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Place de l’haemophilus influenzae b et du pneumocoque dans les méningites bactériennes de lenfant au vietnam (1995–1997)

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Place de l’Haemophilus influenzae b et dupneumocoque dans les méningites bactériennes de l’enfant au Vietnam 1995–1997 Role of Haemophilus influenzae b and pneumococcus in bacterial meni

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Place de l’Haemophilus influenzae b et du

pneumocoque dans les méningites bactériennes de

l’enfant au Vietnam (1995–1997)

Role of Haemophilus influenzae b and pneumococcus in

bacterial meningitis in Vietnam (1995–1997)

Mots clés : Méningite bactérienne ; Méningite à Haemophilus influenzae ;

Méningite à pneumocoques ; Pays en voie de développement

Keywords: Meningitis, bacterial; Meningitis, Haemophilus; Meningitis,

pneumococcal; Developing countries; Child

Le Vietnam n’a pas encore pu évaluer, faute de

confirma-tion bactériologique systématique, la part du pneumocoque

et de l’Haemophilus influenzae b (Hib) dans les méningites

bactériennes de l’enfant Nous avons donc initié en 1995, à

l’hơpital pédiatrique no 1 (Ho-Chi-Minh Ville), une étude

prospective incluant les enfants hospitalisés âgés d’un mois à

quatre ans, suspects de méningite bactérienne, et avec liquide

céphalorachidien trouble ou, s’il était clair, avec une

pléiocy-tose ≥ 50 polynucléaires/mm3 et une protéinorachie

≥ 0,45 g/l En plus de la bactériologie de routine, on a

recherché Hib et pneumocoque par culture du liquide

céphalorachidien sur milieux appropriés et test de

co-agglutination au latex Nous avons inclus en tout 110 cas de

méningite entre juin 1995 et mai 1997 sans observer, sur

deux ans, de profil saisonnier Sept enfants (6 %) sont

décé-dés à l’hơpital et 16 (16 %) ont présenté des séquelles

neuro-logiques graves et définitives Quarante-trois (39 %)

ménin-gites étaient dues à Hib, 43 (39 %) au pneumocoque, sept

(6 %) au méningocoque B et six (5 %) à d’autres bactéries

Quatre-vingt pour cent des méningites Hib sont survenus

chez des enfants de moins d’un an Les pourcentages de

décès et séquelles graves (abcès sous-dural, abcès extradural,

hydrocéphalie), confirmés par la tomodensitométrie, étaient

équivalents à ceux publiés en Thạlande[1]et à Singapour

[2] Cinquante-deux enfants (47 %) montraient à la clinique

et/ou à la radiologie pulmonaire des signes de pneumopathies

infectieuses qui, au Vietnam, comme dans d’autres pays[3],

sont souvent à l’origine des méningites bactériennes

infec-tieuses Les données socio-économiques familiales ont

mon-tré que les enfants provenaient de la population générale du

pays Aucun enfant de l’étude n’avait reçu le vaccin Hib

Depuis cette étude, le vaccin Hib est resté utilisé en faible

quantité et uniquement par une élite urbaine privilégiée Pour

être largement utilisé, il faudrait qu’il soit administré

gratui-tement, associé aux vaccins diphtérie–tétanos–coqueluche

du PEV[4], comme cela se fait maintenant en Malaisie En

effet, parce que le vaccin hépatite B est à la charge des

familles au Vietnam, à l’interrogatoire et à l’analyse des

carnets de santé, deux enfants seulement sur 110 avaient été

correctement vaccinés contre cette maladie Enfin, l’inci-dence annuelle nationale de méningite Hib chez les enfants d’un mois à quatre ans a été estimée à 8,1/100 000, compa-rable à celle rapportée en Chine[5] Pour ceci nous avons utilisé les déclarations nationales mensuelles de méningite bactérienne, de juin 1995 à mai 1997, sachant que la tranche d’âge un mois – quatre ans regroupe 41 % des cas de ménin-gites bactériennes déclarés [6] et représente 7,9 % de la population totale du pays L’incidence dans ces deux pays est donc plus élevée que celle déclarée par des pays asiatiques plus développés : Thailande[1], Hong-Kong[7], et Japon[8]

ó l’utilisation d’antibiotiques est plus élevée Ceci justifie une vaccination Hib généralisée

Références

[1] Sunakorn P Current situation of Haemophilus influenzae type b

diseases in Thailand Com Dis J 1996;22:361–7.

[2] Tee NW, Lin RV Serotypes and antimicrobial resistance of Haemo-philus influenzaein a hospital practice Ann Acad Med Singapore 1996;25:184–7.

[3] Nassif X Physiopathologie des méningites purulentes Med Mal Infect 1996;26:1016–21.

[4] Lee CY, Thipphawong J, Huang LM, Lee PI, Chiu HH, Lin W, et al.

An evaluation of the safety and immunogenicity of a five-component acellular pertussis, diphteria, and tetanus toxoid c vaccine (DTaP)

when combined with a Haemophilus influenzae type b-tetanus toxoid

conjugate vaccine (PRP-T) in Taiwanese infants Pediatrics 1999;103: 25–30.

[5] Yang Y, Shen X, Jiang Z, Liu X, Leng Z, Lu D, et al Study of

Haemophilus influenzaetype b diseases in China: the past, present and future Pediatr lnf Dis J 1998;17(Suppl 9):S 159–65.

[6] Oberti G, Caravano R Programme de coopération sur l’épidémiologie des méningites à méningocoques dans les provinces du Sud-Vietnam ; rapport final Inserm U 65, Institut national d’hygiène et d’épidémiologie Institut Pasteur d’Ho-Chi-Minh ville; 1986 [7] Lau YL, Yung R, Low L, Sung R, Leung CW, Lee VM Haemophilus influenzae type b infections in Hong-Kong Pediatr Inf Dis J 1998; 17(Suppl 9):S 165–9.

[8] Kamiya H, Uehara S, Kato T, Shirakỵ T, Togashi T, Morishima T, et al Childhood bacterial meningitis in Japan Pediatr Inf Dis J 1998; 17(Suppl 9):S183–5.

Tran Tan Tram Tran Thuyet Nga

Le Quoc Thinh

Hơpital pédiatrique n o l, 2, rue Su-Van-Hanh,

Ho-Chi-Minh ville, Vietnam

Martin Schlumberger*

Association aide médecine préventive, c/o Institut Pasteur,

25, rue du Docteur-Roux, 75015 Paris, France

N’guyen Thi Kim Tien

Institut Pasteur, 167, rue Pasteur, Ho-Chi-Minh ville,

Vietnam

373

Lettres à la rédaction / Archives de pédiatrie 11 (2004) 371–377

Trang 2

Didier Leboulleux

Aventis Pasteur International, 24F, DHC Commercial

Center, 25, Westlands Road Quarry-Bay,

Hong-Kong, Chine Adresse e-mail :mschlumberger@wanadoo.fr

(M Schlumberger)

Reçu le 12 décembre 2003 ; accepté le 18 décembre 2003

* Auteur correspondant 123, rue de Grenelle,

75007 Paris, France

© 2004 Elsevier SAS Tous droits réservés.

doi:10.1016/j.arcped.2003.12.028

Détresses respiratoires chez le nouveau-né au Gabon

Respiratory distress syndrome in the gabonese neonate

Mots clés :Détresse respiratoire néonatale ; Pays en voie de développement

Keywords: Respiratory Distress Syndrome; Developing countries;

New-born, infant

Si la prise en charge de nouveau-né en détresse vitale à la

naissance repose sur des principes bien codifiés dans les pays

occidentaux, dans les pays en voie de développement, les

plateaux techniques peu équipés rendent difficiles la mise en

route d’un traitement adéquat

De février 2001 à novembre 2003, 174 nouveau-nés

(88 filles et 86 garçons) présentant une détresse respiratoire à

la naissance ont été pris en charge dans le service de

néona-tologie de la polyclinique El-Rapha Les paramètres étudiés

chez tous ces enfants étaient : le terme, le sexe, le poids de

naissance, la cause de la détresse respiratoire, la prise en

charge et l’évolution De même, les difficultés de prise en

charge ont été analysées

L’âge gestationnel moyen des enfants de la série était de :

36 ± 3 semaines d’aménorrhée (SA) avec des extrêmes de

25 à 44 SA Soixante-deux nouveau-nés étaient prématurés

(35 %) et parmi eux 17 avaient un âge gestationnel inférieur à

32 SA (10 %) dont sept prématurissimes Quatre

nouveau-nés étaient postmatures

Le poids de naissance moyen était de : 2768 ± 758 g avec

des extrêmes de 850 à 4300 Trois nouveau-nés pesaient

moins de 1000 g et quatre entre 1001 et 1500 g

Les principales causes de détresse respiratoire identifiées

étaient les suivantes : tachypnée transitoire (n = 86 ; 49 %),

asphyxie périnatale (n = 68 ; 39 %), infection maternofœtale

(n = 10 ; 6 %), immaturité pulmonaire (n = 6 ; 3 %), affections

malformatives (n = 3 ; 2 %) et syndrome de sevrage à l’haldol

et à l’effexor (n = 1).

Parmi ces enfants, 27 (15 %) ont bénéficié d’une ventila-tion artificielle sur tube endotrachéal au moyen d’un babylog

8000 ou 2000 (Dragger®), et tous les autres ont été oxygénés sous enceinte de Hood sous contrôle d’une saturation trans-cutanée de l’hémoglobine en oxygène Cent quarante-quatre enfants (83 %) ont été perfusés au moyen d’un cathéter veineux ombilical et le reste l’était par voie périphérique L’alimentation par voie entérale était débutée dans un délai moyen de 48 heures par gavages ou biberons

Une antibiothérapie associant céfotaxime, amoxicilline et nétilmicine a été administrée chez 65 % des enfants de la série avec arrêt au bout de 48 heures en l’absence d’argu-ments cliniques et/ou biologiques (CRP, hyperleucytose ou leuconeutropénie, thrombopénie, bactériologie) d’infection Treize enfants de la série sont décédés, dont neuf présen-taient une asphyxie périnatale sévère avec des taux de lacta-tes oscillant entre 7 et 30 mmol/l (normes < 2 mmol/l) et quatre une détresse respiratoire sévère et défaillance polyvis-cérale Parmi les nouveau-nés décédés 11 étaient sous venti-lation artificielle De même, parmi eux, dix étaient prématu-rés dont sept avec un âge gestationnel inférieur à 32 SA, deux

de 32 SA et un de 36 SA

Sur le plan étiologique, les affections habituellement res-ponsables de détresse respiratoire du nouveau-né ont été retrouvées dans la présente série En dehors du retard de résorption du liquide alvéolaire, situation souvent transitoire

et d’évolution favorable, l’asphyxie périnatale et l’infection maternofœtale sont les causes les plus fréquentes et l’imma-turité pulmonaire n’occupe que le quatrième rang

En ce qui concerne la souffrance fœtale aiguë, seule une amélioration des conditions de sécurité à la naissance peut permettre de réduire son incidence à l’instar des plans de périnatalité développés en France depuis le début des années

1990 Une collaboration étroite entre gynéco-obstétriciens et pédiatres est à cet égard indispensable

Six cas d’immaturité pulmonaire ont été identifiés dans notre série, il s’agissait tous d’enfants nés avant 30 semaines, dont aucun n’avait reçu de corticothérapie anténatale Il a été rapporté que la maladie des membranes hyalines est une affection plus rare chez l’enfant de race noire que chez le nouveau-né caucasien [1] L’explication proposée est une avance de maturation en moyenne de trois semaines chez l’enfant de race noire par rapport au caucasien[2,3] Mais d’autres facteurs évoqués restent controversés, impliquant les protéines du surfactant, l’effet stimulant de la rupture prématurée des membranes sur la maturation pulmonaire et des facteurs environnementaux tels que le tabagisme mater-nel[1]

Toutefois malgré l’amélioration du suivi des grossesses, la survenue d’accouchement prématuré dans notre environne-ment reste inéluctable compte tenu de la diversité des causes

de la prématurité Un accent particulier doit être mis sur la prévention de la prématurité, mais concernant l’immaturité pulmonaire la corticothérapie anténatale a déjà fait la preuve

de son efficacité y compris dans les pays en voie de dévelop-pement [4] L’utilisation de plus en plus fréquente de la

374 Lettres à la rédaction / Archives de pédiatrie 11 (2004) 371–377

Ngày đăng: 18/10/2022, 17:58

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