir identifier ve qui, dans liiterprétation d'un fait culturel, reléve de son

propre ethnocentrisme, c'est-a- dire son crible, ses lunettes, son filtre culturel

* Savoir identifier et interpréter la variété et la complexité dex manifestations d'une

calture étrangére en les situant dany le contexte social, économique, historique, etc, Acquérir par 1é la conscience que Uappartenance nationale d'un individu n'est pas le

principe fondateur de son identité et qu'l y a d'autres définitions et distinctions

pertinentes

+ Savoir relativiser les différents concepts de « normalité » que les membres de

cultures différentes expriment

+ Savwir identifier une nore de comportement duns une culture étrungére

= Savoir expliquer cette norme et en prévoir l'application dans une situation donnée, décrire ou adopter une attitude, un comporetenent permettant d’étre accepté dans une

culture éerangéve » (Bortolelli, 1997 30-30)

En classe de langue, il est nécessaire de souligner qu’enseigner une culture et

développer la compétence interoulturells sont indissociables

Trang 21

La classe de langue devra done permettre d’apprendre a percevoir les implicites

autour desquels s’organissent les communautés culturelles dont notre propre systéme

Crest dans cette alternance d’ombre et de lumiére que se situe l’apprentissage de la

relativité « Pour dépasser les effets désastreux de I'ethnocentrisme, l'homme doit juguler

la hantise de l'inconnu et du vide, maitriser les démarches d'autonomie 9 ( Geniviève

Zarate, 1986 :37), se regarder lui-méme sans complaisance Et c'est une prise de

conscience de Videntité : dans la confrontation avec l’Autre se construit une définition de

Louis Porcher a précisé que : « L’'enseignement de la langue et celui de la culture

doivent se mener de pair, conjointement En toute la rigueur, il est méme impossible qu'il

en aille autrement ».

Trang 22

La langue n’est pas simplement un systéme formel de signes( Besse,1992), un

ensemble de réatilds abstraites logiqucment structurées, mais d’abord of surtout unc pratique sociale ( Porcher,1986) La langue constitue alors un systéme important

@emblémes, voire le phis important de la culture La langue est fe reflet de ta culture

De plus, a partir de Ï'iđóc que la compélence de communication se compose de plusieus léments et les deux déments qui décident la réussite des activités

communicatives sont ceux de langue st de socio-culture ; nous constatons que 1a culture et

Ja langue sont sans ancun doute insdparables En offel, dant wn produil de la eutture, la langue devient un véhicule culturel a travers lequel l’apprenant de cette langue connait la culture du pays nati€ La langue est alors lide étroitement a Ja oulture et ce lien ast

Dans D'enseignement/apprentissage d'une langue étrangére, la communication se compose de la competence de compréhension et de production Du point de vue de production, Jes apprommls đevromL apprendre 4 uliliser les formes et adopler les comportements et Jes attitudes langagiéres secounus de maniére 4 étre compris par leur interlocuteur, Du point de vue de compréhension, ils devront pouvoir identifier,

recannaitre et interpréter correctement les attitudes et comportements mis en jen par leur

inlerloculcur dans Tes actos de communication,

Chaque pays a sa propre culture Cela résulte de la diversité des cultures puis de la diversité dos langues, Dans ta communication, Vutilisation de langue dun pays sans comnaissance de sa culture est inacceptable, Les traits culturels des pays différents présents dans leurs langues ne sont pas identiques

Selon Byrain (1992), la langue el 1a cullure devraient @tre dluttiées de concerl, un aspect de la culture qu’il s’agisse dun artefact matériel on dune signification culturelle

Trang 23

partagée devrait étre abordé à travers les éléments linguistiques qui renvoient ou servent

Boyer (1995), « fa compétence ethuo-sociorulturelle peut dire considérée comme le cou,

Je « mayen dur » Pune compétence de communication »

Actuellement, dans le contexte de ouverture international, les sciences mmaines

no reslent pas soulos, indgpondantes, Tune de Taulre mais visonl Ta tendance interdisciplinaire On parle non seulement de la linguistique mais encore de la sociolinguistique, culturo-linguistique ou Vintercutturel La culture se présente dans plusiews disciplines dont la Inguistique, concrétement dans la communication

3.2, Enseignement de Ia langue et de Ja culture selom le C.E.C.R

«Le Cadre européen commun de référence pour les langues » est un decement officiel du Conseil de 'Turape publié par ta Division des Politiques Linguisliqnes dont ls siége se trouve 4 Srasbourg, en France, Le C.E.C.R consiste en un cadre commmn pour Venseignement/ Papprentissage des langue en Kurope Ce texte est dirigé en fiangais mais

il coucerne une application dans Penscignement des langues dans toule PUnion européenne Son élaboration a débuté en 1991 Ii est congu pour que soient surmontées des difficultés de communication rencontrées par les profzssionnels des langues vivantes et qui proviennent de la différence entre les systémes édueatifs Le C.U.C.R donne des outils aux administratifs, am conecptcurs de programmes, aur enscigrants, & leurs formatcurs, aux jurys d’examensete,., pour réfléchir 4 leur pratique habifuelle afin de situer et de coordonner leurs efforts ef de garantir qu’ils répondent awe besoins réels des apprenants dont ils ont la charge,

Un des principes de I’Union Européenne est que les pays membres conservent leur souveraineté culturelle et linguistique Cette souveraineté tant au niveau de la culture que

de In Tangue constilue un aspect lads important dans Te vie des pays metnbres de "Union Ewopéenne., d’ou Ja nécessité de metrre en place un cadre de références qui puisse

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orienter les pays membres et permettre chacun de se préparer un avenir européen sans pour aulant perdre son identité eulturelle ot Tinguistiqne

Selon le Conseil de Ï'urops, dans « Un cadre européen commun de référence pour Jes langues: apprendre, enseigner, évaluer » publié en 200S par Les Editions Didier, Paris, Tenscignement’ Papprentissage des langues prenment en compte des compétenees des apprenants et des opérations des enseignants ainsi que des apprenants

I

5 compélences actpises de Pappronant conbibuent a sa capacité de cormmusiquer

et peuvent étre considérées comme des theettes de la compétence & commmmiquer Elles se

composent des compétences générales et celles commmmicatives langagiéres Les compétences générales, d’aprés le CE.C.R sont « des savoirs aux différents niveau

savoir, savoir-faire, saveir-étre et savoir- apprendre »

Le savoir consiste tout dabord fa connaissance de monde qui englobe la

comnaissance (qui est acquise par Texpérience, par Péducation on par Pinformation) des liswx, institutions et organismes, des personnes, des objets, des fits, des processus et des opérations dans différents domaines

La connaissance factuelle de la France el d'autres pays francophones ost ainsi de premiére importance pow ceux qui apprennent Ie fiangais, puisque cela recowe les principales données géographiques, démographiques, économiques et politiques des pays

en question La connaissance du monkle englobe aussi la connaissance des classes d’entités (eonercUahsusil, miméiinenimó,.), de lous propridiés ct relations (spacio-teunporel, associatit, analytique, logique, cause/ettet, .)

Ensuite, le savoir socioculture! ou la conmaissance de fa société et de ta culture (la vic quotidicnne, Jes conditions de vic, les relations interpersonnelles, Jes valcurs, les croyances, le langage du corps, les comportements rituels ) de la (ou des) communauté(s)

nce di monde Pourtanl, cette

parlant le frangais est aussi Tun des aspects de fa, conmais

érilo ume alizntion particuliére puisque, contraivernent & daulzes types de comnaissances, il est probable qu'elle n’appartient pas au savoir antérieur des éléves et qurelle est déformée par des stéréotypes

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conscience intercultureile Cette prise de conscience inclut la conscience de la diversité

sụ cxigdes pour remptir los devơirs

@une tiche) et Jes aptitudes propres aux loisirs (capacité d’effectuer les actes requis par des activités de loisirs)

Les aptitudes et les savoir-faire interculturels comprennent 1a capacité d’établir une relation entre ta culture d'origine ct la culture dtrangére (culture frangaisc ctfow eclle des pays francophones), la sensibilisation a [a notion de culture et la capacité de reconnaitre et

Wutitiser des stralégies variges pour élablir le contact avec des gens dune autre culture, Ta capacité de jouer te réle d’intermédiaie cultwel entre la culture vietamienne et la culture frangaise et/ou francophone et de gérer efficacement des situations de malentendus et de conllils cultures, la capacité Waller au-dela de relations superficielles sléréotypdes

L’activite de communication des dléves est non seulement affactée par leurs connaissances, lew comprébension et lews aptitudes, mais aussi par des thetews personnels qui sont Jigs 4 leur personnalité propre et caractérisés par les attitudes (en tenes @ouvertine ot Pinlérat cnvers de nouvelles expérionees, de volonté de tolativiser son point de vue et son systéme de valeurs culturelles, de volonté et de capacité de prendre ses dislances par rapport aux attitudes conventionnelles relatives aux différences cultwelles}, ics motivations, les valours, les croyanecs, Ios styles cognitifS (convergent /

divergent ; analytique / synthétique) et les types de personnalité qui constituent leur

identité

Tl s’agit aussi de la vapacité Vobsorver de nouvelles expéricnees, dy parliciper el

@intégrer cette nouvelle connaissance méme si l'on devait modifier les connaissances antérietres Les savoir-apprendre se développent ainsi au coms de Fapprentissage Is

Trang 26

donnent aux apprenants d'une langue la capacité de relever de fagon plus efficace et plus

imddpendznls đè nowveaux đéẫs dims Vapprentissage du frangais, de repérer Tes choix

différents & opérer et de faire le meilleur usage des possibilités offertes

Cette capacité a plusiews composantes, telles que la conscience de la langue et de

la communication, Iss aptitudes phonétiques Jes aplitudes 4 étude, tes aptitudes heuristiques (capacité & s’accommoder d’une experience nouvelle et de mobiliser les competences acquises pour la situation d’apprentissage donnée

générales mentionnées plus haut et les combinent 4 une compétence communicative

linguistique La compétence communicative comprend les composantes : linguistique,

sociolinguistique ct pragmaliqus « La compétence lingnistique est U'huahileté & interpréter

et & appliquer les régles du code linguistique dans une situation de conmunication a La

compétence linguistique permet à Ƒapprenani de pratiquer la langue It peut faire correctement une produetion tant orale qu’écrite grace 4 la maitrise des facteurs internes de

Ja langue : lexique, grammaire, s¢mantique, phonologique, orthographique ct ortho¢cpique

La compétence sociolinguistique porte sur la connaissance et les habiletés exigées pour faire fmetiomer la langue dams sa dimension sociale Celis compétence est prés de

celle socioculturelle Elle est lige au vécu quotidien de I’étranger dent on apprend la

langue L’utilisateur de fa langue doit adapter son comportement verbal au systéme de

valeurs de la culture de V'étranger

Conclusion du chapitre T

Les notions théoriques que nous avons présentées dans ce chapitre servent de fil

conducteur qui nous guide durant la recherche Lilles jouent un réle trés important sur

lequel nous nous basons pour fire des analyse s dans 1e chapitrs suivant ct

avancer les propositions effective et pratique

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CHAPITRE 0

ENSEIGNEMENT DE LA CULTURE FRANCOPHONE DANS DES CLASSES

BILINGUES AU NIVEAL COLLEGE A TRAVERS LA COLLECTION

#TCT ET AILLEURS”

Dans ce chapitre, nous présenterons en prenuer lieu les spécificités du programme

des classes bilingues et la sitnation de l'enseignement de la culture ftancophone dans ces

1 Contexte général des classes blingues

1.1 Historique

La misc cn place du programune d’enscigncment intonsif du frangais ct on frangais

au sein du systéme éducatif vietnamien s’est effectude dans le contexte endogine et exogéne du pays lant sur Je plan politique, socio-économique, culurel, éducalit que linguistique

En 1994, le Ministére de I’Education et de la Formation a délégué an Département

de VTinseignement Général, appelé maintenant Département de PEnssignement Secondaire, de signer avec I’Agence fiancophone de V'Enseignement supérieur et la Recherche et !’Ambassade de France, les Conventions sur I’enseignement intensif du et en frangais du primaire & la fin du secondaire, dans des établissements scolaires, Avant cette dao, quelques cla

en 1992) et & Hanoi (en £993)

1.2 Objectifs du programme

5 bilingucs ont 3d ouvertes a Lilre experimental & Hochiminh- ville (

1.2.1 Objectif général

Inserit dans l'ensemble des objectifs du systéme de I’éducation nationale, celui du

Programme est de former ume géngration de jeunes intellectnels

sluarniens ayant Pamonr

de la patric cl Pespril infornational, la mmổrise đu trangais commme langue đc communication et de travail, pour développer la coopération dans es domaines de la

Trang 28

culture, des sciences et technologies, de P’économie entre le Vietnam et les pays ayant Pusage du frargais, poslicntiérement la République frangaise

1.2.2, Objectif final

Aprés le baccalauréat, les éléves doivent maitriser dewx langues : le viemamien et

le frangais, el connaiize une ante tangne étrangére comme Vanglais, te chinpis, te japonais, (introduite ds la 6¢ pour les éléves ayant appris Je fangais depuis le primaire et dés la 108 pour ceux ayant appris le frangais depuis le collẻgs) Certaines disciplines

seiontifiques tolles que les mathdmuatiques, la physiqne, somt cnscigndes cn fangais pour permettre aux éléves d’enichir leur vocabulaire scientifique, de comprendre les manuels seientifiques, @’exprimer Jes concepts scientifiques en frangais, de poursnivre certaines fitiéres de spévialité on Gangais an niveau universilaire

1.3 Organisation de Penseignement

Le Programme est mis en route avec 2 cursus

= Cursus A: đe la 1° à la 12š de l’enseignement général Les horaires sont & raison

de 420 4 540 minutes par scmaine, soit đc 231 & 300 heures par année scolaire, Durant 12 années, les enseignements du frangais et des sciences en frangais ( maths et physique) s'élévenl 4 3234 heures Ce volume @horaires, selon le nouveau programme, est au nombre de 3225 heures.( plan d'enseignement appliqué au programme bilingue francophone, joints a la décision ministérielle N° 4113 /Q§-BGDS§T, en date du 16 /06 / 2009)

= Cursus B: partir de la 6 jusqu”a la fin de la 126 Les horaires heddomadaires et annuzls sont les mémes qu’au cursus A, soit un équivalent 4 2079 heures sur Jans A présent, l’enseignement de c@ cursus a presque disparu

1-4 Envergure

Dés le début, en 1994-95, le Programme a aftiré la participation de 14 villes et provinces Actuellement, ily a 17 villes et provinces avec plus de 12 milles éléves répartis dans les 3 régions du pays qui participent au Progranune : Ha Noi, Hai Phong, Quang Ninh, Nghe An, Thua Thien-Hus, Da Nang, Dac Lac, Lam Dong, Khanh Hoa, Hochiminh-

ville, Can Tho, Tien Giang, Dong Thap, Ben Tre, Vinh Long et Dong Nai Pari celles-ci,

les villes do Ha Noi, Khant Hoa ct Hoehiminteville sont des localilés ayant le plus d’éléves inscrits dans les classes bilingues.

Trang 29

1.5 Corps d’enscignants

La plupart des enscignants des classes bilingucs sonl reerulds par un concours national dont le jury comprend les experts des Commissions pédagogiques du MEF et les partenaires francophones A partir de 'an 2000, comme le corps d’enseignants est déja stable, ce recrulement se fait sur dossiers Ces enseigrian

sont diptémds des Ticotes supdrieures de langues đưangÈrss Au cours de leur travail, ils étaient suivis par des conseillers pédagogiques francophones et ont bénéficié annuellement des formations

đébrouillent » sans réunions pédagogiques ni soutiens méthodologiques

1.6 Les avantages d’un programme dit bilinguc

Au niveau des doves

‘Yu kes caractéristiques du Programune, les spécialistes s’accordent pour constater que « Ja langue étrangére est mieux maitrisée quand elle est apprise non pour elle-méme inais pour servis ds vecteur @information La langue preniére (Penseignement ici le vienamien, est mieux maitrisée grice au développement dune conscience métalinguistique

de la part de l’éléve Ik est sensibilisé trés t8t a Pexistence des langues, éveil favorable au plurilingnisme

Par ailleurs, cet enseignement propose « une culture dehors », une découverte de Pautre mais surtout une fagon différente de découper le réel et de Je nommer Cette dimension intrinséque A Venseignement des langues est d’autant plus présente ici que d'autres

Le programme est estimé pertinent! of: une image dynamique du Ñtangais se présente

et donne un nouvel lan a son cnscignerment dans Ic cursus standard Ta formation des

enseignants effectuée au sein du Programme est reconnue comme étant de trés borne

Trang 30

qualité D’aillewrs, le Programme propose une réponse aux besoinx locaux de fitiéres

excellence dans un sysiéme édueatifen mulation

Au niveau national

Le projet des classes bilingues contribue a la formation d'une élite intellectuelle

ulile au tenforcement économique et social Pune part ef concrélise l’adhésion du Vishwa

4a communauté francophone et I’accés a une reconnaissance internationale

2, Enselgnement de la culture francophone dans des classes biliugnes au niveau

collége 4 ravers a collection « [ci et Ailleurs »

2.1 Orientations, principes et objectifs d’un programme francophone

Vu le jour dans un contexte particulier, face 4 Févolution de la didactique de

frangais tanguc seconde (FILS), le programme des classes bilingues au Vietnam fouetiorme

en s’appuyant sur des prineipes didactiques spécifiques, Cet enseignament est intégré & celui de ta langue, puis de la littérature IL ne s’agit donc pas de plaquer un cours fastidiewx

de « francophonie » sur un cours de FLS, mais d°assurer en toute conscience Vingvitable charge culturellc de tout cnscignemnt linguistique

L’identification d'un prograrame culturel francophone inserit dans le cursus soolatre se dóronle đọng đáng le temps of conduil 4 penser une progression didactique Cette progression correspond 4 des objectifs explicites et 4 des compétences difftrentes selon les niveanx d’enseignement, Elle se traduit par des modes d’approchs adaptés a l’age des dléves

Elle va done d'une sensibilisation implicite 4 la fiancophonie (anges 1¢ a 58) a une approche réfiéxive idéologique et institutionnelle (pour les trois demigres années) en

passant par une approche ludique (en 66 et en 78) puis cultrelle et scientifique (en 8é et en

@un champs de connaissances & son enseignement sont connus, leur application au domaine de Ta francophonis ost nouvelle

Somme de “savoirs savants” réservés aux spécialistes, la francophonie, pour entrer

au niveau 2 ( 68 98), doit accepter de se simplifier, de se vulgariser Soumises aux

Trang 31

contraintes đe toute didactique, elle est inévitablement découpée en unités d’enseignement

pour s‘inscrire dans des programmes Cette inscription de la francophonie dans la

pédagogie passe aussi par la définition d’objectifs d’enseignement

Il s’agit pour toujours d’une liaison entre la langue et la culture La langue est un

moyen de l’enseignement de la culture et la culture est Je but de l’enseignement de la

langue Dans le cas du programme francophone, la langue francaise est un moyen de

Venseignement de la culture fancophone

L’enseignement francophone vise une culture, un esprit, des valeurs et des

compétences francophones Pour des classes bilingues, la classe de frangais est un lieu

privilégié ott I’éléve peut se familiariser avec I’existence de la francophonie, sa richesse et

sa diversité A travers la collection « Ici et Ailleurs », les éléves de ces classes ont

Toecasion de connaitre le monde francophone ainsi que son histoire, ses acteurs, ses

institutions

La culture francophone participe an développement d’un esprit critique ouvert et

curieux Elle contribue également au développement de sens de I’écoute, de gout du débat

Aidées, d’aptitude a la discussion et a la recherche de solutions négociées Elle impose

donc le respect d’autrui

La francophonie avec son histoire et ses institutions, ayant la langue frangaise en

partage devra développer les valeurs communes : les valeurs d’entraide, les valeurs de

coopération, les valeurs de paix et de solidarité

2.2, Enseignement de la culture francophone a travers la collection “Ici et Ailleurs”

2.2.1 Présentation de la collection

Trang 32

La collection “Ici et Ailleurs” est une série de 4 manuels de frangais destings aux

Gléves des ofasses bilingues de la 63 a Ta 9¢ cha college

Ces ouvrages, d'aprés les auteurs, prennent en compte les impeératifs

@apprentissage du frangais au nivean secondaire, dans des contextes d'enscignement qui

relevent du frangais langue seconde dans les classes bilingues an Vietnam: le frangais est non seulement la langue enseignée mais eneore il sert & présenter dautres disciplines seientifiqmes (les maths et la physique)

Los “Ici ct AiHeu” simworivani en accord avoe lo Rỏiễremlicl géncrat

d’orientations et de contemus, visent avant tout a mettre les éléves dans les situations de

commnnication Ils privilégient importance d’une “pédagogie & Poral”, ‘tenforcent le développement des compétenees ds compréhension cl de production” (I ’enscignement da

savoir a son application ct & son rcinvestisscment dans des activités

Un des principes pris en compte au cours de l'enseignamentapprentissage du

frangais an collége, cast de développer cher les jeunes les compélences meéthodologiques

Ce sont des compstences interdisciplinaires, par exemple compétence de prise de notes, de faire un exposé devant les autres, de travail en groupe, de coopération aves Pautui qui Savérent indispensbles aux études el 4 la vie

Les activités d’enszignement/apprentissage visent a placer les apprenants au centre

en vue de les rendre autonomes et créatifS dans leurs études, leur vie sociale ou leur vie professionnelle plus tard

Le programme đ'snscignemenl 4 travers la collection “Tei ct Ailleurs” s*élabore on

se basant sur les trois éléments principaux: actes de communication et savoirs méthodologiques, themes et types de texte La construction du programme est associge de maniére optimals 8 la simifitude ontre Pacte de communication, Ic théme ct Ie type de

texte

Pour la preniére étape du cycle, les manuels “Tei et Ailleurs 68” et “Ici et Ailleurs 76° ont Ta maéme organisation, Mls sơ composonl chacun de quatre thimes de cing logons Dans chaque legon, on aborde successivement lev outils dit texte, lea outils de la phrase et

les outils du lexique (ALK, 2002, Ici et Ailleus 68 & 78, Guide pédagogique,

Trang 33

JIACHETTL-EDICL) ‘Tous ces outils serviront a entrainer les éléves a lire des textes et a

Les ouvrages du deuxiéme cycle “Ici et Ailleurs #6” et “Ici et Ailleurs 9é” n’ont

gas la inéme structure de ceux du premier cycle Six parcours slructurent, Ie livre A

Yintériew de chacun, on retrouve les mémes étapes: page d’ouverture (sommaire et

objectifs d’apprentissage}, lecture découverte, lecture approfondie, precédés textuels,

gramnaire, vocabulaire, arthographe-conjugaison, savoir-faire, oral (compréhension et

production), lecture extensive, production écrite, dossier francophome (AUF, 2002, Ici et

Ailleurs 68 & 78, Guide pédagogique, ILACHETTE EDICLI) Tous les dewx parcours, une

double page de Révision-Evatuation permetira 4 Venseignant de faire le paint avec les éléves sur leurs apprentissages Pour Ie dossicr Francophonic, un projct activité ast présenté au début du dossier Des documents sont réunis pour permetize une premiere réalisation dh projel Les Géves soul ensuile invilés 4 conduire Pautres projets du méme gem, selon a méme démarche mais en prenant appui sur une documentation constituée par eux-mémes Les projets ftancophonss visent finalement acquisition active dune cullwe francophone ef Vinitiation par des Iravaux de groupes & des formes Pactivités (exposé, debat, panneau d’exposition ) succeptibles de rendre vivante la fianeophonie au collége Ces projets ctdent des situations fonctionnelles de réinvestissement des acqmsitions du parcours Ils viennent confirmer l'intérét et Putilité de ce qu’on vient apprendre

Les themes, les actes de communication et les types de texte infroduits au cours du programme se présentent dans les tableaux ci-dessous

Trang 35

se | 78 | 8 9

1 | Donner des consignes, des rccommandations x

21 | Rexprimer le désir, le sentiment, x x x

22_| Exprimer les hypothéses et la condition x

23_| Caractériser un personnage

Trang 37

3 | Les enfants dans les pays francophones x

6 | Les contes des pays francophones

7 | Les personages célébres pour leurs inventions et x

lews découvertes scientifiques, pour lews

oxplorations of leurs découvertes, pour lours exploits

8 | Quelques grands auteurs de thédtre francophones x

12_| Les grandes réalisations dans le monde francophone x

francophones

2.2.2 Modes dinscription el approches de la francophonie dans les manuels

Selon le Référentiel général Worientation et de conten, il s’agit de trois modes

@inseription de la ftancophonie impliqné dans la collection: les textes de lecturs, fes activilds ol les dossiers spéeifiques

Les textes de lecture sont extraits des oeuvres littéraires des auteurs francophones

Ces textes reildtent des pays varies, de cultures et civilisations diverses, A travers les

histoires tacontées, ies textes véhiculent des images du monde francophone Ces hisloires

présontent cgalement dcs illustrations de valeurs, des csprits eritiques ct curicux que ec

programme francophone veut développer Certams thèmes choisis dans les textes de lecture permettent um voyage en francophonie et la confrontation @expériences diverses

Trang 38

Les activites considérées comme le deuxiéme mode d’inscription de la

Les approchas de la ‘tancophonie utilisées dans le programme sont distingnées en tenant compte de lage des éléves, Pour les deux premiéres années du niveau collége

Ja technique Les acquisitions se font par et a travers les activités requises par les projets

francophones dont Tes acteurs sont des dléves, On dit alors Papproche culturelle el scientifique

La collection “Ici et Ailleurs” écrite par une équipe d’auteurs fancophones, les professeurs en didactique du frangais, langue étrangèrs et langue seconds, L,"élaboration de

ces ouvrages gst duc a accord avec le Réferenticl ct aux

és de Penscignement du francais langue seconde, Pourtant, ces demiers ont vu le jour depuis les années 2000, les informations abordées sont dépassées et ne répondent pas aux attentes réelles des apprenants des classes bilingucs dans Ie nouveau comtexte, L’ctude des avantages ainsi que des difficultés de enseignement/apprentissage de la C.F a travers ces mannels s’avére

tés néces

tre voire indispensable

3, ELude đe terrain

3.1 Constitution du corpus

3.1.1 Enquéte par questionnaire

Trang 39

bilingues, parmi les 17 villes et provinces participant au Programme bilingue francophone,

Hanoi est I'une des trois villes ayant le plus dapprenanis et d'enseignants Faute de temps

et de inpyens lors de la rẻalisation du rémoire, nous avons alors choisi les éléves des

colliges de cette lecalité comme lz public pour mener l’enquéte Ci- dessous le tableau

récapitulatif des élaves enquétés:

‘Nous avons choisi Penquéle par questionnaire parce quelle est un instrument efficace

et avantagewx Elle nous aide a recueillir rapidement et exactement des informations Le but de cette enquéte ast d’identifier les avantages ainsi que les difficultés rencontrés par

ds ol

des dlaves lors de Tapprentissage de la cullure francophone, Porigine de ces difFicul

@ invitar ces demicrs & dégager quelques propositions possibles en vue une amelioration

de cet apprentissage

Ce questionnaire 53 compose de 17 questions cl ila dé rédigé cn violation afin

@éviter toutes ambiguités possibles causées par ̰imeomprẻhersion du fiangais at la peur

de mal s’exprimer en frangais des dléves La plupart des questions sont a choix multiple (Q.C.M} et quelqnes-unes des questions 4 réponse ouverte courte (Q.R.O.C), L’alternance

de deux types de questions nous permet d’cxploiter facilement Ics informations des enquités d’une part et d’approfondir les pensées de ce public, d’autre part

Trang 40

Les questions sont réparties en quatre thémes Le premier théme avec 3 questions

formuldes dans le bet de connailre Vimportanee ct Ta relation enlre 1a langue et Ja culture

dont Ja culture francophone lors de Yapprentissage du frangais des éléves La premiére question nous renseigne sur la conscience des éléves vers leurs matieres de référence Les dewx questions qui suivent nous permetient de conmnaitre Pimporiance (question 2) et Vinfluence l'une 4 Pautre entre la langue et la culture (question 3)

Le deuxiéme théme avec ? questions dont les questions 4, 5, 6 et 7 consistent A une

scrivanil dans les manucks

description générale des conlonus cullursls francophones

«Ici at Aillewrs » et des documents supplémentaires intégrés par des enseignants Les trois questions suivantes visent & connaitre la fagon de pratique de classe pour acquérir les comnutissances de ta fancophanic chev los élowes

Le troisi&me thime avec six questions sert & clarifier les difficultés rencontuées par les élves lors de l'apprentissage de Ja culture francophone

Le dernier théme vise 4 identifier les remarques et les propositions des éléves en vue

dc rendre l’apprentissage de 1a culture ftancophone plus efficacc

3.1.1.3 Déroulement de P enquéte

scolaire A ce

La réalisation de ce questionnaire s’esl Gaile avant Ta fin de Yarmé

momenta, les dléves wavaient plus aucun stress puisqu’ils avaient déja passé tous Jes examens de fin d’annge, Nous avons chargé enseignants de ftangais de distribuer tes questionmaires 4 leurs điẻves Pendanl que Ìzs eléves répondaient aux questions écriles, Venseignant était présent pour les aidar, si besoin, est à bien les comprendre sans loutefois leur donner des pistes de réponses, Cette fagon de procéder visait aussi 4 éviter aux éléves

de buter sur des difficuliés de compréhension des questians posées,

3.1.2 Entretien individuel

3.1.21 Choix du public

Parmi les 18 enseignantes de francais au niveau collége de Ianoi, nous avons choisi sept cuscignantes qui vicnnent de différents colligcs pour cnircticn, Ces derniéres sont assez différentes on ge, en expériences professionnelles et ils travaillent dans des

classes de différents niveanx Nous commplons parm celles-ci: une enseignante qui travaille

cn classe de 62, trois onscigrantes om classe de 76, donx cnscigramles ou classe de 86 ot

une en classe de 9e,

Ngày đăng: 19/05/2025, 21:42

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